All language subtitles for Panda s02e03 Meurtre sur cour

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Original subtitles

Ca va?

Ah!

Mais...

...

Hennissements

...

Putain, Eliot...

...

Eliot.

Qu'est-ce que tu fais là?

- Lola m'a quitté. Le mariage est annulé.

Faut que tu m'aides, mon pote.

Mais là, moi, je...

Je sais pas trop comment. Enfin, si.

Tu peux faire un câlin à Jean-Poney.

Ca te fera toujours du bien.

Il inspire.

Voilà.

Faut que tu m'expliques.

T'es son meilleur ami. Son seul ami, en fait.

Elle t'a forcément parlé. Non?

Non. Non, non.

Avec Lola, c'est boulot-boulot.

On parle pas trop de...

de ces choses, de ces trucs-là.

Enfin, non.

Me prends pas

- pour un con. - C'est-à-dire?

Elle a quelqu'un. C'est ça?

Musique sexy

Oh... non. Non. Pas Lola.

Non.

Et même si elle avait eu quelqu'un, ce serait pas à cause de lui.

C'est qui, lui? C'est qui?

- Ben lui, c'est... C'est une expression.

Un lui imaginaire.

Y a pas vraiment de lui.

- Je suis désolé. - C'est pas grave.

- Je deviens parano. - Reprends un peu de Jean-Poney.

Il inspire.

- Là. - Putain...

Je suis désolé.

Vaut mieux que j'y aille.

- Je comprends. Vas-y.

Merci.

Musique légère

...

Alors toi...

Quand il saura que c'est à cause de toi, il va te défoncer.

- Y a rien qui dit que c'est à cause de moi.

- Tu vas te faire défoncer. - Arrête de répéter ça.

Tu vas te faire défoncer.

...

- L'individu porte une barbe poivre et sel et paprika.

Paprika?

- Oui, rouge-orange. L'individu était roux dans sa jeunesse.

- Je suis pas sûre que connaître sa pilosité faciale soit crucial.

Chaque détail compte.

Je m'inspire de vous. J'apprends, je scrute.

Je deviens un croisement entre lynx, faucon et panda.

- Il a été tué cette nuit, d'un coup à la tempe

porté à l'aide d'un objet contondant.

- Euh... pardon. Mais 2 coups.

Bien vu.

- Voilà. Lynx, faucon, panda.

Un 1er coup

fait sauter le casque. Le 2e frappe à la tête.

Les équipes ont tout ratissé. Pas d'arme du crime.

Et le sac?

Rien. Vide.

Je suis là! Pardon.

Je suis désolée.

- Ca va? - Ouais. Je suis juste en retard.

Qu'est-ce qu'on a, en résumé?

- Un homme, ex-roux,

paf dans le casque, paf dans la tempe, dead.

- Ouais. C'est super résumé, mais c'est ça.

- Il a pas de papiers et il vivait pas là.

Et on a volé

ce qu'il y avait dans le sac.

- Y a une témoin. Une dame qui vit ici.

Elle a dit quoi?

Elle est aveugle.

Et donc?

Ben, elle voit rien, donc...

C'est quoi, le problème?

- Imagine si je dis une phrase style:

"En tant que témoin oculaire, qu'avez-vous vu? ",

ce serait un malaise fou.

Musique de suspense

...

J'ai entendu

un cri étouffé

et un grand bruit, comme un choc.

Ca m'a réveillée.

Je suis sortie.

Et là, j'ai...

j'ai senti son corps.

Il était encore chaud.

J'ai failli tomber dessus.

Moi, je dormais.

Alice m'a réveillé.

Et on vous a prévenus.

C'était vers quelle heure?

- 2 h, peut-être.

- Y avait quelqu'un d'autre. - Vous êtes sûre?

- Oui. Quand je suis arrivée, j'ai senti une présence.

Et puis je l'ai entendue partir en courant.

Je suis désolée. J'ai rien entendu d'autre.

- Ce choc qui vous a réveillée, c'est peut-être l'arme du crime.

...

Non.

Non, toujours pas.

- Bon. C'était pas une bûchette.

- Tu veux retrouver l'arme en jouant du djembé?

- Ca n'a rien à voir. Il faut faire confiance à l'ouïe.

