All language subtitles for Empathie.S01E07.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

- J'ai invité 10 visiteurs qui vont devoir

mentir, enquĂȘter et assassiner

pour espérer survivre jusqu'à la fin.

Mais pour ça il va falloir gagner sa place.

- Je commence Ă  voir les perdants moi.

- Etre meurtrier c'est votre seule porte de sortie.

Sinon ça aura été un Aller Simple .

(musique classique)

(sons du renfoncement)

(soufflement)

- (Emilien) Madame.

Madame, réveillez-vous, madame. (rire)

Non, mais arrĂȘte de rire. - Oui.

- Excuse-moi, là. J'ai vraiment une haleine de café, OK?

- Bien non, ça va. Moi, j'ai l'herpÚs buccal.

- Tu me niaises? - Bien oui, je te niaise.

(rires)

- La victime ne répond pas et semble inconsciente.

Je commence l'ABC de la réanimation.

- Réveillez-vous. - Je suis réveillé.

(Claude chantonne "Stayin' Alive".)

- OK, tout le monde. On va s'arrĂȘter.

Quelle est l'étape primordiale que tout le monde a oubliée?

Suzanne?

- Appeler l'ambulance. - Exactement.

- MĂȘme si on est dans un hĂŽpital,

faut jamais oublier d'appeler les secours.

Hein? On l'a expérimenté.

On n'est pas en mesure de réagir si quelqu'un code.

- MĂȘme si le mĂ©decin est sur place?

- MĂȘme si le mĂ©decin est sur place, oui.

HélÚne?

- Mettons qu'on se trompe

et que c'Ă©tait pas un arrĂȘt respiratoire

et qu'on fait venir l'ambulance pour rien.

- On laissera le médecin juger,

mais nous, ça doit ĂȘtre la premiĂšre chose qu'on fait.

Emilien? - C'est qui, lui?

- Oui, pardon.

Pour ceux qui étaient pas là tantÎt,

je vous présente Ismael.

C'est lui qui va remplacer Diane le temps qu'il va falloir.

- AllÎ! - HélÚne?

- Hum...

Qu'est-ce que...

Enchantée, Ismael.

Qu'est-ce qui est arrivé à Diane, exactement?

- Diane est en arrĂȘt de travail pour l'instant.

- Ah! Elle avait pas l'air malade pantoute, pourtant.

- J'ai dit qu'elle Ă©tait en arrĂȘt de travail.

Laima?

- Est-ce vrai qu'elle a couché avec M. Villeneuve?

- Non, pas du tout. Les rumeurs vont vite ici.

- Comme un pet dans le vent.

- Oui, HélÚne?

- Ce sera peut-ĂȘtre pas professionnel, mais...

j'aurais quelque chose Ă  dire par rapport Ă  ce patient-lĂ .

- M. Villeneuve? - OK.

Permettez-moi de vous ramener Ă  la simulation.

Ca me paraĂźt un petit peu hors sujet.

- Non, je suis pas d'accord.

- Oui, mais là, allez-vous me payer si on déborde?

- Bien oui, certainement. HélÚne?

- Bon. Euh... OK.

Je sais que M. Villeneuve, il a jamais démontré aucun signe

de violence physique, mais je suis pas bien

avec ce patient-lĂ , pareil.

Il me fait froid dans le dos. Plus que M. Vanier.

Puis lui, il a déjà essayé de m'étrangler.

Je sais pas, je le feel pas, M. Villeneuve.

- Non, mais HĂ©lĂšne, il faut arrĂȘter avec vos feelings. OK?

C'est pas de ça dont il est question.

- Bon, d'un, les sentiments, tout le monde en a, lĂ .

Pas juste HélÚne. - Ouais.

- Puis de deux, les feelings, comme tu dis, ça fait partie

des données reçues dans la lecture d'une situation.

On peut pas leur laisser toute la place,

mais on peut pas les ignorer non plus.

- Je comprends, mais... - Qui d'autre se sent comme ça?

