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Musique légère
...
Musique légère
- C'est peut-être trop.
...
C'est mignon.
T'es stressé que Sacha vienne?
- Pas du tout. Je fais une petite salade de fruits.
Toute petite.
...
Evidemment, je suis stressé.
T'imagines? Il va venir ici. Imagine, ça lui plaît pas.
Et si on avait rien à se dire?
- C'est pour ça, le costume de panda?
J'essayais d'être inventif.
Et fais pas le malin.
Je te rappelle que tu vas rencontrer ton petit frère.
Ah.
Ca mouline?
...
- Je peux couper des fruits?
- Viens stresser avec ton père. Tiens, coupe l'ananas.
...
Sonnerie
...
Tu fais quoi?
Rien.
Je me disais:
"C'est bizarre, une scène de crime sans le lieutenant."
- Je sais pas, ça change. On est pas toujours obligés d'être avec lui.
- Ca fait une semaine. - Ca fait du bien.
Tu voulais être sur le terrain. On y est.
On est Stan et Lola.
Ouais.
Stan et Lola
Ensemble Ils vont battre les méchants
Stan
Et Lola sont ensemble Contre la criminalité
- Sur la route - C'est pas les paroles.
- Stan et Lola - C'est bien,
mais c'est pas les paroles.
C'est quoi, les paroles?
- Y a pas de doute Seuls sur la route
- Seuls sur la route - Y a pas de doute
C'est Stan et Lola
- C'est exactement ce que j'ai fait.
- Ben... - Ah si.
- C'est bien, mais... - Si.
Musique légère
...
"Les Tamaris, là où le temps s'arrête".
Dommage. Y en a une pour qui le temps s'est arrêté.
- Apparemment, elle a été étranglée.
Vu la rigidité cadavérique et les hématomes,
ça s'est passé hier soir, aux alentours de 20 h.
- Justine Zeller, 30 ans. C'était une prof de danse, de bachata.
Dans la maison de retraite?
- Ah non. C'est un village senior.
Ce havre de paix accueille
une population autonome, offre des activités variées,
et favorise la vie en communauté,
car le 3e âge n'est pas forcément le dernier.
- T'as lu la brochure? - J'ai lu la brochure.
- Depuis quand dirigez-vous cette maison de... seniors?
- Ca fait 7 ans. C'est moi qui l'ai créée.
Y a un an, j'ai embauché Justine pour faire du ménage, à la base,
mais très vite, elle m'a proposé de donner des cours de danse.
On s'entendait très bien.
- Personne n'est entré? Sorti?
- J'ai montré les enregistrements à vos collègues.
A part le personnel qui part à 20 h...
- C'est forcément un pensionnaire qui s'en est pris à elle.
- La moyenne d'âge dépasse les 70 ans.
Je pense pas qu'ils puissent faire ça.
Ils sont tous suspects.
- Jusqu'à preuve du contraire, vous êtes innocents.
C'est pas facile, donc on va y aller en douceur.
J'aime beaucoup ce que vous faites. Vraiment.
- On fait rien. - Justement, j'aime beaucoup ça.
Je veux parler un peu de Justine.
Le seul truc que je sais, c'est que Justine,
elle aimait la danse.
*Musique latino
Eh oui, bachata! J'aime ça. Allez, on commence.
...
Allez!
...
- Vous voulez les interroger tout de suite?
- On pourrait faire un point. - Sur quoi?
On peut évoquer...
- Qu'est-ce qu'il fait là?
Tu te fous de moi?
- Stan! - Faire un point là-dessus.
- C'est terrible, ce qui s'est passé.
On a du mal à avaler la pilule.
Mais ça fait
du bien, quelqu'un qui a toutes ses hanches.
C'est un beau compliment.
Mireille.
- Mimi. - Enchanté, Mimi.
Moi, c'est Panda.
Vous connaissiez bien
Justine?
- Un peu. Elle restait à papoter après les cours.
Une petite adorable. Et jolie, en plus.
Les hommes lui papillonnaient pas mal autour.
...
Dites, Mimi,
c'est qui, le monsieur qui nous regarde super mal?
...
Thierry?
C'est autour de moi qu'il papillonne.
C'est mon mec.
Il est un peu jaloux.
Ah oui? Je le comprends.
Lucky man.
Oui, je l'ai prévenu par texto.
