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- Qu'est-ce que tu fais?
Introduction par effraction. Super!
- (Boisvert):Elle se promenait avec un bidon d'essence
en face de chez Shanny,
en crisse, pendant que son ex était là .
On peut pas garder ça pour nous autres!
- Ah, certain qu'on peut!
Puis,anyway, il y a rien qui prouve
qu'elle cherchait Ă mettre le feu quelque part.
- Pascale a aucun souvenir des événements.
D'après moi, elle était en dissociation.
Ça peut être une preuve qu'elle était en pleine psychose.
- C'est surtout une preuve qu'elle était en colère
puis qu'elle voulait se venger!
On tient ça mort!
♪ ♪
(coups Ă la porte)
(ouverture de porte)
- Me Simon?
Votre cliente est en train de faire une crise de panique.
(soupir)
(halètement)
Je... je peux pas. Je serai jamais capable.
(respiration ardue)
- C'est de revoir Jean-Philippe pour la première fois
qui te fait paniquer?
(respiration haletante)
- Oui, je...
Il doit tellement m'haîr, je...
je peux pas.
(reniflement)
- C'est pas facile.
Je comprends.
Mais je vais ĂŞtre lĂ dans la salle, moi.
Avec toi.
Quand tu te sens mal,
regarde dans ma direction puis on va respirer ensemble.
(longue expiration)
- (Jean-Philippe): Elle a rien Ă voir
avec cette affaire-lĂ .
- Alexia a été témoin d'une conversation
que je considère très importante...
- Vous voulez juste la montrer au jury
pour me faire passer pour l'écoeurant
qui a laissé sa pauvre femme pour une plus jeune.
- Je comprends que ça vous stresse...
- Non, vous comprenez rien!
Mon ex a tué mon gars, puis vous autres,
votre grande stratégie,
c'est de me faire passer pour un salaud?
Comment vous faites pour dormir la nuit, câlisse?
- Je vous comprends.
Mais je suis certaine
que vous ĂŞtes pas venu ici seulement pour m'engueuler.
Qu'est-ce que vous me voulez?
♪ ♪
- (Samuel): M. Laplante?
Tout est beau?
Vous avez rien d'autre à ajouter à votre déclaration?
- Non, non, c'est bon.
- Parfait, restez ici.
Sergent Morin va venir vous chercher
quand ça va être le temps, OK?
- (Pascale): Ça va bien aller...
- (Madeleine): Maman!
(cris de Madeleine)
- Madeleine, arrête ça.
- MAMAN! NON! NON!
♪ ♪
(soupir)
- J'ai reçu un appel.
- De qui?
- Martin Gagné.
Un des gars qui étaient au party
le soir que la mère bio s'est fait violer.
- Puis, c'est lui?
Souffre-t-il d'une maladie mentale?
- Il est revenu de voyage hier. Je l'ai pas encore rencontré.
J'attendais ta permission.
-Go.
- OK, boss.
(bip de cellulaire)
- (Homme): Tout le monde debout.
L'honorable juge Lombardi.
- (Samuel): Se sentant trahie par son mari,
qui l'a laissée pour une autre femme,
et croyant qu'il veut lui enlever la garde de ses enfants,
l'accusée commet un geste désespéré.
Se tuer en amenant ses 2 enfants avec elle.
Henri, 4 ans.
Et Madeleine, 7 ans.
La grande question que vous allez devoir vous poser
durant tout le procès, c'est:
est-ce que Pascale Dubé est responsable
des gestes qu'elle a commis?
Ce qui veut dire, selon la loi:
est-ce qu'elle savait discerner le bien du mal
lorsqu'elle a commis l'irréparable?
Bien, la réponse est clairement oui.
Et toute la preuve que je vais vous présenter
pointe dans cette direction,
en commençant par l'interrogatoire de l'accusée,
fait Ă l'hĂ´pital
la journée même où elle a empoisonné ses enfants.
- (Claudia Rouleau): Pouvez-vous me raconter
ce qui s'est passé ce matin?
(toux en sourdine)
-J'ai empoisonné mes enfants.
- Pourquoi avez-vous fait ça?
- Parce qu'il fallait que je le fasse.
- (Claudia Rouleau): Pourquoi?
-(Pascale): J'ai mes raisons.
- Ça répond pas à ma question.
- J'ai dit ce que j'avais Ă dire.
- Soyez la bienvenue
Ă la maison des horreurs Charlie Cane.
- Attention !
- (Cris)
- Tu as tenté de tuer une jeune fille espèce de tarré.
♪
- Je ne les ai pas tués.
- Bullshit.
J'avais une chance sur combien de me faire jeter Ă l'agonie
juste à côté d'un cadavre.
