All language subtitles for Les.Traitres.S02E08.FRENCH.1080p.WEB.DD5.1.H264.fr

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Original subtitles

- J'suis en train de monter une équipe d'humoristes

pour aller faire un tournoi à Niagara Falls.

(trois coups de sifflet)

- On n'a pas de talent, mais on travaille fort!

- Yeah! (rires)

- Ce soir, ça commence!

- Tabarouette! (rire)

- Le sport hein?

(Karine): Précédemment, aux Traîtres... Les fidèles qui s'approchent trop près de la

vérité sont écartés du jeu.

- OK, on élimine Charles.

Il a parlé de toi. À un moment donné... on fait le ménage.

- J'ai toujours mes doutes sur Marilyn. Pour moi, il y a quelque chose qui accroche.

(Karine): Ceux qui font fausse route ont le champ libre.

- Moi, ce soir, je sors toi, mon gars. C'est clair, net et précis.

- C'est correct.

- Si JP sort, je me trompe, bannissez-moi au prochain.

Je veux la dague!

- C'est sûr, il s'en vient me tuer avec ça.

(Karine): Lors d'un duel à finir, l'orgueil peut être une arme à deux tranchants.

- Pouvez-vous nous regarder dans les yeux puis nous dire que vous êtes fidèles?

- Arrête. Pff!

- Je suis fidèle, je suis fidèle, je suis fidèle.

- Vytee, je m'excuse, t'as pas été capable de le faire. Pour

moi, ça joue dans la balance.

- C'est mon ego qui prend. Vous savez que je suis un fidèle.

Et j'en suis un.

(exclamations de déception)

(Karine): Dans un manoir ouù ou tout sourit aux traîtres, le changement d'allégeance

peut être bien séduisant.

- Si jamais t'es traître, recrute-moi. Si jamais t'es traître, recrute-moi.

- Audrey, oublie ça. Non.

- Elle est trop imprévisible.

- Elle va prendre le lead du jeu puis... (imitation de coups de feu)

...elle va finir toute seule.

(Karine): Au sein des traîtres, la confiance est si difficile à bâtir.

- J'ai envie qu'on gagne les deux. Moi, j'ai besoin de l'argent.

- Moi aussi!

- Bon, regarde!

(rires)

(rire de Karine)

(Karine): Peut-elle vraiment durer éternellement?

Bienvenue aux Traîtres.

(musique dramatique)

(musique intrigante)

- Oh!

Au déjeuner, moi et Marilyn, on est rentrées en premier, toutes seules.

Ouh, ouh, ouh, ouh!

On peut-tu en empoisonner une couple?

Tch, tch, tch, tch.

(rire)

- C'était super excitant.

Je me disais que ça allait nous faire un petit moment tranquille pour parler.

- Là, elle, elle va être en furie, Audrey. Depuis le début, elle "frame" du monde.

Elle fait des petits clans, puis après ça, elle se retire comme si elle faisait rien.

Puis là, hier, elle a "framé"

Vytee. Puis pour moi, genre, ça, c'est une attitude de traître.

- Puis tu sais, faut penser aussi qu'en finale, tu sais, on est tous... sensiblement

qu'on pense qu'on est fidèles, ça va peut-être tirer du gun.

Puis c'est pas ça que je veux, là, mais peut-être qu'il va falloir qu'on élimine Kaven.

(coups à la porte)

- Oh!

(musique de suspense)

- Ah, c'est Manu!

(exclamations joyeuses)

(applaudissements)

(ensemble): JP!

- Wow!

- Les deux "partners"!

- Yes!

Je vais pas rentrer avec un air un peu suffisant, là. Faut être

content puis surpris, puis faut être constant aussi.

Tu sais, la constance est importante ici.

- Je voulais être dans les premiers, parce que j'ai du gros stock, moi.

- Hein?

- Ah oui? Encore?

- Très gros stock.

- Arrête.

- On est arrivés puis il y avait seulement Marilyn et Annick.

J'avais vraiment une bombe à larguer.

Audrey, après le bannissement, immédiatement en revenant, elle

me dit: "Manu, je peux-tu te parler en solo?" Elle me dit:

"Recrute-moi ce soir."

- Recrute-moi si tu veux que j'arrête d'être contre toi puis que je sois avec toi.

- Et là, une chose se passe dans ma tête: "Ferme ta gueule.

Prends un pas de recul, respire et analyse."

- Si jamais t'es traître puis que t'as un recrutement ce soir, recrute-moi.

- J'ai dit: "Audrey, je peux pas te recruter ce soir, je suis pas traître."

À la fin, elle me dit:

"Je t'avertis, si tu dis ça à quelqu'un demain, je passe ma journée sur ton cas."

Moi, je lui ai répété la même affaire: "Audrey, c'est alléchant comme offre, là.

Peut-être que j'y penserais si j'étais traître."

- J'ai juste envie de parler, à ce moment-là. J'ai juste envie

de tout dire. J'ai décidé de me taire et d'attendre. Je veux voir jusqu'à quel point

elle peut mentir.

- Là, là, on est ensemble, là.

On va garder ça comme ça.

- J'en parle pas?

- Non, je sais que c'est "tough".

(Marilyn): Pourquoi?

- Elle, là, ça lui prend trois secondes pour allumer tout le monde.

- Faut que ce soit clair, là.

Si on dit qu'on n'en parle pas, on se fait un pacte puis on en parle pas, là.

(coups à la porte)

- J'ai-- - Entrez!

(musique de suspense)

(Annick): Oh, Seigneur! Ouf (♪♪)

- Audrey!

Elle est toute seule?

- C'est Audrey?

- Kav!

(rire d'Annick)

- La réaction s'est complètement tu d'une shot.

Je suis un petit peu mitigé à savoir, est-ce qu'il est heureux

de me voir, moi, ou pas heureux de voir Audrey?

(rire)

- Il manque Mike.

- Harissa puis Yolaine.

- Harissa, Yolaine.

Moi, si Harissa rentre pas, ça me surprend.

- Ah, non, non, non, si elle rentre pas, je remets ma maîtrise et mon bac et

je n'ai pas de cerveau.

C'est sûr que moi, je fais comme si tous mes oeufs étaient dans le même panier puis

c'est sur Harissa.

- Il y a clairement un traître ici, en ce moment, assis à cette table.

- Ouais, définitif, là.

- C'est qui, selon vous?

- Audrey, on... (rire)

Oh, Seigneur.

- Ça commence.

(rire)

- Elle me regarde avec ces yeux-là en voulant dire:

"L'as-tu dit aux gens, mon petit maudit?" Je déteste ce regard-là.

- Si on est chanceux, il en reste juste deux, dont un assis ici, présentement.

- Hum-hum.

- Assurément.

- Les traîtres vont quand même garder du monde qui leur sont utiles.

- On est tous utiles, à quelque part, tu comprends?

- Pas nécessairement. Annick est moins utile, il y a pas personne qui la pense traître.

- Non, c'est vrai, toi, c'était dangereux pour toi, cette nuit.

- Ouais.

- Parce que tout le monde te voit comme une fidèle.

(coups à la porte)

- Oh!

- Une réponse qui s'en vient?

(Marilyn): Entrez.

(Annick): Une réponse qui s'en vient.

(♪♪)

(acclamations)

- Mike!

- Bon matin!

(applaudissements)

- Pourquoi t'applaudis pas, Audrey?

- J'applaudis.

- T'es pas contente?

- Les réactions sont de moins en moins fortes, au déjeuner.

Parce qu'on est beaucoup dans l'analyse et dans la suspicion.

- Fait que c'est entre Harissa et Yolaine.

(coups à la porte)

Oh my God!

(♪♪)

- Hein?

- Harissa.

- Allô!

- Morning!

- Bon matin.

- Bonjour.

- Harissa est un bon bouclier pour les traîtres. Marilyn et Annick pointent toujours

en direction d'Harissa, il y a de plus en plus de suspicion pour elle.

(tintement de l'horloge)

(musique dramatique)

- Est-ce qu'on tue Yolaine?

- J'avais la même idée.

- Oh, Seigneur, j'adore ça.

Je sais pas qu'est-ce qu'elle apporte de plus au jeu, en ce moment.

- Demain ou après-demain, je pense pas que c'est son heure pour sortir.

- Non, exact.

- On va juste écrire "Chère Yo..." Quand matante Yoyo parle,

c'est parce qu'elle a quelque chose à dire.

- Mais là, matante Yoyo, elle ne pourra plus parler.

(rires)

- "Yorevoir".

(rire)

(musique triste)

(soupir)

- "Yo, par ordre des traîtres, vous avez été assassinée, signé Les Traîtres."

Je m'en attendais un peu ce matin, mais je suis quand même fière d'ouù

fière d'ou je suis rendue.

Les traîtres vont gagner cette game-là. Les traîtres vont gagner.

- Les fidèles, on a encore une chance, là.

- On a deux fidèles en moins, mais... - Oui.

- ...on a encore une mini chance.

- On a encore le pouvoir du vote, techniquement.

- On est rendu huit, il y a deux traîtres, il y a six joueurs.

La seule chance des fidèles, ce soir, c'est que les fidèles,

il faut absolument qu'ils votent en bloc.

- En même temps, j'ai l'impression de me faire embarquer dans des votes.

Je sais pas si je vote avec un traître. C'est ça qui m'énerve.

- C'est ça, l'affaire.

- Exact.

- Je dis haut et fort comment:

"Ah, je suis pas nécessairement d'accord avec cette théorie-là."

Mais c'est exactement ce que je veux faire.

(musique dramatique)

Toi, tu veux-tu en parler de ta théorie?

- Bien moi, ça me dérange pas.

Je sais pas, là, il y a du monde qui pense que c'est mieux que j'en parle, d'autres non.

Je sais pas.

- Attends, attends, Manu.

Je veux pas trop parler vite.

J'ai des choses à voir dans la journée. J'ai besoin de vérifier

certaines affaires. Je vais vous lancer des choses aujourd'hui.

- Êtes-vous sûrs que vous pouvez pas juste le dire? Moi, je...

- On va le dire, mais regarde elle est ouù elle est ou.

- ...je suis vraiment impatiente.

- Avant de parler à Manu, je devais parler à Audrey.

J'attendrai pas que le temps passe pour le fun, là.

- OK, dis-le.

- Bon... - Non, Manu.

- Non, OK, dis-le pas.

