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Original subtitles

Bonsoir, ma fille !

Bonsoir, maman.

Tu rentres déjà ? Tu m'a vraiment ravie.

- O, maman ! - Tu vas pas t'en tirer comme ça !

S'il te plaît, maman, laisse-moi, je suis fatiguée !

A, pour ça, je te crois sur parole.

Ca fait trois heures que ton dernier élève est parti.

Aurais-tu la bonté de me dire où tu allais te traîner pendant tout ce temps?

Maman, je t'en prie !

Tu n'auras pas la droit de rentrer dans ta chambre

tant que tu ne m'auras pas répondu !

J'allais me promener, tu permets ?

J'ai passé huit heures dans ma cage, j'étais fatiguée,

et j'avais envie de m'aérer la tête.

- Pendant trois heures ? - Parfaitement !

C'est magnifique !

C'est bien ce que je pensais.

Où est le livret ?

10000 schillings ?!

Mais dis-moi, est-ce que t'as complètement perdu la tête ?

Où est mon ensemble d'automne gris foncé ?

Aucune idée.

Rends-moi ça !

Gaffe !

Je me souviens très bien de ce talk-show.

Ce monsieur préconisait que les propriétaires de chiens

soient verbalisés quand leurs animaux font leurs besoins sur les trottoirs.

Tu parles.

Ce sinistre individu défendait l'idée

que les femmes méritent d'être traitées comme des êtres inférieurs.

N'importe quoi.

On devrait te couper les mains.

Frapper sa propre mère !..

Ce chiffon était beaucoup trop voyant, de toute façon.

A ton âge, tu devrais quand même savoir ce qui te va.

Tu continues, espèce de saleté ?

Ca te suffit pas d'avoir déchiré ça ?

Je voudrais que... - Quoi ?

Tu oses pas le dire ?

Mais c'est pas la peine, je sais bien ce que tu voudrais.

J'aurais pu avoir une crise cardiaque avec toute cette agitation.

Et si c'est ça que tu veux, alors, t'as qu'à continuer.

Arrête, maman. Tu sais pas ce que tu dis.

J'ai un vrai trou ici.

Là, ici.

Pardon, maman.

Mais aussi, pourquoi est-ce que tu fais des choses pareilles ?

Pourquoi est-ce que tu fais des choses pareilles ?

Je suis désolée, maman. Vraiment désolée.

Laisse-moi regarder.

Ca va aller, ça va aller.

Mais c'est comme ça, le tempérament de ta famille.

Ne pleure plus, ne pleure plus.

Je vais faire un café.

Et on va le boire ensemble. D'accord ?

Si tu fais comme ça, il faut que tu donnes des cours particuliers.

C'est ton orgueil, bien sûr, qui nous empêche

d'acheter notre appartement.

Tu ne peux pas dire au contraire, toi.

Le versement de mois-ci est fait depuis longtemps,

te tracasse pas pour ça.

Et puis, de toute façon, la robe n'a coûté que 6 mille 5.

Je redéposerai le reste demain matin à la banque.

J'arrive pas à comprendre comment une personne...

...de ta qualité sera obligé de se peinturlurer comme un clown.

Et de depenser son argent

pour un chiffon qui sera démodé dans six mois.

J'aurais pu la porter pendant des années, cette robe. C'est une coupe archiclassique.

Ca se démode pas.

Si mes souvenirs sont exacts,

t'as porté dans ta jeunesse une robe comme celle-là. Je te rappelle ?

Ca tu as dû rêvé.

En plus, ça venait d'une petite du luxe. Elle était remarquablement finie.

Elle aurait duré une éternité.

Tu vas encore lire ou tu éteins ?

On t'a vraiment beaucoup énervée aujourd'hui ?

Pas plus que d'habitude.

C'était pas le jour de la petite Schober ? Elle vient le vendredi, non ?

Alors ?

Elle manque pas de talent.

Elle a des atouts proches avec Schubert, ça m'est étonnant.

Schubert, c'est ton domaine. Ne l'oublie pas !

S'il te plaît, c'est pas la peine de me dire ça.

J'ai dû mal à croire que tu puisses juger tout ce qui est mon domaine musical.

Si tu veux que tes élèves fassent carrière à ta place...

Personne ne doit te surpasser, ma fille !

Et sois pas maladroite,

Erika.

Ne t'inquiète pas, maman.

PIANISTE

Un peu moins de pédale sera mieux, d'accord ?

Et oui, il s'agit pas simplement de lever le pied.

La note ne dure pas forcément aussi longtemps qu'elle est notée.

Et elle est pas forcément notée aussi longtemps qu'elle doit durer.

Es bellen...

es rassen die Ketten.

Es schlaffen die Menschen

In ihren Betten.

Dites-moi, « la froideur », ça vous dit quelque chose ?

Ou peut-être simplement vous vous en fichez ?

Et on lâche.

C'est pas purement descriptif comme musique.

Et surtout c'est pas noyé dans la sensiblerie.

Et on lâche.

Tu vois ?

Es bellen die Hunde,

Es rasseln die Ketten.

Es schlaffen die Menschen

In ihren Betten.

Une fausse note de Beethoven,

c'est moins grave qu'une interprétation qui dénature l'esprit.

Vous jouez que des phrases, des petites phrases.

Si vous continuez à ignorer la structure de l'ensemble,

vous allez ruiner cette sonate.

Reprenez au début de la page.

Bonjour, j'ai toujours pensé que vous alliez au récital.

Permettez que je me présente...

O ! Madame le professeur ! Quelle joie ! Je vous en prie !

Donnez-vous la route pour l'entrée.

et madame votre mère. - Bonjour !

Vous connaissez mon neveu, je crois.

Je n'ai pas eu le temps de me présenter. Je m'appelle Klemmer, Walter Klemmer.

