All language subtitles for Panda s02e06 Entree, plat, deces

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Original subtitles

Musique légÚre

- Tu cours trop vite. Tu cours trop vite!

...

C'est fini!

Tu bouges plus.

Retourne-toi trĂšs lentement.

Retourne-toi!

OK, OK.

Je suis coupable. Mais je suis pas le seul.

Je te rappelle qu'on l'a fait ensemble.

D'ailleurs, c'est pas l'heure du bib', lĂ ?

Pleurs

...

Oh lĂ  lĂ ! Oh lĂ  lĂ ...

...

Coups de klaxon Pardon.

OK. ...

- Eh. - Oui, pardon.

Excusez-moi.

Ah. Vous ĂȘtes matinale.

Je crois que ça va ĂȘtre une belle journĂ©e.

Je demande

ma mutation.

Musique légÚre

...

...

- Bienvenue chez Gaya. Vous avez

- une réservation? - Non.

- Vous avez une scĂšne de crime, non? - Victor.

Victor.

Ouh, ouh!

OK. J'ai une réservation.

Qu'est-ce qu'on fait ici?

- J'ai réservé pour 3, rien que pour nous 3, comme ça.

Et puis j'ai pensé à toi.

Ici, on est chez le chef Vivien Saddier.

C'est un petit gars du cru qui fait que du local, que du bio.

Il a son petit potager. Sa cuisine est écoresponsable.

Hein? Et il a une nouvelle carte

avec des trucs de dingue. Ravioles

- de langoustine. - La question, c'est: "Pourquoi? "

Moi, j'en ai aucune idée.

- Ca va, le pain? - Ouais, ça va.

C'est quand,

la derniÚre fois qu'on s'est retrouvés tous les 3

autour d'une bonne bouffe?

JAMAIS.

Ouais. C'est ça, le problÚme.

On passe nos journées ensemble et on fait que se croiser.

C'est pour ça que j'ai eu la bonne petite idée

qu'on se retrouve lĂ , de maniĂšre informelle,

pour qu'on se parle.

Peut-ĂȘtre qu'on a des choses Ă  se dire, Ă  Ă©claircir.

Tous ensemble. Des décisions un peu...

précipitées.

A reréfléchir.

Hein?

Pour une fois

qu'on est pas autour d'un cadavre.

RĂąle

...

Monsieur, ça va?

Monsieur! Monsieur!

...

Laissez-moi faire.

Je vais y arriver! Allez, monsieur! Respirez!

Allez!

Allez! Ah!

- Laissez-moi faire. - Ca va aller.

- Laissez-moi faire! Vous m'entendez?

Aidez-moi à le mettre sur le cÎté.

Monsieur, vous m'entendez? Monsieur?

Monsieur, respirez.

Oh, oh! Vous m'entendez?

VoilĂ  le coupable.

Ca a obstrué les voies respiratoires.

Une fausse route.

C'est un accident?

Bon.

La jeune fille est sous le choc.

Elle s'en veut de pas lui avoir sauvé la vie.

C'est Clémentine Meunier,

la seconde du chef Saddier.

Il connaissait la victime, un peu comme tout le monde.

C'est Régis Lecomte, le critique gastronomique

le plus réputé de la région.

- En tout cas, il était en train de bosser.

Pardon, mais c'est son job de savoir mĂącher.

Ben oui.

- Ca aussi, c'est bizarre. - Non, c'est toi.

Non. Sens.

Je sens rien.

- Moi, si. C'est un des effets du jeûne.

- Ca décuple les sens. - Quoi?

- Excusez-moi. Du jeûne.

Dites, c'est quoi, ça?

- Une infusion froide recouverte d'un voile de gelée.

On la sert en début de repas pour ouvrir le palais.

Magnifique.

- Vos cuisines sont oĂč? - LĂ -bas.

VoilĂ .

Musique de suspense

...

Panda, on cherche quoi?

...

Aucune idée.

Un feeling. Oh lĂ  lĂ ...

...

Il sifflote.

...

Ben!

Ouais, une seringue.

- Ca s'utilise pas mal dans les restaus,

mais avec cet ingrédient, beaucoup moins.

C'est quoi?

Oh, pardon.

Désolé, c'est parti tout seul.

T'inquiÚte pas, ça tache pas.

