All language subtitles for A.Stolen.Life.1946.1080p.WEB-DL.DD 2.0.H.264-French

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Original subtitles

A quelle heure part le prochain bateau pour l'Ăźle ?

- 7 h. - Ce soir ?

Non, demain matin.

Pourrais-je louer un bateau ?

Pas Ă  ma connaissance.

Quelqu'un va forcément sur l'ßle ce soir.

Demandez au garçon là-bas.

Merci.

Excusez-moi. Allez-vous sur l'Ăźle ce soir ?

Excusez-moi.

Allez-vous sur l'ßle ? J'ai raté le vapeur.

Fallait ĂȘtre Ă  l'heure.

Allez-vous sur l'Ăźle, oui ou non?

Oui, mais je ne prends pas de passagers.

S'il vous plaĂźt, mon cousin m'attend au ferry.

Je promets de me tenir tranquille.

C'est plein.

Largue les amarres, Tom.

Je ne prends pas de place.

D'acccord. Montez.

Vous dites qu'on vous attend au ferry?

Il faudrait prĂ©venir que vous ĂȘtes en route.

George, tu peux téléphoner sur l'ßle?

Fred Linley. Il loue la villa Craven.

Compris ? La villa Craven.

J'amÚne la fille. Elle a raté le vapeur.

Je ne suis iamais allée sur l'ßle.

Elle vous plaira.

Le trajet est long ?

Environ deux heures.

Puis-je prendre du papier ?

Bien sûr, servez-vous.

Vous aimez la mer, hein ?

J'ai ça dans le sang.

Mes aïeux étaient baleiniers à Portland.

Maine ou Oregon ?

Il n'y a qu'un Portland, dans le Maine.

Bienvenue en Nouvelle-Angleterre.

Vous me montrez votre dessin ?

Je ne suis pas une grande artiste.

Dites, c'est bien.

Gardez-le si vous voulez.

Merci. Merci beaucoup.

L'Ăźle est en vue.

Eben Folger, le voilĂ  !

Vous ĂȘtes arrivĂ©e.

Salut, Bill.

Les Portugais font la fĂȘte, ce soir.

Toni Pereira se marie demain.

Merci.

C'est trÚs gentil de m'avoir amenée.

Vous avez rendu le trajet agréable.

Prends ça.

Qui ĂȘtes-vous ?

Kate Bosworth.

Ne l'accusez pas, je me suis imposée.

J'en ai été ravi .

T'as pas Ă  ĂȘtre ravi de quoi que ce soit !

Merci beaucoup.

De rien. Au revoir.

Soyez pas intimidée par Eben Folger. Il est pas méchant.

Qui est Eben Folger ?

Le gardien du phare de Dragonhead.

Depuis 21 ans.

Le garçon qui m'a amenée vit là-bas ?

Bill ? En ce moment, oui.

- Kate ! - Freddie.

Quelle joie de te voir !

J'ai eu trĂšs peur en ne te voyant pas au ferry.

Désolée, je l'ai manqué d'une minute.

Quelle frayeur !

Je porte ça.

Merci.

Tu n'as pas eu mon message ?

J'ai fini par l'avoir.

AprĂšs avoir fait les cent pas pendant des heures.

- Pat est lĂ  ? - Oui.

Je t'ai cherché des suiets à peindre.

Tu es un amour.

OĂč est Dragonhead ?

A 2,5 km au large. Pourquoi ?

La vedette du phare m'a amenée. Tu connais le gardien ?

Seulement de vue.

Que vas tu faire demain ?

Il vient tous les jours ?

- Qui ? - Le gardien de phare.

Oui, peut-ĂȘtre...

Kate, tu es vraiment entĂȘtĂ©e.

DĂ©pĂȘche-toi !

- Bonjour, Martha. - Bonjour, Eben.

Je veux voir cette maquette de bateau.

-J'ai appris qu'elle était à vendre.

C'est exact. A vendre, Eben.

Drusilla voulait qu'elle me revienne.

Je ne suis pas au courant.

Oh que si, Martha ! Si vous y mettez du vĂŽtre.

Alors, mettez-y du vĂŽtre.

La soeur de Drusilla m'a écrit aprÚs son décÚs

que je devais tout vendre, du sol au plafond,

au meilleur prix. C'est ce que je compte faire.

Satanée bonne femme ! .Combien vous en demandez ?

150 dollars.

150?

Je vous donne 50.

Vous perdez votre temps.

Le prix est de 150 dollars.

75, et c'est du vol.

150.

Si vous l'entendez comme ça, gardez la maquette.

Mais si vous la vendez Ă  qui que ce soit avant ma mort,

je vous hanterai jusqu'Ă  la tombe !

M. Folger, puis-je demander quelque chose?

- J'ai pas envie. - Vous poseriez pour moi ?

Poser pour vous ? Comment ça ?

Pour faire votre portrait.

Je pose pour personne.

Je vous paierai.

MĂȘme si vous me payez 50 000 $,

je poserais jamais pour un portrait Ă  la noix !

Aucun visiteur !

Aucun visiteur ! C'est une propriété de l'Etat.

Aucun visiteur !

- J'ai dit: ''Aucun visiteur.'' - Je sais.

C'est vous qui vouliez me peindre.

Je vous ai dit que j'en avais pas envie !

Je viens pour autre chose.

Parlez !

Vous ĂȘtes un expert en maquettes.

Le seul Ă  pouvoir les authentifier.

Je sais que c'est beaucoup demander,

mais je n'y connais rien en antiquités,

et cela me déplairait fortement d'avoir été roulée.

Je sais pas trop si je suis bon juge.

Jetez-y un oeil, M. Folger.

Elle fait partie d'une série.

Peut-ĂȘtre bien.

Vous ĂȘtes celle qu'il a amenĂ©e.

Voyez-vous, je veux commencer une collection.

J'ai le reste de la série, alors...

TrÚs futée pour une femme.

Attendez ! Que voulez-vous exactement ?

Attention.

C'est une Yankee.

Je veux faire un marché avec vous.

Quel genre ?

Je vous la donnerai Ă  une condition.

Laquelle ?

Posez une heure par jour pendant deux semaines.

Vous pouvez fixer l'heure.

Celui qui hésite est perdu.

Fais pas ton malin, petit !

Entendu ! Soyez lĂ  chaque jour Ă  4 h.

- Sauf le dimanche. - Le dimanche aussi.

Le dimanche aussi !

Demain, Ă  4 h prĂ©cises. Mais Ă  5 h, on arrĂȘte !

Il est coriace.

