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Ça va aller.
Il va me dérouiller.
Ça va aller, je te dis.
Je vais prendre un coup de ceinture.
Non.
C'est moi.
Va dans ta chambre et restes-y.
Je retourne patrouiller dans 30 minutes.
Fais vite. Il s'est passé quoi ?
Tu le sais.
Je veux que tu me le dises.
J'ai acheté de l'herbe à un gamin.
Il a voulu m'arnaquer, on s'est battus.
T'as rien de mieux ?
- C'est la vérité. - Non.
Tommy a acheté la drogue,
t'as tout vu et tu t'es mis à cogner.
Tommy n'a...
J'ai parlé à l'autre gamin
et aux agents qui sont intervenus, je suis pas con.
Et si vous étiez pas mes fils, vous seriez en détention.
Tu lui feras pas de mal.
Je t'ai déjà parlé de la fois
où j'ai volé un chocolat ?
J'avais
dix ans.
Ton grand-père l'a su.
Il m'a forcé à le rendre et à m'excuser.
On est rentrés chez nous
et juste avant de sortir de la voiture...
Il m'a cassé la mâchoire.
Y avait du sang partout.
Ta grand-mère me croyait mort.
J'ai dû garder la bouche fermée deux mois.
Tout le monde savait pourquoi.
C'était l'humiliation.
Si tu sais ce que ça fait, alors pourquoi ?
Je te dis pas ça pour ça.
C'est vrai, je t'ai frappé.
J'ai frappé Tommy.
Mais jamais comme ça.
Jamais.
Je vais peut-être trop loin.
Je sais pas.
Je sais pas.
Mais je fais un peu mieux que mon père.
Quand ce sera ton tour...
j'espère que tu feras un peu mieux que moi.
Le nouveau.
Ça fait deux mois, Seth.
C'est ce que je dis.
T'as quoi ?
Merde, alors.
Mes petits-enfants vont adorer.
- T'as trouvé ça où ? - Les vieilles maisons de Hoback.
J'y suis allé.
Je sais où chercher, je suis un contrebandier et toi...
J'ai pas toujours fait ça.
J'étais flic.
Police de Milwaukee.
Alors ?
Un troc est un troc.
Dis-moi ce qu'il te faut, je peux le faire
pour vendredi.
J'en ai besoin demain.
Vanille ou chocolat ?
Vanille, c'est plus simple.
Vanille.
Et autre chose.
Détends-toi.
T'en as plein.
Joel !
- Il s'est passé quoi ? - D'où tu sors, toi ?
- C'est les antidouleurs. - Quoi ?
Touche pas.
Explique-moi.
Elle bossait en cuisine, elle s'est brûlée.
Comment ?
J'ai touché la marmite.
T'as fait exprès ?
J'ai respiré un bon coup et je me suis lancée.
Pourquoi ?
Personne m'a vue, j'étais seule.
Après, c'était rouge et fondu
et dégueu.
Ça sentait
le porc.
- Qui l'a laissée faire ? - Laissée ?
J'ai rien vu, je mangeais.
Ça fait mal.
Doucement, ma puce.
Le médecin va venir lui faire une autre piqûre.
Ellie...
Je voulais remettre des t-shirts.
Je suis désolée.
- Je suis vraiment désolée. - C'est rien.
C'est rien, tu vas bien.
Putain, Seth...
"Joyeux 15e anniversaire, Eli."
Bon, espérons qu'il cuisine mieux qu'il écrit.
Je confirme.
C'est super bon.
Ah oui...
Bouge pas.
J'ai autre chose pour toi.
Ferme les yeux.
Garde-les fermés.
Retourne-toi.
Et ouvre les yeux.
C'est quoi ?
On appelle ça une "guitare".
Je me suis inspiré d'un de tes dessins.
Je l'ai retapée un peu.
Sillet en os,
le corps est laqué
et avec le Dremel...
C'est pour graver ou scier, selon l'embout.
C'est un outil très polyvalent.
Bref...
J'ai dit que je t'apprendrai.
Si tu veux un cours, plus tard...
Joue-moi quelque chose.
- À la guitare ? - Et tu chantes.
Je chante pas.
C'est mon anniv, putain.
Balance.
Merde.
C'était pas trop nul.
Je comprends.
Ton bras...
Je comprends.
Joyeux anniversaire, ma grande.
UN AN PLUS TARD
- Un arc et des flèches ? - Non.
- Des pistolets à eau ? - Non.