- Statistiquement ?
- Il faut qu'on la retrouve avant...
- (Narratrice)Poker Face.
Vendredi 20h à SériesPlus.
- (Narratrice)Poker Face. - Je jure de dire toute la vérité.
- La veille des événements, avez-vous vu Pascale au travail?
- Oui.
- Comment elle était?
- Bien, je dirais mĂŞme calme.
- Qu'est-ce qui vous fait dire ça?
- On travaille toutes les deux comme agentes de recouvrement
au ministère du Revenu.
Ça fait que ça prend des nerfs solides.
Je me souviens que cette journée-là ,
Pascale en avait untoughau téléphone.
- (au téléphone): Tabarnac, viens pas me dire
qu'il faut que je paie ça tout de suite!
Crisse, je viens de vous envoyer 5000$!
- Je comprends, mais le montant minimum requis est...
-Requis, requis, requis! Pour quand, ça?
- Pascale? Pascale!
- J'en chie pas, de l'argent, moi, tabarnac!
- T'as pas d'affaire Ă te faire parler de mĂŞme, raccroche.
- AllĂ´? All! Il y a quelqu'un?
- Écoutez, si vous êtes en difficulté financière...
- Elle est demeurée bien patiente
tout le long de l'appel.
Puis, bien normale le restant de la journée.
- Étiez-vous au courant de sa situation conjugale?
- Elle me l'a dit, que son conjoint l'avait laissée, oui.
- Comment elle prenait ça, elle?
- Elle avait de la peine.
Mais bon, normal quand on te laisse pour une autre.
Ça finit par passer.
Même qu'elle était joyeuse, pas longtemps avant.
- Elle était joyeuse?
- Oui, elle parlait juste de son voyage en Italie
avec les enfants.
Elle était heureuse.
- Est-ce que ça vous arrive souvent
d'avoir affaire à des contribuables en colère?
- Ça fait partie de la job.
- Si ça fait partie de la job, pourquoi, cette journée-là ,
vous avez senti le besoin de protéger votre collègue?
- Parce que... elle se défendait pas.
- Diriez-vous qu'elle était amorphe?
- Oui, elle avait les traits tirés.
Depuis sa séparation, elle dormait pas beaucoup.
Mais c'est normal quand tu vis une peine d'amour.
- Vous dites ça souvent, "normal".
- (Gabriela): C'est parce que...
ça fait des semaines
que je me repasse cette dernière journée-là dans ma tête,
puis... j'ai rien vu venir!
- Peut-ĂŞtre parce que l'explication
se trouve pas la veille des événements,
mais plutĂ´t quelques jours avant,
dans la cuisinette du bureau.
- (Gabriela): Peut-ĂŞtre.
- Racontez-nous donc ce qui s'est passé.
(sonnerie de téléphone en sourdine)
(reniflement au loin)
(reniflement de Pascale)
- Pascale, ça va?
- La maudite succube s'appelle Shanny.
JP me trompe avec une prostituée qui fait des films pornos!
Mes enfants, qu'est-ce qui va leur arriver?
(pleurs)
- Ça va aller...
- (Michelle): Donc, sa première réaction
a été d'avoir peur pour ses enfants?
- Oui.
- L'avez-vous déjà vue dans un état pareil?
- Non.
- Donc, on peut pas dire qu'elle était normale.
- (chuchotant): Argh!
- (Gabriela): C'est sûr.
- C'est sûr qu'elle était pas normale.
Elle a fini par tuer Henri.
(murmures)
(ouverture de porte)
- Pascale, c'est une femme intelligente puis cultivée.
Ça m'a toujours bien impressionné.
Elle était un peu timide, mais...
quand elle souriait, c'était...
On s'est beaucoup aimés.
Au début.
- Au début?
Qu'est-ce qui s'est passé par la suite?
- Hum, sa mère est morte d'un cancer.
Puis, je pense qu'elle s'en est jamais remise.
Elle s'est comme renfermée sur elle-même, puis...
bien, nos chemins se sont éloignés.
- Hum!
Dans quel sens?
- Euh, bien, au quotidien, tout allait bien.
On travaillait tous les deux,
on s'occupait de Madeleine, on s'occupait de la maison.
Mais on n'était comme... plus connectés.
En tout cas, moi, je ne l'étais plus.
J'ai... j'ai voulu la laisser à un moment donné.
Mais, euh...
- (Samuel): Qu'est-ce qui est arrivé?
- Elle est tombée enceinte d'Henri.
(pleurs étouffés)
- (Juge): Voulez-vous faire une pause, M. Laplante?
- Non, non, ça va.
Hum...
Je voulais pas que mes enfants vivent ça,
fait que je suis resté.