- Moi. - Moi.

- Bien, je l'ai déjà dit, mais si on veut compter, moi.

- Oui, je t'avais comptée, HélÚne.

- Oui, c'est juste pour ĂȘtre sĂ»re.

- OK. Est-ce qu'on peut reprendre?

- Non, désolée.

A partir de maintenant, plus personne va ĂȘtre seul

avec M. Villeneuve.

C'est important que vous me communiquiez ces informations.

- Oui, mais c'est parce que dans le passé, on nous disait

que c'Ă©tait ça, la job, puis qu'il faut ĂȘtre capable

de dealer avec le facteur stress de l'institut.

- Ou que... fallait pas écouter nos propres feelings

parce qu'on a des vagins.

- C'est pas ça que j'ai dit. - Ou de quoi de mĂȘme.

- Si vous vous sentez en danger,

que ce soit physiquement ou mentalement,

c'est parce qu'on n'a pas pris les mesures nécessaires.

OK? C'est difficile travailler ici.

On se met Ă  risque.

Il faut pouvoir compter les uns sur les autres.

- Dre Bien-Aimé. - Oui, Claude?

- Hum... Je voulais juste dire merci.

C'est comme la premiĂšre fois

qu'on a une discussion ouverte comme ça. Ca fait du bien.

- On va toujours pouvoir parler de ces choses-lĂ . Oui, Emilien?

- Et si, par exemple, on est Ă  l'aise avec M. Villeneuve,

on est obligĂ©s d'ĂȘtre deux?

- Oui. C'est toute une équipe qui traite M. Villeneuve.

On va agir en équipe. - Non, mais ça n'a pas de sens.

Ca va prendre un temps fou. C'est n'importe quoi.

- Mais ta gueule, Emilien. Franchement.

- Ne me parle pas comme ça, s'il te plaßt.

- Alors, arrĂȘte de te comporter comme un connard.

Pour une fois qu'il y a quelqu'un qui se soucie de nous.

- Mortimer, excuse-toi.

- Mais moi, je suis d'accord avec Mortimer.

Pour vrai, ta gueule, Emilien. - Non, non, non.

On va pas commencer Ă  se dire "ta gueule" entre collĂšgues, lĂ .

Ca passe pas.

- Sorry. Sorry, Emilien.

- Désolé. - Petit suiveux.

- Tu vois, c'est ça que je voulais te dire ce matin.

On dirait que tu fais exprĂšs pour que tout le monde t'haisse.

T'es super désagréable. - Qu'est-ce que j'ai dit?

Qu'est-ce que j'ai... Non, mais qu'est-ce que j'ai dit?

- T'es vraiment poche. - Vraiment.

- Non, mais Laima, qu'est-ce que... Laima, attends.

Non, mais ça sert à rien de parler comme ça de toute façon.

- Laima. Laima.

- Euh... Ce sera pas long.

- â™Ș Oh, cĂąline, cĂąline, cĂąline â™Ș

â™Ș C'est pas toujours facile, baby â™Ș

- ...misogyne et on te le dit Ă  chaque fois et tu recommences.

- Je comprends, mais... - ArrĂȘte.

- Tu sais bien que c'est pas ça que je veux dire.

- Mais c'est ça que tu dis tout le temps!

- T'as entendu ce qu'il a dit, Mortimer?

Il a dit: "Mais ferme-la." - Bien oui! Ferme-la!

