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- Laissez-moi partir. - Impossible.

M. Brown veut que vous assistiez au match.

Je reviendrai. Laissez-moi partir.

M. Brown est furieux. On vous cherche depuis 2 minutes.

Je ne m'enfuirai pas.

O� irais-je ?

C'est bon. L�che-la.

J'ai chang� d'avis.

Je ne veux pas voir le match.

J'ai faim.

Appelez un taxi.

- Vas-y. - Mais M. Brown...

M. Brown veut qu'elle soit heureuse. Appelle un taxi.

- Capitaine Petersen. - Oui, je sais.

- L'inspecteur ? - Pas en service.

Mais quand m�me dans son bureau.

Salut, Leonard. Content de vous voir.

Bonsoir, Capitaine. Une urgence ?

Je laisse �a � mes subordonn�s.

J'ai des bons cigares.

J'ai renonc� aux cigares et au cognac.

Ma femme m'interdit presque tous les plaisirs de la vie.

Cessez de gaspiller l'argent du contribuable.

J'ai pay� cette pomme de ma poche.

Vous avez d�pens� 18600 $ au cours des 6 derniers mois

pour enqu�ter sur un homme. Un seul homme.

Brown n'est pas un homme. C'est une organisation.

Faut du fric pour combattre le fric.

Je n'ai rien contre vous. Je vous admire.

Un peu trop fut�, mais c'est pas votre faute.

Ces 18600 $? Comment vais-je les expliquer au Contr�leur ?

J'ai enregistr� des explications, si �a peut vous servir.

A l'intention du Cap. Petersen Justification des frais engag�s.

Le Groupe se renforce tous les jours.

Il faut arr�ter le chef.

Apr�s le d�part de Grazzi, Brown...

Rien � voir avec une enqu�te criminelle.

C'est du fric blanchi � l'�chelle mondiale.

Autant vider un �gout � la petite cuiller !

Le Groupe n'a pas de comptabilit�. Tout circule en liquide.

C'est son point faible.

Il y a forc�ment un tr�sorier.

Je le connais. Il n'a qu'� appeler Chicago ou la Nouvelle-Orl�ans

et dire: "Joe vient ce week-end. Avance-lui 50000 dollars."

II raccroche et l'argent est disponible. De l'argent sale.

Un nouveau bar s'ouvre

et on y joue gros jeu toute la nuit.

Les �tudiants y vont en bande.

Ils boivent. Ils flambent. Ils perdent leur chemise.

Ils se procurent une arme. Ils voudraient se refaire.

R�sultat: Un pompiste avec une balle dans le ventre.

4 jeunes accus�s de meurtre avec pr�m�ditation!

Tout �a parce qu'un certain M. Brown a d�croch� son t�l�phone.

Brown est intouchable.

Rien � lui reprocher. Pas m�me un P.V.

Son innocence me para�t suspecte.

Ce n'est pas un motif de condamnation.

- Innocent comme ce feu ! - Vous �nervez pas !

Il est innocent jusqu'� preuve du contraire.

A part �a, Capitaine?

Cette fille.

Susan Lowell.

Vous la faites filer depuis 6 mois. Pourquoi ?

C'est l'amie de Brown.

Notre piste la plus pr�cieuse.

On ne sait rien de Brown. Mais une femme, �a sait des choses.

Si j'arrive � la faire parler...

Voil� 6 mois que vous essayez.

Elle va � Las Vegas, vous aussi. Elle va � Cuba, vous suivez.

Et vous payez de votre poche.

Vous m'avez pas soutenu.

Je ne suis pas amoureux d'elle, comme vous !

Ce que je dis est officieux.

Je vous parle en ami.

Regardez les choses en face.

Vous ne supportez pas de la savoir avec ce truand.

Oubliez-la.

Vous �tes flic. Il y a des milliers de lois � faire respecter.

Pas le temps de sauver les filles perdues.

Elle vit avec Brown depuis 3 ans et demi.

�a en fait, des jours!

Et des nuits...

R�signez-vous.

Content que vous m'approuviez.

Ne partez pas. On vous suivrait.

M. Brown appr�cierait pas.

M. Audubon.

Ravi de vous voir.

Vous allez bien? �a fait des ann�es...

Vous avez tellement chang�. Je vous ai � peine reconnue.

Je suis rest�e la m�me.

Et votre m�re?

En Angleterre. Je ne sais trop o�.

J'ai entendu dire que Horowitz jouait un cycle Beethoven.

Le piano ne me passionne plus comme avant.

Voil� qui me d��oit.

Vous ne jouez plus ?

Je ne joue plus qu'� une chose: Au poker.

Vous dansez avec moi, M. Audubon ?

Mais certainement, Susan.

- Vous vous sentez bien ? - Mais oui, mais oui !

Le jour ou M. Brown la laisse sortir !

Je m'en charge personnellement.

J'ai pris des comprim�s. Je vais mourir.

Une ambulance !

Elle s'est �vanouie.

Tu te sens comment, Bennie ?

Paum�. �a va pas du tout, M. Brown.

Faut te battre. T'as du cran.

J'ai perdu 3 dents.

T'as perdu. Tu gagneras. Regarde Joe McClure.

Je lui ob�issais. A pr�sent, c'est lui.

Qu'est-ce qui nous diff�rencie?

On dort dans le m�me h�tel.

Il lui appartenait !

A pr�sent, il est � moi.

On mange la m�me viande. On boit le m�me bourbon.

M�me manucure. M�mes boutons de manchette.

Seule diff�rence, on fr�quente pas les m�mes filles.

Les femmes sentent la diff�rence. Elles ont de l'instinct.

Apr�s le 1 er, y a plus personne.

Le plus fort a gagn�.

Tu �tais plus fort que Martinez. Mais t'as craqu�.

Tu lui serres la main sur le ring et tu veux le battre ?

Ferme la porte.

Qui dirige le monde ? Tu as une id�e ?

Pas moi.

Exact. Pas toi. Mais ce qui est dr�le,

c'est que le peu qui nous s�pare, on sait s'en servir.

Moi, je l'ai. Pas lui.

Alors, qu'est-ce qui nous diff�rencie ?

La haine.

