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1 Le Dr Hayes a utilisé sa main pour descendre le long de mon corps,
me plaquant contre la table.
Parce que c'est la première accusation contre lui,
ses privilèges ne seront pas retirés.
Je comprends exactement ce que vous ressentez.
Le Dr Archer connaît l'histoire de notre famille.
Qu'on a 50 % de chances d'hériter
d'une mort cruelle et soudaine ?
On ne peut pas continuer à se cacher la vérité.
On va l'affronter ensemble.
Je suis vraiment désolée, on ne peut pas vous approuver
comme mère porteuse pour le moment.
On trouvé quelque chose dans vos analyses.
L'opération a été annulée.
Il a truqué le système.
Il a pris les poumons de mon patient
et les a donnés à sa propre fille.
J'ai fait ce que j'avais Ă faire pour donner une chance Ă ma fille.
Vous auriez préféré que je reste là à la regarder mourir ?
Merci d'ĂŞtre venu.
Je ne pensais pas que tu le ferais.
Moi non plus.
Alors, qu'est-ce que tu veux me dire ?
J'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir à ce que je t'ai fait.
Je n'avais manifestement pas toute ma tête après la mort de Wendy.
Mais on m'a mis sous antipsychotique,
et j'ai accepté Jésus-Christ dans mon cœur.
Je t'ai demandé de venir aujourd'hui
parce que je voulais te dire à quel point je suis désolée
pour la peine que je t'ai causée.
Et je voulais te demander
si tu pouvais trouver dans ton cœur la force de me pardonner.
ArrĂŞte.
T'as pas Ă me faire la morale, jamais.
Et non, je ne te pardonne pas.
Te pardonner n'effacera pas la cicatrice sur mon ventre.
Ça n'effacera pas le fait que je vois ton visage
quand je ferme les yeux le soir.
Je dois vivre avec ce qui m'est arrivé tous les jours.
Et tu devrais faire de mĂŞme.
Je prierai pour toi.
Prie pour toi.
Je vais bien.
T'es enceinte ?
Mitch est au courant ?
T'es la première à qui je le dis.
Je suis vraiment désolée.
Ce n'était pas prévu.
Tu ne me crois pas ?
Bien sûr que je te crois.
Mais c'est tout Ă fait toi, Hannah.
Bon, écoute, Lizzy, je peux avoir ce bébé,
et après, je peux toujours être ta mère porteuse.
Comment ça va marcher ?
Tu auras un bébé.
Ce sera ton objectif, ta vie.
J'aurais dĂ» savoir que je ne pouvais pas te faire confiance.
Allez. C'est pas juste.
Juste ? Tu rigoles ?
J'ai passé des années à veiller sur toi, après la mort de maman,
quand tu es entrée en fac de médecine, quand tu es devenue accro à l'héroïne.
J'ai fait tout ce que j'ai pu
pour t'aider dans ton projet d'avoir un bébé.
Tu veux un bonus ?
Lizzy !
J'ai été à tes côtés depuis le début,
et j'ai travaillé comme une dingue
pour me racheter de toutes les horreurs que j'ai faites !
Ce bébé ?
Ce bébé n'est pas ça.
Il n'y a pas une petite partie de toi
qui est vraiment heureuse pour moi ?
Encore une fois, c'est ma faute.
ArrĂŞte.
T'es un gamin.
Et fier.
Je vais pas faire durer le suspense.
Tu es négatif pour le GSS.
Félicitations.
Mon Dieu.
Attends.
L'enveloppe bleue dans ta poche.
Qu'est-ce qu'il y a dedans, Caty ?
Négative aussi.
Dieu merci.
Mon Dieu !
Je pensais qu'on...
Moi aussi.
Attends, qu'est-ce qui a causé cette faiblesse ?
La même chose qui a provoqué tes tremblements.
Ton frère a une grave hernie discale.
Il réagit bien aux stéroïdes.
Tu devrais faire un suivi avec le Dr Abrams,
mais il va s'en sortir.
Et je suis...
Je suis content pour toi, Caitlin.
Et moi alors ?
