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- Je sais que t'es là , ton char est dans l'entrée.
Réponds-moi, sacrament!
Pascale, je veux juste savoir sont oĂč, les enfants.
Pascale, osti, ouvre-moi!
MADELEINE!
Argh!
âȘ âȘ
(soupir)
(vibration de cellulaire)
(sirĂšne au loin)
- (sur haut-parleur): M. Archambault, salle B.
M. Archambault...
- (Claudia Rouleau): J'ai besoin d'un tech
pour enregistrer l'interrogatoire.
Bien, pas le choix!
Son médecin veut la garder sous observation jusqu'à demain.
Dis-lui qu'on est au cinquiĂšme, chambre 508.
(gémissements)
(cri)
- JE VEUX JUSTE VOIR MES ENFANTS!
TABARNAC! JE VEUX JUSTE VOIR MES ENFANTS!
- M. Laplante, calmez-vous.
- JE VEUX JUSTE...
- Vous m'avez appelée?
- ... VOIR MES ENFANTS!
- Oui, on a dĂ» le mettre en contention.
parce qu'il allait défaire ses points de rapprochement.
On lui a donnĂ© 1 mg d'Ativan. Ă'a pas l'air de faire effet.
(gémissements)
- CĂąlisse, je veux juste savoir s'ils sont corrects!
- Calmez-vous.
- Je... je veux juste savoir ils sont oĂč!
DITES-MOI ILS SONT OĂ!
Je veux juste savoir...
(respiration haletante)
Faites juste me dire sont oĂč!
- OK, c'est quoi, le nom de vos enfants?
- Madeleine puis Henri Laplante.
- Ils ont quel Ăąge?
- (voix enrouée): Madeleine, 7 ans.
Henri, 4 ans.
- Je vais aller m'informer, OK? Je vous reviens.
(halĂštements)
- Je cherche ma fille, Pascale Dubé.
- Pascale Dubé?
Hum, je pense pas que j'ai cette information...
- C'est la police qui m'a dit qu'elle était ici.
- Ăa sera pas trĂšs long.
- Vous ĂȘtes le pĂšre de Pascale DubĂ©?
- Oui. - Suivez-moi.
Je vous rassure, votre fille est hors de danger.
- OK...
Puis, mes petits enfants?
- Madeleine est aux soins intensifs
dans un état relativement critique.
Mais Henri...
Je suis vraiment désolé.
(respiration saccadée)
âȘ âȘ
- C'est qui, le médecin traitant?
- Dr Jones.
- OK, donnez-lui un autre milligramme d'Ativan.
Il a besoin de repos, beaucoup de repos.
(voix entremĂȘlĂ©es en sourdine)
(paroles indistinctes sur haut-parleur)
- Bonjour, je suis le pÚre de Pascale Dubé.
Elle est ici, hein?
- Oui, mais vous pouvez pas entrer.
- Claudia?
Le pĂšre de madame.
- Claudia Rouleau, sergente-détective.
- Qu'est-ce qui se passe? Pourquoi vous détenez ma fille?
- Venez, on va aller s'assoir.
- Non, je... je veux pas m'assoir.
Je veux savoir ce que vous reprochez Ă ma fille.
- On a des raisons de croire
qu'elle a empoisonné ses enfants.
- Vous avez des raisons de croire?
Bien non, avez-vous des preuves de ça?
- Elle leur aurait cuisiné des muffins
avec une grande dose de benzodiazépines.
Vous allez peut-ĂȘtre reconnaĂźtre votre signature ici.
- La camĂ©ra, tu la veux oĂč?
- Restez dans le coin pour les 24 prochaines heures.
J'ai des questions pour vous.
Je veux pas ĂȘtre dĂ©rangĂ©e sous aucun prĂ©texte, compris?
- La plus vieille est aux soins intensifs
et le plus jeune est décédé
quelques minutes aprÚs son arrivée.
- Et la mÚre, c'est elle que la police a montée au 5e étage?
- Oui, pour l'interroger.
- Déjà ?
- Ătrangement, elle a pas ingĂ©rĂ© assez de benzos
pour ĂȘtre le moindrement menacĂ©e de mort.
- Est-ce que vous sous-entendez qu'elle voulait pas mourir?
- Je sous-entends rien, je constate.