(Harissa): Attends. Quoi?

- Oh mon Dieu, je vais prendre sa place.

- Mais non, les amis, c'est important, le partage d'infos.

- Mais ça va se faire.

- Ça va se faire... (Manu): Ça va se faire, c'est

juste une question de timing.

- Non, mais... (Harissa): OK.

- Moi, j'aimerais ça te parler tantôt.

- Bien, on va le faire tout de suite. On n'a pas le temps, là.

- Il reste vraiment pas beau de temps avant d'arriver au fil d'arrivée. C'est sûr que je

goûte déjà un petit peu l'or, là, le goût ferreux.

Je peux déjà commencer à visualiser avec qui j'aimerais ça être.

T'es fidèle.

- Oui, 100 %.

- OK. Je suis fidèle aussi, puis je te fais vraiment confiance.

- Oui, je sais. Oui.

- OK, hier soir, Audrey a pris Manu tout seul dans un coin.

- OK.

- Puis elle lui a dit:

"Manu, recrute-moi ce soir."

(petit rire)

- Moi, il y a une chose qui me gosse depuis quelques jours.

Puis tu sais, Harissa, il faut tout partager. Je commence à dire aux arguments que j'ai

contre la personne à l'avance, bien, il va se préparer.

- Bien, moi, tu connais mon point de vue, là. Harissa, là... - Sans faire une Audrey

de moi-même, mais je pense pas que je vais déroger aujourd'hui.

- De?

- De Harissa.

- Il y a des gens qui sont juste tannés de comment elle nous éparpille dans

les conversations, fait que j'ai l'impression que même ceux

qui sont pas complètement sûrs que ce soit une traître sont prêts à la laisser partir.

Pour moi, un bon top 4, ce serait Annick, moi, Audrey, Kaven. Audrey la

méchante pourrait peut-être sauter puis on se retrouverait moi puis Annick à partager.

- Je cherche encore à comprendre ton move que t'es venue faire

hier. As-tu fait ce move-là avec tout le monde ou tu me l'as fait à moi, parce que t'es--

- Non, je te l'ai fait à toi, parce que t'étais mon soupçon le plus fort, moi, hier,

comme traître.

- Fait que t'es pas allée voir personne d'autre. C'est vraiment

moi que tu ciblais avec ça?

- Hum-hum.

- OK.

T'aurais peut-être dû me tuer cette nuit, toi.

- Hein? Je suis pas traître.

- T'aurais probablement dû

me tuer cette nuit.

- T'as parlé à Manuel?

- J'entends des choses, je vois des choses.

- Mais je suis pas traître, JP.

Je peux te regarder dans les yeux, là.

- Oui, justement, je vois que t'es une excellente comédienne.

C'est ça que je venais vérifier.

- Ah, je suis capable de mentir.

- Oui, c'est évident.

- Je suis capable de mentir pour me sauver la vie. Mais je te garantis, je te regarde

dans les yeux, je ne suis pas traître. Il y a pas eu de recrutement.

- Mais tu me confirmes que tu l'as dit à Manu, la même chose.

- Je... je peux te le dire... - Tu t'es probablement tiré dans le pied.

- J'ai pris mes... - Moi, j'ai pas parlé à personne. J'ai pas parlé à personne.

- C'est Manuel qui parle?

Bien, Manuel est traître, ça veut dire.

- Audrey, t'aurais vraiment dû me tuer cette nuit.

T'es dans la chnoutte.

(musique de tension)

- "Kaven, en guise de dernières volontés, je t'ai choisi pour entrer secrètement dans le

bureau de Karine."

- "Tu pourras y consulter les journaux de tous les invités bannis et assassinés jusqu'à

maintenant. Utilise ce privilège à bon escient."

- Ouh!

- Oh!

- "Charles"! Oh, shit!

Merci, Charles.

- "Adieu. Vytee."

Ah, Vytee!

(musique de suspense)

- On prend Charles?

- Ouais, on prend Charles.

- Je pense qu'on prend le plus-- - Parce que c'est lui qu'on

voulait qu'il revienne à la vie.

- Oui, exact.

- Je sais très bien qu'est-ce qu'il y a dans le journal de Charles, je l'ai déjà lu, fait

que j'ai laissé Kaven leader.

Puis c'était ma stratégie, c'était d'être fidèle, fidèle, fidèle. Puis Kaven, il me voit

comme une fidèle.

(Charles): Marilyn continue de jouer à la personne qui ne dit rien avant

qu'un consensus soit établi.

- "Si je meurs, on aura essayé de 'framer' Audrey et Harissa,

puisque les deux m'ont mentionné à la table." Vytee.

- OK, Vytee. Hi, V!

(Vytee): Il reste deux traîtres, JP et Manu. Harissa est possiblement traître et a

potentiellement saboté le jeu de la mission.

- OK, ç'a bien du sens.

OK, Yolaine.

"Post-table ronde, je crois que Harissa est traître."

(Yolaine): Peut-être avec Annick et Kaven.

- Mon Dieu qu'on a donc bien fait de tuer Yolaine, parce que Yolaine, elle m'avait encore

écrit dans son journal.

(Yolaine): Si je suis pas là demain, il y a de fortes chances qu'ils soient traîtres.

- Tu penses-tu? Moi, je te fais full confiance.

- Bien moi, honnêtement, non.

(Yolaine): Je ne veux pas le croire. "Next target": Harissa.

- Elle aussi est avec Harissa.

(soupir)

- Ça fait qu'on le dit-tu?

On le dit-tu pas?

- On peut dire qu'on est allé puis on dit absolument rien.

- OK.

- J'ai encore eu accès à ce bureau. J'espère que ça, ça va vraiment solidifier mes bases

de fidèle. Mais je vais faire attention. Le vent tourne vite icitte.

- Elle me dit:

"Recrute-moi ce soir."

J'ai dit: Audrey, premièrement, je peux pas te recruter, là, je suis pas un traître."

(musique de tension)

- Moi, je viens de mettre Mike au courant de qu'est-ce qu'Audrey a fait hier.

Fait que shoote-moi ce que tu voulais shooter rapidement.

- L'as-tu challengé avec ça?

- Bien, tiens.

- Puis?

- Parce qu'hier, elle a fait la même chose avec moi.

- Tu me niaises? Elle a fait la même affaire avec toi?

- Avec moi, elle m'a pris à part puis là, elle m'a regardé drette

dans les yeux, elle dit: "JP, si t'es traître, recrute-moi ce soir."

- OK.

(rire)

- Toi, je le sais pas, mais moi, je sais pour qui je vote ce soir. Peu importe qu'est-ce

qui se passe.

- Je suis rentrée à l'intérieur et là, j'ai entendu des voix.

J'ai enlevé mes souliers, je me suis approchée et je suis allée

espionner qu'est-ce qui était en train de se dire. Et là, j'ai entendu tout le discours

de Manuel qui menait une grande campagne contre moi.

- Pour moi, ça prend un traître qui a une personnalité forte.

Qui qui reste ici avec une personnalité forte?

Je parle pas de gens qui se tiennent debout, là. Je parle de gens qui font du bruit.

Il y en a juste une.

- C'est elle.

- Manu nous lance ça comme une bombe ce matin.

Elle a essayé, elle m'a dit:

"Recrute-moi, je veux être dans l'équipe des traîtres."

Blablabla. Et là, ç'a fait pouf, voilà l'erreur que je cherche depuis le début.

(applaudissements)

Elle m'a quand même regardé-- Bien, et voilà.

(Manu): Ouais, on pourrait t'applaudir, toi aussi.

(applaudissements)

(musique dramatique)

(narration): Merci à notre partenaire Nissan.

- Et là, ç'a fait pouf, voilà l'erreur que je cherche depuis le début.

(applaudissements)

Dans... Bien, et voilà, et voilà.

(Manu): Ouais, on pourrait t'applaudir, toi aussi.

Audrey nous espionnait depuis je ne sais combien de temps.

Donc, elle entre avec son aspect théâtral, en clappant des mains, en bonne Audrey, hein,

la spectaculaire Audrey.

- T'es bon, Manuel.

- T'as fait ton show, là.

- T'es très bon, Manuel.

- Ah ouais? Je sais pas qui qui est le meilleur entre nous deux, hein.

- C'est une bonne théorie.

Moi, la seule affaire que j'ai à vous dire: "Ramenez-vous à c'est qui la seule traître

qu'on a réussi à démasquer?

Karyne.

- So what?

- À qui Karyne a voulu serrer la main?

À moi.

- So what?

- Karyne est une traître.

Pourquoi elle irait voir une autre traître pour essayer de lui serrer la main?

Ma seule façon qui me reste de me protéger, je ne suis plus

un bouclier pour les traîtres, j'ai accusé tout le monde, je

n'ai plus aucune crédibilité.

La dernière façon qui me reste de me protéger d'un meurtre et

d'être en vie aujourd'hui, c'est de m'adresser à un traître et

d'y dire: "recrute-moi. Sinon, je te fais sortir demain."

C'est ma seule carte qui me reste à jouer.

- Un bon traître va finir par faire des erreurs. Est-ce que c'est le début d'une erreur?

Je le sais pas. Parce qu'Audrey, depuis le jour 1, se bat pour les boucliers.

Ça peut être une fidèle extrême ou un traître qui essaye vraiment trop de nous

convaincre.

- Je pense que ton comportement d'amener ça comme une bombe aujourd'hui est celui d'un

traître qui dit: "Et voilà le bannissement de ce soir.

Une autre fidèle qui sort facilement."

- C'était quoi mon autre option, Audrey?

- Puis j'amène cette information-là... - Fermer ma bouche avec ça

puis pas le dire à personne?

Ç'a aucun sens.

- Ton premier réflexe au matin... - Non, tu m'as pas parlé.

- Tout le monde me l'a dit, j'ai parlé à tout le monde.

- Tu m'as pas écouté. Tu m'as rien demandé. Là, tu m'accuses

puis tu me demandes rien. T'es pas intéressée avec ma réponse.

- J'ai pas besoin, Manuel, ils m'ont tous dit. Première affaire

que t'as faite en rentrant au déjeuner, c'est exposer-- - Elle m'a pas posé de question.

Elle m'accuse "live".

- Ah, tu me laisses-tu parler?

- Bien, non! Depuis tout à l'heure que c'est toi qui parles

puis tu me laisses pas parler.

C'est tout ce que tu fais, t'enterres, t'enterres, t'enterres.

