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1 Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

Ă€ New York, les inspecteurs qui enquĂŞtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite, appelée Unité Spéciale pour les Victimes.

Voici leurs histoires.

Pourquoi tu me fais ce coup ? Pourquoi tu me fais ce coup ?

Pourquoi tu me fais ce coup ? Pourquoi tu me fais ce coup-lĂ  ?

Peter Lophus a agressé Chelsea Arndale à 4h02 du matin.

Il l'a brutalisée pendant cinq minutes et 27 secondes.

Il lui a cassé le bras, trois os du visage et l'a violée.

Il l'a laissée nue, à moitié consciente, à saigner abondamment au sol.

Inspecteur, lors de l'interrogatoire,

l'accusé a-t-il fourni un alibi ?

Non, aucun.

Je n'ai plus de questions.

Votre témoin, M. Kressler.

C'est une vidéo perturbante, je dois l'admettre.

J'ai dû détourner le regard et je l'ai peut-être manqué

mais je n'ai pas vu le visage de mon client, et vous ?

Non. On l'a identifié grâce aux traces d'ADN.

Via l'utilisation d'un kit de viol ?

Il s'avère qu'il souffre de troubles sexuels

et ne peut rester en érection ou éjaculer.

C'est donc un autre "non".

L'ADN de mon client n'était pas sur la victime.

On l'a extrait d'un chewing-gum craché sur les lieux.

Oui. Une gomme Ă  la nicotine.

Ce n'est pas sur la vidéo mais vous l'avez trouvé.

Ma coéquipière de l'époque l'a trouvé.

L'inspecteur Olivia Benson.

Êtes-vous aux faits du contentieux entre l'inspecteur Benson et l'accusé ?

Effectivement, elle l'a arrêté pour viol il y a cinq ans,

d'oĂą l'archivage de son ADN.

D'où le fait qu'elle y accède.

-Objection ! -M. Kressler...

C'est une autre théorie du crime.

Un beau tissu de conneries.

Bien, vous pouvez disposer.

La défense appelle Olivia Benson à la barre.

M. Bartley ! Les écolos remettent ça.

On va les prendre sur le fait.

-Des détériorations ? Un incendie ? -Non, ils ne bougent pas.

C'est ce qu'on va voir.

Plus de coupes, plus de mensonges ! Cessez de tuer notre planète !

Plus de coupes, plus de mensonges !

-Cessez de tuer notre planète ! -Des armes de destruction massive.

Ils utilisent ces armes de déforestation en cachette, la nuit.

-Ne les faites pas sauter ! -Ces arbres sont protégés !

Ici la police.

Je vous ordonne de vous disperser.

C'est public. On a le droit d'ĂŞtre lĂ .

Dispersez-vous ou nous emploierons la force.

-On ne bougera pas ! -Ils abattent ces arbres

en violant impunément la loi.

-Bien, allez-y. -Vous avez entendu. On y va.

Bas les pattes, pervers !

-Recommence et je te tue. -Réveille-toi.

-Ă€ terre ! -HĂ© !

-À terre ! -Il ne résiste pas. Arrêtez...

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

Elle n'était pas sur la liste des témoins.

Ce n'est pas moi qui cache un témoin disculpant.

La défense est désemparée,

d'où le fait de vous parler en privé.

-Aucun flic n'a jamais posé de preuves ? -Pas elle.

C'est un inspecteur récompensé au parcours impeccable.

Je pense Ă  un motif pour se venger.

Demandez-lui de témoigner à ce sujet.

La défense a appris qu'elle n'était pas disponible

et essaie d'en tirer parti.

Je l'ai citée à comparaître il y a un mois.

Elle a disparu de la circulation.

Ou quelqu'un la planque.

Mlle Novak, oĂą est l'inspecteur Benson ?

Elle est impliquée dans une opération

avec le FBI depuis 5 semaines, peut-être dans un autre État.

HÔPITAL HOLY CROSS, OREGON LUNDI 9 OCTOBRE

Elliot, Elliot...

Qui c'est, Elliot ?

Hein ?

Tu as marmonné le nom "Elliot" toute la nuit.

-On est où ? -À l'hôpital, en tant que détenues.

L'agent Abu Grab t'a frappée pour avoir aidé T-Bone.

-Hope, ils t'ont cassé la jambe ? -Oui.

J'essayais de m'enfuir et me suis tordu le pied dans un trou.

J'ai la cheville cassée.

Ça te fait rire ?

Tu voues ta vie Ă  la nature

-et voilĂ  comment elle te remercie ? -Quoi ?

