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(cris et pleurs)
(âȘNext to You par Charlotte Cardin âȘ)
âȘ âȘ
âȘ âȘ
âȘ âȘ
- Dre Sirois. C'est ma patiente.
- Oui, on lui a donné un milligramme d'Ativan.
Elle était vraiment en crise quand on l'a trouvée.
- Elle faisait juste crier, on aurait dit un animal.
- Pascale, tu m'entends?
(pleurs)
- Force-toi pas pour parler, OK?
On t'a donné quelque chose pour te calmer.
Repose-toi, maintenant.
OK?
(déverrouillage électrique)
- Puis, est-elle sortie de sa psychose?
- D'aprĂšs ce que les intervenants m'ont dit,
elle commence Ă comprendre que son fils est mort.
- Elle avait pas déjà compris ça?
Elle voulait plaider coupable puis tout, il y a pas longtemps.
- Elle était en plein délire, à ce moment-l.
Là , elle revient progressivement à la réalité.
Je vais peut-ĂȘtre rĂ©ussir Ă la faire parler.
-Thank God!
Parce qu'avec sa fugue,
elle vient de se mettre sérieusement dans le trouble.
- On l'a retrouvée dans une église.
Le lien avec le délire religieux est évident, il me semble.
- J'ai hùte qu'elle nous explique ça.
Elle est mieux d'ĂȘtre convaincante
car on est Ă 2 doigts de ne plus avoir de cause.
- Je ne peux pas aller plus vite que ma patiente, Michelle.
(déverrouillage électrique)
(soupir)
- Qu'est-ce que j'ai dit? J'ai Ă©tĂ© bĂȘte?
- Pas plus que d'habitude.
- OĂč est-ce que t'en es dans tes recherches sur le pĂšre bio?
- J'ai retrouvé la femme qui a organisé le party
le soir qu'Isabelle s'est fait violer.
Je la rencontre cet aprĂšs-midi.
- Bon, j'imagine que c'est mieux que rien.
(clappement)
- Puis, j'ai peut-ĂȘtre de quoi sur l'ex de Pascale.
Avant, jure-moi que ça va pas se transformer
en procĂšs du pauvre gars.
- Je jure jamais. "Shoote".
- C'est pas Shanny, sa maĂźtresse.
C'est sa petite soeur, Ă Shanny.
(coups de klaxon)
Je les ai vus s'embrasser hier soir.
Elle s'appelle Alexia Létourneau.
Elle reste dans le logement au-dessus de chez Shanny
depuis le mois de juillet.
- (Michelle): OK.
Donc, il couche pas avec sa cliente.
Il couche avec la soeur de sa cliente.
- (Boisvert): Hum, hum!
- (Michelle): En quoi ça m'intéresse?
- (Boisvert): C'est son ùge qui t'intéresse.
- Oh, quel Ăąge elle a?
- 18 ans il y a un mois.
- Ah.
Fait qu'elle était mineure
quand ils ont commencé à se fréquenter.
- Probablement, ouais.
- 17 ans, je comprends pourquoi il voulait pas que ça se sache.
- Hum! En mĂȘme temps, c'est pas illĂ©gal.
- Non, mais est-ce moral?
S'il cache ça, il cache peut-ĂȘtre autre chose.
- Hum, hum!
- Deux bonnes raisons pour aller lui parler,
la petite Alexia.
- Hum, hum!
- Oui, parfait.
Merci d'avoir appelé.
(soupir)
Ils ont retrouvé Pascale.
- Ah,good! Elle Ă©tait oĂč?
- Je sais pas, j'ai pas plus de détails.
- Hum, JP, Madeleine aurait quelque chose Ă te dire
par rapport Ă tante Pascale.
Vas-y.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- C'était un secret.
(voix entremĂȘlĂ©es)
- Alexia Létourneau?
- Oui?
- J'enquĂȘte dans la cause de Pascale DubĂ©.
Est-ce qu'on pourrait se parler?
- Allez,y, je vais venir vous rejoindre.
Qu'est-ce que vous me voulez?
- PremiĂšrement, j'aimerais savoir si vous la connaissez.
- Non, je l'ai jamais rencontrée.
- Puis Jean-Philippe Laplante, lui?
- Je sais pas ce qu'on vous a dit,
mais j'ai rien Ă voir l-dedans.
- Je vous accuse de rien.
Je veux juste comprendre votre lien avec Jean-Philippe.
- Ătes-vous de la police?
(soupir)
Je suis obligée de vous parler?
- Non, mais l'avocate pour qui je travaille
pourrait vous envoyer un huissier.
- Qu'elle me l'envoie.
(soupir)
- Ils voulaient pas les manger, les muffins.
C'est Pascale qui les a obligés.
- J'aimerais mieux parler Ă Madeleine directement.
(soupir)
- LĂ , elle est au parc avec son oncle.