- Et vous avez donné votre accord
pour que les enquĂȘteurs la questionnent.
Elle vous semblait apte Ă subir un interrogatoire?
- LĂ , c'est vous qui sous- entendez des choses, Dre Sirois.
Je vous jure que cette femme-lĂ a toute sa tĂȘte.
(voix entremĂȘlĂ©es)
- Bonjour, Dre Sirois, psychiatre.
- Il y a un interrogatoire en cours, vous pouvez pas entrer.
- Je comprends.
Pouvez-vous juste me donner le nom de son avocat?
J'aimerais lui parler.
La dĂ©tenue que vous ĂȘtes en train d'interroger,
elle a consulté un avocat.
Le ou laquelle?
- Quelqu'un de l'aide juridique.
- Vous voulez dire quelqu'un du service téléphonique?
- (ensemble): Hum, hum!
- C'est ce que je pensais. Merci.
- Bonjour, je suis le pĂšre de Pascale.
- Euh, bonjour.
- Un avocat du service téléphonique,
qu'est-ce que ça veut dire, ça?
- Ăa veut dire que...
Connaissez-vous un bon avocat criminaliste?
- Pas vraiment.
- J'aurais peut-ĂȘtre quelqu'un Ă vous rĂ©fĂ©rer.
(soupir)
- C'est pas vrai!
(vibration de cellulaire)
Me Michelle Simon.
(bips d'appareil médical)
- Chambre 508.
Je serai lĂ .
Oui, oui. Merci, Me Simon. Ă plus tard.
- (sur haut-parleur): Dr Bissonnette est demandé
aux soins intensifs, Dr Bissonnette.
- Julien!
(reniflement)
Oh, mon Dieu!
- Pourquoi elle est branchĂ©e de mĂȘme?
- Comme elle a manqué d'air, ils l'ont placée en coma artificiel.
- Qu'est-ce qui s'est passé?
Jean-Philippe nous a appelés en crise
pour nous dire qu'il partait en ambulance avec les petits.
- L'as-tu vu, toi? Il ne répond plus à son cell.
Puis Pascale, elle est oĂč?
- Puis... puis Henri?
Quoi? Quoi?
- Pascale...
Elle a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e.
- (Jacinthe): Non, non...
Je le savais.
Je savais qu'elle le prendrait pas, de se faire laisser.
- Julien...
qu'est-ce que ta fille a fait Ă mes petits-enfants?
(reniflements)
- (Claudia Rouleau): Vous sentez-vous prĂȘte
à me raconter ce qui s'est passé?
- Oui, mais j'ai un peu soif.
- Hum! Martin, peux-tu me passer le verre d'eau, lĂ ?
Merci.
(déglutition)
Est-ce que vous pouvez me raconter
ce qui s'est passé ce matin?
- J'ai empoisonné mes enfants.
âȘ âȘ
(Coups de klaxon)
Doucement. Reste ici.
âȘ
Lindy!
âȘ
Lindy, non!
Lindy, remonte dans la voiture!
(La narratrice lit le texte à l'écran)
entrer, je suis son avocate! remonte dans la voiture!
(soupir de Claudia)
- Filion! Laisse-la passer. On a fini,anyway.
Bonjour, Me Simon.
- Qu'est-ce que vous faites Ă interroger ma cliente?
- Inquiétez-vous pas.
On lui a lu ses droits puis elle a parlé à un avocat.
Est-ce que vous pouvez confirmer, Mme Dubé?
- Oui, je suis déjà représentée. J'ai pas besoin de vous.
- Ăa, ça m'Ă©tonnerait.
- (Julien): C'est Michelle Simon,
ton avocate, maintenant.
- OK, c'est elle, mon avocate.
- Allez, tout le monde dehors. Je veux parler Ă ma cliente.
- Pour votre info,
il y a des accusations qui vont ĂȘtre portĂ©es
d'ici max une heure.
Le dossier est béton.
- On se reparlera au procĂšs.
Méchant beau cadeau que tu m'as fait là , hein!
- (Ăliane): Bonjour Ă toi aussi, Michelle.
Comment tu l'as trouvée?
- Hostile. AprĂšs 5 minutes, elle ne voulait plus me parler.
Toi?
- Elle m'a semblé paniquée, en hypervigilance.
Mais bon, faudrait que je passe plus de temps avec elle.