- â™Ș Oh, cĂąline, cĂąline, cĂąline â™Ș

â™Ș C'est pas toujours facile, baby â™Ș

â™Ș Ah, maudit que t'es belle â™Ș

â™Ș Tu m'arraches le coeur â™Ș

â™Ș Tu le crisses dans le malaxeur â™Ș

â™Ș Oh, cĂąline, cĂąline, cĂąline â™Ș

â™Ș Je sais que c'est impossible, baby â™Ș

â™Ș J'ai pas assez de style â™Ș

â™Ș Je suis juste un cobaye pour tes expĂ©riences â™Ș

â™Ș L'amour est un piĂšge, cĂąline â™Ș

(cri agressif) â™Ș PiĂšge, cĂąline â™Ș

â™Ș L'amour est un piĂšge, cĂąline â™Ș

â™Ș CĂąline qu'on est cons â™Ș

â™Ș Mais cĂąline qu'on a raison â™Ș

â™Ș D'aller jusqu'au bout â™Ș

- T'as passé une bonne soirée? - J'aimerais ça qu'on...

Je voudrais parler... - C'était le fun?

(ouverture des portes)

(fermeture des portes) Tu voulais discuter de quoi?

- Oui, hum...

Vendredi...

j'ai... Hum...

C'était... En fait, ça fait...

Ca fait un petit bout que je sens...

Mon Dieu, c'était pas le fun, ça.

- Il fait tout le temps ça. - Autant que ça?

- Tu disais? - Oui.

Hum...

- Bien, vas-y, enfin!

- Ben, voyons. Pourquoi t'es bĂȘte comme ça?

- Je suis pas bĂȘte. C'est Emilien qui m'a Ă©nervĂ©.

(bruits mécaniques étranges)

- Bien non. - T'inquiĂšte, t'inquiĂšte.

(Il essaie les boutons.)

- Pour vrai?

(coups) OK, bien lĂ ...

- Putain, on est vraiment coincés, quoi.

Hum... Bon.

Mortimer pour Ismael, Mortimer pour Ismael.

L'ascenseur est coincé.

- Ouais, ouais, on est lĂ -dessus.

- OK, mais le petit bémol, c'est qu'on est à l'intérieur.

- Vous ĂȘtes dedans? - Yep.

- Mais vous ĂȘtes qui dans la machine?

- Dre Bien-AimĂ©, moi-mĂȘme.

- OK, on va vous sortir de lĂ .

Inquiétez-vous pas, on est là-dessus.

- Bon, ils sont sur le coup.

Ca risque de durer un petit moment.

Tu voulais me dire quoi?

- Ah oui. Hum...

Hum... - Ouais.

- Vendredi, en fait, je...

- D'ailleurs, t'étais pas supposée pas boire?

Je t'ai vue au bar.

- Ouais, bien, j'ai pris une consommation.

C'est parfait.

Je voulais me contrÎler, puis c'est ça que j'ai fait.

- Un verre, c'est de l'alcool.

- Oui, mais moi, ce que je veux travailler,

c'est boire avec modération.

Comme avant. - Avant quoi?

Oh! Pardon. Je...

J'avais pas compris. Excuse.

C'est juste que je m'inquiĂšte un peu pour toi.

- Bien, merci de t'inquiéter, mais ça va, je gÚre.

- OK.

- Puis à part t'inquiéter, est-ce que tu sens autre chose?

- Dans quel sens?

- Dans le sens de toi et moi.

- Toi et moi, quoi?

- Morty...

- Quoi? - Bien...

J'essaie, lĂ . C'est dur.

Fais pas ça. - Faire quoi?

- J'ai pas d'expérience, là-dedans. C'est...

- Mais de quoi tu parles, Suzanne?

- Je peux pas ĂȘtre...

déconnectée à ce point-là.

Ca peut pas ĂȘtre juste dans ma tĂȘte.

- Mais dis-moi de quoi tu parles.

Je comprends pas.

- Je parle de toi et moi.

- Toi et moi quoi?

- OK, laisse faire.

- Non, mais dis-moi. - Non, non, c'est bon.

- OK.

Suzanne...

- C'est bon, c'est bon, c'est bon. Laisse faire.

(grattements)

OK.

(mise en marche)

(Ding!)

(Ding!)

- Ah! Merci. On commençait à manquer d'air là-dedans.

- Désolé. On s'est trompés d'étage au début.

- Tu m'étonnes. - Ca va, la docteure?