C'est la faute de cette société et des ripoux qu'ils ont à la bonne.

Tu as raison. Tu as raison.

Vous devriez les poursuivre, T-Bone et toi.

T-Bone a frappé le premier.

-Pour moi, c'était un accident. -Non.

Comment tu peux défendre ces fascistes ?

Tu as raison. Ça doit être le coup. Je n'ai plus toute ma tête.

Je n'ai rien dit d'autre ?

-Non. -Tu es sûre ?

Je n'entendais qu'"Elliot". Crache le morceau. Qui c'est ?

-Personne. -Ça ne donnait pas cette impression.

Elliot... Elliot...

-Elliot est lĂ  ? -Il vient de partir avec Dani.

-Je dois parler Ă  Liv. -Oublie. Il ignore oĂą elle est.

-Et toi ? -Non.

Elle serait partie avec notre enfant.

C'est sérieux. Si je ne la trouve pas, je risque d'être déboutée.

Il fallait y penser avant de te lancer.

Stabler a conduit l'arrestation. Liv n'était pas censée témoigner.

-Ça ira. -Ce ne serait qu'une journée

-en audience privée. -Non.

Elle ne va pas déjouer des incendies à vie.

On sait qu'elle se la coule douce et s'ennuie Ă  mourir.

Les pupilles sont homogènes et réactives. Une tension de 11-7.

Ça ira. Et elle ?

Elle va bientôt accoucher et a les quatre membres attachés.

-C'est le règlement. -C'est inhumain.

Si c'était un animal, on chercherait à la sauver.

L'État va garder le bébé.

Une fois le cordon coupé, elle retournera purger ses 18 mois.

Je viens chercher une certaine "Pers-a-fone" James.

-Persephone. -Elle est prĂŞte Ă  sortir ?

Ce n'est qu'une concussion mais j'aimerais la garder cette nuit.

-Ses jours sont en danger ? -Non.

Elle va donc devoir me suivre.

-Je vous arrĂŞte pour agression. -Quoi ?

-Vous pouvez garder le silence. -C'est faux.

Tout ce que vous direz pourra ĂŞtre retenu contre vous.

-On m'a agressée. -Vous avez droit à un avocat.

Je connais mes droits.

Vous pouvez me les retirer ? Ça me scie les poignets.

-Désolée. -Merci.

Asseyez-vous.

Je peux téléphoner ?

Ça va venir. Attendez.

-T-Bone, réveille-toi. -Je ne dormais pas.

J'écoute et j'apprends.

-Ça va ? -J'ai connu des jours meilleurs.

-Ils vont vouloir nous interroger. -Essayer.

Il y a des noms à éviter ?

Pourquoi donner des noms ?

Ils veulent nous affilier Ă  l'EDG.

Si je dois couvrir quelqu'un, tu dois me le dire.

Voilà celui qui nous a frappés.

Agent Ibold, vous m'avez l'air d'ĂŞtre un homme raisonnable.

Comment arranger ça ?

Vous tentez de me corrompre ?

Non, je dis seulement que mon ami T-Bone

-aimerait s'excuser. -Non.

Si. Et je ne vous ai pas touché.

Mais je m'excuse d'avoir interféré.

J'essayais de désamorcer la situation.

-Allons-y. -OĂą ?

Souriez. Ça fera une jolie photo.

-Je ne vous ai pas frappé. -À droite.

Cette arrestation est bidon.

Ă€ gauche maintenant.

J'ai voulu ĂŞtre sympa.

Mais vous m'avez agressée.

Vous avez levé le bras.

Pour me protéger et vous éviter de blesser une manifestante.

Mlle Persephone te pose problème, Jimmy ?

-Un peu. -Vous étiez sur place.

-Je n'ai pas vu l'altercation. -Il l'a inventée.

Vous êtes drôlement agitée. Mauvaise semaine ?

Je sais les flics solidaires

mais de lĂ  Ă  se parjurer pour un con comme vous.

-Surveillez votre langage. -Combien de plaintes sur le dos ?

Vous en connaissez un rayon.

Ça ne doit pas être votre première fois.

-Il se trouve que si. -On verra ça.

Oui, pas de doute.

Trouvons une pièce où m'expliquer

ce que j'ai fait pour être frappé.

Je ne vous ai pas frappé !

Et je n'irai pas dans une pièce seule avec vous.

J'exige un avocat.

Delray Mellott, je suis votre avocat commis d'office.

-Vous avez 12 ans ? -Vingt-cinq.

Ah, génial.

