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Original subtitles

- Wesh, Ali ! T'as que ça ? - Comment ça, "que ça" ?

T'es fou ou quoi ? Ça vient de Dubaï.

Toutes les tchoins là-bas, elles ont ça.

Ça, ça vient de Dubaï ?

Les meufs portent des trucs en plastique éclatés comme ça ?

ArrĂŞte ! Me mets pas de disquette.

Montre-moi tes vrais bails.

Y a pas vrais bails, faux bails.

Tout est en rayon. Tu veux, tu veux. Tu veux pas, tu dégages.

J'ai pas ton temps, moi. Tiens !

Tout est en rayon ? Tu caches des trucs derrière.

Vas-y, Ali, j'ai besoin d'un bijou.

J'ai besoin d'un beau truc. Je veux pas gérer une petite de 16 ans.

Sois content déjà que je te monte pas en l'air.

Je sais qu'avec le petit rat, vous bicravez tout derrière mon dos.

Arrête ! On en a déjà parlé.

- Hm. - Je suis carré.

Je vends des chaussures. Mon box est rempli de paires.

J'ai tapé une heure de RER. S'il te plaît, sors-moi un truc.

- C'est pour un cadeau. - Un cadeau ?

- Oui. - Vas-y, jure-le.

Je jure jamais, moi. Fais-moi confiance. Confiance.

Tu peux me faire confiance, Ă  moi ?

On dirait que je suis jamais venu.

- T'as de la chance, je t'aime bien. - Moi aussi, je t'aime bien.

- Suis-moi. - Là, tu me régales, mon Ali.

Plein de gens viennent grâce à moi.

Dès qu'ils ont besoin d'un bail, je les envoie chez mon gars Ali.

Tu pourrais me mettre un pourcentage.

Je leur dis : "Dites que vous venez de ma part."

- Jamais ils te le disent, ces bâtards. - Qu'est-ce que tu racontes ?

Wesh !

C'est quoi, tout ça, Ali ?

Quoi, ça t'intéresse, les bestioles ?

Ouah ! Mais ça m'intéresse à mort. T'es un ouf, toi !

- Depuis quand t'es là-dedans ? - Je suis dans tout, frère.

"Ali Express". J'existais avant le site.

Ils m'ont chourave le nom, ces bâtards.

Ouah ! Comment elle est vénère, elle !

Fais pas le fou.

T'inquiète, je connais. Je devais ouvrir ma ménagerie de reptiles.

Je m'en bats les couilles. Tiens, les boucles d'oreille.

80 euros.

Un gros boule.

Ouais, elle est bien. Elle mange bien.

Elle est Ă  50. Je te fais les 2 Ă  100 euros.

Elle bouge plus, ton araignée.

Comment ça ? Qu'est-ce que tu racontes ?

- Elle bouge plus. - Pousse-toi.

C'est trop petit comme boîte.

Mais non, regarde. Elle est bien.

Fais-moi le tout Ă  80.

J'ai pas le temps ! 100 euros, tu veux ou pas ?

- Oui. - VoilĂ  !

Donne-moi mon fric.

Fais gaffe quand mĂŞme.

T'inquiète, je te dis. Moi, je suis un pro.

- Elle peut ĂŞtre venimeuse, je te jure. - Jure pas avec moi.

Je t'ai déjà dit.

Fais ta vie.

Je te ramène à la maison.

Let's go.

Vas-y, Ali !

Vous pouvez pas aider ?

Ça va, Mme Zhao ?

Je vais vous aider.

On vous a niqués !

- Wesh, Kaleb ! - Donne ton sac.

T'es sérieux ?

Ça sort d'où ?

- Qu'est-ce que tu fais ? - Lâche !

- Lâche ! Lâche ! - Vas-y, donne mon sac !

- Comment tu parles ? - Tu fais le condé devant la gardienne ?

Bien sûr ! Je suis obligé, tu fais l'abruti, toi.

Tu vis ici, nique pas tout. T'es teubé ?

- J'ai rien niqué. - Bien sûr que si.

- Ça, c'est toi. Ça aussi. - C'est déjà sale.

Ă€ cause de qui ?

Elle est payée pour ça.

- Dégage. - Mon père paye les charges.

Tu payes tes charges, toi ? Fous-toi de ma gueule.

Kaleb, s'il te plaît. Mon sac !

C'est confisqué, on a dit. Dégage.

Avec tes pétards... T'es en CP ?

Petit con.

- Désolé, Mme Zhao... - Vous cassez tout.

- C'est eux. - Vous salissez.

Je casse rien. Je vous aide.

Je fais tout ce que je peux...

- Putain... - VoilĂ  !

Mets !

File, file !

Ça me vénère.

J'aide et je me fais niquer mon pull.

Ça pue la mort.

Vas-y, allume-toi !

Putain...

Mathys ?

- C'est à qui, les vélos ? - De quoi, les vélos ?

Tu les as péta ?

- Je les ai trouvés dans le parking. - C'est pas possible !

Je t'ai déjà dit : arrête de tout barber.

Non, je les emprunte.

Les gens les réclament pas. Je les vois,

je les ramasse.

- Ils ont pas réparé ? - À ton avis ?

Ă€ mon avis, non.

Ah, putain !

Mathys ! Fous-les dans ton box, au moins.

Je veux pas être mêlé à tes vols.

Ça va, pardon. Excuse-moi, t'as raison.

Je te jure, je les rendrai.

Jure pas, s'il te plaît.

Je te promets, je vais les rendre.

Je sais Ă  qui ils appartiennent.

J'ai besoin de toi sur les baskets.

Donc, concentre-toi.

Focus ! On y va.

- Oui, ben... - On a quoi ?

Alors, on a donc...

Aurélie. Air Force One.

- C'est du 39 ? - Ouais.

Faut les commander.

OK. On a Silvio du troisième.

Des Yeezy 350.

Yeezy... Quelle couleur ?

Il m'a dit "sésame". Mais c'est pas une couleur.

J'ai pas, putain... Les Yeezy, c'est la D.

Après, y a Toumani.

- Toumani, c'est les TN ? - Oui. Ça fait trois fois que je le vois.

Il est de plus en plus agressif. C'est insupportable.

Elle est lĂ .

Putain...

- VoilĂ , nickel. - Non, pas nickel.

- La boîte est niquée. - Comment ça ?

Elle est niquée. C'est trempé, dégueulasse.

On s'en fout ! Il a besoin des baskets, pas de la boîte.

Ça lui ferait un mur de boîtes.