De toute façon, chaque fois qu'on lui demande de répéter,
elle se met Ă pleurer.
C'est bien ça qu'elle a dit, hein?
- OK.
Je vais prendre votre déposition.
Et dĂšs que Madeleine va mieux, vous m'appelez.
On vous a trouvé une pédopsychologue
qui a accepté de rencontrer Madeleine.
Elle est spécialisée dans le deuil.
- Merci.
(vibration de cellulaire)
- Excusez.
- (Claudia Rouleau): Ăa va?
- Oui, oui.
J'ai un client qui a un dégùt d'eau.
Il va falloir que j'aille checker ça.
- Pas de problĂšme.
- Merci.
- OK.
C'est pas évident comme situation,
mais ça va bien aller, OK?
- (Pascale): Ăa se peut pas!
(reniflement)
Il était pas supposé mourir.
Elle m'a promis...
- De qui tu parles?
- La Sainte Vierge, elle m'a...
elle m'a... elle m'a dit...
- Je sais que c'est difficile
de dĂ©mĂȘler tout ça dans ta tĂȘte en ce moment, mais essaie.
Elle t'a dit quoi?
- Elle m'a dit qu'elle pouvait sauver mes enfants.
- De quoi, de qui?
- De... de Shanny.
Pour pas qu'elle les exploite avec son compte OnlyFame.
- Comment tu voulais sauver tes enfants?
- Je... je sais pas!
J'ai l'impression d'ĂȘtre dans un cauchemar
puis de pas ĂȘtre capable de me rĂ©veiller!
- C'est pas un cauchemar que tu fais.
C'est une psychose.
C'est pour ça que t'entendais des voix.
- Ăa se peut pas.
- Est-ce que t'entends toujours la Sainte Vierge?
- Non...
- Ăa, ça veut dire que les antipsychotiques
que je t'ai donnés commencent à faire effet.
- Ăa veut dire que c'est moi qui...
(cri)
NON! NON!
HENRI!
(sanglots)
Henri! Henri...
(pleurs)
- Chut...
(paroles indistinctes)
- Non!
- Chut!
(sanglots)
- Te souviens-tu de notre premiÚre nuit à Montréal?
- Ouais.
- T'Ă©tais prĂȘt Ă dire Ă tout le monde qu'on s'aime.
- Je peux pas, Alexia. Plus lĂ .
- Je sais.
- OK.
Racontez-moi tout.
Depuis le début, s'il vous plaßt.
On construit tous des remparts Ă l'intĂ©rieur de nous-mĂȘmes...
Non!
...pour cacher les choses atroces qu'on a pu commettre.
Vous vous souvenez de quoi?
Et parfois ces remparts peuvent ĂȘtre,
encore plus étouffants qu'une prison.
Harold !
Non, je veux pas.
Tu me repousses pas !
Mon pote et moi on a descendu le mec.
âȘ
(La narratrice lit le texte à l'écran)
orsâȘ des rĂ©nos de Shanny LĂ©tourneau.
- Exact. Alexia venait souvent visiter sa soeur.
- Pourquoi Pascale pense que c'est Shanny, votre maĂźtresse?
- Hum, parce que j'ai donné le nom de Shanny à Alexia
dans mon téléphone.
Je l'ai mis en italique, fait que quand elle me texte...
- Elle passe pour votre cliente.
Puis, pourquoi Shanny accepte de passer pour votre maĂźtresse?
- Parce que je veux pas que mon pĂšre soit au courant.
- Vous avez jamais rencontré Mme Dubé, hein?
- Non.
- Quel Ăąge vous avez, exactement?
- Je viens d'avoir 18.
- MĂȘme Ă 17, c'Ă©tait pas illĂ©gal.
- Non, c'est sûr.
C'est juste que ça peut nuire à votre image auprÚs du jury,
par exemple.
Donc, lĂ , vous me jurez
que vous ĂȘtes pas entrĂ©e en contact avec Mme DubĂ©,
que ce soit par texto, par Facebook...
- Je suis jamais rentrée en contact avec elle.
- OK, bon.
LĂ , dans les circonstances, moi,
je vous conseille d'accepter de rencontrer Me Simon
si jamais elle vous relance.
(soupir)
- Ătes-vous sĂ»r que c'est une bonne idĂ©e, ça?
- Ouais. Avec elle, vaut mieux collaborer.
Parce qu'elle pourrait obliger Alexia à témoigner.
Puis ça, on veutpasça, OK?
- OK.
(déverrouillage électrique)
- Mange un peu, ça va te faire du bien.
- J'ai pas faim.
- Je sais que c'est difficile en ce moment.
Je comprends.
Mais pense aux gens qui tiennent Ă toi,
aux gens qui t'aiment.
Pense Ă ta fille.
- Comment elle va?
- Dans les circonstances...
elle va bien.
- (voix enrouée): Pourquoi moi?
Pourquoi je fais une psychose?