- C'est du... - Du quoi?

Du sirop pour la toux.

Du sirop pour la toux?

Ouh lĂ . Ca tache, en plus.

Désolé. J'ai menti.

- Et ça peut tuer? - Tout peut tuer.

Si vous frappez suffisamment quelqu'un avec une éponge,

il finira bien par y passer.

Bref.

Ce sirop est inoffensif.

Mais en ingĂ©rer avant un repas peut ĂȘtre dangereux.

Ils contiennent des anesthésiants, comme la lidocaïne.

Ca endort le pharynx et ça favorise les fausses routes.

- C'est un meurtre Ă  base de sirop pour la toux?

Pourquoi on étudie la criminologie?

- Dire que s'il avait jeûné, il serait encore en vie.

Musique légÚre

...

L'infusion qui l'a tué

est entiÚrement préparée avant le service.

Ils récoltent les herbes dans leur potager.

Ils infusent, ils versent la préparation dans un verre,

ils scellent avec un voile de gelée.

- OK. On a utilisé la seringue pour percer le voile de gelée.

Le sirop a été ajouté au dernier moment,

avant d'envoyer le plat.

Stan, qui prépare tout ça?

Hubert Andrieu, un commis.

Stan,

il se passe quoi?

- Rien, à part le fait que vous organisez des déjeuners sans moi.

Rien.

Sur ce, j'ai du travail.

Et quand je dis que j'ai du travail, c'est faux.

Je vais faire la gueule.

- Vous avez pu creuser sur la victime?

Oui. 10 ans de carriĂšre,

500 critiques, des articles partout.

Une vie privée désertique.

Il était dédié à son travail.

- Il a Ă  peine eu le temps de commencer sa 1re critique.

- Le but Ă©tait peut-ĂȘtre d'empĂȘcher la critique.

- Le chef Saddier aurait tué Lecomte?

- Ca fait un bon mobile. - Mmh.

Donc il faut interroger le chef et le commis.

- Jean-Marc, ouais. Tu veux déjeuner? Ah ouais.

Je suis libre. Avec plaisir.

Asiatique, ça te dit?

Allez! Top. J'ai tout l'aprĂšm.

Je vous jure.

L'infusion, je l'ai faite comme d'habitude.

La seringue, ça peut ĂȘtre n'importe qui.

Je surveille pas mes assiettes.

Je cours dans tous les sens. Je n'ai pas que l'infusion

ou le sashimi de boeuf.

Je gĂšre aussi les tartelettes au citron.

Oh...

J'ai dit quoi?

- Oh... Non, pardon. Je suis en plein jeûne.

Alors quand j'entends le mot "tartelette", ça me travaille.

Désolé.

Vous y ĂȘtes pour rien.

Le problÚme avec le jeûne, c'est que ça me rend moins patient.

Et je vais faire des raccourcis. Je me connais.

Du genre: la seringue, elle était ici.

Et vous étiez là aussi.

Vous voyez ce que je veux dire?

Ecoutez,

je sais un truc.

Mais je tiens Ă  ma place dans cette brigade.

Bosser avec le chef Saddier,

c'est la chance de ma vie.

- Je croyais que c'était un accident.

- Un accident pas si accidentel.

Vous saviez que Régis Lecomte venait.

Vous vouliez le descendre avant qu'il le fasse?

- C'est pas du tout ce que vous croyez.

Avec Régis,

on était amis. C'est tout.

C'est Régis qui m'a poussé à acheter le Gaya.

Sans lui, j'en serais jamais arrivé là.

C'est pas un critique qui est mort aujourd'hui.

C'est mon meilleur ami.

Meilleur ami, ouais.

Avec qui vous vous ĂȘtes

littéralement battu.

Ben ouais.

Il y a 6 mois,

il y a eu une grosse dispute entre Lecomte et vous.

Et ça a plutÎt mal tourné, parce qu'il a fini aux urgences.

- C'est une connerie. Vous pouvez pas comprendre.

Quoi?

Ce métier.

Que ce soit le prix des matiĂšres premiĂšres, les labels,

la pression de la concurrence.

On essaie de garder la tĂȘte hors de l'eau

et finalement, on coule sous les dettes.

- Vous lui avez emprunté de l'argent?

J'avais trop honte.