Vous ĂȘtes tĂȘtue aussi.

Je sais.

Maintenant que je l'ai persuadé, je vais vous laisser. .

Vous ĂȘtes occupĂ©.

J'ai quelques heures de travail.

en suis sûre.

A demain.

Entendu.

Au revoir.

M. Folger, arrĂȘtez de gigoter.

J'ai jamais taillé de bois de ma vie.

Ça fait de belles couleurs.

Ça dure depuis une semaine.

Comme si j'avais que ça à faire.

Ne parlez pas. Je peins votre moustache.

Le brouillard arrive vite. Il faut que je rentre.

Encore une bonne excuse.

Je contrÎle pas les éléments.

Je repasserai plus tard.

Vous avez presque fini.

C'est pas mal.

OĂč Ă©tiez-vous passĂ© ?

J'étais allé chercher du matériel.

Le brouillard arrive trĂšs vite.

Vous ne repartez pas avec ce temps ?

Je me demande.

Vous feriez mieux d'attendre.

J'aimerais bien, mais M. Folger n'est guĂšre hospitalier.

Allons donc, il a un coeur gros comme une maison.

Venez. Je porte ça.

Je ne dérangerai pas ?

Il faudra vous occuper. J'ai du travail.

Ne vous inquiétez pas.

Je peux entrer ?

Que voulez-vous ?

Le brouillard dure longtemps ?

Ça dĂ©pend. Une heure, deux heures. Peut-ĂȘtre deux jours.

Deux jours ?

Que fait M. Emerson ici ?

Il vérifie le matériel.

avré que vous soyez coincée ici.

Ce n'est rien.

Ça vous ennuie si je visite ?

Il n'y a rien d'intéressant, mais allez-y.

Merci.

Vous avez trouvé à vous occuper ?

J'explore.

Faites comme chez vous.

Je suis contente d'avoir a endu.

Peur du brouillard ?

Un peu.

Ça donne un sentiment de solitude terrible.

Ça ne m'ennuie pas d'ĂȘtre seule,

mais pas de me sentir seule.

C'est différent, hein ?

Vous savez...

ça ne m'ennuie pas d'ĂȘtre seul, non plus.

En fait, j'ai choisi ce travail pour fuir les gens.

Je comprends.

Vous n'auriez pas peur si vous étiez dehors.

Je vais vous montrer.

On dirait la fin du monde.

Il pourrait finir ainsi.

Je ne-me sentirais pas effrayée si c'était le cas.

Ni seule ?

Je savais que ça vous aiderait.

Je me demande ce que les gens feraient

si le monde finissait de cette façon.

Ils pourraient dire ce qu'ils ont toujours voulu dire.

Ils auraient le courage de le dire.

Par exemple ?

Des paroles franches.

Comme quoi ?

Comme vous dire que je ne tenais pas Ă  peindre Eben.

Alors, pourquoi avoir fait tout ça ?

Parce que je voulais vous revoir.

Les gens seuls veulent des amis.

Ils doivent beaucoup chercher pour les trouver.

Ils ont du mal Ă  trouver...

D'autres gens seuls.

Le brouillard se dissipe.

Ce n'était pas la fin du monde, aprÚs tout.

Bonsoir, Bill. Merci de m'avoir ramenée.

Je vous raccompagne.

Non, surtout as.

Je vous fais honte ?

Non, ce n'est pas ça.

J'ai beaucoup de choses Ă  faire en chemin.

Vous ne me cachez rien, dites ?

Comment ça ?

Vous n'avez pas un mari, hein ?

Bien sûr que non ! Quelle idée !

A demain.

Je ramĂšnerai le bateau au matin.

Merci. Bonsoir.

Quelle nuit parfaite.

C'est tellement beau.

J'aurais dû venir ici il y a des années.

Vous étiez fait pour tout ceci.

Je suis allé à une réunion d'anciens élÚves l'an dernier.

La plupart de mes camarades de promotion

ont des boulots fabuleux i. , ls gagnent des fortunes.

Certains m'ont raillĂ© d'ĂȘtre coincĂ© ici.

L'un d'eux m'a offert un emploi

payé trois fois ce que ie gagne ici.

Je crois qu'il me plaignait.

S'il savait ce que ie pense de lui.

Vous avez trouvé votre place.

Je vous envie.

Vous ĂȘtes la premiĂšre Ă  comprendre ça.

Ne renoncez jamais.

Je ne le voudrai jmais.

Venez voir le plus bel endroit.

Je n'avais jamais amené personne ici.

Ça a quelque chose de magique.

J'aimerais savoir peindre quand je suis ici.

Katie, vous arriveriez Ă  saisir tout ceci ?

Non, je ne suis pas assez douée.

Si vous essayiez aprÚs mon départ ?

Votre départ ?

Je change de poste dans une semaine.

Ces quelques jours ont été trÚs agréables.

J'ai passé des moments merveilleux.

Vous me manquerez.

Vous me manquerez aussi, Katie.

Vous le savez.

C'est donc ici que vous habitez ?

J'ai atteint le portail, c'est déjà ça.

Bonsoir, Bill.

- Déjeunons demain. - Si vous voulez.

Rendez-vous sur le quai Ă  midi.

J'y serai.

Je ne serai pas absent longtemps.

Salut, frangine.

Pat, que fais-tu ici ?

Je n'arrivais pas Ă  dormir. J'ai eu envie de papoter.

On n'a pas parlé depuis longtemps.

J'ai été occupée.

Tu as du feu, Katie ?

Dis-moi la vérité.

Ce gardien de phare n'est pas ùgé.

Si, sa barbe lui descend Ă  la cheville.

Tu t'amuses bien ?

Un ennui mortel.

Va don Ă  Hyannis.

Tous tes amis y sont.

Tu te débarrasses de moi ?

Ne sois pas idiote.

Tu ne sais pas mentir.

Qui est-ce ?

Qui ça?

Pat, tu ne penses qu'à ça.

TrĂšs bien, ne me dis rien.

Qu'as-tu fait ce soir ?

Il t'est arrivé quelque chose.

Tu chantais Ă  tue-tĂȘte sous la douche ce matin.

Et pour un vieux gardien de phare Ă  la longue barbe,

tu passes un temps fou devant la glace.

J'ai vu le Hunky Dory au large cet aprĂšs-midi.

Tom Fraser est ici ?

Tom commence Ă  ĂȘtre pĂ©nible.

Tu ne disais pas ça le mois dernier.

C'était le mois dernier.

Il a un yacht fabuleux. Un atout pour lui.

es un bon parti, Pat.