Je comprends rien à votre situation.
Il se passe quoi?
Le divorce de mes parents, c'était pareil.
Il danse bien, aussi.
...
- Petite danse? - Sans façon.
- On peut aller danser au commissariat, si vous préférez.
- Comment vous vous appelez? - Gérard.
- Il paraît que Justine plaisait beaucoup ici.
Je la connaissais à peine.
J'ai dû assister à 2-3 cours, pas plus.
- Vous avez vu quelqu'un qui la collait?
- Y a bien Roberto. Il lui tournait autour, un peu.
Il la draguait?
Il était un peu lourd, je crois.
Roberto, c'est Roberto. Il drague tout ce qui bouge.
C'est lequel, Roberto?
Celui qui a une tête de dragueur.
Merci, Gérard.
...
Hola, hombre.
...
Fin du cours! Merci.
- OH... - Ben non.
- Bravo, les amis. On peut s'applaudir.
Applaudissements
...
- C'est pas dans mes mains que je veux taper.
Tu m'expliques?
- Un interrogatoire dansé. Ca se fait en Amérique Latine.
C'était ton coéquipier qui enquêtait.
- Heureusement que Stan m'a prévenu. - Tu veux parler de Stan?
- M'utilisez pas dans votre conflit. Mes parents faisaient pareil.
- Ca fait une semaine que tu m'esquives,
que tu filtres mes appels.
- Je croyais qu'on était ensemble. - Moi aussi! Professionnellement.
- La clé d'une relation, c'est la communication!
- Je suis d'accord avec toi, je te signale!
Eh, les professionnels,
faut agir. Y a un tueur en série dans le coin.
Un tueur en série?
- On m'a poussé dans l'escalier. Et là, la petite.
Michel!
Vous deviez m'attendre.
Il a juste eu un accident. On a refait les sols
- et il a glissé. - On m'a poussé.
J'ai pas vu qui, mais je sais ce que je dis.
Alors au boulot! D'accord?
Et toi, arrête de me traiter comme un petit vieux.
- Bon! - Vous êtes vieux, Michel.
C'est un suspect.
- Comment vous êtes arrivé ici?
- C'est pas possible. Même à la retraite, ça assassine.
Ils veulent pas
se reposer un peu?
Mais si ça part en course-poursuite, tu pourras suivre.
Je peux
être vif, mais avec mes tatanes, je galère.
C'est un résident?
- A part les intervenants, ils sont peu encadrés.
Regardez.
On a
Alix Lefebvre, la directrice.
Elle vit là-bas.
Lucas Mercier, un auxiliaire
de vie sociale, passe ses journées là-bas,
mais il était
parti en fin de service.
- Et on en sait plus sur la victime?
- Bichette... Elle galérait beaucoup.
Elle enchaînait les boulots, les cours de danse. Célibataire.
Ah, d'accord.
Ca va pas?
- J'ai mal au dos. On arrête pas de parler de vieux.
C'est psychosomatique.
Je sais pas. C'est à vous qu'il faut demander ça.
Pourquoi vous allez sur place séparément?
Stan a balancé.
Ca va.
- Ca va. - Sur une échelle
de 1 à 10 qui irait de "Ca va vraiment"
à "On se fout ouvertement
"de ta gueule, commissaire", on se situe où?
- Ariane a terminé l'autopsie de la victime.
- Ah. - Ah.
Attendez. Eh oh!
Répondez, au moins.
C'est à moi, ça.
C'est moelleux.
Mort par strangulation.
L'agresseur s'est assis sur son thorax.
Des empreintes
- sur ses vêtements? - Rien.
Il devait porter des gants. Il a pris ses précautions.
Sauf ici.
- Il l'a mordue? - Oui.
J'ai pas trouvé d'ADN.
C'est bizarre, quand même.
Soit il a voulu la manger,
mais le cannibalisme est rare sur la région...
- Soit c'est sexuel, comme une tentative de viol.
Les dents, c'est comme les empreintes.
Oui. Chaque dentition est unique.
Vous pouvez me ramener de quoi comparer.
Voilà.
Au village des...
des seniors, il y en a un qui s'appelle Roberto.
Il collait un peu Justine. C'est peut-être une piste.
- J'en sais rien, moi. Je suis légiste.
C'est pas faux.
Merci.
Mais de rien.
