All language subtitles for Law & Order (1990) - S01E02 - Subterranean Homeboy Blues (720p WEB-DL x265 ImE)

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Original subtitles

Dans le systÚme pénal, les citoyens sont représentés

par deux organismes d'égale importance.

La Police, qui enquĂȘte sur les crimes,

et le MinistĂšre Public, qui poursuit les contrevenants.

Voici leurs histoires.

Prochain arrĂȘt, 14Ăšme rue.

Correspondances.

Hop-lĂ , hop-lĂ .

Prochain arrĂȘt, 23Ăšme rue.

Poussez-vous. Allez.

Allez, allez.

Station 45? Nous avons une fusillade en voiture 7.

LA LOI ET L'ORDRE

REQUIEM EN SOUS-SOL

Y'en avait deux, non?

Il en reste un en bas.

Y'a deux enquĂȘteurs qui descendent.

Ca va, les gars?

- C'est oĂč, Joe? - Par lĂ .

C'est lĂ .

Comment va-t-il?

- Ca va. - Il a pas l'air.

Il serait mieux mort...

Un maniaque du tournevis en moins.

- Vous avez vu le tireur? - Moi, je l'ai vu.

Vous pouvez me le décrire?

- "La" décrire. - "La"?

Elle ressemblait Ă  quoi?

A une ballerine.

A une ballerine.

VoilĂ .

Une pro de "Casse Noisettes".

SALLE DES URGENCES MARDI 20 FEVRIER

C'est vous, Jones?

- Comment ça va? - J'ai rien fait.

Bien sûr que non, Michael.

T'es un ange.

Alors que voulez-vous?

Que tu te rétablisses vite, et que tu aies une vie heureuse.

En fait,

on est de ton cÎté, Michael.

- Pourquoi a-t-elle tiré? - Je sais pas.

Elle a perdu la boule.

Et Darnell, il a fait quoi?

- Rien. - Rien?

On nous a dit qu'il lui faisait des avances.

C'est des mensonges.

Mon pote lui a demandé une pomme...

et elle l'a flingué... C'est tout.

Demandé ou exigé?

Demandé.

Et pourquoi m'avoir tiré dessus?

Je lui avais rien fait.

J'étais juste assis là, mec.

Ecoute-moi bien, Michael.

Si elle vous a flingués parce que vous l'agressiez

et qu'elle passe en procÚs, je témoignerai en sa faveur.

Mais si tu dis la vérité...

je ferai tout pour qu'elle soit condamnée pour tentative de meurtre.

Je dis la vérité.

Et je peux le prouver.

- Passez-moi l'hémostatique. - Voilà.

DĂ©pĂȘchez vous, sortez la balle.

Pourquoi se presser? Il ne va pas s'enfuir.

Vous voyez bien?

Vous avez retrouvé des balles?

Une dans le métro, l'autre dans le dos de Chenault.

Des pistes sur le tireur?

La tireuse.

La personne qui a tiré.

- Des appels. - Quel genre d'appels?

Des folles qui prĂ©tendent ĂȘtre l'Ange RĂ©dempteur.

Super, vraiment super.

- On l'appelle comme ça? - C'est déjà à la radio.

Ces candidates doivent compatir avec elle.

Et elles vendraient leurs salades Ă  n'importe qui.

Je n'aimerais pas que la presse s'excite trop.

Comme "La belle descend ses agresseurs"?

- On devrait l'engager. - Retrouvez-lĂ .

Certaine. Il se frottait Ă  elle.

- Et l'autre? - Il vaut pas mieux,

mais j'étais concentrée sur celui qui la pressait.

Etes-vous prĂȘte Ă  rĂ©pĂ©ter ce tĂ©moignage sous serment?

Bien entendu.

Les gens perdent facilement la mémoire, ces temps-ci.

Ces voyous ne m'effraient pas.

C'était pire quand j'enseignais des CM2.

Mme Hastings...

c'est la femme qui a tiré que nous recherchons.

Vous devriez pas. Si vous la trouvez...

donnez-lui une médaille.

Le club de danse de Midtown, je crois.

Non, de Manhattan.

- Bons yeux. - Il faut faire attention.