Hais celui qui veut ta peau. Faut le tuer, Bennie ! Le tuer !

Hais-le et tu gagneras le paquet.

Et les filles se bousculeront.

Faudra t'enfermer si tu veux dormir.

Mets-toi debout.

Pourquoi vous faites �a, M. Brown ?

T'aurais d� r�pliquer. T'as pas la haine.

D�chire son contrat. Il m'int�resse plus.

O� est Susan?

J'ai voulu vous avertir...

- De quoi? - Elle est � l'h�pital.

- Pourquoi ? - Elle a aval� des cachets.

Am�ne la voiture. Ach�te-moi des cigarettes.

O� est-elle ?

A l'h�pital.

Elle est mourante.

A l'infirmerie de la prison.

Voici M. Brown.

Que voulez-vous, M. Brown ?

Qu'elle sorte.

Rel�chez-la. Il veut la mettre en clinique.

- C'est un parent? - Non.

- C'est son mari. - Son ami.

Visites autoris�es mardi et vendredi. D�guerpissez.

Dis-lui de pas s'�nerver.

M. Brown est tr�s raisonnable.

Vraiment ?

Pas moi. Je lui rendrai la vie difficile,

� votre M. Brown.

Vous abusez de votre autorit�.

Normal, il me d�teste. Il gagne 96 $ 50 par semaine.

Mes grooms gagnent davantage.

Tu vois pas ? Il est r�glo.

Aucun �gard pour les sentiments.

Je veux qu'elle sorte d'ici.

Elle est accus�e.

- De quoi ? - D'homicide.

C'est grotesque.

Elle a attent� � sa vie.

- C'est un crime ? - Envers Dieu et le genre humain.

Donc, je la garde � vue.

Dis-lui que s'il l'inculpe...

Alicia...

Alicia...

N'approchez pas.

- Susan, �a va ? - Restez o� vous �tes !

Joe... dis-lui que j'aurai sa peau avant qu'il ait chang� de cale�on

et que la prochaine fois que je le verrai,

il chialera comme un m�me pour avoir 5 sacs.

Et dis-lui bien que je tiens ma parole.

Vous avez d� en faire du joli, pour en �tre o� vous �tes.

Mais je saurai vous ouvrir. Ensuite, j'op�rerai.

Je pr�f�re pas penser � ce que je trouverai.

Tu vois ? C'est un justicier.

Vous m'entendez, Mlle Lowell ?

Vous �tes m�decin ?

Je m'appelle Diamond. Je suis policier.

Laissez-moi tranquille.

Il faut que vous r�pondiez � mes questions.

J'ai froid! On ne peut pas mettre du chauffage ?

Du caf�.

Si vous marchiez, �a irait mieux.

Je veux dormir. Laissez-moi dormir.

Tenez, buvez-en un peu. Allez.

Vous �tes bien gentil. Tout le monde est gentil.

Je ne le m�rite pas.

Allez, buvez-en un peu.

Voil�.

�a fait du bien.

Pourquoi avoir voulu vous tuer ?

Je ne sais plus. Laissez-moi dormir !

Par jalousie ? A cause d'une femme ?

A cause d'une rivale ?

Vous avez parl� d'Alicia. C'est elle ?

Qui est-elle ? M. Brown la voit ?

Non, je ne sais pas. Je ne sais pas qui c'est.

- Mais ce nom ? - Je ne sais pas.

Mais si. O� l'avez-vous entendu la 1 �re fois ?

Je ne l'ai jamais entendu. Je l'ai vu.

O� �a ? Sur une lettre ?

Dans son appartement.

Il pleuvait dehors...

il y avait de la bu�e sur la vitre.

Il a �crit un nom dessus avec son doigt, comme �a.

Sur la vitre embu�e.

Alicia.

Et quand il m'a vue,

il l'a effac�.

- J'ai froid ! - O� est Alicia ?

Je l'ignore.

- Vous lui avez demand� ? - Il ne m'aurait rien dit.

C'est quoi ?

Des camions. Brown �tait furieux que vous lui parliez d'Alicia ?

Je ne connais pas d'Alicia. Allez-vous-en.

Vous avez sombr� depuis quatre ans.

Tentative de suicide. Vous risquez 6 mois.

Mademoiselle, un peu d'eau, s'il vous pla�t.

- Encore une question. - Non.

- Qui est Alicia? - A votre avis ?

Levez-vous !

Il y a une demande d'habeas corpus.

- D�j� ? - Joe McClure. Je lui dis quoi ?

Tu sais ce que �a signifie ?

En pratique, oui.

�a veut dire: "Tu peux avoir le corps." M. Brown peut l'avoir.

Il faut trouver qui est Alicia.

Rafle tous les voyous qui bossent pour Brown.

Et embarque Brown en personne.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Il est fou !

- Qui �a ? - Diamond. Il est dingue.

Tu sais quoi, McClure ?

J'ai parl� de toi aux flics. Tu sais ce qu'on m'a dit ?

Qu'est-ce qu'on t'a demand� ?

Le nom d'une fille, sans arr�t.

Il me demandait le nom de cette fille.

- Comme un fou ! - Il est f�l� !

Quelle fille ?

On m'a tellement bassin�... que je sais plus.

Alice machin-chose... Alicia ! C'est �a.

Tu leur as dit quoi ?

Ce que je sais:

Rien.

T'as bien fait, Fante. Tu sais rien. Absolument rien. Oublie pas.

J'ai le droit de t�l�phoner.

- A qui ? - A M. Brown.

M. Brown est en conf�rence avec M. Diamond.

Je peux refuser de subir ce test.

Je sais. Mais montrez-vous coop�ratif.

Et si je dis non ?

Je vous poserai des questions. Y en aura pour deux jours.

L�, je saurai si vous mentez en 2 mn.

Bon, allons-y. Finissons-en.

M'embarquer pour d�marchage ! Je vous croyais plus fut�.

J'aurais pr�f�r� pour meurtre, mais y en a pas eu.

Un officier de police aurait fait l'affaire.

Je vais dire un mot � la fois.

La plupart ne vous diront rien.

R�pondez ce qui vous vient.

- Si je dis "douceur"... - Je r�ponds "sucre".