Je te connais un peu moins.
Violet, tu vas en trauma 1.
- Qu'est-ce qu'on a, Novak ? - Une voiture contre un arbre.
Femme de 19 ans, conductrice et seule occupante.
TA 13/6, pouls Ă 75.
Elle a percuté l'arbre à 50 km/h.
On a dû la désincarcérer.
Elle a plein d'écorchures au visage et à la poitrine.
On dirait qu'elle a quelques côtes cassées.
Glasgow 13 à 14 à l'arrivée.
Appelez le Dr Charles.
Pourquoi ?
C'est sa fille, Anna.
Sous-titres : Maylee
Est-ce que quelqu'un a appelé sa mère pour la prévenir ?
Je l'ai fait.
Susan prend le premier vol.
- Sharon, comment va-t-elle ? - Elle tient le coup.
Elle a une fracture de l'os nasal, mais pas d'hémorragie cérébrale.
Est-elle réveillée ?
Le Dr Ripley l'a toujours sous sédatif.
- Mon Dieu, Anna. - Dr Charles.
C'est quoi le bilan. Qu'est-ce qu'elle a ?
Je surveille sa commotion de près.
Elle s'est cogné la tête assez fort.
Elle a également trois côtes cassées
et une fracture du radius distal gauche que j'ai réduite.
Qu'est-ce qui se passe ?
Pourquoi mon opération a été annulée ?
Noah, malheureusement, l'association a changé d'avis,
et ils donnent les poumons Ă un autre receveur.
Attendez, quoi ?
Mais comment peuvent-ils faire ça après avoir dit
qu'ils allaient les donner Ă Noah ?
Comment peuvent-ils faire ça ?
Non, ils ne peuvent pas. Ce n'est pas juste.
Expliquez-nous
ce qui s'est passé pour que je puisse arranger ça.
M. Macron, j'aimerais pouvoir faire quelque chose, d'accord ?
Et j'ai fait de mon mieux pour défendre notre cause
avec toute la force dont j'étais capable.
Essayez encore.
Désolé.
On fait quoi maintenant ?
Étant donné les circonstances de la fonction pulmonaire de Noah,
on doit gagner du temps.
Et le meilleur moyen, c'est de te mettre sous ECMO.
Une machine qui respire Ă ma place ?
Écoute, je sais que ça fait peur, d'accord ?
Mais tu es toujours en tĂŞte de la liste des greffes.
Ça ne veut rien dire.
Walter, arrĂŞte.
On doit faire ce qu'il faut
pour te donner toutes les chances d'ĂŞtre prĂŞt
pour les prochains poumons.
Mais vous avez dit que l'ECMO pouvait comporter d'autres risques
qui pourraient rendre la greffe plus difficile.
C'est vrai.
On n'a pas d'autre choix.
Et l'ECMO pourrait donner à tes poumons plus de temps pour guérir.
Combien de temps peut-il survivre sous ECMO sans nouveaux poumons ?
Quelques semaines, peut-ĂŞtre un mois.
Quand faut-il le mettre sous ECMO ?
Dans l'heure qui suit.
Ça va aller, papa.
Tout va bien se passer.
Ça va aller.
Chéri, tu t'en sors très bien.
Je...
J'ai entendu dire que Griffin Lancer t'avait viré
en tant que médecin d'Alea.
C'est vrai.
Ce type est un égocentrique prétentieux,
mais je ne lui en veux pas du tout.
Pourquoi ?
Parce que tu ferais la mĂŞme chose pour tes enfants ?
D'une manière tordue, il est juste le meilleur père possible
qu'il sait ĂŞtre.
Quand tu aimes quelqu'un Ă ce point,
ça t'ouvre à tellement de souffrance.
C'est comme si ton cœur
se baladait en dehors de ton corps.
Ça te fait te demander si ça vaut vraiment le coup.
La saturation en oxygène d'Anna continue de s'améliorer,
grâce à son spiromètre incitatif.
Ça a l'air d'être une super nouvelle.
C'est un pas dans la bonne direction.
La contusion pulmonaire ne doit pas ĂŞtre
trop grave sous sa fracture des cĂ´tes.