- C'est lĂ  que j'ai vu le pic Ă  glace. - Quel pic Ă  glace?

Le type Ă  la casquette des Yankees...

Je supporte les Mets, je hais les Yankees...

Je me dis, "Pourquoi un pic Ă  glace"?

Les glaçons se font automatiquement aujourd'hui.

On nous a parlé d'un tournevis.

Je sais ce que j'ai vu.

Vous pensez qu'on aime ces salopards?

OĂč est le problĂšme, alors?

Tuer les gens qu'on aime pas, voilĂ  le problĂšme.

A moins que vous vous défendiez.

- Légitime défense? - Je sais ce que j'ai vu.

J'ai l'impression d'ĂȘtre dans le mauvais camp.

Tu penses comme un civil.

Je sais, j'ai tort.

T'en fais pas, Max,

désormais je serai tout gentil.

T'as une grande gueule.

- Ah ouais? - Ouais.

Tu veux que tout le monde porte un flingue?

Non, bien sûr. Mais je pense...

Pense pas.

C'est interdit de se servir d'un flingue.

Fais pas c...

Tournez, tournez,

et port de bras.

Cinq minutes de pause.

Mlle Putterman?

Inspecteur Logan. Je vous ai appelée.

Je vous l'ai dit, c'est Laura di Biasi.

Vous avez son adresse?

J'ai l'air d'un annuaire?

Elle habite Manhattan.

Ok, on reprend.

Oui, je sais...

qu'elle est sur la liste rouge.

Pour la dixiĂšme fois, je suis inspecteur de police.

Ecoutez-moi bien... Inspecteur Mike Logan,

matricule numéro...

Un mandat? Un mandat mon cul.

Obtenir un mandat demande trois heures.

Ecoutez-moi, écoutez-moi bien.

Ne quittez pas.

Bonjour, qui est Ă  l'appareil?

Bonjour, Mlle Schweder, ici le Sergent Greevey.

Passez-moi le superviseur du bureau central.

On pourra sûrement s'arranger.

Merci infiniment.

Chenault a un casier long comme mon bras.

- Rien sur Jones. - Rien?

L'ordinateur a sorti 12 Michael Jones...

Michael J, Michael Ray,

Michael T.

Je hais les escaliers.

Mais rien sur notre Michael "rien au milieu" Jones.

Peau de balle.

Y'a personne, on repart.

- Excusez-moi. - Tout va bien, madame... Police.

Ou se trouve la personne qui vit lĂ ?

Mlle di Biasi?

Elle travaille Ă  l'hĂŽpital de Murray Hill.

Je suis l'administrateur, et je vous ai déjà dit...

Vous parlez pas des employés.

Et moi, parler, ça m'intéresse pas.

Je veux savoir oĂč elle est.

Elle travaille en radiologie.

Mlle di Biasi?

Sergent Greevey, inspecteur Logan.

Nous aimerions vous poser quelques questions.

Oui, je m'en doute.

- Je me suis sentie menacée. - Cette ville est menaçante.

Est-ce un crime d'avoir voulu se défendre?

Nous enquĂȘtons pour le savoir.

Pourquoi avoir fui?

J'ai paniqué.

Ca, on peut comprendre...

mais d'oĂč vient l'arme?

- On me l'a donnée. - Un petit ami?

Quelqu'un. Il y a des années.

Alors, il est pas déclaré?

D'accord...

Qu'en avez-vous fait?

- Je crois... - Vous croyez?

- Je l'ai laissé là-bas. - Dans le métro?

Oui.

Vous voulez pas appeler votre avocat?

Mon avocat?

J'ai l'air de pouvoir me payer un avocat?

J'en ai pas besoin. J'ai rien fait de mal.

Comptez pas lĂ -dessus.

Vous m'arrĂȘtez?

Pas maintenant.

Mais si nous le faisons,

on vous procurera un avocat, gratuitement.

Pourquoi on la travaille comme ça?

Tu vois ça comme ça?

Deux types l'agressent dans le métro,

elle se défend, ok?

C'est pas Calamity Jane.

- On sait pas ça. - Ah non?

Elle a tiré, elle a tué quelqu'un. C'est tout ce que je sais.

