Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂ®)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
ELLE EST TERRIBLE
- Ave ! - Ave !
Ave, Caesar !
- Ave !
- Ave, Caesar ! - Ave !
Souffle-moi bien. J'ai des trous.
Soyez tranquille.
- Calpurnia. - Calpurnia !
Me voilĂ , seigneur.
Mettez-vous sur le chemin d'Antonio quand il passera.
Et toi, Antonio...
- Oui, mon seigneur ! - Antonio, il s'appelle comme toi.
Tous les hommes forts s'appellent Antonio.
Ton bras.
- Mon bras ? - On nous voit avec la lumière.
Excuse-moi.
Ave, César !
Pas terrible comme César, hein ?
Combien ils pourront gagner avec ce truc-lĂ ?
Bah...
Je veux m'entourer
d'hommes gros.
Des hommes aux crânes lisses. Et qui dorment la nuit.
Oh ! Déjà onze heures et demie.
Je crois que ça suffit. Allons-y.
- Allons au Sénat. - Allons-y.
- Oui, nous aussi, on s'en va. - César se dirige vers le Sénat.
César se dirige vers le Sénat
César se dirige vers le Sénat.
Ça devenait peut-être intéressant.
Que va-t-il arriver ?
Rien. Il va se prendre 24 coups de poignard. Pas un de plus.
Je reviens Ă Rome la semaine prochaine.
Vérifiez la comptabilité des laminés.
Sans faute.
Ils devraient changer ces pavés.
Ils datent de la Rome antique.
Justement, il serait temps de les changer.
On ne va jamais danser. Juste se coucher.
Antonio veut toujours aller danser.
On ne va jamais se coucher.
Enfin, jamais tĂ´t.
Il faudra diminuer le pourcentage de carbone d'au moins 3 pour 1000.
Ça ne sera pas facile. Le four électrique à quelques pertes.
Tu sors souvent avec Antonio ?
Il m'appelle toujours quand il vient Ă Rome.
Et avec Carlo ?
Comme il habite Rome, Il ne me téléphone jamais.
J'ai écrit à la Westinghouse. Ils envoient un technicien de Milan.
Ce que j'aime chez votre fiancée...
Fiancée.... Enfin, votre amie.
C'est qu'elle Ă la cuisse ferme.
Et la taille fine, mais un beau fessier.
Félicitations.
Vous êtes vexé ?
- Non. - J'avais l'impression.
Pensez donc...
On a tué César !
César est mort !
Dites, Alberghetti...
Vous n'allez pas l'épouser ?
J'y avais songé.
Croyez-moi, ne vous mariez pas.
Ne voyez jamais les femmes sur un plan sentimental.
Toujours sur un plan horizontal.
Prenez ma relation avec Silvana.
De la classe. Une vraie dame.
Du reste, elle s'habille Ă Paris.
Je l'ai rencontrée justement, dans un avion
en revenant de Paris, après le congrès sur les phosphates.
Je la regarde, elle s'offusque.
Ce qui veut dire que je lui plais.
Sinon, elle serait restée indifférente.
Approche classique avec une revue.
Elle lit Epoca.
Sans doute une bourgeoise ou un mannequin.
Par le hublot, il n'y a rien Ă voir.
Si son regard s'attarde, c'est qu'elle est d'accord.
Elle regarde
mais brièvement et elle enlève mon bras.
Pardon.
Tentons Ă nouveau,
Une photo.
Je choisis une photo au hasard. Insignifiante...
Elle s'intéresse.
Elle n'enlève pas mon bras.
Et deux jours après...
Tac !
Et maintenant, on se voit souvent quand je viens Ă Rome.
Je l'ai installée Via Giulia.
Mais les murs sont à moi. Ça me fait un investissement.
Un simple échange de bons procédés.
Comme on dit à Naples : “Tu me donnes un truc,
"Je t'en donne un autre."
Vous saisissez ? Oh, une goutte !
L'heure du cha-cha-cha.
Vous n'êtes jamais fatigué ?
J'ai du sang romagnal. D'un excellent cru.
Quatre heures de sommeil me suffisent largement,
Écoutez.
Ces quatre heures de sommeil, ça ne peut plus durer.
Vous ĂŞtes comme tout le monde Vous devez dormir 8 h par jour
et une demi-heure après déjeuner.
La chaussure...
- Allez, on va tous au Brigadoon. - Réveille-toi !
- Dansons toute la nuit. - Demain, tu as une dure journée.
Il suffit de s'organiser.
Moyenne 75 km/h, Je pars de Rome Ă 9 h,
Ă€ midi, je suis au Tournebroche.
15h Ă Pise, je prends mon fils au pensionnat,
Visite de la tour penchée. Glace.
Je repars à 16 h. À 21 h. je suis au centre de Milan.
Une simple promenade...
Et doucement avec les amphétamines.
Chansons débiles...
Même les pneus s’y mettent,
ContrĂ´lons la pression.
Mets ton triangle
Teddy-boys.
Jeunesse brûlée.
Génération de ratés.
Enfin.....
Enfants aliénés.
Parents encore plus aliénés.
Vous ĂŞtes folle ?
Vous ĂŞtes inconsciente !
- Vous en avez marre de vivre ? - Oui,
C'est eux qui ont failli me renverser.
Vous avez failli me renverser.
- C'est gentil, non ? - Vous avez envie de vous amuser.
Mais pas moi.
Que voulez-vous ? Vous allez partir, oui ou non ?
Et alors ?
C'est quoi ? Un bidet ?
On dirait, oui.
- Qui, un bidet de 25 millions. - 25 millions de trop.
Après chaque accélération, faut refaire le moteur.
Vous croyez ?
Sachez que je suis membre d'honneur de l'Automobile Club d'Italie
et je m'y connais.
Pauvre Automobile Club...
En tant que membre d'honneur,
je dois malheureusement aider l'usager de la route.
Et faire preuve de patience.
Mais pas trop.
Voyons, oĂą est cette panne ?
Moi qui croyais que vous vous étiez arrêté pour mon charme....
Vous avez perdu le moteur ?
Non. On est en panne d'essence.
Tout à un remède. Sauf la mort.
Un récipient.
VoilĂ .
Le petit suffit.
Prenez celui-lĂ .
Ă€ vous l'honneur.
Pompez, pompez, c'est du super.
Vous voyez que ça vient.
Excusez-moi.
- Ça va péter le feu. - Allez, viens.
Venez. Allez, viens...
Je te tutoie. Le vous est trop fatiguant, O.K. ?
- Mon pauvre... - On continue.
L'essence laisse un sale goût. Je vais te donner un truc.
- Un "Picnic" ? - Non, voyage d'affaires.
Non, c'est du chocolat.
Ah, je croyais.... Merci.
Faites pas attention, ils sont mordus.
Oui, mordus.... Amoureux.
Tu crois que j'ai rien en dessous ? J'ai un maillot, vieux satyre.
Ça suffira ?
Continue.
- Ah ! Félicitations. - Y en a trop ?
Remplissez aussi les cendriers.
On veut pas retomber en panne, votre honneur.
Je ne suis pas "votre honneur”.
Mais vous restez membre d'honneur.
Ne m'abandonne pas !
Fiche le camp !
- Encore merci. - Y a pas de quoi.
Adieu ! Adieu !
Bon voyage :
Il a mĂŞme sali cette poĂŞle et en plus, il se moque.
Salut !
Qu'elle porte un maillot ou pas,
j'en ai rien Ă foutre.
On était comme ça à leur âge ?
Moi, jamais.
L'iode fait pas de mal aux poumons....
La mer au loin Du bon temps, je me souviens.
Chagrin d'amour.
Pourquoi....
Mordus... Je te les enverrais dans l'armée, moi.
Voyous !
Et en plus, je les ai aidés. J'écrirai au ministre Zacagnini !
Allez. Francesca ! Viens faire la fĂŞte.
Laisse tomber Piero.
Viens ici.
- Je vais avec Rico. Tu m'as tuée. - La porte.
Saute ! Je te réceptionne.
- Une... - Me voilĂ !
Deux...
Je t'ai manqué, mon amour ?
Tellement, mon amour. J'ai pas arrêté de dormir.
Ça c'est vraiment de l'amour.
Qu'ils sont mignons.
Flavia, donne-moi ta main.