Je ne l'écarterais pas totalement.

Tu le veux ?

Je connais mes limites.

Et je m'en contente trĂšs bien.

Va au lit, Pat. Je suis épuissée.

Ce garçon doit ĂȘtre merveilleux !

Je parlais de ton lit.

J'ai compris.

Je parie 10 $ que je te fais parler.

10 $ que tu n'y arrives pas.

Pas étonnant que j'aie pas sommeil.

La nuit est divine. C'est la pleine lune.

Pas une soirée à rester seule à la maison.

Il faisait assez doux pour sortir sans manteau.

Tu peins dans le noir, ma chĂšre ?

J'aurais dĂ» parier le double.

Mon c ou, si ça peut te soulager,

je verrai Tom les jours prochains.

Déjuner sur le yacht et aprÚs, qui sait !

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Bonjour.

Que fais-tu ici Ă  cette heure ?

Tu es surton 31 .

J'ai rendez-vous ici Ă  midi. .

Il est pas midi.

La voilĂ .

Mazette, elle est belle !

Je ne fréquente pas es laiderons.

Boniour.

Katie, attendez.

Avez-vous oublié notre déjeuner ?

Non, je n'ai pas oublié.

Pourtant, vous m'avez ignoré.

Comment aurais je pu oblier ?

Je dois envoyer es age au Hunky Dory.

Je reviens.

Dites Ă  M. Fraser que je dois annuler.

Qu'il m'excuse.

Merci.

On peut aller déjeuner.

J'ai cru que vous alliez me poser un lapin.

Vous savez que je ne ferais pas ça.

Vous vous ĂȘtes faite belle aujourd'hui.

Je me fais toujours belle quand j'ai un déjeuner.

J'ai une idée. Déjeunons à la villa.

Mais vous m'en tenez soigneusement à l'écart.

Ah bon ?

Une femme a le droit de changer d'avis.

- Encore du café ? - Non, merci.

Ça suffit comme ça.

C'était ne soirée divine, hier,

n'est-ce pas ?

Oui.

Assez douce pour sortir sans manteau.

C'est juste.

Allons sous les arbres.

L'insigne qui vous convient: la fleur du célibataire.

Vous avez tous les attributs du parfait célibataire.

Je suis déboussolé avec vous.

Déboussolé ?

Je ne sais pas comment l'expliquer.

Vous ĂȘtes sensationnelle. Je l'ai toujours su.

Mais c'est comme s'il avait manqué quelque chose.

Je vais essayer de m'expliquer.

C'est comme si vous étiez un gùteau...

Oui, un gùteau sans glaçage.

Et la plupart des hommes aiment le glaçage.

Vous comprenez ?

Aujourd'hui, mon glaçage vous plaßt.

Et comment !

Vous riez ?

Car vous me croyiez sans glaçage.

On ne m'avait jamais berné à ce point.

Katie, vou savez que vous m'ĂȘtes trĂšs chĂšre.

J' ai peur que vous me sayez trĂšs cher aussi.

J'ai trĂšs envie d' une cigarette.

Vous n'avez pas de vision. C'est réel

Bonjour, Bill. Vous ĂȘtes donc venu Ă  notre rendez-vous.

Si vous voyiez votre tĂȘte !

C'es trĂšs malin.

Laquelle d'entre vous a ces idées ?

Toujours moi.

Je le jure, Katie, j'allais avouer.

Tu es arrivée une seconde trop tÎt.

Une chance pour vous.

Un inconnu allait vous embrasser.

On nous confond trĂšs facilement.

Votre soeur est trĂšs dangereuse.

Elle pourrait soutirer des secrets Ă  u sphinx.

Il faut que j'y aille.

Vous me raccompagnez, Katie ?

Mon bateau est Ă  4 h.

Vous partez?

Oui, je vais Ă  Boston pour affaires.

Merci pour le déjeuner...

Patricia.

Patricia.

- Bonjour, Mlle Bosworth. - Mme Minor.

Pat fait des choses insensées.

Ce n'est rien, Katie.

Les Lippincott donnent un bal champĂȘtre demain soil.

Je serai rentré à temps.

M'y accoampagnerez-vous ?

Avec joaie.

Je paasserai Ă  8 h.

Je serai prĂȘte

Journaux de Boston ! Bonbons ! Fruits !

Le journal.

Merci, madame.

Laquelle est-ce ?

Vous le savez.

Je le sais.

Et pour venir ?

J'ai pris l'avion.

Beaucoup de gens se rendent Ă  Boston.

J'arrive.

Laquelle est-ce ?

Kate.

J'aimerais avoir une bible.

Je le jure sur mon honneur, c'est Kate.

Je voulais juste m'en assurer.

Il n'y a que des gens de l'Ăźle ?

Non, tout le monde est invité.

Je n'aipas dansé le quadrille depuis mon enfance.

On se marchera sur les pieds.

- Bonsoir, Bill. -M. Lippincott.

C'est le moment du changement de partenaires.

Je vous présente Katherine Bosworth.

Enchantée. Je vous remercie de me recevoir.

Passez une bonne soirée. Allez-y.

Pat est lĂ .

En effet.

Comment a-t-elle su ?

J'ai dĂ» lui en parler Ă  Boston.

A Boston ?

Vous ne saviez pas que Pat était allée à Boston hier ?

Non.

Bonsoir, Kate chérie.

Freddie, voici Bill Emerson. Mon cousin, M. Linley.

- Tu es venu avec Pat ? - Oui.

Cette passion soudaine pour la vie bucolique

ne lui ressemble guĂšre.

Ma foi, ça a été rapide.

Allons prendre un verre d'eau-de-vie de pommes.

C'est du vrai de vrai.

Un mélange de feu' liquide et e nitroglycérine..

Tiens. Bois ça et explose.

Bon, hein ?

On l'appelle "l'éclair du Jersey". Le tonnerre vient aprÚs.

Quel idiot !

Tu veux danser ?

D'accord.

Quelle est la place de Pat dans ce puzzle ?

C'est une longue histoire. Je n'ai pas envie d'en parler.

Veux-tu faire une balade ? La soirée est belle.

Puis-je: t'apportear du café? Tu le boiras ici.

Bon sang, dis quelque chose !

Ca ne te ressemble pas.

S'il compte tellement pour toi, bats-toi pour lui.

Je ne peux pas.

Dans ce cas, tu ne l'auras pas.

Pourquoi ne pleures-tu pas ? Ça te soulagerait.

Dois-tu toujours laisser ta soeur te passer devant ?