Louis qui?

Ah!

On va essayer ça.

Non.

Non. C'était un son plus... plus clair.

Genre plus métallique?

- Oui. Oui. Plus métallique. Peut-être.

- A qui est cette cabane? - A tout le monde.

On se partage le potager.

- Donc vous avez la clé? - Oui.

...

Non.

...

Refaites.

...

Ah oui. C'est ça que j'ai entendu.

- Ben voilà. - On va le faire analyser.

Je vous raccompagne.

- Si l'arme a été dans le cabanon fermé à clé...

- C'est que notre meurtrier vit dans le lotissement.

- Lola. - Mmh?

- Faudrait qu'on parle. - Aux voisins? Oui. Allez.

Musique légère

...

Je te laisse.

Salut.

...

Panda. Vous avez une minute?

Elle a changé, la police.

- Merci. C'est votre petit-fils?

Lui? Non.

C'est le gosse des Rameau. Il m'aide au quotidien.

C'est le seul humain valable ici.

- OK. Vous pouvez me parler du lotissement?

- Quel lotissement? C'est un enfer.

- Un paradis sur Terre. On est si contents d'avoir emménagé ici.

- C'est mignon, à un cadavre près.

- On s'entend bien entre voisins. On forme une communauté.

La 1re maison à gauche,

c'est les Dubois.

Jérémy et Clara. Des amours.

Des bobos. Prétentieux.

Maintenant, c'est le Dubois. La petite s'est barrée.

Une pleureuse.

Insupportable.

- Il a du mal. On est très présents pour lui.

En face, il y a Alice et Gilles.

- Le petit couple idéal. - Les aveugles?

C'est les moins pénibles.

- Mais c'est des nuls en recyclage. - Nous, on est ravis.

On voulait que tout le monde soit représenté.

Et il y a nous,

les Rameau.

Une famille normale et unie.

Des cons.

Ils disent qu'on est comme un village.

C'était leur idée,

ce potager partagé.

On partage juste le compost qui pue.

- Denise, c'est Denise. Elle a son petit caractère.

C'est un peu notre mamie à tous.

Un chocolat?

- C'était la cage de Pompidou, mon hamster.

Il aimait gambader.

Il a terminé sous la tondeuse des Rameau.

- Ah. - Obsédés par leur pelouse parfaite.

Vous êtes globalement très tendue.

Pas plus que ça.

Oh, quand même.

- La victime, vous l'aviez déjà vue? - Jamais.

Moins je vois de gens, mieux c'est.

Décidément.

Bref. Je vous sers pas de café.

Non, ça va. Merci.

C'était pas une question.

Bien.

Merci.

- Alors? - Rien.

- Moi non plus. Elle avait jamais vu ce type.

Tu fais quoi?

- Je me débarrasse des mauvaises ondes.

- Le pire, c'est Pauline Rameau. Elle adore la vie et la poterie.

- La poterie? J'adore la porterie aussi.

C'est mon hobby.

On aurait dû échanger. Je le savais.

Grattements

- T'as entendu? - De quoi?

...

- Les papattes. - Mmh.

- Ils ont des rats. - Ah.

T'as qu'à leur demander qui a fait le coup.

Lola, attends.

Eliot est venu à la paillote.

Je sais pour votre rupture.

- Ah bon? - Mmh.

Donc je me pose 2,-3 questions.

Pourquoi?

- C'est pas à cause de moi? - Toi? Pourquoi?

Ben...

- Parce qu'on s'est embrassés, il y a longtemps?

Tu crois que tout tourne autour de toi?

- Non. - Ca n'a rien à voir!

Tu crois que tes bisous sont

inoubliables?

J'avais même oublié qu'on s'était embrassés.

Mais...

- De toute manière, c'était une connerie!

Le reste, ça te regarde pas.

On a essayé de le nettoyer,

mais il y a des résidus organiques. C'est l'arme du crime.

- On sait toujours pas qui il est. Ses empreintes sont inconnues.

- Mais il était en tenue de chantier.

Ca devrait être un ouvrier.

- Il n'y avait aucuns travaux chez les habitants.

- Parce que c'était pas un ouvrier.

J'ai remarqué un dépôt sur ses gants.