Je l'ai à peine croisée.
- Tu l'as croisée?
Mais qu'est-ce qui te dit
que c'est un cas de non-responsabilité?
- En gros...
mongut feeling.
Si tu demandes une évaluation d'aptitude à comparaßtre,
je pourrais la rencontrer.
On serait un peu plus fixées.
- OK, j'appelle le juge.
- (chuchotant): Maman?
Dis-moi que j'ai rĂȘvĂ©.
- (voix enrouée): N... non.
- Mon Henri...
(reniflement)
Il est oĂč, papa?
- Avec Madeleine. Des fois qu'elle se réveille...
Qu'est-ce que tu fais?
- C'est moi qui devrais ĂȘtre Ă cĂŽtĂ© d'elle
quand elle va se réveiller.
Peux-tu me donner mon cell, s'il te plaĂźt?
- Je l'ai mis sur vibration.
Il y a une Shanny qui arrĂȘte pas de t'appeler.
- Une cliente.
âȘ âȘ
- Les médecins disent que son état est stable.
Courage, mon gars, OK?
(bips d'appareil médical)
(reniflement)
- J'ai une ordonnance de la cour, c'est pour son évaluation.
- Allez-y.
- Merci.
- Pascale, je te prĂ©sente Ăliane Sirois, elle est psychiatre ici.
Puis, elle aurait quelques questions Ă te poser.
Ăa te va?
Je vous laisse.
- La cour m'a demandé d'évaluer
votre aptitude Ă subir un procĂšs.
- Ce sera pas nécessaire.
- Tant mieux, ça va aller vite.
Vous me répondez au meilleur de vos connaissances.
Il y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, d'accord?
(bip)
Est-ce que vous connaissez le fonctionnement de la cour?
- Oui.
- Est-ce que vous diriez que vous le connaissez bien,
trĂšs bien, un peu?
- TrĂšs bien.
- Le rÎle de l'avocat de la défense, par exemple?
- Je connais tout ça, j'ai étudié en droit.
- Elle va comparaĂźtre devant le juge demain matin.
D'ailleurs, si vous pouvez aller lui chercher quelques vĂȘtements
pour la cour...
- Oui, je m'en occupe.
Il y a quelque chose dont j'aimerais vous parler.
AllĂŽ!
Comment tu vas?
- Hum, je dors pas.
- Ah, c'est un peu normal dans les circonstances, non?
- Tu peux pas me prescrire quelque chose?
Un somnifĂšre, genre?
- Pascale, je suis dentiste, je suis pas médecin de famille.
- Mais tu prescris des antidouleurs.
Tu pourrais prescrire une pilule.
Juste une fois, pour dormir..
- Ăcoute, si tout le monde se mettait aux pilules
quand il y a un coup dur...
- Je suis brûlée, papa, je ne peux plus me concentrer...
- As-tu essayé la valériane, la cohérence cardiaque?
Il y a plein d'applications, maintenant.
Attends un peu, laisse-moi regarder.
- Laisse faire, laisse faire.
(pas s'éloignant)
- Non, mais Pascale! Vraiment, lĂ ?
- Elle vous aurait piqué un de vos calepins de prescription?
- En plus d'imiter ma signature.
- C'était quand, ça?
- Bien... il y a 2 jours.
- Merci.
(bips d'appareil médical)
(respiration artificielle)
(signal sonore)
(pas approchant)
- Monsieur? - C'est quoi?
- Je vais vous demander de quitter, s'il vous plaĂźt.
- Je veux juste savoir c'est quoi...
- Faut nous laisser travailler, merci.
- Je comprends, mais c'est quoi? CĂąlisse! Je veux juste savoir...
(signal sonore)
âȘ âȘ
- Pouvez-vous me dire pourquoi
il y a 2 policiers de postés devant votre chambre?
- Parce que j'ai tué mes enfants.
Je suis pas folle, madame.
Je suis pas folle.
Je suis apte Ă comparaĂźtre devant le juge demain.
Vous pouvez l'écrire dans votre rapport.
(déverrouillage électrique)
- Ah, merde!
- C'était prémédité.
C'était prémédité.
- Je suis en retard Ă la fĂȘte de mon fils.
Je sais pas si tu saisis l'enjeu...
- Tu m'entends pas, lĂ . On n'a pas de cause.
