All language subtitles for Bete.Noire.2021.S02E03.FRENCH.1080p.WEB.DD5.1.H264-TFA

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Original subtitles

(déverrouillage électrique)

- Merci.

Je te jure que c'est bon.

- Pascale, ça fait 2 jours que t'as rien avalé.

Faut que tu manges.

Sinon, je vais ĂȘtre obligĂ©e de prendre des mesures

pour te nourrir.

Puis ça, t'aimeras pas plus ça que les injections forcées.

(ouverture de porte)

â™Ș â™Ș

- (Jean-Philippe): Je vais te le dire!

C'est de ma faute, cĂąlisse, si Henri est mort!

C'est correct, ça?

- (chuchotant): Chut! Madeleine...

- Madeleine!

Madeleine, attends...

Madeleine?

Madeleine!

Papa a crié fort.

Je suis désolé.

- (Madeleine): C'est pas de ta faute.

Ni de la faute de maman si Henri est mort.

C'est...

Je veux pas aller en prison!

- Pourquoi tu dis ça?

- Je veux pas...

- Qu'est-ce qui s'est passé?

- (voix enrouée): C'est de ma faute.

- Non, non, non. Viens ici.

Chut!

(pleurs de Madeleine)

(vibration de cellulaire)

â™Ș â™Ș

- Ça dit qu'elle a 3 fois moins de benzo dans le sang qu'Henri.

Puis 2 fois moins que Madeleine.

- (Boisvert): Qui dit ça?

-Le rapport toxicologique de Pascale Dubé,

Henri et Madeleine Laplante.

"Focusse", Boisvert.

- Autrement dit,

personne n'a mangĂ© la mĂȘme quantitĂ© de muffins?

- Exact. La question Ă  1000$, c'est: pourquoi?

- On le sait, pourquoi.

Ils ont quand mĂȘme ses aveux.

- Éliane, a-t-elle commencĂ© Ă  te parler?

- Non, elle s'est refermée depuis le début du traitement.

MĂȘme qu'elle refuse de manger.

-La médication fonctionne pas?

- Non, j'ai pas dit ça.

Ça pourrait ĂȘtre long.

- (Boisvert):C'est peut-ĂȘtre pas une psychose qu'elle fait.

- Effectivement.

- (Michelle): Comment ça, "effectivement"?

- Boisvert émet une théorie. Je l'écarte pas, c'est tout.

MĂȘme que je vais demander unscan

pour m'assurer qu'elle a rien au cerveau.

- Hum, hum!

- À part de Pascale,

quelqu'un d'autre sait ce qui s'est passé:

la petite Madeleine.

- (Michelle): Ouais, ouais.

La police l'a pas encore rencontrée.

Je vais me mettre lĂ -dessus.

LĂ , on garde le cap sur la psychose, OK?

- (Éliane): Hum, hum!

Je vais aller rencontrer le pĂšre de Pascale

pour voir s'il y a rien qui m'a échappé sur son parcours.

- (Boisvert): Je vais y aller avec toi.

-Boisvert, tu rencontres la mĂšre bio?

- Hum, hum!

- Avant, tu passeras au dépanneur t'acheter un sourire.

- Je vais faire ça.

- (Michelle): Good.

(sonnette)

- Bonjour.

- Est-ce que vous ĂȘtes Isabelle Martineau?

- Oui, c'est moi.

- Hum, j'ai jamais eu le courage avant...

Ma mÚre est morte il y a 5 ans puis elle m'a laissé ça.

(voix entremĂȘlĂ©es)

- Écoute, j'aurais aimĂ© ça que tu m'appelles

avant de débarquer.

- Ah.

Bien oui, excuse-moi...

(reniflement)

- Attends, attends.

Excuse-moi, attends.

Viens, on va aller marcher.

Viens.

â™Ș â™Ș

Son conjoint venait de la laisser.

Elle se sentait perdue.

Elle a tellement pleuré.

En fait, elle est venue me voir

parce qu'elle cherchait des réponses.

- Quel genre?