Je lui ai dit que c'était pour ouvrir un 2e restaurant.

D'accord.

Vous avez pris son argent pour éponger vos dettes.

Il l'a compris et vous en ĂȘtes venus aux mains.

Et aujourd'hui, il est mort.

On s'était réconcilié.

J'allais le rembourser.

Il le savait.

Il le savait.

- Qu'est-ce qui se passe lĂ -dedans?

Y a rien qui marche.

Alors? Ca a donné quelque chose?

- Ouais, on avance. Il y a 2-3 mystÚres à régler.

C'était quoi, ce bordel, à midi? Qu'est-ce qui vous a pris?

Pardon, mais...

vous m'annoncez que vous partez, sans me donner d'explication.

Je fais quoi?

Vous dites rien.

- Quand j'ai un souci avec mes gosses, on s'en parle.

- Oh... Faut arrĂȘter. On est pas vos gosses.

Vous ĂȘtes pires.

Eux, au moins, ils m'écoutent.

Je comprends pas. Tout fonctionnait bien.

Vous, moi, Victor.

- Ca fonctionnera mieux sans moi. Vous survivrez.

- Stan. - Stan, il survivra aussi.

Non. Stan, lĂ .

- C'est pas possible, c'est pas possible.

- Stan, tu te calmes! - C'est pas possible.

Non, mais... 1: Vous ĂȘtes avec le lieutenant Pandaloni.

2: Vous ĂȘtes

enceinte du lieutenant Pandaloni. 3: Vous le quittez.

- Je te demande de garder ça pour toi, s'il te plaßt.

- Mais ça fait 3 secrets, là. C'est gros.

Et ici, c'est devenu le temple des secrets.

J'arrive mĂȘme plus Ă  faire pipi sans angoisser.

- C'est ma décision. Je te demande de la respecter.

Si tu veux qu'on enquĂȘte ensemble, tu vas devoir tenir encore un peu.

D'accord?

- Ca veut dire que c'est votre derniĂšre enquĂȘte?

Musique douce

...

Je vais vraiment vous manquer?

...

Vous Ă©tiez oĂč?

AUX TOILETTES.

Le jeûne fait

de l'effet. J'ai été bad cop avec le commis.

- En attendant, ça nous a permis de mettre la pression au chef.

Il est pas net.

- Tu crois pas à leur réconciliation?

- Il a un mobile. Et c'est le 1er

à avoir débarqué quand la victime s'est étouffée.

Presque trop vite,

comme s'il savait ce qui allait se passer.

Il a entendu les cris.

De la cuisine?

Avec le bruit, les hottes et tout.

On va vérifier.

- Stan, tu viens? - Bien sûr, lieutenant.

Je veux profiter de chaque instant.

...

Il met la hotte en route.

Stan, tu peux y aller.

Ah!

Ah!

Ah!

- VoilĂ . Il a rien pu entendre.

- C'est chelou qu'il soit arrivé au bon moment.

Oui.

- Attends. Sauf s'il était pas ici.

Oh.

Ah!

Ah.

Ah!

- C'est bon, Stan. Tu peux arrĂȘter.

Ben, voilĂ .

On sait oĂč il Ă©tait.

- Que foutait-il lïżœ en plein service?

Waouh...

ProcĂšs-verbal, procĂšs-verbal, reconnaissance de dettes,

- liquidation judiciaire. - Oh.

Impayés.

Impayés.

- C'est quoi, ce truc? - Quoi?

- Je sais pas. C'est quoi, ça?

De la sauce samouraĂŻ.

- Ah. - J'adore la sauce samouraĂŻ.

Oh lĂ  lĂ ...

Lola.

Oh!

Oh lĂ  lĂ !

C'est gĂȘnant, lĂ .

- Pardon. - Ca va pas ou quoi?

J'adore

- la sauce samouraĂŻ. - OK.

Attends.

Oh lĂ  lĂ ... Attends.

- Mais non. - VoilĂ !

Oh lĂ  lĂ . Mais oui.

Oui! Attends. VoilĂ !

LĂ , on parle de cuisine.

OK! Oh putain...

Oh lĂ  lĂ !

Mmh!

Musique légÚre

Cris et rires

...

...

- J'ai des questions Ă  vous poser.

Le grand chef Vivien Saddier carbure au kebab?