S'il vous plaît !
Je vous demande pardon.
Je suis membre d'honneur de l'A.C.I,
Vous avez vu ces fous ?
Ils me passent Ă droite et les filles sautent d'une voiture Ă l'autre.
Je vais écrire à Zaccagnini.
Ici, le Klaxon est interdit.
Vous avez klaxonné plusieurs fois. Vous êtes en infraction.
Je vous dis que je suis membre d'honneur de l'AC.
Vous payez ?
C'est notre dernier week-end. Ça se rafraîchit.
Possible. J'en ai marre de me baigner.
Vivement ma petite fourrure ! L'hiver reviendra.
J'aimerais ĂŞtre Ă Nairobi.
- Que chantes-tu ? - l'hymne des S.S.
T'aurais pu manger un truc, non ?
Tu te sens mieux ?
Une honte ! Ils n'ont pas de croquettes de riz.
On n'est pas au Congo, quand mĂŞme !
Je le dirai Ă Mattei.
Viens avec moi.
On attend que Rico paye.
Il paiera pas. Allons-y.
- Qu'y a-t-il ? - Ils font une blague Ă Rico.
En route ! il est tard.
Je m'en vais.
Du large !
- L'addition. - Tout ?
- Bien sûr. - 2000 lires.
Les prix s'effondrent....
Essence ?
Super.
Bas les pattes ! Mes amis sont lĂ .
Non, eux, ils sont déjà partis.
Mais oĂą allez-vous ?
Au voleur ! ArrĂŞtez-le !
Vous avez vu ce réflexe ?
Ă€ l'aide ! Venez voir.
Oh, mon Dieu !
Il bouge plus.
Il s'est cogné la tête,
Mais il est mort.
- C'est vous. - J'ai rien à voir avec ça.
- Vous avez lancé le balai. - Je n'ai fait que mon devoir.
Vous avez crié "au voleur”, j'ai réagi.
J'ai de bons réflexes.
- Il l'a tué ! - Sottises ! J'ai tué personne.
On va trouver Ă boire.
Et aussi Ă manger.
Un franc-tireur anglais. Comment t'as fait ?
Joli coup, lieutenant.
Je suis fier de vous, mon lieutenant.
- Une honte ! - Inconscient !
Pour 2000 lires ! Je m'en fichais.
Criez pas "au voleur !
Il a bougé ! Il a ouvert les yeux.
Ne l'étouffez pas. Laissez-lui de l'air.
Aidez-moi.
Papa c'est toi, papa ?
- Aidez-moi. - Que faites-vous ?
On le met dans l'auto.
Je l'emmène à l'hôpital.
- Et mes 2000 lires ? - Je paierai.
C'était un accident.
Tu as trébuché.
Tout seul, tu entends ?
Que fais-tu ?
Comment dois-je te le dire ? C'était un accident.
J'ai rien à voir avec ça. Que veux-tu ?
LĂ , Ă droite.
Il faut que je tourne lĂ ? D'accord.
Doucement.
Tu veux que je ralentisse ? Bon.
- Freinez. - Tu veux que je freine ?
VoilĂ .
Merci pour la balade !
Et aussi pour les 2000 lires,
Qu'est-ce qui vous prend ?
ArrĂŞte-toi.
Espèce de voyou.
OĂą est votre humour ?
- ArrĂŞte-toi ! - Vous supportez pas les blagues ?
Je vous rendrai vos 2000 lires.
En plusieurs fois.
T'as la police aux fesses, Rico ?
HĂ©, les gars ! Lui, il plaisante pas.
ArrĂŞte-toi !
- C'est un flic ? - Oui, il a une moustache.
- Attention, tu m'envoies du sable. - Viens ici.
- Allons au large. - J'arrive.
Il m'aime. Il m'a suivie.
T'as payé ?
- Venez aussi, monsieur. - Plongez !
Sors de lĂ !
Venez ! L'eau est bonne.
- Comment tu t'en es tiré ? - Grâce à lui. Je m'en tire toujours.
Reviens si t'as le courage. Bougre d'idiot !
- OĂą vous allez ? - Revenez !
Dommage, elle est chaude.
Il nous quitte ou quoi ?
- Au revoir. - Au revoir.
- Au revoir ! - Merci pour la note et la balade.
Quoi ?
Tu veux du céleri ?
Non, pas comme ça.
Je le savais.
Non. Pas avec le cric.
Bon Dieu de merde !
Tu es en colère ?
Fais comme moi. Je m'énerve jamais.
Désormais, je comprends la vie.
Tu sais, quand il m'arrive des trucs oĂą j'ai envie de me suicider.
Si je peux trouver une solution, tant mieux.
Sinon, je dors.
Si j'y peux rien, pourquoi m'énerver ? Tu crois pas ?
Que peut-il t'arriver à ton âge ?
Pourquoi ? Quel âge tu me donnes ?
14 ans.
Pourquoi pas 10 ans pendant que tu y es ?
T'es pas sympa.
Seize ans.
En novembre.
Le céleri, ça calme.
Il y a un téléphone ?
Il y a même pas la lumière.
Il y a bien un bled ?
Oui. À deux heures à dos de mulet. Mais il y a pas de mulet.
Une bicyclette ?
Non, mais il y a un saute-piquet. Tu connais ?
- Je dois ĂŞtre au pensionnat ce soir. - Demande-leur de t'aider.
- À ces vauriens ? - Oui,
Avec ce blondinet qui joue les débiles.....
- Il se tire d'affaire comme ça. - Il finira en taule.
- Il l'a fait au conseil de révision. - Et alors ?
Ils l'ont mis dans le Génie,
Quand tu ris, tu fais dix ans de moins.
Combien ?
La quarantaine.
- Quand je suis sérieux. - Non. Quand tu ris.
J'en ai trente-neuf,
Je t'ai déjà dit que j'aimais pas le céleri.
- Moi non plus. J'en ai horreur ! - Pourquoi tu en manges ?
Comme je suis trop grande, ça bloque ma croissance.
Qui t'a raconté ces âneries ?
Un mec qui me draguait et qui bosse avec Visconti.
C'est bon. Je me rends.
Appelle-les.
Non, pas maintenant. Ils se baignent.
- Tu fais la cuisine ? - Quoi ?
- T'es folle ? - Viens !
Où tu m'emmènes ? Attends.
- Viens. - Où tu m'emmènes ?
T'es fou ! Tu m'as tout mouillé.
Ils restent encore longtemps dans l'eau ?
24 heures.
Comment ?
Comme ça, ils puent moins.
De quoi tu parles ?
Des oignons.
Je parlais de ces bons Ă rien. Ils vont se baigner longtemps ?
Pourquoi ? T'en as marre d'ĂŞtre avec mai ?
Rien Ă voir.
Mais j'ai Ă faire.
Que fais-tu dans la vie ? Je vais deviner.
Voyons... Tu as une décapotable, même si c'est un vieux bidet,
Tu as 40 ans....
39 ans, je te prie.
Et tu as... un beau magasin !
Non, je suis ingénieur.
Antonio Berlingheri, ingénieur en électromécanique.
- Ingénieur ? - Oui.
Tu es un génie. Je suis nulle en maths.
Comment on coupe les poivrons ? En long ou en large ?
- Vous les mangez crus ? - C'est meilleur.
Voyons... Le thon, les olives, les anchois....
La moutarde...
Le céleri, voilà le céleri...
Le céleri.
Les oignons... Le fromage de brebis.
- Il manque quoi ? - Les poivrons.
Ah, c'est vrai.
- Il y a tout ? - Oui.
Si on rajoutait de la moutarde ?
De toute façon, j'en mangerai pas.
C'est vous qui la mangerez et qui la digérerez.
Vous vivez tous ensemble ici ?
Ben, on pue pas quand mĂŞme...
On va mettre la table.
Sortie de l'eau la première, je dois tout faire.
Pourquoi ? Tu avais froid ?
Non. Mais.
J'ai déchiré mon maillot sur un rocher.
J'avais les fesses Ă l'air.
Comment tu parles...
Tu t'en es aperçu ?
Qui, je sais. J'ai du mal avec les "s".
"Caillasse de Sassari."
Tu me trouves pas douée ?
Tu m'épouserais ?
Comment ?
Je t'ai demandé si tu m'épouserais.