Tu veux te la faire ou quoi?

C'est aussi simple que ça?

Aux yeux de la loi, oui.

Jones n'a pas de casier. Elle l'aurait flingué alors qu'il était assis.

C'est vrai, il a l'air d'un petit ange.

Elle est belle celle-lĂ .

"Je vous arrĂȘte pour votre sale gueule".

Ca c'est un coup bas.

Si tu penses comme ça, change de boulot.

Devant la loi, on est tous égaux.

Sinon ça marche pas... On est tous égaux.

Comme au foot... Tu retiens quelqu'un,

l'arbitre siffle une faute.

Que tu sois Lilian Thuram

ou un joueur de division d'honneur.

BUREAU DU CAPITAINE CRAGEN LUNDI 26 FEVRIER

Elle a avoué avoir tiré.

On a sa déposition en vidéo.

Ella a aussi dit, "Je voulais leur faire mal".

- Ca ne suffit pas? - Tu veux l'arrĂȘter pour le flingue?

Pour port d'arme illégal? Pas question.

Elle ira en prison.

Elle a ouvert le feu dans une rame de métro.

Pas de "tentative de meurtre"

sans le témoignage de l'autre victime...

M. Chenois.

C'est Chenault. Darnell Chenault.

Et alors?

Chenault a changé de service. Chambre 322.

Jones est dans la 324, mais dĂ©pĂȘchez-vous.

Excusez-nous.

Par lĂ .

- C'est Michael Jones? - C'était.

Je veux pas de piqûre, chérie, je veux sortir du lit.

C'est pas pour tout de suite, Darnell.

- Restez calme. - Calme?

Filez-moi des médicaments, et on verra.

Doucement, Darnell, tout doux.

Pourquoi t'es comme ça?

Ils ont dit que j'étais paralysé.

Ils me donnent que de l'aspirine et de la codéine.

C'est vous le spécialiste?

Sergent Greevey, Inspecteur Logan.

Les faits, Darnell, rien que les faits.

Les faits c'est que cette chienne m'a flingué.

J'avais rien fait.

Mise en danger?

Le jury croira qu'elle s'est un peu énervée.

Ca me va si aucun innocent n'a été blessé.

Alors ça suffit, non?

J'ai toute une rame de métro qui a vu l'une des victimes

harceler Mlle di Biasi.

- En se tripotant devant elle? - Avec un tournevis...

Ou un pic Ă  glace.

Les gens voient n'importe quoi.

Tentative d'assassinat.

Il faut l'inculper, mais pourquoi la charger autant?

Pour que les gens commencent pas Ă  s'entretuer dans la rue.

J'oubliais que les procureurs étaient tous extra-lucides.

Ces deux types lui demandaient pas l'heure qu'il était.

Supposons, juste pour voir,

que Mlle di Biasi a eu une journée harassante

et que pour rire, on crie "haut les mains".

Elle tire. C'est pas de la légitime défense.

Elle est inculpée pour homicide involontaire,

sauf que lĂ ...

LĂ , le type n'est pas mort.

Ok. D'accord pour tentative d'homicide,

si vous croyez que ça tient.

Bien sûr que j'y crois.

Si on l'acquitte, New York devient le Far West.

- Je peux faire une suggestion? - S'il vous plaĂźt.

Oubliez tout ça et inculpez-la pour homicide volontaire.

M. Jones est dans les mains du médecin légiste,

en ce moment mĂȘme.

Homicide volontaire?

Embarquez-la.

Attends-moi.

Sergent Greevey.

Attends un peu.

Calme-toi.

Que s'est-il passé, ma chérie?

Non. Pas la peine de s'en faire.

Bien sûr.

On en parlera ce soir, ok?

Je rentre le plus tĂŽt possible.

Moi aussi.

Quoi?

J'aurais cru le contraire.

Eileen a été molestée à l'école.

- Elle est blessée? - Pas vraiment, quelques bleus.

C'est tout?

Ouais.

Ouais, c'est tout.

Allez... grouillons-nous.

C'est qui?

Trois types de l'équipe de basket.

Elle les ignorait... Ils l'ont coincée dans les vestiaires.

Les enfoirés.

Chenault et Jones étaient bons?