C'est pas la question. Je t'ai dit : "On fait du quali."

C'est bien propre, carré, laser.

Rien à dire. Tu me trouves une boîte clean.

Et il les aura.

Propre, carré... Comme ton pull ?

- Avec la belle tache, tu pues d'ici. - Ta gueule, je sais !

Putain ! Vas-y, j'en peux plus...

Oh !

Putain...

C'est les trucs de maman.

Qu'est-ce qu'il y a, Kaleb ?

Tu me les fous pas dans des cartons comme ça.

On dirait des trucs que tu vas jeter.

T'es ouf ?

Putain de merde !

Désolé, frérot.

Elle fout le bordel, l'autre.

La casse-couilles !

Ça va, beau gosse ?

Tout le monde va bien ? On est en vie ?

"Oui, Kaleb. Merci !"

Y a pas de quoi.

Vous inquiétez pas. Je vais m'occuper de l'autre folle.

C'est clean.

Les gars, regardez qui j'ai ramené.

Elle est lĂ .

Comment t'es fraîche !

Po, po, po !

Je vais t'appeler Rihanna.

T'es trop belle, ma belle.

Faites pas les jaloux, ça va.

C'est quoi, cet accueil ? Je te mets lĂ  en attendant.

Je vais te faire un vrai truc.

C'est pas bien ce que vous faites. Pas bien.

Quand je vous ai eus, je vous ai mis bien.

Je vous ai parlé pareil. Y a pas de respect.

Vas-y, vas-y...

OK...

C'est temporaire.

Ce soir, je te fais un cinq étoiles. T'auras bien chaud.

Manon !

T'es oĂą ?

Manon, t'es oĂą ?

Pourquoi t'as tout éteint encore ? Tu te fous de moi ?

J'ai des espèces rares !

Certaines ont besoin d'humidité, d'autres, de chaleur.

Tu sais parler sans gueuler ?

Tu peux les buter comme ça. Je te l'ai dit.

J'ai pas le temps pour tes trucs. Bouge.

Tu passes pas. Je te parle, c'est important.

- C'est important ? - Oui.

- Tes bestioles ? - Ouais !

- Bouge ! - Non.

- Bouge ! - Non ! T'es ouf, toi ou quoi ?

Putain ! Ça coûte une blinde en électricité.

Déjà que les travaux coûtent cher.

ArrĂŞte tes travaux, je te l'ai dit.

Je vais avoir ce qu'il faut. Laisse-moi gérer.

- Gérer ? Gérer quoi ? - Gérer quoi ?

Gérer l'appart. J'ai des bêtes de paires

qui vont partir. Ça fait des sous.

Je serais ravie que tu rachètes l'appart. Vraiment.

Mais t'as pas de thunes.

- Deux secondes... - Deux ans, Kaleb !

J'ai pu faire zéro visite.

L'appartement tombe en ruine. On doit vendre.

ArrĂŞte de dire "on". Moi, je vends pas. OK ? Jamais.

On a grave des souvenirs ici avec maman. T'es baisée ?

Faut que tu passes à autre chose. Évolue.

T'as mĂŞme pas besoin de thunes. Tu veux coffrer de l'oseille.

- Va coffrer ailleurs. - Ouais, en fait !

J'en ai marre de faire des travaux au black.

- Je veux monter ma boîte, faire ça bien. - Tu te prends pour qui ?

- Et toi ? - Toi, t'es qui ?

Vas-y, pauvre mec, lĂ  ! Avec ta tache.

Pauvre meuf ! C'est toi, la tache.

C'est bon ?

- Je peux retourner travailler ? - Tu dis pas au revoir Ă  Claudia ?

Putain. C'est aujourd'hui, son truc ?

Ouais, c'est aujourd'hui.

Je travaille encore une heure.

C'est bon, Kaleb...

Vas-y, me parle pas. Égoïste de merde.

Kaleb, mon reuf.

- Ça va, Toumani ? - Très bien, et toi ? En forme ?

Et mes baskets ? J'en ai marre d'attendre.

- Demain matin. - Tu dis ça tous les jours.

- Non. LĂ , elles sont prĂŞtes.

La boîte est niquée. Je veux te donner un truc propre.

OK. Regarde mes pieds.

- Je ressemble Ă  un clochard. - Vas-y, tu forces.

T'en as pas d'autres ?

- C'est pas des TN. Je fais comment ? - Et alors ?

Et alors ?

On m'appelle TN, parce que je mets que des TN.

Toumani N'Gannou. TN !

C'est ma signature. Jusqu'Ă  la mort,

je mets des TN. - C'est bon.

- Jusqu'Ă  la mort. - C'est bon !

- C'est clair ? - C'est bon, arrĂŞte.

Maggie, au pied !

- Tu m'oublies pas ! - Non. Demain matin.

Mais personne t'appelle TN.

Et voilĂ  !

Je peux faire quelque chose ? Je me prends un peu de Bissap.

- Kaleb, mon fils ! - Ça va, Claudia ?

Ça va. Je suis contente de te voir.

- La forme ? - Ça va !

- Ce monde, ça réchauffe le cœur. - Vous nous manquerez.

Écoute, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

- Ça va ? Pas trop triste de... - Tu penses !

Avec les prix qui montent ici...

LĂ -bas, je payerai la mĂŞme chose avec un jardin en plus.

Je suis heureux pour vous.

Tu viendras nous voir. Fais pas la tĂŞte.

Tenez ! Je vous ai ramené un petit...

- Qu'est-ce que c'est ? - Un cadeau.

- Oh ! - Un souvenir.

Tu sais, je ne serai pas loin. Je serai lĂ .

C'est pour que vous pensiez Ă  moi.

Ta mère... Dieu la garde.

Je suis sûre qu'elle est très fière de qui tu es devenu.

- Je le mets tout de suite. OK ? - OK.

Regarde. Ça... Hop, hop !

Tada !

Magnifique ! Parfait.

Je t'aime.

- Oh, je t'en ai mis trop. - C'est pas grave.

Allez, vas-y !

VoilĂ  ! Appuie sur rond.

Ta gueule ! Tu parles pour rien.

Appuie sur rond. Rond, c'est...

Casse-toi ! Tu casses les couilles.

- Tu fais toujours pareil. - Pas mes soucis.

Wesh ! Tu fais quoi ?

- Fume pas ici. Y a les anciens. - J'ai compris !

Ils vont poucave Ă  ton daron. T'es bĂŞte !

Je prends le gagnant.