- Je sais pas encore exactement ce qui l'a déclenchée, mais...
on va trouver.
Ensemble, OK?
(vibration)
- Oui, allĂŽ?
- (Ăliane): Bonjour, M. DubĂ©.
C'est Dre Ăliane Sirois.
Je me demandais si vous pouviez
passer voir votre fille Ă l'hĂŽpital.
- Vous l'avez retrouvée?
- Oui. On vous l'a pas dit?
- (Julien): Ah, euh...
(raclement de gorge)
Oui, oui, Me Simon m'a texté.
Comment elle va, lĂ ?
- Je pense que ça lui ferait du bien de vous voir.
- Hum!
- Je peux pas croire que c'est arrivé chez nous
puis que j'ai rien vu.
J'ai rien su.
C'est pour ça qu'Isabelle m'a jamais redonné de nouvelles.
- Vous souvenez-vous qui était là ?
- Ah!
Ăa remonte quand mĂȘme Ă 1990, l.
C'était pas un party officiel.
C'était plus unget together aprÚs notre dernier examen.
Mais si Isabelle était là ,
ça veut dire que j'ai dû inviter la gang
de technique administrative, ça.
- Fait que c'était un genred'open house?
- Ouais, genre.
- Vous auriez pas des photos?
- Hum, faudrait que je fouille.
- J'ai tout mon temps.
C'est la mĂȘme soirĂ©e, ça?
- (Nancy Dubois): Ouais.
- Vous souvenez-vous de leur nom, Ă ces 2 gars-l?
- Euh, je me rappelle juste de lui, François Duquette.
J'ai écrit son nom en arriÚre de la photo.
Mais je me rappelle pas de lui.
(déverrouillage électrique)
- Papa!
- Pascale...
- J'ai jamais voulu faire de mal aux enfants, je te le jure.
- Mais pourquoi t'as fait ça?
- Je pensais...
Je sais pas.
Mais je voulais pas leur faire de mal,
il faut que tu me croies!
- Je te crois.
Je te crois, ma fille.
(pleurs)
- Alexia...
Alexia! Alexia, attends, attends.
On peut pas se laisser sec de mĂȘme.
- Bien, c'est pas ça que tu veux?
On arrĂȘte tout?
(soupir)
- Je ne sais plus.
Je sais pas, j'ai l'impression que de ce temps-ci,
Ă part ĂȘtre tout le temps en crisse, je ne ressens plus rien.
- Puis t'as peur que ça devienne public avec le procÚs?
- Non, c'est pas ça.
- Bien oui, c'est ça.
C'est correct.
Je comprends.
- Veux-tu que je t'accompagne
quand tu vas aller voir l'avocate?
- Non.
J'aimerais mieux qu'on se revoie pas.
- OK.
- Te sens-tu prĂȘte de me parler de ce qui s'est passĂ©?
- Hum...
J'ai juste des...
des flashs qui me reviennent.
- C'est correct.
Par exemple?
- Hum...
Je me vois acheter des billets d'avion.
Je... je voulais amener mes enfants au Vatican pour...
pour les purifier.
- Les purifier de quoi?
- De moi.
De...
de mon lien avec le diable.
- Pourquoi tu penses que t'as un lien avec lui?
- Parce que ma mÚre biologique est tombée enceinte de moi
aprÚs avoir été violée.
- Parce que t'es née d'un viol,
tu penses avoir un lien avec le diable?
- Oui.
C'est ça.
- (Boisvert): Ăa explique pas pourquoi
elle a voulu tuer ses enfants.
- Pascale se souvient de rien 24 heures avant les événements.
- Bon! Unblackout,astheure.
(sonnerie de téléphone au loin)
- C'est déjà beau qu'elle émerge aussi rapidement.
Elle se souvient d'avoir volé les prescriptions de son pÚre.
Fait que si elle avait voulu nous manipuler,
elle aurait inclus ce trÚs incriminant détail
dans sonblackout,qu'on appelle "une amnésie dissociative",
en passant.
OK, fait que lĂ , si vous me laissez finir,
vous allez comprendre pourquoi je suis convaincue
de son honnĂȘtetĂ©...
- (Michelle): Ăa ne sert plus Ă rien.
Je vais fortement lui conseiller de plaider coupable.
(coup sur la table)
- Excuse-moi, excuse-moi.
C'est juste que je commence Ă peine la faire parler.
Boisvert a des bonnes pistes pour le pĂšre bio...
- J'ai pas encore rencontré Isabelle là -dessus, mais...
- La Couronne m'a envoyé la preuve
que Pascale a forcé ses enfants à manger les muffins.
La petite Madeleine a fait des confidences Ă son pĂšre.
- Ouch!
(Vrombissement de moteur)
Ils voulaient démarquer le Québec.
Ils voulaient qu'on ait un produit juste Ă nous autres.
(Musique dramatique)
Il n'y a qu'au Québec qu'on puisse
vraiment créer une voiture qui soit différente.