Je sais que c'est un peu trivial et prosaïque,

alors qu'on a eu droit des nouritures spirituelles d'une telle qualité,

de revenir à des joies plus physiques,

mais j'ai fait préparé pour l'entracte un léger buffet

pour apporter un peu de reconfort aux artistes

et je vais vous espérer pour notre plaisir à tous.

Par ici.

Vous connaissez mon mari - il est très exigeant.

Excuse-moi, ma chère tante.

Je te coupe la parole, mais je ne peux plus l'attendre.

J'espère ne pas être importun si je me permets de baiser la main

qui joue Bach de cette manière.

Non, je t'ai plue.

Mais d'où tirez-vous un enthousiasme aussi démodé ?

Je trouve ça formidable qu'on perpétue la tradition d'un récital privé.

Ils ont pratiquement disparu.

Après la mort des grands maîtres, la mort de leur musique.

Les gens aujourd'hui n'écoutent plus que des variétés, de la pop et du rock.

Oui, vous avez raison, les familles comme celle-ci ont disparu.

Autrefois, c'étaient des générations entières des laryngologues

qui s'épuisaient sur les derniers quatuors de Beethoven.

Oui, et aujourd'hui dans le meilleur des cas les universitaires

tappent de pied en cadence sur les barissements d'éléphants de Bruckner.

Mépriser Bruckner est une erreur de jeunesse assez répandue,

monsieur... Klemmer ?

Mais dites-moi, quel est donc votre rapport

à la musique pour que vous en parliez de façon... si docte pour votre âge ?

Votre tante, n'a-t-elle pas dit que vous étudiez...

...les courants faibles, professeur. Les courants faibles.

Il était fabriqué entre 1620 et 1630 par Marcel Pichler

de Hallein. Une pièce rare.

On en joue

comme d'une violoncelle.

On l'appelle comme élément dessus de viole ou quinton.

J'ai trouvé il y a quelque temps un tableau étonnant

qui est exactement la reproduction de cet instrument.

Pas de ce type d'instrument,

je veux dire que c'est très précisément cet exemplaire.

Le tableau représente un concert du viol du gambe

à la cour du duc Auguste le Jeune von Braunschweig-Wolfenbuttel.

Vous désirez quelque chose ? Vous voulez que j'aille...

A ! C'est passionnant !

Regardez-les.

Croyez vraiment qu'ils ont envie d'en savoir plus

sur les bienfaits de la maladie ?

Avez-vous lu ce que a dit Adorno

au sujet de la Fantaisie en do major de Schuman ?

Il parle de son crépuscule.

Ce n'est le Schuman que toute pensée a déserté,

mais le Schuman juste avant.

Un cheveu avant.

Il sait bien qu'il est en train de perdre la tête.

Et il en souffre plus profond que sa chaire, mais il résiste pour une dernière fois.

C'est le moment de laisser ton corps ce que signifie la perte de soi-même

avant d'être complètement abandonné.

Je crois que vous êtes un bon professeur.

Merci.

Vous parlez des choses comme si elles vous appartenaient.

C'est très rare.

Je crois que vous le saviez.

Schubert et Schumann sont mes deux préférés, c'est tout.

Et de plus, mon père est mort complètement fou à l'asile de Steinhof,

il ne m'étant pas très difficile de parler du crépuscule de l'esprit,

n'est-ce pas ?

Si... si vous ne voulez vraiment rien à manger,

peut-être accepteriez-vous au moins de boire quelque chose ?

Alors, allez-y.

Il faut vraiment mériter ce qu'on mange ici.

Le docteur Blonsky avec sa valise des instruments

est une véritable plaie.

Dis-moi,

ce Klemmer, ou je ne sais quoi, il est plutôt collant, non ?

Walter poursuit des études techniques à l'université,

mais la musicalité chez lui n'est pas moindre que la technique.

Comme vous allez pouvoir vous en convaincre en l'écoutant jouer.

A toi, Walter.

Mon oncle a exagéré de façon émontée.

Après la magnifique performance du professeur Kohut,

je me sens doublement diletante.

En fait, j'avais l'intention de jouer l'Opus 33b de Schönberg

comme ça mes fausses notes auraient eu plus de chance de passer inaperçues.

C'est pas très drôle, je sais.

Mais pendant l'entracte

j'ai discuté de la maladie et de la folie chez Schubert et Schuman,

et cette discussion m'a beaucoup impressionné.

J'ai donc décidé de laisser tomber Schönberg

et de jouer la place de mon morceau préféré de Schubert

« Scherzo de la Sonate en la major ».

« ... rêves des choses qu'il n'ont pas, éprouvant le meilleur et le pire,

et demain matin tout sera dissipé. »

Et là, ça bascule dans l'ironie.

Ré... ré... ré...

« Je nun, je nun

Sie haben ihr Teil genossen. »

C'est le rhytme du petit bourgeois entêté.

« Und hoffen und hoffen, und was sie noch übrig ließen.

Doch wieder zu finden, doch wieder zu finden auf ihren Kissen. »

Excusez-moi, professeur.

Est-ce que je peux vous dire un mot ?

Je vous en prie.

Anna me dit que vous n'êtes pas certaine qu'elle soit

vraiment capable de jouer pour le concert du jubilé de l'école.

J'ai dit que pour devenir soliste, il faut plus que du talent.

Elle répète pas assez ?

C'est à elle de savoir.

Elle travaille huit heures par jour.

C'est le résultat qui compte, madame Schober, pas les heures.

Pour elle, ce n'est que la musique qui compte, professeur. Regardez-la.

Schubert n'est pas une partie de campagne.

Anna, j'ai pas dit que tu joueras pas au concert.

On verra comment tu t'accordes avec le chanteur.

Excusez-moi, j'ai un rendez-vous. Au revoir.

Tu vois, ton professeur a tout à fait raison.