Freddie, ramĂšne-moi Ă  la maison.

J'étais sûre que tu dormais.

Tu nous as manqué. Bill t'a cherchée partout.

Je n'ai jamais su tourner autour du pot.

Qu'éprouves-tu pour Bill ?

Autant l'avouer, Katie.

Je suis folle de lui.

C'est réci roque.

Alors, c'est réglé.

Je suis désolée.

Personne n'est fautif.

Bill t'adore, Katie.

Il dit que tu es extra et que vous vous ĂȘtes bien amusĂ©s.

ArrĂȘte !

Ça ne te ressemble pas.

Pat, connais-tu Bill ?

Comprends-tu ce qu'il aime ?

La vie qu'il aime ? Ce qu'il rĂȘve de faire ?

Tu n'as .amais connu quelqu'un comme lui.

Quand il aime, c'est pour de bon.

Katie, je sais qui est Bill

et j'en suis folle.

Il faut que tu me croies.

Tu l'as dit toi-mĂȘme, personne n'est fautif.

C'es comme ça, c'est tout.

Je te crois.

Je te souhaite d'ĂȘtre heureuse.

Va te coucher, Pat.

Avant que je me ridiculise.

Je t'en prie.

Mlle Patricia Bosworth épousera M. William Emerson dimanche.

La ceremonie aura lieu a la chapelle St John.

Ne le regarde pas, Pat. Regarde l'appareil.

Relax, Bill. C'est juste ton mariage !

Ce sera bientĂŽt fini.

Quel beau couple.

Le petit oiseau va sortir !

C'est bien, ne bougez plus !

Merci beaucoup.

J'aimerais porter un toast. Puis-je ?

Tout le monde est servi ?

A la plus belle mariée de l'année.

De toutes les années. A Pat.

A Pat !

- Aucun regret ? - Tu plasantes !

A Freddie, le plus bel ange gardien de l'année.

De toutes les années.

Merci, mais tu en as trouvé un meilleur.

A Freddie!

Rendez-vous dans 20 mn.

Au revoir, Katie.

Au revoir, Bill.

Tous mes voeux de bonheur.

Merci.

Si votre pauvre mĂšre avait pu voir ce jour...

Je sais, Mme Johnson.

Puis-je faire quelque chose, Kate ?

Merci, Freddie, c'est gentil.

Ne t'inquiĂšte pas pour moi. Je voulais m'isoler un moment.

On ne doit pas rester ici. Retournes-y.

J'arrive dans une minute.

Oublie ça. Patricia, Bill, tout.

Tu ne peux rien y faire.

Je sais que je ne peux rie y faire.

Que vas-tu faire, Kate ?

M'occuper. Peindre.

VoilĂ  qui est mieux.

C'est bien.

Vernissage de l'exposition des oeuvres de Katherine Bosworth

Kate chérie.

Je te présente Sylvester Pringle.

Enchantée de faire votre connaissance.

Je lis votre chronique chaque jour. Je suis une admiratrice.

Et j'admire votre travail.

Vous avez le sens de la couleur. Un cÎté Rousseau.

J'aimerais beaucoup. J' admire Rousseau.

Excusez-moi. Kate, connais-tu cet homme ?

Il n'est pas vraiment Ă  sa place ici.

Je le chasse.

- Sûrement un étudiant. - Regarde-le.

J'ai été étudiante aussi, autrefois.

Veuillez m'excuser.

Vous ĂȘtes douĂ©.

Necessité est mÚre d'invention.

Etes-vous artiste ?

Assez pour avoir mon idée sur ces toile.

Vous ĂȘtes critique aussi.

Inutile d'ĂȘtre critique pour reconnaĂźtre un amateur.

Comment pouvez-vous affirmer que c'est un amateur ?

Personne n'est dupe.

L'assistance ne semble pas partager votre avis.

Ce rasseblement de copains ?

Vous les avez entendus jacasser ?

"C'est divin ! Splendide !"

Autant vous le dire, j'ai peint ces toiles.

Vous avez mis du temps Ă  le dire.

Comment ĂȘtes-vous entrĂ© ?

Par la porte.

Vous avez pris cette peine ?

J'avais faim et soif.

Que faites-vous ?

Je peins.

Vous ĂȘtes donc artiste.

Je n'ai jamais eu d'exposition.

Jamais eu la possibilité.

Si jamais, que feriez-vous ?

C'est une offre .

Votre travail me montrerait si vous ĂȘtes un imposteur.

Venez le voir.

- Maintenant ? - Maintenant ou jamais.

C'est loin ?

Pas si vous payez le taxi.

Je prends mon manteau. Rendez-vous dehors.

Vous ĂȘtes Ă©puisĂ©e aprĂšs cinq Ă©tages ?

Entrez.

Ne vous inquiétez pas. C'est strictement intellectuel.

Il y en a d'autres sur la table.

J'en ai assez vu.

Mon travail ne plaĂźt jamais Ă  ceux de votre espĂšce.

Oubliez la lutte des classes et laissez-moi parler.

Allez-y.

Je vous dois des excuses. Vous n'ĂȘtes pas un imposteur.

Et maintenant, je dois saluer bas ?

Comment vous appelez-vous ?

Karnok.

Pas d'autre nom ?

Un seul suffit.

Si je vous déplais tant, pourquoi me montrer votre travail ?

Vous me l'avez demandé.

Vous avez loué mon travail,

je vais devoir louer le vĂŽtre.

Qu'a-t-il de mauvais ?

Tout.

Parce que vous ĂȘtes raide, repliĂ©e sur vous-mĂȘme, apeurĂ©e.

MĂȘme pas une femme, je parie.

Je connais votre espĂšce.

Un de vos ancĂȘtres a gagnĂ© beaucoup d' argent.

Son fils en a gagné encore plus.

Puis son fils a dû apprendre à le dépenser.

Depuis, ça a sûrement continué.

Et vous voilà, derniÚre de la lignée,

peintre Ă  vos heures et artiste avec un grand A,

alors que moi qui suis doué,

je ne peux pas acheter de bon papier,

ni de fusain, sans parler des peintures !

Pourquoi ne suis-je mĂȘme pas une femme ?

Ça les pique toujours au vif.

On peut critiquer le travail d'une femme,

mais si on insinue qu'elle n'est pas ardente...

attention !

Que voulez-vous dire ?

VoilĂ  ce que je veux dire.

Je ferais mieux de partir.

Bonsoir, M. Karnok.

Vous n'ĂȘtes pas un cas dĂ©sespĂ©rĂ©.

TrĂšs encourageant !