- Lola, attends. Tu veux pas qu'on se parle?
- Si. J'aurais adoré qu'on parle.
Que tu me parles d'Anouk et du gamin, j'aurais adoré.
On devait tout se dire. Moi, je t'ai fait confiance.
- Je t'ai déjà dit qu'Anouk avait été la femme de ma vie.
- Ca va... - Quand elle est partie
du jour au lendemain, elle était enceinte.
Et moi, ça me tombe dessus, là.
Ca change rien pour nous.
Pourquoi tu m'as rien dit?
Parce que...
Mais moi, je me planque
depuis des années pour retrouver un équilibre.
D'accord? Je suis perdu.
Il m'arrive un truc nouveau chaque jour.
Lui, toi, Thérèse. J'arrive pas à suivre.
Mon nouveau fils va venir à la paillote.
Et je suis en panique.
- D'accord. T'es un peu con quand tu paniques.
- Je suis con quand je panique? - Oui. T'es un peu con.
Musique douce
...
- C'est pas possible. Je rêve. Vous et vous ensemble?
Je suis sous le choc. Mais c'est positif.
C'est comme si mes parents se remettaient ensemble.
- Arrête avec tes parents. - Je suis trop content.
- Tu vas devoir être content discret.
- Messina doit rien savoir. - Me faites pas ça.
Je sais pas garder les secrets. Je pourrais pas le regarder en face.
- On doit comparer les empreintes dentaires des seniors.
Tu vas fouiller dans tous les antécédents médicaux.
Tu vas commencer par Roberto.
- Allez. - OK.
- Ben, vas-y. - Oui.
- Vous allez vous réembrasser? - Stan, eh oh!
Musique légère
...
- C'est ouf. C'est comme regarder un miroir.
Un mini miroir, et sans tatouages.
- C'est trop bon, ça. C'est quoi? - De la mangue.
J'en ai jamais goûté.
- T'avais jamais goûté? - Non.
- Tu manges pas de fruits? - Non.
- Si tu manges pas de fruits, tu manges quoi?
- Ben... gâteaux, chocolat, ketchup.
- Ah ouais, d'accord. Il était temps que j'arrive dans ta vie.
Rapport au diabète.
Elle arrive quand?
- Qui? - Ben, maman.
- Elle arrive dans une heure pour venir te chercher.
Pourquoi? Tu t'ennuies?
Non.
T'es sûr?
- Non. - On peut faire plein de trucs.
On peut faire des ricochets.
Si.
Tu peux monter sur Jean Poney, si t'as envie.
Non, je suis bête!
J'ai un costume de panda. Je vais le chercher...
- Papa... - Quoi?
Calme. Respire.
Ouais, j'avoue. Respire.
- Tu veux voir ma chambre? C'est la petite roulette.
- Elle est pourrie. - Comment ça?
Viens, je vais te montrer.
Oui, voilà.
J'allais le proposer.
Faites ça.
Moi, je reste là. Salut, les kids.
Les kids...
Musique douce
...
Sonnerie
...
Coucou, coucou.
- On a une correspondance pour les dents de Roberto.
- C'est la phrase de réveil la plus cheloue que j'ai entendue.
*Ca me rassure un peu.
Nos coups de fil sont pas plus romantiques.
Tu devrais déjà être en route.
*-D'accord. Mais c'est toi qui raccroches.
OK.
Tonalité
Elle a raccroché.
Elle est trop mignonne.
Musique légère
...
- Oh! - Oh non! Ecoute...
...
On doit parler
- de vos dents. - Quoi?
- Vous étiez où la nuit du meurtre?
- Chez moi. Je dormais. Pourquoi?
- On pense que vous avez mordu Justine.
- Quoi? - Dis comme ça,
ça peut paraître chelou, mais moins que de l'avoir mordue.
On a retrouvé
la trace de vos dents sur son corps.
Ah... Bon, d'accord.
J'avoue, ce ne sont pas mes vraies dents.
Pardon?
- Ca, c'est un dentier permanent en résine.
Personne n'est au courant.
C'est un bon argument ici d'avoir ses vraies dents.
Surtout pour les femmes.
- Comme vos cheveux. C'est pas votre couleur.
Ah si. Ca, c'est ma couleur.
Pas à moi.
Votre nez. Qu'est-ce qui s'est passé?
Je me suis pris une porte.