Sans un engagement total, pas de succès. Je te laisse à répéter.

Allez, mouche ton nez, s'il te plaît.

Bonjour, Erika. Votre mère a téléphoné. Elle demande que vous la rappeliez.

Je viens à peine d'arriver.

Je sais pas, au moins trois heures.

Mais, non s'il te plaît, maman !

Eh bien, je prendrai un taxi !

Je suis pas un nourrisson.

Il faut que j'y aille, là.

Peut-on jouer le trille de la même façon ? Je commence par la note du haut.

« Bellt mich nur fort, ihr wachen Hunde,

Laßt mich nicht ruh'n in der Schlummerstunde !

Ich bin zu Ende mit allen Träumen.

Was will ich unter den Schläfern säumen ?

Ich bin zu Ende mit allen Träumen.

Was will ich unter den Schläfern säumen ? »

Je suis désolé de vous déranger...

Vous désirez ?

Professeur Kohut ?

Oui ? Qu'est-ce que vous voulez ?

Vous ne savez pas que dans un conservatoire

on déboule pas au milieu d'un cours ?

Je vous prie de m'excuser... Je vous demande vraiment pardon.

Mais il fallait absolument que je me renseigne auprès de vous

et pas me faire expédié par n'importe qui.

Sur quoi ?

Sur l'examen d'entrée.

Je voudrais faire partie de votre master-classe.

C'est très aimable à vous, jeune homme.

J'espère que vous croyez pas sérieusement avec un numéro de genre

susciter un intérêt que vous ne sauriez pas éveiller par des moyens purement musicaux.

Vous pouvez obtenir les conditions d'admission

et les formulaires de candidature au sécrétariat comme tout le monde.

Premier étage, porte onze.

Et maintenant veuillez nous excuser, nous avons du travail. Au revoir.

Continuez.

Allez-y.

« Wie hat der Sturm zerrissen

Des Himmels graues Kleid !

Die Wolkenfetzen flattern

Umher im matten Streit. »

- M. Walter Klemmer ? - Oui, c'est cela.

Asseyez-vous.

Vous présentez un programme particulièrement difficile.

Par quelle pièce préférez-vous commencer ?

Comme vous préférez.

Ma chère collègue, c'est dans votre classe après tout que M. Klemmer veut entrer.

Quel morceau voulez-vous entendre d'abord ?

Ca m'est égal, le premier sur la liste.

Allez-y, monsieur.

Alors ?

Briantissime.

Non, sérieusement, je crois que c'était pas mal.

Il a seulement indiqué « cours particuliers ».

Je veux dire que c'est d'autant plus remarquable,

je sais pas jusqu'à quel point.

Ce jeune homme prend au sérieux ses études sur les cours, en fait...

Et pour quelqu'un qui ne se consacre pas en priorité au piano...

Châpeau !

C'est étonnant !

Non, je suis tout à fait d'accord. Il a vraiment beaucoup de talent.

Mesdammes ? Messieurs ?

- Je suis pour. - Bien sûr, avis favorable.

Il faut même pas hésiter.

Et Erika, vous ne dites rien ?

Après tout, votre voix est la plus importante, c'est pour votre classe qu'il postule.

Après cette euforie générale, il est un peu difficile d'exprimer des réserves.

Je dois dire que je ne partage pas entièrement votre enthousiasme.

Il est certain que ce garçon ne manque pas de talent,

mais je me demande...

Et je vous le demande aussi qu'attend-il de nous.

Pour une carrière professionnelle il est déjà trop vieux.

L'accepter dans mon cours, ça serait refuser une place

à des gens plus sérieusement motivés.

Et de plus, en toute sincérité, je trouve son penchant pour l'esbroufe suspect,

pour ne pas dire antipatique.

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire, Erika.

Dans l'andentino, on a entendu qu'il n'a pas le moindre penchant

pour l'esbroufe, comme vous dites.

Tout le monde ici, mon cher collègue, sait

que nous avons sur Schubert des avis divergents.

Alors, je vous en prie, ne perdons pas le temps avec ça,

20 personnes attendent dehors.

En ce cas-là, je ne crois pas être la bonne personne

pour nourrir le tempérament artistique

ou la virtuosité de M. Klemmer.

Erika, le dîner est prêt !

J'arrive, maman !

Assieds-toi, j'apporte juste la sauce.

Je peux éteindre la télé ?

Bah... si ça te dérange.

Ca te plaît pas ?

Je suis fatiguée.

Bah, ça se voit.

Les auditions sont si épuisantes ?

Ennuyeuses de tout.

Ca, c'est fatiguant aussi.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Voilà !

C'est pour ça que tu es d'une mauvaise humeur ?

Mais fais attention !

C'est vraiment pas appétissant.

« Jument en chaleur, cherche fougueux étalon, bonne situation,

pour se livrer à tous les jours autorisés,

longueur minimum, 20 cm... »

Bonjour, M. Naprawnik.

C'est qui, celle-là?

C'est ma prof du piano.

Ne posez pas les voix secondaires au premier plan.

Vous savez seulement où est la voix principale.

Ca sonne aussi transparent qu'à pare-brise crasseux.

C'est probablement à l'image de ce que vous avez dans la tête.

Vous abordez Bach de la même façon que Beethoven,

et Beethoven de la même façon que tout le reste.

Qu'est-ce qui vous a poussé à étudier la musique ?

Votre petit talent ?

Je peux vous assurer qu'il ne vaut pas la peine.

Si vous n'avez pas d'autre motivation

que de devenir pianiste dans une boîte de striptise,

cessez de perdre mon temps.

Professeur ?

Quoi ?

- Je suis désolé. - Et de quoi ?

Pour tout à l'heure... Chez le marchand de journaux.

Et pourquoi ?

Pourquoi es-tu désolé ?