Je le livre depuis des semaines.

Presque tous les midis.

Il assume pas, donc je lui passe sa commande derriĂšre le restau.

Panda, t'es ridicule.

- J'entends trĂšs bien de lĂ .

Vous l'avez livré aujourd'hui?

- Mmh. - Quand précisément?

- 12 h 15. Je l'ai appelé en arrivant.

AprĂšs, il me parle de ses problĂšmes, meskine.

Il va pas bien.

- Vous avez parlé longtemps? - Un quart d'heure à tout casser.

Vous voulez rien?

Allez!

Offerts par la maison. Garantis 2 mois.

Mayonnaise-salade, jamais malade.

Tada!

Tada, oui.

Je peux pas m'approcher. Sinon, je replonge.

- Et avec le jeûne, c'est... - Oui.

Le chef Saddier avait bien plongé. Du coup, ça l'innocente.

Il était pas en cuisine

quand on a envoyé le plat,

et le sirop a été mis au dernier moment.

- Innocenté par un salade-tomates-oignons.

- Ouais. - T'en as pris 2?

Ouais.

- Je viens de te dire que je...

C'est pour moi.

Tu vas t'enfiler 2 kebabs?

C'est fou, tu manges pour 2.

- Panda... - Pardon, mais lĂ ,

l'odeur, c'est...

Ca m'agresse un peu. Ca pique.

Je te laisse.

Je suis lĂ . D'accord?

D'ac?

Bon app'!

Musique douce

...

Musique légÚre

...

Les collĂšgues

sont venus, mais comme la victime

voyageait beaucoup, y a pas vraiment d'affaires.

Ouais.

Tu sais que si tu ralentis encore plus, tu recules.

C'est le jeûne, ça m'épuise.

- Mange un truc. On va finir avec un 2e cadavre.

- A un moment, il va y avoir un pic d'énergie.

C'est prouvé scientifiquement.

Ca s'appelle le pic d'énergie du jeûne. Et alors là...

C'est quoi, cette équipe?

Entre lui qui est fatigué parce qu'il est en jeûne,

vous qui ĂȘtes...

en.. enquĂȘtrice,

vous qui ĂȘtes enquĂȘtrice,

moi...

Allez! On enquĂȘte ou on papote?

- Niveau bouffe, on est pas sur le strict minimum.

Le mec collectionnait les légumes.

- Patates douces, butternut, fraises...

Carottes, betteraves.

C'est pas que des légumes, c'est la carte du restau.

Il faisait des trous dedans.

Et lĂ  aussi.

- Il torturait des légumes. C'était un psychopathe.

Pardon. Je suis émotif.

- Il avait tous les légumes de la carte de chez Saddier,

et il faisait des trous dedans.

Pas des trous.

Des prélÚvements.

Des pesticides? Impossible.

- On en trouve dans tous vos légumes.

On a fouillé dans les affaires de Régis.

Il a envoyé des échantillons à des labos, et ils sont formels.

Désolée.

Mon projet est bĂąti sur le bio.

Si je contamine mon potager, je perds tout.

Mes labels, mes certifications, tout.

- Il est mort avant d'avoir les résultats.

Il est peut-ĂȘtre mort pour ça.

Il voulait me prévenir?

- En tout cas, il enquĂȘtait et il a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©.

- Il ne me restait que ma réputation.

M. Saddier,

on sait que vous mettez plus les pieds en cuisine.

Je suis plus capable.

Vous avez une idée

de qui voudrait vous nuire?

Euh...

on va interroger votre brigade. Comment on peut les contacter?

- Ils seront lïżœ pour le service du midi.

- Vous étiez censés fermer jusqu'à nouvel ordre.

- Je peux pas perdre des réservations.

- On va pas les interroger, on va les observer.

Y en a bien un qui va se trahir.

On cuisine pas pareil quand on a tué quelqu'un.

Non?

Brouhaha

...

- Il me faut une tomate, 2 ravioles et 3 consommés.

- Oui, chef. - Une trilogie

- et 4 risottos. - Oui, chef!

Il se passe quoi

- avec les infusions de la 5? - Encore 15 secondes.

Tu te dĂ©pĂȘches.

- Service. - Service!

Tiens. Merci.

Musique douce

...

Faut pas rester lĂ .