Je me suis dit que les affaires étaient pour s'arranger.
(soupir)
- Puis qu'est-ce qui s'est passé?
- J'ai rencontré Alexia.
La soeur d'une cliente chez qui je faisais des rénos.
- Combien de temps vous l'avez rencontrée avant les événements?
- Trois mois.
- Quel âge elle avait, Alexia, quand vous l'avez rencontrée?
- 17 ans.
(murmures)
Elle a eu 18 ans pas longtemps après ça.
- (Samuel): Pascale était au courant de cette relation-là ?
- (Jean-Philippe): Non, pas avec Alexia, non.
Elle pensait que je la trompais avec sa soeur, Shanny.
- (Samuel): OK. Comment elle a réagi?
- Mal.
Hum, quand elle a appris
que Shanny faisait des vidéos pornos sur Internet,
elle s'est mise à être stressée pour les enfants.
Elle m'a menacé de perdre la garde.
Fait que moi, quand j'ai appris qu'ils partaient en Italie,
bien, je suis allé chercher les passeports des enfants.
- Hum, hum!
Pourquoi vous avez fait ça?
- Parce que j'avais peur de ne plus les voir.
Elle était tellement en crisse contre moi...
Elle a fini par se venger sur eux autres.
- (Michelle): Objection.
Pure spéculation.
- Objection retenue.
Veuillez ne pas tenir compte du dernier commentaire.
Merci.
- Comment Pascale a réagi quand elle s'est rendu compte
qu'elle n'avait plus les passeports des enfants?
- Elle est venue me voir chez mes parents.
Elle était enragée.
On s'est engueulés.
- Et lui avez-vous redonné?
- Je pensais jamais qu'elle s'en prendrait aux enfants.
(reniflement de Jean-Philippe)
- On va faire une pause.
(soupir)
(murmures)
- Il y avait combien de monde, à peu près, à ce party-l?
- Une trentaine de personnes.
Mais je vous assure, c'est pas moi, le père bio.
J'ai juste frenché avec Isabelle au party, rien de plus.
J'aurais bien aimé ça, aller plus loin.
Mais quand le grand Steph est arrivé,
je n'avais plus aucune chance.
- Steph?
- Stéphane Roger, ledealerde la place.
Il était bien populaire auprès des filles.
Isabelle comprise.
- Les avez-vous vus ensemble?
- Ils ont passé le reste de la soirée à boire,
Ă fumer puis Ă frencher ensemble.
Je m'en souviens parce que j'avais un groskicksur elle.
Ha! Mais quand je les ai vus entrer dans une chambre,
j'ai bien compris que mon chat était mort.
Après ça, je suis parti étudier aux États-Unis.
J'ai perdu tout le monde de vue.
♪ ♪
-(Jean-Philippe): Si je collabore, lĂ ,
vous me jurez que vous allez pas faire témoigner Alexia?
- Vous voulez vraiment pas qu'on la voie.
- Je veux surtout lui éviter ce stress-là .
Je lui dois bien ça, après tout ce que je lui fais endurer.
- Si vous répondez à mes questions,
Ă toutesmes questions...
je l'appellerai pas comme témoin.
Vous avez affirmé que Pascale pensait
que vous la trompiez avec Shanny, votre cliente.
Qu'est-ce qui vous fait dire ça?
- Elle m'a appelé pour m'engueuler.
- Étiez-vous seul quand elle vous a appelé?
- J'étais avec Alexia.
(♪Tangerinepar LaF sur haut-parleur ♪)
♪Hey, bouge J'ai du taffe à faire♪
♪Le rap casse la tête Je dois être là , pas me taire♪
♪Si on me trouve, faut que j'épate, ça me dead...♪
(déclic d'appareil photo)
♪Les yeux rouges 200 pages par terre...♪
- T'es beau quand tu travailles.
- Laisse-moi donc travailler.
(rire)
(déclic d'appareil photo)
♪C'est l'extase Ça me plaît...♪
(vibration)
♪Je suis déchiré♪
♪Un soubresaut du coeur...♪
- Shit!
-♪Valsant à l'année longue♪
(arrĂŞt de la musique)
(vibration de cellulaire)
- HĂ©, Alex, Alex...
Pascale, arrĂŞte de m'appeler. Je suis en train de travailler.
- (Pascale): Tu me trompes avec ta cliente!
- Qui t'a dit ça?
-ArrĂŞte, je le sais, OK?
Toi, le sais-tu, que c'est une pute?
Je les ai vus, ses vidéos!
- (Ă voix basse): Non, attends.
-Je peux pas croire que t'es avec une femme comme elle!
C'est une succube, JP!
Comprends-tu ça? T'es sous l'emprise d'une démone!