- Non, j'ai un point à finir.

- Tu me parlais tantôt.

- Bien, j'ai pas pu interagir une seule fois.

- Je vous laisse dans le débat.

- J'ai un point à finir.

- Bien, moi aussi, je sacre mon camp.

- J'espère que les liens que j'ai tissés vont être suffisants

pour me protéger de la table ronde ce soir, mais c'est sûr que je suis dans l'eau chaude.

(musique dramatique)

(Les Quatre saisons, Automne de Vivaldi)

- Oh. Ow.

On arrive dans la bibliothèque.

Moi, c'était la première fois que je rentrais là, je trouvais

ça très beau, Karine très belle, comme d'habitude.

- Wow!

- Qu'il est bon, dans le tumulte de ce jeu et de la vie, de se tourner vers l'art.

Ça m'a d'ailleurs inspiré la mission d'aujourd'hui.

(souffle nerveux)

Tout d'abord, vous allez vous diviser en deux équipes. Dans chaque équipe, il y aura

un observateur, un observateur qui devra étudier attentivement une des oeuvres de ma

collection. Cet observateur devra, par la suite, décrire avec le plus de détails

possible, l'oeuvre à celui qui sera désigné comme l'artiste dans le groupe, qui devra

par la suite peindre l'oeuvre le plus fidèlement possible.

Les autres joueurs dans l'équipe prendront cette pâle copie et

tenteront de trouver l'oeuvre originale. Vous parcourrez mon manoir pour trouver

cette oeuvre... (rire)

...et me la rapporter. Si vous me rapportez la bonne oeuvre,

3500 $ seront ajoutés au magot.

(cris excités)

(Annick): Ça, j'aime ça.

- Yep, yep.

- C'est un beau montant.

- Il y aura trois rondes.

Et à chaque ronde, les rôles des joueurs au sein de l'équipe devront changer.

L'équipe qui aura remporté le plus de rondes pourra donner accès à un de ses joueurs au

bouclier pour la nuit.

(exclamations de surprise)

- La seule chose qui m'intéresse, c'est le bouclier.

- Je le veux, le bouclier.

Je le veux, le bouclier.

Je veux respirer demain.

- Artistes en herbe, faites vos équipes.

- OK, moi, je sais dessiner.

- Moi, je sais pas dessiner du tout.

- J'ai le réflexe de regarder Marilyn et Kaven, en qui j'ai le plus confiance et qui me

semblent être des fidèles.

Faut se mettre des fidèles ensemble pour pas donner accès à un bouclier.

On se ramasse moi, Marilyn, Kaven et JP.

- La séparation ne m'étonne pas exactement. Mon équipe?

Mike, Manu, Annick, moi.

(♪♪)

(musique de suspense)

- C'est dans mes cordes d'observer, donc je pense pouvoir performer. J'ai juste

hâte de voir la toile pour repérer des détails.

- Alors... observez dans les moindres détails.

- Je retournais à mon ancien métier, dans le fond, mon ancienne vie ouù

ancienne vie ou tu observes des choses puis tu essaies d'accrocher les détails.

- Femme de l'époque victorienne, les cheveux de couleur brune

avec un petit masque doré en haut, le collier à triple étage environ, de couleur dorée.

- Cinq, quatre... trois, deux, un.

(souffle d'air)

(musique de tension)

- Globalement, c'est une femme comme victorienne, la robe, elle est de couleur dorée.

- Elle est assise, elle est debout?

- On voit juste le torse. Fait que c'est vraiment un portrait comme officiel, si on veut.

- Elle a un bijou en or au niveau de la poitrine, juste en

dessous des seins. Il est en or, mais le centre est bleu.

(Annick): C'est quoi le bijou?

- Bien, c'est un bijou ovale.

- Elle en a un dans le cou puis elle en a un ici?

- Elle en a trois dans le cou.

Comme un, deux, trois.

- Ça se bouscule vite, parce que j'écoutais qu'est-ce que Manuel

disait, j'écoutais qu'est-ce que Kaven me disait.

- Écoute-moi.

- Oui.

- Cheveux sel et poivre.

- Dans sa chevelure, au centre, elle a un petit masque doré.

- Un masque? C'est quoi, un rond?

- Bien, un masque avec un visage rieur, là.

- Oh mon Dieu, Seigneur, moi qui disais que je dessine bien.

Je dessine pas bien.

- Elle a un masque doré... - Genre, les éternels trahis?

- Genre, oui.

- Je fais un gros masque d'éternel trahi dans son visage.

- En or, en haut, juste dans les coins de la toile, il y a une arche dorée.

- C'est comme si tu mets deux poutres de porte en angle.

- J'ai réussi à mettre pas mal tout qu'est-ce qu'il m'avait

donné comme informations. Je me dis: "Audrey puis JP vont foncer

dans le tas." Dans ma tête, c'était un point assuré.

- OK, c'est une femme avec un masque d'écolier, des pierres bleues.

Il y a plusieurs photographies de dames, mais aucune ne porte le masque intégral.

Moi, à ce moment-là, je vise vraiment plus les trois pierres bleues.

(Mike): OK.

Checke le masque. Qu'est-ce qu'il a de spécial, là?

Quand on reçoit la peinture, on y porte attention. Fallait deviner que c'était une femme.

Mais une chance qu'il y avait une emphase sur le masque.

(musique de suspense)

- Ça prend le masque complet.

Hannibal Lecter.

- Oui.

- Rien ressemble à notre exemple, aucun.

Ça fait pas de sens.

- Mais le masque, il est au-dessus, donc c'est pas ça.

Harissa.

- Oui?

- Est-ce qu'on a un collier dans le bas? Regarde, il y a un collier, là, bleu. Regarde,

elle a fait les froufrous ici, sur le dessus.

- OK.

- Tu vois? On dirait qu'on a tout ce qu'on a besoin, là.

On prend une chance?

- Tu l'as touchée.

- On prend une chance.

- Regarde ici, chaque bord, il y en a.

Il y a des tableaux partout.

Trois colliers, masque complet.

- Ça, c'est... - Je croise le tableau d'une femme.

Ça va être elle.

(♪♪)

- Équipe des rouges, quelle toile avez-vous choisie?

Les bleus?

- La peinture qu'ils avaient, c'est un masque dans le visage.

Puis nous autres, elle avait un masque qui était au-dessus de la tête. C'est pas la même

affaire pantoute.

(claquement de langue)

- Chers joueurs, voici la toile que nous recherchions.

Aucune bonne réponse, donc aucun argent ajouté au magot.

(JP): Bien, non.

- Elle a pas de masque.

- Non, OK. Non.

(Audrey): Ils nous trompent bien raide, là.

- Wow. Ça concorde pas du tout avec l'image qu'on cherchait.

- Regardez, ils ont mis un masque dans sa face.

Ça veut dire qu'ils ont fait exprès de dessiner autre chose

que ce que c'était, la réalité.

Ça y est, il y a un traître dans l'équipe de Marilyn et Kaven. C'est évident.

(musique dramatique)

- Ah! Ah!

- C'est parti.

- Elle nous montre la toile:

deux cygnes qui se regardent, les ailes dans les airs, dans un

genre de hall d'entrée. Déjà, je me dis: "Qu'est-ce que c'est que ça, cette image-là?"

- Elle est belle, hein?

- Très belle.

- Je regarde, je dessine.

Fait que là, je sais qu'il y a une poutre, une fenêtre avec des fleurs, deux cygnes.

Ding! Je ferme les yeux, OK, enregistré.

- Trois, deux, un.

(petits cris excités)

- C'est à qui je parle?

OK, écoute-moi.

La scène se passe... C'est comme une scène victorienne, je pense.

En tout cas, bref, dans un château. Il y a deux cygnes en bas, OK. Leurs becs, ça va

être important que tu me regardes pour que je te... - Oui.

- Ça fait un coeur.

- Sur le mur de droite, y a une fenêtre en arche qui est comme encastrée.

Ouù Ou la fenêtre encastrée, il y a un pot de fleurs roses aussi.

- Pot de fleurs roses? OK.

- J'essaye de rester calme, j'essaye de le regarder, de lui expliquer grossièrement c'est

quoi l'image. Après ça, de rentrer dans les détails.

- Fait que là, il y a une poutre devant la fenêtre.

- Est-ce que c'est une arche ou c'est une poutre?

- C'est une grosse poutre.

Moi puis Harissa, on se comprend pas.

Si je dis "ça, c'est un chien", elle va dire "quoi?"

C'est une grosse poutre, un peu comme au Parthénon, tu comprends? Fait que c'est elle...

On s'en fout de la poutre, tant que les cygnes sont là.

- Je vais faire des ailes, comme dans les airs.

- Les deux pots de fleurs en dessous, le chandelier sur le mur.

- Deux pots de fleurs? OK.

- Oui, pot de fleurs en dessous de la fenêtre aussi.

- Il y a deux fois des roses?

- Il y a des roses sur la fenêtre. Là, on dirait que t'es

pas du bon... En tout cas, bref.

- C'est pas facile, les amis!

C'est honnêtement pas simple.

- Aucune confiance après mon oeuvre. C'est horrible.

(musique de suspense)

(Mike): Faut aller sur tous les petits détails.

- Ouais.

- On a deux cygnes icitte.

- Bien, icitte, il y a rien.

- Ouais, exactement.

- Il y a clairement rien.

- Ça prend une maison, un pot de fleurs ou un gazebo.

- J'ai l'impression qu'on fait rire de nous autres.

- Ça se peut aussi.

Il y a rien. Il y a rien qui ressemble à ça. Il y a rien.

Il y a... Ça fait pas de sens.

Ça se peut qu'on nous fasse faire complètement n'importe quoi, là.

Attends un peu, une fontaine.

C'est la fontaine.

- C'est quoi la maison avec la fenêtre? Ç'a même pas rapport.

Déjà, moi, je me disais qu'il y avait un traître parmi le duo de Marilyn et de Kaven et

ils sabotaient la mission.

- Pourquoi tu viens voir ce qu'on a?

Va-t'en avec ton équipe!

(rire d'Audrey)

- Audrey tentait désespérément de voir qu'est-ce qu'on avait sur notre tableau. Moi,

je voulais pas lui montrer la toile.

(rire)

- J'avais déjà tout vu qu'est-ce que j'avais à voir.

- Ouais.