Ca doit ĂȘtre pĂ©nible.

- On se repose pas dans ce métier.

- Non. D'ĂȘtre la seconde d'un faux chef.

LĂ , vous faites tout.

- Sans le chef Saddier, j'aurais pas de boulot.

Il m'a sortie du caniveau, il m'a donné ma chance.

Ce que je fais là, c'est rien à cÎté.

- On a un souci avec les ravioles.

- J'ai pas le temps. - OK.

Il se passe quoi?

- Y a plus de ravioles. - Chef.

Va les chercher.

Je m'occupe de tes infusions.

DĂ©pĂȘche-toi.

- Il me faut 2 tatakis. - Oui, chef.

- Comment? - Chef!

- Allez, on se dĂ©pĂȘche. On envoie!

- On en est oĂč sur l'agneau?

- Ca arrive. - OK.

...

Ca faiblit, lĂ .

OUI, CHEF!

...

- Clémentine, je la sens pas. Elle est

- savoyarde. - C'est hyper raciste.

- Le chef Saddier, c'est un enfant de la région.

Il cuisine local.

LĂ , y a de la Savoie partout.

Je te jure, y a du génépi.

Des primevĂšres,

des fleurs de la montagne.

Tu connais les primevĂšres?

- Elle a un tatouage reblochon en bas du dos.

- Mais non? - Si.

Mais non, Panda!

J'ai tiqué sur les produits et j'ai fait des recherches.

C'est elle qui a fait la nouvelle carte,

avec ses recettes Ă  elle.

Service!

Service.

- Donc elle gÚre tout et on prend le chef Saddier pour un génie.

- Ah ouais. Vu comme ça, y a de quoi lui en vouloir.

Ben oui.

Et toi, t'as un truc?

- Je suis sur Tonio, le découpeur.

- Pourquoi? - Il découpe de la viande.

Et donc?

- Lola, il découpe de la viande.

- Oh non! - ArrĂȘte!

- Fais pas le con! - De la viande.

- Qu'est-ce qui se passe?

- Personne n'approche. - J'ai tout perdu.

Je suis foutu.

- Chef, calmez-vous. Tout le monde se calme.

Vous allez faire une bĂȘtise.

Posez votre fusil.

Qu'est-ce que vous faites?

OK. Regardez votre brigade.

Qu'est-ce que vous voyez?

Y a de l'amour dans ces yeux. Vous allez leur faire ça?

Vivien...

Je vois de l'amour pour un homme.

Pas seulement du respect pour un chef.

Alors on va se calmer.

Un restaurant, qu'il aille bien ou mal, ça reste des murs.

Ca s'arrange toujours.

Pensez aux gens que vous aimez,

aux belles choses que vous avez faites,

Ă  vos ratatouilles,

Ă  vos risottos,

à vos fours en préchauffage.

Quoi?

Pensez Ă  vos clafoutis,

Ă  vos pĂȘches rĂŽties,

Ă  vos penne,

Ă  vos rigatoni.

- Non! - Vivien!

Vivien!

Elle sanglote.

...

Ca va aller. Ca va aller.

...

C'est passé. Allez.

- Tu lui as sauvé la vie avec un radis?

- Mmh. Le pouvoir des légumes racines.

Heureusement

que je tiens mon jeûne, car si j'avais croqué le radis,

va sauver un gars avec un demi-radis.

- Je suis en train de m'imaginer la tronche de votre rapport.

Oui. Donc il a voulu mourir.

Les pesticides,

ça l'a fait craquer.

Et le fusil, il vient d'oĂč?

- Le fusil de chasse de son grand-pĂšre.

Il a pas servi depuis 50 ans.

Il a jamais acheté de cartouches.

Il a eu sa pulsion et il l'a trouvé chargé.

Elles sont plutĂŽt neuves,

pour des cartouches restées 50 ans dans un fusil.

Alors soit il ment,

soit quelqu'un comptait s'en servir avant lui.

Ouais. Mais qui?

- Je sais pas, mais va falloir qu'on...

qu'on tire ça au clair.

Et vite.

Ouais.

On y va.

Il va avoir un pic d'énergie.

- Ah. - Oui.

Ah.

Musique douce

...

C'est vous qui avez dévalisé

- le distributeur? - Pourquoi t'es lĂ ?