Et de quoi ?

Ca va pas, ça.

Il suffit pas de dire que tu es désolé, si je ne sais même pas de quoi.

Es-tu désolé parce que tu es un salaud ?

Ou parce que tes amis sont des salauds ?

Ou encore parce que toutes les femmes sont des salopes

puisqu'elles font de toi un salaud ?

Ou bien simplement parce que tu t'es fait pinsé ?

La leçon est terminée.

Je propose que tu demandes à ta mère de venir me voir.

Elle peut-être, elle pourra nous éclairer là-dessus.

Alors ?

De quoi êtes-vous désolé ?

J'écoute !

Silence-radio.

Et bien la prochaine leçon... avec madame votre mère...

Et maintenant veuillez sortir de ma classe.

J'ai besoin de la pause pour me remettre.

Au revoir.

Cette fois, j'ai un rendez-vous.

La pause n'est pas encore finie.

Et la leçon n'a pas encore commencé.

Puis-je déballer mes partitions ?

En attendant...

Vous savez que j'ai vôté contre vous, n'est-ce pas ?

Non.

Je ne crois pas que vous soyez sérieusement intéressé par la musique.

La seule chose qui vous intéresse, c'est le succès qu'elle vous apporte.

Vous savez bien que c'est faux.

Et même si c'était vrai...

serait-ce vraiment un motif inavouable ?

Oui.

Qu'est-ce que vous avez apporté ?

Vous devriez laisser tomber Schubert.

Pour le moment Schönberg est la seule chose que...

Je suis ici pour attirer votre attention, Erika.

Donnez-moi une chance.

Je sais que je ne vous suis pas aussi indifférent

que vous voulez laisser paraître.

Et j'ai même négligé mes études pour vous.

Mais c'est la vérité !

Et même si ça vous sonne ridicule,

depuis ce récital, chez les Blonsky,

vous êtes glissée dans ma tête comme un écrou sur un boulon.

Pardonnez-moi cette comparaison quelque peu technique.

Et je n'ai aucune attention à votre conservatoire.

Arrêtez de mentir, ça me prend pas !

Je ne mens pas.

Pour la prochaine fois procurer-vous de l'Opus 19.

Mais pour aujourd'hui...

Je voudrais mieux parler d'abord, je vous en prie.

Je ne vois pas l'utilité.

Allez, restez pas planté là ! Asseyez-vous et commencez !

Combien de cours vous restent-ils après celui-ci ?

Je vous en prie, ah ?

Vous pourriez dire que vous êtes malade,

que vous avez la migraine ou quelque chose comme ça ?

Il fait tellement beau de...

Soit vous commencez à jouer,

soit ma migraine met un point final à la leçon.

Ca va sûrement terminer tard, parce qu'aujourd'hui,

c'est la première répétition de Mendelson.

Alors s'il te plaît, n'appelle pas chez Margot

toutes les cinq minutes comme la dernière fois, c'est gênant.

En plus, c'est Viora de la Philharmonie qui joue avec nous,

j'ai pas envie qu'ils me prennent pour une petite fille.

C'est clair ?

Si tu rentres tard, prends un taxi.

Oui, maman.

C'est toujours chouette de mentir pour des amoureux, Erika.

Je suis ravie de vous aider.

Si j'amais elle appelle après dix heures

le mieux serait de ne pas décrocher, c'est possible ?

Si vous voulez, ce sera avec plaisir.

Oui, bonsoir. Ici madame Kohut.

Pourrais-je parler à ma fille s'il vous plaît ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

XXX

Merde !

Reste là !

Reste là, connasse !

Mais... t'es folle ou quoi ?

Ton père est mort cet après-midi.

Et surtout reste calme !

Je te trouve d'une idiote franchement !

Tu te rends compte des conséquences de ton compartement histérique ?

C'est gentil de nous honorer quand même de votre présence, Mlle Schober.

On peu demander ce qui vous a retenue ?

Alors, arrête ton cinéma ! Qu'est-qui s'est passé ?

J'ai la diarrhée.

C'est la peur ou quoi ?

Avec des nerfs comme ça, on devient pas pianiste.

Je ne sais pas comment je vais chanter après cette agitation...

Ne faites pas trop, vous.

Bon, je crois qu'il faut qu'on monte.

Allez, faites pas votre bécasse.

Ils vont pas vous manger là. Ce n'est qu'un répétition.

Je vous ai pas surestimée quand même.

« Es bellen die Hunde.

Es rasseln die Ketten.

Es schlaffen die Menschen.

In Ihren Betten.

Träumen sich manches, was sie nicht haben,

Tun sich im Guten und Argen erlaben:

Was vermeid' ich denn die Wege,

Wo die ander'n Wand'rer gehn,

Suche mir versteckte Stege

Durch verschneite Felsenhöh'n?

Suche mir versteckte Stege

Durch verschneite Felsenhöh'n?

Habe ja doch nichts begangen,

Daß ich Menschen sollte scheu'n, -

Welch ein törichtes Verlangen

Treibt mich in die Wüstenei'n? »

Vous savez que vous me jugez d'une pauvreté de sensibilité,

de plus, hélas, que je suis souvent superficiel.

Vous voyez, Erika, je l'admets.

Vous me conseillez de ne pas toucher Schubert,

c'est une grossière injustice de votre part.

En fait, c'est au contraire.

Et des jours comme après notre première leçon, j'ai l'impression...

Je ne peux pas voir ça. La vue du sang me rend malade.

Alors, occupez-vous d'elle.

Jouez donc le protecteur !

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Laissez-moi faire.

Il faut appeler le médecin.

Ne rester pas là, il n'y a rien à voir. Retournez dans la salle, s'il vous plaît.

Viens.

Attends, attends.

Pourquoi ?

Arrêtez !