Vous passez à l'étage,

on vous lit le chef d'accusation. On plaide non coupable.

La date sera fixée et votre caution sera négociée.

Non coupable ?

Je vous dis si c'est le cas ?

-Inutile. -Pardon ?

Je risquerais de ne plus vous représenter

-si vous mentez. -Formidable.

Mais je ne l'ai pas touché. Il m'a frappée.

LĂ  n'est pas la question.

Nous élaborerons notre défense à l'approche du procès.

Concernant la caution, votre casier est vierge.

Bien. Je devrais obtenir une L.S.E.

-Votre... -Libération sur engagement.

-Bien. Vous avez des proches ? -Des amis.

-Pas de famille ? -Non.

Hors de l'État ? C'est plus risqué.

Je n'ai pas de famille. Je suis seule.

Bien. On se retrouve à l'étage.

J'espère vous faire sortir aujourd'hui.

Téléphone à la noix.

Persephone !

M. Bartley. Vous comptez me déposer pour vous racheter ?

J'aimerais que vous reveniez répondre à quelques questions.

J'ai un avocat, vous ne devez plus me parler.

-Ce n'est pas Ă  ce sujet. -C'est-Ă -dire ?

Je crois que vous connaissez cet homme : M. Carl Dunford.

-Non, je ne le reconnais pas. -Bizarre.

L'employé d'un labo

contre lequel vous manifestiez.

-Une histoire de fleuve pollué. -Et donc ?

Nous avons sorti son corps du fleuve.

Ce n'est pas la pollution qui l'a tué.

De quoi est-il mort ?

Dur de savoir quel coup de couteau était fatal.

Mais nous cherchons quelqu'un qui n'aime pas tout ce qui dépasse,

si vous me suivez.

-Asseyez-vous. -Non, ça ira.

Vous pensez donc Ă  mon groupe ?

Nous vous observons depuis un bail.

Vous voilĂ  devant le laboratoire Fitzmore, oĂą travaillait la victime.

-Pas vraiment aux anges. -Ils déversent

des tonnes de déchets pharmaceutiques, dont des œstrogènes dans ce fleuve,

ce qui finit dans notre eau et féminise les poissons.

Ça en fait des homos ?

Les poissons mâles ont un sexe féminin.

Certains commencent Ă  pondre.

Et donc, quelqu'un a décidé d'émasculer Carl Dunford.

Ça m'a tout l'air d'une revanche.

Vous savez que pas un seul meurtre n'a jamais été commis

par ce groupe écologiste.

Ça irait à l'encontre de nos principes.

Le monde entier sombre dans la violence.

Votre ami pacifiste T-Bone a mis un coup Ă  l'un de mes hommes.

T-Bone n'est pas un tueur mais Ibold en sera bientĂ´t un.

Il m'a fracassé le crâne avant de mentir,

m'accusant d'agression.

Écoutez.

Trouvez-nous des infos sur cet homicide

et nous essaierons d'abandonner les poursuites contre vous.

Si j'étais vous, je m'intéresserais à Carl Dunford.

Car c'est un crime sexuel.

Ah oui, c'est vrai ?

Lorena Bobbitt ne vous dit rien ?

-Où vous allez ? -Je ne suis pas en état d'arrestation,

vous ne pouvez pas me garder.

C'est vrai. Mais vous êtes libérée sur caution.

-Ne quittez pas l'État. -C'est noté.

BUREAUX DU FBI MARDI 10 OCTOBRE

Je crains qu'il soit impossible de faire revenir l'inspecteur Benson.

Avant de penser que votre affaire compte plus que mon délit,

regardez ma victime.

Elle se remet d'une fracture de l'orbite pour voir son violeur libéré.

-Je vous aiderais si... -Je veux parler Ă  Star.

-Qui ? -L'agent infiltré qu'on a arrêté

avec les néonazis l'an dernier.

Benson bossait avec elle sur une affaire d'écoterrorisme.

L'agent Lewis n'est pas chargée de l'affaire de votre inspecteur.

Alors, qui ?

Dur de faire plus FBI.

-Les fédéraux ne mangent pas de donuts. -Malin.

Merci pour la caution.

C'était plus crédible.

On t'a couverte pour les empreintes.

Ils ont consulté la base de données ?

On avait pris les devants.

-Tu n'y figurais pas comme flic. -J'aurais préféré.

Le shérif est convaincu

qu'un membre du groupe a tué Dunford.

Si c'est le cas, on invoque la loi RICO et on boucle le groupe.