Du coup, j'ai prélevé, analysé.

Bromadiolone.

C'est un anticoagulant utilisé comme rodenticide.

Hein?

- Un truc pour tuer les rats. C'est un dératiseur.

- J'avais raison, ils ont des rats.

- C'est absurde de le faire venir en pleine nuit.

Oui, mais j'avais raison.

- On va appeler les sociétés de dératisation pour voir.

Très bonne idée. Faites ça.

Musique douce

...

- On a le retour de l'opérateur téléphonique.

On a l'adresse du propriétaire de la ligne.

Merci.

...

Ah ouais. C'est flatteur, mais c'est flippant.

Là.

Grillé!

Vous m'avez pas vu, hein? La furtivité de la belette.

Les belettes, ça a des petits bras.

Et là, j'ai les mains prises.

Je disais "grillé", parce que je vous ai grillé et parce que...

on a ça.

Y a eu un départ de feu dans le lotissement après votre départ.

Les pompiers nous ont contactés.

Ca a l'air intéressant.

Musique de suspense

...

- Donc ça, c'est notre victime,

dont on ne connaît toujours pas le nom.

Donc on ne peut pas prévenir les proches.

- Par contre, on a les restes d'un sac à dos,

un portefeuille carbonisé et un téléphone HS.

Celui qui a fait ça a tout aspergé d'essence.

- Mmh. Si on résume, on est sur un dératiseur nocturne et anonyme.

- Mmh. - Dont on a fait disparaître

les petites affaires façon barbecue,

pour une raison mystérieuse.

Hein? Vous savez

à quoi ça me fait penser?

- A une autre enquête? - Aux histoires

de ma cadette, shootée aux anesthésiants du dentiste.

Vous allez

mettre un grand coup d'accélérateur, vous allez tous les réinterroger

et trouver l'apprenti pyromane!

Et que ça saute!

Je vous fais pas peur?

- Ah ben, si. Le poing et tout.

Musique de suspense

...

J'ai pas appelé de dératiseur.

On a jamais eu de rats.

- Vous direz ça à mon collègue. Vous êtes sorti aujourd'hui?

- Non. J'ai rien à voir avec cette mort.

Pourquoi vous me demandez ça?

- Je vais aussi cuisiner les autres.

Je me méfie de tout le monde.

- Donc... - OK.

M. Dubois,

- vous êtes sorti de chez vous? - Eh non.

- Vous travaillez pas? - J'ai perdu mon boulot.

- Vos voisins ont des comportements suspects?

Je suis déphasé

depuis le départ de ma femme.

Une météorite exploserait, je verrais rien.

Parce que là,

elle m'a planté, comme ça.

J'ai rien compris.

Musique douce

...

- Parfois, y a rien à comprendre.

...

C'est incroyable, la nature.

La mort qui côtoie la vie.

Un cadavre, une courgette.

C'était bien, le collège?

Oui. C'est connu pour ça.

C'est bien. C'est génial, même.

- Eh oh, Noé. T'as vachement de colère en toi.

Hein? Décharge-toi.

Voilà. Le poids du savoir. Ca te brise le dos.

En parlant de savoir, j'aimerais bien

savoir où tu t'es fait ça. Tu boîtes du cil.

- Pas du tout. - Ben si.

T'as des cils plus courts, comme avec un retour de flamme.

Ben non.

- Si. Moi, ça m'est arrivé avec ma plancha et des poivrons.

Les cils, ça brûle super facilement.

- Qu'est-ce qui se passe?

- Je sais qui a foutu le feu.

Lui?

Mmh.

Mais c'était pas son idée.

La 1re fois que je suis venu,

Noé partait, et il avait ce sweat.

Exactement ce sweat.

En dessous, il planquait les affaires de la victime.

- Vous comptez l'arrêter pour port de gros sweat?

Vous avez appelé le dératiseur.

- Pour venger Pompidou. - Le président?

- Le hamster. Vous détestez tout le monde ici.

Pauline Rameau a tondu à mort Pompidou.

Pour lui faire payer, vous avez appelé le dératiseur,

mais pas pour dératiser.

Pour ratiser.

- Oui. Je voulais foutre des rats partout.

Pour infester leur paradis.