- C'est pas parce qu'un geste paraßt réfléchi que...
- Non, non, on parle pas d'une folie passagĂšre
un soir oĂč elle a exagĂ©rĂ© sur le Chardonnay.
Elle est allée voir son pÚre
expressément pour lui piquer sonpadde prescription
2 jours avant le drame.
- Donc, tu prendras pas le dossier?
- Ăa dĂ©pend. Vas-tu la dĂ©clarer apte?
Mais elle a étudié en droit,
fait qu'évidemment qu'elle connaßt le processus judiciaire.
Ăa veut pas dire qu'elle n'est pas psychotique.
- Puis tongut feeling,
il te dit quoi, astheure que tu l'as rencontrée?
- Il... il me faudrait plus de temps.
Demande une évaluation psychiatrique.
(ricanement)
- Elle a prémédité son geste
puis elle est apte Ă subir son procĂšs.
On n'a pas de cause. Je suis désolée.
T'embrasseras Arthur pour moi.
- Albert.
- Excuse.
Cette idée de donner des noms de pépÚres à ses enfants...
(soupir)
(déverrouillage électrique)
- Touche tes pieds comme ça! Wou-hou!
- Oh! HĂ©, salut!
- HĂ©!
- Désolée, hein!
Il y a personne encore dans la piscine? Ha, ha!
HĂ©!
- Maman, je saute plus haut que parrain, regarde!
- Oh, wow! Bravo, mon trésor!
- Ah ouais? Regarde bien ça.
Ya! Ha, ha!
(rires)
(petit cri d'Albert)
- Faut dire que parrain, il se débrouille pas pire. Ha, ha!
- Parrain est fatigué, il va prendre une petite pause.
(respiration haletante)
- Juste pour ĂȘtre montĂ© lĂ -dessus,
t'as ma reconnaissance éternelle.
- AprĂšs 10 secondes,
je regrettais déjà d'avoir commencé à fumer son ùge.
(rires)
- Merci tellement.
- Fait plaisir.
- Je te crois pas.
- Tu fais bien.
- Ton chum est pas lĂ ?
- Non, il avait un empĂȘchement.
- C'était quoi, ta grosse urgence?
- Ah, hum...
- Parrain, viens!
- Oh,boy!
- Le devoir t'appelle.
(soupir)
- OK.
(halĂštements)
(rire de Boisvert)
(brouhaha en sourdine)
âȘ âȘ
âȘ âȘ
(respiration saccadée)
(voix entremĂȘlĂ©es)
La voilĂ la voiture.
(Musique rock entrainante)
Yeah!
(Rire)
âȘ
Woah!
âȘ
Mike, est-ce que tu sais comment la conduire?
âȘ
Mike!
Les gars, le cric!
Non, non, non, non, non, non, non!
âȘ
(Vrombissement de moteur)
(Indistinct)
(Le narrateur lit le texte à l'écran)
- C'est moi oĂč t'es pas toute lĂ soir?
- Désolée.
Il y a une femme qui a empoisonné ses enfants.
- Oui.
J'ai vu ça aux nouvelles.
- Disons que... j'essaie de l'aider.
- De l'aider?
Tabarnac, Ăliane!
- Quoi?
- Dis-moi pas que tu vas lui trouver une maladie mentale
pour excuser ce qu'elle a fait, lĂ !
- Comment ça va avec ton chum, Boisvert?
- Pourquoi tu me demandes ça?
Je pense que je vais y aller.
âȘ âȘ
(bips d'appareil médical)
(respiration artificielle)
âȘ âȘ
- Je vous salue Marie, pleine de grĂące.
Le Seigneur est avec vous...
âȘ âȘ
(soupir)
(bip)
- Bonjour.
Je suis venu récupérer les effets personnels pour ma fille.
Elle passe en cour et puis...
- C'est bon.
Mais vous touchez Ă rien ici.
Il y a juste la chambre des maßtres qui a été clairée.
- Merci.
(clic d'appareil photo)
- Vous connaissez le chemin, j'imagine?
- Ouais.
- Vous pouvez prendre ces valises-lĂ .
- C'est vous qui les avez sorties?
- Elles Ă©taient dĂ©jĂ l. Il y a des vĂȘtements dedans.
- Vous ĂȘtes sĂ»r que je peux?