Écoute. Je vis avec ces gens

et je n'ai rien noté qui puisse les lier

aux incendies ou Ă  ce meurtre.

-Intéresse-toi à cet homicide. -Bien.

Et si le tueur n'est pas du groupe ?

Alors, tu recommences à chasser l'écoterroriste.

Minute. Je ne vais pas ignorer un homicide.

Laisse-les gérer. Tu bosses pour nous désormais.

Si ton enquĂŞte t'aiguille hors du groupe, tu t'arrĂŞtes.

-Compris ? -Oui.

Carl Dunford n'avait pas de casier.

Il a toujours été bon payeur.

Je t'en prie. Ravi de t'entendre.

Mon supérieur me tuerait s'il le savait.

Je ne pourrai pas te rappeler.

Dernière chose, Novak t'a contactée ?

Une affaire avec Elliot.

Il arrive. Je te le passe.

Devine qui c'est.

AllĂ´ ?

Persephone. À qui tu parlais ?

Ă€ Elliot, le mec dont elle rĂŞve.

Ă€ mon incapable d'avocat commis d'office.

Je lui demandais quoi faire

au sujet de Carl Dunford.

T-Bone dit de ne jamais collaborer avec l'ennemi.

Venez, je veux du maĂŻs.

Le shérif m'a interrogée hier soir.

-Je n'ai rien dit. -Logique.

On ne devrait pas accorder nos violons ?

Sur quoi ? On n'y est pour rien.

Leurs soupçons se comprennent.

La société de la victime fait beaucoup de mal à l'écosystème.

Tout comme ceux qui jettent leurs médicaments aux toilettes.

Que faire ? Tuer les gens avec une ordonnance ?

Les flics ne vont pas nous lâcher.

Je pense qu'on devrait éviter de nouvelles manifestations

-jusqu'à ce qu'ils aient le tueur. -Qui, d'après toi ?

LABORATOIRE FITZMORE MARDI 10 OCTOBRE

Excusez-moi. J'écris un article sur Carl Dunford.

Il s'entendait bien avec ses collègues ?

Carl n'avait pas d'amis proches mais des ennemis, encore moins.

Il avait changé, avait l'air stressé ?

Non. Vous me dites quelque chose. OĂą je vous ai vue ?

J'enquĂŞte sans arrĂŞt pour le journal.

Mais je dois faire vite...

Le boulot de Carl

était susceptible de le mettre en danger ?

J'espère que non. On bossait sur la même chose.

Un contraceptif pour l'homme.

Ah. Un éventuel concurrent cherche à vous devancer ?

Tout le monde cherche Ă  enfiler l'autre,

d'oĂą le besoin de contraceptif.

-Ne publiez pas ça. -Ça restera entre nous, promis.

Autre chose au sujet de Carl ?

C'était un employé très consciencieux.

Gentil avec sa mère. Il l'appelait tous les jours.

Désolé, maman n'est pas là.

-Que faites-vous lĂ  ? -Disons que je vous arrĂŞte.

Je présente mes condoléances à Mme Dunford. C'est illégal ?

Je ne vois pas en quoi la visite d'une suspecte

égaierait la journée de Mme Dunford.

C'est un gâteau au tofu empoisonné ?

Un gâteau au café. Goutez-y.

-OĂą est votre voiture ? -LĂ  oĂą vous ne la verriez pas.

Ray Denning du labo vous a appelé ?

Après votre départ.

Il s'est souvenu de vous

et s'est demandé pourquoi une manifestante jouait les journalistes.

Je ne jouais pas la journaliste.

J'écris des articles pour une gazette écolo.

Au minimum, je vous tiens pour violation de propriété.

J'étais sur le trottoir. Je n'ai pas enfreint la loi.

J'ignore ce que vous faites mais je ne le sens pas.

Je défends l'honneur de mon groupe.

Et vous ne faites rien pour trouver le vrai tueur.

Si je vous revois ennuyer un proche de Dunford,

je vous coffre pour entrave Ă  la police.

-Vous m'avez entendu ? -Cinq sur cinq.

RÉSIDENCE DES DUNFORD MARDI 10 OCTOBRE

DÉFENSE D'ENTRER

Plus un geste. Les mains en l'air et restez face au mur.

Ne tirez pas. Debra Hartnell, je suis l'ex-femme de Carl.

Que faites-vous lĂ , Debra ?

Carl a légué la maison à ma fille. J'ai le droit d'être ici.

Elle est scellée par la police. Vous cachez des preuves.

Pourquoi l'avoir tué ?

Je n'avais plus de contact avec Carl depuis 8 ans.