On peut revenir aux dents?
C'est votre empreinte dentaire, sur le cadavre.
- Avant de me faire poser celles-ci,
j'avais un dentier amovible.
Musique légère
...
Faites pas attention. C'est un peu le bazar. Ah.
Regardez ici.
- Il y est toujours. Alors on vous a rien volé.
Mais si! On a voulu me piéger.
C'est la seule explication.
Un homme comme moi, ça fait des jaloux.
Jamais j'aurais fait de mal à Justine.
- Quelqu'un est rentré pendant que vous dormiez,
a volé votre dentier, a laissé des traces
de dents sur Justine et l'a reposé?
C'est ça.
- Vous nous mentez, Roberto. C'est comme pour vos cheveux.
Mais... c'est ma vraie couleur!
Oh... C'est pas possible.
- Désolé, mais le coup du dentier, ça peut pas suffire.
Même si c'est tiré par les cheveux, on a pu lui voler.
Et son avocat fera jouer le doute raisonnable.
Pour lui, c'est un complot.
- Y a un truc qui va pas avec son nez.
Hier, il l'avait pas, le pansement. Et j'ai observé
sa blessure. Il s'est pas mangé une porte.
Là, elle est horizontale.
C'est comme s'il s'était pris un truc du haut vers le nez.
- Comme un... - Un couteau.
- Un... - Un coupe-ongle.
Un coussin. Un couvercle.
- Un couvercle de poubelle. Paf!
Le nez.
- Il a jeté ses ordures. Et alors?
- Ils ont un service de ménage. - Oui.
- S'il a jeté ses poubelles, c'est qu'il a un truc à cacher.
- Et là, tu vas fouiller dedans?
- Je pensais qu'on le ferait ensemble. Mais je me suis planté.
Ah!
Oh... Dégueulasse.
Celui-là non plus.
Bingo!
- Comment tu sais que c'est le sien?
- Parce qu'il se teint les cheveux.
J'avais raison.
Il se teint les cheveux.
- "1 000 E en cash ou tout le monde saura ce que tu fais la nuit."
C'est intéressant, le contenu de vos poubelles.
C'est pas ce que vous croyez.
- Vous avez tué Justine. Quelqu'un vous fait chanter.
Et vous vous teignez
les cheveux.
Si.
- Cette lettre, je l'ai reçue il y a une ou deux semaines,
bien avant tout ça.
J'ai voulu m'en débarrasser pour éviter qu'on se fasse des idées.
C'est raté. On se fait des idées.
Si elle date d'une semaine, elle parle de quoi?
Qu'est-ce que vous faites, la nuit, Roberto?
Je couche avec Mireille.
Avec Mimi?
*Musique latino
Mimi?
C'est la femme à Thierry.
Et Thierry,
c'est mon ami.
Je suis pas fier.
Mais ça fait des semaines que je suis
avec Mireille.
Quelqu'un a dû me surprendre.
- Vous étiez avec Mireille la nuit du meurtre?
- On est allés fricoter un peu dans le pool house.
C'est notre petit endroit.
Je voulais pas en parler,
parce que vous auriez creusé et Thierry aurait
tout découvert.
- Si vous étiez pas chez vous, quelqu'un a pu voler votre dentier
et le remettre
- à sa place pendant la nuit. - Eh!
- OK, super. Amour, gloire, dentier, tout ça.
On va quand même vérifier.
Vous avez payé?
- J'avais pas le choix. Y a des instructions au dos.
J'ai déposé une enveloppe de liquide dans le parc,
derrière les hortensias.
Une porte s'ouvre.
- On a un problème. Y a eu un 2e mort aux Tamaris.
Mireille?
Pas Mimi?
Euh... non.
Ah.
Musique sombre
...
C'est Lucas Mercier.
C'est un pensionnaire qui l'a trouvé.
Ca date d'hier soir, aux alentours de 22 h.
- Que faisait-il l� après son service?
- Stan a interrogé tout le monde. Hier, c'était soirée cinéma.
On a 15 témoins qui innocentent Roberto.
- Il a reçu un coup à la tempe, net et précis.
L'agresseur savait ce qu'il faisait.
C'est super, ça.
On a un serial killer à la retraite qui tue des jeunes.
Capitaine, ça va?
- Ca va, Lola? - C'est le cadavre. Ca va aller.