- Si je dis "police" - Je r�ponds "96 $ 50".

- Pomme. - Poire.

- Bleu. - Oc�an.

Brown.

Appelez-moi "Monsieur Brown".

- Eau. - Whisky.

- Arme. - Autoris�e.

- Spaghetti. - Bettini.

C'est quoi ?

Quoi donc ?

Bettini.

Un resto italien, quartier nord.

Jamais entendu parler.

Trop cher pour vous.

- Poursuivez. - Femmes.

Co�teuses.

- Neige. - Blanche.

Alicia.

Quel nom ?

Un pr�nom de femme. Alicia.

- Non. - Non, quoi ?

J'ai dit non. Faut r�p�ter ?

- Vous connaissez Alicia ? - Bien s�r.

- Qui est-ce ? - Une jument qui m'a co�t� cher.

Vous mentez, M. Brown !

Au nom d'Alicia, votre coeur a fait un bond !

�a signifie que vous avez peur.

M. Brown n'a pas peur d'un cheval. Alors, qui est-ce ?

Tr�s bien, coffre-moi.

Coffre-moi, minable.

Emm�ne-le, Sam.

Au d�p�t ?

Non, qu'il retourne au caniveau.

M. Brown est un citoyen influent.

Le chef m'a appel� 14 fois.

La 15�me, j'ai r�pondu.

Au prochain appel, je suis vir�.

Qu'est-ce que vous fabriquez ? Expliquez-moi !

Je suis une piste. J'agis logiquement.

96 arrestations-bidon. Quelles explications fournir ?

Suffira d'en expliquer 95.

Qu'est-ce que je vais faire de lui ?

Allouez-moi 18000 $ de plus pour l'affaire Brown.

L'affaire Brown est class�e.

Kaput. Fini. Rideau. Termin�.

Le nom de ce voyou qu'on a pas ramass� ?

Ralph Bettini.

Depuis quand il a disparu ?

Environ sept ans. Pourquoi ?

L'�poque o�, apr�s le d�part de Grazzi,

Brown a pris la rel�ve.

Et alors ?

Regarde ce diagramme.

Le pic apr�s avoir dit "Bettini".

Bettini est le seul qu'on ait pas pu coincer.

Il est peut-�tre mort.

Non, il n'est pas mort.

J'ai v�rifi� � la morgue. Y a rien.

Si tu rentrais chez toi te reposer ?

J'ai une visite � faire d'abord.

Petersen �tait s�rieux.

Si tu d�connes, on se fait virer.

On perdra quoi ? 96 $ 50 par semaine ?

Tu manques pas de culot !

Salut, Rita.

Qu'est-ce que tu veux ? Je m'en doute !

Si on allait danser ?

J'ai fait que �a.

T'as disparu depuis 6 mois.

Tu veux un rendez-vous ? Fais comme les autres.

Appelle-moi d'abord. Une semaine � l'avance !

Je donne une petite f�te. J'ai pens� t'inviter.

Une petite f�te ?

Qui y aura ?

Rien que nous deux.

T'es pas dr�le, t'es foireux !

Ou tu m'embarques ou tu me l�ches.

Emm�ne-moi � ta f�te.

Tu es une belle fille, Rita.

Mais tu es stupide.

A peine un mot gentil, tu le g�ches.

Pourquoi tu perds ton temps avec un flic ?

Je pourrais me trouver un riche truand.

Branche-moi, toi qui as des relations.

Qu'est-ce qu'ils ont, les truands, qui s�duit les femmes ?

Truands... policiers...

Ce qui compte, c'est qu'ils nous fassent bien l'amour.

Comment elle s'appelle ?

Stupide, peut-�tre. Mais je m'y connais en hommes.

Eux, je les connais par coeur.

Donne-moi mes chaussures. Je rentre.

Mets-les-moi.

Si elle te refait des mis�res,

attends pas 6 mois.

Tu vois, je bois un verre.

Tu me prends pour une pocharde ?

La musique. Arr�te-la.

- J'aime. - Arr�te-la, je te dis.

Qu'est-ce qui te rend si joyeux ?

O� tu as trouv� �a ?

- �a te d�frise ? - Je te pr�f�re en blanc.

Mets plut�t une robe blanche.

Le blanc ne me pla�t plus.

C'est pour moi que tu t'habilles. Va te mettre en blanc.

Pas question.

Qu'est-ce qui te prend ?

Qu'est-ce que j'ai fait encore ?

En �coutant ce disque, � quoi pensais-tu ?

J'essayais de me rappeler comment j'avais pu t'aimer.

C'est si difficile que �a ?

Une femme devrait se rappeler son premier et unique amour.

Voil� pourquoi je ne peux te quitter.

On parlera d'amour plus tard.

Tu sais ce qui s'est pass� ?

On me raconte tant de choses. Je n'�coute pas.

Je ne te l'ai pas demand� - tu �tais malade -

Diamond t'a dit quoi?

L'inspecteur Diamond, commissariat du 93�me.

Il t'a cuisin�e 3 heures � l'h�pital !

- Il m'a parl� d'une fille. - Qui �a ?

Une nomm�e Alicia.

- Qui est-ce ? - Je ne sais pas.

Il a beaucoup insist�.

Rappelle-moi son nom ?

�a me dit rien du tout.

Susan, voyons, dis-moi ce qui te tracasse.

Je te hais et je te m�prise.

Tu veux me rendre fou ?

Qu'est-ce que tu veux ?

Dis-le moi.

- Rien. - Dis-moi.

Rien. Rien !

Il y a eu un appel pour vous.

- De qui ? - De Rita. Elle veut vous voir.

Dites, inspecteur !

Salut.

Rita s'habille dans sa loge.

T'en a mis un temps !

�a va, n'en rajoute pas.

J'ai rien de fameux � t'annoncer. Aide-moi.

Dis toujours.

T'as p�t� les plombs ? Rafler tous ces gars !

Ils sont tous fous de rage.

C'est tout ?

Ta t�te est mise � prix.

- O� tu l'as su ? - C'est un bruit qui court.

- Qu'est-ce que tu vas faire ? - Ce que j'ai toujours fait.

Tu cherches � te faire tuer ?