A quoi?

Au basketball.

Surtout me touchez pas.

Vous lui avez lu ses droits?

Ouais, en chemin.

OĂč est mon avocate? Elle est pas lĂ ?

Les avocats commis d'office sont toujours débordés.

- Elle a dit qu'elle serait ici. - Sûrement le trafic.

Asseyez-vous.

Je veux...

vraiment mon avocat.

Je ne veux rien vous dire.

Vous comprenez, Mlle di Biasi,

qu'on vous accuse d'homicide par négligence.

Quand vous passerez devant le juge,

il fixera le montant de votre caution

si vous y avez droit...

Pourquoi a-t-elle des menottes?

Désolée... Un accident sur l'autoroute.

Vous n'avez rien dit, j'espĂšre?

-"Espérer" et "avocat", ça sonne faux. - Comme "flic" et "QI de plus de 20"?

Shambala Green, l'avocate de Mlle di Biasi.

Je m'en doutais.

Pourquoi a-t-elle des menottes?

Elle est accusée de meurtre.

Me Green, gardez vos effets de manche pour le tribunal.

Avez-vous une brosse Ă  dent?

On doit vous garder en garde Ă  vue

jusqu'Ă  votre inculpation.

Rendez-vous utile, MaĂźtre.

BUREAU DU PROCUREUR JEUDI 15 MARS

Comment ça, flou? Je leur ai tout exposé noir sur blanc.

C'est lĂ  que le bĂąt blesse.

Le fait qu'ils étaient noirs?

Ca n'a rien Ă  voir, Adam.

Howard Beach non plus, voyez ce qui s'est passé.

D'aprĂšs un sondage, les Noirs recommandent des peines plus fortes.

C'est trĂšs bien.

Mais il ne faut pas négliger l'angle raciste.

A-t-elle eu peur de ces types

parce que c'était des voyous ou des Noirs?

Je l'ignore. Mais la légitime défense

suppose une réponse proportionnelle à la menace.

La menace telle qu'elle l'a perçue.

Si elle pense qu'elle risque d'ĂȘtre violĂ©e,

peut-elle tuer son agresseur?

La loi dit oui. Catégoriquement.

Mais si elle se trompe?

Si on ne l'inculpe pas, imaginez les conséquences pour la ville.

Et le port d'arme illégal?

Vous n'ĂȘtes pas sĂ©rieux.

On ne veut pas encourager les milices. Un homme est mort.

J'ai compris. Que voulez-vous?

L'autorisation de l'inculper pour meurtre?

Vous voulez ma permission?

Ce n'est pas Ă  moi de vous donner cet ordre.

Et ça ne vous pose pas de problÚme?

Je refuse d'en faire mon problĂšme.

Je ne suis pas policier. Je suis du Bureau de Procureur.

Que voulez-vous savoir?

Mlle di Biasi est infirmiÚre certifiée?

Non, technicienne. C'était une danseuse, avant.

Elle vous l'a dit?

Nous sommes amies, elle m'en a parlé.

Elle travaillait dans une compagnie de danse contemporaine.

J'ignore si elle en vivait.

Que s'est-il passé?

Elle a été agressée,

dans le métro, par trois jeunes.

Elle travaille ici depuis sa guérison.

Comment a-t-elle réagi?

Comme tout le monde.

De la peur, de l'hostilité envers tous les...

Tous les quoi?

Les jeunes blacks?

Vous voyez un adolescent noir dans le train,

et vous prenez peur?

Pas vous?

Parfois les stéréotypes sont vrais.

Si l'histoire est vraie.

Des flics ont déjà fait ça. Pourquoi pas elle?

Menacée? Elle s'est assise prÚs d'eux.

Elle peut s'asseoir oĂč elle veut.

Les autres passagers aussi, mais ils ont bougé.

Elle devait en avoir assez de fuir devant cette racaille.

Cette racaille?

C'est quoi ça?

Tu es assistant du procureur.

Tu représentes le peuple.

On suit la loi au pied de la lettre.

Va voir Chenault.

Mon pote a voulu...

Il lui a foutu la trouille,

peut-ĂȘtre avec un tournevis.

Mais on était assis, c'est tout.