Ca lui aurait fait les pieds à la mère Rameau.

Le gars

était intervenu dans un immeuble où on vivait avant. Voilà sa carte.

- On peut enfin mettre un nom sur la victime.

"Manuel Vitrak".

Je lui ai donné un billet

et il s'est amené avec un sac plein de bestioles

qu'il avait chopées ailleurs.

On devait les relâcher la nuit du meurtre.

- Il est d'abord passé poser ses affaires?

- Il est sorti et il est jamais revenu.

Parce qu'il est mort.

Et quand vous l'avez su, vous avez brûlé

- son sac et ses affaires. - J'ai demandé au gamin.

Et j'aurais pas dû.

- Et t'as improvisé un petit feu de joie?

- Il a fait ce que je lui ai demandé.

Pourquoi vous avez rien dit?

Vous vous seriez fait des idées.

Je confirme.

C'est pas moi qui l'ai tué.

En revanche, j'ai vu quelque chose.

Cris

J'ai entendu l'aveugle crier

quand elle a découvert le corps du gars.

Je suis allée à ma fenêtre pour voir.

Musique sombre

...

Je vous l'ai dit, je dormais.

- On a une témoin qui dit le contraire.

Votre voisine vous a vu sur votre terrasse.

Allez.

On respire.

Et on s'hydrate.

...

Et on parle.

...

Donc vous dormiez pas, Gilles?

Vous nous avez menti.

On vous accuse de rien.

Ce qu'on veut, c'est comprendre pourquoi.

- Alice sort beaucoup, en ce moment.

J'ai peur qu'elle ait

quelqu'un.

Quand elle rentre, je fais semblant de dormir

et j'essaie de sentir si elle sent un autre parfum que le sien.

Vous l'espionnez?

Elle est différente, en ce moment.

Elle se place moins

à portée de ma main.

Sa démarche a changé. Ca a l'air

de rien, mais c'est important pour nous.

Et la nuit du meurtre?

Je l'ai sentie quitter son lit.

Et j'ai cru - je sais pas - qu'elle téléphonait à un homme.

Et là, je l'ai entendue crier.

La suite, vous la connaissez. C'est pour ça que j'étais debout.

On est dans une impasse.

Mais y a un mec qui nous ment.

Hein?

Hein?

Que moi, je "hein? ", ça passe.

Mais votre coéquipier?

Gilles Quenard, il est impliqué.

Je sais pas à quel niveau, mais il nous dit pas tout.

- Mais il est non-voyant.

- Non, justement. Il est pas non-voyant.

Son verre d'eau, il l'a pris.

Après, je l'ai déplacé.

A la fin, il l'a repris sans le chercher. Donc il savait

où il était.

- Eh oui. Il t'a entendue le déplacer.

Non. Il m'a vue.

- Il est non-voyant. - Non.

- Il est non-voyant.

- Non! - N'importe quoi!

- C'est toi, n'importe quoi! - C'est moi?

Oui, c'est toi!

Je vais le prouver!

- Bonne chance. Ca sera sans moi.

Ben tant mieux!

- Je me casse. - Ouais.

Moi aussi.

"Moi aussi"...

Je sais plus, moi.

Oh!

C'est pas vrai?

J'ai un truc à vous dire.

Je suis expert

en observation. Moitié lynx, moitié faucon, moitié panda.

- 3 moitiés, Stan, ça marche pas.

- Là, ça fonctionne. J'ai vu un truc que personne n'a vu.

- Sur l'enquête? - Les enquêteurs.

Trice.

C'est sur Lola. Elle a plus sa bague de fiançailles.

- Ah bon? - Eh ouais. Disparue.

Vous l'avez pas vu, hein? Moi, je l'ai vu.

C'est pas mal, hein?

En ce moment, mes yeux, ils cherchent, ils cherchent.

Il est où, le détail? Il est là.

Si je m'écoutais,

je me confierais une petite enquête.

- Il n'en est pas de mon ressort. - Je te confie une enquête.

Meurtre?

- Braquage? - Lola.

Tu vas tirer au clair

cette histoire de bague.

Je veux savoir où elle en est.

Eh. Discret, hein?

- Vous auriez pas une enquête plus flic?