- On se met à chercher ce qu'Audrey a vu. On cherche, on cherche le cadre de l'ennemi.

- Ici. Des pots de fleurs.

(JP): OK, go.

- Fait que s'ils ont le bon tableau, c'est qu'il y a 3500 $ qui s'en viennent.

- Bien, oui.

Audrey, on a vraiment pas le même style de jeu. Audrey, elle est agressive dans le tapis.

- Alors, l'équipe des rouges, dévoilez la toile que vous avez choisie.

Équipe des bleus.

- Ta-da!

- Voici l'originale.

(JP): Yes!

- Félicitations, rouges, vous avez trouvé la bonne oeuvre.

- Yeah!

- 3500 $ s'ajoutent un magot.

- Mais vous avez fait comment pour que ça ressemble à ça, là?

- J'ai regardé votre toile.

- On est sabotés.

- On se fait saboter, nous autres.

- Naturellement, bien, Audrey, elle est dans le complot total

avec tout le monde. Me semble qu'on est là pour ramasser des sous, traître ou fidèle, là.

Come on!

(musique de suspense)

- La troisième oeuvre mélange l'art culinaire et l'art visuel.

- La méthodologie que j'ai empruntée était: mémoriser la couleur en le répétant, ensuite,

mémoriser le nombre de fleurs qu'il y avait sur le gâteau.

- Il y avait une petite cerise côté gauche qui pendait sur le

côté du gâteau. Le gâteau était sur un présentoir à gâteaux.

- Trois, deux, un, c'est terminé.

- C'est un gâteau. Il y a un, deux, trois, quatre étages.

Allez, vas-y, vas-y, vite.

On n'a pas beaucoup de temps.

- L'étage du bas, ça va être ton plus gros, il est mauve.

- OK. Après?

- Bleu.

- OK. Bleu au complet?

- Ouais.

- Tu prends le premier pinceau, tu le mets dans le rouge.

Rouge. Tu prends dans la palette... dans la palette de bois. Tu vas le mélanger

pour faire du rose.

- Ah mon Dieu! Mon Dieu!

Mon Dieu! Il y a pas d'espace de discussion, là.

C'est: "Travaille!"

- Allez, vite, vite, vite!

- Minute, là.

- OK, non, non, non, ça passe vraiment vite.

- Arrête de stresser après moi, là.

- Je te jure, ça va vite, je l'ai fait.

- Elle aurait été bonne dans l'armée, Harissa.

- En haut complètement, une petite cerise qui a l'air de se détacher du gâteau,

une petite cerise rouge.

- OK. Audrey me donne les descriptions de ce qu'elle a vu sur le tableau.

C'est très précis.

- Ma fille, elle aurait fait mieux que moi, je pense.

(rires)

- C'est d'un coup que grâce que je termine mon chef-d'oeuvre, avec mon pinceau.

(Annick): Je comprends, c'est un gâteau. Fait que là, on part après tous les gâteaux

dans le manoir.

Gâteau aux cerises, gâteau aux cerises.

Mais là, on est comme côte à côte avec l'autre équipe, là. Ta, ta, ta, ta. OK, OK, OK.

C'est quoi, ça? Ç'est quoi, ça? Ca, c'est des arches.

OK.

- C'était comme un gâteau à quatre étages avec différentes couleurs.

Ça, c'était assez précis. Il y avait une petite cerise qui tombait sur le côté.

- Tout de suite, j'ai remarqué les coins, les framboises, la cerise. C'était les mêmes

étages, la même couleur. Mais Kaven était pas sûr. Il avait la main proche.

- C'est le mien! Oh, fuck!

On est passés à... (grognement de frustration)

Oh, ma gang de... (rire de Marilyn)

- Moi, je pense que c'est l'autre.

- Lequel?

- Lui. Mais attends avant d'y toucher.

- Je pense qu'on l'a.

- Ouais.

- Un deux, trois, quatre.

(Manu): Puis regarde les gâteaux en bas, là. Regarde en bas.

(Annick): Il y a quatre étages.

- Gâteau jaune avec des cerises.

Regarde le haut.

- Ouais. On le prend?

- Bien oui, on le prend.

- OK.

Oh, mon Dieu, mamie, j'espère c'est ça.

(♪♪)

- L'équipe des rouges, quelle oeuvre avez-vous choisie?

Équipe des bleus, quelle oeuvre avez-vous retenue?

Est-ce que l'oeuvre originale est aussi appétissante?

(Kaven): Yes!

(Annick): Oh... Vous me l'avez volée des mains!

- Félicitations, les rouges, vous ajoutez 3500 $ au magot.

- Yes!

- Bravo!

- Merci! Deux bonnes réponses!

Fait que 7000 $ et le bouclier!

- Wouhou!

- Vous avez trouvé deux toiles.

Le bouclier vous appartient.

Enfin, il appartiendra à l'un d'entre vous. Vous aurez à décider qui. Les bleus,

vous pouvez quitter.

- Pas de bouclier pour Harissa.

- Clairement, il y a quelque chose qu'on comprend pas.

- OK.

- La première toile, c'était la femme.

(acquiescements)

Elle avait un gros masque dans le visage.

- Non, dans les cheveux.

- Non.

(JP): Sur le dessin, c'était le visage masqué au complet.

- Moi, je l'ai compris qu'il était dans la face, son masque.

- Est-ce que t'as dit: "Le masque est dans les cheveux."

- Oui. C'est quoi le problème, là?

- C'est parce qu'elle avait le visage masqué à grandeur, la femme.

- Ouais, mais là, ça arrive une incompréhension.

- Non, non, non, non.

- Mais qu'est-ce qui se passe?

De quoi elle parle? Puis là, je me dis: "OK, là, elle, la switch est tournée."

- OK, bien, t'aurais dû les faire toute la gang d'abord, si

tu veux prendre le "lead", là.

- Non, non, non.

- Bien, c'est quoi tu dis, d'abord?

- Je dis qu'il y a un traître, selon moi, parmi vous deux.

- Bien, non. On l'a, le bouclier.

- On n'a pas arrêté de se dire:

"Faut pas que la gang de l'autre côté l'ait, parce que tous nos

suspects sont de l'autre côté."

- Moi, mes suspects sont de l'autre côté.

- Il couvrait sa bouche, il couvrait son nez, ça couvrait ses yeux.

- Il y avait aucun intérêt à faire ça. Puis Audrey, si vraiment, je voulais saboter

quelque chose, ça aurait pas été aussi flagrant qu'un gros masque.

- Mais tu peux-tu me promettre que t'as pas fait exprès?

- Je te jure que j'ai pas fait exprès, Audrey. J'ai fait un masque d'éternel trahi.

- OK, décision, gang.

Ça en prend une.

- Moi, je le donnerais à Marilyn.

- Moi, je le prendrais, mais... (JP): Bien, je le prendrais aussi.

- Mais s'il y a quelqu'un d'autre, je le laisserais à Marilyn.

- Bien, c'est sûr que je le prendrais. T'es-tu d'accord, Audrey?

- T'es ma plus proche alliée depuis le début.

Est-ce que je commence à me mettre Marilyn à dos et là, potentiellement, la vague va

commencer, c'est moi qui vais me faire bannir? Donc, j'ai analysé ça du mieux que j'ai pu

sur le moment et je me suis dit:

"J'y vais avec ça puis on va voir qu'est-ce que ça donne."

- Vous pouvez avoir confiance en moi.

Bien, voyons donc! Comment j'ai réussi à faire ça?

J'étais pas mal fière de moi.

- On s'entend qu'on le dit pas à personne. On dit pas qui qui l'a.

Si on le dit pas du tout, ça va fâcher la moitié du groupe, mais

nous, on est les quatre quand même protégés cette nuit, là.

- Hé, 5000 $, quand même.

- Moi, 5000, je suis content.

- Dites-moi tout de suite qu'est-ce qui s'est passé dans la salle. Pitié, je veux savoir.

- Moi, j'ai promis de pas le dire.

- Quoi?

- Ouais.

- Ah ouais, hein.

- L'information sortira malheureusement pas à savoir qui a le bouclier.

- "On vous dit pas qui a le bouclier." Je suis comme... Hein? Et là, les traîtres ont

juste à choisir dans l'équipe des bleus, qui qu'ils veulent assassiner.

Ça fait qu'on est tout de suite dans les options. C'est comme

si vous avez fait une liste de condamnés. Bien, si vous réalisez pas...

- Bien non, mais c'est pas... Bien, toi, tu réalises pas non plus qu'il faut se protéger,

rendu là, au niveau du jeu. Je veux dire, je suis désolé, Harissa, mais...

(Harissa): Ouais... - D'abord, t'es pas dans le même jeu que moi. C'est ça

que j'essaie de t'expliquer.

Harissa, hier, je veux dire, j'ai pris une décision avec Marilyn--

- On est supposé être dans le jeu des fidèles, mais OK.

- Oh my God! Tu fais-tu exprès pour pas comprendre?

- Non, t'as pas besoin d'être condescendant non plus.

- Bien, je suis pas condescendant.

- Les gens comprennent différemment. C'est correct, mon cerveau fonctionne différemment.

- Ça fait huit fois que je te dis la même chose, Harissa.

- C'est parce que je trouve ton explication bizarre, c'est pour ça.

- Quelle explication?

- Déjà, t'es... T'es déjà dans mes suspects, donc c'est pour ça que je trouve ça bizarre.

- Bien, tant mieux que je suis dans tes suspects.

Tout explose avec elle tout le temps, puis je suis pas le seul, donc ça s'est juste...

C'est ça, c'est rendu viscéral que je ne peux pas la tolérer plus que quelques minutes

à la fois.

(musique de tension)

- Avec comment la mission s'est passée aujourd'hui... - Hum-hum.

- ...il y a eu du sabotage.

La toile qu'ils ont dessinée, Marilyn et Kaven en équipe... - Ouais.

- ...la fille, elle avait pas de visage. C'était un masque.

(soupir)

Là, je te dis, j'ai l'impression que Marilyn essaie de prendre l'avantage sur nous deux,

sur le fait qu'on est proches, les deux, d'elle... pour nous manipuler.

Toi, il y a des soupçons sur toi.

- Attends un peu.

- Mais je sais, mais c'est une joke... C'est sûr, c'est les traîtres qui les amènent.

- Amène c'est qui tes soupçons.

- Hé, j'ai fait la job à chaque fois pour vous. J'ai fait la job pour les traîtres, là.