Mais votre fille, si.

Jamais. J'avais sa garde exclusive.

Des vidéos d'enfants.

Des catalogues de tenues pour enfants.

Votre ex-mari voyait l'enfant de quelqu'un.

Pitié.

L'ébruiter anéantirait la vie de ma fille.

-Carl violait votre fille ? -Non.

Non, elle avait cinq ans quand...

Carl est mort. Ça ne peut pas rester entre nous ?

Debra, vous devez le dire Ă  la police.

Je vous croyais policière.

Oh, mon Dieu. Mon Dieu. Laissez-moi tranquille.

Vous devez dire Ă  la police ce qu'a fait Carl.

Il n'a rien fait. Je n'ai rien dit.

Merci.

Il nous faut un autre endroit.

Sais-tu pourquoi les infiltrés

sont évalués tous les six mois ?

Parce que leur supérieur les rend dingues ?

Pour s'assurer qu'ils ne sont pas trop impliqués.

-Qu'a prévu notre brigade du soja ? -Rien du tout.

Ils attendent que l'affaire soit élucidée.

Ils ont un truc Ă  cacher ?

-Aucun membre du groupe ne l'a tué. -Tu en es sûre ?

Ils n'ont rien Ă  voir. Ils y croient. Ce ne sont pas des terroristes.

Une histoire intéressante, page six.

Un e-mail envoyé au labo il y a un mois

d'un compte intraçable.

"Vous altérez la nature et nos enfants

mais ça ne vous empêche pas de dormir.

Savoir que l'on a vos adresses changera peut-ĂŞtre la donne."

Ce message contenait les adresses des employés de Fitzmore,

dont celle de Carl Dunford.

-Tu le savais déjà ? -Non.

Tu ne les connais pas si bien.

C'est une menace sans suite, pour faire peur.

Il y a eu des suites sur le pénis de Dunford.

C'était un pédophile.

Un membre te l'a dit ?

-J'ai parlé à son ex-femme. -Et les ex-femmes ne mentent jamais.

Je te suggère de te concentrer sur ta mission

et de ne plus chasser les prédateurs sexuels imaginaires.

BUREAU DE CASEY NOVAK MERCREDI 11 OCTOBRE

Olivia était avec moi à l'hôpital.

Elle me tenait la main, disait qu'elle m'aiderait.

-On la cherche. -Pourquoi avoir besoin d'elle ?

Vous le tenez et le savez coupable. Ça ne suffit pas ?

Le procès n'est pas terminé. Il a duré une semaine.

Pourquoi ? Vous étiez sûre de vous, qu'il serait en prison.

Chelsea, vous devez vous calmer.

Impossible.

Je ne peux pas travailler, ou dormir. J'arrive Ă  peine Ă  respirer.

Je suis bonne Ă  rien depuis qu'il...

Vous avez parlé au thérapeute ?

Non, je ne veux plus en parler.

Je veux qu'on l'enferme pour me sentir en sécurité.

Il vous faut l'aide de quelqu'un pour vous en sortir.

Non, du tout. J'ai besoin de le voir condamné.

Et s'il ne l'est pas ?

Je pense que je me tuerai.

J'arrive tout de suite.

Ça va prendre du temps. Je t'appelle après

pour te dire si c'était du sérieux.

J'ai trois jours de prorogation.

Elle ne fera sûrement rien avant le non-lieu.

Tu es sûre que ça va arriver ?

-Pas si tu m'aides. -Comment ?

Trouve Benson. Ton chef ici m'a complètement snobée.

-Tu es du FBI, tu as les contacts. -Je vais essayer.

-Merci. -Ce n'est pas gagné.

Je ne bosse pas beaucoup avec la cellule antiterroriste.

Je m'occupe des crimes sexuels.

Ils ont rarement besoin de moi.

Que fabriquent-ils avec Liv ?

Votre ex-mari en a violé combien ?

-Partez tout de suite. -Je viens pour la visite.

Des clients arrivent dans dix minutes.

Je partirai quand vous m'aurez dit ce qu'il a fait.

-Qui ĂŞtes-vous ? -J'aide les victimes de viol.

Carl était un prédateur. On le sait.

-C'est faux. -Vous cachiez ses films pédophiles.

Des films pour enfants.

Ce n'est ni illégal, ni de la pornographie.

Ça l'est pour un pédophile. Le but est le même.

Et ça lui évite la prison.

Carl est mort. Il ne fera plus de mal Ă  personne.

Si ça s'ébruite, la seule personne à en souffrir sera ma fille.