Sérieux, vous respectez rien.

C'est pas possible, cette génération.

Salut !

Bonjour Ă  tous !

C'est parti.

- Ça va bien ? - Très bien.

Ah !

Mon petit Aguilla !

- Comment tu vas ? - Ça va, M. Benzaoui ?

- Tu tapes toujours ? - Oui.

Le vol du papillon,

la piqûre de l'abeille !

- Je fais plus de boxe. - Ah bon ?

Je fais du MMA.

C'est quoi, le MMA ?

C'est comme la boxe, en plus violent, dans une cage.

Ouh lĂ ...

C'est une boxe de sauvage.

C'est ça. Je suis un lion, pas un papillon ou une abeille.

Un champion, il fume pas.

Ça, c'est vrai.

- Toi aussi. Faut que tu t'arrĂŞtes. - OK.

Prends garde Ă  toi. Allez, tchao !

Il me tue, lui.

On avait dit que je prenais le gagnant.

- Ça a bugué. - Lâche la manette.

Lâche la manette !

VoilĂ , super !

Claudia, je suis désolé.

La vie de ma mère, c'est lui.

Bordel ! Elle pète les couilles, celle-là !

Putain... Je suis désolé, les gars.

Je vais lui couper ses tresses et lui faire bouffer devant vous.

Putain, tu dois être congelée, là.

Je suis désolé.

Alors...

T'es lĂ , ma reus ?

T'as froid ?

T'es oĂą ?

Je sais que tu te caches. T'es oĂą ?

Doucement.

Vas-y, montre-toi. C'est moi, tonton Kaleb.

Tu... Wesh !

T'es pas lĂ  ?

T'es pas lĂ , putain !

Putain !

Tu te fous de ma gueule ?

Wesh...

Putain ! Manon !

Désolé, gros. On t'a réveillé ?

C'est une perceuse.

Il est 11h.

Ça va, Kaleb ? Bien dormi ?

- Avec la perceuse ? Chanmé, merci. - Il est 11h.

Pourquoi t'as invité tout le monde ?

Wesh, Kaleb !

Je t'ai ramené ta boîte de TN. Bien clean.

Qu'est-ce que tu fous lĂ  ?

J'ai vu Jordy.

Manon fait les travaux, et je suis dispo.

Il m'aide. Je veux finir aujourd'hui. Et avec Lila,

je suis moins seule.

Et lui ?

Lui, il va te répondre. On a pas neuf ans.

Lila, c'est ma meuf.

Manon, c'est sa pote. Je leur file un coup de main.

Si ça pose un problème, on discute.

Y a pas de problème.

- C'est cool, alors. - C'est cool.

Vas-y, cool.

- Chanmé. - Chanmé...

T'es venu en RER ?

Non, en caisse.

Avec ta vieille AX ?

J'ai une C3 maintenant.

- Ah ouais, t'as changé. - Ouais.

Ouais.

C'est cool de parler avec toi, mais je peux utiliser ma salle de bains

et prendre une douche ? - On bouge, Lila ?

Non, je vais pas planter Manon maintenant.

- On bouffe ensemble ce midi. - En plus !

J'ai du taf.

Ou ce soir. Moi, je m'en fous.

Ça fait plaisir de vous voir tous les deux.

Il est pire qu'avant.

- Je t'avais prévenu. - C'est un truc de ouf.

Les gars, l'appart est pas si grand. Donc...

Il est breusson... C'est son style.

Il est pas breusson, d'accord ? C'est un connard.

Chut ! Fermez-la.

- Il nous entend pas ! - Si, je t'entends.

J'ai rien dit.

Dis bonjour... Oh !

Fais un bisou Ă  tonton Kaleb.

Hé ! Il est où, ton con de maître ?

Mon sauveur !

Je me nique les ièpes sur l'embrayage depuis ce matin.

- Ça dit quoi ? - Bien, et toi ?

Tranquillement ?

- C'est bon ! C'est lĂ . - Tranquille !

Frère, déballe.

Oh, ça tue, frère ! Oh, ça tue !

- Ça valait le coup d'attendre. - Ouais.

La brillance est nickel. Les dégueulasse pas tout de suite.

- Tranquillement. - VoilĂ , mon gars.

Par contre, Toumani, mets pas ton scotch dégueulasse.

- Rends pas ouf. - C'est une paire chromée.

Qui l'achète, toi ou moi ? Voilà !

Prends ta maille...

Et voilĂ  !

La main dans le sac.

Y a quoi, lĂ -dedans ?

Hein ?

Ben, des chaussures !

Une boîte avec des chaussures dedans ?

Truc de ouf.

Me prends pas pour un con. Je te vois

avec ton trafic.

Fais comme ta sœur : un vrai métier.

D'où tu parles de sa sœur ?

Ben, quoi ? Elle rénove mon appart.

Elle bosse hyper bien, ta sœur.

Quoi, tu veux te faire marbrer ?

Y a quoi lĂ -dedans ? Shit, coke ?

Vas-y, c'est bon.

Et toi, trace ta mère !

Maggie, au pied !

Je t'ai à l'œil.

Maggie, attends-moi, bébé.

Wesh !

Oh, Maggie !

Bien propre, bien carré ? Clochard, va !

Il l'a pécho où ?

Il deale toujours avec votre gars de Rungis.

Oui, le seul enculé qui vend encore des espèces protégées.

Il devrait ĂŞtre en taule.

En taule ? Je sais pas, peut-ĂŞtre...

C'est votre délire, ces trucs-là.

C'est son délire, d'accord ? Moi, c'est terminé.

Il devrait arrĂŞter lui aussi.

ArrĂŞter, arrĂŞter...

C'est sa passion. Si tu lui enlèves, il va se faire chier.

En vrai, il protège les bestioles. Dans la nature, elles se font défoncer,

c'est le bordel.

C'est un point de vue. Y a mieux que ces boîtes.

Vous faites quoi ?

Ça va, au calme ? Vous êtes sérieux ? Vous faites quoi ?

- On regardait ta collection. - C'est fermé.

- Vous rentrez pas. - Comment t'as fait pour pécho ça ?

Quoi ?

Comment t'as pécho un scorpion dictateur ?

Tu veux mon permis ?

Je dis pas ça pour ça. Te braque pas.

Tu disais ça pour quoi ?

Parce que t'abuses. T'as aucun respect.

À l'époque, on avait des vrais vivariums.

C'est un truc de fou.

Ces espèces, ça vit sous 25 degrés minimum.