Brown ne tue pas. Il ach�te.

Alors, vends-toi ou d�gage.

Tu te fais du souci pour moi ?

Un peu.

C'est d�j� pas mal.

C'est beaucoup pour moi.

Ma musique !

Je te reverrai ?

Si je suis pas mort, tu me trouveras en taule.

- Ma main ! - Ta gueule! Viens m'aider.

Il va se r�veiller quand ? A No�l ?

M'amocher avec mon feu. Un comble !

J'vais le secouer.

Pas touche. M. Brown veut pas qu'il y ait de traces ou de plaies.

Je voudrais parler � M. Brown...

Laisse-moi m'occuper de lui. Deux minutes.

- Pourquoi ? - J'ai une question � lui poser.

Bon, vas-y. Il est � toi. Mais d'abord...

tu raques.

Entre amis, pas d'arnaque.

Allonge.

M. Brown t'a pas pay� ?

T'es pas M. Brown. Pour M. Brown, je kidnapperais un juge.

Et pour trois fois rien ! Mingo aussi. Pas vrai ?

- Combien ? - 100 $ . Et pour Mingo aussi.

100 $... chacun.

Demande-lui tout ce que tu veux.

Pourquoi tu m'as fait coffrer ?

R�ponds !

Pourquoi m'avoir coffr� ?

Je te cause. R�ponds-moi.

Pourquoi ?

Tenez, M. Brown. Je vous l'ai un peu attendri. Du beau boulot.

Fallait pas le toucher.

Je lui ai rien fait. Y a pas de l�zard.

T'as jamais voulu apprendre la technique.

Amenez-moi cette radio ici.

Allume-la.

Juste un emprunt.

On va lui offrir un concert.

- �a va, comme �a ? - Trop fort. Eteins.

Vous m'entendez, inspecteur ?

Juste une question et je vous laisse.

Qu'est-ce que vous cherchez ? Je peux vous aider ?

A propos d'Alicia ? Qu'est-ce que vous savez ?

Arr�ter tous mes amis ! Avec des mandats-bidon !

Qu'est-ce que �a cache ?

Mingo, � toi.

A quoi bon vous ent�ter ?

Parlez-nous d'Alicia.

A vous de r�pondre.

Va y avoir un joli solo de batterie. Un truc d�ment.

�a vous pla�t, la batterie ? R�galez-vous.

Je crois que M. Diamond a soif.

De l'alcool.

- Du white spirit ? - Non, �a le tuerait.

De la lotion � 40�.

Parfait.

Viens lui tenir la t�te.

Maintenant, l�che-le.

Du balai.

Visez-moi ce flic bourr�. C'est pas une honte ?

Attends.

Que faites-vous ici ?

Vous �tes ivre. Mes f�licitations. Entrez.

Oser enlever un de mes hommes ! Le frapper ! Le torturer !

Vous aviez raison. Ils ont peur.

C'est un d�but.

Occupons-nous de Brown.

Coffrons d'abord Brown et ses sbires.

Impossible. Regardez-vous dans la glace.

Pas de trace. Vous �tiez ivre.

Vous �tes venu de votre plein gr�.

Voil� pourquoi Brown vous a amen� ici.

Son t�moin N�1, c'est moi Petersen. D�sol�, Leonard.

C'est un cheval, un bateau ou une fille ?

- Quoi d'autre ? - Un autre nom: Bettini.

Entendu parler ?

Quel rapport ?

Sur les 97, c'est le seul qu'on n'ait pas appr�hend�.

Le d�tecteur de mensonge.

Asseyez-vous. Je me souviens de lui.

C'�tait le bras droit de Grazzi. Avant Brown, avant McClure.

Il a disparu.

- Mort ? - Non, terroris�.

Il n'a pas int�gr� le gang de Brown.

Aucun des anciens truands.

Bettini n'a pas attendu de se faire descendre.

Il s'est rachet� une conduite. Il s'est planqu�.

Vous savez o� ?

Je lui ai fait une fleur. J'aurais pu le coffrer sous un faux pr�texte.

Il ne le m�ritait pas, mais j'avais pas de preuve contre lui.

O� je peux le trouver ?

Il a trop peur pour parler.

S'il a si peur, il m'�coutera.

Entrez.

Attendez.

Laissez-moi une minute. Rien qu'une minute.

Le temps de fermer le r�chaud.

Il risque de causer un incendie. D'accord ?

�a fait longtemps que je vous attends.

Vous avez pourtant l'air d'un brave gar�on.

Brown sait recruter ses hommes.

Je me serais pas m�fi�.

Je peux m'allonger ? Ce sera plus facile.

Approchez.

Une balle devrait suffire.

Vous n'allez pas mourir, M. Bettini.

Pas d'argent � vous offrir.

Moi, j'ai une offre � vous faire.

Tr�ve de plaisanterie. Finissons-en.

Ce n'est pas M. Brown qui m'envoie. Je suis l'inspecteur Diamond.

Si vous m'aidez, je peux mettre fin � votre cauchemar.

Impossible.

Personne peut m'aider.

Comment vous aider, vous?

Je cherche une certaine Alicia.

�a vous dit quelque chose ?

Alicia, c'�tait la femme de Brown.

Qui vous l'a dit ?

C'est elle.

Une brave fille. En pleine sant�. Elle sortait de sa ferme.

Elle l'a �pous� quand il �tait maton.

Deux ans plus tard, c'�tait une pocharde finie.

Brown en a eu assez d'elle.

Il s'en est d�barrass�.

Prenez votre temps.

�a s'est pass� sur le bateau de Grazzi, en route vers le Portugal.

Alicia est arriv�e saoule � table.

Brown lui a dit d'aller cuver.

Elle l'a insult�.

�a a fait rire Grazzi. Mais pas Brown.

Je me rappelle l'air qu'il avait.

Il l'a frapp�e.

Elle s'est lev�e, elle a �t� son alliance.

Elle a eu du mal. Son doigt avait d�... enfler.

Et elle l'a jet�e dans l'oc�an.

Ensuite ?

Elle est partie dans sa cabine.

Je l'ai jamais revue.

Qu'est-elle devenue ?

Comment le savez-vous ?

Je connais Brown.