- En ce moment, c'est qui?

- Non.

- Pourquoi ça t'aide? Ça change quoi pour toi? T'es sauvée.

- Parce qu'il y a-- - De toute manière, tu sais que tu vas choisir entre Manu--

- Il y a des gens beaucoup, beaucoup qui parlent pour toi,

Harissa. T'es en danger ce soir, à la table ronde.

- Audrey. Audrey-- - Donc, amène tes points.

- Si je suis en danger ce soir, à la table ronde, c'est seulement parce que les traîtres

le veulent. Me regarder moi avant de regarder Mike, ça, c'est "weird".

- T'as Mike dans le collimateur?

- Et en passant, Marilyn, c'est exactement ce que Charles t'a

reproché. C'est la même chose que je t'ai reproché... - C'est quoi qu'on a contre Mike?

- ...avant que je lise son journal.

- Moi... Mais c'était quoi que tu me reprochais?

- Charles t'a reproché, dans son journal... - Oui.

- ...que c'est vraiment "weird"

que t'aies voté pour moi. À travers tous les noms que t'as

déjà nommés, les suspects, t'as nommé Mike. Le fait de mettre

quelqu'un sur l'ardoise, c'est que t'es vraiment plus sûre.

- Oui.

- Et que ça te fait moins peur de bannir cette personne.

- Tu m'as mis moi.

- Mais j'en ai peut-être pas parlé à toi.

- Non, non, non, non.

- Mais va demander aux gens en qui j'ai confiance.

- C'est pas exactement comme ça que ça marche, le jeu.

- Pourquoi? Mais tu peux avoir ta vision du jeu. Je peux avoir ma ver--

- Non, non, Marilyn, c'est comme ça que tu joues quand t'es traître.

(musique dramatique)

- Je ne sais même plus c'est entre qui puis qui.

- Je... Je... - Mais je pense que Kav puis Mike, ils vont sur Harissa.

- Tu sais, est-ce que la fraternité militaire va faire en sorte que Mike puis Kav vont se

tenir jusqu'à la fin? Tu sais, ils sont-tu capables de faire abstraction de ça?

- Ouais.

- Hum-hum.

- J'aimerais splitter le duo militaire.

Mon objectif, c'est d'éliminer Audrey, mais ce soir, ça me

mettrait une cible dans le dos.

Donc, j'ai essayé simplement de rallier la majorité vers un vote. Puis je vais m'allier

à cette majorité. Pas parce que je pense que Mike est réellement un traître.

Parce que je ne veux pas partir.

(Annick): Tout le monde vote Harissa.

- Harissa puis Marilyn sont en train de se lancer la balle, là.

- Manu, sois ouvert à ce que qu'est-ce qu'Harissa dit, quand même, c'est vrai.

- Qu'est-ce qu'elle dit?

- Que Marilyn est une traître.

Fais attention.

- Ah, mais j'y pense.

- Ouais.

Là, je me sens traître.

Là, je me sens vraiment traître.

Je fais des calculs jusqu'à la finale puis c'est "tough"

de se rendre à deux traîtres à la finale.

- Je m'attendais à m'en aller à la table ronde, comme à tous les soirs, mais non. Coup de

théâtre! Nous sommes invités cordialement à un banquet.

- Hé, on fait-tu un toast à notre mission? On a ramassé quand même 7000 $.

- Ouais!

- 7000!

- 7000.

- Avec des dessins vraiment laids.

- L'abondance de nourriture y est. La température est là. Tout

est propice à une belle soirée.

- Là, pensez-vous que c'est comme le dernier repas, ça, ou?

- Moi, je trouve qu'on est au même endroit. Ça sonne mal.

- Oui, au même endroit que le début.

- Ça me rappelle un certain cocktail.

- Ouais. Pour moi, c'est louche.

Le banquet, ça fait... mauvaise surprise.

(musique dramatique)

(exclamations de surprise)

- Oh là là!

- Bonsoir.

- Comment vous trouvez le souper?

- Euh... - Ça coupe un peu l'appétit.

- Désolée, c'est vrai que de toute façon, ce sera le dernier souper pour certains

d'entre vous.

Alors, comme digestif, je vous propose un exercice.

Chacun d'entre vous allez voter pour l'invité en qui vous avez le moins confiance.

(♪♪)

- C'est comme aigre-doux, là.

C'est beau puis bon, mais on dirait que... (claquements de langue)

...il y a un petit goût amer à tout ça.

- Donc... la personne désignée par le groupe comme étant la moins digne de confiance...

Harissa.

Harissa, vous ne survivrez peut-être pas à la table ronde ce soir.

Ça, c'est tout l'argent que vous avez récolté à la mission aujourd'hui.

Harissa.

Je vous offre le choix.

Vous pouvez garder tout cet argent pour vous... (rire)

Ou le laisser dans le magot commun.

(Annick): Oh my God!

- Wow!

- Dans tes poches! Oh, wow!

- L'hystérie, c'est la première émotion qui m'a envahie.

Parce que l'ironie de qu'est-ce qui se passe en ce moment, comment ils se retrouvent

à mettre mon nom et mon nom devient un privilège.

- Si, dans votre grande bonté, Harissa, vous décidez de le laisser dans le magot,

je triplerai le montant.

- Quoi? Quoi?

- Oh!

- Harissa... est-il encore possible de regagner la confiance des autres?

Ou est-ce le temps de penser qu'à vous? Je révélerai votre choix seulement qu'après

la table ronde de ce soir.

Laissez-nous en tête-à-tête.

Vous pouvez quitter... sauf Harissa.

(exclamations indécises)

- J'espère fortement qu'Harissa va avoir fait le choix de transformer

notre 7000 en 21 000.

- Je me demande vraiment si ça va changer quelque chose à la table ronde.

- Si Harissa prend l'argent, elle se tire dans le pied.

(musique rythmée)

- Je m'attends, pour la table ronde, qu'il y ait deux clans,

pour l'instant. Malheureusement pour moi, j'ai des alliés des deux côtés.

- Je pense que l'ambiance va être lourde.

- 7000 $, Harissa, maintenant, dans vos poches, peu importe l'issue du jeu.

- J'oscille encore entre le partager et non le partager.

- Quel est votre dilemme?

- À ce stade-ci, je dois avouer que je suis arrivée à ce banquet

prête à tout quitter.

Parce que j'ai senti que je n'avais plus le contrôle de mon destin.

Le risque d'enlever de l'argent à des fidèles, c'est un gros risque.

Ça fait très peur.

Je ne sais pas quoi faire exactement. Mais je crois que c'est important d'assumer

ma décision.

(♪♪)

- Invités, aujourd'hui, à la mission, vous avez récolté 7000 $.

Un montant qui ira peut-être dans les poches de Harissa... ou un montant que je triplerai

et déposerai dans le magot.

Le total du magot ce soir sera donc de 73 000 $ ou 52 000 $.

Dans ce jeu... chaque décision vaut son pesant d'or. Combien vous a coûtée chaque erreur?

Combien vous a coûtée chaque trahison?

Votre intégrité, elle se chiffre à combien?

Choisissez judicieusement.

- Ce matin, au déjeuner, en arrivant, Manu a dit:

"J'ai une bombe." Il nous a raconté qu'Audrey, hier, lui avait demandé de se faire

recruter par lui.

Tu étais à côté de Manu.

- Oui.

- Tu as réagi... - Intérieurement.

- Intérieurement. C'est comme si t'étais complètement, comme, sous le choc...

- Sous le choc. J'étais choqué.

J'étais choqué.

- ...qu'Audrey te fasse ça.

Ton jeu d'acting était très fort. Puis c'est juste, tu sais,

de ça que je veux te parler, OK?

- Oui.

- J'ai juste vu que t'étais capable de me mentir en pleine face.

- J'ai pas menti, Annick. J'ai eu comme la révélation. Depuis

le début, je m'en cache pas, je cherche une erreur de traître.

Et là, je me suis dit: "Et vlan, je l'ai, mon erreur." Sauf que je veux pas étaler ça

sur la place publique avant de confronter Audrey et voir si elle va refaire la même

erreur face à face. Et j'ai pris Audrey à part, je l'ai regardée dans les yeux, j'ai dit:

"Audrey, ce que tu m'as demandé hier, tu me l'as demandé seulement à moi, hein?"

Et là, elle dit: "Je l'ai seulement dit qu'à toi."

Et c'est là que je lui ai répondu, j'ai dit: "Bien, dans ce cas-là, t'aurais

dû me tuer cette nuit."

- Tu pensais qu'elle était traître parce qu'elle t'avait demandé de la recruter?

- Je savais pas. Je savais pas, mais assurément, je voulais vérifier... - Comment t'as...

- Je voulais savoir si elle était capable de mentir en me regardant dans les yeux

à plusieurs reprises.

- Mais comment elle pourrait être traître si elle te demande d'être recrutée?

- C'est une fi... - C'est une fidèle qui demande ça.

- C'est à double sens.

Tu sais, elle peut faire des vérifications d'un bord comme de l'autre, à ce moment-là.

- Bien non, ça fait pas de sens, ça, si on y pense comme il faut,

par exemple. Si je suis traître, je vais pas aller demander à des

fidèles de me recruter puis de m'exposer en tant que traître,

en faisant ça. En le faisant à deux personnes qui peuvent ensuite corroborer.

Si je suis traître-- - Mais c'est comme de prouver, de "over" prouver que t'es

fidèle, au même titre que je me suis posé la question plus tard:

"Est-ce qu'elle cherche les boucliers depuis le début pour nous les enlever?"

Mais je cherchais une faille, pour vrai, j'ai pas-- - Je trouve que ta réponse est

une faille, selon moi, mais c'est correct.

(Mike): Audrey, l'explication que t'as donnée dans le salon, t'as mentionné quelque chose

qui était clair. Moi, mes suspicions sont pas là.

Moi, je pense qu'on a un traître qui est dormant, en ce moment,

depuis le début. Puis moi, je m'aligne vers toi, Harissa, parce que ce qui me chatouille

tout le temps, c'est que t'es jamais en train de t'impliquer à aller vers quelqu'un.

T'es tout le temps en train de tout contourner. Pour moi-- - Contourner? Contourner quoi?

- Tu... Bien, comme ç'a fait tantôt, OK. Il amenait une réponse. T'as tourné alentour

de la réponse pour revenir à sa réponse.