T'es de la police ? Tu fais chier.

Parle bien, par contre.

- Toi, parle bien. - Tranquille.

- Ferme ta gueule. - Ta gueule.

Bougez, c'est bon.

Personne pour vider les gravats ?

Lila, viens.

- Quoi ? - Non, viens pas.

- Non, viens pas. - Ça me dégoûte.

Wesh !

- Ça me dégoûte. - On trouve ça qu'à Madagascar.

- Il est oĂą ? - Les platimas, lĂ .

- Putain... - Pas mal, hein ? C'est balaise.

Tu veux quoi ? Rentre pas.

- Sors, je te dis. - Je sors pas, je suis lĂ .

Tu kiffes avoir ça dans ta chambre ?

- Il leur parle. - T'es sérieuse ?

- Tous les soirs. - Ferme ta gueule !

- Qu'est-ce que tu racontes ? - Assume.

- Tais-toi ! - C'est quoi, le problème ?

Des gens ont des labradors. Kaleb, il a des scorpions migrateurs.

Dictateurs !

Dictateurs.

En vrai,

c'est grave cute. Dis-moi, ça, avec sa tête de bite...

- C'est quoi ? - Ça, c'est Mathys.

- Le gros ver, c'est quoi ? - Ça ?

C'est des diplopoda. Ils sont tout petits, ceux-lĂ .

- Ça me dégoûte. - Ça peut faire jusqu'à 30 cm.

- 30 cm ? - Oui.

- 35 cm. - Tu mens.

Pas ceux-lĂ .

Ceux qui vivent dans des milieux hostiles, avec des prédateurs.

- Ils s'adaptent. C'est Darwin. - Darwin ?

- Hm ! - Tu fais du name-dropping ?

Comme ça ? De scientifiques ?

C'est comme au MMA, Darwin.

Tu dois ĂŞtre plus balaise

dans la cage, sinon tu t'en sors pas.

- Oh ! Vous vous barrez. - C'est bon !

- Pourquoi tu stresses ? - Sors.

Je stresse pas. Juste cassez-vous de ma chambre.

L'odeur, en plus... ça pue.

Ça, c'est pas ses insectes. Jette tes mouchoirs.

Non, c'est tes travaux. Dégage.

Tu veux quoi, frérot ?

ArrĂŞte de me casser les couilles.

On fait des travaux. Tu veux quoi ?

Ça me fume ma jambe, mec.

- T'as encore mal Ă  la jambe ? - Ouais, j'ai encore mal.

Mec, c'est Ă  vie.

Tu me demandes Ă  chaque fois.

- Tu veux de l'aide ? - Non, mais je dois me reposer.

Oh ! Mais il est lĂ .

Mme M'Basso, vous allez bien ?

Tu m'avais pas dit qu'il revenait.

Il m'a rien dit non plus.

Je reviens pas. J'aide Manon avec les travaux.

Dites-moi,

vous savez oĂą est Toumani ? Son chien

aboie depuis une demi-heure.

- Il se passe quoi ? - Son chien aboie.

- Je vais défoncer la porte. - NON !

Vous avez pas le droit.

Vous habitez l'immeuble ?

Non, je suis policière. C'est interdit de forcer une entrée.

Eh ben, allez-y !

Non, moi, je suis Ă  la municipale.

- Mais... - Ouais, c'est bon.

Il va péter les plombs si tu niques sa porte.

- C'est qui, ce malade ? - Le calcule pas, c'est un fou.

- On le laisse pas aboyer. - C'est bon.

Vas-y.

- OK, on monte ? - Oui, on prend les escaliers, 2e étage.

S'il vous plaît, reculez ! Laissez-nous de l'espace pour bosser.

Il lui est arrivé quoi ?

On n'a pas plus d'informations.

On habite ici. Il a fait quoi exactement ?

Il a fait un malaise ?

Vu sa gueule, non.

S'il te plaît.

Répondez !

Calmez-vous. Rentrez chez vous

par mesure de précaution.

"Calmez-vous" ? Et ce masque ?

Vous nous prenez pour des bĂŞtes ?

Très bien, je l'enlève.

Ça vous va, comme ça ?

Rentrez chez vous.

- C'est des mesures de précaution. - Excusez-moi.

Nous, on habite pas dans l'immeuble.

- Oui. Du coup, on peut partir ? - Non.

Personne ne sort.

C'est par sécurité.

Au moindre symptôme, de la fièvre ou autre,

restez chez vous, les médecins viendront.

À part ça, on doit pas paniquer.

Y a déjà des pompiers.

- Il nous enfume. - Ferme-la.

- C'est ça avec les keufs. - Ça y est.

C'est pas un virus. C'était un camé, ce mec.

Comment tu oses parler comme ça ?

Il se piquait.

- Oh ! - Kaleb lui vend de l'héro.

Quoi ? T'as dit quoi ?

Tu lui vends de l'héro !

- ArrĂŞte de dire que je deale ! - Calme-toi.

- Vas-y, il dit des dingueries. - Calme-toi !

Calmez-vous. Maintenant, rentrez chez vous.

Laissez passer.

Écartez-vous. Venez.

- Tu fais quoi ? - Je regarde si t'as de la fièvre.

- Casse-toi, c'est bon ! - Tu l'as vu ce matin.

- C'est peut-être contagieux. - J'ai pas de fièvre.

Il était peut-être pas malade.

Il avait l'air malade quand tu l'as vu ?

Les gars, un truc qui tue aussi rapidement,

c'est un truc du Moyen Âge.

C'est impossible.

Kaleb, on peut se parler sérieux ?

Quoi ?

- Tu cherches l'argent facile... - Manon...

Franchement...

Si, vas-y. Dis-moi. Va au bout de ton idée.

T'as dealé pour Toumani ?

Putain de merde...

- N'importe quoi ! - Je demande calmement.

Dis rien. C'est mieux.

Ça te paraît crédible ?

Tu me connais mĂŞme pas, en fait. C'est ouf !

Ça ressemble à une overdose. Gilles a peut-être raison.

"Gilles a peut-ĂŞtre raison." Elle bosse pour lui, c'est sa pute.

- Oh, Kaleb ! - Je t'ai pas insulté.

Tu m'as carrément insulté.

Tu m'as carrément insulté.

Vous vous êtes insultés tous les deux.

ARRĂŠTE DE T'INCRUSTER.

Non, je comprends...

C'est pas une overdose.

Des mecs qui se piquent, j'en vois tous les jours Ă  l'hosto.