C'est donc la ceinture qui lui a cassé les côtes ?
Non.
Anna n'avait pas mis sa ceinture.
Ça ne ressemble pas à Anna.
En fait, elle s'est cassé les côtes sur le volant
au moment de l'impact.
D'accord.
C'est logique.
On peut la voir quand ?
Je vous appellerai quand elle sera prĂŞte Ă recevoir des visiteurs.
- Merci. - Merci, Mitch.
Tout va bien se passer, papa.
Je sais.
Je me sentirai beaucoup mieux
quand on pourra lui parler.
Je sais.
Vous vouliez me voir ?
Le conseil d'administration a discuté de certaines réductions
pour le prochain trimestre fiscal.
Pardon. D'où ça vient ?
Les pertes de revenus attendues suite au départ du Dr Hayes.
Ton ton laisse entendre que le départ du Dr Hayes
était en quelque sorte de ma faute.
Évidemment, c'était la faute du Dr Hayes,
même si le caractère très public de son départ
a pris Gaffney un peu au dépourvu.
Je n'ai pas divulgué la bombe Hayes, Miranda.
Je n'ai pas dit ça, Sharon.
Mais ça ne change rien à la réalité financière.
C'est une liste de coupes approuvées
que tu dois mettre en œuvre dès que possible.
Je vois que le Dr Washington figure aussi sur cette liste.
Les temps difficiles exigent des décisions difficiles.
Tu vas virer notre très respecté
chef du service d'oncologie, qui est lĂ depuis presque vingt ans ?
Je sais que ta relation avec le Dr Washington
pourrait compliquer les choses.
Compliquer ?
Comment ?
Si tu veux que quelqu'un d'autre s'en occupe...
Je m'en charge.
Merci pour ton professionnalisme, Sharon.
J'espère juste que c'est un coup de pied au cul pour Kip.
Il doit aller de l'avant
et ne plus se servir de Prion comme excuse.
Il va s'en sortir, non ?
Kip a tendance Ă ne pas vouloir comprendre les choses.
Il préfère se laisser porter par le courant.
Et toi ?
Et moi ?
Ça change aussi des choses pour toi.
Ça ne change rien. Je retourne au boulot.
Ne sous-estime pas l'importance
d'un résultat négatif.
Ton avenir est plus incertain.
Bien sûr, si je ne me noie pas dans un lac
ou si je ne fais pas une crise cardiaque soudaine et fatale.
Tu sais ce que tu devrais faire ?
Tu devrais voyager.
Fuis d'ici.
Prends juste un congé, un mois ou deux, tu vois.
Assieds-toi sur les marches de la place d'Espagne Ă Rome
ou contemple Barcelone
du haut de la Sagrada Familia.
Tu as fait ça ?
Le truc, c'est que les urgences, c'est comme un casino Ă Vegas.
Tu crois que le temps ne passe pas.
Mais il passe.
Les vacances me stressent.
J'ai toujours trop chaud ou froid.
Je ne parle pas la langue,
et la facture de ma carte de crédit explose.
Et je finis toujours par compter les jours
jusqu'Ă ce que je puisse me remettre au travail.
C'est profondément triste, mais c'est tout à fait dans l'air du temps.
Cœurs froids et morts, tu te souviens ?
Et voilĂ .
Il paraît que le Dr Masukawa et son équipe chirurgicale
vont bientôt arriver pour te préparer
et te transférer au bloc.
C'est vrai ?
Quoi, c'est vrai ?
Est-ce que mon père a volé mes poumons à quelqu'un d'autre ?
J'ai entendu quelqu'un dans le couloir.
Le don d'organes, c'est pas parfait, Alea.
Y a plein de facteurs
qui peuvent influencer qui les reçoit.
Mais il n'y a jamais assez d'organes pour tout le monde,
alors ce qui est un miracle pour toi
sera toujours une grande tristesse pour quelqu'un d'autre.
On dirait un "oui".
Ton père t'aime.
Je sais.
Garde tes forces et repose-toi.
Concentre-toi sur ton opération.