(Crissement de pneus)
La plus belle époque ça a été évidemment
avec la nouvelle usine.
De penser qu'on était tellement proches.
âȘ
Le potentiel était là , le vouloir était l.
On aurait inondé le Canada.
(Le narrateur lit le texte à l'écran)
On a- Je peux t'en voler une?
Thanks.
- Ton dégùt d'eau, ça s'est bien passé?
- Ouais, ça, ç'a bien été.
- Hum!
T'as le droit d'aller voir ta blonde, tu sais?
C'est pas moi qui vais te juger lĂ -dessus.
- Je n'ai plus de blonde.
- Ăa va?
- Ouais.
- Je comprends pas.
Elle aimait tellement ses enfants!
(ricanement)
- C'est pas ça, la question.
Moi aussi, je les aime.
Ces enfants-lĂ , c'est toute ma vie, osti,
puis ça, elle le savait.
C'est exactement pour ça qu'elle a fait ça.
Tu sais comment elle était jalouse puis possessive.
- Hum, hum!
(ricanement)
- Si t'avais vu la crise qu'elle m'a fait
quand je lui ai dit que je la laissais...
J'aurais dû faire ça bien avant.
Ăa faisait un bout que ça ne marchait plus.
Cùlisse que j'aurais dû faire ça avant!
(soupir)
Je suis correct.
Fait que... elle est oĂč, Madeleine?
- Avec Camille, elles écoutent un film.
-Good.
(reniflement)
- HĂ©, JP?
Madeleine m'a demandé de quoi cet aprÚs-midi.
Je lui ai dit que je pourrais pas, mais...
elle veut bien gros voir sa mĂšre.
(soupir)
- Si tu perds, c'est 25 ans ferme.
Tandis que si tu plaides coupable,
je peux peut-ĂȘtre t'avoir un bondealavec la Couronne.
Genre qu'au bout de 8 ou 10 ans,
tu pourrais ĂȘtre Ă©ligible Ă une libĂ©ration conditionnelle.
- Oui, je suis au courant des peines minimums.
- Ouais, je sais.
L'autre affaire, c'est que...
ça pourrait éviter à ton ex
d'avoir à subir l'épreuve d'un procÚs.
C'est toujours lourd pour les victimes.
MĂȘme que des fois, ça peut les retraumatiser.
Penses-y.
Ta prochaine date de comparution est dans 2 semaines.
- Non, pas besoin.
J'ai pris ma décision.
- (Michelle): De toute façon,
elle changera pas d'idée.
Elle veut plaider coupable.
- OK, fait que les recherches sur le pĂšre biologique,
on laisse faire ça?
- Non, non, pas avant que j'aie conclu ledealavec la Couronne.
Puis ça, c'est mauditement pas gagné.
- OK, boss.
Michelle fait juste sa job.
- Je sais.
(sirĂšne)
- Je trouve que c'est une bonne affaire,
qu'elle plaide coupable.
Il y a des victimes.
(sirĂšne)
Non, mais c'est vrai.
Toi, tu travailles souvent avec la défense, hein?
Te mets-tu dans la peau des victimes, des fois?
- Tu penses que je suis pas capable
de me mettre dans la peau des victimes?
Tu penses que, quoi, je suis insensible Ă ce qu'ils vivent?
- Je veux juste dire qu'il y a 2 cÎtés à une médaille.
- En plaidant coupable,
c'est comme si elle admettait qu'elle avait agi par vengeance.
La réalité, c'est pas mal plus complexe que ça.
(sirĂšne)
Tu le sais, tout ça... Albert! ArrĂȘte avec ton maudit camion!
(arrĂȘt de la sirĂšne)
Désolée.
- Excuse-moi, je voulais pas...
- Non.
Non, non, c'est moi.
Je suis désolée, mon grand, OK?
Maman est fatiguée, OK?
On va aller se prendre un bon bain.
- (Pascale):Tu peux pas me prescrire quelque chose?
Un somnifĂšre, genre?
- Pascale, je suis dentiste, je suis pas médecin de famille.
- Tu prescris des antidouleurs.
Tu pourrais prescrire une pilule.
Juste une fois, pour dormir.
- Si tout le monde se mettait aux pilules
chaque fois qu'il y a un coup dur...
- Je suis brûlée, papa, incapable de me concentrer...
- As-tu essayé la valériane?
Ou la cohérence cardiaque? Il y a plein d'applications...
- C'est bon, laisse faire.
(glissement de la porte-patio)
- (Louis): AllĂŽ?
Julien?
- Ouais.
- Je courais dans le coin.
- Ah, excuse le bordel, lĂ .
- Je voulais savoir comment t'allais.
- Ăa va, ça va.
Je m'excuse pour le salon funéraire.
Je sais pas ce qui m'a pris.
- Bah, il était pris que t'étais bouleversé.