- Quoi? Je suis un flic qui te demande à toi, qui es flic,

de glaner des infos sur une flic.

C'est un truc de flics. Flic, flic, flic.

- On peut pas faire plus flic. - Flic?

La cloche sonne.

...

Cris

...

Brouhaha

...

- Qu'est-ce que vous faites là?

Ah, pardon.

Musique légère

...

Je galère sans Thérèse.

- Roman, je suis un bon père? - Sérieux? Maintenant?

- Oui. Quand t'étais petit, tu trouves que je gérais?

Oui, tu gérais de ouf.

- Parce qu'en vrai, j'étais en panique.

J'étais en flip total. C'est flippant d'être père.

Quand je te faisais des câlins pour te rassurer,

c'est moi que je rassurais.

- C'était pas toi, mais moi. - D'accord.

En fait, j'ai improvisé.

J'ai fait comme j'ai pu, à l'instinct.

Et t'as survécu, t'es là, en bonne santé, bien.

Je me dis:

- "Si ça devait recommencer..." - Papa, stop.

C'est bon, t'as assuré.

Et ça va pas recommencer. C'est derrière toi.

Allez, on a du boulot.

*-Lola, c'est moi.

Je vais passer chercher mes affaires.

Je te rendrai tes clés.

Tu m'en remets un.

Je vous l'offre.

- Je peux financer ma déprime. Merci.

Musique légère

- Vous faites quoi? - Je suis flic.

Ah oui.

- Si tu bois et que tu prends ta voiture,

- je te coffre. - Ah ouais.

Moi aussi, je faisais un boulot chiant avant.

Je me suis reconverti.

Je fais du maraîchage.

Ah non...

C'est pas vrai...

...

Y a un problème?

Mais oui, y a un problème.

T'es chevelu, fleuri, bio.

C'est pas possible! Oh...

J'étais amoureuse d'un mec et je suis tombée

amoureuse d'un autre. J'ai largué le premier.

Mais le 2e me rend complètement tarée.

Il m'obsède, alors qu'on est pas faits

pour être ensemble. Comment passer à autre chose

si les mecs qui me draguent sont comme lui?

Je sais plus du tout.

Un autre.

Je peux vous l'offrir?

Oh! C'est pas possible...

...

- Qu'est-ce que je fais avec des courgettes?

- Il a été aveugle dans le bus, au supermarché, à la Poste.

- Il est aveugle tout le temps. - Jusqu'à preuve du contraire.

- Là, vous piétinez la présomption de non-voyance.

On peut pas arrêter?

- On peut aller boire un verre. - Eh oh, Stan.

Attends.

Aveugle chez le fleuriste.

J'en ai marre, c'est décevant. On piste un aveugle

qui achète des fleurs à sa femme parce qu'il l'aime.

- T'as raison. Il aime sa femme.

Oui.

Ah ben, voilà!

T'es un génie.

Musique de suspense

- Je serre pas trop? - Vous faites n'importe quoi.

- Lâchez-la!

- C'est marrant. Vous l'avez vue.

- Vous nous avez menti. - Elle a rien fait.

C'était quoi, ce bruit?

- Mon amour... - Qu'y a-t-il?

...

Comment t'as pu me cacher ça?

Je suis tombé amoureux.

Le 1er jour, dans ce café,

je voulais que tu t'intéresses à moi, et j'ai menti.

Je voulais te revoir.

Du coup, je suis venu dans ton association, et après...

j'avais peur que tu me quittes.

J'ai voulu te le dire cent fois.

Je suis désolé.

Gilles,

on a vraiment besoin d'aide.

Vous avez vu quelque chose ce soir-là?

Il faisait nuit noire.

J'ai vu

une femme, enfin, quelqu'un qui fuyait.

...

En partant, elle a fait tomber un tissu, comme un foulard.

Rouge, je crois.

- La silhouette, je sais qui c'est.

Le foulard rouge de Clara a été vu sur la scène de crime.

Elle est revenue?

- Oui. Et pas pour récupérer sa brosse à dents.

- Vous croyez pas qu'elle l'a tué?

C'est impossible.

- Peut-être qu'elle a un lien avec la victime

ou qu'elle l'a confondu

avec quelqu'un.