- (Michelle): L'avez-vous déjà entendue
prononcer les mots "succube" ou "démone" auparavant?
- Non, jamais.
- Qu'est-ce qui s'est passé après?
Qu'est-ce qui s'est passé après?
- OK, Pascale, premièrement, je veux juste te dire:
il se passe absolument rien avec ma cliente.
- (voix enrouée): Arrête! J'ai des preuves.
Je la laisserai pas s'approcher de mes enfants!
C'est une démone, JP! Comprends-tu?
- (chuchotant): Elle est folle!
- (Samuel): Objection.
J'exige qu'on biffe cette affirmation du témoin.
Monsieur est pas psychiatre.
- Je suis d'accord avec mon collègue.
Les paroles de M. Laplante n'ont aucune valeur médicale.
Mais je tiens Ă mettre en preuve
qu'il a bel et bien utilisé le mot "folle"
pour qualifier l'état général de sa femme.
Et si vous me permettez de poursuivre,
je vais laisser le témoin expliquer
ce qu'il voulait dire par lĂ .
- Vous ĂŞtes sur un terrain glissant, Me Simon, mais...
poursuivez.
- Lorsque vous avez dit que votre femme était "folle",
que vouliez-vous dire?
- Que je l'avais jamais vue comme ça.
Puis, pas juste parce qu'elle disait des mots bizarres
comme "succube", mais...
juste son timbre de voix.
Elle était pas elle-même.
- (Michelle): "Pas elle-mĂŞme". Hum!
La Pascale que vous connaissez,
celle que vous avez aimée pendant près de quoi, 8 ans?
- 8 ans, oui.
- (Michelle): Cette Pascale-lĂ ...
l'avez-vous déjà vue le moindrement violente,
agressive ou menaçante envers ses enfants?
- Non.
C'était une bonne mère.
- Reconnaissez-vous cette carte?
- Oui.
C'est la carte que je lui ai donnée à Noël.
- Noël dernier.
Moins de 5 mois avant les événements.
Pouvez-vous lire Ă voix haute
ce que vous lui avez écrit au bas de la carte?
- "Tu es la meilleure mère du monde."
- Pièce à conviction D-1.
J'ai pas d'autres questions.
♪ ♪
(Vrombissement de moteur)
Ils voulaient démarquer le Québec.
Ils voulaient qu'on ait un produit juste Ă nous autres.
(Musique dramatique)
Il n'y a qu'au Québec qu'on puisse
vraiment créer une voiture qui soit différente.
(Crissement de pneus)
La plus belle époque ça a été évidemment
avec la nouvelle usine.
De penser qu'on était tellement proches.
♪
Le potentiel était là , le vouloir était l.
On aurait inondé le Canada.
(Le narrateur lit le texte à l'écran)
- T'aurais dĂ» On anous le dire avant.ada.
- J'étais pas capable.
- On va toujours ĂŞtre lĂ pour toi, mon grand. Toujours.
- Merci, maman.
- 17 ans! T'es sérieux, JP?
(soupir de Jacinthe)
- Il a besoin de notre support en ce moment,
pas de nos reproches.
- On vient de marquer des maudits bons points.
- Mais il faisait quand même pitié à voir.
- Si j'apprends que t'as influencé mon témoin...
- Vous me prenez pour qui, exactement, Me Pépin-Tremblay?
Ce que votre témoin a dit en cour, c'est la stricte vérité.
Si vous la connaissez pas, ça, c'est votre problème.
(ricanement de Samuel)
- Touché.
Comme vous semblez très intime avec mes témoins,
pouvez-vous demander à M. Julien Dubé
de bien vouloir répondre à mes appels?
- Pourquoi?
- J'ai Ă lui parler.
Merci de lui faire le message.
Maître.
- (Éliane): Ouais, ils sont tous trop vieux
ou ils ont l'air bien trop jeunes.
- (Boisvert): Hum, hum!
Et il y en a pas un qui a étudié au même cégep que la mère bio.
- Hum! Peut-être qu'il fréquente pas les réseaux.
- Exactement.
Mais c'est pas qu'il veut pas, c'est qu'il peut pas.
Il est en prison.
J'ai trouvé un Stéphane Roger, 50 ans,
dans le plumitif du palais de justice de la région.
Il a une longue liste d'antécédents,
dont un récent qui lui a valu 3 ans de pénitencier.
- Oh,boy!
- Pourquoi vous faites ces faces-lĂ ?
On sait oĂą il est. C'est une bonne nouvelle, non?
- C'est pas mal moins évident
de prélever discrètement l'ADN de quelqu'un qui est en prison.
- Ah, ouais, vu de mĂŞme.