C'est un excellent conseil, chérie.
Je croyais que vous ne vous occupiez plus
de ma fille.
Vous avez juste demandé que le Dr Ripley se retire,
et il y a tellement d'infirmières.
J'aime bien Maggie.
Je veux qu'elle reste.
Ne t'inquiète de rien
sauf de ce qu'il faut faire ensuite.
Concentre-toi juste sur les obstacles devant toi
jusqu'Ă ce que tu finisses par gagner la course.
Et si la course est perdue d'avance ?
C'est impossible.
Il est temps de m'endormir ?
Quand tu seras prĂŞt.
Ça va ?
Tu sais, tu n'es pas obligé d'aller bien, Noah.
C'est normal d'avoir peur.
Tu le sais, non ?
C'est ça le problème, Dr Frost.
J'ai pas peur.
Je suis fatigué.
Tellement, tellement fatigué.
Je ne veux pas mourir, mais...
l'idée de m'endormir et de ne pas me réveiller
n'est pas si terrible.
Mais je ne peux pas dire ça à mes parents.
Ça leur briserait le cœur.
Je dois ĂŞtre fort pour eux.
Surtout pour papa.
Je comprends tout ça,
mais voilĂ le truc.
Je pense que tu as encore de la force en toi.
J'ai besoin que vous fassiez quelque chose pour moi, Dr Frost.
Ce que tu veux.
Si je meurs...
vous direz Ă mes parents que ce n'est pas leur faute ?
Comment ça va ?
Mamie et papi t'envoient tout leur amour et leur force.
D'accord, Dr Frost.
Attendez, s'il vous plaît.
Attendez.
Noah, la prochaine fois qu'on se voit,
tu auras de nouveaux poumons.
Ce dont je suis le plus fier au monde
c'est d'être ton père.
J'ai peur.
Moi aussi.
Mais toi, tu vas t'en sortir.
Je vous aime tellement.
On t'aime, notre précieux fils.
Plus que tu ne peux l'imaginer.
Je suis prĂŞt.
On se voit bientĂ´t, d'accord, Noah ?
C'est le bon moment.
- Papa. - Je suis là , ma chérie.
Comment vas-tu ? Est-ce que tu vas bien ?
- Comment va ma fille ? - Beaucoup mieux.
Je surveille de près son taux d'oxygène à cause des côtes cassées
et son état neuro pour la commotion,
mais, tout bien considéré, elle a eu beaucoup de chance.
Je me sens un peu dans les vapes.
Les médicaments, chérie.
Ils vont juste te rendre groggy.
C'est tout.
Je repasse plus tard.
Est-ce que tu te souviens de ce qui s'est passé ?
Je ne sais pas.
Je crois que j'ai heurté une plaque de gravier,
et j'ai perdu le contrĂ´le.
Pourquoi tu n'avais pas ta ceinture ?
Ça ne te ressemble pas du tout.
Quand tu étais petite, tu ne...
tu ne me laissais même pas démarrer la voiture
tant que tout le monde n'avait pas attaché sa ceinture.
Je ne m'en souviens pas.
Je crois que j'ai oublié.
Je m'inquiète pour toi.
Depuis que tu es rentrée, et que tu m'as dit
que tu avais laissé tomber l'école.
- Je ne sais mĂŞme pas... - Papa.
Je ne comprends tout simplement pas
pourquoi tu n'as pas senti que tu pouvais me parler.
Papa, t'es le dernier Ă qui je me confierais.
Quoi ?
On a toujours été plutôt bons pour avoir ce genre de conversations.
C'était il y a longtemps, papa.
Ah bon ?
J'ai pas besoin que tu m'analyses et que tu me donnes des conseils
basés sur un patient que tu viens d'avoir,
à qui tu as soudainement décidé de me comparer.
Je ne suis pas une énigme à résoudre.
Je suis ta fille.
Papa, je peux te parler un moment ?
Mon Dieu, ma chérie.
Papa, je crois que...
- Je crois que ta sœur... - Je sais.
Anna a foncé dans cet arbre exprès.
Elle est Ă la maison avec toi depuis quoi, un mois ?