Le mieux, ce serait

de lui demander. On la trouve où?

- J'en sais rien. Elle est partie du jour au lendemain.

Voilà.

Elle m'a quand même envoyé...

ce message, là.

*-Jérémy, je sais que tu comprendras pas,

mais il faut qu'on arrête.

C'est plus possible.

- Du coup, je l'ai appelée, rappelée.

Elle a jamais répondu. Elle m'a bloqué.

Elle m'a envoyé ce mail aussi.

- "N'essaie plus de me recontacter, je t'en supplie." Ah oui, c'est...

C'est brutal.

- Voilà. Du coup, j'ai lâché l'affaire.

C'était quand, ça?

C'était il y a 2 mois.

Je trouve ça minable, ce qu'elle m'a fait.

Mais c'est pas une tueuse.

Ce qui me chiffonne,

c'est que le dernier mail qu'elle a envoyé,

il est parti d'un cybercafé du centre-ville.

- Elle change de vie et elle part à 3 rues.

- Si elle est restée, elle a fait quoi pendant 2 mois?

- Elle a courgette. - C'est pas un verbe.

- Voilà pourquoi je suis obsédé par les courgettes.

Regarde ces plants.

Elles sont belles.

Tu en parles beaucoup.

- Les plants, vu leur état, ont été plantés il y a pas plus de 2 mois.

- OK? - Mmh.

- Regarde la terre sous la paille.

La terre, elle est sèche.

Ca a pas été arrosé.

Pour que ça pousse comme ça, là-dessous, c'est bourré d'azote.

Et si c'est pas l'eau,

ça peut être dû à un phénomène de décomposition.

Musique de suspense

...

Clara est jamais partie.

Elle est jamais partie.

...

- On a le corps d'une femme. La trentaine.

Etat de décomposition avancé.

Je vous montre pas.

Y a plus grand-chose.

Faudra confirmer l'identité, mais on a une alliance

gravée au nom de Clara Dubois.

- Comment elle est morte? - Nuque brisée.

Coup du lapin.

- Donc une dispute qui a mal tourné.

Mmh.

C'est un cauchemar.

- Vous allez pas vous réveiller tout de suite.

Le mari trompé qui tue sa femme, c'est un classique.

- Je lui aurais jamais fait du mal.

Je l'aimais.

- Il s'est passé quelque chose lors de votre séparation?

Elle vous avait parlé? Elle avait des problèmes?

Je...

Je sais pas.

On se parlait plus trop, quasiment plus.

Elle passait beaucoup de temps chez les Rameau.

Elle était très amie avec Pauline, la voisine.

Elle pourra peut-être vous en dire plus.

Un peu de thé.

Ca réconforte et ça draine.

Merci.

- Mme Rameau, Clara vous avait

- parlé de sa rupture? - Non, on était pas si proches.

Notre lotissement, c'est comme une famille.

Même en famille, certaines choses restent privées.

On n'a rien vu venir.

Ils avaient l'air si soudés.

Et un cadavre qui date de 2 mois.

Plus on avance,

moins on comprend.

C'est un peu le moonwalk des enquêtes.

Les 2 meurtres sont liés.

La 1re victime a été retrouvée près du potager,

là où a été enterrée Clara Dubois.

- On doit chercher du côté des Rameau.

- Le petit couple tout propre? - Surtout lui.

Thibault. Quand on l'a interrogé,

il souriait beaucoup, mais mal.

Il souriait mal?

- Quand on sourit, on a les paupières qui bougent.

Lui, rien.

Ca bougeait pas. Un hibou, le gars.

Même quand il s'est brûlé, il souriait.

C'était pour ça, le thé?

- Et parce que ça draine. - Après,

il souriait peut-être pour soutenir sa femme.

- Non, pas que. C'est prouvé que quand on sourit assez longtemps,

on sécrète des endorphines.

Moi, je me shoote à ça.

Lui, en se forçant à sourire, il arnaque son cerveau.

Il lui fait croire qu'il est heureux.

- Reste à savoir pourquoi ils ont fait ça.

- Allez-y, alors! Et en avançant.

Vers l'avant.

Allez! Go, go, go!

Go, go, go! Let's go!

Hop, hop, hop!