(fermeture à glissière)
- Il y a sûrement un moyen légal
de le forcer à nous donner un échantillon de sa salive.
Je vais faire des recherches.
- Faites-moi signe si vous avez encore besoin de moi. Ciao!
- Boisvert?
OK, qu'est-ce qui se passe?
- Je suis pas fait pour défendre les criminels, Éliane.
- MĂŞme quand on parle d'une femme malade?
- Comment tu fais pour être aussi sûre de ton affaire?
- On s'entend qu'un de tes collègues
va venir dire exactement le contraire de ce que t'avances.
Puis, il sera pas moins crédible que toi.
- Faut juste avoir confiance en son expert.
- Ouais, une autre affaire que mon chum me reproche, ça.
La confiance.
Faut que j'y aille.
Je vais être en retard à ma thérapie de couple.
- La jalousie de l'accusée a été évoquée à quelques reprises.
Et l'ex-conjoint a fini par avouer avoir eu une liaison
avec une jeune femme de 17 ans.
Ici...
(tapement d'une touche de clavier)
♪ ♪
♪ ♪
- Je cherche M. Julien Dubé.
♪ ♪
C'est délivré, merci.
- (Mathieu):Veux-tu bien me dire à quoi il a pensé?
Sacrament!
- Ah, je le sais pas!
- 17 ans,fuck!
- Ç'a pas de maudit bon sens!
- Louis!
- On parle de ça une autre fois, OK?
- Bien lĂ , papi, je n'ai plus 7 ans.
Je suis vraiment capable d'écouter les nouvelles.
(coups Ă la porte)
- Ho, ho!
Ma Magdalinou!
- Papi!
- Ha, ha, ha! Je suis content de te voir.
- Moi aussi.
(rire)
Je t'ai fait une carte.
- Viens, on va la lire ensemble en bas, OK?
- Ça dit simplement de vous rendre en cour demain.
- (Julien): Me semblait
que j'étais pas obligé!
- Me Pépin-Tremblay vous cherchait aujourd'hui.
Mais il m'a pas dit pourquoi.
- Ouais, lui, tout ce qu'il veut, c'est condamner ma fille.
Il est pas question que je l'aide!
- Si vous vous présentez pas,
vous pourriez être cité pour outrage.
Voyez ça autrement.
Si la Couronne vous fait témoigner,
c'est une occasion pour vous
de dire tout le bien que vous pensez de Pascale.
- C'est juste que...
je sais pas si je vais ĂŞtre capable.
Devant le jury, devant...
les Laplante, les journalistes.
J'ai tellement honte!
- C'est pas vous qu'on juge.
C'est votre fille.
- Pour moi, c'est la mĂŞme affaire.
- Ah, merci pour la belle carte!
- Mon père dit que tant que ma mère est en prison,
je pourrai pas la voir.
- Bien, peut-ĂŞtre qu'elle va sortir bientĂ´t, aussi, tu sais?
- Tu penses?
- Peut-ĂŞtre.
Faut attendre la fin du procès.
Quand mes parents se sont séparés, j'ai trouvé un truc
pour quand je m'ennuie de l'un ou de l'autre.
Je ferme mes yeux puis je pense Ă tout ce que je vais faire
quand je vais ĂŞtre avec eux.
- Comme quand je parle Ă Henri dans mon coeur?
- Oui! Oui, ça se ressemble.
Vas-y, ferme tes yeux.
Puis, pense Ă ce que tu vas faire
quand tu vas ĂŞtre avec ta maman.
Tu vois? Ça marche.
(rire)
-(Jean-Philippe): Tu m'as pas parlé de la soirée.
Envoye, crache.
Dis-moi-le, qu'est-ce que t'as Ă dire.
- Bien, être le père de cette fille-là ,
je te casserais la gueule puis t'aurais de la misère à parler.
- Regarde.
Je suis pas fier, mais c'est quand même pas illégal
de sortir avec une fille plus jeune.
- Plus jeune?
Elle a l'âge à Camille, tabarnac!
- Mais Alexia, c'est pas ta fille, OK?
De toute façon, s'il y avait pas eu cet osti de procès-là ,
personne l'aurait jamais su.
- Wow! Personne le sait, tout est correct?
Esti de belle valeur à donner ta fille, ça!
- HĂ©, toi, lĂ ,
penses-tu que si papa puis maman étaient au courant
de tous lesfucking détails de ta vie,
tu serais lĂ en train de me juger?
Il y a pas une osti de blonde que t'as pas trompée,man!
Ça te tente qu'on aille leur en parler, pour le fun? Hein?
On pourrait faire un crisse de gros conseil de famille
pour voir qui, dans la gang,
aurait le droit d'avoir des étoiles
dans leur bulletin pour bon comportement!