Et ses victimes ?

Personne ne l'a dénoncé. Donc, il les menaçait, ou pire.

S'il a tué une victime pour la réduire au silence,

ses parents ne feront jamais le deuil. Pensez Ă  eux.

C'est le cas. J'ai pensé que le père d'un de ces enfants

l'avait su et lui avait infligé ce qu'il méritait.

Vous l'avez quitté il y a huit ans après l'avoir surpris, pas vrai ?

Qui c'était ?

Notre baby-sitter de 12 ans.

Il mettait de plus en plus de temps Ă  la raccompagner.

Je l'ai suivi un soir.

Ils étaient garés plus haut.

Vous l'avez dit aux parents ?

J'aurais eu trop honte que ça se sache.

Il a accepté de divorcer et de me laisser la garde.

Et la baby-sitter ?

Il a promis de ne plus la toucher.

Et vous pensez qu'il a arrêté ?

Bien sûr que non.

-C'est le bébé de Carl ? -Pas du tout.

J'ai eu un tas de copains depuis Carl.

Ce n'était pas votre copain. Vous aviez 12 ans. C'était un violeur.

Je ne l'avais jamais vu comme ça.

Vous en avez parlé ?

Non. Carl disait que personne ne comprendrait.

Il n'avait pas tort.

Quand il a commencé à m'ennuyer, c'était horrible.

Et j'ai fini par apprécier de me sentir aimée.

-Combien de temps ça a duré ? -Un an.

Et comment vous l'avez fait arrĂŞter ?

À 13 ans, je suis sortie avec ce lycéen.

Carl a piqué une crise. Il m'a plaquée.

Écoutez, je dois déposer Nicky avant le boulot.

Je vais vous aider. Donnez.

-D'accord. -VoilĂ .

Kristy. Connaissez-vous d'autres filles agressées par Carl ?

Non, on n'est pas restés en contact.

Quand sa femme l'a quitté avec leur fille.

On ne se demandait pas ce que vous veniez faire ?

Carl me prenait au collège et je devais me cacher

jusqu'au garage.

Et vous entriez chez eux ?

Non, on n'entrait jamais dans leur maison.

-OĂą vous alliez ? -Il avait un endroit super.

Cette pièce, sous le garage.

J'aurais quelque chose Ă  vous montrer.

Nous serons bientôt à court de délits vous concernant, Persephone.

Entrer par effraction.

Et trouver le lieu du crime ?

-Y semer la pagaille. -Je n'ai rien touché.

-Je portais des gants. -Bien vu, inspecteur en herbe.

Capable de vous dire que nous détenons l'arme du crime ?

Le légiste avait misé sur un couteau à steak.

Ça a dû arriver au dîner.

Oui. Il mangeait un steak, elle mangeait une pizza.

-"Elle"... -J'ai retrouvé une victime

qu'il emmenait ici il y a 8 ans.

Qui sait combien il y en a eu depuis.

Des livres...

des jeux, des CD, des chips, des cookies, une télé.

-Tout ce dont rêve une fille. -Sauf un téléphone.

Ah, voilĂ  le mobile du meurtre.

Ça, ou de l'autodéfense pour échapper au violeur.

L'autodéfense s'arrête quelque part

entre la dizaine de coups de couteau et la castration.

Elle ne l'a pas forcément tué. Ça peut être un parent.

Ou peut-ĂŞtre qu'il la partageait.

L'autre est jaloux, le tue, la récupère.

Ça en fait, des tenues.

S'il avait un partenaire,

ses empreintes seront peut-être dans votre système.

Écoutez. J'abandonne les poursuites.

Mais cessez de jouer la policière et partez retrouver vos amis.

Vous me tenez au courant ?

Je n'y manquerai pas.

Durant l'enquĂŞte,

nous avons trouvé une pièce sous la maison des Dunford.

Combien de victimes y a-t-il ?

Pour l'heure, nous avons retrouvé deux groupes d'empreintes,

dont celles de M. Dunford.

Pour ce qui est de l'autre, je passe la parole Ă  Dean Porter du FBI.

Comme l'a dit le shérif Bartley, il y avait d'autres empreintes.

Celles-ci appartiennent Ă  Britney Dunlap.

-Elle est en vie ? -Y était-elle tout ce temps ?

Britney a disparu il y a sept ans,

âgée de 10 ans.

Le FBI a travaillé sans relâche depuis

ainsi que ses parents qui ont gardé espoir.

Son corps était sur place ?

Nous ne l'avons pas retrouvée.

Mais nous pensons qu'elle est en vie.