Je vous ai... Je vous ai dit d'arrêter. Si vous n'arrêtez pas tout de suite, je m'en vais.

Regardez-moi, pas votre pénis.

Taisez-vous !

Ne bougez pas, sinon je m'en vais.

Erika, je t'aime.

Personne ne m'a... Aï !

Je vous dis pour la dernière fois :

si vous vous taisez pas immédiatement, vous allez rester seul.

Pourquoi tu me fais mal ?

Je peux plus me retenir. Aï !

J'ai dit « silence ».

Continue. Viens.

Ca y est, ça vient. Aï !

Mais continue, t'arrête pas!

A l'avenir, je vais vous écrire tous ce que vous allez devoir me faire.

Je mets tous mes désirs par écrit

et vous aller prendre connaissance quand vous voudrez.

Je ne veux pas vous rejoir à l'heure intellectuelle.

Erika, tu peux pas me laisser comme ça !

Viens !

Non, j'ai plus envie de toucher ça maintenant.

Allez, continue, viens s'il te plaît.

Non, mais qu'est-ce que tu veux !

Pas les pattes, M. Klemmer.

Sinon c'est la dernière fois qu'on se voit !

C'est totalement malsain ce que tu fais, là.

Et en plus, ça fait mal.

Je compatis.

Arrêtez.

Walter, vous êtes stupide, vous gâchez tout !

Je vous toucherai plus.

Je veux que vous restiez comme ça, c'est tout.

Face à moi !

Non, ne le remballez pas !

C'est pas moi qui suis stupide.

C'est toi.

Tu dois savoir ce qu'on peux faire ou pas faire à un homme.

Espèce de salope ! - Ta gueule !

Je veux bien apprendre à jouer à tous les jeux,

mais il faut que les règles soient les mêmes pour tous.

Si tu crois que...

Attends, attends, Erika.

Je bouge plus, je le promets.

Je dis plus un mot.

Je ferai parvenir mes intructions.

Par écrit.

Ou de vie voix. Ou peut-être par téléphone.

Maintenant vous pouvez le remballer.

Face à moi.

Vous avez pas envie de sourir, Erika ?

Allez !

Soyez donc pas si sérieuse, jolie dame !

La prochaine fois, ça se sentira beaucoup mieux, je vous promets.

C'est en forgeant qu'on devient forgeronne.

Au moins deux mois,

et encore rien ne nous dit qu'elle va retrouver la mobilité complète...

C'est épouvantable.

En plus, ça sonnait plutôt bien tiré.

Son problème, c'était moins la technique que les nerfs,

et les nerfs, elle les a.

Son jeu était étonnant hier. Alors qu'elle a failli à ne pas y venir.

Alors, reprennez-vous, vous serez pas un soutient pour Anna

si vous voulez saler comme ça.

Pour le moment, il faut attendre.

Et elle doit surtout pas négliger sa main gauche.

Elle a toujours eu des problèmes de ce côté-là.

Et en plus elle aura des cicatrices !

Vous vous rendez compte ? Une pianiste avec une main mutilée.

La seule chose qu'elle avait pour plaire,

c'était son talent.

C'est pour ça qu'on a tout sacrifié.

Vous voulez dire, elle a tout sacrifié.

Pardon ?

Non, vous avez dit « Nous avons tout sacrifié ».

Mais c'est Anna qui a tout sacrifié.

Oui, oui, c'est sûr.

Mais qui a bien pu faire ça ?

La police dit que c'est sûrement une autre étudiant ou un étudiant

qui aurait fait ça par pure jalousie.

Vous imaginez une chose pareille ?

Comme puisse être c'est méchant...

Elle a toujours été très solitaire, alors, presqu'aucun ami.

On va sûrement le retrouver, ce type.

Il mériterait qu'on lui coupe les mains, ce salaud.

Bon, madame Schober, je dois maintenant faire la leçon suivante.

Je vais malheureusement devoir vous demander de partir.

Dites à Anna que je serai ravie qu'elle vienne me voir

de temps en temps quand elle ira mieux.

Et qu'elle n'oublie pas de travailler sa main gauche.

Je lui dirai. Merci beaucoup, professeur.

Elle viendra sûrement vous voir. Elle vous admire tant !

Courage, Mme Schober.

Qui va remplacer Anna pour le concert ?

Personne.

Aucun élève ne pourrait la remplacer dans les délais.

Le directeur m'a demandé de faire pour que le chanteur puisse se présenter.

Ah, d'accord, c'est très bien. Anna va être contente.

Au revoir, professeur.

Arrêtez !

Revenez au début.

Vous n'avez pas l'air de vous intéresser beaucoup aux indications du jeu.

Qu'est-ce qui est écrit là ?

- « Piano ». - C'est exact. Et puis ?

« Forte piano ».

Et puis ?

« Pianissimo ».

Et « diminuendo »,

et « mezzo forte, forte »,

« fortissimo, sforzatissimo ».

Les indications de Schubert vont du cri au murmur

et non « parler fort » à « parler doucement ».

Anarchie ne semble pas être votre fort, Klemmer.

Pourquoi ne pas vous en tenir à Clementi ?

Schubert était un type assez laid. Vous le savez, non ?

Oui, avec votre physique, vous ne reconnaissez pas un abîme

lorsque vous y êtes tombé.

Pourquoi essayez-vous détruire ce qui pourrait nous rapprocher ?

Le maniérisme n'est pas...

Vous ne voyez pas que je peux pas vous regarder ?

Je ne peux pas vous regarder parce que si je vous regarde,

je pourrais pas résister à la tentation de vous embrasser d'un coup.

Puis-je vous embrasser d'un coup, Erika ?

Voulez-vous que j'aille chercher un verre d'eau ?

Merci.

Quand pourrais-je te voir ?

On se téléphonera.

Partons quelque part, à la campagne, ce week-end, tous les deux !