- Oui, oui, on a pris des photos
puis on a fait l'inventaire de ce qu'il y a dedans.
Il y a ce qu'il faut?
- Ouais...
(pleurs)
Mon petit...
(pleurs)
- (Policier): Vous avez pas le droit de...
(sanglots)
On Ă©tait pas censĂ© ĂȘtre en vacances ?
(Narratrice)Il est toujours prĂȘt Ă l'action.
J'adore les belles explosions.
(Explosion)
Vous avez juste assez de lumiĂšre.
On peut le retirer assez facilement
sans ĂȘtre obligĂ© d'ouvrir la blessure.
On ne le prend jamais au dépourvu.
Capture de gaz, plus aiguille,
égal pistolet passe-partout.
L'ingéniosité est sa marque de commerce.
Tu vas me donner mon argent.
(Explosion)
(La narratrice lit le texte à l'écran)
ne évaluation de 30 jours?
- Woh, woh, peut-ĂȘtre.
Un, faut qu'elle accepte, puis deux, faut que ça passe en cour.
Puis ça, c'est pas fait.
C'est juge Marceau qui est sur le banc.
Pépin-Tremblay à la Couronne.
- Super! Le misogyne puis le petit bulldog.
- Puis, j'ai repensé à ça.
OK, elle dormait pas depuis des semaines.
Mais difficile de dire qu'elle savait pas ce qu'elle faisait.
- Non, la question,
c'est de savoir si elle était en délire
au moment oĂč elle le faisait.
J'ai déjà eu un patient, un ministre,
qui a fait une conférence de presse un matin
en étant tout à fait cohérent.
Puis, le soir mĂȘme, il a fini en psychose Ă l'urgence.
Tant que je l'aurai pas sous observation au moins 30 jours,
on pourra pas statuer sur ce qui s'est passĂ© dans sa tĂȘte
ce jour-lĂ .
- OK, OK, OK.
(coups Ă la porte)
Je vais essayer de la convaincre.
Bonjour.
- Bonjour. AllĂŽ.
(bips d'appareil médical)
(respiration artificielle)
- AprÚs ta comparution, le juge a fixé une date pro forma.
Ăa, ça veut dire...
- Pour la forme.
Je sais.
- D'ici lĂ , la Couronne va m'avoir remis toute la preuve.
Puis, on va se parler stratégie pour ta défense.
Comment t'as trouvé la psychiatre
que t'as rencontrée hier?
Elle aimerait ça, te revoir.
- Pourquoi?
- Mieux te connaĂźtre.
Et peut-ĂȘtre te poser d'autres questions qui...
- Je suis pas folle.
- C'est pas ce que je prétends non plus.
Tout ce que je veux, c'est t'aider.
J'ai parlé à ton pÚre, tantÎt.
Ta fille a passé la nuit.
Les médecins pensent qu'elle va s'en sortir.
Ăa va?
- Je veux sortir d'ici.
Demande au juge une caution.
- Je pense pas qu'il te l'accorde.
- Bien, je veux voir ma fille, d'abord.
- Ăa non plus, c'est pas possible.
- Je veux sortir d'ici.
- Pascale...
Pascale, du calme.
Explique-moi ce qui se passe.
- C'est beau, je suis prĂȘte.
- Pascale Dubé est accusée
du meurtre au premier degré de H. L.
et de tentative de meurtre de M. L.
Ses enfants.
- Ă ces accusations,
vous répondez coupable ou non coupable?
- Non coupable.
- Coupable.
(murmures)
- Je vous demande une suspension.
- Je changerai pas d'avis, M. le juge.
- On s'est entendues que...
- Je veux me représenter toute seule.
- J'ai des raisons de croire que ma cliente est pas en mesure
de prendre une décision éclairée pour le moment.
Je vous demande donc un 30 jours
pour une évaluation psychiatrique.
- J'ai dit non.
- Je rappelle à la cour que Mme Dubé a été déclarée apte,
comme indiqué dans le rapport d'évaluation
Ă©crit par la trĂšs estimĂ©e Dre Ăliane Sirois.
- TrÚs estimée, mon oeil, ouais.
- Oui, mais le rapport... - Me Simon.
Votre cliente est apte Ă comparaĂźtre,
donc apte à prendre une décision quant à sa défense.