-Sans avoir contacté la police ? -Ou ses parents ?

-Vous allez devoir me suivre. -Dites-moi que je rĂŞve.

Quelqu'un veut vous parler.

La conférence s'est éternisée.

-Merci pour votre patience. -Je n'avais pas le choix.

-Vous pouvez retirer ça ? -Je crains que non.

Tout ce que vous avez déclaré à tout le pays,

je l'ai trouvé. Quel est le problème ?

Je n'en ai aucun avec vous.

Le shérif Bartley travaillait sous les ordres du FBI.

Que me veut le FBI ?

Après de telles prouesses ? Plus rien.

C'est terminé, inspecteur Benson.

Détachez-la.

Tu viens de me balancer ?

Ça devient insultant.

J'ai su que vous étiez flic sur les lieux du crime.

-Merci pour les écoterroristes. -Ce sont des activistes.

Je les ai infiltrés, pensant que ça nous mènerait à un vrai terroriste

-qui est toujours dans la nature. -Non, il ne l'est plus.

On a arrêté le chef de l'EDG à Montréal.

Il avait brûlé les bureaux canadiens de Coniston Lumber.

J'étais dans le mauvais groupe tout ce temps ?

Désolé.

Bon retour Ă  New York.

HĂ©.

-Laisse-moi chercher Britney. -Ça ira, merci.

J'ai de l'expérience.

-On devrait collaborer. -C'est déjà fait.

Je t'ai tout offert sur un plateau.

Je mérite de rester.

Franchement, ça ne colle pas entre nous.

Agent Porter, on a reçu un appel.

C'est hors de notre juridiction. On vous confie l'affaire.

Une piste sérieuse ?

Un routier a pris une auto-stoppeuse le soir du meurtre.

Il a vu sa photo aux infos. Il pense la reconnaître.

Où l'a-t-il déposée ?

Ă€ Butteville, Ă  40 km au Sud.

Cette photo de Britney a sept ans.

Il y aura des centaines de témoignages, surtout bidon.

Ses parents ont emménagé à Portland il y a deux ans.

Lors de son enlèvement, ils habitaient Butteville.

Bon, s'il y a une chose que je connais, ce sont les victimes de viol.

Laisse-moi t'aider.

La victime d'un viol menace de se taillader les veines

et tu parles Ă  Liv sans me le dire ?

Je n'ai pas pu. Elle a raccroché quand Fin me l'a passée.

-Pourquoi ? -Je ne sais pas.

Le FBI l'épaule. Ils sauraient si elle a des ennuis.

Oui, mais ne le diraient pas forcément.

Je suis sûre qu'elle va bien. C'est pour moi que ça craint.

Quelle heure il était ? Je peux faire localiser son téléphone.

Ça prendrait la journée, pour un téléphone à carte prépayée.

-OĂą est-elle ? -Je ne sais pas.

Dis-moi qui le sait. Je vais lui parler.

Je ne peux pas.

Tu joues les employés modèles ?

Je veux simplement m'assurer que Liv va bien.

Elliot, j'ai passé le message à mon chef.

Il l'a transmis au supérieur de Liv.

Pourquoi elle n'a pas appelé ?

Si elle savait Chelsea en danger, elle serait lĂ .

Peut-être qu'elle et son supérieur ne sont pas en contact actuellement.

C'est illogique.

Logique que Britney retourne chez elle.

Tu penses que les flics ont bien fouillé son ancienne maison ?

Oui. Et la famille de cinq qui y vit l'a fait aussi. Elle n'y est pas.

Elle n'est pas sortie depuis 10 ans, oĂą irait-elle ?

La police fouille son école primaire, l'église, les parcs.

C'est un village. On va la retrouver.

Ton coéquipier à New York te trouve aussi fatigante que moi ?

-On s'entend très bien. -Mais tu le fatigues ?

J'aimerais bien avoir un collègue sympa.

-J'ai presque oublié ce que c'est. -Tu le retrouveras bientôt.

-Quel veinard. -Tiens donc.

L'une de ses amies entendue à l'époque

avait un "fort" dans les bois derrière sa maison.

Britney jouait lĂ -bas.

Ils sont allés voir ?

44 SAWMILL ROAD JEUDI 12 OCTOBRE

On a dû dévier de notre trajectoire.

-On repart. -C'est par là. Les plantes ont poussé.

Personne ne vient depuis des lustres.

Si tu nous perds dans ces bois...

Le voilĂ .

Si elle est venue, jamais elle ne resterait.

Retourne Ă  la voiture, je te brieferai.