Moi aussi. C'est pas une preuve.

Y a l'ancre du bateau.

Eh bien ?

On a fait escale aux A�ores.

Le skipper en a achet� une neuve.

On l'a assassin�e, li�e � l'ancre et jet�e � la mer ?

J'ignore dans quel ordre.

Une fois � terre, j'ai quitt� le bateau.

Qui �tait le skipper ?

Un Su�dois.

Son nom ?

Je lui ai jamais parl�.

Quel genre ?

Il portait un uniforme...

C'est important, M. Bettini.

Le skipper �tait s�rement au courant.

Ou on l'a pay� pour �a, ou on l'a supprim�.

Essayez de vous rappeler son nom.

Allez-vous-en. Laissez-moi tranquille.

7 ans que je me tais ! A pr�sent, je parle trop.

Vous allez devoir me suivre.

Vous me coffrez ?

Le prochain qui se pointera ici ne sera pas de la police.

On vous prot�gera.

Pr�parez vos affaires.

J'ai tout sur moi.

Sauf �a.

J'en reviens pas que vous soyez flic !

Mettons que j'ai eu du pot.

Vous aimez les antiquit�s ?

J'ai pas les moyens.

Quand on est capitaine d'un bateau qui va au Portugal,

et qu'on sait la boucler,

on peut acheter beaucoup d'objets.

De quoi remplir un magasin.

Je te le r�p�te depuis 5 minutes,

mais tu ne m'�coutes pas.

Rassure-toi. On peut changer nos plans.

Va plut�t...

Que puis-je pour vous ?

Inspecteur Diamond.

Un nom qui vaut de l'or !

Je voudrais vous poser quelques questions.

A propos de vos achats.

Je tiens mes comptes en r�gle.

Tout est not�, noir sur blanc. Sauf quand je suis dans le rouge !

Il s'agit d'un achat effectu� en 1946.

En 1946 ?

D�sol�, je n'avais pas encore mon commerce. Je ne peux vous aider.

J'esp�rais que vous l'aviez not�. Il s'agit d'une ancre.

Je ne vois pas.

En 1946, vous �tiez le skipper d'un yacht priv�,

parti de New York pour Lisbonne.

Aux A�ores, vous avez achet� une ancre. Pourquoi ?

Je ne comprends pas.

Faites un effort.

Je suis extr�mement born�.

Le yacht en question appartenait � Grazzi.

Il est � pr�sent � M. Brown. Vous le connaissez ?

On a d�jeun� ensemble. Un monsieur tr�s bien.

C'est un truand.

D�jeuner avec lui n'est pas un crime.

Je d�jeune avec qui bon me semble.

M�me avec vous !

- Qui a pay� ce magasin ? - Moi, Dreyer.

Vous avez emprunt� votre argent au Groupe Bolemac.

Et le Groupe Bolemac... n'est autre que Brown.

M. Brown ne sort pas d'argent pour rien.

Vous lui �tes pr�cieux. Que savez-vous sur lui ?

Nils Dreyer. 821, Mason Avenue. C'est tout ce que j'ai � vous dire.

Depuis que je suis entr�, les choses ont chang�.

Brown sait que je vous parle.

Je n'ai rien dit.

Brown n'en sait rien.

En �change d'informations, je vous ferai prot�ger.

Mieux, je vous mettrai en prison.

Mettons que mon voisin de cellule ait une arme.

Un Su�dois de moins. Merci bien. Je pr�f�re rester born�.

Je vous informe que le magasin est ferm�.

J'ai un rendez-vous urgent. Excusez-moi.

Ce secret, cens� vous prot�ger, vous explosera � la figure.

Vous avez affaire � un homme sans scrupules.

M. Diamond, j'ai navigu� pendant 30 ans.

J'ai pris la mer � 14 ans.

J'ai tout essuy�: temp�tes, balles et torpilles.

J'ai fait naufrage 4 fois.

37 jours en radeau sans vivres.

Rien ne m'abat.

Je mourrai � Stockholm comme mon bisa�eul, � 93 ans.

Je n'ai peur de personne. Pas m�me de vous. Sortez.

Si vous changez d'avis, appelez-moi. J'enverrai une patrouille.

Assieds-toi, Joe.

Je le voulais vivant. Alors ?

Il �tait arm�, hein Fante ?

C'est vrai.

J'avais dit: pas d'arme. Qui a d�sob�i ?

J'�tais pas arm�.

C'est pas moi. Jur� !

Il m'a braqu�. Je devais faire quoi ?

Rien, ramolli du cerveau !

A pr�sent, vous deux, vaquez � vos affaires.

Changez rien � vos habitudes.

C�t� flics, motus.

Toi, monte te pieuter et bouge plus.

T'�tais malade, pig� ?

Si on te coffre, fais-toi sauter le caisson. Ce sera plus simple.

D�gagez.

Am�ne-toi.

- Pourquoi t'as fait �a ? - Il me braquait, je te dis.

Je veux pas me faire remarquer. Un meurtre, �a se remarque.

Et �a d�g�n�re. T'as pourtant rien du maniaque de la g�chette.

Tu as de l'exp�rience, Joe. Pourquoi t'as tir� ?

J'ai pass� l'�ge des armes � feu.

T'as pass� l'�ge tout court.

Tu m'aimes pas, hein ?

C'est toi qui aurais d� remplacer Grazzi, hein ?

Non, j'ai pas l'envergure.

Que tu dis !

Donne-moi ton feu.

Donne.

Tu vois, Joe.

Y a 2 secondes, t'avais ton feu.

On �tait seuls.

T'as voulu t'en servir.

Mais t'as pas pu.

Sur Dreyer, t'as pas h�sit�.

Parce que c'est un minus.

Comme toi, un minus.

T'as un job facile, bien pay�.

Cesse de te faire des illusions et tu mourras peut-�tre dans ton lit.

C'est tout.

- C'est vide. - Impossible !

On l'a ouvert?

- MIle Hartleby ? - Impossible, Monsieur.

C'est quoi ?

La garantie de Dreyer.

O� gardait-il son livre de bord ?

C'�tait un m�ticuleux. Il gardait tout dans son magasin.

Si vous cherchez le livre de bord de l'�t� 1946, il est l�.