J'ai trop peur de gaffer

tout le temps.

Avec vos secrets.

Donc je viens bosser aprĂšs les heures de travail.

- Je suis désolée. - Le soyez pas.

Vous avez déjà plein de trucs.

Soyez pas désolée en plus.

Vous ĂȘtes amoureuse,

vous ĂȘtes enceinte,

- vous ĂȘtes seule. - Bon, ça va.

Merci, Stan. C'est bon.

Qu'est-ce qui se passe?

J'ai peur.

OK.

Donc quand vous avez peur,

vous partez?

Je suis pas capable.

Je sais pas m'occuper des autres.

Je vais pas foutre le bordel dans sa vie

alors qu'il vient de tout régler.

Pour que je me confie à toi, ça va pas du tout.

C'est insultant.

Je le prends pas mal.

Tu vois, je suis un bulldozer.

Je suis complÚtement tarée, lui aussi.

Je sais que c'est absurde,

tout ça.

Si je reste,

- ça va ĂȘtre n'importe quoi. - C'est pas grave.

Justement, capitaine, le n'importe quoi, c'est OK.

Regardez, moi.

Depuis que je suis né, c'est n'importe quoi,

et ça va.

Ce commissariat, tous les jours, c'est n'importe quoi.

Le commissaire, c'est n'importe quoi.

Pandaloni qui tombe amoureux de vous, c'est pire.

Un bébé!

On peut pas faire plus n'importe quoi.

C'est bĂȘte.

Je me retrouve Ă  faire un discours.

Je suis pas doué pour ça. Je suis un homme d'action.

Nous, on l'aime,

votre n'importe quoi.

On vous aime.

Musique douce

...

Allez lui parler.

...

Brouhaha

...

- Tu sembles bien. T'as l'air...

Recentré.

- J'aurais dit heureux, mais tu choisis tes mots.

Tu voulais me voir pourquoi?

Pour une enquĂȘte.

J'ai besoin de l'avis d'un chasseur.

Oui, mais non.

Chaque fois qu'on parle de ça, à la fin, tu t'énerves

et je me fais engueuler.

- LĂ , je vais pas t'engueuler, parce que je te demande.

On a trouvé ça dans un vieux fusil.

Oh la vache!

Ca, c'est un modÚle récent

et c'est trÚs spécifique.

Ca s'appelle des cartouches Ă  basse pression.

C'est fait pour les vieux fusils qui sont chambrés en 12.65.

C'est génial.

- En fait, t'aimes ça. T'aimes vraiment ça.

VoilĂ , je me fais engueuler.

- Mais ces choses-lĂ , c'est fait pour tuer des ĂȘtres vivants!

Excuse-moi, mais c'est...

Et toi, t'es lĂ : "Basse pression..."

J'arrĂȘte.

- OK, pardon. Je le fais plus. Vas-y.

Ah!

Ca se trouve dans des boutiques spécialisées.

LĂ , t'as affaire Ă  un chasseur,

un mec qui s'y connaĂźt, un puriste,

quelqu'un qui sait s'équiper avec du trÚs bon matériel.

- Attends. Tu t'y connais en couteaux de chasse?

- Ca dépend. Je vais me faire engueuler?

Musique douce

...

Oui? C'est pour quoi?

- On vient vous parler de votre chignon.

Mon chignon?

Votre couteau.

C'est pas un couteau de cuisine, mais de chasse.

Oui. Et alors?

Alors vous ĂȘtes chasseur, Tonio.

Le genre de puriste qui saurait, par exemple,

quelles cartouches mettre dans un vieux fusil.

Musique d'action

...

Waouh.

...

Panda!

...

Panda, vite!

...

Ah!

Oh!

...

Ouille!

Viens lĂ .

Attends.

Tu vois? Le pic du jeûne.

Le pic de quoi?

- Allez. - On y va.

- Je voulais le faire, mais je l'ai pas fait.

T'as pas fait quoi?

- J'en connais un qui veut la 2e.

- Ca fait 7 ans que je me défonce pour Vivien, depuis son 1er restau.

Au moment de nommer un bras droit, il choisit Clémentine.

Alors une nuit, je suis rentré dans son bureau.

Je voulais l'attendre. Il arrivait trĂšs tĂŽt le matin.