Britney.

-Allez-vous-en. -Tout va bien.

N'aie pas peur. Je ne te ferai aucun mal.

-On vient te ramener chez toi. -Non, ne me regardez pas.

-Non. -Partez, je vous en prie !

"Chez elle" veut dire la cave.

-Pitié ! -Britney, tout va bien.

On ne te fera aucun mal.

-Promis. -Ne me regardez pas.

S'il vous plaît, partez.

-Tu retrouveras tes parents. -Non !

Tu te souviens d'eux ?

-Oui. -Pourquoi ne pas vouloir les voir ?

-J'ai honte. -Tu n'as aucune raison d'avoir honte.

Ce qui t'est arrivé n'était pas ta faute.

Viens t'asseoir Ă  cette table

et je promets de ne pas te regarder, O.K. ?

Non !

De l'expérience, hein ?

Britney, tu en as gros sur le cœur.

C'est un exutoire.

Tout comme parler.

Ça ne te donne pas le tournis ?

Ă€ moi, si.

L'agent Porter va nous laisser. Il n'y aura que nous.

Tu te sentirais plus Ă  l'aise ?

Sors tout de suite.

Personne ne connaissait cette pièce. Pourquoi ne pas l'y laisser ?

Pour le restant de mes jours ?

Je pensais continuer Ă  y vivre.

Je ne voulais plus voir ce que j'avais fait.

Comment l'as-tu déposé au fleuve ?

J'ai trouvé une bâche...

je l'ai enveloppé.

J'ai mis une éternité à monter les escaliers.

Je l'ai mis dans son coffre.

Après, je suis rentrée.

Mais c'était insupportable d'y être sans lui.

Britney...

-Il t'a lavé le cerveau. -Je l'aimais. Je l'aime toujours.

Il avait pris le contrĂ´le de ta vie,

t'a convaincue qu'il pouvait te tuer.

Mais il ne l'a pas fait.

Il m'apportait un cadeau chaque jour, sauf quand je faisais des histoires.

Tu as dĂ» te convaincre de l'aimer afin de pouvoir survivre.

Alors, pourquoi je l'ai tué ?

-Il te violait. -Non.

Plus d'un demi-million de femmes sont violées dans ce pays chaque année.

Seule une infime partie en parle car elles ont trop honte.

C'est un monde de déjantés mais tu n'y es pour rien.

Et ce qui t'est arrivé

ne fait pas de toi un monstre.

Je ne pourrai jamais dire... les choses qu'on faisait.

-Ça devait être insupportable. -Seulement au début.

Il me manque tant.

J'aimerais tant qu'il revienne.

Tu serais toujours sa détenue.

-Je ne l'ai pas tué pour fuir. -Alors, pourquoi l'avoir fait ?

Britney, tout va bien. Tu peux me le dire.

Il insistait pour que je l'accompagne dehors.

-Pour aller oĂą ? -Je le suppliais de ne pas le faire.

Il t'a conditionnée pour ne pas sortir,

-d'oĂą ta peur. -Non, je n'avais pas peur.

Je ne voulais pas le faire.

Faire quoi ?

Lui trouver quelqu'un d'autre.

Il disait que je devenais trop vieille.

Il t'utilisait comme appât.

Il disait que je pourrais rester,

seulement si je lui en trouvais une plus jeune.

Tu l'as tué pour sauver une autre petite fille,

lui éviter de vivre ça.

Il lui aurait volé son enfance comme il a volé la tienne.

Je n'avais que dix ans.

Ça va aller.

Tout va bien, chérie. Ça va aller.

Elle a le syndrome de Stockholm.

Elle est tombée amoureuse de son ravisseur et a cessé d'essayer de fuir.

Elle aurait pu le tuer bien avant.

Aucun jury au monde ne la condamnerait.

Qui compte la poursuivre ?

-Elle sera aidée ? -Oui.

Quoi ?

C'est vrai que tu te débrouilles bien.

Ah, pardon. J'ai failli oublier.

J'ai reçu ce message il y a quelques jours.

Quand j'étais infiltrée ? Qui était au courant?

C'est arrivé au bureau. L'agent "Hu-ang".

Huang ?

TRIBUNAL DE NEW YORK VENDREDI 13 OCTOBRE

Dieu soit loué. Tu étais passée où ?

Tu ne vas pas en revenir.

Tu me raconteras plus tard.

-Il faut y aller. -Comment va Chelsea ?

Ça ira.

J'avais peur de ne pas vous voir.

Jamais ça n'aurait pu arriver.

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