- Harissa, pour moi, elle est vraiment au bas de mes soupçons

comme traître. J'ai l'impression qu'elle travaille seule. Elle

change ses soupçons de place, elle questionne tout le monde,

elle est vocale, elle est pas discrète. Oui, elle s'obstine avec le monde, elle défend

ses points. Est-ce que c'est un comportement de traître?

Absolument pas. C'est aussi une des trois seules personnes qui, instinctivement, a levé

sa main pour libérer Marie-Pier de la cage. Pour moi, ça, ça sonne fidèle.

- Tantôt, tu étais la seule personne qui a poussé pour savoir qui avait le maudit

bouclier. Quand tu m'as dit que c'est un jeu de traître de cacher ça, je crois que tous

les fidèles autour de la table vont comprendre la raison du pourquoi qu'on a fait ça.

Ça protège quatre personnes.

- Oui. Parce que je suis déçue en tant que fidèle, c'est tout.

Mais penser que je suis traître parce que j'ai agi comme une fidèle trahie, c'est

pas vraiment logique.

- Me traiter, moi qui suis fidèle, me traiter de traître parce que--

- Je t'ai pas traité de traître.

- Cibole.

- J'ai dit: "C'est jouer un jeu qui favorise les traîtres", OK?

- D'accord. Et c'est exactement la raison pourquoi j'ai voulu

couper la conversation tantôt, parce que ça tourne constamment

en rond avec toi, puis je suis jamais capable de par-- - Tu penses que ça tourne

en rond, mais je pense pas que tu m'entends. Puis c'est correct.

- Moi, Mike, tu le sais, c'est pas la première fois que je te regarde avec des soupçons.

Quand on est arrivés avec nos soupçons, qui étaient très forts, sur Karyne, tu défendais

Karyne à un autre niveau. Après ça, une fois que Karyne a

dévoilé son identité, t'es venu, t'as fait le message de groupe.

- Vous vous demandez pourquoi j'étais sous le choc, pourquoi

je l'ai tant protégée? Parce que j'étais certain que c'était une fidèle.

- Fait que ça, pour moi, je l'ai jamais cru, le fait que tu dises

que t'étais sidéré d'apprendre que Karyne était traître. T'es marié avec.

Ça fait 17 ans que vous êtes ensemble; pour moi, ça, je crois pas à ça.

Pourquoi les deux auraient pas été désignés comme traîtres?

Les deux faisaient partie de la même équipe puis pour moi, c'est l'explication qui fait

le plus de sens.

- Fini?

- Dernier point. Yolaine, c'est la dernière personne éliminée.

Il y a une personne qui a écrit ton nom sur son ardoise:

Yolaine.

- Yolaine, ce qu'elle m'a dit, c'est que c'est toi qui l'avais

convaincue. C'est toi qui avais essayé de convaincre du monde d'aller mettre tout mon nom

là-dessus.

- Oui.

- Ça, Yolaine me l'a dit.

- Moi-- - Non, non, attends un peu. T'as parlé, laisse-moi parler, là, maintenant.

- Oui.

- Toi, tu cherches tout le temps des petits poux partout. T'as

dit: "C'est impossible, ça se peut pas." T'as aucune idée.

Tu connais pas mon couple, tu peux pas t'avancer là-dedans.

First, je penserais pas qu'on aurait été assignés tous les deux dans la même batch.

Ça aurait fait aucun sens.

J'ai toujours travaillé pour la collectivité, je me garroche pas sur les boucliers. J'ai

toujours travaillé pour ramasser des sous.

- Invités, c'est l'heure du vote.

- Oh... - Voilà, pas le temps.

(musique de tension)

(JP): C'est débile, tout le monde joue dans la tête de tout le monde. C'est épuisant.

Tout se mêle, il y a des personnalités qui explosent dans ça.

En tout cas, de mon point de vue, c'est bon.

- Invités, ce soir, on commence avec Harissa.

- Oh.

Bon. Écoutez, à ce stade-ci, je n'ai même plus confiance en moi,

je vais être honnête avec vous.

Malheureusement, j'ai dû aller avec le peu d'informations que

j'ai et aller avec mon feeling.

Puis j'ai dû te mettre toi, Mike.

- Annick.

- OK. Là, je me mets peut-être un radar sur la tête. Je vais

aller avec moi-même. Je choisis JP, j'ai mis ton nom sur l'ardoise.

- Jean-Philippe.

- Parce que je pense que j'ai sauté aux conclusions en te "catégorifiant" fidèle à

partir du moment ouù partir du moment ou j'ai réalisé que ta femme était traître, Mike.

- Mike.

- Je changerai pas mon discours.

Je suis certain que j'ai dans les mains un traître dormant. Je

vote et resterai avec Harissa.

- Marilyn.

- Harissa, je te cacherai pas, j'avais beaucoup de points contre toi. On s'est parlé

beaucoup aujourd'hui.

T'as réussi à me convaincre... pour aujourd'hui.

Donc, Mike, j'ai voté pour toi.

- Trois votes Mike, un Jean-Philippe, un vote Harissa.

Mike, si vous obtenez un vote de plus, vous serez automatiquement banni de mon manoir.

- Kaven.

- Ma stratégie est assez claire.

Je cherchais toujours quelqu'un qui était un petit peu plus passif dans le jeu.

Harissa.

- Audrey.

- Ce soir, c'est sans surprise que j'ai voté pour Mike.

- Mike, vous êtes officiellement banni de mon manoir. Mais avant,

on va aller vérifier le dernier vote, Manuel.

- Pour moi, Annick est fidèle.

Mike, moi, je le pense fidèle.

Harissa, ton nom est sorti énormément dans le jeu. Donc, je

suis pris avec quatre personnes que je soupçonne de façon égale, pas plus un que l'autre.

Donc, c'est un vote perdu, mais stratégique pour pas sortir

quelqu'un puis surtout, pour pas voter pour des gens que je pense

fidèles. Parce que ça, je trouve ça royalement stupide. Kaven.

- Mike, vous avez reçu le plus grand nombre de votes. Venez me rejoindre pour révéler

votre identité.

(musique de tension)

- J'aimerais vous féliciter.

Vous êtes tous des bons joueurs.

Mais je vous félicite pour une raison.

Vous avez encore voté un fidèle.

(exclamations de déception)

- Je pensais l'avoir, là.

- C'est sûr tu me niaises.

- Moi, je suis pas satisfaite tant que c'est pas un traître qui sort, rendu là.

C'est évident.

- Audrey, elle t'a eu un beau discours puis elle tombe endormi

tout le monde encore une fois.

Hé, ça fait combien de fidèles qui s'en vont à cause d'elle?

C'est incroyable. Puis elle est encore là.

- Audrey, écoute-moi bien, là.

Quand j'ai sorti Maxime par inadvertance, tu m'as dit:

"Bravo d'avoir sorti un fidèle."

Je te rends la pareille, Audrey.

Bravo.

- Je vous avais promis que vous auriez le choix de Harissa après la table ronde.

Nous y sommes maintenant.

Harissa... qu'avez-vous décidé?

♪ And the power's in my hands Now ♪♪

7000 $, Harissa, maintenant, dans vos poches.

- Est-ce que quelqu'un choisit de rester fidèle à des gens qui t'ont trahi?

- Très bonne question.

- Eh bien, Karine, j'ai ma réponse. Ce n'est pas avec gaieté de coeur, mais mon coeur

a été brisé aujourd'hui.

Et je crois que je me suis rappelé enfin dans quel jeu on est. On est aux Traîtres.

Et je choisis les 7000 $.

J'espère devenir en paix avec ma décision. Je crois que je le suis déjà.

C'est juste que j'ai peur des conséquences. Çonséquences. Ca fait peur quand

tu vois la déception dans le visage des gens, et j'aime pas ça décevoir les gens.

On m'a dit aujourd'hui qu'on est dans un jeu des Traîtres, ouù

est-ce qu'il faut commencer à penser à soi, et j'ai choisi de prendre l'argent.

(musique dramatique)

- Harissa qui a pris l'argent, je suis surpris. Honnêtement,

je m'attendais pas à ça d'elle, parce qu'hier, dans ses valeurs, ça se faisait pas

que Vytee prenne la dague.

- Le vent a tourné de bord.

Harissa devait être éliminée.

Elle n'est pas et elle a 7000 $ en plus dans ses poches.

La seule ici qui sait qu'elle va avoir de l'argent à la fin de la game.

- Fidèles, je vous l'ai dit, chaque décision a un prix.

Encore ce soir, vous l'avez payé cher. Bien trop cher.

Allez, bonsoir et à demain, peut-être.

(petit rire)

- Un traître aurait mis l'argent dans le pot, donc pour moi, tu

viens de te confirmer fidèle.

Je suis convaincu qu'Audrey et Marilyn sont les deux traîtres.

Audrey mène le bal d'une façon incroyable. J'aurai jamais confiance en Audrey. Sauf

que je partirai pas en croisade contre Audrey. J'ai pas envie

d'attirer vers moi ses foudres.

- Moi, il y a Kaven puis Marilyn qui me chicotent beaucoup.

Et si j'avais à miser, là, instinctivement, ce serait Marilyn. Marilyn, elle est

complètement effacée. Ce soir, elle a pas dit un foutu mot à la table ronde.

(musique de tension)

- Je pense qu'Harissa l'a prouvé aujourd'hui, avec le 7000 $ dans

ses poches, tout le monde est en train de jouer une game solo.

- Annick est en bas de mon échelle. Harissa arrive deuxième. Puis après ça,

vous quatre, vous êtes égaux.

Je ne savais pas sur qui tirer.

- Mais Manu, tu sais, même au bas de l'échelle, à un moment donné, je pense qu'il faut

qu'on les considère.

Pourquoi quelqu'un qui est au bas de la liste de tout le monde serait encore là?

- Tu parles de qui?

- C'est pas la première personne que les traîtres élimineraient?

- Annick?

- Annick est fidèle, pour eux.

- Personne soupçonne Annick.

- Fait que la personne la plus susceptible de quitter ce soir, c'est Annick.

- Tu sais, si elle rentre demain matin, pour moi, ça va être...

- Si elle rentre demain matin, c'est louche.

(musique dramatique)

- Ça va, Audrey?

- Oui, ça va.

- T'es ouù - T'es ou?

- T'es sûre?

- Un petit peu à fleur de peau.

- Pourquoi?

(Kaven): Moi aussi.