On se reverra.

Les pieds immobiles.

Pas de regard oir.

Quel culot de venir caommander ici !

J'en ai ma claque, de vous.

Tu parles trop.

Karnok, vous ĂȘtes trop dur.

J'ai le droit de donner mon avis.

Pas avec ta cervelle.

J'arrĂȘte de poser pour vous !

On a tous besoin d'une pause.

J'avais dit que ça ne marcherait pas.

Pourquoi s'embĂȘter avec des modĂšles ?

On aurait dĂ» sortir, peindre ce qu'on voyait !

Ça ne vaut rien.

Il faut essayer autre chose. La pose est mauvaise.

Allons, c'est excellent ! Bien meilleur que mon travail.

ArrĂȘtez les compliments.

Regardez ça. Regardez !

Venez.

Regardez ce bras. On dirait un tronc d'arbre.

Il y a un os sous cette chair !

Vous ne peiganez pas des pommes, mais un ĂȘtre humain !

Faites une femme vivante !

ArrĂȘtez de la brutaliser.

Elle s'en sortait bien avant votre arrivée.

J'ai une question à poser au grand génie.

Vous avez déjà vendu ?

Fiche le camp !

Le plus vite sera le mieux.

C'est pas votre faute, Mlle Bosworth.

Karnok, il faut qu'on mette les choses au point.

Vous pouvez utiliser cet atelier Ă  votre guise.

Mais pas si vous chamboulez tout et tout le monde.

TrĂšs bien, je vous laisse Ă  votre petite vie confortable !

ArrĂȘtez d'ĂȘtre aussi mufle !

J'accepte que vous humiliiez mon travail.

Je le veux, mĂȘme. Mais pas ma personne.

Et je vous interdis d'humilier qui que ce soit ici.

C'est bon, calmez-vous.

Remettez-vous au travail.

Je ne sais pas quoi faire.

A l'heure pour le thé ?

Qu'est-ce qui t'amĂšne ?

Je passais vour comment tu allais.

Je fais servir le thé.

Freddie, voici M. Karnok qui m'enseigne la peinture.

M. Karnok, mon cousin, M. Linley.

On prend le thé ou on travaille ?

On prend le thé.

Asocial, ce garçon.

Tu progresses, Kate ?

Non.

C'est vous qui lui donnez des leçons ?

Freddie, cette remarque montre ton ignorance.

Je veux entendre ce qu'il a Ă  dire.

Merci. Je suis juste curieux de savoir si c'est un oeil.

Il est a bon endroit. C'est forcément un oeil.

- Mais en est-ce un ? - Oui, c'est un oeil.

Allez boire votre thé.

AprĂšs, on pourra travailler.

Ceci confirme tout ce que j'ai entendu dire.

Comment ça ?

Le bruit court que tu es sous l'influence

d'un Raspoutine du pot de peinture.

Exactement le genre de bruit que les gens font courir.

Posez le thé ici, Jenny.

M. Emerson est au téléphone.

M. Emerson ?

Oui, Mlle Bosworth.

Excuse-moi.

Katie, je viens d'arriver en ville.

Comment allez-vous ?

TrĂšs bien. Et vous ?

Ça va.

Pat est avec vous ?

N. on, je suis lĂ  pour affaires.

Pouvez-vous me retrouver chez McCall ?

Oui, bien sûr.

Je ne dérange pas ?

Vous ne dérangez rien du tout !

Quand ?

J'arrive tout de suite.

A tout Ă  l'heure, Katie.

Ça faisait une Ă©ternitĂ©.

Oui, ça faisait longtemps.

- Comment va Pat ? - Elle va bien.

Que voulez-vous acheter ?

Son cadeau d'anniversaire.

Vous pourriez me dire ce qui lui plairait.

Pourquoi pas de la lingerie ou un déshabillé ?

TrĂšs bien.

C'estaau deuxiÚme étage.

Que faites-vous ici ?

J'organise un voyage au Chili.

Face Ă  la porte.

Le Chili est bien loin de la Nouvelle-Angleterre.

Un nouvel emploi ?

Pat vous accompagne ?

Oui.

DeuxiÚme étage.

Cet emploi a un rapport avec l'inspection des phares ?

Vous vous souvenez du boulot qu'un ami m'avait offert?

Oui. Je m'en souviens trĂšs bien.

J'ai fini par l'accepter.

Une occasion en or. Un gros salaire.

Puis-je vous aider ?

Non, merci, on regarde.

TrĂšs bien, madame.

Je n'arrive pas Ă  vous imaginer loin de l'Ăźle.

Je devais gagner plus d'argent.

C'est le genre de Pat.

C'est joli.

Puis-je vous aider ?

Essayez-le, Katie.

Ce style vous va Ă  ravir, madame.

Il ira Ă  merveille Ă  Pat.

Quel crétin !

Qu'y a-t-il ?

C'est aussi votre anniversair demain.

Evidemment.

Je veux vous faire un cadeau.

C'est gentil, mais non.

Rien ne vous tente dans le magasin ?

Non, merci infiniment.

- Vous ĂȘtes sĂ»re ? - Oui.

Je le prends. Combien ?

69,50 dollars.

Puis-je faire un chĂšque ?

Bien sûr, sur le bureau dan le hall.

- Voulez-vous un paquet-cadeau ? - Oui.

Venez, Katie.

Je pense que ça lui plaira.

Je pars ce soir. Je veux aire la surprise Ă  Pat.

Je suis idiote. J'ai complÚtement oublié un rendez-vous.

Je dois y aller.

Prenons un verre avant mon train.

Je regrette, je n'ai pas le temps.

J'ai été heureux de vous revoir.

Moi aussi.

Et merci de m'avoir aidé.

C'était amusant. Au revoir, Bill.

Embrassez Pat pour moi.

Qui est cet Emerson ?

Karnok, que faites-vous ici ?

Je vous attendais.

J'ai fait du charme Ă  la cuisinĂšre pour manger.

OĂč Ă©tiez-vous ? Il est 11 h passĂ©es.

Je suis allée au cinéma,

je me suis promenée dans le parc.

Pas de dĂźner ?

Non, jen'avais pas faim.

OĂč est ce type ?

Parti.

Approchez, je veux vous parler.

Aucun homme n'en vaut la peine.

Prenez un verre.

Non, merci, Karnok.

J'ai beaucoup réfléchi à nous deux.

J'ai enfin compris.

La peinture sert Ă  remplacer autre chose, hein?

Vous serez content de savoir

que j'ai pris une décision.

Je suis une artiste de 3e ordre. Je le serai toujours.