- Un dinosaure ? - Tu devineras pas.
Attends...
Une "potée" de chatons ?
Une "potée" ?
Une "portée" ?
Une "portée de chatons" ? Vraiment ?
Vraiment. Et non.
Fait chier.
Une décapotable ?
Tu en ferais quoi ?
Je la conduirais.
Traverse.
Tu sais où on est ?
J'ai patrouillé, ici.
Jesse avait 16 ans quand il a commencé à patrouiller.
Tiens donc.
J'adore compter les légumes et ramasser la merde de mouton,
mais je serais plus utile dehors.
T'auras tout le temps de patrouiller.
Profite de ta jeunesse.
C'est vrai que je m'éclate, jusqu'à présent.
T'as 16 ans depuis quatre heures.
Tu vas devoir te former. Un peu de patience.
Jesse veut bien me former.
Y a un truc, entre vous ?
Pardon ?
Vous êtes souvent ensemble.
Ça te fait rire ?
Je vois comment tu le regardes.
J'ai l'œil pour ces choses-là.
- Je crois pas. - C'est pas mes affaires.
On t'a parlé de la petite graine ?
Quoi, les bites et les vagins ?
- Putain... - Écoute.
Je promets de pas tomber enceinte si je peux être formée.
Marché conclu ?
Je vais y réfléchir.
C'est encore loin ?
On y est.
C'est pas vrai !
C'était bien un dinosaure !
- Joel ! - Ça te plaît ?
On dirait.
Ellie !
J'y crois pas.
Fais gaffe !
Je suis sur un putain de dino !
- Y a un musée ! - Je sais.
Si tu tombes pas du tyrannosaure,
je t'y emmène.
C'est trop cool.
T'as découvert ça quand ?
Y a un moment.
Pourquoi t'as rien dit ?
J'attendais une occasion spéciale.
Tu vois ?
La patience.
J'en ai entendu parler.
Ça marche ?
Quelqu'un a dû le huiler.
Tu imagines, aller là-haut ?
Ça te plairait ?
Quoi ?
D'aller dans l'espace.
C'est une vraie ?
Oui.
Elle est allée dans l'espace.
Apollo 15, en 1971.
Vas-y, ouvre.
Tu vas dans l'espace.
Il te faut un casque.
Choisis.
Ça sent quoi, dedans ?
L'espace
et la poussière.
Parfait, tu es prête.
À couvert !
On se replie !
Ils étaient assis ici.
Joyeux anniversaire, ma grande.
- C'est quoi ? - Ça...
Je me suis donné un mal fou pour la trouver.
Écoute-la.
Ferme les yeux.
Ça vaut le coup.
Trente secondes, décompte en cours.
Les astronautes vont bien. Vingt-cinq secondes.
Vingt secondes et décompte en cours.
Quinze secondes. Le guidage est interne.
Douze, onze, dix, neuf...
Début de la séquence d'allumage.
Six, cinq...
Tous moteurs en marche.
Décollage ! On a un décollage !
Trente-deux minutes après l'heure.
Décollage d'Apollo 11.
J'ai assuré ?
Tu rigoles ?
C'est sympa.
- On devrait faire ça plus souvent. - Je suis d'accord.
Ça va ?
UN AN PLUS TARD
JOYEUX 17e ANNIVERSAIRE, ELLIE
Joel, tu fous quoi ?
Et toi, tu fous quoi ?
- Sors d'ici. - Non, attends.
T'étais censé patrouiller.
Je suis rentré plus tôt
pour te faire une surprise.
Elle a 17 ans.
Et moi, 19.
J'y vais.
C'est quoi ?
C'est pas fini, ce sera mieux...
- Va-t'en. - D'accord.
Toutes les conneries d'ado en même temps.
Drogues, tatouages,
sexe...
Tu expérimentes avec des filles ?
On a rien fait.
Et j'expérimentais pas.
Tu sais pas ce que tu dis.
On en reparlera.
Tu fais quoi ?
- Je m'installe dans le garage. - Non, arrête.
Il fait nuit et il pleut.
Repose ce matelas.
Y a ni chauffage ni eau courante, là-bas.
Bon, d'accord.
Tu veux qu'on ait cette conversation ?
C'est ma maison, ici.
Non.
Elle est pas à toi, on te l'a donnée.
On nous l'a donnée.
Rien n'est à toi.
Désolée de m'être fait tatouer,
d'avoir fumé et batifolé avec une fille.