- Parce que c'est juste des fidèles qui sortent. Je ne sais plus à qui faire confiance.

Parce que clairement, je me fais mener en bateau par du monde que

je... en qui je fais confiance.

Puis je dois dire, la mission d'aujourd'hui... pour moi, automatiquement, je me

dis: "C'est du sabotage."

Puis je vous l'ai dit.

- Je veux pas être impoli, là.

J'étais là. Évidemment, je suis visé.

- Mais attends-- - J'en ai rien à cirer de ton explication. Je vais m'en aller.

Audrey est partie sur sa mégathéorie encore, quand elle réalise pas que c'est elle

le centre de tout le trouble.

- Tu sais, il y a quand même deux personnes qui nous mènent en bateau, fait que c'est pas

ridicule d'amener des points.

- Non, je comprends.

- Et d'analyser l'information.

- Qu'est-ce qui est ridicule, c'est de s'acharner sur un point que tu dis que tu crois--

- Puis ils sont morts de rire, en ce moment.

- Vous l'avez eu quand même, votre mosusse de bouclier!

- Bien oui, j'aurais jamais eu intérêt... (Annick): Vous l'avez eu!

- Il y a un traître dans cette équipe-là, fait que... il vaut pas grand-chose,

le bouclier. Il protège juste Marilyn, en ce moment. C'est

Marilyn qui a le bouclier, c'est Marilyn qui est protégée.

- Qu'est-ce que tu penses de Marilyn?

- Je me tire dans le pied en disant ça, mais moi, j'ai quand même entièrement confiance à

Marilyn, parce que je l'ai vu, la fois qu'elle est rentrée puis

qu'elle tremblait comme une feuille parce qu'elle pensait qu'elle était sortie.

- Et je m'en souviens. T'as-tu des soupçons particuliers?

- À ce moment-ci, moi, je me tiens à Harissa, là.

- OK.

- Juste parce que je ne comprends pas. Elle dit que c'est une erreur de stratégie,

qu'elle comprenait pas ma stratégie de vouloir cacher qui a le bouclier quand, pour moi,

c'est une logique absolue.

- Ouais, ouais.

Pour cette nuit, je suis très inquiet. J'ai une chance sur trois d'être sorti, parce que

le groupe qui a eu le bouclier, ils sont quatre personnes.

Et automatiquement, c'est clair qu'il y a au moins un traître

là-dedans. C'est sûr que c'est moi, Harissa ou Annick qui part ce soir.

- Tu sais-tu qu'est-ce que Marilyn, la première affaire qu'elle a dite en s'assoyant

ici? Elle a dit: "Les personnes qui sont bas, bas de la liste

de tout le monde, en parlant de toi, c'est peut-être les personnes qu'on devrait

considérer."

- Man... - Pour moi, ça, ça sonne comme un traître... - I know!

- ...qui essaye encore de mettre la cible pour la table ronde de demain.

- Yo! Ça, ça m'a agacée.

D'après moi... Oh! Hé, c'est une... Pour vrai, c'est une dure journée, là.

C'est une dure journée.

Le conclave, je pense pas que ça va être le fun.

(musique dramatique)

♪ Three, two, one Go, no time to move slow Three, two, one, fight

Somebody dies tonight ♪♪

- Là, on le sait très bien qu'on passera pas les deux, là.

- Pourquoi tu dis ça?

- J'ai vraiment peur. J'ai peur de qu'est-ce que tu dis. J'ai

peur de qu'est-ce que je dis.

- Moi, la seule chose que j'ai dit... parce que Manu disait:

"Tu sais, il faut regarder dans le bas de la liste." Puis j'ai

dit: "Oui, c'est sûr, il faut regarder dans le bas de la liste. Tu sais, le monde

qu'on est sûr qu'ils sont complètement fidèles, faut les regarder aussi."

- Hum-hum.

- Mais j'ai pas nécessairement... - OK.

- Tu disais quoi, toi?

- Moi, c'est Audrey qui m'a dit que t'avais dit en arrivant qu'il fallait que tu checkes

en bas de la liste.

Puis là, je me suis sentie comme... radar dessus.

- Je disais ça... - Je te jure. Bien oui.

- Puis je viens de te le dire.

- Oui, oui, 100 %, 100 %.

- C'est exactement ce que j'ai dit.

- J'avais l'impression qu'elle me cachait quelque chose. Mais

en même temps, moi aussi, je lui cache des affaires. Mais moi,

c'est comme si moi, j'ai le droit, puis pas elle. C'est chien de même, mais c'est ça.

- Mais là, je dois t'avouer que ça me fait peur que tu dises

que tu dis des choses sur moi, parce que... - Non, non, non!

Bien non, non. Moi, là-- - Ma mentalité, c'était: "Je vais tuer mes amis avant toi."

- Oui, 100 %.

C'est comme, Audrey m'a dit-- - Mais là, ça me fait peur si tu me dis ça, parce qu'on est

presque à la fin.

- Non, mais moi, j'ai jamais été gênée de dire que ton nom était dans les journaux.

- Oui. Ça, ça me va, c'est correct.

- Parfait.

- Ça m'a tout de même semé un doute de peut-être, elle allait

vouloir commencer à m'attaquer.

Je sais qu'elle veut l'argent, mais je lui ai dit, moi, que le

plus loin que j'allais pouvoir l'apporter, j'allais le faire.

Puis c'est encore ce que j'ai en tête.

- Là, aujourd'hui, vous avez un bouclier. Qui l'a eu?

- C'est moi.

- Fait que là, qu'est-ce qu'on fait?

- C'est sûr que moi, j'aimerais mieux qu'on vise dans les bleus,

parce que sinon, ça me met la cible sur le dos pour demain.

- 100 %.

- OK? De toute façon, Kaven est dans l'eau chaude, Audrey est dans l'eau chaude.

- Ouais.

- JP, son nom est toujours resté proche.

- Moi, je l'ai tout le temps sorti, quand même.

- C'est ça.

- Mettons, là, si t'avais trois personnes à tuer ce soir, tu prendrais qui?

- Bien, j'hésite entre Harissa, Manuel ou JP.

- Plus JP.

Je vais te dire pourquoi.

- Vas-y.

- Harissa, elle se défend vraiment bien sur la table ronde.

- Hum.

- C'est vraiment quelqu'un qui est difficile à berner.

- Harissa, il y a beaucoup de gens qui ont sorti son nom, donc il y a encore beaucoup

de soupçons vers elle. Puis ça fait une cible facile à la table

ronde, parce que son nom va ressortir. Donc ça, c'est bon pour mon jeu.

- JP, on dirait que ça serait une cible facile.

- Mais en même temps, JP, il est plus facile à convaincre.

- Oui. Si on tue Manu, on met le gros "spotlight" sur Kaven.

- Ouais.

- Fait que ça, c'est pas mauvais.

- Mais en ce moment, lui, il veut viser le bas de la liste.

Ça nous comprend.

- Faut vraiment penser à ouù ou c'est qu'on s'en va, là.

- Oui, puis demain, faut pas prendre de chance que l'une de nous deux soit bannie.

(musique de tension)

- La seule stratégie que je voulais, c'était de faire un coup qui allait pas me faire

mal. Mais je le sais pas si c'est ça qui s'est passé.

(soupir nerveux)

- On se fait confiance?

- Hé, man, c'est "tough".

- Parfait.

- OK!

Hé, c'est "tough", hein, faire confiance en quelqu'un.

Je te jure! C'est "tough".

- C'est pas facile.

Ça commence à être lourd, là. Ça commence à être lourd, là. Ca

commence vraiment plus à jouer dans mes valeurs. C'est soit je

m'en vais vers mes alliés ou soit que je m'en vais contre

mon amie traître. Puis on dirait que les deux me tentent pas tant que ça, là.

- Je sais pas si je dois croire Marilyn. Je sais pas comment on va faire pour se rendre,

deux traîtres à la fin.

Je trouve ça très difficile.

♪ There's a devil within me ♪♪

(musique dramatique)

♪ Trust is a cruel friend Cruel as a friend can be ♪♪

- Un époux protecteur et une femme au franc parler.

- Je t'ai tellement halï

- Je t'ai tellement hal.

(rires)

- Ces deux fidèles découvriront bientôt qui sont les traîtres.

C'est l'heure de la révélation.

(musique dramatique)

♪ Don't you forget Trust is a cruel friend ♪♪

- Comment ça va, Mike?

- Moi, je me sens bien.

J'ai comme l'impression d'avoir une tonne de briques de moins sur les épaules, là.

- Laquelle?

- Bien, la brique d'après Karyne, disons, là.

Tu sais, Karyne, là, c'est comme ma femme de vie, c'est ma meilleure amie, c'est tout

ce qu'un homme peut espérer dans la vie.

- Hum.

- Elle m'entraîne ici, elle quitte dans le temps de le dire.

Bang! Puis là, bien, après ça, j'ai comme baissé les épaules en

me disant: "Bien, ça va aller comme ça va aller."

- Quand les gens disaient, les autres joueurs disaient par exemple qu'il y avait un Mike

avant la sortie de Karyne... - Ouais.

- Puis un Mike après la sortie de Karyne, ils avaient raison.

- Oui, dans une certaine mesure.

J'étais en mode protection, quand Karyne était là.

- Puis ta façon de la protéger, comme fidèle, c'était quoi?

- Je la nommais pas trop, je m'avançais pas, on se parlait pas trop. On s'éloignait

un petit peu, jusqu'à tant que je commence à avoir quelques doutes, là.

- Ça, c'est quand, ça?

- Je me rappelle, j'avais levé le ton sur la table ronde.

Puis là, j'ai dit: "J'ai comme l'impression que j'ai pas fait

l'unanimité. Je suis pas certain d'être là demain."

Elle a dit: "Je suis confiante que tu vas être là demain."

Fait que j'ai eu le doute, mais en même temps, quand je suis arrivé dans ma chambre,

j'y croyais pas.

- Donc, le moment ouù - Donc, le moment ou Karyne s'est présentée à l'avant du

groupe, autour de la table ronde pour dire finalement qu'elle était traître?

- J'étais choqué de m'avoir fait berner de même.

(rire)

J'étais en mautadit.

J'ai très bien réagi... ...avec l'émotion!

(rires)

C'était palpable, disons.

- Cette soirée-là, t'as décidé de vraiment enlever ta couverture, de tout dire

à tout le monde.