Ne vous tracassez plus pour moi.

Que ferez-vous ?

Je l'ignore. Je ferai quelque chose. J'irai quelque part.

Je n'ai pas décidé.

Vous fuyez toujours.

Normal que vous l'ayez perdu.

Je refuse d'en parler, Karnok.

Vous ĂȘtes trop fermĂ©e pour sĂ©duire.

Je n'ai pas tou.jours été comme ça. Les gens changent.

Vous vous souvenez de mes paroles dans ma chambre ?

Parfaitement bien.

Je vous plaisais. Mais vous avez eu la frousse.

Karnok, votre prétention me stupéfie, parfois.

L'homme a besoin de la femme. La femme, de l'homme.

Tout le reste en découle. L'art, la musique, tout !

Mais les femmes comme vou.s veulent en faire tout un plat.

Un homme doit suffoquer pour vous, vous voulez la passion !

Oui.

Ne jouez pas Ă  ce petit jeu avec moi.

Ouvrez les yeux.

Laissez-moi tranquille.

Vous n'ĂȘtes pas en train de me fuir ?

Franchement !

C'est mieux.

Je suis désolée, Karnok.

Je suppose que c'est la passion ou rien.

Karnok, je vais aller sur l'Ăźle quelque temps.

- Combien vous dois-je ? - 75 cents.

- Gardez la monnaie. - Merci bien.

Pat, je te croyais au Chili.

Je n'ai pas pu y aller.

Freddie a reçu mon télégramme ?

Il passe quelques semaines Ă  New York.

Je l'ignorais.

Tu as l'air fatiguée. Un problÚme ?

Aucun en particulier.

J'ai lu des articles sur ton exposition.

J'aurais dĂ» aller la voir.

MĂȘme si je n'y connais rien.

Je ne distinguerais pas un Rembrandt d'un Renoir.

Ne me dis pas que tu fumes !

Pourquoi n'as-tu pas pu ?

J'avais un rhume affreux.

Ça ressemblait à la grippe.

Quel dommage ! Bill se faisait une joie a de ce voyage.

Bill est tellement naif.

Mais c'est Bill.

La naiveté-est lassante au quotidien.

Tu ne veux pas monter ?

Tu n'as rien dit sur ma tenue. Je deviens une grande sportive.

J'apprends Ă  faire du voilie.

Je veux voir ca.

Je te le prouverai.

Pourquoi ne poses-tu pas ton chapeau ?

On pourrait aller vers Dragonhead ton ancien repaire.

Comme tu voudras. C'est toi le capitaine.

Je hisse le foc.

Et moi, la grand-voile.

Je vais tourner, Katie.

Alors, ton capitaine?

Il est pas mal.

Pouquoi fais-tu du bateau?

Ça ne t'avait jamais intĂ©ressĂ©e.

Je serais morte d'ennui sinon.

Tu as un petit ami?

Porquoi es-tu venue, Pat?

Je voulais revoir toute la bande.

On déjeune sur le yacht de Tom Fraser, demain.

La brise est forte, Pat. Tu peux te debrouiller ?

Bien sûr, c'est excitant.

Tu vas ĂȘtre servie.

On va vers du gros temps.

Formidable ! On va voir qui est la plus forte !

Attention, je vais lofer.

Çaa se gñte vraiment, Pat.

Faisons demi-tour.

Pas question !

RamĂšne la grand-voile.

Je rĂȘvais de naviguer dans la tempĂȘte.

Tu es folle.

Oui, et alors !

Il ne manquait plus que le brouillard.

On aurait dĂ» faire demi-tour.

Trop tard. Il faut qu'on s'approche du phare.

Attention, une grosse vague !

J'aurais dĂ» insister pour rentrer.

Je m'occupe des écoutes !

On va vers le récif !

En arriĂšre ! Sous le vent !

Tiens bon !

Attention, Katie !

Le récif, Pat !

Mets-toi au fond du bateau !

Pat !

Quand vous en ĂȘtes-vous aperçu ?

J'écoutais la radio.

Il y avait un vent terrible et j'ai entendu crier.

Vous ĂȘtes allĂ© Ă  la fenĂȘtre ?

Vous parlez trop fort.

Compris, madame.

J'ai vu le bateau aller sur les rochers.

La grand-voile était en lambeaux.

Ne parlez pas si fort. Elle a besoin de dormir.

C'était pas un temps à sortir.

Elles ont dĂ» avoir un problĂšme en mer avant.

J'ai appelé les gardes-cÎtes.

Laquelle des deux manoeuvrait ?

J'étais infichu de les distinguer.

Parlez-plus bas.

Oui, madame.

Une fois sur place, vous avez vu le corps de l'autre ?

On a pas vu le corps. On l'a toujours pas vu.

Doucement, tout va bien.

Vous devez rester bien au chaud et tranquille.

J'ai essayé de la remonter.

Mme Emerson, nous savons tout ça.

Mme Emerson ?

Je suis enquĂȘteur.

J'ai recueilli la déposition de M. Folger, le seul témoin.

Vous ĂȘtes chanceuse. C'Ă©tait un terrible accident.

Votre soeur est venue vous voir hier, exact ?

Vous l'avez emmenée en mer ?

Elle est bouleversée. Laissez-la tranquille.

Elle a raison.

Mme Emerson, pensez Ă  M. Bill.

Pensez à sa peine si ça avait été vous.

Vous connaissez Bill, Eben. Parlez-lui.

Je veux vous parler un peu.

Depuis l'accident, vous ĂȘtes alitĂ©e

et vous n'arrĂȘtez pas d'appeler Bill.

Vous répétez que vous avez essayé de la sauver.

Bill vous accusera pas. Mettez-vous ça dans la tĂȘte.

Voyez ça comme ça.

Si le bon Dieu avait voulu vous prendre, vous,

il l'aurait fait.

J'aimais beaucoup votre soeur.

Je le montrais pas beaucoup, mais c'est la vérité.

Mais c'est vous que Bill a toujours aimée.

Et vous avez été épargnée.

On discute pas avec la volonté du Seigneur.

Rétablissez-vous et soyez une bonne épouse.

C'est ce qu'elle aurait voulu, je peux vous le dire.

M. Linley est ici.

Je vous laisse, mais pensez Ă  ce que je vous ai dit.

Vous pouvez lui parler.

Je ne te parlerai pas longtemps, tu es fatiguée.

Tu me comprends, Pat ?

Bill rentre.

J'ai attendu tout l'aprÚs-midi la réponse à mon télégramme.