Ça te tente, ça?
On pourrait demander Ă Camille, voir ce qu'elle en pense!
- Woh, calme-toi, JP!
- Tu veux que je me calme?
MON FILS EST MORT, TABARNAC!
Puis la fille qui l'a tué, elle est en train de s'en sortir
en me crissant tout le blâme sur le dos!
Tout ça parce que j'ai eu le malheur
de tomber en amour avec une fille plus jeune, câlisse!
(respiration haletante)
- OK.
T'es en amour avec elle?
(soupir)
- Pas avec ce qui se passe.
Mais ouais, je l'aimais.
- Désolé.
T'as raison.
Je suis pas vraiment bien placé pour te faire la morale.
-Plusieurs rebondissements aujourd'hui
au procès de cette mère de famille
qui a empoisonné ses enfants.
(vibration de cellulaire)
- Oui, allĂ´?
-EnquĂŞtiez-vous dans le dossier
de la mère qui a empoisonné ses enfants?
- Qui parle?
-C'est Barbara Lhamo.
C'est moi qui ai vu la femme en colère
avec un bidon d'essence dans les mains.
C'est elle qui est accusée?
- (Boisvert): Hum-hum! Oui.
Mais moi, je suis enquĂŞteur...
- Pourquoi la police m'a pas rappelée?
- Écoutez, moi, je travaille pour la défense.
Je vous l'ai pas dit, ça, quand on s'est rencontrés?
(ricanement)
- Non! Non, vous m'avez pas dit ça.
Fait que là , ça fait que la police est pas au courant?
- (Boisvert): Je suis désolé.
Je vous ai dit tout ce que je pouvais vous dire.
Bonsoir.
(tonalité)
(soupir)
- C'est l'heure--
(Sonnerie de téléphone)
-Vous avez demandé la police,
que puis-je faire pour vous ?
- Tu sais ce qui te rends vraiment dangereux
pour les autres ?
C'est que tu crois dur comme fer
que tu agis pour leurs biens.
Qu'est-ce que ce sera dans 30 ans Jimmy ?
On a un problème ? Je comprends pas.
Qu'on aille prévenir sa mère.
(Pleurs)
♪
(La narratrice lit le texte à l'écran)
es♪ qui vont me poser des questions.
Puis, il faut que je leur dise la vérité.
- Comprends-tu pourquoi?
- Pour que maman sorte de prison.
- Il y a plein d'autres personnes qui vont témoigner
avant de décider si ta maman sort ou pas de prison.
Pas juste toi.
Puis, c'est après avoir entendu tous ces gens-lĂ
que les adultes vont prendre leur décision.
Tu comprends?
On te demande de dire la vérité
parce qu'on cherche à comprendre qu'est-ce qui s'est passé.
MĂŞme ta maman cherche Ă comprendre.
Oublie pas, c'est pas toi qui es responsable de ce qui arrive.
Ni de qu'est-ce qui va arriver Ă ta maman.
- Je le sais, tu me l'as dit souvent.
- C'est parce que c'est super important,
Madeleine, que tu le comprennes bien.
- Oui, j'ai compris.
- Te sens-tu toujours prĂŞte?
- Elle se sent encore très coupable
de tout ce qui arrive à sa mère,
mais elle prend du mieux.
- Tout ça, c'est juste parce qu'elle a vu sa mère en prison.
- C'est pas ça qui l'angoisse le plus.
Elle a surtout peur de ne plus jamais la revoir.
- Faudra lui faire comprendre.
Parce que je changerai pas d'idée là -dessus.
- Votre position concernant sa mère, ça se défend peut-être.
Mais la priver de contact avec son grand-père maternel,
là , vous faites complètement fausse route.
- Il m'a joué dans le dos. C'est la moindre des...
- C'est vraiment nécessaire de rajouter encore plus de drame
dans la vie de votre fille?
Donnez-lui unbreak.
♪ ♪
(murmures)
- Je le jure.
Quand ma fille est venue Ă la clinique,
elle était en détresse.
J'aurais dĂ» voir les signes.
Elle était stressée, elle était...
- M. Dubé, je vous demande juste
de répondre à mes questions, s'il vous plaît.
Est-ce que Pascale vous a déjà menacé
de ne plus revoir les enfants?
- Euh, non.
- Depuis le décès de votre femme,
est-ce que vous avez fréquenté Chantal Rondeau?
- Oui, pendant quelques mois.
- Pour quelles raisons vous avez rompu?
- Parce que... parce que c'était rien de sérieux
puis que j'étais pas prêt.
- Hum!
Il y a aucun événement qui vous a poussé à rompre avec elle?
- Non.
- Aucun événement impliquant votre fille?