- Elle voulait savoir pourquoi je l'avais abandonnée.

Puis moi, je voulais pas lui dire.

Pas comme ça, pas de cette façon-là.

Mais elle a tellement insisté.

(soupir)

Je l'ai mise en adoption parce que j'en voulais pas,

de cette enfant-lĂ .

Puis, je pense que c'est ça qui lui a fait le plus mal.

Quand elle a appris les circonstances

dans lesquelles elle avait été conçue.

- Vous avez été agressée?

- Hum!

Le 29 mai 1990.

Dans un party d'appartement, quand j'étais au cégep.

- Connaissez-vous l'identité de votre agresseur?

- Non, j'étais trop saoule. J'ai fait unblack out.

- Avez-vous porté plainte?

- Non.

Puis, comme je vous dis, ma famille sait rien.

Mon mari va arriver d'une minute Ă  l'autre.

Je peux rien faire de plus.

Je suis vraiment désolée.

(raclement de gorge)

- DerniĂšre petite chose.

Vous souvenez-vous de qui avait organisé le party?

- Il reste juste à retrouver cet esti d'écoeurant-là.

- Comment? Je veux dire, elle se souvient de rien.

- Elle se souvient de la fille qui a organisé le party.

C'est déjà ça.

InquiĂšte-toi pas, je vais le retrouver, le tabarnac.

(bip)

- Tu peux prendre le temps de lui répondre.

- Pour dire quoi? "Mange de la marde"?

(démarrage du moteur)

- Samuel?

Avez-vous fini par interroger Madeleine Laplante?

- Non, le pĂšre veut pas. Elle est trop fragile.

- Tu vas faire ça quand?

- Bah, ma preuve est pas mal béton.

- Mais tant qu'on n'a pas parlé à sa fille,

on peut pas prétendre savoir

ce qui s'est vraiment passé ce matin-là.

- On sait ce qui s'est passé ce matin-là.

- Ah oui?

T'as la preuve que Pascale a donné l'indication à ses enfants

d'avaler le poison?

Parce que sans ça, t'as pas de cause.

- Voyons, Michelle, elle l'a avouĂ© elle-mĂȘme en interro.

- Ce qu'elle a dit,

c'est qu'elle a empoisonné ses enfants.

C'était pas nécessairement son intention au moment des faits.

Peut-ĂȘtre que ses enfants ont court-circuitĂ© ses plans.

- C'est ça qu'elle vous a dit?

- Me Pépin-Tremblay, vous savez trÚs bien

que je peux pas vous révéler ce genre de chose.

Mais on parle peut-ĂȘtre plus d'homicide involontaire

ou de négligence criminelle que de meurtre premier.

Si j'étais toi, mon Samuel, je couvrirais mes arriÚres.

(rire nerveux)

- Te sens-tu prĂȘte Ă  me raconter ce qui s'est passĂ©?

Peu importe ce qui est arrivé,

je te promets que je serai pas fùché.

- Mange-le.

Mmm! C'est bon.

C'est de ma faute...

- Non, non, non.

Non, non, non, non.

C'est pas de ta faute.

C'est pas de ta faute.

Ça va, ça va.

Si une chose est convoitée par trop de personnes,

ils doivent soit la partager, soit devenir amis.

Je ne te trahirai pas.

Si tu me trahis Ă  nouveau, tu seras mort Ă  mes yeux.

C'est clair ?

â™Ș

Il faut que je nomme mon remplaçant

à la Commission de bétail.

Je te nomme, toi.

Tu m'annonces ça seulement maintenant.

â™Ș

(La narratrice lit le texte à l'écran)

(fermeture de porte)

- Regarde, j'ai trouvé une belle robe pour Madeleine

pour les funérailles.

C'est sa grandeur. Ça devrait lui faire, ça.

- Elle ira pas aux funérailles.

- Comment ça?

- Madeleine a pas besoin de plus de drame dans sa vie.

Elle a besoin de plus de stabilité.

- (Jacinthe): Qu'est-ce que ça veut dire, ça?