Il arrive Ă  New York par avion vendredi.

Vendredi.

J'Ă©tais sĂ»re qu'on allait ĂȘtre en retard, mais non.

Je dois ĂȘtre affreuse Ă  voir.

Vu les circonstances,

Bill ne s'attend pas Ă  te voir resplendissante.

Le vol 7 de la Pan American arrive porte 2.

- C'est l'avion de Bill ? - Oui.

Je me sens mal. Je vais prendre un verre.

Un martini, c'est ça, Pat ?

Oui, Freddie.

- Ça va ? - Oui, merci.

Un martini.

Le voilĂ .

Bois ton verre tranquillement. Je vais chercher Bill.

Bonjour, Pat.

C'était inutile de venir me chercher.

Allons, ne sois pas bĂȘte.

Je suis vraiment désolé pour Kate.

On doit rester quelques jours Ă  New York

pour que je rĂšgle ses affaires.

Ça me convient. J'ai du travail à faire ici.

Tu as fait bon voyage ?

- Bonjour, Mme Emerson. - Bonjour, Alice.

- Mme Johnson. - Toutes mes condoléances.

Voulez-vous monter ? On a préparé votre chambre.

Non, merci. On va prendre un verre.

J'en ai besoin. Et toi, Freddie ?

Pas pour moi. J'ai un rendez.-vous.

Ne nous laisse pas !

Je passerai demain.

Tu n'es pas trĂšs sociable.

Au revoir. N'hésitez pas à m'appeler.

- Merci pour votre aide. De rien.

- A demain, Freddie. - Entendu, Pat.

Passons Ă  la bibliothĂšque.

Freddie est trÚs affecté. Je l'avais jamais vu comme ça.

Je comprends ce qu'il ressent. C'est trÚs étrange sans Kate.

Un scotch ?

Tu sais que je bois du bourbon.

Oui, bien sûr.

Tu as l'air fatigué.

Je pensais Ă  Kate.

Je n'arrive pas Ă  y croire.

Elle comptait Ă  ce point ?

On était trÚs bons amis.

Ça ne signifie pas que je l'aimais.

Elle le savait.

Comment le sais-tu ?

Elle m l'avait dit avant le mariage.

Tu m'as beaucoup manqué.

Je suis contente que sois rentré.

Je regrette de n'ĂȘtre pas allĂ©e au Chili.

Rien a changé entre nous.

Je suis revenu Ă  cause de la mort de Kate.

Pourquoi cet étonnement ?

Ne fais pas semblant d'avoir oublié.

Je n'ai pas oublié.

Mais je pensais que peut-ĂȘtre...

Je ne suis pas allé directement à l'hÎtel pour te ménager.

C'est fĂącheux que l'accident ait eu lieu, mais...

quand les affaires de Kate seront reglées,

tu devrais aller Ă  Reno pou qu'on en finisse.

Que se passe-t-il ?

Je vais voir.

Personne ne m'a jamais parlé de cette façon !

Vous donnez des ordres Ă  tout le monde.

Vous ĂȘtes un bon Ă  rien !

Dehors ! Ne posez pas vos pattes sur mon travail !

Mlle Patricia, Mlle Kate laissait cet homme utiliser l'atelier

et il ne part plus.

Du balai !

Laissez.

TrĂšs bien.

Vous ĂȘtes Patricia.

Oui.

Elle vous disait plus jolie. Je ne vois guÚre de différence.

Sauf peut-ĂȘtre autour des yeux.

Entrez une minute.

S'il vous plaĂźt.

Les yeux sont parfaits. Je croyais les vÎtres différents.

Mais non. Absolument pas.

Asseyez-vous.

Regardez-moi.

J'exaspérais votre soeur.

C'était une sacrée femme.

Regardez-moi.

C'est incroyable.

Quelqu'un arrivait Ă  vous distinguer ?

Non. Pas mĂȘme Bill.

Bill qui ?

Mon mari, Bill Emerson.

C'est donc lui, Emerson.

Dommage que Kate n'ait pas été plus combative.

Vous n'aimiez guĂšre votre soeur.

- Pourquoi ? - C'est vrai, non ?

Non.

Vous vous ĂȘtes toujours dĂ©testĂ©es.

C'est un antagonisme parfaitement naturel.

Vous pouviez avoir tous les hommes. Vous avez voulu le sien.

Kate n'a jamais dit ça.

Comment le savez-vous ?

Elle n'aurait jamais dit ça.

Elle n'avait rien Ă  me dire. Je la connaissais.

Excusez moi.

Un ami de Kate peint son portrait dans l'atelier.

Je posais pour lui.

Cette maison me rend soudain nerveuse.

J'aimerais allĂšr Ă  Boston ce soir.

Je reviendrai pour tout régler.

Je comprends.

J'irai Ă  l'hĂŽtel. Ça nous Ă©vitera pas mal de gĂȘne.

Mme Johnson doit refaire mes bagages.

Le divorce peut attendre ton retour Ă  Boston ?

Je n'arrive pas à réfléchir.

A quoi veux-tu réfléchir ?

Je veux une autre chance.

Tu crois la mériter ?

Peut-ĂȘtre pas.

Tes premiĂšres paroles franches.

Laisse-moi essayer.

D'accord.

Tu changeras sûrement d'avis une fois à la maison,

mais en attendant, ça fera l'affaire.

Merci, Bill.

Ne m'accompagne pas à la gare. Je préfÚre y aller seule.

Dis Ă  Freddie que je suis partie.

PrĂ©viens- Q .moi de ton arrivĂ©e. ue to. udt soit prĂȘt pour toi.

Au revoir, Bill.

Au revoir, Pat.

Bonsoir, Mme Emerson.

On n'a pas eu beaucoup de temps pour mettre la maison en ordre.

Je sais.

Tout a l'air parfait.

Merci, madame.

On ne vous attendait pas de sitĂŽt.

M. Emerson sera lĂ  dans un jour ou deux.

Je le croyais parti pour l'été.

Mike s'est ennuyé sans vous.

Va voir ta maĂźtresse.

Qu'est-ce qui te prend ?

Mike semble m'avoir oubliée.

Vous montez dans votre chambre ?

Vous avez des messages.

M. et Mme Devereaux ont appelé.

Ah bon ?

Ils partent demain.

Je les appellerai plus tard.

M. Talbot a envoyé les roses.

Il appelle chaque jour depuis l'accident.

Je me suis permise de lui dire que vous rentriez.

Je pense qu'il attend votre appel.

Je verrai ça plus tard.

Vous déferez mes bagages demain matin.