Ce week-end je peux pas, je suis invitée avec ma mère.

Annule.

Et penses pas à ta mère, pense à nous.

Il y a tant de choses à rattraper.

Tu veux dire, moi ? Moi, je suis une chose à rattraper, c'est ça ?

Erika, ma chérie, arrête de penser toujours aux autres.

A ta mère, à tes scrupules...

Tu me parles d'anarchie, et tu veux sacrifier ton amour pour un week-end avec maman ?

Mon professeur, lâchez-vous un peu, autoriser-vous à un sentiment pour une fois.

Ne sois pas aussi collant !

Tu tousses seulement parce que tu es trop coincée.

Je n'ai pas de sentiments, Walter.

Vous feriez bien que vous metiez ça dans la tête.

Et même si j'en ai un jour, ils ne triomphront jamais mon intelligence.

Je t'aime. Sois pas si lâche.

Qu'est-ce que tu m'as écrit là ? C'est tout aussi lâche ?

N'y touchez pas !

Pas maintenant.

Je veux que vous la lisiez seul. Absolument seul.

Et maintenant collez-vous donc à Schubert, M. Klemmer.

C'est la seule chose que vous êtes autorisé à faire dans cette pièce.

« Piano ».

Brahms aurait écrit « Con intimissimo sentimento ».

Vous êtes fou ? Qu'est-ce que vous faites là ?

Je t'ai suivie.

J'avait dis qu'on s'appellerait.

Tu peux pas continuer à me rendre fou comme ça et ensuite te sauver.

Comment ça « rendre fou » ?

Ecoute, alons quelque part

où nous pourrons parler en tête à tête, s'il te plaît.

Vous avez lu la lettre ?

Je veux pas de lettre. Je veux qu'on se parle.

Je vais conseiller de partir tout de suite. Walter...

On ne guette pas dans l'escalier en pleine nuit la femme qu'on prétend aimer.

Vous devriez le savoir malgré votre jeune âge.

Alors, si tenez à mon affection, disparaissez.

Et appellons-nous demain pour fixer un rendez-vous. D'accord ?

- Lève ton châpeau. - Quoi ?

Bonsoir, chère madame.

Je dois discuter certaines choses avec M. Klemmer.

Ca veut dire quoi, ça ?

On dérangera pas, on ira dans ma chambre.

Venez.

Pardon.

Et n'essaie pas d'entrer dans ma chambre. Sinon gare à toi !

J'ai rien à mangé, j'ai... j'attendais pas de visite...

Vous dérangez pas, chère madame, j'ai déjà mangé, merci.

Lis d'abord la lettre.

- Tu l'as toujours, non ? - Oui.

Alors, lis-la maintenant s'il te plaît.

Tu veux m'achever ou quoi ?

Je t'ai déjà dit que je voulais pas lire de lettre.

Je suis là, tu es là.

On est fait de chair et de sang.

Arrête d'avoir peur.

J'ai pas peur, je veux tout ce que tu veux, je veux juste que tu lises la lettre d'abord.

C'est pour ça qu'on a barricadé la porte ?

Peut-être.

S'il te plaît.

Je suis pas sûr que tout ça va m'amuser très longtemps.

Ca pèse.

Assieds-toi là, s'il te plaît.

« Au contraire, si je t'implore, resserre les cordes s'il te plaît.

Ajuste la ceinture d'au moins deux ou trois crans.

Plus c'est serré, mieux c'est.

Et en plus, enfonce-moi dans la bouche de vieux bas que j'aurai préparés.

Enfonce-les si fort que je ne puisse...

plus émettre le moindre son.

Ensuite enlève le bâillon, s'il te plaît,

et assieds-toi sur ma figure et

donne-moi des coups de poing à l'estomac

pour m'obliger à t'enfoncer ma langue dans le derrière. »

Je peux prendre ça au sérieux ?

Tu te moques de moi, c'est ça ?

Tu veux une gifle ?

« ... car tel est mon veux le plus cher :

mains et pieds attachés dans le dos

et enfermé à clé près de ma mère

et enfin, inaccessible pour elle derrière la porte de ma chambre.

Cela - jusqu'au lendemain.

Ne te soucie pas de ma mère, c'est mon problème à moi.

Emporte toutes les clefs des chambres de l'appartement

et n'en laisse aucune ici. »

Ca va ouvrir quoi pour moi tout ça ?

Peut-être que tu pourrais ouvrir ta bouche cultivée

et dire quelque chose sur cette merde, non ?

« Si jamais tu me surprends en train de désobéir à tes ordres,

alors, frappe-moi s'il te plaît.

Même avec le dos de la main au visage.

Demande-moi pourquoi je ne me plains pas à ma mère

ou pourqoui je ne te rends pas tes coups,

surtout dis-moi ces choses-là

afin que je sente à quel point je suis impuissante. »

Qu'est-ce qui se passe là dedans ?

Ouvrez ! Enlevez tout de suite cette armoire !

Tu veux pas la faire entrer ?

Tu veux peut-être que je te gifle devant elle, c'est ça ?

Calme-toi, maman. Tais-toi et va regarder ta télé.

Tu l'ouvres immédiatement ou tu le regrettras !

Arrête ton cirque !

C'est incroyable, ça !

Vous avez donc aucune décence ?

Débarquer en pleine nuit chez des inconnus ?

T'es fâché contre moi ?

J'espère que non.

La lettre n'est pas très bien écrite, je sais.

Je suis pianiste, pas poète.

Et après tout, l'amour repose sur des choses très banales, non ?

Mais tu peux réfléchir tranquillement tout seul.

T'as mon numéro de téléphone.

Je te l'ai déjà dit : je veux tout ce que tu veux.

Il y a tout ce qu'il faut.

Mais ça peut aussi attendre demain, n'est-ce pas ?