- Je m'en vais visiter des apparts.

- Me semble qu'en ce moment, la petite,

elle a besoin d'ĂȘtre entourĂ©e par sa famille...

- Je suis capable de m'occuper de mon enfant.

- Ta mĂšre a pas dit le contraire.

- Mon choix est déjà fait.

Madeleine, viens-t'en, on va aller se promener.

- Il y a pas de danger ici, Pascale.

Regarde comment c'est beau.

Ça, c'est la Vierge, la mĂšre de JĂ©sus.

Elle est belle, hein?

- Oui.

- Viens, on va aller s'assoir.

â™Ș â™Ș

(respiration haletante)

- Je veux m'en aller.

- Qu'est-ce qui se passe?

- J'aime pas ça, papa. On s'en va.

-(Julien): Elle a fait des cauchemars

pendant 3 semaines aprÚs ça.

- (Boisvert): Trois semaines?

Juste parce qu'elle a vu un crucifix à l'église?

- C'était une petite fille sensible.

Elle avait peur de beaucoup de choses.

Des araignées, des orages...

du feu.

- Hum!

Des problĂšmes d'alcool ou de drogues Ă  l'adolescence?

- Non.

C'était une ado assez sage, un peu timide.

Elle avait des bien bonnes notes.

(petit rire d'Éliane)

Elle avait quelques amis, mais...

elle était bien, bien proche de sa mÚre.

Elles étaient bien, bien, euh...

fusionnelles.

- Vous allez Ă  la messe, vous?

- Hum, hum!

J'ai commencé à pratiquer quand je suis rentré dans les AA.

Quelques mois seulement aprĂšs l'adoption de Pascale.

J'avais besoin de faire un peu d'ordre dans ma vie.

Mais j'ai jamais reparlé de religion avec Pascale.

Ma femme voulait pas.

Je vois rien d'autre qui aurait pu la traumatiser

en lien avec la religion.

- C'est peut-ĂȘtre juste ça, le lien.

En tout cas, ça nous offre une piste.

- J'ai trouvé ça dans le grenier.

Il y a des bulletins, des lettres,

puis un journal intime de Pascale.

- Hum! Merci.

- Vous dites que votre fille avait une relation fusionnelle

avec sa mĂšre.

Avec vous, c'était comment?

- (Julien): Ah.

Hum...

Je travaille beaucoup.

J'ai pas vu son adolescence passer.

Je me suis réveillé un matin

puis elle sortait de l'université.

(soupir)

J'ai pas été un bien bon pÚre.

- J'ai rencontré ta mÚre biologique.

Isabelle Martineau.

Apprendre qu'on est un enfant du viol,

ça doit ĂȘtre Ă©pouvantable.

- Il fallait que je coupe le lien.

- Le lien avec qui? Avec quoi?

- Je suis le fruit du diable.

Fallait que je coupe le lien avec le diable.

Elle m'a demandé de nous purifier.

- Qui t'a demandé ça?

- La Sainte Vierge.

- Quand tu dis "nous", tu parles de toi et tes enfants.

C'est ça?

Comment tout ça a commencé?

- Laisse faire.

Je sais pour qui tu travailles.

- Je travaille pour toi.

Tout ce que je veux, c'est t'aider, Pascale.

Pascale?

(sonnette)

- Oh.

- Attends-tu quelqu'un?

- Ça doit ĂȘtre Julien pour les photos.

Salut, Julien!

- Salut, Louis.

Tiens, je t'ai mis une couple de photos

d'Henri puis moi Ă  la pĂȘche.

Tu pigeras dans le tas.

- Merci, je vais regarder ça.

- Est-ce que Madeleine est lĂ ?

- Elle est partie se promener avec son pĂšre.

- Ils devraient revenir dans pas long.

Veux-tu boire quelque chose?

- Euh, non, non.

(raclement de gorge)

Pensez-vous que je pourrais amener Madeleine au parc?

Un aprĂšs-midi de la semaine prochaine, mettons.