Je peux pas la forcer à se faire évaluer contre son gré
et elle veut visiblement pas que vous l'aidiez à se défendre.
- Oui, mais M. le juge...
- Mme Dubé.
Ătes-vous sĂ»re de vouloir vous reprĂ©senter seule?
- Certaine.
- Désolé, maßtre, mais pour l'instant,
vous n'avez plus voix au chapitre.
Quant à vous, c'est une décision trÚs lourde de conséquences
que vous vous apprĂȘtez Ă prendre.
Je vais donc vous laisser 2 semaines pour y penser.
AprÚs, si vous maintenez votre plaidoyer de culpabilité,
je vais l'accueillir.
Entre-temps, je vous renvoie en détention.
(murmures)
-(Julien): Qu'est-ce que ça veut dire, ça?
- Ăa veut dire que ça nous laisse 2 semaines
pour la faire changer d'avis.
- Ătes-vous proche de votre fille?
- Bien... bien oui, pourquoi?
- Avez-vous remarqué un changement
dans son comportement derniĂšrement?
- Son mari l'a quittée il y a un mois.
- Pour une autre femme?
- Pas Ă ma connaissance, mais elle me dit pas tout, lĂ .
- Est-ce qu'elle a déjà fait un épisode de dépression
ou de psychose dans le passé?
- Elle a vécu des moments difficiles
quand sa mĂšre est morte, oui.
- Ăa fait combien de temps?
- 5 ans.
Elle s'en est remise quand elle est tombée enceinte de...
quand elle est tombée enceinte d'Henri.
- Est-ce qu'il y a un historique de troubles mentaux
de votre cÎté ou du cÎté de sa mÚre?
- Elle a été adoptée.
- Faut retrouver ses parents biologiques puis ça presse.
- Ăcoutez, ma femme avait le nom de la mĂšre dans ses papiers,
mais je pense pas avoir ses coordonnées, moi.
- OK, on va mettre un détective privé là -dessus.
J'en connais un bon.
- J'en connais un bon, moi aussi.
(coups Ă la porte)
- Tu finis bientĂŽt?
- Oui.
(dispute en sourdine)
- Chaque fois qu'il y a de quoi, c'est de ma faute!
- Ce qui est sûr, c'est que moi, je serai pas tout le temps là !
- C'est quoi, ça? Des menaces?
- Faut que ça change...
- Vas-y, baiser ailleurs!
(sonnette)
- CĂąlisse!
-Fuck you.
- Toi,fuck you!
(soupir)
- Je... je peux repasser. C'est juste que...
c'est un peu urgent.
- Tu veux que moi, je vous aide Ă aider cette femme-l?
- Ăa te sortirait de ta retraite.
T'en as peut-ĂȘtre besoin.
- Tu risques de me taper sur les nerfs, toi avec.
- Ah, c'est un risque que je suis prĂȘte Ă prendre.
En tout cas, penses-y.
- Ah, puis de la marde, c'est oui.
N'importe quoi pour me faire sortir d'ici.
Je suis aprĂšs virer fou.
- Tant que ça?
- On se calme, lĂ .
Il me tape sur les nerfs, mais je l'aime pareil.
(petit rire d'Ăliane)
C'est qui, la défense?
- Ah bien, ah bien!
Je suis surprise que t'aies accepté.
- Aux honoraires que je te charge, moi, ça me surprend pas.
(ricanement)
On n'est pas tous des mangeux de beignes, hein?
- Ah non?
Ăa, c'est la preuve de la Couronne.
On a du pain sur la planche.
- Ta cliente t'a pas sacrée là ?
- Pour l'instant. Mais j'en ai fait une copie.
Comme le prescrit mon code de déontologie.
Let's go.
Je vais avoir besoin de la place, s'il te plaĂźt.
- Ăa va ĂȘtre bon pour ton couple, oublie pas ça.
(clappement)
(vibration de cellulaire)
Elle a un article Ă publier et Bev a l'air nerveuse.
Il n'y a rien de gĂȘnant dans ton passĂ© que je devrais savoir ?
Il vient d'y avoir une fusillade,
- les tueurs se baladent... - [Coup de feu]
Merde !
Je le coupe au montage ou... ?
Non, on devrait le garder je crois.
Quoi ? Helen ?