Sam, demande un mandat d'arr�t contre Brown.

Motif ?

Par d�cision du tribunal,

tout ce qui est dans ce magasin m'appartient.

Dreyer avait 20 % .

Le Groupe Bolemac avait le reste. Or le Groupe, c'est moi.

Et Grazzi, alors ?

Je lui ai rachet�.

Pourquoi le Groupe br�lerait-il un livre de bord ?

Recouvrement de cr�ances. C'est loin d'�tre un crime.

Je vous ferai inculper de meurtre.

Le meurtre de qui ?

Le mien, s'il le faut.

Charriez pas.

C'est mon devoir de charrier.

Vous voudriez �tre � ma place.

Avoir mon influence et mon fric.

C'est impossible.

C'est pas une question d'argent, mais de personnalit�.

Vous n'�tes qu'un flic.

Lent, tranquille,

intelligent,

avec un sale caract�re et un flingue sous le bras.

Et une fille sur qui vous louchez.

Apr�s le 1 er, y a plus personne.

J'ai l'assistant du procureur.

Raccroche, Sam.

Allez-vous-en.

J'en ai pour une minute.

�a ne peut pas attendre ?

Qu'y a-t-il ?

Faites-moi une faveur.

Je vous en dois une ?

Quittez M. Brown.

Je vous ai dit de partir.

Sinon, c'est moi.

Vous croyez que c'est du vison ?

Que ce sont de petites b�tes cousues pour votre plaisir ?

Erreur !

- Cessez. - C'est de la peau d'�tres humains.

Des gens battus et vendus. D�pouill�s.

Drogu�s, assassin�s par M. Brown.

Je ne suis pas venu vous tourmenter.

Je ne vous demande pas de me revoir. Mais sauvez-vous. Quittez-le.

Comment ?

Vous n'avez qu'� partir.

Est-ce aussi simple ?

Vous savez bien que je ne peux pas.

Je vis dans un labyrinthe.

Un �trange labyrinthe, obscur, tourn� vers le pass�,

o� tous les chemins me ram�nent � M. Brown.

Je ne vous crois pas. Jamais de la vie !

Pourquoi vouloir changer ma vie ?

On dit que je vous aime.

Moi, je r�ponds que je fais juste mon boulot.

Vous �tes venu pour �a ?

Je vous ai apport� un cadeau. Faites-en ce que vous voudrez.

- C'est quoi ? - Une photo de la femme de Brown.

Elle s'appelait Alicia.

Demandez-lui ce qu'elle est devenue.

Qui est-ce ?

D�j� ?

Le concert t'a ennuy�e ?

Ne me touche pas !

J'ai � te parler.

- Plus tard. - Non, maintenant.

Viens que je te montre.

- Qu'est-ce que c'est ? - Ma banque.

Cette chambre forte chez moi aurait �t� trop rep�rable.

Pas de ch�ques. Rien que du liquide.

Je ne me fie qu'� moi-m�me.

Ou � toi, peut-�tre.

La confiance r�gne.

- Qui as-tu vu, au concert ? - Personne !

Un nomm� Diamond.

Pourquoi demander si tu le sais ?

Mais personne ne peut te dire si je t'aime encore.

Il t'a dit quoi ?

Qu'il est amoureux de moi.

T'aimer, lui? Il peut pas! Pas plus que cette machine.

Il m'a offert un cadeau.

Quoi ? Des menottes ?

Je veux la voir.

Voir ta femme, Brown.

- Impossible. - Elle est morte ?

Non, elle vit en Sicile dans la maison de Grazzi.

Cette photo date d'un mois.

Pourquoi te l'envoyer ?

Elle veut revenir.

Pourquoi l'as-tu quitt�e ?

- Motus. - Moi, je veux savoir.

J'ai mon amour-propre.

Tu m'as fait perdre le mien.

Je vais te le dire.

J'�tais amoureux d'elle. Moi, un gardien de prison !

Pour elle, je me suis �lev�.

Rien ne m'effrayait. Tout le monde me respectait, sauf elle.

Elle m'humiliait par plaisir.

Elle buvait, elle me trompait.

Pour la corriger, je l'ai emmen�e sur le bateau de Grazzi en Sicile.

Elle a disparu. Je l'ai cherch�e des mois.

Devine o� elle �tait ? Elle vivait avec Grazzi.

Parce qu'il �tait plus fort.

Tu sais tout d'Alicia.

Bonsoir, Mlle Rita. Comment vous sentez-vous ?

Bien seule, Fred.

Je ne reprends qu'� minuit.

M. Diamond est sorti. Vous l'attendez l�-haut ?

Que fait-il de ses soir�es ?

Il bosse.

Je le tuerai.

Faites pas �a. Il paie son loyer. Il me manquerait.

Autant qu'� moi.

Non, je suis r�veill�.

Quand �a ?

Je comprends.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Un contrat pour M. Brown.

Sur qui ?

Diamond.

C'est ouvert.

Quoi encore ?

Gamberge pas. Laisse tomber. �a la ressuscitera pas.

Sachs, 5�me Avenue.

Elle avait mis ses plus belles pompes.

Petersen va mettre le paquet.

Laisse tomber.

J'ai dit: Laisse tomber !

Pas besoin de v�rifier les empreintes.

Cette chambre porte sa signature: Brown !

Il voulait me tuer. �a le d�mangeait. Moi aussi.

- Alors ? - L'affaire est close.

Je devine...

T'es devenu t�l�pathe ?

Assieds-toi !

Fais-moi plaisir. Donne-moi ton arme.

Je la traitais comme un accessoire.

Elle m'appelait, je l'appelais...

Te torture pas, tu deviendras fou.

J'ai lu les journaux, ce matin.

Je suis navr�e, je regrette profond�ment...

Que j'y sois pas rest� ?

Dites ce que vous avez � dire.

J'ai quitt� M. Brown.

Un peu tard.

C'est lui qui l'a tu�e. Ses hommes l'ont ex�cut�e.

Vous avez la preuve ?

Que Mingo et Fante ont tu� ? Qu'il leur a ordonn� ?

Asseyez-vous.

- Il sait que vous �tes partie ? - Il le saura.