Ca suffit, vous étiez pas assis.

Vous étiez devant elle... Tout le monde le dit.

Je suis assis maintenant?

Je vais ĂȘtre assis toute ma vie.

Alors laisse tomber l'attitude.

Personne n'aime les grandes gueules en fauteuil.

Vous roulez pour qui?

Personne.

Je veux la vérité.

Je veux qu'elle paye, mec.

Ca, ça dépend de toi.

D'accord.

D'accord.

On avait des tournevis.

On allait braquer les consignes Ă  la gare.

On devait menacer personne,

surtout pas de sale... de fille blanche.

Pourtant tous les passagers s'étaient écartés.

Sauf elle. Elle s'est assise prĂšs de nous.

Pourquoi, Ă  votre avis?

MĂȘme avec un mandat, ça prendrait trois jours.

Je peux pas attendre. La Justice avance.

Vous n'avez pas d'archives, chez vous?

C'est vous qui faites les archives.

Dans une tragédie grecque, je serais coupable d'hybris.

L'opinion public et les témoins de mon cÎté,

des précédents remontant à l'époque

oĂč les chevaliers se tapaient avec ces...

comment vous dites... ces boules Ă  pointes?

- Des masses d'armes? - Des masses d'armes.

Merci. Vous pigez?

Je veux pas me gausser,

mais vous avez quoi, Stone?

Pas grand chose. Le Code pénal de l'Etat de New York.

Vous connaissez l'arrĂȘt Sullivan...

Les armes non déclarées sont interdites depuis 70 ans.

Le Code parle aussi de légitime défense.

La réaction de votre cliente me semble exagérée.

Allons.

L'accusée aurait dû essayer de déjouer l'agression,

pas d'infliger de blessures graves.

Soyons clairs.

La loi pénale autorise de tuer pour se sauver d'un vol,

d'un kidnapping ou d'un viol sous la contrainte.

Je vois pas de contrainte. Il a juste demandé.

C'est quoi cette attitude macho?

Suggérez-vous que ma cliente "l'a bien cherché"?

Mlle Green, ce n'est pas une attaque personnelle,

ni une attaque machiste.

Elle devait se sentir menacée,

mais une tentative de viol, c'est différent.

Il y a trop de femmes dans cette ville

qui peinent à comprendre en quoi "c'est différent".

La Loi est notre défense contre les violeurs... et les tireurs.

Certains l'enfreignent, les flics les arrĂȘtent...

Mon boulot est de les poursuivre.

C'est dur parfois, mais c'est tout ce qu'on a.

Ouais.

Rendez-vous Ă  l'audience, Stone.

Laura, D-l-B, comme Bob, I-A.

Une lettre à la rédaction? C'est tout?

- C'est tout. - A charge de revanche.

"La police traite ces agressions comme une fatalité.

Les autorités refusent que les citoyens

portent des armes pour se protéger.

Nous acceptons d'abandonner ce droit Ă  condition

que la police nous protĂšge.

Visiblement, elle ne le fait plus.

Laura di Biasi, New York".

Les graines de la préméditation...

Oui?

Le sergent Greevey et l'inspecteur Logan.

Faites entrer. Obtenez un mandat pour son appartement.

On pourrait trouver des copies d'autres lettres.

- On répÚte votre témoignage? - D'accord.

Décrivez à la Cour l'état d'esprit de l'accusée

- pendant votre interrogatoire. - Elle était bouleversée.

Elle a dit qu'elle Ă©tait prĂȘte

Ă  leur faire sauter la tĂȘte, si nĂ©cessaire.

C'était une question?

Vous ĂȘtes avec nous, Max?

Nous savons ce qui s'est passé.

Elle a été terrorisée par ces petites frappes.

Les victimes, Max. Les victimes.

- Que se passe-t-il? - Comment ça?

Cette affaire vous passionnait. Qu'y a-t-il?

Michael Jones, la victime décédée,

celui qui, soit-disant, était propre comme un sous neuf...

Oui?

Le médecin légiste a envoyé ses empreintes aux labo,

d'instinct, juste pour voir.

Son vrai nom est Michael Mosket.

Mosket "le Moustique"?

Ca vous dit rien?