Ce qu'il avait au bras, ça vient pas d'une seringue.

OK. Donc, si ça vient pas d'une seringue,

ça vient de quoi ?

Oh ! Il se passe quoi ?

- Il se passe quoi ? - Ça va, ça va !

Jordy ! Jordy !

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Viens, s'il te plaît !

Non, rentre pas !

Y a une araignée énorme !

Rentre, mais doucement !

- Doucement, doucement. S'il te plaît... - Elle est où ?

Je sais pas. Elle était sur la porte. Elle a sauté.

- Elle est oĂą ? - Oh ! Elle est lĂ , elle est lĂ ...

Oh ouais... Elle est vénère.

Ça me dégoûte. Tape dessus.

Tape dessus !

- Je la tue pas. - Tape dessus !

Je la tue pas. Calme-toi.

Tu fais quoi ? Me la joue pas Hugo Clément.

Tu frappes dedans.

Attends, fais doucement.

Putain de sa race...

- Elle est oĂą ? - Tranquille.

- Calme-toi. - Elle est oĂą ?

Y a une araignée ?

- Bute-la. Elle est où ? - Y a une araignée ?

- Tue-la, s'il te plaît. - La tue pas !

- Si, tue-la. - Du calme.

- Tape dessus ! - Arrête de dire ça !

Pose ton verre, tape dessus.

Elle va rien te faire. Chope-la.

Ah, putain...

- Tu la défonces. - Elle est vénère.

Tape dedans, je m'en fous !

- ArrĂŞte de hurler ! - Ta gueule, toi !

Non, je l'écrase pas. Je tue pas les animaux.

- Dans le doute, on l'encule. - Ta gueule !

- HĂ© ! Chut... - Fermez vos gueules !

Il va l'avoir.

- C'est bon... - Elle est oĂą ?

- Tout va bien. - Elle est oĂą, lĂ  ? Dis-moi...

HĂ©, on panique pas !

Vas-y tout doucement.

- Tout doucement ? - Fermez-la !

Vas-y, gars !

- La bute pas. - Je la bute pas. Tu m'as pris pour qui ?

Bien sûr qu'il faut la buter !

- Je le fais. - Tu fais rien du tout.

Bien sûr, tu la butes. Ferme ta gueule, toi !

Vous cassez les couilles ! C'est un truc de ouf.

C'est ça que vous voulez ?

Tape !

Vous m'avez forcé, putain !

- C'est qu'une araignée. - Manon, ferme-la.

C'est bon ou pas ?

Jordy, elle est morte ou pas ?

Non ! Elle est oĂą ?

Bouge pas ! Bouge pas !

Putain...

Écrase-la, s'il te plaît.

- VoilĂ  ! - C'est mort, gros.

- C'est bon ? - Le héros sait pas

attraper une araignée.

C'est bon ?

- Alors, Kaleb ? - LĂ , y a pas un moucheron qui passe.

- Kaleb ? - Quoi ?

Tu nous racontes ?

Je vous raconte quoi ?

- Une araignée commass. - Ben quoi ?

- Des araignées. - Quoi, des araignées ?

Pourquoi tu joues au teubé ?

Au teubé ? Arrêtez de m'accuser. Vous êtes des oufs !

Tu voulais pas la buter.

Et alors ? Lui non plus.

Vous lui dites rien. Vous le faites pas chier.

Frère, téma ta chambre.

- L'araignée est à toi. - Non !

Y en a dans mes vivariums ? Non ! J'en ai pas.

La serviette sous le bas

de ta porte. Je t'ai vu, arrĂŞte de nous mytho.

Vas-y...

Frère, on est de ton côté.

Juste, dis-nous.

Si t'as un truc Ă  dire, tu le dis maintenant.

J'ai acheté une araignée.

Mais wesh, vas-y !

Aucun rapport ! Elle était

dix fois plus petite !

Elle était grave belle. Rien à voir.

- C'est chaud. - Je suis toujours coupable.

Vous me cassez les couilles. Vas-y...

- Vas-y, explique. - Quoi ?

Tu l'as chopée où ?

Tu jures qu'elle ressemblait pas Ă  l'autre ?

Il jure jamais.

Elle ressemblait carrément pas à l'autre.

Déjà, elle était plus petite.

Et puis, j'ai acheté une seule araignée.

- C'est peut-être ses bébés ? - Deux fois plus gros qu'elle ?

N'importe quoi.

Ouais, en mode Darwin.

De quoi tu parles ?

Ce que tu disais... Elles s'adaptent, elles grossissent.

Ça a rien à voir.

Je te parle dans la jungle, face aux prédateurs.

Ben, frère... Dans la salle de bains, on a essayé de la défoncer.

Non, vous. Moi, je voulais pas.

C'est quoi ?

Elle a fait un cocon. Quand elle s'est barrée,

vu qu'il faisait -15 000 Ă  cause de l'autre bouffonne,

elle a trouvé ça. Elle l'a pas graillé, le cocon.

Elle doit être dead. C'est une araignée du désert.

Si je la mets dans une chambre

oĂą il fait -15 000, elle meurt.

Il est oĂą, le cocon ?

Il est lĂ , le cocon.

LĂ -dedans.

Putain de sa mère...

Chaud.

Oh ?

On lance la quarantaine, les gars.

On va nulle part. La police a dit de pas bouger.

Si ça se trouve,

y en a dehors, dans les couloirs, je sais pas.

Je les appelle.

C'est bon. Ça fait 1h, on bouge.

Je les appelle une dernière fois.

- Le clebs, c'était obligé ? - Quoi, j'ai merdé encore ?

- Elle est orpheline. - Lila !

- Ça fait 15 fois que t'appelles. - Ils vont répondre.

J'ai 5 mn, en fait. Un dernier coup de fil.

Qu'est-ce qui vous fait rigoler ?

C'est pas contre toi, mais ça se voit que t'as pas vécu ici.

On s'habille et on se casse.

- Tous. Viens. - Putain...

- Moi, je reste ici. - Pareil.

ArrĂŞtez. On part tous.

Bougez, si vous voulez. Barre-toi...

C'est quoi qui te retient ?

Il a raison. On prévient les flics.

Pas les schmitts. Question d'honneur.

Honneur de quoi ?

- Tu t'es déjà fait contrôler ? - Non, il tire des vélos.

J'ai arrêté.

Y a que les schmitts pour nous aider.

Que les schmitts ? Vous êtes baisés ?

On sait qu'il y a

un problème et on se barre ?