Mais je suis pas désolée.
Peut-être...
Peut-être qu'il te faut ton espace à toi.
Laisse-moi quelques jours, le temps d'aménager le garage.
Allez.
Merci.
C'est rien.
Je peux voir ?
- Ça t'a fait mal ? - Oui.
Mais aussi du bien.
C'est pas si mal.
Mieux que mon dessin
sur ta guitare.
Pourquoi des papillons de nuit ?
Je sais pas.
J'ai vu ça dans un livre sur les rêves.
C'est symbolique.
Oui, je vois.
Le changement,
le fait de grandir...
Il est tard.
Bonne nuit.
Les psys étudient
les rêves, tout ça ?
J'ai un panneau avec écrit "psy" sur la gueule ?
Oui, certains psys ont étudié les rêves.
Surtout les idiots.
Le papillon de nuit.
Ça symbolise le changement, le fait de grandir ?
Non, ça c'est le papillon.
C'est quoi, alors ?
La mort.
Si on y croit.
Pourquoi ?
TU AS UN GRAND DESTIN
DEUX ANS PLUS TARD
J'y ai bien réfléchi...
Je me suis demandée...
Non, j'y ai bien réfléchi.
Depuis un moment.
C'est à propos de Salt Lake City.
Je veux comprendre.
J'ai noté quelques questions.
T'es d'accord ?
Premièrement,
si les Lucioles nous ont repérés à un kilomètre,
comment ils ont pu être surpris par un groupe de pillards ?
Deuxièmement,
si les pillards ont tué tous ces soldats
et Marlene
et que t'as dû me porter,
comment on s'est enfuis ?
Troisièmement, s'il y avait d'autres immunisés...
Ellie ?
J'arrive !
Déjà habillée ?
Je pensais te réveiller.
J'ai mal dormi.
T'es prête pour ton cadeau d'anniversaire.
T'as 19 ans, t'as été patiente.
Donc j'ai donné mon accord.
Pour quoi ?
Ta première patrouille.
- Je prends mon manteau. - Et ton fusil.
C'est quoi le record d'infectés tués en ronde d'essai ?
Zéro, c'est un sentier sûr.
On commence doucement.
Joyeux anniversaire à moi.
Tes jumelles.
Y a rien, ici.
Je t'enseigne les ficelles du métier.
Joue le jeu, d'accord ?
Les règles :
on reste soudés,
on scrute les environs, on se tient prêt.
- Merde ! - Quoi ?
Un petit écureuil se tape un gros écureuil.
Faut faire un rapport.
On scrutera les environs plus tard.
C'est sympa, non ?
Ça me rappelle quand on était que tous les deux.
Je sais que t'es occupée,
mais ce serait bien de faire ça plus souvent.
Passer du temps ensemble.
Ça va ?
T'as l'air...
T'es préoccupée ?
Cache Creek, ici Jackson, répondez.
Ici, Cache Creek.
Des infectés au pic.
Eugene et Adam ont besoin de renfort.
J'y serai dans dix minutes, qu'ils se retranchent.
Rentre à Jackson.
C'est dangereux, rentre.
Je suis pas ta fille,
mais ta coéquipière, on reste soudés.
On va couper à pied, ça ira plus vite.
- Rappelle-toi ce que je t'ai dit. - On se couvre l'un l'autre.
On avance.
Merde, Eugene !
Ellie !
T'es indemne ?
Non.
Il y en a d'autres ?
Est-ce qu'il y en a d'autres ?
À part moi ?
Non.
Écoute.
Il me reste environ une heure.
Voilà ce qu'on va faire, on va jusqu'au mur,
ils font sortir Gail,
elle reste à distance, bien sûr,
et je lui dis
au revoir.
On peut pas.
Bien sûr que si.
Bien sûr que si.
Il est vide.
Je dois y retourner, je dois la voir.
J'ai des choses
à lui dire.
Des choses...
- Tu comprends pas. - Si.
- Mais on a des règles. - Attends.
Tends la main.
Tends la main.
Compte lentement, distinctement, de un à dix.
Un, deux...
Il a le temps.
On l'attache et on le ramène.
Laisse-le voir sa femme, putain.
S'il te plaît.
Va chercher les chevaux,
on te rejoint à pied.
Je te le promets.
Avance, reste à trois mètres.
Merci.
Ça donne froid,
le cordyceps...
Je m'y attendais pas.
Quel côté ?
À droite.
C'est magnifique.
Ne te retourne pas.