Tentative de meurtre, coups et blessures...

Deux ans de taule Ă  14 ans pour homicide involontaire.

Un vrai champion.

On peut pas dire qu'on marque des points avec le jury.

Ils seront persuadés qu'il a eu ce qu'il méritait.

C'est ce que vous croyez?

Mosket, c'était des affaires de gang.

Pas des crimes sexuels.

Pour moi, cette fille s'est vengée de son agression précédente.

La légitime défense exclut la vengeance.

La Loi a laissé filer Michael Mosket.

Jusqu'Ă  ce qu'il rencontre son juge?

Vous avez d'autres opinions comme ça,

Ă  sortir avant qu'on aille au tribunal

se faire bouffer tout cru par Shambala Green?

Non, pas une.

J'y crois pas.

La police de New York est devenue folle.

Et vous?

Je dis comme mon équipier.

C'est Ă  dire?

L'accusée à reconnu son intention de faire du mal aux victimes.

Absolument.

Nous prouverons que non seulement la peur,

mais la colÚre, née d'une précédente agression,

a conduit Mlle di Biasi, non pas à la légitime défense,

mais Ă  la vengeance.

Armée d'un pistolet, elle attendait l'occasion...

En fait elle cherchait Darnell Chenault et Michael Jones,

dont la seule faute envers l'accusée

est d'avoir eu l'air menaçants.

Si Mlle di Biasi a si peur de la ville,

elle pourrait éviter le métro.

Objection. Objection, Votre Honneur.

J'espĂšre que nous n'entendrons plus ce genre de choses.

Bien sûr que j'aimerais faire une déclaration.

L'attitude de l'accusation est totalement déplacée.

C'est incroyable qu'un procureur

puisse suggérer qu'une femme n'a pas le droit

de prendre le métro en paix.

Vouliez-vous vraiment dire que Laura di Biasi

ne devrait pas vivre Ă  New York?

Vous interprétez mes propos.

Au contraire, votre remarque était trÚs claire.

Une femme craignant de se faire violer devrait vivre ailleurs.

Curieuse position pour un procureur.

DOMICILE DE LAURA DI BIASI JEUDI 22 MARS

Livres sur la danse, poésie...

Un ou deux "Comment parvenir Ă  l'orgasme".

Génial. Quoi encore?

Vous avez trouvé quelque chose de compromettant?

Un guide d'armes de poing, "Tirer pour tuer", "Close combat".

- Et alors? - DrĂŽles de livres.

C'est mes oignons.

Vous avez un mandat?

Pas la peine.

Je suis vraiment désolé de vous importuner.

Je sais que c'est dur...

C'est ça, vous savez.

J'ai pas dormi une heure depuis que c'est arrivé.

Désolé, je vais partir mais je dois prendre ça.

Vous voulez me pendre, et je dois fournir la corde?

Qu'avez-vous contre moi?

Pardon?

Pourquoi me haĂŻssez-vous?

Je n'ai pas Ă  discuter...

Je ne vous hais pas.

Alors pourquoi...

Nous ne devrions pas discuter.

Je ne tirerais pas sur vous. Vous comprenez pas?

C'était irréel. C'est pas à moi que ça arrivait.

J'avais peur. J'avais peur d'eux.

J'étais terrifiée.

Pas parce qu'ils étaient noirs, mais à cause de ce qu'ils étaient.

Je voulais pas le tuer.

Ca voulait pas s'arrĂȘter.

Ils auraient... Ca n'aurait...

S'il vous plaĂźt.

Si vous étiez dans un train,

et qu'une bande de fachos s'en prenait Ă  vous?

Vous n'auriez pas peur?

Alors?

Mlle di Biasi, s'il vous plaĂźt.

Désolé, je ne peux rien dire.

Je dois partir.

Vous avez mon soutien inconditionnel. Mais...

PremiĂšrement soyez plus discret,

deuxiÚmement, évitez les dégùts.

- Je ne fais pas de RP. - Vous avez lu la presse?

"Le procureur dit qu'elle l'a cherché".

C'est les grandes manoeuvres, dehors.

J'y peux rien. Notre stratégie

est d'attaquer la légitime défense.