Musique de suspense
...
Ca alors...
...
- Je suis désolée. Il avait eu des problèmes avec des résidents?
Il vous a parlé de quelque chose?
- Non. Il s'entendait très bien avec eux.
Ils passaient beaucoup de temps ensemble.
Il disait que c'était la famille qu'il avait jamais eue.
Là-dessus, on s'entendait hyper bien.
Moi, ma mère est morte quand j'étais petite
et mon père, je l'ai à peine connu.
C'est pour ça que j'ai créé cet endroit.
Brouhaha
- Salopard! - Thierry!
- Espèce de traître! - Arrête!
...
Oh!
Stop! Ca suffit!
Qu'y a-t-il?
Ca va pas ou quoi?
Mireille lui a tout dit.
La vie est courte.
J'ai préféré être honnête.
- On est amoureux. - Je vais te tuer!
- Non! Stop! Vous allez juste
vous tuer le col du fémur.
- Je savais que tu me trompais, mais je croyais que c'était Michel.
Moi?
Michel?
- Thierry, me dites pas que c'est vous
qui avez poussé Michel par jalousie?
Je vais me le faire!
Non.
Michel, vous allez... Non.
C'est bon, Michel.
Venez. On va discuter.
C'est bon, Michel.
...
Oh là là...
- La 1re lettre, je l'ai reçue il y a 2 semaines.
Elle disait que Mireille allait voir ailleurs
et qu'il me donnerait le nom de son amant.
Alors j'ai payé.
Mais... il me donnait que des bouts d'informations.
Il en voulait toujours plus.
- Et vous vous en êtes pris à Michel.
- Mais je devenais fou. Je soupçonnais tout le monde.
Je sais, c'était une vraie connerie.
Regarde.
C'est identique à celle de Roberto.
Il en a reçu, lui aussi?
Alors...
"Je sais que tu mates tes voisins. 500 E ou tout le monde le saura."
Vous matez vos voisins, Thierry?
- Celle-là était pas pour moi.
- Oh... - Non, non.
Dans ma parano, j'ai pensé que Gérard était son amant.
Je l'ai espionné.
Et un soir, je l'ai vu s'en débarrasser.
C'est tout.
Gérard?
Musique de suspense
...
Il siffle.
...
- Elles sont de moi, mais vous êtes pas là pour parler peinture.
- Pardon. Votre porte était ouverte.
Je ferme jamais.
C'est marrant. Comme moi.
- Même avec ce qui se passe? - A mon âge...
Je sais pas ce que vous cherchez, mais j'ai pas grand-chose à cacher.
- Ah? Presque rien. C'est quoi, ça?
- Des conneries. - Ah.
C'est rigolo, ça.
J'aime bien regarder la lune.
...
La lune?
Vu comment c'est réglé, c'est vos voisins que vous regardez.
Hein?
Donc on a un voyeur,
un chaud lapin et un type qui pousse ses copains.
Vous vous rappelez qu'on cherche un tueur?
Quelqu'un les fait chanter.
C'est déjà une piste.
Quel rapport avec les meurtres?
- Justine et Lucas étaient proches des seniors.
Ils avaient pu leur parler des lettres.
- Le corbeau les aurait tués pour couvrir son business?
- Tout le village a nié avoir reçu des lettres.
Mais si le corbeau connaît leurs secrets, ils parleront pas.
Ouais.
Dommage que tu fasses pas ce que t'avais fait.
Tu sais, la retraite zen.
Une petite infiltration.
Moi, je peux pas. C'est sûr.
- Attends. - Mais...
Mais quoi?
Oh ben...
C'est pas parce que j'ai mal au dos que je peux passer pour un retraité.
Ben...
- M'infiltrer dans une maison de retraite, c'est pas crédible!
"Felicita" (Al Bano et Romina Power)
...
Ah...
...
- Bataille. - Là, c'est bataille?
- OK. - 1, 2, 3.
Ben, tu gagnes.
- T'as de la chance. - Oui.
- Tu m'as pas dit. Tu faisais quoi avant?
J'étais polici...
cien.
J'étais politicien. J'étais maire d'une grande ville.
- C'est pour ça que... - Que quoi?
Le côté en vrac.
Ca a été dur, ton truc. Ca t'a bien marqué.
- Tu trouves? - Physiquement.
Ben... je sais pas.