C'est ça qui t'a pris.
- Ouais. Assis-toi.
(raclement de gorge)
As-tu su que Pascale allait plaider coupable, finalement?
- Non.
Comment tu prends ça?
- Bah...
J'imagine que c'est la bonne chose Ă faire.
Fuck,Louis!
(reniflement)
Je sais pas, j'ai rien vu!
Elle est venue me voir 2 jours avant Ă mon bureau
en détresse parce que...
parce qu'elle arrivait pas Ă dormir!
- Puis moi, je lui ai conseillé de prendre de la valériane!
- Tu pouvais pas savoir.
- De la crisse de tisane!
Ah! Je suis désolé, là ...
Moi, j'aurais dĂ» ĂȘtre lĂ pour elle.
C'est ça.
- Fais-tu de quoi pour te désennuyer?
Vois-tu des chums, de la famille? Je sais pas...
- Ah, Louis, t'es bien fin, mais comme tu sais,
j'avais remplacé la bouteille par le travail.
Fait que moi, des amis, je...
- As-tu ça, des souliers de course?
On lùche pas, ça va bien.
- Et voilĂ .
- Merci.
- Excusez pour le bordel, on vient juste d'emménager.
- Est-ce que ça veut dire que Madeleine va changer d'école?
- Pas le choix, malheureusement.
- Ăa fait beaucoup de bouleversements en peu de temps.
- Hum! Ouais, je sais.
C'est pour ça que ça commençait à presser
qu'elle voie une psychologue.
- Hum!
- Surtout que lĂ ,
elle vient de se rentrer dans la tĂȘte de voir sa mĂšre.
Puis, moi, je sais pas trop comment "dealer" avec ça.
- Vous voulez pas qu'elle la revoie?
- Bien non.
- C'est correct, vous avez le droit.
Mais il faut juste lui expliquer pourquoi.
- Je suis quand mĂȘme pas pour lui dire
que sa mÚre a essayé de la tuer pour se venger.
- Non, je pense pas que ce soit une bonne idée de lui dire ça.
Mais les enfants, ils le sentent quand on leur cache des choses.
Faut juste trouver une façon de leur dire
en se rapprochant le plus prÚs de la vérité.
- Comme?
- Vous pourriez simplement lui dire
que vous savez pas pourquoi elle a fait ça.
- OK, donc lui mentir.
- Vous pourriez juste vouloir attendre l'issue du procĂšs
avant de vous prononcer.
Ăa laisserait le temps Ă la poussiĂšre
de retomber un petit peu.
Vous vous sentez comment par rapport Ă votre ex-conjointe?
- Je suis en crisse contre elle.
- C'est normal.
Mais peu importe qu'est-ce que vous ressentez,
il faut que vous laissiez de l'espace Ă votre fille.
De l'espace pour qu'elle ait le droit d'aimer sa mĂšre.
Les parents, c'est les piliers de la vie d'un enfant.
Vous pouvez pas demander Ă Madeleine
d'arrĂȘter d'aimer sa mĂšre.
(soupir)
- Wow!
Je sais pas si je vais ĂȘtre capable de faire ça.
- C'est correct, là , de trouver ça dur.
Puis d'ĂȘtre vulnĂ©rable devant elle.
Ăa va peut-ĂȘtre lui permettre de l'ĂȘtre Ă son tour.
- Je les reconnais, ouais.
Mais comme je vous ai dit, moi,
j'ai aucun souvenir de cette soirée-là .
- Je vous demande pas de vous rappeler de la soirée.
Juste me dire c'est qui, lui.
- Je pense que c'est Martin Gagné.
- Bon, Martin Gagné.
Vous ĂȘtes sĂ»re?
- Qu'est-ce que vous voulez faire, exactement?
- On va essayer d'aller chercher son ADN
pour savoir si c'est lui, le pĂšre de Pascale.
Si ça se confirme...
- Est-ce que ça veut dire que moi, je vais avoir à témoigner?
- Ăa se pourrait, oui.
- OK, mais là , ça va trop loin. Je veux pas aller en cour, moi.
Je vous ai dit ce que j'avais Ă dire.
Je suis désolée, je peux pas m'engager plus que ça.
(soupir de Boisvert)
- MĂȘme si on sait pas pourquoi...
c'est grave, ce que maman a fait.
C'est pour ça qu'elle est en prison.
Comprends-tu, maintenant, pourquoi tu peux pas la voir?
- Mais c'est moi qui ai dit Ă Henri de manger les muffins.
- Ouais.
Mais pourquoi t'as demandé ça à Henri?
- Parce qu'elle me l'a demandé.
- Exact.
T'as juste fait ce que maman t'a demandé.
C'est pas de ta faute, ma grande.
- C'est pas de sa faute non plus.
Elle avait de la peine, elle pleurait tout le temps.
Ă cause de toi.
- (voix enrouée): Je sais que papa
lui a fait beaucoup de peine.