- Bah, je vais en parler Ă  JP.

Je suis certain que Madeleine aimerait ça,

passer du temps avec son papi.

(petits rires)

- Merci, Louis.

- Salut, lĂ .

- Bye.

- Tu sais bien qu'il va dire non, voyons donc.

C'est déjà beau qu'il accepte qu'il vienne aux funérailles.

- Il est grand, l'appartement, hein?

Puis, sais-tu quoi?

Il y a un parc Ă  2 minutes d'ici.

- J'aimerais mieux retourner dans notre maison.

- On pourra pas, mon amour.

- Parce que maman est en prison?

- Qui t'a dit ça?

- Victor.

Mais c'est pas de la faute de maman, je te l'ai dit.

- Mais c'est pas de ta faute Ă  toi non plus.

C'est pas toi qui as fait cuire les muffins.

OK?

Viens ici.

Attache-toi.

(jappements au loin)

(fermeture de portiĂšre)

(démarrage du moteur)

(sonnerie de cellulaire sur haut-parleur)

- Oui, allĂŽ?

- (Claudia Rouleau): Bonjour, M. Laplante.

On a reçu le rapport toxicologique de vos enfants.

On se questionne sur la quantité de poison

retrouvée dans leur sang.

- OK, attendez juste une petite minute.

-Je me demandais si Madeleine accepterait de nous rencontrer

pour nous raconter ce qui s'est passé.

- Pourquoi vous demandez pas Ă  sa mĂšre?

- (à travers le combiné): Elle est pas en état

de répondre à nos questions en ce moment.

- C'est correct, papa.

Je vais leur dire ce qui s'est passé.

Puis lĂ , je lui ai dit de manger les muffins.

- (Claudia Rouleau): Henri les a mangés?

- Oui, il a mĂȘme mangĂ© la moitiĂ© d'un autre.

Ils étaient au chocolat, nos préférés.

- Moi aussi, j'aime ça, le chocolat.

Il y en avait combien, en tout?

- Trois.

- Trois. Toi, t'en as mangé combien?

- Un.

- Et ta maman?

- Est-ce que je peux la voir, maintenant?

- Pas maintenant, non.

Elle faisait quoi, ta maman, pendant ce temps-lĂ ?

- Elle peut sortir de prison.

Je vous l'ai dit, que c'était moi.

- Est-ce que tu m'as dit tout ça

parce que tu voulais revoir ta mĂšre?

Réponds-moi, Madeleine.

- Pourquoi je peux pas la voir?

- (Jean-Philippe): Ça va faire pour aujourd'hui.

â™Ș â™Ș

(pépiements d'oiseaux au loin)

- (Julien): T'es capable?

- (Henri): Oui.

- Oui!

- Ça va donner une libellule?

- Oui! Ça, c'est bon.

â™Ș â™Ș

(bip de cellulaire)

- Donne-toi pas de trouble avec ça, papa.

- Ça m'occupe.

- J'ai... décidé de prendre l'appart.

- Elle servira quand vous reviendrez nous voir.

Vous allez revenir nous voir de temps en temps, j'espĂšre?

(petit rire)

- Oui, franchement.

(soupir)

- Tu sais...

elle est pas toujours habile pour le montrer,

mais ta mĂšre, elle t'aime plus que tout.

- Ouais, je sais.

Moi aussi.

Madeleine aussi.

- Puis Julien aussi, il vous aime.

- Je sais pas...

- Tu sais, il a rien à voir dans ce qui s'est passé, lui.

- Il a engagé la meilleure avocate de la province.

Je pense qu'il a choisi son camp.

- J'aurais fait la mĂȘme affaire.

Ça veut pas dire qu'il aime moins Madeleine.

Tu trouves pas qu'elle en a assez sur les épaules?

Demande-lui pas de choisir entre les 2 camps en plus.

- HĂ©, papa, sais-tu quoi?

Je pense qu'on va remettre cette discussion-lĂ  plus tard.

Parce que je suis crissement pas dans lemood

pour avoir de la compassion pour la famille de mon ex.