- Mon collègue s'acharne.
Le témoin a répondu à sa question.
Et je vois pas en quoi c'est pertinent Ă la cause.
(pas approchant)
- Mme la juge, j'ai de bonnes raisons de croire
que le témoin refuse de se rappeler
d'un événement important.
Je vous demande la permission de le traiter de façon hostile.
- (Michelle): Pardon?
- Faites sortir le jury pour qu'on débatte de cette question.
- (Julien): Ce sera pas nécessaire.
Après le décs de ma femme, j'ai fréquenté Chantal Rondeau.
Pascale était pas au courant.
Mais elle a fini par nous pincer ensemble.
- Hum! Comment elle a réagi?
- Mal.
Très mal. Elle a beaucoup pleuré.
- Et après?
- (Julien): Elle s'est fâchée.
Pascale! Pascale, attends!
- Je peux pas croire que tu fais ça à maman!
- Laisse-moi t'expliquer!
Ta mère voulait que je refasse ma vie!
- Mais ça fait même pas 5 mois qu'on l'a enterrée!
- (Chantal): Pascale, je t'en prie.
Laisse parler ton père...
- Toi, tais-toi!
Dire qu'elle te considérait comme une amie!
- T'as raison d'être fâchée. J'aurais dû t'en parler avant.
- Avant?
Ça fait combien de temps que vous êtes ensemble?
Ah, non, non, non!
Non, ça se peut pas!
- J'ai jamais trompé ta mère!
- Je veux pas le savoir! OK?
Mais tant que t'es avec elle, oublie-moi.
Puis, oublie Madeleine!
Tu reverras jamais ta petite-fille.
JAMAIS!
(sanglots de Pascale)
- (Julien): Faut la comprendre.
Sa mère venait de mourir.
- Objection.
Je demande de rayer toute cette partie du témoignage.
Ces événements-là sont arrivés il y a plus de 5 ans
et n'ont aucun lien avec les faits reprochés à ma cliente.
- Ma consoeur a déjà annoncé
qu'elle présenterait une défense d'aliénation mentale.
Le ministère public tient à démontrer
que lorsque l'accusée est en colère,
elle menace de retirer la garde de ses enfants.
Il s'agit d'unpattern.
- C'est n'importe quoi!
- Me Simon, je rejette votre objection.
Je laisse au jury
le soin de décider de la valeur de cette preuve.
- (Samuel): Qu'est-ce qui s'est passé par la suite
avec Chantal Rondeau?
- (Julien): On s'est laissés.
- (Samuel): Vous l'aimiez beaucoup, cette femme-lĂ ?
- Ouais.
- (chuchotant): Je m'excuse.
(pépiements d'oiseaux)
(voix entremêlées)
- T'as eu l'air surpris de me voir, hein?
Le procureur t'en a pas parlé?
T'as pas reçu mes textos?
- J'avais masqué ton numéro.
- Ah.
- Assis-toi.
- OK.
(raclement de gorge)
On prie encore pour toi, hein?
À toutes nos séances.
- Hum! Merci.
- Tu sais, si tu veux pas venir prier avec nous,
tu peux nous rejoindre après, au café.
Tout le monde s'ennuie de toi.
- Je vais y penser.
- OK.
Je t'ai aimé, moi aussi, tu sais?
Beaucoup.
- Papa te trouve très courageuse, mon amour.
Je suis fier de toi.
(ouverture de porte)
- (Samuel): OK!
- Puis là , maman nous a demandé de manger les muffins.
- (Samuel): Puis, quel ton elle avait,
ta maman, quand elle vous a demandé ça?
- Elle a crié. Elle était fâchée.
- (Samuel): Ce matin-lĂ ,
quand tu t'es levée,
te souviens-tu la première fois que t'as vu ta maman?
-Oui.
- (Samuel): Puis, qu'est-ce qu'elle faisait?
♪ ♪
- Pourquoi tu pleures, maman?
- C'est rien, mon coeur, c'est rien.
- Tu me fais mal, maman!
(baiser)
(reniflement)
- C'est parce que maman,
elle t'aime très, trs fort, OK?
-Elle avait beaucoup de peine.
- (Samuel): Merci, Madeleine.
C'est vraiment courageux de ta part.
J'ai pas d'autres questions, merci.
- J'ai pas de questions, Mme la juge.
Merci, Madeleine.
- Est-ce que maman peut me voir?
-Oui, elle est ici, à côté de moi.
- C'est pas de ta faute, maman. Je le sais, que t'es malade!
(pleurs)
C'est pas de ta faute!
Je t'aime, maman!
Je t'aime!
C'est pas de ta faute.
C'est pas de ta faute!