Mais c'est pas une raison de faire ça.
Quand on aime quelqu'un...
on lui fait pas du mal comme ça.
Tu comprends?
- Pleure pas.
(petit rire)
- C'est correct de pleurer, mon amour.
On a tous de la peine.
Donc si je comprends bien, tu vas tout laisser tomber.
Logan, on avait conclu une entente.
Tu travailles mĂȘme plus ici, Amy.
Tu peux cesser de faire semblant.
Tu n'es pas obligée de t'intéresser au rodéo.
Oublie ce que je t'ai dit.
Si j'étais plus comme Georgie, je serais
certainement plus Ă ma place ici.
-C'est pas vrai. -Oui, c'est vrai.
âȘ
Quand j'aurai dit Ă tout le monde en ville
combien ton truc c'est de la frime,
t'auras besoin d'un vrai miracle pour avoir des clients.
âȘ
(La narratrice lit le texte à l'écran)
- Woh, woh, woh! Slacke. Ha, ha!
(rires)
(respiration haletante)
- Puis, est-ce que Madeleine aime sa nouvelle maison?
- Elle s'habitue tranquillement, ouais.
- Penses-tu que je pourrais la revoir?
- Ah, pas sĂ»r que mon gars est prĂȘt.
- Oublie ça, Louis.
- HĂ©, sais-tu quoi?
Laisse-moi voir ça, OK?
- Merci, Louis. Envoye!
Viens-t'en, on se retrouve Ă la maison!
- Un party en 1990? C'est loin en esti.
Dis-moi son nom, au moins.
- J'ai pas l'autorisation de dévoiler son nom en ce moment.
- C'est une affaire deme too, ça, là ?
- Non, non, comme je vous ai dit,
ma cliente cherche Ă retracer son pĂšre biologique.
- Es-tu une police?
T'as une face de police, me semble.
- M. Duquette...
- Non, non, c'est pasclean, ton affaire.
LĂ , je vais te demander de partir.
- Votre fille vous cherche.
- J'ai dit: décrisse!
(fermeture de porte)
(cloche d'école)
(voix entremĂȘlĂ©es)
- Madelinou!
- C'est pas papa qui vient me chercher?
- Non, il est encore au travail.
Mais j'ai une surprise pour toi.
Regarde qui est lĂ .
- Papi!
- Oh, ma belle fille!
Hé, ça te tente d'aller manger une crÚme glacée?
- Oui!
(rire)
- Tu me la ramĂšnes dans une heure?
- Promis. Merci. Viens-t'en, ma belle.
Puis, ta journée?
- (Madeleine): J'ai fait des maths!
- (Julien): Ah!
Mmm!
C'est bon, hein?
- Papi?
- Hum?
- Elle est oĂč, maman?
- Elle est dans un genre d'hĂŽpital.
- Qu'est-ce qu'elle a?
- C'est compliqué, ma Chouchoune.
- Toi, vas-tu la voir, des fois, Ă l'hĂŽpital?
- Ăa m'arrive, oui.
- Peux-tu m'emmener?
S'il te plaĂźt, papi.
(soupir)
(ouverture de porte)
- (Jean-Philippe): AllĂŽ!
- T'arrives de bonne heure.
- Ouais, j'ai fini plus vite que je pensais.
Madeleine est oĂč?
- (Madeleine): Maman?
- Mon bébé? Mon bébé!
- Maman!
- Ha! AllĂŽ!
(baisers)
T'es tellement belle!
- Maman!
Je veux aller de l'autre cÎté.
- On peut pas, Madeleine.
- C'est correct, mon amour. Tout va bien, tout va bien, OK?
Tout va bien, mon coeur. Tout va bien, OK?
- C'est quand qu'on va se revoir?
- Oh, bientĂŽt, promis. Maman te le promet, OK?
BientĂŽt, on va ĂȘtre ensemble. Ăa va bien aller, mon amour.
OK? Tout va bien.
- OK, on peut pas.
- Non! Maman...
- Je t'aime, mon amour. Je t'aime.
- On peut pas, on peut pas. - Maman t'aime plus que tout.
- Maman!
(cris de Madeleine)
- On peut pas! - MAMAN!
- (Pascale): Ăa va, mon amour, ça va!
- Maman! Je veux voir maman!
- Je t'aime, mon amour! Je t'aime, mon coeur!
- Maman! Maman!
- Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime!
- (pleurant): Maman!
- Je t'aime, je t'aime, je t'aime!
- (Julien): Madeleine, ça suffit!
- MAMAN! LĂCHE-MOI! JE VEUX VOIR MAMAN!
- Madeleine, arrĂȘte! - MAMAN!
Je veux voir maman!
MAMAN! NON! NON!
On Ă©tait pas censĂ© ĂȘtre en vacances ?
(Narratrice)Il est toujours prĂȘt Ă l'action.
J'adore les belles explosions.