Je l'appelle ?

M. Talbot ! Il sera au numéro habituel toute la soirée.

J'a dit plus tard.

TrĂšs bien, madame

Ma chérie, il faut que je te voie !

Tiens.

Tu es un chenapan.

Rappelle-toi ce que je t'ai dit.

Il faut que tu sois mon ami.

Bonjour, M. Emerson.

Montez mes affaires, Lucy.

Je sers les cocktails ?

Oui. Nous dĂźnero s dans une heure.

Oui. Nous dĂźnerons dans une heure.

Salut, Mike !

- Tu as l'air reposée. - Je le suis.

On t'a préparé un dßner.

On reste ici ce soir ?

Ce sera amusant.

Oui, bien sûr.

Je monte me rafraĂźchir.

C'est fabuleux de te voir.

Tu es mon ami !

Sers-toi de lait et de sucre.

Ton tabac.

Alma est un vrai cordon-bleu. On a de la chance de l'avoir.

C'est vrai.

Mike s'ennuyai beaucoup sans moi.

N'est-ce pas, Mike ?

Je sais que c'est aussi dur pour toi que pour moi.

Mais non, Bill. J'aime ĂȘtre ici avec toi.

Tu me crois, hein ?

Je le veux.

Tu le sais.

Et Talbot ? Tu l'as vu ?

C'est la chose la plus importante à régler entre nous.

Je ne veux pas le voir.

Tu ne crois pas que tu lui dois ça ?

Dis-lui que tout est fini.

Ou n'est-ce pas fini ?

Si, Bill ! Je le jure!

Il m'a téléphoné 2 ou 3 fois et m'a envoyé des fleurs.

Je n'ai pas répondu, c'était la meilleure solution.

Tant que tu n'as pas réglé ça pour de bon,

nous n'avons plus rien Ă  nous dire.

Bonjour, Mme Emerson.

Bonjour. Pourriez-vous dire Ă  M. Talbot que je suis lĂ  ?

Il est chez lui.

Merci.

Bonjour, ma chérie.

Je prends ton manteau ?

Oui, merci.

Un martini ?

Je n'en ai pas envie.

Je sais que j'aurais dĂ» t'appeler.

Lucy m'a dit que Bill était rentré.

J'avoue que ça m'a surpris,

vu la situation.

Il est rentré hier soir.

Et je deviens quoi ?

J'ai quelque chose Ă  te dire.

Je suis toujours amoureuse de Bill.

Je suis désolée.

Parfait ! Tu fiches ma vie en l'air et tu es désolée.

J'ai demandé le divorce pour toi.

Tu n'imagines pas qu'il y a des gens sincĂšres ?

Je ne t'ai pas vue depuis des jours.

Il y a autre chose.

Non, il n'y a rien, crois-moi. J'aimerai toujours Bill.

Tu ne peux pas dire ça aprÚs ce qu'on a vécu !

Ce n'était qu'un intermÚde pour toi ?

Oui, c'est ce que c'était.

Sale petite garce !

Tu me traites comme tous les autres.

J'étais au courant.

Les gens ont entendu parler de tes frasques sordides.

Tu n'es pas trĂšs discrĂšte.

Fiche le camp !

Je ne peux pas l'affronter.

Je ne peux pas !

Pourquoi cette valise ?

Je pars, Bill.

Pourquoi ?

Tu avais raison. Ça n'aurait pas marchĂ©.

J'aurais dĂ» le savoir.

Tu as vu Talbot.

Tu l'aimes toujours ?

Je ne veux pas en parler.

Alors, pourquoi pars-tu ?

Bill, tu ne peux pas vouloir que je reste.

Pas aprĂšs...

Tu as dit que la seule chose à régler, c'était Talbot.

Mais les autres qui sont bien pires ?

Tu étais au courant. Ou alors, tu étais idiot.

Ne sais-tu pas que tu es la risée de la ville ?

Bonsoir, ma chĂšre.

Donne-moi ton manteau.

Ta chambre est prĂȘte.

C'est gentil, Freddie. J'espÚre que je ne te dérange pas.

Allons, donc ! Sale temps, ce soir, hein ?

J'aime bien le brouillard.

Tu as l'air éreintée. Veux-tu du thé ?

Non, merci.

Je ne sais pas quoi dire.

J'avais tant de choses Ă  te dire.

Vois-tu, j'ai quitté Bill.

Ce n'est pas ce que je voulais dire.

Si je te disais que...

Attends.

Je crois que je sais ce que tu veux me dire, Kate.

Tu le savais ?

J'ai eu des do tes aprĂšs l'accident.

Mais j'ai essayé de les chasser.

Puis quand tu as appelé pour dire que tu venais,

évidemment, j'ai su.

C'est incroyable que tu aies fait une chose pareille.

C'Ă©tait ma seule chance d'ĂȘtre heureuse.

Mais tu n'as jamais été une menteuse.

Tu pensais vivre sur un mensonge ?

Je n'ai pas réfléchi.

J'ai laissé les choses se faire.

C'était si simple au début.

Personne n'allait souffrir.

Mais quand j'ai découvert comment...

comment Pat avait traité Bill,

je n'ai pas pu continuer.

Elle lui a fait tellement de mal. Il n'oubliera jamais.

Quoi que je fasse, ce sera toujours lĂ .

Et maintenant ?

Je ne sais pas.

Je veux éviter qu'il souffre.

Avec un homme comme Bill, la vérité est la seule solution.

Tu me pardonnes si je vais dans ma chambre ?

Bien sûr.

Vois-tu, Freddie, Bill ne m'a jamais aimée.

Je n 'avais jamais amené personne ici.

J'aimerais savoir peindre

quand je suis ici.

Katie, vous arriveriez Ă  saisir tout ceci ?

Vous me manquerez aussi, Katie. Vous le savez.

Katie !

Je savais que je te trouverais ici.

Alors, tu sais ?

Oui, je sais.

Comment te demander de me pardonner ?

Tu n'as rien Ă  me demander.

Tu n'as rien Ă  me dire.

Tu as déjà tellement souffert pour nous deux.

MĂȘme au phare, cette nuit-lĂ , tu savais.

C'Ă©tait moi qui ne savais pas. Je n'Ă©tais pas prĂȘt.

Je suis tombé amoureux de Pat, mais ça n'allait pas.

Nous sommes faits l'un pour l'autre.

Je le sais maintenant.

Oublions tout ce qui est arrivé,

comme si on n'avait jamais quitté l'ßle.

Tu veux bien ?

Katie, je t'aime tellement.

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