Tu savais qu'elle était déprimée ?
Je m'en doutais.
Et tu n'as pas pensé à m'en parler, Robin ?
Tu connais notre histoire familiale.
Je n'aurais jamais imaginé que c'était aussi grave.
Au lieu de ça, j'ai droit à ce cirque
avec des bagages en retard à l'aéroport
à cause des bouchons pour les funérailles de mamie ?
Je ne t'ai rien dit parce qu'Anna ne voulait pas que tu le saches.
C'est ma sœur. Je respectais sa vie privée.
- Je suis son père. - C'est ça le problème.
Chérie, elle a essayé de se suicider.
Papa, je suis désolée, mais ce n'est pas facile de te parler
de ce genre de choses !
- Toi aussi ? - Moi aussi, papa.
Il y a une limite entre être notre père
et ĂŞtre un psy,
et parfois, tu ne peux pas t'empĂŞcher de la franchir.
Bonjour.
Tout va bien ?
Dennis, je voulais te faire savoir
que le conseil s'inquiète pour le budget
suite au licenciement du Dr Hayes.
Et je suis sur la sellette.
Oui.
Je perds mon titre et prends une baisse de salaire ?
C'est une baisse assez mineure
si on tient compte de la prime annuelle plus élevée.
Je sais que ce n'est pas l'idéal.
C'est un euphémisme.
Ça te permettra de rester à l'hôpital.
Mon titre, c'est tout pour moi, Sharon.
J'ai travaillé dur pour ça pendant des années
et une carrière distinguée.
Et tu le sais bien.
C'est le meilleur accord que j'ai pu obtenir, Dennis.
Vraiment ?
T'as menacé de démissionner ?
T'as proposé de baisser ton salaire ?
Un titre moins prestigieux ?
Je ne pense pas.
Je suis le seul à être dans le pétrin.
Et je suis coincé entre toi et le conseil d'administration,
et j'en paie le prix fort.
Tu as raison.
Tu auras ma démission sur ton bureau
d'ici la fin de la journée.
Je suis presque sûr qu'Anna...
a essayé de se suicider ce matin.
Elle ne me parle plus, pour la première fois de sa vie.
Et, je ne sais pas quoi faire.
Je suis vraiment désolée, Daniel.
Mais je suis vraiment contente que tu m'aies appelée.
Anna et Robin, plus tôt dans la journée, chacune à leur manière,
m'ont dit que je n'étais peut-être pas si...
facile Ă aborder,
pas aussi facile que je le pensais.
Ça te dit quelque chose ?
Ne sois pas trop dur avec toi-mĂŞme.
J'ai toujours su que je laissais à désirer
en tant que mari, mais...
Je pensais que j'étais un assez bon père.
Apparemment, j'ai laissé la partie psy prendre le dessus,
malgré tous mes efforts.
Tu penses que c'est possible
que tu sois un bon père parce que tu es psy ?
Non, surtout pas aujourd'hui.
Sarah, je ne suis pas venu ici
pour que tu m'innocente.
C'est clair pour moi que tu n'as pas envie
que quelqu'un t'innocente,
surtout pas toi-mĂŞme.
Je me demande juste pourquoi.
Parce que c'est ma faute.
Pourquoi ?
Quand j'étais coincé dans ma guerre froide de 30 ans avec ma mère,
je me suis juré que ma relation avec mes enfants
serait différente, qu'ils sauraient toujours
que j'étais là pour eux, que j'étais leur ami,
et qu'ils pourraient me parler.
Mais la triste vérité, c'est que
je ne supporte pas leur souffrance,
et mon désespoir de vouloir arranger les choses
les fait peut-ĂŞtre fuir.
Daniel, on ne peut que faire de notre mieux.
Et pour ce qui est d'Anna, ce que j'entends, c'est
qu'elle a besoin que tu laisses complètement tomber le psy.
Ce dont elle a besoin, c'est de son père.
Des nouvelles de l'équipe de transplantation ?
Le Dr Masukawa a dit qu'ils seraient ici dans l'heure.