MĂȘme si ça fait d'elle une maniaque vengeresse?

Cinq coups de feu en trois secondes.

Excellent, trĂšs bien,

mais ce serait mieux d'avoir des preuves

pour supporter la théorie de la vengeance.

- Procureur Schiff. - Paul.

"Tirer pour tuer"?

Pour éviter les dégùts.

C'était dans sa chambre.

Voyez les date. Le premier date de six mois.

Elle progresse.

Comment étaient vos blessures?

Elles étaient nombreuses.

Pouvez-vous me les décrire?

Ils étaient grands, musclés. L'un d'eux avait un bouc et une afro.

Laissez-moi reformuler la question.

Pouvez-vous expliquer vos blessures Ă  la Cour?

Une vertÚbre déplacée,

cÎtes cassées, ménisques du genou droit déchirés.

Ces blessures ont nécessité des opérations?

Oui, plusieurs.

Trois? Cinq?

Quatre je crois... Cinq.

Je ne sais plus.

- Ils m'ont fait mal. - Oui, bien sûr.

Personne ne blĂąme votre ressentiment.

Vous avez dĂ» arrĂȘter votre carriĂšre de danseuse?

Oui.

Ca vous paraĂźt juste?

Objection. En quoi est-ce pertinent?

J'autorise la question.

Non.

Non, c'était pas juste.

Terriblement injuste, mĂȘme.

Dans votre situation, je porterais également un 9mm.

Objection.

Mlle di Biasi...

dans vos rĂȘves, en imagination...

avez-vous déjà souhaité vous venger de ces jeunes?

Objection.

Votre Honneur, c'est inacceptable.

Elle s'est défendue contre un homme jugé

pour plusieurs meurtres.

Les antécédents de M. Mosket n'ont rien à voir.

A moins qu'elle en connaissait la nature.

Rejetée.

De plus, il n'était pas la seule menace.

Qui d'autre vous menaçait?

M. Chenault?

Qu'a-t-il dit exactement?

Il a dit...

"Tu veux pas faire goûter...

Ă  mon pote?"

Ce que vous avez pris pour un début de viol?

Il me collait, il était tout contre moi.

Qui, M. Chenault?

M. Mosket? Les deux?

Oui... Non.

Je sais plus. Un au moins.

- C'était pour vous sauver? - Oui, bien sûr.

La deuxiĂšme fois aussi?

Oui.

Pourquoi avez-vous tiré deux fois?

Objection, Votre Honneur.

Pour quoi avoir tiré deux fois sur Darnell Chenault?

J'Ă©tais pĂ©trifiĂ©e. Je voulais ĂȘtre sĂ»re.

Et vous avez dit, "Tu voulais goûter?"

"Tu voulais goûter?"

PlutĂŽt froid, non?

- Objection. - Plus de questions.

Vous avez dit ne pas avoir eu le temps de penser.

Personne devrait avoir Ă  penser face Ă  un danger physique.

La réaction naturelle n'est pas de penser, mais de réagir.

Mlle Green, venez-en aux faits.

On n'a pas à réfléchir

quand on est menacé par la lame d'un couteau.

Ou par un tournevis.

Objection. Ca n'a rien Ă  voir avec la raison pour laquelle...

Ca a tout a voir.

Bien plus que la casuistique de Jésuite du procureur.

Puis-je approcher, Votre Honneur?

Soyez brĂšve.

Votre Honneur, la rapidité des évÚnements,

le temps de réaction de ma cliente, sont cruciaux à ma défense.

S'il plaĂźt Ă  la Cour,

j'aimerais faire jouer une reconstitution des faits.

C'est déjà assez un cirque, non?

C'est moi qui en décide.

Accordé... Mais je vous préviens,

pas d'effets dramatiques déplacés.

Merci, Votre Honneur.

Mesdames et messieurs,

la Cour a autorisé la défense

Ă  faire jouer une reconstitution des faits.

"Stop le Crime." Ces personnes appartiennent à une milice privée.

Si c'est une objection, elle est rejetée.

Continuez, Mlle Green.

On peut goûter, bébé?

Que font ces types dans le plan des blancs?

De l'ordre.

Bande de traĂźtres.

LĂąchez-moi. LĂąchez-moi.