- Tu seras bien ici. - Oui.
Musique de suspense
...
Mireille?
...
Oh! Ma hanche.
...
- Quoi? - C'est mon nouveau fils.
- Tu peux dire "mon fils". Ce sera moins étrange.
- Il m'envoie des textos, je comprends un mot sur 2.
Y a des emoji.
C'est mignon.
Tu réponds?
- Ben oui, je réponds. Enfin, comme je peux.
Je suis lent. J'ai perdu la main avec la téléphonie mobile.
Musique légère
...
D'où un enfant de 8 ans a un téléphone portable?
Hein?
- Quoi? - Mais rien.
T'es vraiment un papa. Un papa chiant, en plus.
Eh.
Mission accomplie.
Hé, hé!
Mission accomplie, les enfants.
Hé, hé, hé!
Voilà.
Tiens.
"Lucas"?
Oui, comme Lucas Mercier.
On va avoir des choses à discuter avec Mireille.
- Hein? - Avec Mimi?
- Oui. - Oh non...
Y a que des trucs de valeur.
C'est les trophées de ses victimes?
"Local technique"?
Qu'est-ce qu'elle faisait avec ça?
- C'est horrible. - T'inquiète pas.
C'est fini.
- Non. C'est horrible comme j'ai envie d'y retourner.
Le calme, pas les enfants, pas vous.
Sans vouloir vous vexer.
Oh, oh, oh... Mais j'y retourne.
- Non. - Si!
- Non! - J'y retourne.
Je déconne.
Je suis là!
- Oui, j'ai peut-être emprunté tout ça.
Mais je suis kleptomane.
C'est une maladie.
La Sécu devrait me rembourser.
Le reste, j'y suis pour rien. J'ai fait chanter personne.
Et cette clé?
Elle vient d'où? Vous l'avez empruntée?
Je l'ai volée à Lucas.
En même temps que sa gourmette.
C'était dans le tas. J'ai pas fait le tri.
Mais c'était avant sa mort.
C'est bon, Mimi.
Musique de suspense
...
Panda.
Mmh?
- Le corbeau tenait une comptabilité.
Il a tout listé, les noms, les dates, les sommes récoltées.
Ca durait depuis un moment.
- Mireille a dit que la clé était dans les affaires de Lucas.
- C'était Lucas, le maître chanteur.
Soupir
- Vous êtes trop beaux quand vous brainstormez.
Je comprends pas comment je suis passé à côté.
Y a une tension sexuelle...
Bon, Stan!
Pardon.
Le labo nous a donné du nouveau à propos de la machine à écrire.
Y a des empreintes de Lucas, mais pas que.
"Justine Zeller"?
- Justine et Lucas. - Lucas et Justine.
C'étaient eux.
- Ils étaient proches des seniors pour choper des infos.
- L'excitation qui monte, le regard brûlant,
l'électricité dans l'air...
- Du coup, une de leurs victimes a fini par se venger.
On a un carnet plein de suspects.
La galère.
- Sauf si on se concentre sur celle qui avait le plus à perdre.
Votre nom apparaît 12 fois
ces 2 derniers mois.
- Je pouvais rien dire. Sinon, tout était fini.
- Qu'est-ce que vous avez fait?
- Je n'ai pas déclaré des décès pour toucher les subventions.
Ah, bravo.
- Mais j'ai utilisé l'argent pour la résidence.
Tous les comptes étaient dans le rouge.
Après, j'ai reçu les lettres, j'ai payé et j'ai même pris un prêt.
- Et vous êtes partie à la chasse au corbeau.
Puis vous avez
tué Lucas et Justine.
Je n'ai tué personne.
Musique sombre
...
Attendez. Laissez. Merci.
...
"Le nettoyeur arrêté!
Fin d'une épopée criminelle.
Le célèbre cambrioleur enfin en cellule.
...
- C'est quoi, ça? - C'est personnel.
Ah oui?
- Mon père, c'était pas quelqu'un de bien.
- "Un cambrioleur multirécidiviste, star des années 90."
Oui, star.
Il s'est fait arrêter quand j'étais petite.
Vous pouvez ranger ça?
Ouais, on va ranger.
...
- Ils sont beaux, vos tableaux.
C'est étonnant, cet espace,
ce cadre que vous laissez autour de ce que vous peignez.
Tout est vu au travers d'une fenêtre.