Non, en fait, on m'a dit qu'Alea voulait me voir.
Je me pose quelques questions sur ma santé.
Alors tu devrais demander au Dr Masukawa, pas à une infirmière.
Le Dr Masukawa évite mes questions
parce qu'elle a peur de t'énerver.
Maggie, entrez.
Je veux en savoir plus sur le gamin à qui mon père a pris ses poumons.
Elle n'a pas dit un mot, papa.
J'ai des yeux et des oreilles.
Après que mes médecins
ont évalué ton état actuel,
l'association a décidé que tu étais un meilleur candidat
pour les poumons,
et ils t'ont été réattribués.
Tu les as manipulés.
Tu as plus besoin de ces poumons que ce garçon.
C'est vrai, Maggie ?
Ces poumons pourraient lui donner 30 ans de plus.
Vous venez de foutre votre carrière en l'air, non ?
Arrête de harceler tout le monde parce qu'ils me disent la vérité, papa.
Je déteste ça chez toi.
Combien de temps ces poumons me donneraient-ils ?
Alea, je ne suis pas médecin, mais peut-être quelques mois.
Mais je n'essaie pas de t'empêcher de te faire opérer.
Ces poumons sont à toi, et tu mérites
une chance de vivre autant que ce garçon.
Mais c'est la réalité.
Merci, Maggie.
C'est simple Ă calculer.
Non, Alea.
Les gens utilisent toujours des stats et des opinions
pour te dire que c'est impossible.
Le monde n'est pas Ă court d'eau
pour jeter à la face des idées nouvelles qui ont une chance
de vaincre l'adversité.
J'en suis lĂ parce que j'ai fait confiance qu'Ă mon propre jugement.
Je t'ai appris Ă faire pareil.
Je me fie Ă mon propre jugement.
C'est pourquoi je ne prendrai pas les poumons.
Tu les prendras.
- Tu le feras. - Regarde-le.
Regarde Noah.
Non, il n'y a pas d'autre option.
Regarde la vie que tu vas prendre.
Je ne te laisserai pas mourir.
Tu m'entends ? Tu es tout pour moi.
T'es la seule chose de bien dans ce monde.
Tu as une vie que tu mérites de vivre,
et je vais tout faire pour que tu l'aies.
Je sais que tu m'aimes.
Tu ne le dis pas souvent, mais je le ressens toujours.
Moi aussi, je t'aime.
Mais s'il te plaît, regarde-le.
Je n'ai pas pu...
Je n'ai pas pu sauver ta mère.
Alea, je...
Je ne peux pas te perdre aussi.
On n'a pas le choix.
Je t'aime.
Ce n'est pas grave.
Ça va aller.
Ma lettre de démission.
J'espérais que tu changerais d'avis.
J'y ai beaucoup réfléchi.
Mais au final, ça n'a rien changé pour moi.
Mais je veux m'excuser pour la façon dont je t'ai parlé tout à l'heure.
J'ai pris ça à cœur.
Je n'ai pas joué franc jeu.
Je comprends ta colère, Dennis.
Je comprends. Tu es un dommage collatéral.
Mais tu sais, j'ai réalisé que j'avais moi aussi de la colère,
et je dois ĂŞtre honnĂŞte Ă ce sujet.
C'est Ă cause d'Alex.
C'est pour ça que j'ai déménagée.
On était ensemble depuis plus d'un an,
et ta fille ne savait mĂŞme pas que j'existais.
Je t'ai expliqué pourquoi je lui avais caché.
Tu as trouvé des excuses, Dennis,
qui ne tiennent toujours pas la route pour moi.
- Sharon... - Tu sais...
tu m'as demandé de te laisser entrer dans ma vie,
et je l'ai fait, parce que je croyais en nous.
Mais tu ne m'as pas rendu la pareille.
Et cela m'a profondément blessé.
J'ai commis une erreur, pour laquelle je me suis excusé.
Tu choisis de t'accrocher Ă cela.
Qu'est-ce que ça dirait de moi si je laissais passer ça ?
Qu'est-ce que ça dirait de notre relation ?
Maintenant...