On abandonne les gens ? Moi, j'abandonne pas les gens.

Arrête de faire le héros. On en est là par ta faute.

T'as ton excuse pour te barrer. Barre-toi.

Ça veut dire quoi ?

- Tu veux dire quoi ? Vas-y. - Que t'en as rien Ă  foutre.

T'en as rien Ă  foutre, comme d'hab !

Ni de cet appart, ni des gens de l'immeuble.

Tu t'en bats les couilles.

Une putain d'ingrate !

C'est des gens,

ils ont été là pour nous. Tu sais ça ?

C'est des gens que maman aimait.

Tu te souviens d'elle ?

Tu l'as oubliée ?

- Frère, fais belek. - Quoi, "fais belek" ?

- Calcule pas ce qu'il dit. - C'est ta sœur.

Et alors ? Elle pète tout. Elle veut se barrer.

- Barre-toi, cousine. - On s'embrouille,

ça sert à rien du tout. Venez, on se casse.

Cassez-vous.

Je pars pas sans Moussa, Benzaoui, Claudia, tout le monde.

On part pas sans toi ! Tu vas faire quoi ?

Viens, on va les récupérer.

Hm.

- C'est dangereux. - C'est des araignées !

- On les écrase, putain. - On en a pour 15 mn, on revient.

Après, on part.

Juré ?

Ouais, pas de galère. Allez !

HĂ©, gros ! Par contre...

Dans 15 mn, on est partis. Quoi qu'il ! OK ?

Qu'est-ce que tu regardes, toi ? Hein ? C'est Ă  moi que tu parles ?

Je vais te rentrer dedans, la vie de ma mère !

HĂ© ! Tu vois pas le corps ou quoi ?

Hein ?

Wesh ! C'est quoi, ce truc de fou ?

Elle est oĂą, cette pute ?

Y a rien qui marche dans cet immeuble. Moussa !

- Je reste ici. - C'est dangereux. Elles sont venimeuses.

Merci, Mathys.

- Tu devrais rentrer chez toi. - Mais venez avec moi !

Rentre chez toi. Au revoir.

Moussa !

Putain, il répond pas !

Quoi ?

- Quoi ? - Je sais pas.

Vas-y, Moussa !

Y a d'autres gens Ă  voir.

- On part pas sans lui. - On repassera. On n'a plus le temps.

On a dit 15 mn.

C'est quoi, ça ?

Vas-y, vas-y !

Claudia ! C'est Kaleb, ouvrez !

- Ouvre ! - Claudia !

Ouvre ! C'est pas prudent de rester lĂ .

Mathys, bouge de lĂ . Je sors pas.

Claudia !

Claudia, c'est Kaleb !

Claudia !

- Elle s'est barrée. - Claudia, ouvrez !

- Elle a déménagé. Elle s'est barrée. - J'entends la télé.

On a dit 15 mn. On n'a plus le temps.

Putain ! C'est mort !

Claudia ?

Claudia, c'est Kaleb.

Aidez-moi, les enfants.

Non, non ! Reculez !

Reculez ! Vous approchez pas !

- Vous approchez pas ! - M. Benzaoui, venez.

- Regarde ! Il a été piqué. - Quoi ?

Regarde sa tête, il a été piqué.

Et alors ? C'est la famille.

Non, putain ! Elles pondent !

Elles sont sorties de sa putain de tĂŞte. C'est trop tard.

Vous approchez pas !

Nous touchez pas, rentrez chez vous !

Rentrez chez vous !

Viens, on se casse.

C'est stressant. Aucune chaîne en parle.

Attends, si. J'ai un truc.

"Chez certaines araignées de la famille des sicariidae,

"les pondeuses multiplient par 10 leur taille

"afin de faire face à leurs prédateurs

"en abritant le plus d'œufs possible."

Super...

On panique pas. C'est peut-ĂŞtre pas

le bordel dans l'immeuble. Si ? - Écoute. J'ai des gens

du quartier sur les réseaux,

et à part deux-trois tweets de gens confinés,

globalement, tout le monde s'en fout.

Lila, t'es flic...

Si on te bute, les journalistes viennent ?

Je suis Ă  la municipale...

À la limite, France 3 Régions. Et encore !

Vous faites quoi ? Faut rentrer.

- On bouge, Kaleb ! - On rentre, c'est la merde !

Kaleb, écoute-nous !

Faut qu'on se casse.

- On rentre pas dans l'appart. - S'il te plaît.

- On dégage. - Putain !

Qu'est-ce que t'as ?

Tu fais quoi ? ArrĂŞte !

ArrĂŞte, Gilles !

Restez chez vous.

Tranquille !

Rentrez chez vous !

Tape pas.

Vous vous prenez pour qui ?

Ta gueule ! C'est pas ton quartier.

Putain, Gilles, on se connaît !

Je te connais pas tant que ça. Pourquoi tu protèges la racaille ?

Tu crois qu'il y a pas plus urgent ? Y a des morts, connard !

Elle est oĂą, ta piaule ?

Tu fais quoi ?

Si je fouille, je trouverai pas de coke ?

- Va pas dans ma chambre. - Ah ouais ?

- Lâche-moi ! - Kaleb !

Pas dans ma chambre, fils de pute !

Doucement !

Pas dans ma chambre.

Pourquoi ? T'as quelque chose à cacher, enculé ?

Tu sais quoi ? Vas-y. Fouille bien.

Fouille bien, fils de...

Bingo.

Dehors ! Dehors !

Vite ! Ferme !

Go, go !

- Non ! - Allez, allez !

Lila ! Ferme les yeux. Regarde pas, OK ?

Allez !

Allez, putain !

Lila.

Lila, on se casse.

Ne regarde pas.

Attention !

OK. On panique pas.

On panique pas !

On fait quoi, alors ?

Oh, Jordy !

Pourquoi je décide

tout le temps ?

- Le parking. - Ouais !

- Ouais, le parking ! - Viens, Lila.

- Vas-y, ouvre. - Ouvre, putain !

Non, non...

On peut pas passer par lĂ .

- On va pas passer par lĂ  ! - Elle a raison. On peut pas.

On a pas le choix.

Non, non... Non, non !

Hé, vous avez capté ? T'as capté ?

Faut laisser allumé.

Faut laisser allumé.

C'est une bonne idée.

Je te jure, je peux pas, Manon !

Je reste ici. Je remonte le minuteur pour vous. Et je vous rejoins.

Quoi ? Tu fais comment lĂ -bas ?