Je savais que vous ne reculiez pas devant un coup bas,
mais lĂ vous ĂȘtes lamentable.
Dans sa hùte, elle a diffusé l'image d'une victime décédée
avant mĂȘme que la police n'ait pu en informer la famille.
(Narratrice) La nouvelle :
vendredi, 21h30, à Séries+.
oir cuisiné les muffinse :
avec les médicaments,
vous les avez servis aux enfants?
Vous devez répondre à haute voix.
- Oui.
- Combien de muffins avez-vous cuisinés avec les médicaments?
- Hum, trois.
- Combien en avez-vous mangé sur les trois?
- Ce qu'il restait.
- Ăa fait combien, Ă peu prĂšs?
- Hum, un demi.
- Les enfants en ont mangé combien, eux?
- Je...
Je sais pas, mais moi, un demi.
(tapement d'une touche de clavier)
- Fait qu'elle voulait pas vraiment se tuer.
- Donc, la théorie du suicide élargi tient pas la route.
- (Boisvert): Pour moi, elle voulait se venger.
- Mais se venger de quoi?
On se venge pas parce qu'on a de la peine.
On se venge parce qu'on est trompé ou trahi.
- Son ex l'a peut-ĂȘtre laissĂ©e pour une autre.
- MĂȘme à ça, il y a quelque chose qui cloche.
Pourquoi prendre juste un demi-muffin?
- Parce qu'elle voulait pas mourir.
Juste se venger en tuant ses enfants
pour aprÚs ça plaider qu'elle était folle.
- Mais elle a plaidé coupable.
- Pourquoi plaider coupable, d'abord?
Il y a quelque chose qui nous échappe.
- M. Dubé veut vous parler.
- J'ai trouvé son téléphone dans la valise.
- Faut aller porter ça à la police!
- Les nerfs, le shérif.
Je vais commencer par en faire une copie.
Avez-vous son code?
- J'ai essayé quelques fois, mais je l'ai verrouillé.
(bips de cellulaire)
- Tu regardes pas c'est qui qui te texte?
C'est peut-ĂȘtre l'enqutrice
qui veut te donner des nouvelles de la cour.
- Je lui ai parlé tantÎt.
Pascale voulait plaider coupable puis le juge l'a pas accepté.
- C'est une bonne affaire qu'elle plaide coupable.
Au moins, elle reconnaĂźt ses torts
puis il y aura pas de procĂšs.
- J'espĂšre qu'elle va passer le restant de ses jours en prison.
- C'est pas ça qui va me ramener Henri.
Excusez.
J'ai juste hùte que Madeleine se réveille.
- C'est une petite fille en santé, elle va s'en sortir.
- Qu'est-ce que tu vas lui dire quand elle va se réveiller?
- Pour l'instant,
je veux juste qu'elle se réveille pas de séquelles.
(bip de cellulaire)
(paroles indistinctes sur haut-parleur)
- Il est branché.
L'icĂŽne? Quelle icne?
- Et ça, c'est la valise que vous avez prise?
- Ouais, mais elle était déjà pleine.
- Est-ce qu'elle revenait de voyage?
- Bien, non.
Moi, je dirais plutĂŽt qu'elle s'apprĂȘtait Ă partir.
- Pour aller oĂč? Se sauver?
- Et ça, c'est les valises des enfants?
- Ouais.
- Donc, peu importe oĂč elle voulait aller,
elle amenait les enfants avec elle.
(bips d'appareil médical)
- Maman?
- OK, lĂ , je clique sur quoi?
OK, ouais, je le vois.
Bingo.
Ăa marche!
Alright,ça marche.
HĂ©, merci, je t'en dois une.
OK, bye.
Bon, on va aller voir ses textos.
- Tu regarderas ses Messenger, aussi.
- Ah, regarde donc ça, c'est qui, ça, Shanny Létourneau?
- JP?
JP?
JP!
- Fait que l'ex a une maĂźtresse, en fin de compte.
- Puis ça, ç'a mis la madame bien en crisse.
- C'est sûr qu'il y a beaucoup de colÚre dans les messages.
- C'est clairement de la vengeance.
- Bien, moi, pour l'instant, j'écarte pas la psychose.
Ou la théorie du suicide élargi.
Au contraire.
âȘ âȘ
Sous-titrage: MELS
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