- Excuse-moi, t'as raison.

On est tous bien maladroits en ce moment.

(bip)

- (Éliane): Peine d'amour à 15 ans

qui a déclenché chez elle une grave crise d'eczéma

caractérisée par de grandes plaques rouges sur les jambes.

Elle se grattait tellement la nuit

que ça l'empĂȘchait de dormir.

(bip)

(sonnette)

(stridulations d'insectes)

- Je peux t'emprunter ton sofa pour une couple de jours?

- Aussi longtemps que tu voudras, Jasmin.

La voilĂ  la voiture.

(Musique rock entrainante)

Yeah!

(Rire)

â™Ș

Woah!

â™Ș

Mike, est-ce que tu sais comment la conduire?

â™Ș

Mike!

Les gars, le cric!

Non, non, non, non, non, non, non!

â™Ș

(Vrombissement de moteur)

(Indistinct)

(Le narrateur lit le texte à l'écran)

(imitation de rugissements)

- AAAH!

C'est quoi, tout ce bruit-lĂ , Ă  matin?

(rire)

C'est toi qui fais ça?

- Non, c'est mon dinosaure.

- Ah! Qu'est-ce que c'est que ça?

- Mon homme, va t'habiller. Sinon, on va ĂȘtre en retard.

- Tiens, ton dinosaure.

- AmĂšne ton jeu. AmĂšne ton jeu!

(petit rire)

- Ah!

(soupir)

- Désolée.

-Anyway,j'ai de la job.

- Tu peux prendre une journée de congé, tu sais?

- Faut que je parle à la fille qui a organisé le party

oĂč Isabelle s'est fait...

(chuchotant): ... agresser.

- T'as le droit de dire le mot "agresser" devant Albert.

C'est sacrer qui est interdit.

- Ah.

- L'as-tu retrouvée?

- Non, pas encore.

J'ai juste son prĂ©nom puis le cĂ©gep oĂč elle allait.

- Ce sera pas facile.

- Ce sera pas plus dur que de sortir Pascale de sa psychose.

- J'ai peut-ĂȘtre trouvĂ© une issue.

Une ancienne patiente à moi qui est déjà passée par l.

Sonia. Elle a fait une psychose il y a une vingtaine d'années.

Un cas semblable Ă  Pascale.

Une femme sans histoire

qui est tombée dans une profonde dépression psychotique

aprÚs une série de...

malheurs.

- (Boisvert): Que veux-tu dire

par "un cas semblable Ă  Pascale"?

â™Ș â™Ș

- (Éliane): Elle a noyĂ© son fils de 5 ans.

AprÚs avoir été traitée, elle s'est remise sur pied.

Puis, elle a mĂȘme eu un autre enfant.

- Hum!

- Avec le mĂȘme homme.

- Ça se peut pas.

- Et pourtant...

Je te demande juste d'ĂȘtre lĂ  pour elle.

Rien d'autre.

- Je suis pas sûre que ça donne de quoi.

- Au moins, on aura essayé quelque chose...

avant de l'intuber pour un gavage.

-Ish...

Ça me rappelle des mauvais souvenirs.

- Hum, hum!

- Je vais faire ce que je peux.

- C'est... c'est déjà beaucoup.

- OK,go.

(déverrouillage électrique)

- Je t'amĂšne de la visite, Pascale.

- AllĂŽ.

- C'est Sonia.

Elle aimerait ça, te raconter son histoire.

Est-ce que ça te tente de l'écouter?

Super.

(ouverture de porte)

(fermeture de porte)

- Je sais pas trop par oĂč commencer.

Je t'ai amené des sandwichs au jambon.

Quand j'ai recommencé à manger, j'avais faim rien que de ça.

Jambon, mayo,that's it.

(petit rire)

C'est vrai qu'ils ont l'air plates un peu, lĂ .

Je sais pas trop ce que je fais ici, lĂ .

Ça me brasse pas mal, je t'avoue.

Je pense qu'on a bien des affaires en commun.