Moi ?
3 pour 1000... Vous comprenez ?
Ma femme.
Vous comprenez ? Une perte de 3 pour 1000...
- Oui. - Du reste, il suffit de regarder lĂ .
- Tu ris ? Tu m'épouserais pas ? - Bien sûr que si.
On irait en voyage de noces Ă Disneyland.
Tu me prends pour une gamine ?
- Tu as 15 ans. - 16 ans. Un et six,
Ferme les yeux.
VoilĂ .
Je suis une dame, puisque t'aimes pas les gamines.
Ferme les yeux.
Allez ! Ferme-les.
D'accord.
Une des vieilles que tu fréquentes. Dans les 26 à 28 ans.
- Tu sens mon parfum ? - Oui, l'oignon.
ArrĂŞte de plaisanter. Tu m'agaces.
On se rencontre en cachette. Je trompe mon mari.
Je suis une blonde platinée.
J'enlève ma fourrure, ma voilette...
- Ta voilette ? - Bien sûr, à mon âge...
J'avance, mystérieuse et coupable. J'ôte mes gants.
Je m'approche de toi.
Embrasse-moi, je suis Ă toi.
Couvre-moi de baisers.
Que ressens-tu ?
Rien de spécial.
- Heureusement. Alors, il est pas... - Non, il l'est pas.
Lui, c'est Piero. Tu le connais ?
Je suis ravi.
Un instant, j'aimerais vous présenter.
M. Berlingheri. - Salut !
L'ingénieur Antonio.
Dr Antonio, le feuilleton télé ?
- Vous bossez à la télé ? - Non.
Tu manges, aujourd'hui ?
- Permettez ? - Mon amour.
On peut manger ?
- Je mange pas. - Si, tu vas manger.
J'ai pas envie.
J'ai fait une salade à tomber. L'ingénieur m'a aidée.
- Berlingheri, enchanté. - Dis donc, Jimmy...
Qu'as-tu mis dedans ?
Il me faut pas d'hydrates de carbone.
Ajoute-lui de l'arsenic.
J'ai mis des trucs sains.
Pommes de terre, oignons, radis, anchois, fromage, olives
et poivrons coupés en long.
Et cet été...
À ce régime, on finira à l'hosto.
Écoutez-moi.
Quand quelqu'un de plus âgé vous salue, on lui répond
et on se présente. Dans mon pays.
Vous êtes toujours en colère.
Bon. Je me présente.
Sammy Davis Senior.
Oui. il a un père
qui est blanc. Ça a été prouvé par A + Blanc.
Je vois. Vous n'aimez pas les jeunes.
- Je ne... - Ni la jeunesse brûlée.
Vous avez été jeune aussi.
Vous avez dû être un sacré polisson.
Oui, mais il y a très longtemps.
Taisez-vous, maintenant.
Il nous a aidés ce matin et on lui a sifflé toute son essence.
Maintenant, sa bagnole est ensablée. Il faut qu'on l'aide.
- Merci. - Dépêchez !
Ă€ propos de siffler...
- Il nous reste du whisky ? - Non, il faudrait faire le plein.
Vous entendez ? On consomme pas beaucoup.
Disons 3 litres.
J'ai compris, merci.
Ça suffira ?
Allons-y !
Vous le prenez mal. On a des tĂŞtes de mendiants ? Comme chez Pasolini ?
On vous aide à dégager votre tacot, vous nous faites le plein de whisky.
Après, on boira tous ensemble entre amis.
- Voilà , - Pigé ?
O.K. Allons-y.
C'est beau, l'amitié...
l'amitié n'a pas de prix !
Elle pèse lourd ?
Allez ! Poussez.
- Je voudrais des Marlboro. - Moi aussi.
D'accord.
- M. l'ingénieur. - Allez !
Le disque de Diamond.
- Le nouveau. - Oui,
Pour moi,
deux paquets de Kent et le magazine Annabella.
Annabella pour moi aussi.
Pour moi, une belle blonde.
Allez, poussez. Ça y est !
- Au revoir ! - N'oubliez pas, une belle.
- Et le whisky., aussi. - J'ai compris !
Vous l'attendrez, le whisky, pauvres cons. Vous me reverrez plus.
“Les fesses à l'air..." Quel langage !
Comment je prononce le "s".
Si, signore".
"Caillasse de Sassari”.
“Subséquemment”.
Le mien est parfait.
D'oĂą est-ce que vous sortez, vous ?
On te tient compagnie, sinon tu vas t'ennuyer.
Tu parles tout seul.
- Vous me faites pas confiance ? - Non. On a tort ?
J'en sais rien.
On va t'aider Ă choisir le whisky ou ils vont te filer n'importe quoi.
Et j'avais envie d'embrasser Piero.
Je t'en prie, mets-nous de la musique sinon je tombe raide.
Ă€ vos ordres !
Il voyage incognito, c'est le grand chef "Plume Blanche".
Que fais-tu ?
Remets ces plumes Ă leur place.
- Compris ? - Je suis ta squaw.
Range ça tout de suite.
Tu vas refermer ce sac !
C'est un cadeau pour mon fils. Je dois lui porter en pension.
Et je suis déjà en retard.
T'as un fils ?
- Alors, t'es marié ? - Non, divorcé.
Et t'as pas honte de mettre ton fils en pension ?
Mon fils est très heureux.
La brebis dans le bois, boum !
La brebis dans le bois, boum !
Je l'ai reconnu. Il est lĂ , mon poupon.
- C'est le 2e du 3e rang. - Non, le 3e du 2e rang.
Ah, c'est vrai.
On les confond en uniforme.
Berlingheri !
Oui, ma mère.
Salut, Maurizio.
Ton père est là .
- Oui, ma mère. - Tu peux embrasser ton père.
Comment tu vas, toi ?
Bien. La cuisine est excellente, je tire profit de mes études
et dans mon temps libre, je joue au ballon.
Parfait. La prochaine fois je t'apporterai un beau ballon.
Oh oui, papa ! Merci.
Nous allons donner une petite représentation. Il sera Nuage Noir,
un chef indien, converti par les missionnaires
auquel on coupe la tĂŞte ensuite.
Le petit aimerait une parure de plumes d'Indien ou un tomawak.
- Un...? - Une hache indienne.
AN oui, bien sûr.
Je t'apporterai aussi une parure d'Indien avec les plumes.
- Je peux l'embrasser ? - Bien sûr.
Salut, Maurizio. Et sois bien sage.
Vas-y, Berlingheri.
Comment savoir si un mouflet de 9 ans est heureux ?
Ça suffit, maintenant !
Tiens plutĂ´t ta droite.
Vous désirez ?
Pour votre fille ?
Non, je regardais juste.
Faites.
Le fond est résistant.
Garanti. Vous voulez juste la culotte ?
- Pardon ? - Juste ça ou avec le soutien-gorge ?
Tu es un amour de m'acheter un maillot !
Celui-ci est monstrueux, celui-lĂ est insignifiant...
Voyons un peu par lĂ ...
Mon Dieu, quelle horreur.
Celui-lĂ ... Celui-lĂ est pas mal du tout.
C'est le moins pire. Tu dois t’y connaître.
Il te plaît ? Dis-moi, comment il me va ?
Merci, Tonino.
Regarde ce que Tonino m'a offert !
Moi, je préfère le bikini.
- Combien ? - 9 000 lires.
Dieu qu'il est tard !
Maintenant, je plaque tout.
Le whisky, le maillot. Je risque de trouver le pensionnat fermé.
Bon sang, j'ai sommeil.
Ouf !
C'est d'un dur, à l'arrière J'ai les fesses endolories.
- Ton chemisier sort de la machine ? - Pourquoi ?
T'as le ventre Ă l'air.
- Que fais-tu ? - Conduis.
- Retiens-la dans les virages. - Retiens-la... Tu parles...
140 !
Voiture exceptionnelle aux performances inouĂŻes.
Elle atteint les 185 km/h avec une facilité...
Ça ne m'intéresse pas. Par principe, je ne dépasse jamais les 100 km/h.
150 km !
James Dean est mort Ă cette vitesse.
Magnifique !
Un célèbre ingénieur milanais se tue au volant de sa décapotable.
Chagrin du maire.
Le maire, tout de mĂŞme...
Tu peux freiner. On est arrivés.