Ramenez-vous, tas d'bouffons.

De l'ordre.

Si "Stop le Crime" a fait un bide,

Darnell a fait un tabac. C'est mal barré.

Reste prĂšs de moi Ă  l'audience.

- Comme antidote Ă  Darnell? - Le nom sur toutes les lĂšvres.

Y'a une femme en bas qui parle que de lui.

Je signerai une déclaration,

le désignerai... Comme vous voulez.

Vous avez reconnu M. Chenault aux nouvelles?

C'est exact.

Mais l'autre, celui qui est mort...

Mosquito Mosket.

Oui...

Dommage.

C'est celui... Il a tenté de me violer.

Ca, j'en suis sûre.

L'autre, dans le fauteuil, me retenait.

Vous ĂȘtes vraiment sĂ»re, Mlle Diamond?

Comme je l'ai dit, je suis sûre de celui qui est mort.

Je dois avoir Darnell. Donnez-moi la permission.

De quoi parlez-vous?

Il y a une femme en bas qui porte plainte contre Chenault.

- Quel rapport? - Peut-ĂȘtre rien, ou tout.

Si c'était des violeurs,

j'aimerais le savoir avant de cuisiner Mlle di Biasi.

Vous pouvez pas rester du mĂȘme avis plus de 10 secondes?

Alors?

Si on change d'air maintenant, ça sera un désastre médiatique.

Je sais ça parfaitement.

Mais je dois écouter ma conscience...

Mosket était un gangster violent. Mais pas un maniaque sexuel.

Ce témoignage change tout.

L'accusée peut avoir raison. Les charges sont différentes.

- Oui, mais il faut considérer... - Je continuerai pas.

Alors allez-y. J'obtiendrai un report.

Doucement, mec.

- Vous voulez quoi? - La vérité.

J'étais assis, c'est tout. Comme maintenant...

Je bougeais pas un muscle.

C'est Mosquito qui aimait se faire des blanches.

BUREAU DU JUGE MANUEL LEON MERCREDI 11 AVRIL

C'est dur Ă  croire, M. Stone.

Les défenseurs ont pour mission de défendre leur client,

mĂȘme s'il le savent coupable.

Le rĂŽle du procureur est plus restreint.

Si l'accusée est innocente, je dois abandonner les charges.

Avec ces informations sur Mosket, je n'ai pas le choix.

J'abandonne l'homicide volontaire.

Que voulez-vous?

Port d'arme illégal et coups et blessures...

D'aprÚs un témoin, Chenault était bien assis.

- Mlle Green? - Pas question.

M. Stone n'est pas en position de négocier.

Allons dire au jury la vérité sur Mosket,

et laissons-le décider du sort de ma cliente.

Vous ĂȘtes commise d'office. DĂ©fendez les citoyens.

Un jury ne la condamnera pas pour l'arme,

Elle est innocente.

Mlle Laura di Biasi n'est pas innocente

d'avoir déchargé son arme dans une rame de métro bondée.

L'acquitter reviendrait Ă  dire Ă  9 millions de personnes

de s'armer jusqu'aux dents.

Il ne s'agit pas de gagner, mais de faire gagner la justice.

Nous sommes payés par les citoyens.

Nous appartenons au systĂšme.

Faisons en sorte qu'il fonctionne.

Vous ĂȘtes souple sur la sentence pour l'arme?

Un an d'interdiction, trois de mise à l'épreuve,

2000 heures de TIG pour l'arme.

Cinq ans d'interdiction pour coups et blessures.

Et un test psychologique,

suivi de soins pendant la période du sursis.

Ca marche?

Bien sûr que ma cliente est satisfaite.

Justice a été rendue.

Cette victoire n'est pas seulement la nĂŽtre,

c'est celle de toutes les femmes et des hommes

qui prennent le métro et marchent dans New York.

Je veux remercier les procureurs,

d'avoir eu le courage de leurs opinions.

C'est pas parfait, mais on s'en sort avec l'impression

d'avoir bien agi.

Pour moi on a donné au mal l'apparence du bien.

Les personnages de cette histoires sont fictifs.

Toute ressemblance avec des personnes réelles serait fortuite.

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