Je pense qu'il est temps qu'on se sépare.
Sharon, je peux ĂŞtre honnĂŞte avec toi ?
Je t'en prie.
Tu as vécu une expérience traumatisante il y a quelques mois.
On a failli te perdre.
Et je pense que tu ne t'en es jamais vraiment remis.
Ce n'est pas une question d'émotions.
C'est une question de respect.
Et j'accepte ta lettre de démission.
Quand vous verrez mon mari,
dites-lui oĂą je suis et ce qui se passe.
Il ne sait pas que Noah va recevoir les poumons.
Vous n'avez toujours pas réussi à le joindre ?
J'ai essayé de l'appeler, mais il a oublié son téléphone.
Allez-y. Je lui ferai savoir.
Comment te sens-tu, chérie ?
Ça me fait mal quand je respire,
mais à part ça, ça va mieux.
C'est bien.
Chérie, j'ai réfléchi à ce que tu m'as dit, et...
Je suis psy.
Tu sais, j'ai beau essayer
de ne pas laisser ça affecter mes compétences parentales
ou mon manque de compétences, j'ai échoué.
Papa, tu n'as pas besoin de...
Si, chérie, vraiment.
J'ai réagi de manière vraiment inappropriée tout à l'heure,
et je suis désolé.
Sincèrement, chérie, je m'excuse.
C'est juste que, tu sais, on a ces antécédents
de dépression dans notre famille,
et tu sembles traverser une période difficile, et...
Papa, je ne suis pas déprimée.
Tu veux bien m'écouter un instant ?
Tu sais, quand j'étais gamin,
mon père avait l'air d'être souvent dans un endroit sombre.
On n'utilisait pas le mot "dépression" dans ma famille.
On disait toujours : papa est un peu bleu.
Papa est juste très, très fatigué.
Je connais déjà l'histoire.
Mais tu ne sais pas tout,
et je me suis promis de te la dire dès que
tu serais un peu plus grande, et je...
Bref, j'aimais mon père.
Et j'étais presque sûr qu'il était déprimé.
Alors j'ai lu tous les livres que je pouvais trouver
qui pourraient m'apprendre comment l'aider.
Et ça a été ton premier pas vers la psychiatrie.
Et puis, un week-end, je suis rentré de la fac.
C'était un samedi matin, et j'avais fait la grasse matinée.
Je pense que ma mère était déjà partie,
alors je suis descendu et
je me suis préparé un petit-déjeuner.
Et c'est lĂ que...
que j'ai senti les fumées.
Le garage était juste à côté de la cuisine,
et j'ai ouvert la porte et toute...
Toute la fumée a commencé à sortir.
Et...
papa avait remonté toutes les vitres
et utilisé un tuyau et du ruban adhésif
pour diriger les gaz d'échappement vers la fenêtre côté conducteur
et il était mort depuis des heures, chérie.
Et toute ma vie, j'ai regretté
de pas d'avoir été plus proactif pour essayer de communiquer,
de lui dire : "Papa, qu'est-ce qui se passe ?
Tu vois ?
Je regrette tellement d'avoir succombé à cette idée ridicule,
"on ne parle pas de ce genre de choses", ce tabou Ă la con
qui régnait dans ma famille.
Si seulement j'avais su
à quel point il souffrait, à quel point il était seul,
Ă quel point il avait honte pour quelque chose
qui n'était pas de sa faute.
Papa, je suis vraiment désolée.
Je ne savais pas ce qui m'arrivait et
je pensais que je pouvais tenir encore un peu
et que ça passerait.
Mais non, et je me suis sentie comme une monstre.
Et j'ai pensé à t'appeler.
J'y ai pensé. Mais j'étais tellement gênée.
Et je sais que Stanford n'est pas donné,
et je ne voulais pas te décevoir,
et aux funérailles de mamie, j'ai vu que c'était le cas.
Chérie, regarde-moi.
Regarde-moi.
Tu es incapable de me décevoir.
Je ne savais pas quoi faire d'autre, papa.
Quand je suis montée dans ma voiture ce matin,
il m'a semblé que c'était la seule option possible.