- Oui, oui. Elle est un peu claustro, mais ça va aller.

(brusque ouverture de porte)

- Je l'hais.

Je l'hais tellement, lĂ .

Je peux pas croire, ostie.

- T'es déçue? - (pleurant) C'est parce que...

Excusez. - Mais non.

- C'est juste...

On couchait ensemble encore ce matin, OK?

Il était super sweet. Il est allé chercher des croissants.

Non, des chouquettes!

Deux secondes aprĂšs, estie,

il devient le pire des enfoirés misogynes.

Ah!

J'aimerais ça pas ĂȘtre attirĂ©e par lui, lĂ .

- (murmurant) Moi aussi.

- Hein? - Non, je veux dire, les...

Les hommes, c'est compliqué, là. - Ils sont tellement cons, là.

Voyons, Dre Bien-Aimé, ça va pas?

- Non, c'est juste...

Je suis restée prise dans l'ascenseur, puis ça m'a...

Ca m'a troublée, mais...

- Oh, mon Dieu, oui, j'ai pas rapport.

Je suis lĂ  Ă  vous parler mes histoires,

puis vous avez failli mourir.

- Non, pas tant que ça. - Ah, t'es là! Je te cherchais.

Ca va? - Ca va.

Dre Bien-Aimé, par exemple,

elle est restée prise dans l'ascenseur. Elle est pas bien.

- Il y avait du monde dedans. - Mortimer et moi, oui.

- Oh, my God! Fin du monde.

- Non, mais ç'a durĂ© 10 minutes. Je vais ĂȘtre correcte.

Je sais pas ce que... - Je comprends, lĂ .

Je suis déjà resté pogné 2 minutes, là, dans...

dans les portes tournantes, lĂ , puis crise de larmes.

Je... J'ai failli appeler les pompiers et ma mĂšre.

(léger rire)

- On peut changer de sujet, lĂ . - Oui, oui.

Ah! Moi aussi, je vis un drame, lĂ .

- Quoi donc?

- Je me suis acheté un nouveau blush, là,

mais c'est définitivement pas ma couleur.

J'ai l'air d'un clown, lĂ . (rire)

- J'osais pas te le dire.

- Ah! Crisse! C'est chien.

- Mais je peux peut-ĂȘtre arranger ça, par exemple.

Le truc, c'est...

d'égaliser.

- Ah, bien oui.

- Je suis pas certaine. - Ah! Faut pas dire ça.

- Parle pas. - Ah.

- Trop tard. (rire)

- Pourquoi on rit? Pourquoi on rit?

- Parle pas. Ca dépasse. - Ca va, ça va.

- Ca marche-tu? - Il en manque un petit peu.

- Ah! Il en manque un petit peu. - Tiens.

- Comme ça, c'est mieux? - Oui.

- Oui.

(rire)

(propos en anglais)

- Oui? OK.

(rire)

- Because lĂ , j'ai l'air d'un clown d'un film d'horreur.

- Dre Bien-Aimé? - Moi, faut que j'y aille.

- Hé! Dre Bien-Aimé, pourquoi nous quitter si tÎt?

- Non, non, non, non. - Ce n'est que le début.

- C'est mieux. Ca, c'est... - Non, tu m'effaces ça.

(Suzanne rigole.)

(musique douce)

- Je voulais te dire.

Pour tout Ă  l'heure... - Pas maintenant.

Bonjour, M. Villeneuve! - Bonjour, Dre Bien-Aimé!

Oh lĂ  lĂ ...

Ca s'arrange pas pour vous. Hein?

- Je suis pas ici pour parler de moi.

- Vous aimez pas parler de vous.

- Je suis ici pour vous parler

de la finalité de votre évaluation.

Est-ce que ça vous intéresse?

- Votre coeur est troublé, Dre Bien-Aimé.

- Si vous préférez, je peux repasser.

- Non!

Non, moi aussi, je veux vous parler.

- OK.

- Ou sont mes lettres, docteure?