J'ai du nouveau, moi.

- C'est-à-dire?

- Le capitaine Vausquian a passé la soirée dans un bar lounge.

- Qu'est-ce que tu entends par lounge?

- C'était un bar où il y a une ambiance raffinée, feutrée.

- Je sais ce que c'est. Je suis pas si vieux. Enchaîne.

- Elle était avec un individu de type masculin.

Elle a bu un verre. Et ce n'était pas son fiancé.

Brouhaha

- T'es sûr? - Sûr et certain.

Et un peu gêné.

C'est le capitaine, quoi.

Du coup, je peux avoir une autre enquête?

Une enquête à moi?

C'est chiant.

Musique légère

...

Bonsoir.

Bonsoir.

...

Oh, c'est pas vrai...

...

...

Et un Cuba Libre sans alcool.

C'est un Cuba Libre

avec je sais pas quoi.

C'est un Cuba peu près.

Ca va pas, toi.

Qu'est-ce qu'il y a? C'est Lola?

Son ex t'a défoncé? Ca y est?

- J'ai l'impression que tout m'échappe.

Que la vie m'échappe. Je me lève chaque matin

et j'ai l'impression de remonter une rivière comme un saumon,

sauf qu'ils ont enlevé l'eau.

Je sais pas

pourquoi je te raconte tout ça.

C'est moi, le papa, et c'est moi qui me confie.

Ca veut dire quoi, ça?

Je peux tout entendre. Je suis un adulte.

- Non. T'es un pré-adulte, Roman. Nuance.

- J'ai une pote qui s'est fait larguer par son mec

et on est allés dans un terrain vague

casser des trucs, genre des bouteilles.

Ca l'a défoulée, elle a tout sorti, et ça allait mieux après.

Et tu l'as pécho?

- Voilà. - C'était le plan à la base.

- T'es possédé, toi, en ce moment.

Franchement, essaie.

Casse un truc. Vraiment, ça fait du bien.

Regarde.

OK. Bon, je vais nettoyer.

Ben, ouais.

...

Tu m'expliques le sac?

Ca? C'est de la toile

de jute. C'est ma voisine qui fait ça.

Pas le sac!

Dans le sac!

- Panda! - Noé. Faut qu'on parle.

Je vous ai tout dit.

Tu m'as pas tout dit.

Si tout le monde se disait tout, ça irait mieux.

J'aimerais parler de ta famille.

Je m'en fous d'eux.

- Non, t'es en colère. C'est 2 sentiments différents.

Tu sais qu'avec ma collègue,

quand on a interrogé ta mère,

elle nous a dit que ce lotissement, c'était le paradis.

Mais t'es véner contre la Terre entière.

Donc je comprends pas.

Alors regarde,

je t'ai apporté un sac.

Et dedans, y a de la poterie, ma poterie.

Je fais de la poterie.

Comme ta mère.

Il est hyper réussi, celui-là.

Voilà.

Alors voilà.

Casse.

Vas-y. Casse ta mère, Noé.

Libère les énergies.

C'est pas mal.

Mais c'est pas assez. Qu'est-ce qui se passe chez toi?

Je vous dirai pas.

Casse.

Casse.

C'est bien.

- Encore. Allez! - J'en ai marre de chez moi!

Voilà. Encore.

Ce lotissement de merde!

Maison de merde!

C'est bien, Noé...

Il crie.

Oui.

...

Ben voilà.

Ils font semblant.

Ils croient que je capte rien, mais je les vois s'engueuler.

Ma mère est partie une semaine, et ils font comme si de rien n'était.

OK. OK.

Ta mère est partie il y a un peu plus de 2 mois?

Musique douce

Vous en avez encore?

Non. Là, on a tout pété.

Mais c'est bien. Ca fonctionne.

...

- La crise chez les Rameau correspond à la rupture

des Dubois, donc à mon avis, le mari avait une aventure avec Clara.

- On a tous les ingrédients pour un meurtre.

Mais on a 3 suspects.

Jérémy aurait pu tuer sa femme par jalousie.

- Pauline aurait pu tuer la maîtresse de son mari.

- Ou le mari aurait voulu sauver son mariage

et Clara l'aurait menacé.

- Et coup du lapin. - Voilà.