Vous en avez mis du temps.
J'y peux rien. L'ingénieur roule prudemment.
Tu as mes Marlboro ?
Tu as acheté Annabella ?
Et ma poupée blonde ?
- Et les Kent ? - Tiens.
Merci.
- Y a pas grand-chose. - Bon appétit.
- Flavio, le pain. - Allons manger sur le lit,
ArrĂŞtez...
- Assieds-toi et mange, Tonino. - Je reste cinq minutes.
J'ai faim. Après cette course, c'est normal.
J'ai pas envie.
- Un peu. - J'ai pas envie.
- Mange un peu. - Juste un peu.
Moutarde, s'il vous plaît ' Envoie !
- Reçu ! - Mange.
C'est bon et c'est frais surtout.
Les produits naturels sont toujours meilleurs. Pas vrai ?
Maria, un peu de pain.
Bravo, bravo...
Bravo, Antonio !
On peut savoir ce que tu veux ?
Des poivrons ! Avec ta gastrite ?
La tienne plutĂ´t,
ils te font marcher. Tu ne t'en aperçois pas. Idiot !
L'idiot, c'est toi. Ils me trouvent très sympa.
Tu restes car la fille te plaît.
Qui ça ? Francesca, qui a 16 ans ?
Je la vois mĂŞme pas.
- Pourquoi tu la fais boire ? - Parce qu'elle a soif.
Et en voiture ? La jambe ? Le ventre nu ?
Ça me laisse de glace.
J'en ai vus, des petits ventres...
- Écoute, Antonio... - Tonino.
Je m'appelle Tonino et mĂŞme Tony.
Antonio, c'est toi.
Que fais-tu ? Tu dors ?
Non, je dors pas. Tu veux rire.
Moi, si. Dès que je passe à table, j'ai envie de dormir.
Alors, je me couche et je dors pas parce que j'ai faim.
Va savoir ce que j'ai...
Manger, quel ennui.
Un jour, vous goûterez aux joies d'une bonne table.
Chez certains peuples primitifs,
manger est une chose dégoûtante.
Mais non...
Mais si ! Ils se cachent mĂŞme pour manger.
Et au grand jour, ils font des trucs qu'on aurait honte de faire.
Tu parles de primitifs...
Je suis peut-être vieux jeu, mais je préfère faire l'amour
loin des regards indiscrets.
Pas comme ces deux-là . Ils sont fiancés ?
Bien sûr. Lui avec sa cousine
et elle, avec un gars qui fait son service Ă Pavie.
Retenez-vous.....
L'ingénieur surveille.
Et désapprouve.
Écoutez, vous....
Au lieu de nous critiquer, si vous vous rasiez la moustache ?
Vous savez que les moustachus
n'ont pas beaucoup de...
Personnalité, personnalité...
Peu de personnalité ?
- Et Staline ? - Ou Hitler.
On parle toujours de Staline et d'Hitler.
- Parlons de Sinatra... - C'est une question d'hygiène.
La moustache retient la sueur en été et protège du rhume en hiver.
Vous êtes un vrai poète.
La moustache te plaît ?
Si j'étais toi, je me la raserais.
Tu crois pas que tu serais mieux sans ?
Je n'aime que l'amour platonique.
Si on déplatonisait un peu ?
Non, pas question.
Si quelqu'un faisait ça à ta sœur, qu'est-ce que tu dirais ?
- Je m'en fous. - Bravo.
Marina, tu écris quoi ? Ton journal ?
Non, des péchés.
- Lesquels ? - Les miens.
Comme je suis terriblement distraite,
Il m'arrive parfois des expériences
et quand je veux les raconter, je ne m'en souviens plus.
Maintenant, je note tout au fur et Ă mesure. Pratique, hein ?
La Chinoise ne devait pas venir avec Gibi ?
Non, mais si elle venait, je te préviens, pas touche.
La Chinoise est pour moi.
Quoi ? Je l'ai rencontrée avant toi.
En tout cas, elle me trouve très sympathique. Elle me l'a dit.
- ArrĂŞtez enfin ! - Santa Francesca.
Calmez-vous.
Il y a que moi qui lui plaise. - Quel gâchis !
- Ridicule. - Elle viendra pas.
Vous connaissez la blague des vampires ?
Non. Une blague ? J'écoute.
Dracula dit Ă son fils :
“Mange ta soupe avant qu'elle coagule."
C'est répugnant.
Si vous permettez, je vous en raconte une.
Mais elle est convenable.
C'était comment déjà ?
- Alberghetti. - Hein ?
- Celle de la confiture ? - Non, je la connais pas. Racontez.
Elle est chouette.
Un monsieur entre chez l'épicier et dit :
“Un pot de confiture Bariolé."
"Désolé”, répond l'autre. “On ne l'a qu'en uni”.
Elle est bien bonne !
Un type demande un pot de confiture à l'épicier,
qui lui répond : "Désolé, on n'en a que des bariolés."
Non, je me suis gouré.
Un type chez l'épicier demande un pot de confiture Bariolé.
L'épicier : "On n'en a pas de bariolés,
"On en a à rayures.” Quoi.... ?
Non.
Oubliez ce que j'ai dit.
Un type demande un pot de confiture Bariolé.
L'épicier :
C'est ça. Il répond :
“Bariolés, on n'en a pas.”
Un type entre et demande :
"Un pot de confiture "Bariolé ""
“Non, bariolé, on n'en a pas. Juste à rayures.”
On ne l'a qu'en uni ! En uni.”
Non mais sans blague...
Vraiment dégueulasse....
Et vieille, en plus !
Quand elle a été racontée
Ă Godefroy de Bouillon, il est parti en croisade et n'est plus revenu.
Tout le monde dehors !
Francesca. Ben moi, je m'en vais.
Tu veux pas voir
le maillot que tu m'as acheté ?
Petit faune malicieux !
Elle est tellement sèche qu'on lui voit les côtes.
Sèche comme un hareng.
Ça me va ?
Ça te plaît ?
Qu'est-ce que t'en dis ? Ça me semble un peu large, là .
- Large ? - Un peu.
- Où ça ? - Ça rétrécira à l'eau.
- OĂą tu vas ? - Dehors, avec les autres.
Reste un peu avec moi.
Tu n'étais pas pressé ?
Non, je suis pas pressé du tout.
De plus, tu as vu. Je roule mĂŞme Ă 160 avec ma voiture.
Alors, dans ce cas....
Si on mettait un peu de musique ?
Comment ça marche ce machin-là ?
Ce passage-là , ça me donne toujours envie de pleurer.
Pourquoi donc ?
Ça me plaît à mourir.
Toi aussi, tu me plais, Francesca.
Tu es belle, désirable...
Tu me plais.
Je suis un monstre. J'ai la tête d'un lit défait.
Je mange trop et ça se voit. Ma langue est comment ?
Superbe.
Tout est beau chez toi.
Tu es extraordinaire.
Pourquoi tu ris ?
Tonino, tu t'es mis Ă loucher.
ArrĂŞte de te foutre de moi, gamine. Pour qui tu me prends ?
Tu me provoques et après...
Je suis pas un de tes petits rigolos.
Je suis un homme.
Viens ici.
Viens, j'ai dit !
Saloperie de mégot !
- Mon pauvre Tonino ! Tu as mal. - Non.
- Tes cheveux, Francesca... - Cinéma.
- Tes cheveux... - Cinéma !
Le cinéma.
Qu'est-ce que je fais lĂ ?
10 000 lires de maillot.
L'essence. la note du resto,
10 000 lires de whisky que j'ai pas bu,
Si je m'en jetais un...
Je fous trop de fric en l'air. Je me tire.
Avancez, vous ĂŞtes hors-champ.
Rico, Veniero, soulevez-la !
Allez, dépêchez-vous !
- Allons ! - Ça va comme ça ?
Vite ! Plus haut ! C'est ça.
Plus sensuelle. Mouille-toi les lèvres.
Ils sont nuls.
- Piètres acteurs. - Marina fait pitié.
L'ingénieur s'en va !
Sus à l'ingénieur !
ArrĂŞtez-le !
Notre croisé s'en va.
Fais-lui signe de la main.
Si on lui faisait faire la scène d'amour ?
Venez, ingénieur. Dépêchons-nous.