Ma chambre était à l'autre bout du corridor,

mais elle ressemblait pas mal Ă  celle-l.

Sont pas bien forts sur la déco, mettons.

(rire nerveux)

T'es sûre que t'en veux pas un?

J'en ai passé, des heures à regarder dehors, moitoo.

Je faisais rien que ça.

Ça puis maigrir à force de pas manger.

Ç'a fini par me passer, comme tu peux voir.

(petit rire)

Dans le fond, tout ce que je voulais,

c'était de me punir pour ce que j'avais fait à mon petit Paul.

Je me pardonnerai jamais de lui avoir enlevé la vie.

J'ai pas vraiment de souvenirs de comment ça s'est passé.

J'imagine que...

c'est un genre de mécanisme de protection.

Mais mĂȘme si je me souviens pas des dĂ©tails,

je le saislĂ , ce que je lui ai fait.

Puis, il y a pas une seconde qui passe sans que je le regrette.

Il y en a pas une.

Ç'a pas Ă©tĂ© facile,

mais j'ai appris Ă ...

Ă  vivre avec cette douleur-l.

Elle fait partie de moi, c'est comme...

c'est comme un gros sac Ă  dos rempli de roches.

Puis, ç'a beau ĂȘtre lourd...

je peux quand mĂȘme marcher.

Toitoo,tu vas ĂȘtre capable.

C'est difficile.

Ça fait mal.

Mais ça se peut.

- Moi, j'ai fait ça pour protéger mes enfants.

- Oui.

- La Sainte Vierge m'a promis...

- Elle t'a promis quoi?

- Je suis pas comme toi.

-C'est bon.

- Henri, il est pas mort.

- Je m'excuse.

- Il est pas mort! OK?

- Oui, je...

(déverrouillage électrique)

- Il est pas mort!

- OK, je m'excuse.

C'est correct.

On a compris.

(fermeture de porte)

(respiration haletante)

- Il est pas mort.

(reniflements)

Il est pas mort.

- Je suis désolée.

- Je la comprends de résister.

Au moins, dans son monde, son fils est vivant.

J'ai fait la mĂȘme affaire, t'en rappelles-tu?

- Évidemment.

Mais grĂące Ă  toi, elle a pu exprimer un peu de sa douleur.

Ça, ça veut dire que tranquillement,

elle commence à reprendre contact avec la réalité.

- Je trouve ça limite chien de ma part de lui avoir fait ça.

J'ai quasiment le goût de lui dire

de rester avec sa Sainte Vierge.

Parce que ça va fesser en "ta"

quand elle va réaliser ce qu'elle a fait.

Bon, si t'as encore besoin de moi...

- Merci, c'est vraiment généreux de ta part.

- Excusez, je viens chercher Pascale Dubé

pour sonscanen neuro.

- Ah, mon Dieu! Oui, oui. Mais je vous accompagne.

- OK.

- Merci, Sonia.

(vrombissement de l'appareil)

-(Julien):Il y a pas de danger ici, Pascale.

â™Ș â™Ș

- Ça s'est bien passĂ©?

- Oui, mais ça s'est terminé

il y a une quinzaine de minutes, Ă  peu prĂšs.

- Hein?

Pascale?

Pascale?

Code jaune! Code jaune!

â™Ș â™Ș

-(Louis): La police

va surveiller la maison en attendant qu'ils la retrouvent.

On devrait peut-ĂȘtre annuler les funĂ©railles.

- Non, non, non.

- Il en est pas question.

Je vais aller rester chez Mathieu, ça va ĂȘtre plussafe.

- Quoi? Tu penses qu'elle pourrait...

- Je sais pas, mais je veux pas prendre de chance.

- Mais elle est oĂč, maman?

- Hé, ça te tente qu'on aille voir ta cousine Camille?

Elle va te garder demain pendant les funérailles.

Viens-t'en, on va aller préparer nos valises.

- (Boisvert): OK.

Merci.

Bon, il y a des patrouilles chez les parents de l'ex,

chez Pascale puis chez le frĂšre de l'ex.