Tu me parles plus ?

Je te dégoûte ?

C'est pas nécessaire.

Ce désir de prendre des coups, je l'ai depuis des années.

Je t'ai attendu, tu sais.

C'est pas une plaisanterie tout ce que je t'ai écrit, tu le sais.

Dorénavant, c'est toi qui commandes.

Dorénavant, c'est toi qui choisisses ce que je vais mettre.

C'est quoi ta couleur préférée ? Tu m'as pas encore dit.

Tu me parles plus ? T'es fâché ?

Mais dis quelque chose !

Erika, t'es malade.

Il faut te faire soigner.

Si tu veux me frapper, frappe-moi.

Je veux pas quand même me salir les mains.

Des gens comme toi, on ne touche même pas avec des gants.

Je te jure que je t'ai aimée.

Et ça, tu sais même pas ce que c'est.

A présent, tu me répugnes.

A, merde !

... ils sont arrivés en Amérique du Nord avec les Espagnols.

Laissés en liberté, ces animaux sont devenus les célèbres mustangs.

Aujourd'hui, le plus fidèle compagnon du cowboy d'Amérique

est le « quarter horse ».

Extrêmement rapide sur de courtes distances,

il est également très endurant.

Tu n'as vraiment plus honte de rien.

Qu'est-ce que vous avez fait avec ce type-là ?

Il est toujours dans ta chambre ?

Ca m'étonnerait pas.

De toute façon, plus rien ne m'étonne.

Mais tu peux faire ce que tu veux !..

A ton âge...

A oui...

C'est pour ça qu'on se sacrifie.

Et voilà, la récompense.

Mais continue donc comme ça.

Tu pourrais ouvrir un hôtel de passe.

Si tu penses que les voisins, ils s'en foutent.

Te toute façon c'est toujours pareil, tu n'en fais qu'à ta tête...

Mais je t'aime.

Mais arrête, arrête ! Mais t'es complètement débile enfin !

Mais arrête tes cochonneries ! T'as complètement perdu la tête !

Tais-toi ! Je t'aime.

Moi aussi, je t'aime.

Mais arrête, je t'en prie.

Tu es folle !

Tu es folle !

Tu es complètement folle !

Allez, maintenant on dort.

Il faut concentrer toute ton énergie, en fait.

Même si tu ne fais que remplacer quelqu'un, il faut que tu sois bien préparée.

On ne sait jamais qui peut être dans cette sale.

J'ai vu le poil de ton sèxe.

Walter, je peux te parler ?

Walter, on me demande.

Eh, Walter, c'est ta petite soeur ou quoi ?

Ne quittez pas, il arrive.

- Qu'est-ce que tu veux ? - Te parler.

S'écoute.

Pas ici, je peux pas.

Par ici.

Comment t'as fait pour m'retrouver ?

Ca, c'est là.

Va-y, entre.

Pardonne-moi, pour la lettre.

J'étais idiote. J'aurais pas dû faire ça comme ça.

On aurait dû faire comme t'avais dit - on aurait dû parler.

Pardonne-moi.

Mais qu'est-ce que tu fais là ?

Mais arrête ! Laisse-moi tout de suite ! Arrête !

Viens.

Viens sur moi.

T'as envie de moi ? Non ?

Viens ! Je t'aime !

Je t'écrirai plus jamais des choses que tu veux pas.

C'est toi qui dis ce que tu veux, d'accord ?

Mais calme-toi, quelqu'un pourrait rentrer, et t'es ridicule.

Lève-toi.

Mais attends, attends, laisse-moi faire.

Laisse-moi faire, je te dis.

Mais non, je peux pas ici...

Arrête, je peux pas.

- C'est pas grave. - Je peux pas ici...

Je comprends très bien que tu veux pas nous infliger ça ici,

mais moi, c'est complètement égal, si c'est des gens qui rentrent. Ca fait rien !

Je t'aime !

Moi aussi, je t'aime.

Viens.

Il faut que tu m'aides.

C'est pas vrai ! - Excuse-moi.

Regarde pas !

Regarde pas !

Je te dois vraiment dégoûter, hein ?

Aucune femme n'avait vomi après l'avoir pris dans sa bouche.

Excuse-moi, je sais pas ce qui est arrivé.

Je suis propre.

Je suis toute propre.

Comme un bébé.

Au dedans comme au dehors.

Tout ça pour toi et grâce à toi, mon chéri.

Ca te plaît quand je t'appelait « mon chéri » ?

C'est absolument merveilleux.

Il faut que tu sois patient.

Je te donnerai tous les noms que tu veux, je jouerai à tous les jeux...

Tu sais que tu pues atrocement ?

Désolé, mais tu pues tellement que personne ne pourrait t'apporcher.

Ce serait mieux pour toi que tu quittes la ville

jusqu'à ce que tu cesses de puer, non ?

Tu vas peut-être te rincer la bouche plus souvent,

pas seulement lorsque...

Qui est là ?

Ouvre.

Ouvre tout de suite ! - Qu'est-ce que tu fais là ?

Je te dis d'ouvrir cette porte.

Tais-toi, tu vas réveiller tout l'immeuble.

Je vais t'ouvrir.

Tu me fais plus jamais vivre ça, c'est clair ?

- T'es fou ? Qu'est-ce que ça veut dire ? - Ta gueule, pauvre conne !

Tout à l'heure...

j'étais sous ta fenêtre,

et j'étais en train de me branler. C'est ça que tu veux, ah ?

Les autres, ah ? Tu veux les... ?

T'es une salope. T'es perverse !

Tu veux la filer à tout le monde, ta putain de maladie mentale ? C'est ça ?

Et pas à moi ! - Je me suis déjà excusée.

Mais arrête avec tes excuses à la con là !

Et donc, votre cirque d'hier soir ne vous a pas suffit ?