L'idée, c'était de lui tirer dessus avec son fusil

et de faire croire Ă  un suicide.

J'étais pas dans mon état normal, j'avais bu.

Je pensais plus droit.

Et puis j'ai vu les factures, les lettres de relance,

dans quelle merde il était.

Alors je me suis dégonflé.

Vivien, c'est comme un frÚre. Je lui aurais jamais fait ça.

OK. Allez, on y va.

Panda. C'est bon, lĂ .

Il a juste raccroché le fusil et il est parti.

- Il a failli réussir son coup à retardement.

- Les pesticides, apparemment, c'est pas lui.

Il a agi sur un coup de tĂȘte.

- C'est bien, vous avez réglé une tentative d'homicide.

C'est pas notre homicide, mais c'est super.

Sacré duo.

Je vous vois durer longtemps...

Et longtemps. Et longtemps.

Et trĂšs longtemps.

TrĂšs, trĂšs, trĂšs longtemps.

- Va falloir qu'on lui dise pour tous les deux.

Euh... ouais. Et...

- Mon jeûne, je savais que ça allait servir à quelque chose.

Je suis un nouvel homme.

C'est super.

Ca te dirait que...

qu'on rompe mon jeûne... C'est pas facile à dire.

Ca te dirait de dĂźner avec moi?

- C'est-Ă -dire?

Musique légÚre

...

Bonsoir.

Bonsoir.

...

T'as mis des vĂȘtements.

Ben... oui.

Je pensais prendre l'apéro avant, mais...

- Non, c'est trĂšs bien. T'en as mis beaucoup.

- C'est beaucoup blanc. - C'est blanc, ouais.

C'est vrai que c'est blanc. Tu viens?

Oui.

J'ai fait un gaspacho.

Ah.

- T'aimes pas le gaspacho? - Ah si, si.

Si, si.

- Je peux faire autre chose. J'en ai pour 2 minutes.

C'est juste que le gaspacho, c'est de saison. Mais aprĂšs...

Oui. ArrĂȘte de dire gaspacho.

- Oui. J'ai beaucoup dit gaspacho.

- Ben, on attaque. - Allez.

- Oh! C'est dégueulasse. - C'est dégueulasse.

- C'est immonde. - Immonde.

- Je suis désolé. D'habitude, je cuisine super bien.

Ca doit ĂȘtre les tomates, je pense.

C'est peut-ĂȘtre

parce que j'ai quelque chose Ă  te dire.

Moi aussi.

- Si ça t'ennuie pas, je commence.

Ce truc, tu l'as entendu qu'une seule fois, et c'était

dans la bouche de ton ex. Alors c'est pas possible.

Alors...

Lola...

Musique douce

...

Je t'aime.

...

Euh...

- Veux-tu m'épouser?

Je...

Tu...

...

J'ai soif.

...

Toujours aussi dégueulasse.

Euh...

...

Mais attends.

- Panda... - Y a un truc chelou.

On a senti tous les 2 que le gaspacho était pas ouf.

Ah oui.

- Sauf qu'au restau, le critique,

il a bu son infusion quasiment entiĂšrement et il a rien senti.

- OK. On repart sur le mode enquĂȘte?

- Pardon, mais c'est... - C'est mieux.

Je veux dire,

c'est bien.

C'est bien. Alors...

- Le gars, c'est un critique.

- Oui. - Donc il a un palais incroyable.

Il boit une infusion

pleine de sirop pour la toux et il se rend compte de rien?

Tu sais ce que ça veut dire?

Euh...

non.

Faut qu'on lui rase la tĂȘte.

Faut qu'on lui rase la tĂȘte.

Hein?

Il a une belle cicatrice.

Ca date de plusieurs mois.

Il a dĂ» subir un gros trauma crĂąnien.

- Et il s'est chicoré avec le chef il y a 6 mois.

Il a fini aux urgences.

Il a pu se faire ça à ce moment-là.

Je suis pas sûre de suivre.

- Un choc comme ça, ça peut causer une perte de goût.

- Oui. Ca s'appelle l'agueusie.

Si les bulbes olfactifs sous le lobe frontal sont écrasés,

ça peut mener à une perte totale du goût.

- Lecomte sentait plus rien? - VoilĂ .

Celui qui a empoisonné son plat le savait.