C'est le cas depuis un moment.
Tu sais combien je suis fier de toi
- pour m'avoir dit ça ? - Je suis désolée.
Tu n'as pas à être désolée, chérie.
Écoute, on va trouver une solution.
J'ai besoin de toi, papa.
Et je serai toujours lĂ pour te parler
de tout ce dont tu veux parler.
Mais que penses-tu de ça ?
Disons que si jamais on commence à faire ça,
je te promets du fond du cœur
que je ne ferai que t'écouter.
Ça va aller.
OĂą est-il ? OĂą est mon fils ?
Merci. Dans six ou sept heures.
Lancer !
Espèce d'égoïste !
Reculez.
Je pense que tu devrais partir.
Regarde-moi ! Admets ce que tu as fait !
Admets que tu as tué mon fils !
J'ai le flingue !
Foutez-moi la paix !
Papa ? Qu'est-ce qui se passe ?
Tout va bien, chérie.
Tu dois te calmer.
Je ne voulais rien de tout ça.
T'es clairement pas au courant.
De quoi tu parles ?
Ma fille a donné ses poumons à ton fils.
Il est en chirurgie en ce moment.
Non, tu dis n'importe quoi
pour que je baisse mon arme.
Il dit la vérité, Walter.
Noah est en vie,
et l'opération se passe bien.
Posez votre arme.
Je vais vous emmener à l'étage pour rejoindre votre femme.
ArrĂŞtez de me mentir.
Mon fils est mort,
et je ne sais pas comment je vais vivre sans lui.
Walter, je ne vous mentirais jamais.
Doucement, Walter. Allez.
Tu ne comprends pas.
Noah avait besoin de poumons, et on nous a dit de candidater
alors on l'a fait, parce que c'est le système.
Et c'est censé être juste, non ?
Alors on a attendu des années pendant que Noah dépérissait,
en priant pour un miracle.
Et puis un jour, on a reçu l'appel.
On a eu le miracle.
Jusqu'à ce que tu nous dépasses.
Je protégeais mon enfant, comme toi.
On n'est pas pareils.
J'ai essayé de protéger mon fils, mais je n'ai pas l'argent
ni le pouvoir que tu as.
Walter, écoutez-moi, d'accord ?
Noah est vivant.
C'est pour ça qu'il est parti et que ma fille est toujours là .
Walter.
Noah a toujours besoin que vous vous battiez pour lui.
Et c'est ce que j'admire chez vous.
Tous les parents ne se battraient pas pour leur enfant
comme vous le faites.
Et cette greffe ?
Noah a plus d'années devant lui
que celles qu'il a déjà vécues.
Je ne veux pas que vous ratiez ça.
Allez.
S'il vous plaît, posez votre arme.
Monsieur ?
Si je n'en ai pas l'occasion,
dites Ă Noah d'utiliser ses poumons autant qu'il peut.
Je lui dirai, je te le promets.
Merci.
Tu ne te souviens peut-ĂŞtre pas de moi,
mais on s'est rencontrés quand je me suis coincée dans un puit
et que tu m'as coupé la jambe.
Désolé, ça ne me dit rien.
Imagine-moi avec plus de saleté sur le visage.
Sadie.
On doit parler.
Maya Angelou a dit quelque chose
qui n'arrête pas de résonner dans ma tête.
"Quand quelqu'un te montre qui il est,
ne le crois pas la première fois."
Je ne voulais pas croire ce que je ressentais, mais...
Qui suis-je pour remettre Maya en question ?
Alors aujourd'hui,
j'ai choisi de croire ce que je savais déjà être vrai.
Plus je vieillis, plus j'ai du mal Ă pardonner.
C'est trop facile.
Et pourtant, je me sens...
je me sens chanceuse.
J'ai failli mourir.
Et pourtant, je suis lĂ , en vie.
Ne pleure pas.
T'es tellement jolie.
Comment tu t'appelles ?
Sharon.
T'es fatigué, non ?
Je pourrais...
Je ne sais pas.
C'est bon, Bert.
C'est bon.
On peut juste rester assis.
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