- Ma blonde, elle m'a traîné là-dedans. Elle m'a dit:

"Viens-t'en, on va avoir du fun." Vous vous demandez pourquoi j'étais sous le choc?

Pourquoi je l'ai tant protégée?

Parce que j'étais certain que c'était une fidèle.

Fait que si vous pensez que vous avez été bernés, imaginez-vous moi.

- Qu'est-ce que ç'a eu comme impact sur les joueurs quand t'as révélé tout ton jeu?

- Ils s'en attendaient pas.

C'est certain que ça crée des doutes. Puis je m'en attendais

aussi. Regarde ce que ç'a fait avec Audrey. Elle s'en est fait

un cheval de bataille, mais c'est pour une autre raison.

- T'étais sidéré d'apprendre que Karyne était traître. T'es marié

avec, ça fait 17 ans que vous êtes ensemble. Pour moi, ça, je crois pas à ça.

- Est-ce que tu t'en doutais aujourd'hui que le vote s'en venait vers toi?

- Absolument pas.

- Parce qu'il y a le nom de Harissa qui sortait beaucoup, qui circulait aujourd'hui.

- Absolument pas. La minute que j'ai commencé à parler d'Harissa, là, Audrey, elle a

"jumpé" avec tous ses points puis... Mais je pouvais pas vraiment les contredire, fait

que ce qu'elle a fait avec moi, elle l'a fait avec d'autres fidèles aussi. Là, ils sont

tout mélangés, en bas, là.

- Hum-hum.

- C'est officiel qu'ils sont tout mélangés.

- Mike, ton journal fait maintenant partie du mur des éternels trahis.

À qui tu lances l'invitation, parmi les joueurs, pour venir

consulter tous ces journaux?

- C'est Kaven que j'ai mis.

- Hum-hum!

- Ouais.

- Donc, est-ce que le fait d'être un ancien militaire, juste ça, c'est suffisant

pour que tu lui accordes ta confiance?

- Pas à 100 %. Mais l'allégeance qu'on a faite quand on est

rentré dans l'armée, les deux, ça amène un certain lien de confiance.

- Alors, Mike, je te l'annonce, il reste deux traîtres dans le manoir.

- Ce que je me doutais.

- C'est qui, selon toi?

- À cause du comportement que JP, il a eu dans la dernière

journée, aujourd'hui aussi, depuis que Vytee, il est parti, j'ai des gros doutes sur lui.

Puis naturellement, je vais dire Harissa.

- OK. Dans quelques instants, je vais te révéler la vérité,

mais avant ça, on va accueillir Yolaine, qui a été tuée hier.

- Oh!

- Vous autres, les traîtres, là... vous avez eu une mosusse de belle game facile.

On s'entretuait entre nous, entre fidèles.

Vous avez juste observé.

Moi, je vous lève pas mon chapeau, là.

Vous avez rien fait.

- Bonjour, Yolaine.

- Bonjour, Karine. Mike!

- Allô, Yolaine!

- Tasse-toi donc!

T'es à ma place.

(rires)

- Comment ça va?

- Qu'est-ce que tu fais là?

- La même chose que toi.

- Bien non, moi, j'étais fidèle.

- Bien, moi aussi.

- Pour vrai?

- Bien oui.

- Hé, ils sont en train de se planter, mais solide.

- Est-ce que t'es surprise de voir Mike ici?

- Bien, un peu. Mais je me doute d'ouù je me doute d'ou ça vient, là.

- Ça vient de qui, selon toi?

- De qui?

- Une des tentacules d'Audrey.

(rires)

- Dans la journée, Yolaine, t'avais ton franc-parler.

T'hésitais pas, tu disais à tout le monde ce que tu pensais.

Quand arrivait le moment des tables rondes, le soir, t'étais

plus effacée autour de la table ronde. C'était volontaire, ça, de ta part? Pourquoi?

- Bien, peut-être parce que je voulais survivre puis déjeuner le lendemain matin.

- Ah, ç'a pas marché.

- Non. En tout cas, pas cette nuit. De la façon que le jeu s'enligne, c'est

un traître qui va gagner.

Je pensais que j'avais quand même une belle relation avec Kaven.

(Karine): Hum.

- Et je serais allée le voir ce matin et je lui aurais dit: "Si

t'es traître, amène-moi jusqu'au feu de la vérité."

- Hum-hum.

- "Je vais t'aider à éliminer les autres puis je te fais gagner."

- Hum, mon Dieu! OK, t'étais prête à aller jusque-là.

- Oui, j'étais prête à aller jusque-là. Puis parmi toutes les personnes qui étaient là,

c'est de lui que je me sentais le plus proche. Puis tant qu'à

faire gagner un traître, bien, j'aurais fait gagner Kaven.

- Yolaine, avant d'être tuée, t'as écrit une lettre pour lancer une invitation

à un des joueurs... - Oui.

- ...pour venir lire les journaux.

- J'ai oublié de changer le nom sur ma lettre.

J'ai invité Kaven.

- OK.

- Et je pense qu'il est traître.

- Donc, Yolaine, malheureusement, c'est une décision que tu devais

prendre avant de décéder.

Kaven, ce sera. Donc, t'es vraiment convaincue que c'est Kaven.

- Bien, si c'est pas lui, je sais pas pourquoi ils m'ont sortie.

- Yolaine, je vais bientôt vous révéler qui sont les traîtres.

- Oh mon Dieu! Là, tu vas me faire plaisir.

- Mais juste avant, je veux savoir, t'as qui en tête?

- Kaven et Annick.

- Pourquoi?

- Parce qu'il y a eu l'acharnement d'Ariane sur Annick.

- Hum.

- Si t'es fidèle, je perds mon temps avec toi, je suis désolée.

C'est pas personnel.

- Et le fait que je pense que Karyne, le soir ouù que Karyne, le soir ou elle est

partie, elle se doutait qu'elle partirait. Et je pense qu'elle

nous a lancés, sur un plateau d'argent, Annick.

(Karine): Hum.

- Et on l'a pas pris.

- Bon, allez, c'est le moment.

C'est l'heure de la révélation pour vous deux.

(musique de suspense)

- C'est grand.

C'est JP.

- Ost... (rire)

Je le savais! Puis... - Ah, bien, sacrifice!

- Hé! Ah, bien, tabarnache!

- Est-ce qu'on tue Yolaine?

- J'avais la même idée.

- Ah, Seigneur! J'adore ça.

- Si quelqu'un sort nos noms, elle pourrait facilement se faire influencer.

- Oui, je suis certaine.

Puis en plus, je me posais la question... - Hé, j'étais-tu dans le champ, pas à peu près!

- Ça fait qu'on élimine le bruit.

- Mais elle s'est posé la question.

- Je suis d'accord.

(Annick): Ouais.

- "On élimine le bruit"!

(rires)

- Quand matante Yoyo parle, c'est parce qu'elle a quelque chose à dire.

- Hé, ta yeule!

(Marilyn): Matante Yoyo, elle ne pourra plus parler.

(rires)

- Ah, vos yeules!

- "Yorevoir"!

- Hé!

- Ouais.

(rire)

- Hé, je le savais-tu.

Kaven, je m'excuse.

- Marilyn, je suis pas vraiment surpris, parce que depuis le

début du jeu, elle a été très discrète puis elle a amené des

petites choses, tranquillement, pas trop vite. Puis Annick,

bien, j'aurais dû continuer... - Bien, je comprends pas qu'elle ait pas commis

d'erreurs, Annick.

- Selon toi, elle n'a pas commis d'erreurs?

- Moi, j'en ai pas vu.

- Quand Ariane est allée contre elle, dès le premier soir, à la

table ronde, elle l'a éliminée.

- Ouais, bien, ça faisait du sens, parce qu'on s'en était parlé par la suite. Mais

personne poursuivait, par après.

"Oh, ça se peut pas."

- Pourquoi? Mais pourquoi personne poursuit Annick?

- Bien là, c'est avec ses grands airs de comédienne.

(imitation moqueuse)

- Avec ses éclats, ses réactions émotives... - Bien, c'est ses pleurs et ses...

(Mike): Ouais.

- Tu sais, on se disait tous:

"Bien, de toute façon, elle est tellement désorganisée que tu

te dis qu'elle peut pas être traître, elle..."

- Pourquoi?

- Elle fera... Elle réussira jamais.

- La plus solide des deux, pour moi, c'est Marilyn.

- Hum-hum.

- Je suis presque certain qu'Annick, elle va faire une erreur. Marilyn, elle a

pas assez de soupçons sur elle.

C'est: est-ce qu'elle va pousser Annick dans la fosse aux lions?

Je sais pas.

- Hum-hum. Alors, vous êtes maintenant des éternels trahis.

(Mike): Ouais.

- Merci d'être venu jouer dans mon manoir.

- Ça nous a fait plaisir.

- C'était un jeu très agréable.

- Vous avez aimé ça?

- Oui!

- Est-ce que c'est un jeu difficile?

- Oui.

- C'est très difficile.

- Qu'est-ce qui est difficile?

- Moi, j'ai désappris mon métier ici.

(rire)

- Désappris ton métier?

- J'ai complètement désappris mon métier.

- Ça veut dire quoi, ça?

- Ici, il faut que tu travailles d'instinct, sur le moment, puis de l'intuition.

Je m'excuse, on désapprend tout ce qu'on apprend.

(rire)

On peut pas arriver, là, puis amener des conclusions, en l'espace d'une journée, sur

21 personnes. C'est impossible.

- Hé, merci beaucoup.

(rires)

Merci d'être venu avec nous.

- Moi, je suis venue ici pour jouer. J'aurais aimé jouer jusqu'à la fin. Je suis fière

d'avoir essayé l'émission, d'avoir donné ce que je pouvais.

Je suis contente de l'avoir fait.

- C'était très intéressant, très enrichissant, très le fun.

J'ai rencontré beaucoup de gens avec beaucoup de culture puis

beaucoup de vécu, dans toutes les sphères de métiers qu'ils peuvent occuper.

Je suis très content, là, de ce que j'ai fait là.

♪ There's no way I'm falling ♪♪

- Être un traître, c'est Annick que j'éliminerais.

- Oui.

- Moi, si elle rentre ce matin, je trouve ça bizarre.

- C'est très louche.

- Tout le monde me regarde. Faut que je performe. Je suis pas une actrice née.

(musique dramatique)

Sous-titrage: difuze

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