J'y connais rien, mais...
Enfin, pour moi, ça symbolise l'enfermement.
La prison, peut-être.
Je sais pas.
- Je me doutais bien que vous veniez pas parler peinture.
- Y a un autre truc qui nous a mis sur la piste.
Ici, tous les autres
ont apporté leurs souvenirs.
Chez vous, y a pas une seule photo de famille, personne.
Oualou.
- Parce que vous l'avez perdue, votre famille.
Votre femme et surtout votre fille, Alix.
...
Quand je suis
sorti de taule, mon ex avait disparu avec la gosse.
Des années j'ai mis à les retrouver.
Même quand j'ai su où elles étaient, j'ai pas osé.
Jusqu'à aujourd'hui.
- J'ai appris qu'elle était enceinte.
Fallait que je la revoie.
Je me suis inscrit sous une fausse identité.
J'ai encore les contacts qu'il faut pour ça.
J'ai pas réussi à lui parler,
mais au moins, j'étais avec elle un peu.
A portée de télescope.
C'était pas pour les voisins, mais pour elle.
- Et vous avez découvert qu'on la faisait chanter.
J'ai vu qu'elle allait mal.
Elle se planquait pour pleurer.
Alors je suis rentré dans son bureau.
- En cambrioleur. Ca s'oublie pas, ça.
- J'ai trouvé des lettres. J'ai suivi Alix.
J'ai vu où elle déposait l'argent et j'ai attendu de voir qui venait.
Justine. Vous l'avez tuée.
Vous avez
fait accuser Roberto.
Connaissant les flics, vous saviez qu'on étudierait les empreintes.
- Alix a reçu une autre lettre. J'ai compris qu'ils étaient 2.
C'était forcément
l'autre petit jeune. Je l'ai coincé. Il a avoué.
Il était pas prêt à lâcher.
Vous auriez pu les dénoncer.
- Pour qu'ils balancent les magouilles d'Alix?
J'ai détruit sa vie il y a 30 ans.
Il fallait me racheter. Il fallait que je la sauve.
- Et pourtant, vous allez l'abandonner.
Encore une fois.
Je débute un peu,
mais je suis pas sûr que ce soit ça,
un bon père.
Je veux dire,
quand on a la chance de retrouver un enfant, on doit
tout faire pour qu'il reste dans sa vie,
pour être dans son coeur.
- Ne lui dites pas qui je suis. Elle mérite pas ça.
- Ca va? - Ouais, super. Et toi?
Ca va.
- C'était Anouk. - Ah.
- Sacha vient dîner à la paillote ce soir.
Je vais lui faire des frites. De patate douce.
Je fais un pas, mais faut pas déconner.
- T'as l'air de même pas paniquer.
- Mais c'est vrai, ça. - Ouais.
Je progresse de fou.
J'ai tellement envie de t'embrasser.
Ah.
- Je vais pas le faire, parce que Stan est là.
S'il nous voit, il va faire une crise de panique.
On se tient au courant?
- Ouais. On se tient au courant.
Ouais.
- Phrase normale de la vie normale.
J'aime ça.
J'aime.
Musique douce
...
Aboiements
Va chercher!
...
- C'est un peu pété, les ricochets.
C'est pas pété, c'est super.
...
De toute façon, on juge pas.
Chacun son style de parentalité.
...
OK. T'as raison, je dis rien.
...
Anouk, merci.
Pourquoi?
- Le prends pas mal, mais j'étais à peu près sûr
que ton truc, c'était de mettre le bordel.
- Ca ressemble pas du tout à un merci.
Attends.
Sauf que t'as tout remis à sa place.
Tout.
C'est...
Je me sens même prêt à avancer.
A m'engager.
- Mais non? - Ouais.
- C'est vrai? - Avec Lola, oui.
Ah! C'est trop bien, ça!
Je suis très contente.
- Mais là, on est sur une clé de bras.
C'est trop bien.
- Par contre, on arrête là, les surprises.
Stop.
OK.
Bon.
Elle rit.
C'est drôle, ça.
Musique légère
...
Oh merde...
Merde.
...
Merde!
Merde...
Merde.
Oh non...
Non...
Oh non, merde.
Merde, merde, merde, merde.
Oh merde, merde. Non!
Musique légère
...
Sous-titrage TITRAFILM
...
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