- Il marche pas. - Je sais.

- Si ça s'éteint ? - Je sais. C'est pour ça que je dis ça.

- J'aurai 1 mn. - Jamais de la vie ! T'es malade ?

ArrĂŞte !

Avec ton gros corps, tu vas tout dégommer.

Je gère. 1 mn pour moi, c'est large.

Je suis la plus agile.

- Putain... - Je te jure, ça va aller.

Je te jure.

Jure pas. Jure pas.

Jordy, c'est bon pour toi ?

Ouais, gros.

T'es sûre de toi ?

- Tu déconnes pas. - Oui.

Je panique pas...

Allez.

Attends, attends... Attends, s'il te plaît.

- Dépêche-toi ! - Oui, oui !

Avancez !

Oh, putain !

Fais gaffe. Attention oĂą tu mets les pieds.

Oh, putain !

Attends, attends !

Avancez, putain !

Oui, oui. C'est bon ! Ta gueule, toi !

Oh, putain...

Oh, putain... Oh, putain !

Vas-y, vas-y !

Manon, Manon !

- Allez, Manon ! - Manon !

Allez...

Allez...

Fais gaffe, mais bombarde !

Allez, allez...

Kaleb !

Manon ! Attends !

Bouge pas !

Calme-toi, Manon. Calme-toi.

Tranquille. Fais doucement.

Crame-la, cette pute. Crame-la.

Viens ! Cours.

C'est bon ?

Qu'est-ce que vous foutez là ? Lâchez cette porte !

- Y a quelqu'un ! - Rentrez chez vous.

Qu'est-ce que vous foutez ?

On est en train d'intervenir. Cassez-vous !

Il se passe quoi, lĂ  ?

- Ouvrez-nous, putain ! - Lâchez ça !

ArrĂŞtez ! On est en train d'intervenir.

Ouvrez la porte !

Laissez-nous sortir !

Les gars, faut bouger, lĂ  !

On va crever ! Ouvrez !

Les gars, les araignées !

Allez vous faire enculer !

Cassez-vous, on vous dit !

Ils sont en train de nous gazer !

Demi-tour !

Courez ! Courez !

Tout droit !

Continuez, continuez !

Sortez ! Sortez !

- Secouez-vous ! - J'en ai sur moi !

Secouez-vous !

- T'as rien, c'est bon. - Je les sens !

Il est oĂą, Jordy ?

Il est oĂą, Jordy, putain ?

J'y vais !

Jordy, c'est pas possible ! Jordy !

Jordy !

Jordy !

Jordy, t'es oĂą ?

Casse-toi !

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Y a quoi, Kaleb ?

- Il est oĂą, Jordy ? - C'est trop tard.

- C'est trop tard. - Quoi ?

- Manon... - Non, non ! Jordy, je suis lĂ  !

Jordy, je suis lĂ  ! On vient te chercher.

- Lila, non... - Lila, tu vas crever !

ArrĂŞte !

Les gars !

Les gars !

Jordy, je suis lĂ  !

- Je suis lĂ , Jordy ! - Kaleb...

S'il te plaît, Kaleb...

Faut se casser ! Faut se casser !

Non, lâche-moi !

Lila, je suis désolée...

Mathys !

Mathys !

- Non tu peux pas ! - Laisse-moi y aller !

On peut pas, Lila ! On peut pas !

- ArrĂŞte ! - Laisse-moi !

ArrĂŞte !

Laisse-moi y aller, s'il te plaît !

Laisse-moi y aller...

Jordy !

Pardon...

Pardon !

Manon, laisse-moi y aller !

Laisse-moi, Manon !

Laisse-moi, Manon !

C'est fini, Lila.

Laisse-moi, Manon !

Calme-toi.

Je te lâche pas.

Je te lâche pas, d'accord ?

Je te lâche pas.

Y a pas mal de trucs dans le sac.

On va peut-être réussir à bouger.

Deux secondes, Mathys, lĂ ...

Vous voulez rester ici ?

- Elles vont finir par rentrer. - Tu veux faire quoi ?

- Tu veux te péta avec elles ? - Pas le choix !

Si elles continuent leur truc de Darwin, faudra les niquer.

Ça a aucun sens ce que tu dis.

- Aucun. - Frère, regarde-moi.

Faut rester concentrés. Reste concentré, Kaleb. Focus, focus !

Tu veux que je fasse quoi ? Les sorties sont bloquées.

Y a rien. On peut rien faire.

- Y a les toits qui... - Les toits, c'est bien.

On monte avec les torches, on prévient les immeubles d'en face,

on fait les Yamakasi, on se taille.

Ça veut dire remonter 15 étages.

Oui.

Mais maintenant, on peut se défendre.

Rallume, rallume ! La lampe...

Prends les pétards. Prends les pétards !

Pousse-toi.

Manon.

Reculez.

Reculez.

Courez !

Éclaire, elles arrivent !

- Putain... - Éclaire-les !

Viens ! Viens vite !

Rentrez chez vous ! Ne me touchez pas !

S'il vous plaît...

- Aidez-nous, s'il vous plaît ! - Poussez-vous ! Partez !

Mathys !

Go, go, go !

Manon, tu fous quoi ?

Elles arrivent, putain !

Laissez-moi me concentrer !

C'est bon.

Je vois rien.

Il a mis des bâches partout. Il s'est blindé, le fils de pute.

Y a des trucs pour les niquer ou pas ?

- Quoi ? - Y a de quoi niquer les araignées ?

Faut qu'on aille sur le toit.

Y a que dalle.

Donc, on a pas de plan B, lĂ  ?

Fait chier !

Fait chier, putain !

Putain, putain, putain !

Je suis une merde ! Je suis une grosse merde, putain !

Je vais pas sauter, t'inquiète.

Oui, je sais.

Tu peux me lâcher, du coup.

- Reste pas sans rien dire, je... - Pourquoi t'as arrêté de lui parler ?

Ben...

Tu sais, quand on était petits,

on voulait avoir une ménagerie de reptiles ensemble.

On se l'était juré.

On voulait faire kiffer les petits du quartier, leur ramener ça.

Et un jour,

moi, j'ai ramené un reptile. Un iguane.

Un petit, tu vois, mais...

Le truc l'a mordu Ă  la jambe, en fait.

Du coup, après, ça s'est infecté.

Il a fallu qu'il se fasse opérer.

Ça a foutu le bordel.

Les condés ont rappliqué, et lui, il a balance.

T'as tèj ton meilleur pote pour une histoire de poucave.