- C'est un peu exagéré, non?

- On parle d'une meurtriĂšre en cavale.

- On parle surtout d'une femme

qui a essayé de s'enlever la vie à 2 reprises

en trĂšs peu de temps.

Faut la retrouver le plus vite possible.

- (Michelle): Elle pourrait ĂȘtre oĂč?

- N'importe oĂč oĂč on a mis une patrouille,

au cimetiĂšre pour rendre visite Ă  sa mĂšre...

- Chez Shanny.

Elle pourrait vouloir finir la job.

- Ça, ça me surprendrait beaucoup.

- Serait-elle du genre Ă  vouloir s'approcher de Madeleine?

- Tu penses quand mĂȘme pas

qu'elle veut s'en prendre Ă  la petite?

- La psychiatrie, c'est pas une science exacte.

Demandez-moi pas de garantie, j'en ai pas Ă  vous offrir.

- (chuchotant): Merde!

â™Ș â™Ș

Elle a un article Ă  publier et Bev a l'air nerveuse.

Il n'y a rien de gĂȘnant dans ton passĂ© que je devrais savoir ?

Il vient d'y avoir une fusillade,

- les tueurs se baladent... - [Coup de feu]

Merde !

Je le coupe au montage ou... ?

Non, on devrait le garder je crois.

Quoi ? Helen ?

Je savais que vous ne reculiez pas devant un coup bas,

mais lĂ  vous ĂȘtes lamentable.

Dans sa hùte, elle a diffusé l'image d'une victime décédée

avant mĂȘme que la police n'ait pu en informer la famille.

(Narratrice) La nouvelle :

vendredi, 21h30, à Séries+.

(Narratrice) La nouvelle : - Salut, Julien.

- Salut, Louis.

- T'as su pour Pascale?

- Ouais, la police m'a appelé, ouais.

C'est gentil de te préoccuper.

- Écoute, je suis venu te dire

qu'Ă  cause de ce qui se passe,

Jean-Philippe aimerait mieux que tu viennes pas aux funérailles.

- Ouais...

(soupir)

â™Ș â™Ș

- (Camille): Aimes-tu ça?

T'as de la peine, hein?

Parle-moi.

- Je veux qu'Henri descende de son nuage.

- Qui t'a dit qu'il était sur un nuage?

- Mon pĂšre.

C'est pas vrai?

- Euh, je sais pas.

Mais une affaire qui est sûre,

c'est qu'Henri est juste ici, dans ton coeur.

- Ah ouais?

- Puis, si tu veux lui parler,

t'as juste besoin de fermer tes yeux

puis de penser fort, fort, fort Ă  lui.

- Ça marche pas.

- Ça va venir, tu vas voir.

- T'es sûre?

- Je vais aller sécher mes cheveux.

AprÚs ça, on essaie ensemble, OK?

(sifflement du séchoir à cheveux)

- Ça va?

(soupir)

- Ouais.

Je m'en veux tellement de pas les avoir protégés!

- Je sais.

- Ah!

- Je le sais,man. Je le sais.

- Hum-hum! OK, ça va, ça va.

- Maudit que tu ressembles Ă  maman en vieillissant!

(rire)

Pas sûr que c'est un compliment.

- Elle a pas toujours tort, tu sais?

Moi aussi, je pense que ce serait mieux

qu'elle vienne aux funérailles, Madeleine.

- Ah, bon, elle t'en a parlé.

- Bien oui, elle est venue me porter sa robe.

- Ouais, c'est sûr.

(petit rire)

- Euh, Madeleine est pas avec vous autres?

- Non.

â™Ș â™Ș

- Madeleine, t'es oĂč?

On l'a perdue de vue! Allez voir au parc.

Madeleine!

(paroles indistinctes sur radio)

- (Mathieu): Elle est pas en arriĂšre.

- Je vais aller checker lĂ -bas.

- OK.

(démarrage du moteur)

(sirĂšne)

- Madeleine!