J'ai ouvert son coffre.

Pourquoi ?

Je voulais vous aider.

Il y met quoi ?

- Des armes et de l'argent. - �a ne constitue pas un crime.

J'ai vu autre chose.

A propos d'Alicia.

Elle a �t� assassin�e ?

J'ai la preuve qu'elle vit.

Vous divaguez ?

Elle vit en Sicile avec Grazzi.

- Impossible ! - Elle a envoy� �a � Brown.

C'est bien Alicia. Plus �g�e que sur le bateau.

Elle doit �tre...

�a n'a pas �t� pris en Sicile.

Il y a de la neige.

Oui, c'est bien la m�me fille.

C'est s�r qu'elle a chang�.

Serait-elle truqu�e ?

Elle a �t� prise avec un objectif ordinaire...

Quand a-t-elle �t� prise ?

On l'a tir�e sur "Varigam".

Autrement dit ?

Un papier qui date de 18 mois.

Vous reconnaissez ce poteau indicateur ?

Non, je vais v�rifier.

Faites vite.

Alicia est en vie. Pas de meurtre. L'affaire est close.

C'est peut-�tre plus grave.

Le contre-espionnage recherche Grazzi depuis des ann�es. En vain !

Est-il jamais all� en Sicile ?

Et Bettini, alors ?

Un meurtre a bien eu lieu � bord.

Mais Bettini s'est tromp� sur la victime.

Minute. Expliquez-vous.

On a suivi une mauvaise piste.

Brown n'a pas tu� sa femme, il a tu� son patron, Grazzi.

C'est pourquoi il est introuvable.

Grazzi est au fond de l'Atlantique, attach� � une ancre.

Superbe th�orie, Leonard. Superbe.

Le hic, c'est que c'est impossible � prouver, faute de t�moin.

Ah, voyons �a.

Le poteau indique la route 225 A.

C'est o� ?

C'est une voie secondaire � l'ouest de la route c�ti�re.

Je ne comprends pas. Je m'appelle Anna Lee Jackson.

- Jamais travers� l'Atlantique ? - Je m'en souviendrais s�rement.

Les fleurs, �a vous conna�t.

C'est quoi ?

Des roses tr�mi�res.

Comment vous y prenez-vous ?

Il faut les aimer.

Elles le sentent.

- Mon Dieu ! - Quoi ?

Une chenille qui mange les boutons.

Vous ne la tuez pas ?

J'en serais incapable. Je ne peux m�me pas couper ces fleurs.

Pour les admirer, il faut les voir vivantes.

Et non en train de se faner et de mourir dans un vase.

Vous �tes tr�s sensible.

Je crois savoir pourquoi.

Vraiment ?

Parce que vous avez vu votre mari tuer Grazzi.

Je vous �pelle son nom: G-R-A-Z-Z-I.

J'ai une photo de vous qui date de 7 ans. Vous pouvez la garder.

Des amis � vous. L'un est vivant, l'autre mort.

Ecoutez-moi bien:

Brown n'a rien d'une chenille.

Il d�vore pas les fleurs, mais les gens.

J'avais une amie, une femme de 24 ans.

Brown l'a tu�e hier soir, en croyant que c'�tait moi.

Je refuse d'�couter ! Je suis malade ! Malade !

En effet, Alicia ! Vous �tes malade de peur !

Mais on vous prot�gera, ne craignez rien.

Vous le savez, car vous �tes saine d'esprit.

Je pr�f�re �tre... folle mais en vie

que saine d'esprit... et morte.

J'ai mal.

C'est pas cass�.

- Mais �a fait mal. - Bois.

- J'ai bu et je souffre. - Bois encore.

Tu veux pas comprendre...

J'ai une grande nouvelle.

Brown est fichu. La police a trouv� Alicia. Elle va se d�gonfler.

Brown est foutu. Ray� de la carte !

C'est toi qui le dis !

Grazzi, on peut se fier � lui.

- Grazzi est mort. - Depuis quand ?

Sept ans.

Et ses t�l�grammes ?

Ils sont de Brown. Brown l'a tu�.

Il s'est tu pour mieux r�gner.

Pourquoi vous la surveillez plus, cette Lowell ?

Elle a tout crach� � la police.

Brown a perdu son charme.

Que proposes-tu ?

De le tuer.

Et ce soir. Pas demain.

Il mourra t�t ou tard.

Les copains lui feront payer sa trahison.

Mais si on fait vite, on rendra service � tout le monde.

On sera bien peinards.

Marre de jouer les nounous pour ses mijaur�es !

Faut se conduire en hommes.

R�p�te-moi tout. Et prends ton temps.

On est en avance.

Ils devaient atterrir � 1 h.

Ils voulaient pas �tre � la bourre.

Bizarre qu'ils t'aient pr�venu, toi.

C'est une op�ration sp�ciale.

Ils veulent 200000 $ en petites coupures.

Je les ai. Pourquoi ils s'affolent ? C'est calme, chez eux.

Ils ont rien voulu me dire au t�l�phone.

Aucune explication ?

A ton avis ?

On va �tre fix�s.

Alors, Monsieur Brown ? On se sent plus si fort ?

Tu m'as piqu� mon job et mon h�tel. Tu croyais pouvoir m'�liminer ?

Pauvre con !

T'es qu'un gagne-petit !

R�glez-lui son compte. Et que �a saute !

Minute ! Qu'est-ce qui vous prend ! Vous �tes cingl�s !

C'est moi, McClure ! Vous me reconnaissez pas ?

Non, Mingo ! Je te filerai tout mon bl�.

10000 ! 20000 ! Tout !

Non, Fante. Fais pas �a !

M. Brown, dites-leur. Je ferai ce que vous voudrez.

Je partirai. Vous me reverrez plus.

Les laissez pas me tuer !

Piti�, M. Brown ! Je veux pas mourir !

Tu me fais piti�, Joe. Je te fais une fleur.

T'entendras pas les balles.

Dites � Petersen que j'ai fini.

Vous �tes de la police ?

Qui �tes-vous ?

Je m'appelle Susan Lowell. Je viens t�moigner contre M. Brown.

Pas moi.

Je ne peux pas ! Ne me suis-je pas assez humili�e ?