Non.

Enfin, si. Mais...

C'est juste... Moi, j'avais pas capté que...

qu'il était dans le mal, tu vois...

Aussi quand tu souffres, faut le dire, frérot.

Moi, je sais pas faire, ces trucs-lĂ . Tu me connais...

Du coup, je suis jamais parti le voir Ă  l'hĂ´pital.

Après, ma daronne est morte.

Du coup, il est jamais venu me voir non plus, et...

Après, vous avez déménagé.

Et après, c'était trop tard.

C'était trop tard.

Tu sais qu'il t'a toujours couvert ?

Sa jambe...

Il disait que c'était un accident de scoot.

Il voulait pas que les gens pensent du mal de toi.

Il voulait pas que je te déteste.

Bah ça, c'est mort, je crois.

Tu penses qu'on est venus pour retaper une salle de bains ?

C'est bon ?

- Bien sûr ! - Non.

Mais si, ça tient.

LĂ  ! LĂ .

Vous faites quoi, lĂ  ?

Reculez. Ils ont peut-être été piqués.

Attendez...

- Faites-nous sortir. - Recule.

Vous avez été piqués ou pas ?

- Répondez. - Y a d'autres gens en bas.

- Je m'en fous, tu recules. - Écoute-moi !

- Recule ! - Écoute-moi, bordel !

- Faut descendre ! - Recule !

Je t'ai dit de reculer !

Je recule pas !

HĂ© !

Lâche-le !

Lâche-le, putain ! Lâche-le.

Tu bouges pas !

Dégage !

Viens ici. Bouge pas !

La touche pas !

- Kaleb ! - Manon ! Manon !

Lâche-la ! Lâche-la !

Manon !

Dans le parking.

Ils étaient là tout ce temps.

Les fils de pute...

Ho ! Ho !

Y a mon pote qui est mort !

Parce que vous avez fermé cette putain de porte !

Pourquoi on est attachés ?

Vous avez peur de quoi ?

HĂ© !

Les deux, lĂ . Pas lui.

- Kaleb, hé ! - Oh, détache-moi.

Écoute-moi.

T'as tiré sur un policier.

- Et t'as compromis l'opération. - Quelle opération ?

Vous avez fait quoi ?

Vous nous avez enfermés, putain !

C'est la procédure, OK ?

Y a des gens qui meurent.

Et vous intervenez pas. C'est quoi, votre plan ?

C'est plus compliqué que ça.

Vous rentrez, vous les aspergez avec votre truc.

"Le truc" est aussi dangereux pour elles que pour vous.

Tu comprends pas.

On a tout essayé, putain !

Pourquoi avoir coupé l'électricité ? Vous avez condamné tout le monde.

Pour nous défendre. Des balles ont touché le disjoncteur,

ça a tout fait sauter.

Croyez-moi ou pas.

On fait de notre mieux.

Bah, ton "mieux", il pue la merde. VoilĂ .

Nous aussi, on a perdu des mecs !

Tu vas me faire chialer, arrĂŞte ! ArrĂŞte !

On a perdu personne, nous ?

Hein ?

- Ça sert à rien de parler avec vous. - Reviens. Reviens !

Reviens !

La vérité, c'est que vous vous chiez dessus !

Qu'est-ce que t'as ? Mathys ?

Ça a quelle gueule ?

Je voulais pas vous inquiéter.

Putain, fait chier !

Y a rien Ă  faire, vous savez.

Tu vois bien que c'est plié.

Venez, on débat pas pendant deux heures.

On change rien au plan.

Vous tracez et on fait évacuer l'immeuble.

Quoi ?

Qu'est-ce que tu dis ? ArrĂŞte !

Qu'est-ce que tu racontes ?

Eh ben, je vais ouvrir la boîte.

OK ?

Je vais ouvrir la boîte. Comme ça, les araignées sortent.

Non, non !

Et les gens sortiront de chez eux.

Arrête de te prendre pour un super-héros.

On est pas ces gens-lĂ .

Par contre, frérot, sérieux...

Tu diras aux gens du quartier que j'ai fait un...

un truc lourd de ouf. - Non...

Non, je peux pas t'écouter, frère.

Je peux pas t'écouter. Tu feras rien.

- Ouais, c'est ça. - Frère ? Mathys.

- Mathys ! - ArrĂŞte, Mathys !

Il s'est sauvé. Chopez-le !

Non, tirez pas !

Niquez vos mères !

Elle est oĂą, Manon ?

- Elle est oĂą, Manon ? - Je sais pas !

Manon ! Manon !

Prends le briquet dans ma poche.

Détache-moi.

Je vais chercher Manon.

- Ma voiture... - Où ça ?

LĂ  !

OK, je vais chercher Manon.

Va dans ta voiture. Tu t'enfermes, OK ?

- Je la récupère, on te rejoint. - Non...

Vas-y, Lila. Vas-y !

Tu le jures ?

Kaleb, tu le jures ?

Je te le jure... Je te le jure.

Vas-y ! Fais-moi confiance.

Vas-y, baisse-toi !

Manon !

Ça va ?

Bouge !

Ta jambe... OK, attends.

Je vais te faire mal.

ArrĂŞte ! AĂŻe !

Kaleb...

Pourquoi on a arrêté de se parler ? Pourquoi ?

Parle pas comme si on va crever.

Je suis désolée.

- J'en ai pas rien Ă  foutre d'ici. - ArrĂŞte.

- C'est juste que je voulais... - Manon, tu parles trop.

Tais-toi.

On va s'en sortir.

On va sortir d'ici.

J'en ai pas rien Ă  foutre de maman.

Je l'ai jamais oubliée.

C'est moi, je suis un connard.

C'était à elle.

Tu te souviens ?

- Je sais. - OK. Tu le gardes.

C'est Lila.

Ça va aller, ta jambe ?

Passe devant, je m'accroche. Je te suis.

Ă€ trois.

Un, deux...

Démarre !

Démarre !

Démarre !

Avance !

Va au fond ! Baisse-toi !

Vas-y, avance !

Freine ! Freine !

Quoi ?

Faut ouvrir Ă  la main.

Quoi ?

- Non. - C'est soit ça,

soit on reste bloqués ici. OK ?

S'il se passe le moindre truc,

vous tracez, OK ? - Non, Kaleb...

Fais-moi confiance. Je vous sauve, quoi qu'il.

Coupe les feux.

Coupe les feux !

Sous-titrage : TRANSPERFECT MEDIA

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