(soufflement du vent)

Madeleine!

- Je suis ici, papa!

- Voyons, qu'est-ce que tu fais lĂ ?

C'est dangereux. Descends de lĂ .

Attention, mets ton pied ici.

OK, essaie de te retourner de bord.

Papa va ĂȘtre lĂ , OK?

Tiens, reste accrochée comme il faut.

Viens-t'en, papa est lĂ .

Vas-y.

(effort)

(respiration saccadée)

Qu'est-ce que tu faisais lĂ ?

- Je voulais me rapprocher d'Henri.

Je le sens pas dans mon coeur, papa...

(soupir)

(voix entremĂȘlĂ©es)

Il est oĂč, Henri?

- Hum, dans... dans le pot, lĂ .

On appelle ça "une urne".

- Est-ce que je peux m'approcher?

- (Camille): Oui.

(voix entremĂȘlĂ©es)

Qu'est-ce que tu lui as dit?

- C'est un secret.

PAPI!

- Oh, ma puce!

- Papi!

- (voix enrouée): Ma petite puce!

- (Jacinthe): Qu'est-ce qu'il fait lĂ ?

- Qu'est-ce que tu fais lĂ , Julien?

- J'ai le droit de venir Ă  l'enterrement de mon petit-fils!

- T'as bu?

- Oui, j'ai bu! - CĂąlisse!

- T'as pas d'affaire ici, toi! Tabarnac, donne-moi ma fille!

- (Louis): Hé, hé, hé!

- Donne-moi ma fille, esti!

- Va-t'en. Va-t'en tout de suite!

- Monsieur... - Envoye!

- Décùlisse. - Lùchez-moi!

- C'est beau, c'est beau. Je m'en occupe.

(respiration haletante)

Merci.

(murmures)

Viens, on va aller prendre l'air un peu.

(reniflement)

On construit tous des remparts Ă  l'intĂ©rieur de nous-mĂȘmes...

Non!

...pour cacher les choses atroces qu'on a pu commettre.

Vous vous souvenez de quoi?

Et parfois ces remparts peuvent ĂȘtre,

encore plus étouffants qu'une prison.

Harold !

Non, je veux pas.

Tu me repousses pas !

Mon pote et moi on a descendu le mec.

â™Ș

(La narratrice lit le texte à l'écran)

â™Ș (jappements au loin)

(déclics d'appareil photo)

(déclics)

(coups Ă  la porte)

- (chuchotant): HĂ©!

Vas-tu vouloir venir dormir avec moi, tantĂŽt?

- C'est correct, JP.

On va se faire une soirée de filles, hein?

- OK. Viens ici.

Fais des beaux dodos.

Merci.

- On va commencer par se mettre en "pyj"?

- J'ai réussi à parler à Henri dans mon coeur.

- Je te l'avais dit, que ça marcherait.

- Il m'a dit quelque chose.

- Ah ouais? Veux-tu m'en parler?

- Il m'a dit de dire la vérité.

- La vérité sur quoi?

- Sur ma mĂšre.

- Puis, c'est quoi, la vérité sur ta mÚre?

- Mangez-les, c'est vos préférés.

Allez.

- On n'a pas faim...

- MANGEZ VOS MUFFINS!

(pleurs)

Je suis désolée.

Maman veut juste que vous mangiez vos muffins, OK?

Faut juste manger les muffins.

- (Madeleine): Qu'est-ce qui se passe, maman?

(pas s'éloignant)

Mange-le.

(pleurs)

- Ça va aller, OK?

Ça va aller.

T'as bien fait de m'en parler.

(pleurs)

â™Ș â™Ș

- (voix enrouée): Tu m'as promis de les sauver.

T'as promis.

T'as promis...

(pleurs)

R... réponds-moi!

Réponds-moi! T'as promis!

Ah! Réponds-moi...

(pleurs)

-Hello!

(paroles indistinctes)

(paroles indistinctes)

(baiser)

(fermeture de porte)

- Ah bien, ciboire!

Sous-titrage: MELS

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