Lâchez-moi !
- Avec cette tĂŞte ? - Il peut plaire.
Certes, il est pas hideux, mais..
- Il a quelque chose de Brando. - Oui, les godasses.
- En place pour la scène d'amour. - Lâchez-moi.
- Maria et Marlon Brando. - Je vous en prie.
Lâchez-moi enfin !
Roulez-vous dans le sable.
- Comme dans le film. - Oui,
- Non, je le fais. - Non.
La scène d'amour est pour moi.
Il vaut mieux que Francesca la fasse.
On la fera après, Marina.
Francesca, t'as l'air d'un pantin.
Veniero, le bambou à l'ingénieur ! Il fouette Francesca, elle se rend
et l'embrasse. - Je veux bien, mais...
Faut une branche de bouleau.
- Pourquoi ? - J'ai l'habitude,
et on ne fouette qu'avec des branches de bouleau.
Retourne Ă la maternelle.
Tous hors du champ !
Ingénieur, fouettez-la.
Vous voulez rigoler ?
Allez, on est prĂŞts ?
Frappez !
Allez-y !
Je la frappe pour de bon.
Plus fort Allez !
Plus fort ! Je veux sentir la haine !
Prends ça !
Prends-lui le bras, implore-le. Acharnez-vous, ingénieur.
- Tiens ! - Et toi, souffre !
La cravache te lacère les chairs. Hurle ! Arrête.
Maintenant, le baiser.
Le baiser... Le baiser...
Ah, voilĂ .
Formidable !
Il y a plus de pellicule. Misère de misère !
Trombi va te censurer cette scène.
Ă€ l'eau !
Ă€ l'eau pour se purifier !
Tonino, viens te baigner avec nous :
Oui. Dans l'eau après avoir mangé tous ces poivrons.
Et le maillot ?
LĂ -dedans, il y en a des milliers.
Mais qui a lancé cette manie de toujours se baigner ?
Chaud, ça ? Glacé, plutôt.
Viens, Tonino.
Allez, viens !
J'arrive.
Attends-moi !
Il fait - 50 degrés.
Avec les cheveux mouillés, tu as même une petite frange.
Regardez comme il est mignon avec sa petite frange...
Voyons comment vous nagez.
On dirait une baleine ou un morse, avec la moustache.
Regardez l'ingénieur. Miracle, il flotte.
La mer le porte...
Berlinghieri, fais-nous des imitations.
Si vous nous imitiez le commandeur ?
Mesdames et messieurs, je vais vous imiter le commandeur
qui fait pipi.
Regardez à présent comment nage un aristocrate.
Quel dégoût !
Quel numéro ! Il est resté très gamin.
Quel dégoût !
Pouah !
Bravo !
Et maintenant, une autre nage...
Non, par pitié, non !
Tous au rocher.
Je viens aussi, attendez-moi.
- En avant. - Suis-nous, Toto !
Attendez-moi.
Dans vingt mètres, ils seront cuits.
Moi, je sors.
Non, reviens.
Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai ?
Je le savais.
C'est les poivrons. Du calme.
Inspirer, expirer...
Non, ce n'est rien. Impossible.
Qu'y a-t-il ? Je vais pas me noyer lĂ .
Pas de panique.
Au secours ! Au secours !
Au secours !
Je me noie !
Au secours !
Intéressant...
J'ai jamais vu mourir un ingénieur.
Je suis en train de me noyer.
L'ingénieur Berlingheri périt dans les flots.
Le Président est inconsolable.
Si ça m'était arrivé...
C'est à lui que c'est arrivé.
Oui, mais ça aurait pu m'arriver à moi.
Ça t'est pas arrivé.
Si c'était arrivé, qu'aurais-tu fait ?
J'en sais rien.
Je sais juste que c'est pas arrivé.
Mais ça aurait pu.
Dégagez ! Non, restez. Je suis en surexposition.
On va tourner “Mort d'un ingénieur”.
Je l'enverrai Ă Venise.
- Malédiction ! Il est pas mort. - Il vit !
Remettez-le vite Ă l'eau.
Pourquoi ?
C'est comme quand on tombe de cheval,
faut tout de suite remonter.
Tu allais te noyer, alors remets-toi Ă l'eau et nage.
T'as compris ?
Comment ?
Va te faire assassiner !
Tu as pigé, ingénieur !
Transportons-le dans la cabane.
Allez, trimbalons le noyé : C'est le cha-cha-cha du noyé.
Qui nous a condamnés.
À mourir tous assassinés.
Tu fais quoi ?
- Un déhanchement chouette. - Très vulgaire.
Pas du tout.
- Ils le font tous à St Tropez. - Oui, mais ici, ça fait vulgaire.
Je te jure que j'en ai marre de cette vie de merde.
J'ai tout essayé, tu sais.
Femmes de toutes races, tous âges..... J'ai connu toutes les sensations.
Je crois ĂŞtre devenu un peu frigide.
Dona, il faut absolument que tu m'aides.
Me prouver que tu m'aimes.
Tout de suite. Tu peux encore me sauver.
Dis-moi si c'est oui ou si c'est non. Je t'en prie.
- Écoute. - Oui,
Tu crois qu'il reste un petit fromage dans le frigo ?
- Je commence aussi Ă avoir faim. - On y va ?
Allons voir.
T'as vu les Noirs danser ?
Attention ! Je vais vous imiter l'ingénieur.
Fais-nous marrer.
Je suis milanais, ingénieur et j'exige le respect,
Arrête de me faire rire. Ça me dévisse l'appendice.
T'es un artiste. Je t'applaudirais tous les soirs.
- Qui a du feu ? - Qui a une Marlboro ?
J'ai des Kent. T'en veux une ?
Personne n'a de feu ?
- Vous avez une allumette ? - Qui m'a piqué mon briquet ?
Où il était ?
Où tu l'as trouvé ?
Il était dehors, trempé.
Mets-le dans la cuisine. Qu'il prenne pas froid.
Sers-lui un whisky.
- Vas-y, Bob. - Voyons si vous devinez qui c'est.
Bon, bon...
Tu as bien une maison, n'est-ce pas ?
- Alors, rentre chez toi. - J'ai trouvé !
- Qui c'est ? - Gassman.
Ça fait plaisir. Vous trouvez tout de suite.
Comme ça, je suis pas mal. Souriant à moitié.
! est vrai que j'ai un peu grossi.
J'ai plutôt gonflé
l'air de la mer ne me convient pas.
La fatigue me donne certes un regard plus intéressant.
Tu te sens mieux ?
Je me sens très bien.
Oh là là là ! Tu as une tête de déterré.
Tu veux rire...
Bois ça.
Il y a du whisky, lĂ -dedans.
J'en ai mis un peu. Ça te remontera.
Saint moustachu !
Saint moustachu ?
Francesca me fait rire avec son bonhomme.
J'aurais honte Ă sa place.
Que lui trouve-t-elle ?
Ben, il est pas vraiment moche.
Il se déglingue de partout,
C'est un Étrusque.
D'avant la dynastie Ming.
Café !
Oh, jolie Francesca !
Cette coupe, style Ariane, te va très bien.
Non, je suis affreuse. J'irai plus chez le coiffeur.
Je me les couperai.
On parlait de ton Nordiste.
Il est pas si mal que ça.
Pas mal du tout,
Le pauvre, il bave devant moi. J'y peux rien.
Les tasses sont dans la cuisine.
- Merci. - Salut.
Et toi. qui te prend.
Pour le roi du monde....
Tu peux m'écrire les paroles, Marina ?
Qu'as-tu fait ? Tu as perdu ta moustache ?
Je l'ai pas perdue, je l'ai rasée.
Montre-moi, de profil.
Tu étais mieux avant.
Remets-la,
- C'est le visage qui va pas. - Et le reste.
C'est la Chinoise !
La Chinoise est lĂ !
La poupée jaune est arrivée !
Je me la laisserai repousser.
- Bienvenue : - Salut !
- Il y a ma sœur. - Et l'autre ?
C'est une nouvelle.
- Je m'en charge. - Et moi, je roupille ?
Et moi, qu'est-ce qui est écrit ici ? Incapable ?
Ă€ l'abri ! Vite !
- Salut, les gars. - Salut, Gibi.
Bonjour, ma biche !