(Explosion)
Vous avez juste assez de lumiĂšre.
On peut le retirer assez facilement
sans ĂȘtre obligĂ© d'ouvrir la blessure.
On ne le prend jamais au dépourvu.
Capture de gaz, plus aiguille,
égal pistolet passe-partout.
L'ingéniosité est sa marque de commerce.
Tu vas me donner mon argent.
(Explosion)
(La narratrice lit le texte à l'écran)
- Ăa s'en vient lourd, ton affaire.
Un procĂšs devant jury,
ça coûte des centaines de milliers de dollars.
Puis, on pourrait l'éviter
si tu prenais 2 secondes de ton temps précieux
pour répondre à mes appels.
- Mon Dieu!
T'as 2 secondes, lĂ .
- Tes chances de gagner sont pas de 100% puis tu le sais.
(ricanement de Samuel)
La défense de non-responsabilité est solide.
- T'es au courant du témoignage de sa fille, toi?
- On parle d'une enfant de 7 ans.
Qui te dit qu'elle met pas tout le blĂąme sur sa mĂšre
parce qu'elle se sent coupable d'avoir empoisonné son frÚre?
Bon, maintenant que j'ai ton attention,
peut-on passer de 2 secondes Ă 10 minutes?
(petit rire de Samuel)
- Viens-t'en, ma belle fille.
- OĂč est-ce que vous Ă©tiez?
T'as pleuré, toi.
- Je l'ai emmenée voir sa mÚre.
- Me niaises-tu, toi, tabarnac?
- C'est moi qui lui ai demandé.
- Je sais, Madeleine. Mamie va s'occuper de toi.
- (Jacinthe): Madeleine, viens-t'en.
- Toi, lĂ , juste que ce soit clair,
regarde-la bien comme il faut
parce que tu ne la reverras plus jamais, mon esti.
Je peux pas croire.
- C'était pas ça, ledeal.
(ouverture de porte)
(claquement de porte)
- Je veux la revoir. Je veux revoir ma fille.
- Sans l'autorisation de Jean- Philippe, ça va ĂȘtre impossible.
- Elle peut rester de l'autre bord de la clĂŽture.
On se touchera pas.
Je suis sa mĂšre, je dois avoir encore des droits...
- Avec ce qui vient de se passer,
Jean-Philippe risque fort probablement
de demander une déchéance d'autorité parentale.
Ăa, ça veut dire que...
- Que je ne pourrai plus revoir ma fille.
- Jusqu'Ă tant qu'elle soit en Ăąge de dĂ©cider par elle-mĂȘme.
Non.
- Non, non, il doit avoir un moyen d'éviter ça...
- Oui, il y en a un.
- Gagner mon procĂšs.
Appelle Michelle.
Je veux plaider non coupable.
Si je pourrai jamais revoir ma fille,
je veux qu'elle comprenne ce qui s'est passé.
Puis, pour ça, faut que j'aille en procÚs.
- Je te demande pas la lune.
Juste de réduire le chef d'accusation
Ă homicide involontaire.
- L'intĂ©rĂȘt de la justice...
- C'est de régler ça au plus sacrant.
Je sais que t'aimes ça, faire des procÚs,
puis que tu rĂȘves de prendre ta revanche contre moi.
(ricanement de Samuel)
Mais on se reprendra dans une cause moins triste que celle-lĂ .
Hum?
Pense au pĂšre, aussi.
Si on peut lui éviter d'exposer toute sa vie privée au public,
il sera pas fùché.
- MĂȘme si j'accepte de rĂ©duire le chef,
je veux un minimum de 20 ans.
(vibration de cellulaire)
- Douze puis on a undeal.
(ricanement)
Ah!
Excuse, j'ai une urgence.
Euh, on se parlera de la sentence une autre fois, OK?
- J'ai rien accepté.
J'accepterai rien en bas de 16 ans, hein!
Michelle...
- Ăcoute...
- Comment ça se fait
que Madeleine est rentrée voir Pascale?
T'as laissé passer ça, toi?
- Non, pas du tout.
Elles se sont croisées dehors
pendant que Pascale prenait l'air dans la cour.
- J'étais sur le bord d'avoir un bondealavec la Couronne!
- Qu'est-ce qui a pris Ă Julien d'amener la petite voir sa mĂšre?
- Apparemment, c'est Madeleine qui lui aurait demandé.
(soupir)
(bip de cellulaire)
- Les résultats d'ADN de Duquette viennent de rentrer.
Shit!C'est négatif.
- Ha! Tu sais, quand ça va bien?
- T'avais pas un 2e prospect?
- Il était en voyage en dehors du pays.
- Là , l, trouvez-moi des témoins.
Retournez voir ses collĂšgues, ses voisins, sa famille.
Je m'en fous, mais trouvez-moi quelqu'un
qui l'a vue en psychose puis ça presse!
- Les voisins ont déjà été rencontrés par la police.