Notre tueur était au courant pour l'agueusie.

On en connaĂźt un qui savait.

Le soir oĂč on s'est battus,

je l'ai poussé.

Sa tĂȘte a tapĂ© l'angle d'une Ă©tagĂšre.

- Ca a provoqué son agueusie. - Si ça s'était su, il était fini.

Alors on a gardé le secret.

- Vous avez fait mĂȘme plus que ça,

puisque dans son carnet,

y a des mois de critiques hyper précises.

MĂȘme aprĂšs l'accident, il a visitĂ© des dizaines de restaus.

Vous l'avez aidé?

Je l'ai couvert.

AprÚs ce que j'avais fait, c'était le minimum.

Je me suis arrangé pour qu'il soit toujours accompagné

quand il faisait ses dégustations,

pour qu'on fasse ses critiques Ă  sa place.

Accompagné par qui?

- La seule personne en qui j'avais confiance.

Musique sombre

...

Je suis ici toute la nuit.

Je bosse mes recettes.

...

Et un jour, je l'ai surpris.

...

- Il mettait des pesticides dans le potager?

Il voulait couler le restau?

- Il m'a pas vue, mais moi, je l'ai vu.

...

Il avait pas pardonné au chef.

Il comptait le piéger et le dénoncer.

- Je pouvais pas le laisser faire. - Non.

Alors vous avez empoisonné son plat en cuisine

et vous vous ĂȘtes dĂ©brouillĂ©e pour intervenir la 1re.

- Laissez-moi faire. - Vous vouliez pas

le sauver, mais vous assurer que personne le fasse.

- Un restaurant, c'est comme une famille.

Et Vivien, c'est comme mon pĂšre.

Mais tout ça, je l'ai fait toute seule.

S'il avait su, il l'aurait pas supporté.

Musique douce

...

On pourrait encore dĂźner.

C'est pas trop tard.

Evidemment, si je refais mon gaspacho.

Peut-ĂȘtre que tu pourrais rĂ©pondre Ă  ma question.

- Mmh? - Ouais. Euh...

Je...

Je l'accompagne au commissariat et je te rejoins.

- On fait ça. - On fait ça.

...

Vous savez ce qu'elle a, Lola?

- Quoi? - Elle répond pas

Ă  mes appels. On dirait qu'elle est partie.

- Je sais pas. J'en sais rien, moi.

Si je savais quelque chose, je te le dirais.

Elle a demandé sa mutation.

Elle a quoi?

Lola a demandé sa mutation.

Et le commissaire le sait.

Tu savais et tu m'as rien dit?

- J'étais pas au courant au courant.

- Et Panda et Lola, ils sont amoureux et en couple.

Ils font des trucs ensemble.

VoilĂ !

Et tu m'as rien dit?

- Merci. Ca fait dĂ©jïżœ 2 secrets en moins.

Ca libĂšre.

- Comment ça, 2 secrets? - 2?

- Stan! - C'est tout.

- Y a d'autres secrets? - Non!

- Stan... - Non. Non.

Et toi, lĂ !

- Quoi? - T'as dit quoi

pour qu'elle se barre?

Rien. J'ai...

Si. Je...

Je l'ai un peu demandée en mariage.

Mais tu...

Il est complĂštement con.

Mais t'as rien dans le citron!

Et toi, tu dis rien!

Dis quelque chose!

OK.

Elle est enceinte!

Quoi?

Lola, elle est enceinte!

J'ai vu le test! J'ai tout vu!

Ben...

- Depuis quand tu sais lire un test?

Mais...

Lieutenant.

Musique douce

...

Super. Merci.

...

Ils l'ont localisé. C'est là.

- Y a rien ici. - Le téléphone a borné là.

...

LĂ . LĂ !

C'est l'aéroport, ça!

Allez, bouge! Bouge!

Ils disent de tourner Ă  gauche.

- Montre-lui.

...

- C'est quel opérateur? - Edge, apparemment.

...

Je t'aime.

...

- Attends. Elle est pas allée à l'aéroport.

- Hein? - Elle s'est arrĂȘtĂ©e avant.

Prends tout de suite Ă  gauche, vers les salins.

Y a pas de gauche.

...

Musique légÚre

...

Sous-titrage TITRAFILM

...

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