Il y a aussi ton enquiquineuse de sœur.
Bonjour tout le monde !
- Toujours la même clique. - Amène de nouvelles amies.
Je te présente la fille de l'Orient, Francesca.
Enchantée.
- Ça va ? - Salut, Gibi.
On passait. On repart dès qu'il pleut plus.
Il a peur qu'on lui pique sa Chinoise.
Gibi, tu es pressé ? Du calme. Assieds-toi.
Repose-toi un peu.
- Enlève ton chapeau. - Je suis pas fatigué.
Tu viens d'arriver. Reste un peu avec nous.
Sinon, on peut faire autrement,
Si tu dois vraiment partir,
vas-y.
Laisse-nous juste l'Orientale.
Et les 250 millions de Chinoises qui restent ?
Elles sont aussi mignonnes ?
Si c'est le cas, on s'en va tous en Chine.
Tu danses ?
- Tu danses le cha-cha-cha ? - Oui,
En piste !
On danse ?
Écoute, Francesca. Quand pourrais-je te parler ?
Pense à tes pas. Tu m'écrases les pieds,
Excuse-moi.
Faut absolument que je danse un cha-cha-cha avec l'ingénieur.
Whisky ?
Tonino, tu bois trop.
Moi ?
Je suis pas un de ces rigolos.
Non, je saute pas. Ça me fait mal à la rate.
- J'aimerais ĂŞtre un homme. - Pourquoi ?
J'aurais la boule à zéro. Fini le coiffeur.
Je serais au frais.
Mais mes mathusas sont contre.
C'est qui, les "mathusas“ ?
Mathusa... Mathusalem.. Les parents.
Quel âge a ton père ?
41 ans.
Presque comme toi. Tu pourrais être mon père !
Ce que ça serait chouette !
Oui, oui...
C'est mon tour.
Merci.
Tu te laisses piquer les femmes sous le nez, sans rien dire ?
Viens par lĂ ,
Comment tu danses ça, toi ?
Tout en retenue.
Frangine, tu me prĂŞtes 5000 lires ? Avec du pot, j'embarque la Chinoise.
Si je les avais...
Ne sois pas radine.
Mardi, je dis aux vieux que tu sors avec moi et tu vas oĂą tu veux.
Pardon.
- Qu'est-ce qu'il fait ici ? - C'est un ami.
Mais c'est la housse de ma bagnole.
Il était dehors, il se mouillait,
C'est moins grave si ta voiture se mouille.
Pourquoi t'as enlevé ce disque ?
Tu viens au Shaker avec moi, demain soir ?
Non, j'en ai marre de cette vie.
Je veux partir demain. Aller au Congo.
Pour y faire quoi ?
Soigner les lépreux.
Chez ce docteur moustachu.
Si tu partais un autre jour ?
Au Shaker, ils ont engagé un orchestre cubain du tonnerre.
Ah bon ?
J'y ferai un petit tour.
Ça me servira si on m'envoie me battre pour Castro.
Ces rochers.
Que la mer a usés.
Sont mes mots d'amour.
Pour toi.
Je n'ai pas su l'aimer.
Je n'ai pas su te donner.
Ce que tu attendais.
Tous ces mots que nous avons échangés
Mille fois ont été échangés.
Tous ces moments que nous vivons
Mille fois ont été vécus.
Ces rochers.
Que la mer a usés.
Sont mes mots d'amour.
Pour toi.
Tous ces mots que nous avons échangés
Mille fois ont été échangés.
Tous ces moments que nous vivons
Mille fois ont été vécus.
Ces rochers.
Que la mer a usés.....
Francesca. Ma chérie.
À mon âge...
Ă€ 40 ans....
Enfin... 39 ans.
En Afrique. Ils se marient bien Ă 14 ans....
Tu aimes l'Afrique ?
- Tonino. - Oui,
Que tu es bĂŞte.
Francesca... Ma petite Francesca.
Je l'aime, je t'aime, je t'aime !
C'est vraiment d'un goût douteux.
Notre champion. Il pète une vitre à 5 mètres.
PrĂŞts pour la finale d'endurance ?
Je vous en prie. Je supporte pas ces bruits-lĂ ,
Ingénieur, vous participez ?
Ça va pas, non ?
OĂą allez-vous ?
Quelles manières ; Histoire de fous !
Une minute et deux secondes !
Tu es digne de Berruti !
Ce sont des sauvages. De vrais sauvages !
Qu'est-ce que tu as ?
Je les enverrais creuser la terre
avec une pioche au Kenya.
Ça leur apprendrait à vivre.
Non, la vérité,
c'est que ça leur tombe tout rôti dans le bec.
Tu as raison.
Moi aussi, j'en ai marre d'eux.
Ils sont tous pareils, tous insipides, tous fades.
Toi, tu as un vrai visage d'homme
Ă la barbe dure et noire et pas beaucoup de muscles.
Qui ne sait pas nager
et qui se noie parfois. - Attends, je sais nager.
C'est la faute
de ce voyou qui n'a rien fait pour m'aider.
Mais c'est lui qui l'a sauvé.
- Qui ? - Oui, lui, tu coulais
et il a sauté de son canot. Sans lui, tu serais pas là .
Merci quand mĂŞme.
Seul un vrai homme peut tuer un autre homme. Pas lui.
Tu as déjà tué un homme ?
Oui, une fois en Afrique.
Rends-moi ça, Flavio ! Ne l'ouvre pas.
- Marina ! - Rends-le-moi.
- Lis ! - Rends-moi ça !
Laisse ça. C'est à moi.
"Liste des expériences de Marina au lycée."
"M. m'a touchée.”
- M. l'a touchée ! - Maurizio, Marcello ?
- Miranda. - Oui, c'est ça.
Silence !
“Avec A.P, on s'est embrassés.
A.P.
Alvaro Penezzato ! Bravo :
MĂŞme lui...
"Je l'ai fait avec M."
Tu l'as fait avec M. !
Tu n'as pas honte ?
C'est pas bien.
Je vous hais. Lâches !
Allez, continue, Flavio.
- Qu'est-ce que tu veux ? - C'est juste un jeu.
- Le preux chevalier... - Tiens.
Ça suffit. Changeons de jeu.
- En quel honneur ? - Ça alors :
Faisons le jeu de la tour.
Je vous jette tous dehors. Sauf Marina.
Laisse-moi !
Moi ici, lui lĂ , au milieu des dunes.
Un silence.
Je vois que c'est un franc-tireur anglais.
Je sors mon arme et je fais feu.
Il est touché.
On joue Ă Monsieur Univers ?
Tu crois que tu vas gagner ?
J'en suis sûr.
Si je ne concours pas, c'est par honnêteté, fiston.
Piero, aide-moi à déplacer le divan.
- Viens voir. - Qu'y a-t-il ?
Tu vas aussi concourir.
Le jury est féminin et je voterai pour toi.
Pas question.
J'ai dit non. Je me déshabille pas. Désolé.
J'ai dit non.
Bon, d'accord.
D'accord....
L'estrade est libre !
Veniero s'est bien arrangé.
Piero !
Ses muscles me font craquer.
Je dirais pas non avec Piero.
Il a pas beaucoup de pectoraux.
C'est le vainqueur.
Gonfle-les Ă la pompe.
C'est pas du toc, c'est du travail.
Bobo, pourquoi tu te passes pas de l'huile... et du poivre ?
Qu'en dites-vous ?
Il a un bel estomac.
Bien rond, en plus.
L'oncle de Maciste !
On dirait Mussolini.
Mussolini qui ?
Le père du pianiste ?
Tous ensemble, maintenant !
Je peux parler ?
Non, embrasser.
La parole est Ă la Chine.
Le meilleur, c'est Piero.
Pour Piero, levez la main.
- Piero ! - Oui,
D'accord, je te cède ma voix.
Marina, note qu'il est pour moi.
Mais pourquoi elle l'embrasse ?
Pour le second, il y a rien ?
Ingénieur, que faites-vous ?
Vous partez ?
Mais il est fâché ? Pourquoi ?
Que c'est beau !
Il ne pleut plus.
- Pourquoi t'es tout mouillé ? - Laisse tomber.
Mon pauvre poulet.....
Francesca, tu es une...
Ah, va-t'en.
Mais qu'est-ce que tu as ?
Rien.