Tu peux pas...
Tu peux pas me faire ça.
Joel...
Je lui transmettrai tes dernières paroles.
Mes dernières paroles ?
Non, j'ai besoin...
J'ai besoin de ses dernières paroles !
C'est pour moi !
Je vais mourir !
Je suis terrorisé.
J'ai pas besoin d'une belle vue.
J'ai besoin de Gail.
De voir son visage, s'il te plaît.
Fais que ce soit la dernière chose que je voie.
Quand on aime quelqu'un,
on voit toujours son visage.
Je la vois.
Je suis désolé.
Je vais les prévenir par radio.
À notre arrivée,
je dirai à Gail
ce qu'elle a besoin de savoir, rien de plus.
C'est la bonne chose à faire.
Ellie.
J'avais pas le choix.
Il s'était déjà fait mordre quand on l'a trouvé.
Il voulait te dire qu'il t'aimait.
Il aurait voulu te dire au revoir en personne,
mais il ne voulait pas te mettre en danger.
Il n'a pas eu peur.
Il a été courageux.
Il y a mis fin lui-même.
C'est pas ce qui s'est passé.
Il tenait à te voir.
Il avait le temps.
Joel lui a promis de le ramener.
Il nous l'a promis.
Et il lui a tiré dans la tête.
Va-t'en, s'il te plaît.
Va-t'en, s'il te plaît.
Tu me l'avais juré.
NEUF MOIS PLUS TARD
Pas mal, non ?
Je vais le coucher.
Et le compte à rebours ?
Je reviens après.
Buvez pas tout.
- Dis bonne nuit à tonton Grincheux. - Bonne nuit, tonton Grincheux.
Bonne nuit, mon grand.
À l'année prochaine.
À l'année prochaine.
Tu vas bien ?
Oui, ça va.
Quand j'ai dit que t'étais un réfugié.
C'était ingrat de ma part.
T'inquiète pas.
Je te suis reconnaissante.
Tu comptes beaucoup, pour nous tous.
Surtout pour Tommy et moi.
Tonton Grincheux fait partie de la famille.
Et en famille, on s'entraide.
Si tu en as besoin.
Il y a des enfants.
Désolées.
Désolées.
On est dans une église.
- Sales gouines. - Pardon ?
Barre-toi.
Seth ?
Viens. On va prendre l'air.
Suis-moi.
Allez.
Ça va ?
C'est quoi, ton problème ?
J'ai pas besoin de ton aide, putain.
D'accord.
Tu bois quoi ?
Du café.
Tu l'as eu où ?
Le groupe qui est passé, la semaine dernière.
J'ai un peu honte de ce contre quoi je l'ai troqué,
mais il est pas mal.
Je gérais, avec Seth.
Je sais.
Je veux plus que tu me retires des patrouilles.
D'accord.
Et Dina ?
Vous êtes ensemble ?
Non, elle...
C'était juste un baiser.
Ça voulait rien dire.
Je sais pas ce qui lui a pris.
Mais...
elle te plaît ?
Je suis tellement conne.
Je sais pas quelles sont ses intentions...
mais elle serait chanceuse de t'avoir.
T'es vraiment un connard.
Tu m'as menti.
Tu m'as regardée dans les yeux et tu as menti.
T'avais fait la même tête,
le même putain de regard.
Je crois que je le savais déjà.
Je l'ai toujours su.
Je vais te donner une dernière chance.
Dis-moi ce qui s'est passé avec les Lucioles.
Si tu me mens encore,
c'est fini.
Il y avait d'autres immunisés ?
Des pillards sont arrivés ?
Ils auraient pu faire un remède ?
Tu les as...
Marlene aussi ?
Faire un remède...
t'aurait tuée.
Alors j'étais censée mourir !
C'était mon destin, ma vie aurait eu un sens !
Tu me l'as enlevé !
Tu l'as enlevé à tout le monde.
Oui.
Et j'en paierai le prix.
Parce que tu vas me laisser.
Mais si je pouvais tout recommencer,
je ferais pareil.
Parce que t'es égoïste.
Parce que je t'aime.
D'une façon
que tu peux pas comprendre.
Tu comprendras peut-être jamais.
Mais si ce jour arrive,
si tu as un enfant...
alors...
j'espère que tu feras un peu mieux que moi.
Je crois pas que j'arriverai à te pardonner.
Mais j'aimerais essayer.
Adaptation : Samuel Lavie Sous-titrage : Karina Films
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