- Vous êtes pénible. Je demande une hypothèse.

Et là, vous arrivez avec 3. On choisit laquelle?

Alors... pardon.

Je crois que quelqu'un a choisi pour vous.

C'est moi.

Je l'ai tuée.

...

- Je comprends pas qu'il se dénonce.

Il a senti qu'on se rapprochait.

On a trouvé le corps et on a interrogé son fils.

- La femme du suspect est là. Elle veut le voir.

- Fais-la entrer. On va faire un interrogatoire de couple.

- Faites-la sortir. Tu n'as rien à voir là-dedans.

- S'il te plaît... - C'est absurde.

Vous pouvez la faire sortir?

- Vous avez eu une aventure avec Clara et ça a mal tourné.

Voilà, c'est ça.

- Thibault, votre femme est juste à côté.

Je sais que c'est pas facile, mais soulagez votre conscience.

Dites-lui que vous l'aimez plus.

Euh...

Je t'aime plus.

C'est Clara que j'aimais.

Faux!

Méga faux.

Quand on a honte, on regarde pas l'autre droit dans les yeux.

On fuit le regard.

En réalité, vous avez pas honte.

Votre femme, vous l'aimez.

Vous l'aimez follement.

Le vrai problème, c'est que Pauline était amoureuse de Clara.

Sur le foulard, y a de la terre du potager.

Mais pas que.

Y a aussi de la glaise. C'est ce qu'on utilise en poterie.

Votre hobby, Pauline.

- C'est vous qui êtes tombée amoureuse de Clara.

Vous alliez partir avec elle et quitter votre mari.

- Voilà. Ca, c'est un regard de honte.

Tout était prêt.

Et finalement, elle a changé d'avis.

Jérémy a perdu son travail.

Elle pouvait pas lui faire ça à ce moment-là.

Ca vous a brisé le coeur.

- J'ai essayé de la convaincre, mais elle se sentait coupable.

Un soir, on s'est disputées, je l'ai poussée.

Je sais pas ce qui s'est passé après.

Elle est mal tombée. Elle respirait plus.

- Vous l'avez enterrée, vous avez fait croire qu'elle était partie

et vous avez envoyé le message de rupture

qu'elle avait enregistré.

Je voulais pas

qu'on la trouve et je supportais plus de la savoir à côté.

- Et le dératiseur était l� au mauvais endroit

au mauvais moment.

Il a tout vu.

Oh!

- J'ai pris un marteau et je l'ai frappé.

- Quand Alice est arrivée, vous êtes partie

en faisant tomber le foulard de Clara.

Cet homme, il y était pour rien.

Je suis désolée.

- Je suis tellement désolée. - Ca va aller.

Musique douce

...

Vous saviez?

...

Oui.

...

Musique légère

Hennissement

...

- T'as de la chance de rentrer ici.

Moi, à la maison, c'est la guerre.

Etre commissaire, c'est comme être papa.

Et un papa, ça veut savoir tout.

Essayer de sentir les choses.

C'est comme être président d'une petite république.

Enfin, bref,

qu'est-ce qui se passe entre toi et Lola?

OK, d'accord.

Ben, justement, il se passe rien.

Il se passera rien. C'est bouclé.

- Très bien. - Très bien, oui.

D'accord.

Si tu veux tout savoir...

- J'étais à 2 doigts d'être rassuré.

Ben, Anouk...

- Mmh? - Tu te rappelles?

Oui.

- Il se passait un gros truc entre nous.

J'étais fou d'elle.

Sauf qu'elle m'a...

Anouké.

Ouais, anouké.

Carrément.

Et ce gros truc, ben...

c'est un enfant.

Et je crois que c'est le mien.

- Le don de se foutre dans la merde. - Hein?

Hein?

- Dans ces moments-là, Thérèse me faisait un câlin.

Eh ben, voilà.

Ca va aller, mon vieux.

Musique douce

...

- Lola m'a quitté. Le mariage est annulé.

Faut que tu m'aides, mon pote. T'es son meilleur ami.

...

Son seul ami, en fait.

...

Me prends pas pour un con.

...

Elle a quelqu'un. C'est ça?

...

Musique légère

...

Sous-titrage TITRAFILM

...

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