Pas tant qu'il sera en libert�.

Je suis la ma�tresse de M. Brown depuis quatre ans.

Les filles lui couraient toutes apr�s.

Je n'en suis pas fi�re.

Pourquoi avoir attendu 4 ans ? Pourquoi avoir commenc� ?

Je ne sais pas.

Non, c'est pas vrai. On m'a pr�venue, mais

je ne le croyais pas.

Regardez-la, Alicia. Regardez-la bien !

C'est vous, il y a 10 ans.

Si vous aviez parl�, votre vie aurait �t� transform�e !

Parce qu'il vous a tu�e. Il vous a enterr�e vive.

Parce que c'est un assassin. Ce n'est qu'un assassin !

Je n'�coute pas.

Il a tu� Grazzi, hein ?

Vous l'avez vu ?

J'ai jamais dit �a.

D'ailleurs, Grazzi m�ritait de mourir.

Et la fille qu'il a tu�e, elle m�ritait de mourir aussi ?

Quelle fille ?

Celle dont je vous ai parl� � l'asile, vous vous souvenez ?

Tenez, cette fille-l� !

Il l'avait jamais rencontr�e ni vue !

Onze balles dans le corps.

Le lendemain, Mlle Lowell a d�jeun� avec lui.

Il a command� deux oeufs au bacon. Dites-lui, Susan.

Il les a mang�s en lisant son journal,

en regardant la photo de cette fille, � la morgue.

Je dirai ce que je sais.

Conduisez-la chez le procureur.

Capitaine, Ma�tre Malloy, avocat.

J'ai une demande d'habeas corpus pour Alicia Brown.

On n'a pas de Mme Brown.

Voici Anna Lee Jackson.

Elle n'est pas en �tat de parler.

Pour vous, c'est une promotion. La presse parle de vous.

On a trouv� le corps de McClure, cribl� de balles.

C'est un acte de panique ! M. Brown est en train de craquer.

Sam, va cueillir Fante et Mingo.

Apr�s Dreyer et Rita, McClure.

Ils n'auront pas d'alibis pour 3 meurtres.

Mingo, arr�te de boire �a !

Mingo, arr�te, je te dis !

Faut que tu manges.

J'en ai marre du salami.

C'est tout ce qu'on a.

Il va venir quand, Brown ?

On va moisir longtemps ici ?

�a fait que deux jours.

J'en peux plus, Fante.

Mon pouce s'est infect�. �a fait plus mal qu'une rage de dents.

Les flics, �a fera plus mal.

Quelles preuves ils ont ?

Pas besoin de preuves.

Ils ont trois mandats contre nous.

De toute fa�on, ils peuvent rien prouver.

Tu crois que si ?

Tu sais combien de temps �a prendrait ?

On serait en taule pour trois ans. Du calme.

Brown nous fera quitter la ville. Ensuite, on reviendra.

On risque rien ici ?

Grazzi a fait creuser cette cache du temps de la prohibition.

Personne la conna�t.

Ras-le-bol de cette ville !

Quand on se taille, c'est pour de bon, hein ?

Ce sera coton de quitter cet h�tel. �a doit grouiller de flics.

J'y croyais plus !

On se calme.

Il est 4 h de l'apr�s-midi.

A 5 h 30 du matin, � la rel�ve des flics, je viendrai.

Y aura une tire ?

Patientez. Voil� de quoi manger.

Je devenais dingue !

Vous avez �t� braves. Voil� assez de bl� pour tenir longtemps.

Partagez-le sans vous disputer.

- Combien y a ? - M. Brown est g�n�reux.

On va voir.

Donne �a.

La police est en bas.

Une autre bouteille.

Mingo vit encore.

- C'est pas possible. - Si.

Je veux pas y retourner.

On a besoin de votre t�moignage.

Qui t'a fait �a ?

Personne.

Qui a tu� Rita ? Qui a tu� McClure ? Qui t'a pay� ?

Personne.

Tu es br�l� au 3e degr�. Tu vas mourir.

Je mourrai pas. Pas moi.

Pas toi ?

Et Fante, non plus ?

M'abandonne pas, Fante.

Il est mort. Tu� par celui qui a voulu te tuer.

Le temps presse, dis-nous qui c'est. Pour Fante.

Il aurait pas d� faire �a.

Il aurait pas d�.

D'accord, je vais le dire. Mais c'est pas pour vous.

Il aurait pas d� faire �a � Fante.

Vite ! Qui l'a fait ?

Qui t'a pay� pour tuer la fille ?

Monsieur... Brown...

Sam a �t� touch�.

- O� est-il? - A l'h�pital. Il s'en tirera.

Seulement, Susan a disparu.

Fais-lui signer sa d�position.

Brown doit avoir tout pr�vu. Par o� peut-il s'enfuir ?

Vous �tes policier. A vous de trouver.

Il est avec Susan Lowell.

Je bougerai pas le petit doigt pour elle. Qu'elle en bave, comme moi.

C'est lui qui vous a l�ch�e. Pourquoi vous en prendre � elle ?

Je la d�teste, comme toutes celles qui ont eu affaire � lui.

Et moi, vous me d�testez ?

Non!

Alors, aidez-moi � le retrouver.

Je veux retrouver mes fleurs.

Personne n'a d� s'en occuper.

Je n'ai pas envie de vous aider.

Mais je vais le faire.

Cet avion devrait �tre l� depuis une heure !

Des ann�es que je paie cet imb�cile de pilote !

Il attend quoi ?

Recommence pas !

Je veux qu'on me rep�re.

Recommence pas !

Qu'est-ce qu'il fait ?

Tout devait marcher comme sur des roulettes.

Et tout foire.

On peut se fier � personne !

Sors de l�, Brown.

T'es coinc�.

Tu es fait. L�che ton arme.

Viens la chercher.

Am�ne-toi !

Je t'emm�ne en prison.

Non, pas en prison !

Tue-moi d'abord. Vas-y, tire !

Tue-moi, sale flic !

En route, truand !

J'irai pas en prison. Je veux pas ! Tuez-moi !

Adaptation: Bernard MOCQUOT

Sous-titrage: CEDRA PRODUCTIONS

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