(pleurs de Pascale)
On construit tous des remparts à l'intérieur de nous-mêmes...
Non!
...pour cacher les choses atroces qu'on a pu commettre.
Vous vous souvenez de quoi?
Et parfois ces remparts peuvent ĂŞtre,
encore plus étouffants qu'une prison.
Harold !
Non, je veux pas.
Tu me repousses pas !
Mon pote et moi on a descendu le mec.
♪
(La narratrice lit le texte à l'écran)
prêt♪ à l'amener au palais.
Il va vouloir la faire entendre aujourd'hui.
Parfait.
- (Juge Lombardi): La séance est levée pour aujourd'hui.
(murmures)
- Elle est en chemin.
- Mme la juge, j'ai une requête à vous présenter.
- Je vous écoute.
- Avant de clore ma preuve,
j'ai un dernier témoin à faire entendre.
- Lequel?
La Couronne peut pas me prendre par surprise comme ça.
- Ma collègue connaît très bien le témoin.
Elle est au courant de ce qu'elle va venir dire.
Il s'agit de Barbara Lhamo.
(grommellements)
- ĂŠtes-vous en panne d'essence?
- MĂŞlez-vous de vos affaires.
- OK, excusez-moi, mais qu'est-ce que vous faites ici?
(reniflements)
- HĂ©, touche-moi pas!
(geignement du chien)
- Si vous partez pas maintenant, j'appelle la police.
- Ha! Tu travailles pour la pute, c'est ça?
Elle envoie ses petits chiens de garde pour la protéger?
Connasse!
(démarrage du moteur)
- Je pense qu'elle voulait mettre le feu au pick-up.
Peut-ĂŞtre mme Ă la maison.
- (Michelle): Objection.
- (Juge Lombardi): Retenue.
- Et je m'objecte aussi sur tout son témoignage.
Ma cliente est pas accusée pour cet événement.
C'est un fait collatéral
qui est non pertinent et fortement préjudiciable.
- (Samuel): Non pertinent?
C'est arrivé quelques jours avant les événements.
Et ça établit clairement le mobile de l'accusée.
Elle était en colère puis elle a voulu se venger.
- Objection rejetée.
(soupir)
- J'ai pas d'autres questions.
- Êtes-vous certaine que c'est de la colère
que vous avez ressentie de la part de l'accusée ce soir-là ?
- 100%.
- Vous trouvez pas qu'elle avait l'air dérangée
plutôt qu'enragée?
- Non, non, elle était en colère, je suis sûre de ça.
- Vous, êtes-vous en colère en ce moment?
- Ça se peut, oui.
- Pourquoi?
Aviez-vous l'impression de parler Ă la police
lorsqu'un enquĂŞteur qui travaille pour moi
est venu vous rencontrer?
- Bien, oui, c'est sûr.
- Pourtant, il vous a bien dit
qu'il travaillait pour la défense, non?
- Ouais, seulement quand je l'ai rappelé pour le confronter.
Puis, après, il m'a raccroché la ligne au nez.
(murmures)
- Je suis désolée pour ça.
C'est un homme bourru avec pas trop de manières.
Vous avez raison d'être fâchée.
Est-ce que ça se peut que la colère
que vous ressentez en ce moment vienne teinter votre jugement?
- Non, je...
- Vous avez eu une interaction d'Ă peine quelques secondes
avec l'accusée, la nuit.
Et vous affirmez sans l'ombre d'un doute
que c'est de la colère
que vous avez vue dans les yeux de cette femme-lĂ .
(soupir)
- C'est-Ă -dire que...
Oui, elle était fâchée, mais...
peut-être aussi dérangée, là , je...
Ça se peut.
- J'ai pas d'autres questions.
-(Pascale): Je te jure
que je me souviens de rien de ce qu'elle raconte.
- Ce témoignage-là nous a fait très mal.
Maintenant, le jury s'attend Ă des explications de ta part.
- Ah, non, non, non!
Je savais que c'était pour arriver.
Je... je serai pas capable.
Je serai pas capable de témoigner.
- J'aimerais ça, te l'éviter.
Mais si tu donnes pas ta version des faits,
il y a des très bonnes chances que tu sois trouvée coupable.
- OK, on va accepter l'offre de la Couronne
puis je vais plaider coupable Ă homicide involontaire.
- Je regrette, Pascale, mais il n'y a plus d'offre.
Maintenant qu'ils ont mis en preuve
ta cavale avec le bidon d'essence...
- Mais je m'en souviens pas!
- Mais c'est pas moi que tu dois convaincre.
C'est le jury!
Tu vas devoir t'expliquer.
(soupir)
Sinon...
25 ans ferme, c'est long.
(respiration haletante)
Sous-titrage: MELS
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