Ils ont rien vu.
On va retourner les voir.
- Hum!
- Moi, je vais aller Ă la pĂȘche
avec la maĂźtresse de son ex.
Go!
(sonnerie de téléphone en sourdine)
(sonnette)
- Monsieur, je peux vous parler?
âȘ âȘ
âȘ âȘ
âȘ âȘ
âȘ âȘ
- Bonjour. - AllĂŽ.
- Bonjour. - Bonjour.
- Excusez-nous, on aurait peut-ĂȘtre quelques questions
à vous poser sur Pascale Dubé.
- Ah, oui, oui.
- Vous habitez ici? - Oui.
- Juste savoir si vous avez eu la chance de la rencontrer
les jours précédant l'incident.
- Non, je l'ai pas vue. Ni la veille ni l'avant-veille.
Elle était trÚs discrte, hein, fait que...
- Bien, moi, je l'ai vue, mais la semaine d'avant.
Je sais pas si ça compte pareil.
- Oui, bien sûr. Dans quelles circonstances?
- Euh, elle m'a appelée vers... quoi, 8h00?
Un soir, lĂ , pour me demander d'aller garder ses enfants.
Elle m'a dit qu'elle en aurait pas pour longtemps,
puis elle est revenue Ă , genre, minuit.
Ătes-vous correcte, Mme DubĂ©?
Mais c'Ă©tait quand mĂȘmeweird parce qu'elle se promenait
avec un bidon d'essence.
Puis, le bouchon était ouvert.
C'est pour ça qu'elle sentait l'essence à plein nez.
- C'était quand, ça, exactement?
- Euh, je peux vous dire ça.
Elle m'a appelée le 10 mai.
Est-ce qu'elle vous semblait dans un état particulier?
- Bien, un peu bizarre,
mais je pensais que c'était parce qu'elle était fatiguée.
- L'as-tu revue aprÚs ça?
- Oui, le lendemain matin.
Elle était avec ses enfants puis elle avait l'air bien normale.
(pépiements d'oiseaux)
- Merci.
- Tu peux venir t'assoir.
Merci d'avoir accepté de me rencontrer.
- Je pensais qu'il y en aurait pas, de procĂšs.
- Il va finalement en avoir un.
Veux-tu un verre d'eau?
- Non, merci.
Puis, je vais vous dire la mĂȘme chose
que j'ai dite Ă votre enquĂȘteur.
Je l'ai jamais rencontrée, Pascale Dubé.
- OK, tu l'as jamais rencontrée.
- Non.
- Mais j'imagine que Jean- Philippe t'a déjà parlé d'elle?
- Bien, oui, lĂ .
Pour me dire qu'elle est folle, surtout.
- C'était dans quel contexte, ça?
- Euh...
- Partie faire des commissions pendant 3 heures.
Un mardi soir.
Pour revenir avec un bidon d'essence.
- Elle revenait d'oĂč?
- Bonne question.
- Qu'est-ce que tu fais?
- Reste ici.
- Woh!
(chuchotant): Fais pas ça!
Introduction par effraction. Super!
- Bingo!
D'aprĂšs moi, elle voulait mettre le feu quelque part.
- Il y a pas vraiment de preuve de ça.
(bip)
- En tout cas, le dĂ©panneur oĂč elle a achetĂ© le bidon
est Ă 150 mĂštres de chez Shanny.
- HonnĂȘtement, je comprends pas ce qu'on fait ici.
Visiblement, elle a pas mis le feu Ă l'immeuble.
- Bingo!
- Marche pas sur le gazon.
(raclement de gorge)
Qu'est-ce qu'on fait ici?
- Oui?
- Bonjour. - Bonjour.
- On enquĂȘte sur un Ă©vĂ©nement
qui est survenu le 10 mai dernier.
- OK.
- Votre caméra, elle fonctionne?
- Ah, non, dĂ©solĂ©e. Vous enquĂȘtez sur quoi?
- On cherche des gens qui auraient vu une femme
avec un bidon d'essence.
- Cheveux bruns? Environ 30 ans, lĂ ?
- Exactement.
- Bien oui, je l'ai croisée en promenant mon chien.
Il était environ 11h00 le soir, là .
- Cette femme-lĂ ?
- Ăa lui ressemble, oui.
- Lui avez-vous parlé?
- Je lui ai demandé ce qu'elle faisait là .
- Pourquoi?
- Parce qu'elle tournait en rond autour d'un pick-up en sacrant
avec un bidon dans les mains.
J'ai eu l'impression qu'elle voulait l'asperger d'essence.
- Esti! Le pick-up de son ex.
OK, qu'est-ce qu'elle vous a répondu?
- Elle m'a engueulée, elle est montée dans sa voiture
puis elle est partie.
Une chance, parce que j'appelais la police.
Elle était vraiment... vraiment enragée.
- Merci.
Sous-titrage: MELS
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