- T'es jaloux oĂą quoi ? - Non.
- Parce que j'ai embrassé Piero ? - Non.
Comme ça, on est quitte.
Ça suffit !
Je vais lui dire que je pars, parce que je n'en peux plus.
C'est plus possible.
Et c'est pourquoi...
Si on se mariait ?
Francesca, je t'aime.
On serait heureux tous les deux, ma petite Francesca.
Je ferai ce que tu veux.
- On voyagera ? - Bien sûr. Au bout du monde,
Acapulco, Calcutta, oĂą tu voudras.
MĂŞme Ă Ronca ?
C'est où, ça ?
Près de Pérouse, où habite ma tante que je n'ai pas vue depuis longtemps
et qui m'a promis une aigue-marine.
Je veux aller à Monte-Carlo. Je suis très joueuse.
Mais attention.
J'aime pas perdre.
On restera un peu Ă la maison ?
- On aura aussi une maison ? - Une maison rien que pour nous,
avec un salon et une cheminée.
- Toi, dans une robe noire.... - Non.
- Blanche. - Bon,
Comme tu voudras.
Je m'assois, je te prends la main
et on reste devant la cheminée.
Un instant, mon chéri.
C'était le charbonnier.
Oublions la cheminée. Chauffage électrique.
HĂ©, l'ami ! Reviens !
Au trot !
Allez !
- T'as besoin de fric ? - Toujours.
Alors, que dirais-tu de 5000 lires ?
Je dirais "bon”.
As-tu des objections d'ordre moral
si je porte mon affection sur la fille de l'Orient ?
Veniero.
Tu n'as pas et tu n'auras jamais 5 000 lires.
D'accord.
- Dis.... - Tu me caches le soleil.
Où est l'ingénieur ?
Il est parti.
Comment ? Sa voiture est encore lĂ .
Il s'est pris une cuite au whisky.
Il roupille.
Il est vrai que Piero embrasse comme un dieu.
Francesca va t'arracher les yeux.
- Francesca a son Milanais. - Non.
Dis, Piero t'a déjà embrassée ?
Oui, une fois, en revenant des Jeux olympiques.
Un baiser si fort
qu'il m'a fait sauter le plombage d'une prémolaire.
J'ai eu très mal.
Je passe mon latin en octobre.
Et moi, le droit privé, tu parles...
- Espérons que la guerre éclate. - Espérons....
Mais ils trouvent toujours un compromis.
Attachez vos ceintures...
Attachez vos ceintures...
- Tu dormais ? - Non, non. Tu penses....
Je pensais.
Je pensais Ă toi.
- Moi aussi, je pensais Ă toi. - Ah bon ?
Ă€ toutes les jolies choses que tu m'as dites.
Au fond, comme ça, je m'ennuie à mourir.
J'ai une amie qui s'est mariée à 17 ans.
En Afrique, on se marie mĂŞme Ă 14 ans.
Peut-ĂŞtre qu'au fond...
- Fais-moi une déclaration enflammée. - Pourquoi ?
Parce que j'en ai jamais eu.
On me fait toujours des propositions. Même très osées.
Mais de déclarations, jamais. J'attends.
Allez !
- J'ai peur d'ĂŞtre ridicule. - Vas-y.
Bon, je vais essayer.
Je pourrais te dire que...
depuis quelques heures, j'ai changé.
Depuis que je suis avec toi et ces fous,
les laminés m'intéressent beaucoup moins.
Et mĂŞme plus du tout.
C'est toi qui m'intéresses.
Parce que vois-tu... Pour moi, tu es comme une maladie,
comme une obsession.
J'ai pour toi un désir fou, Francesca.
J'ai compris que l'amour pouvait arriver au hasard,
comme un coup de massue.
Et que les voies du cœur étaient impénétrables.
Et c'est pour cela que je te veux près de moi.
J'ai besoin de toi.
Tu as compris l'ingénieur ?
T'as vu ? Il s'est déclaré.
Plus qu'un ingénieur, c'est un poète.
C'était comment la phrase ? Les voies du cœur sont impénétrables.
Je vais l'écrire.
Cœur, c'est avec un "q" ?
Ingénieur.
Quelqu'un a vu mon briquet ?
Pourquoi il se fâche tout le temps ?
Ingénieur, on vous salue tous !
Allons-y.
Pardon ! Pardon ! Pitié.
Je te passe dessus.
Je m'arrĂŞte pas.
D'accord. Ne t'arrĂŞte pas.
- J'accélère. - Accélère.
Sois gentil. Je me repens.
P, A....
R. D.
O, N.....!
PARDON !
Allez.....
Maintenant, tout droit.
Continue toujours tout droit.
Maintenant, arrĂŞte-toi.
- Pourquoi ? - Parce qu'il y a la police.
Et maintenant, un magnifique strip-tease.
- Fais-nous Rugantino. - Non, non !
Le chemisier.
- Non. - Le chemisier.
Lentement. Comme ça...
Allez !
Bravo !
Belle : Magnifique.
- La jupe. - Non.
- La jupe... - On est entre amis.
Que tu es belle ! Quel talent !
Elle est belle.
Allez, continue !
Ben dis donc.
- Tu vas voir... - Vas-y.
Tu vois Veniero ?
Il a raison.
Ces strip-teaseuses,
excitées par la danse, te tombent dans les bras après leur numéro.
Fiche le camp !
- C'est pas merveilleux ? - Comment ?
C'est fantastique. Gare ta voiture, lĂ !
J'entends rien.
Ça fait rien. Il y a un kart libre.
C'est le mien. Je l'ai réservé.
Ça sert à quoi ?
Il n'y a pas de changement de vitesse ?
Berlinghieri ! HĂ© !
Bisigato de l'ILVA,
Ah, Bisigato... Ça va ?
Mais vous avez quelque chose de changé.....
Les traits du visage, on dirait....
- Chirurgie plastique ? - Moi ?
Ah ! C'est la moustache.
La maison Berlingheri...
Vous avez vu Eridania ?
L'action Eridania ?
Elle a pris huit points.
- Vous en avez acheté ? - Oui, je crois.
Allons boire.
Non, allez-y. Moi, je reste lĂ .
Doucement, il y a pas le feu.
Et enlevez votre main. AĂŻe.
Belle nana, hein ?
Les cuisses, les formes.... Elle a tout oĂą il faut.
Celle-lĂ , dans deux ans... Et mĂŞme tout de suite.
- D'accord, - Je fais le plein.
Qui va payer ?
Quelqu'un paiera.
Tonino, tu paies ?
Oui, je paie.
Vous la connaissez.
Vous manquez jamais une occasion !
Toujours prêt ! Toujours sur la brèche !
- C'est combien ? - 5000 lires.
Dites, vous qui êtes dans les laminés,
donnez-moi un conseil d'ami.
Dans ma petite usine de Saccile,
j'ai installé des fours Siemens,
les meilleurs au monde et les plus chers.
Mais je ne suis pas tranquille du tout,
car avec le Marché Commun, on se fait avoir,
nous, les industriels.
C'est toujours nous, les dindons de la farce.
Par exemple, le charbon belge
me coûte autant qu'avant, ni plus ni moins.
Avec mon fric, ils font le jeu des Russes. Le jeu de Khrouchtchev.
Bref, je paie des taxes pour enrichir les Russes.
Je devrais me mettre aux laminés.
Ça marche bien ?
Viens... Venez. Viens.
Vous êtes satisfait des laminés ?
J'en ai rien à foutre des laminés !
Ah, bravo !
Prends ça !
Voyons, fais pas l'idiot !
Je te présente un ami. Tu t'appelles ?
Il m'a appris Ă prendre les virages.
Je pensais pas à mal. Si votre fille m'avait prévenu....
Quelle fille ?
- C'est pas votre fille ? - Non.
Pourquoi vous me giflez, alors ?
Ça peut pas être Berlingheri.
Moustache ou pas, c'est pas lui.
Mais qu'est-ce que t'en sais ?
Je vous l'avais dit !
ArrĂŞte de bouger !
Je t'interdis de lui faire du mal.
- Laisse-le ! - Ils frappent l'ingénieur.
- Dona, viens : - ils se battent.
HĂ©, le peintre ! Qu'est-ce que tu fous lĂ ?
Où il est, ce timbré ?