Ca va devenir une habitude ? Venir hurler chez des gens en pleine nuit ?

Vous pouvez vous couchez, vous ! Merde !

Mais écoute, Walter, je t'en prie !

Disparaissez, et plus vite que ça !

C'est pas comme ça que t'avais imaginé les choses, ah ?

On va voir ce qu'on va avoir.

La police saura bien calmer ce genre de choses.

Vous n'avez pas besoin de ça. Ca vous concerne pas.

Oublie ta mère.

On a le temps. On a toute la nuit.

Bon, reprenons où on en était.

Mais... c'est vraiment ça que tu avais imaginé ?

Alors quoi ?

Vous allez le regretter.

C'est pas parce que vous avez à faire à deux femmes seules que vous allez vous en tirer comme ça.

Laissez-moi !

C'est incroyable ça !

Voilà ! Ici il y a au moins une clé !

Ouvre-moi !

Ce serait bien que votre fille en ait une aussi pour sa chambre, croyez pas ?

Une chose est reglée.

« Pour ce qui est ma mère, ne fais pas attention à elle. » C'est ça ?

La citation est exacte ?

« Donne-moi beaucoup de gifles, mon chéri. »

« Frappe-moi fort... » Non...

« Frappe-moi au visage et frappe-moi fort. »

A votre service, chère madame.

C'est ça que tu veux ?

Arrête, s'il te plaît !

Quoi alors ?

C'est autre chose. Arrête, je t'en suplie !

Ouvrez !

- Ta gueule ou je la tue ! - Assassin !

Arrêtez !

- Où est-ce qu'il y a de l'eau ici ? - Dans la cuisine.

Crois surtout pas m'exciter... hein ?

... en exhibant ton corps minable.

Tu sais, Erika...

Je te jure, que je me rends compte que tout ça,

c'est pas très gentil de ma part.

Mais si tu es nette avec toi même,

tu avoueras que tu es un tout petit peu responsable.

Non, c'est vrai.

Oui ou non ?

Oui.

Oui, j'ai raison ?

Oui, Walter.

- Comment ça va ? - Ca va, merci.

On peu pas exciter quelqu'un à ce point, et ensuite se refugier sur la glace.

Non, pas sur la tête ! Pas sur les mains !

Assassin !

T'as pas honte ?

Je vous prie d'arrêter !

Touchez pas ma fille !

Laissez-la tranquille...

Je vous en suplie...

Pourquoi tu fais ça ?

Je suis à peine de me calmer, et tu veux déjà me doubler.

Sois un peu coopérante, merde !

Je veux bien apprendre à jouer, professeur.

Mais pas tout le temps et pas exclusivement selon tes règles.

On peut pas fouiller au plus profond des gens comme ça

et ensuite les repousser.

Alors, sois un peu gentille avec moi, s'il te plaît.

Tu peux pas me laisser partir comme ça.

Arrête, s'il te plaît

Il faut que tu me donnes un petit peu quand même.

Tu peux pas me laisser tout seul maintenant.

Aime-moi, s'il te plaît.

Ca veut dire que je vais partir maintenant, c'est ça ?

Je te prie de raconter ça à personne.

D'ailleurs, c'est donc ton propre intérêt.

Peut pas humilier les hommes sur ces choses-là et...

C'est pas possible.

Ca va aller ?

T'as besoin de quelque chose ?

Ca va ?

Tu sais, plaie d'amour n'est pas mortelle.

Salut.

Il est parti, Erika ?

Dis quelque chose ! Il est parti ?

Ouvre-moi !

Ca ne va pas ?

Mais dis-moi quelque chose, bon sang !

O, mon Dieu, ma fille !

Dans quel état tu es !

Qu'est-ce qu'il t'a fait, ce salaud ?

Allez, dépêche-toi, on va rater le tram.

J'arrive, je vais boire un verre d'eau.

Ne sois pas si nerveuse.

Tu ne fais que remplacer quelqu'un.

- Bonsoir, professeur. - Bonsoir, Fritz.

J'ai vraiment hâte de vous entendre jouer le Schubert.

C'est ce que j'étais en train de dire à votre maman...

Je crois que je vais m'asseoir, il se fait tard.

Ca commence dans 10 minutes.

Là, je monte avec toi.

Tiens, bonsoir, professeur. Je suis ravie qu'on se rencontre ici.

Regardez la petite convalescente. Elle a du courage, n'est-ce pas ?

Il était hors de question qu'elle ne vienne pas ce soir.

Bonsoir, Anna, comment ça va ?

Excusez-moi, je me suis pas présentée.

Je suis madame Schober. Ma fille Anna.

Auparavant, je vous présente ma mère.

Enchantée de faire votre connaissance, madame.

Vous devriez être fière de votre fille.

Pourquoi fière ? C'est un concert d'école.

Ma fille va remplacer une de ses élèves.

L'élève en question, c'est ma fille.

Où êtes-vous placée ?

Ah ! On est juste à côté !

Il est tard, il faut y aller maintenant. Je peux vous accompagner ?

Tu viens, Anna ?

A tout à l'heure. Je vais monter avec Mme Schober.

A tout à l'heure, maman. Bon concert.

Au revoir, professeur. Je suis contente de vous avoir vue.

Quelle bonne surprise !

George, regarde qui est là !

C'est le professeur Kohut ! - Mes hommages, professeur.

Dépêche-toi, Gerda ! Ils vont pas nous attendre.

Donne ton manteau !

Je le garde avec moi dans la salle.

Ah, les hommes. Il faut toujours courrir. Vous les connaissez ?

Excellente soirée à vous. A tout à l'heure !

Tu viens ?

Nous nous voyons plus tard, j'espère.

Les hommages professeur. J'ai hâte de vous entendre jouer.

Soutitrage français evaldv@centras.lt

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