- Tu t'en prends aux vieux ? - Tu frappes les invalides ?
Si tu t'en prenais Ă nous ?
- Oh, le joli casque : - il lui plaît bien.
Vous ĂŞtes quatre, hein ?
- Oui, - Un Ă la fois.
Pourquoi ? À quatre. on te cassera plus vite la gueule.
Et on te fera encore plus mal.
Vous êtes blessé, ingénieur ?
Mon pauvre petit Tonino..
Oh, deux brindilles de paille ! Tu auras deux enfants.
Venez, ingénieur. Dès qu'on le laisse seul, il fait des bêtises.
Emmenons-le ailleurs.
Ce soir, pas de dessert !
Ça peut pas être lui...
Avec ou sans moustache, non.
C'est pas Berlingheri. Allez savoir qui c'est....
Je vais conduire. Vous êtes pas en état,
- Mais non.... - Mais si.
Ferme !
Tu peux pas faire attention !
- Regarde ce que t'as fait ! - ContrĂ´lez mieux votre bagnole.
La plaque ne tient plus.
Il m'a abîmé tout l'arrière.
Et il a froissé mon aile.
Pauvre Tonino, tu es tout cabossé.
Je te trouve pas bien du tout. Laisse-toi soigner.
- Salut, l'ami. - Change de vitesse.
Mets la marche funèbre. Y a une place pour Piero ?
Laissez les morts en paix.
Un peu de respect !
Vous ĂŞtes strict...
La patrie, la famille, les morts, l'honneur...
On va pas passer notre vie Ă tout respecter.
- Tu es chrétien ? - Oui, pourquoi ?
A la mort, on fout ton corps en l'air et ton âme s'envole !
Moi, j'ai pas d'âme.
Mais un corps sensass.
File-moi une Marlboro.
On peut pas raisonner avec vous.
- Tu as peur, hein ? - De qui ?
Des morts.
C'est pourquoi tu les respectes.
Je n'ai peur de rien ni de personne. C'est clair ?
Que dois-je faire ? Entrer et ressortir, c'est tout ?
- Non, le tour du cimetière. - Après quoi,
on te fera une oraison funèbre.
"Enterrement d'un ingénieur”.
- Bobo ! - Je suis prĂŞt.
Et sur la plaque du cercueil, il y aura une règle et un compas.
Allez au diable !
Je t'accompagne jusqu'au portail.
On peut tous l'accompagner jusqu'au portail.
Mais pas un mètre de plus.
Allons-y !
Je mourrai avant toi.
Qu'en sais-tu ?
Je le sens et tu viendras jamais me voir.
Bien sûr que je viendrai.
Tu viendras ? Tu vois que je mourrai la première.
Tu mourras pas, va.....
Allez-y !
Je vous en prie.
Du courage ! N'hésitez pas. En avant !
Le soldat anglais ! Le franc-tireur !
Non, va-t'en ! Va-t'en !
Je voulais pas te tuer. Je visais un pigeon !
Tu m'as tué.
Non, va-t'en !
Titre : "L'Ingénieur à fait dans son froc”.
Tonino, tu as eu peur ?
ArrĂŞte de me les casser !
- Tonino ! - Vous me cassez tous les couilles...
Tonino, attends-moi !
Bande de fripouilles et de voyous !
La nouvelle génération ?
La future classe dirigeante ?
Bravo ! Le pays va Ă vau-l'eau,
J'ai 3000 ouvriers, moi.
Ces blagues idiotes, faites-les entre vous.
'“L'ingénieur a fait dans son froc...."
Si je voulais, je leur casserais la gueule.
J'ai du sang romagnol, moi.
Je leur casse la gueule Ă tous ! Vu ?
Bien vu, ingénieur. Du feu ?
Merci.
- Que fais-tu lĂ ? - Je dormais.
Descends !
Oui, il faut utiliser la force.
Alors, je devrais me salir les mains, cogner ?
Il suffit d'en cogner un.
- Piero, hein ? - Très judicieux.
D'accord.
Tu entends ? Un discours de 1937.
Avant le putsch autrichien.
Extraordinaire.
- Qu'est-ce qu'il raconte ? - Aucune idée, j'aime l'intonation.
Il est de retour.
Vieille Romagne.
C'est Tibère ?
Quelle raclée il va prendre !
Il va te le mettre au tapis !
Adieu le rideau...
Il esquinté l'ingénieur.
Il lui fait mal.
- C'était le meilleur d'entre nous.... - Il se cache.
Il s'est couvert.
Piero, ça suffit !
Attention, Piero !
Oh lĂ lĂ ! Il s'est fait mal.
- Bravo ! - Vive l'ingénieur ! Vainqueur :
Tu as battu le chef ! Bravo !
Félicitations. Fantastique !
Ingénieur.
Ă€ l'eau.
C'est lui notre nouveau chef,
Exactement.
Nini, qu'est-ce que tu fais ?
- On se baigne. - Mais non, enfin.....
Un bain de minuit. Allez, viens.
- On se baigne. - Non...
Un bain tout nus.
Comme des sportifs.
Le bain de minuit, c'est Ă la pleine lune.
En plus, j'ai froid.
Alors, allons faire du kart,
- C'est fermé. - On le fera ouvrir.
C'est ça, tu parles...
Ou plutĂ´t, allons faire du cheval.
Je sais pas oĂą il est. D'ailleurs, il doit dormir.
- On le réveillera. - Oui,
Je veux réveiller tout le monde.
Tonino, qu'y a-t-il ? Tu tombes ?
- Pauvre Tonino, tu es fatigué. - Fatigué, moi, jamais.
Lève-toi et va te reposer.
Je veux pas, je veux me baigner.
Non, pas de baignade.
Le beau sable...
Sable de quartz,
sable ferreux,
sable de fonderie...
Je veux t'offrir une fonderie.
La Fonderie Francesca.
Je suis mordu.
- Regarde ! - C'est quoi ?
Silence !
Le chef est mort !
Vive le chef !
Que c'est beau, Tonino.
Tout est tellement...
Tout est tellement...
Ă mourir.
Vous avez vu mon sac Air France ?
C'est Ă toi de le porter.
Qui a vu mon briquet ?
Veniero, trouve-moi un Alka-Seltzer ou je vais tomber raide.
Je les fabrique... Vous avez une cigarette ?
MĂŞme de marijuana.
Il me faut absolument un lait chaud
et une bouillotte brûlante.
Les filles, faites le café.
Au Brésil, ils le foutent à la mer.
- Je donnerais tout pour un café. - Tout ? Quoi, par exemple ?
J'ai même pas la force de te répondre.
J'ai la tête qui éclate.
Qui manque ?
- Piero, comme d'habitude. - Qui manque ?
Piero ! Francesca !
Piero ! Francesca !
Dépêchez-vous !
Piero, fais pas le gamin ! On s'en va.
Ă€ cette heure-lĂ ,
ça joue les amoureux....
- Vous vous téléphonerez. - On veut rentrer à la maison.
Allez. arrêtez de vous bécoter.
On vous dit "À demain matin ”.
On est fatigués.
J'avais mon journal intime dans la poche.
On se met en route et c'est tout.
Magne-toi, Piero.
C'est terrible. L'été est fini.
Arrive l'automne....
Allez, ma belle, je pars.
- Allez, Francesca. - Monte !
Allez, en route !
Gibi, tu feras pipi Ă Rome ! Allez, escargot !
Je vais m'ensabler Ă cause de toi.
Mais oui. une aventure comme tant d'autres.
Le dimanche terminé, rideau,
Moyenne : 75 km/h. A 15h, je suis Ă Pise,
Ă 21 h, au centre de Milan.
Ils sont stupides et incohérents.
Elle a horreur des muscles et elle se jette au cou de M. Muscle.
Si je l'épousais, j'aurais des cornes à plus pouvoir rentrer nulle part.
Taureau Assis.
Seul subsiste un frĂŞle lien.
Un amour las.
Qui ne tient qu'à un fil fin, très fin.
Un fil qui se rompra.
Et viendra l'heure des adieux.
Ton bonheur désormais ne sera plus le mien.
Mais j'ai encore la force de crier.
Je l'aime, je t'aime, je l'aime...
Adaptation : Michel DEPIGNY.
Sous-titrage : Éclair Vidéo
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.