- Comme on vous a dit, je sais pas ou sont vos lettres.

- Mensonge éhonté.

Hmm?

Qu'est-ce que vous essayez de faire, lĂ ?

Vous savez trĂšs bien qu'elles existent.

- Je nie pas qu'elles existent,

mais je peux vous assurer que je sais pas ou elles sont.

- Bien, il y a forcément quelqu'un qui les a trouvées.

Elles étaient dans ma chambre.

- Il y avait quoi dans ces lettres-lĂ , exactement?

- Ah, bien, ça, ça regarde que moi.

- D'accord.

- Alors, j'exige que vous les retrouviez.

Et je veux changer de chambre. Clairement, elle est surveillée.

- Vous ĂȘtes pas Ă  l'hĂŽtel ici.

On change pas de chambre comme ça.

Vous ĂȘtes ici parce que le tribunal a ordonnĂ©

une évaluation.

- Ouais, mais j'ai déjà été évalué.

J'ai été déclaré non responsable.

- Je comprends que le psychiatre

qui a été sollicité par votre avocat

soit arrivé à cette conclusion-là...

mais je suis venue vous dire que c'est pas la mienne.

Pour moi, vous ĂȘtes pas malade.

Et c'est pas un trouble délirant qui vous a poussé

Ă  commettre les crimes dont on vous accuse.

Et c'est ce que je vais dire Ă  votre procĂšs.

- Vous allez le regretter.

- En disant ça, vous venez de confirmer mon diagnostic.

Ca prend un antisocial pour faire des menaces.

Pas un malade.

Bonne journée, M. Villeneuve.

- Dre Bien-Aimé?

Dre Bien-Aimé!

Dre Bien-Aimé.

Dre Bien-Aimé?

Suzanne!

Dre Bien-Aimé, vous avez laissé votre bureau ouvert, en fait.

- Il repasse aussi ses chemises?

- Il y a quelqu'un qui te parle, je pense.

- J'en suis consciente. - C'est Mortimer.

- Je sais.

On y va? - Oui.

Puis papa est insupportable.

Il fait juste s'enfermer dans la salle de bain

avec sa machine à écrire.

(léger ricanement)

- Ca veut dire qu'il approche de la fin.

- Hmm-mm.

Puis maman est encore plus névrosée que d'habitude.

Dur Ă  croire.

VoilĂ . - Merci.

- Santé.

- TrĂšs bon. - Hmm-mm.

- Tu repartiras avec la bouteille, par exemple.

Je me fais pas confiante.

- Hé, on est pas obligées de boire, Suzanne, hein?

- Non, non.

J'ai envie. Un verre, c'est... c'est correct.

C'est parfait. Faut que je me pratique.

- La modération a bien meilleur goût.

- Goût à chier, oui. (rires)

Putain de vie.

- Oh, mon Dieu! Tu te tiens trop avec Mortimer, toi.

Ah lĂ  lĂ !

Tu l'aimes?

- Bien voyons. Pourquoi tu dis ça? C'est bien irritant.

C'a pas rapport. - Suzanne...

- Astryd...

- Je le savais!

(rire)

- Je sais pas comment c'est arrivé.

- Bien moi, je trouve ça bien!

Ca veut dire que tu recommences Ă  vivre.

C'est pas rien, Suzanne.

- Moi aussi, je me suis dit ça, mais...

on dirait que je comprends pas comment je...

je peux aimer un gars?

- Un homme. - Un pénis?

- C'est plus qu'un pénis, franchement.

- Bien non, je sais.

- Comment t'avais trouvé ça avec... avec l'autre, là?

- Steve? - Steve, ouais.

T'avais-tu éprouvé du plaisir avec Steve?

- Ecoute, je sais pas. J'avais tellement bu.

J'étais tellement nerveuse. Tout est flou.

- Puis Mortimer, lui, il en pense quoi?

- Bien, c'est comme...

Quand je lui en ai parlé,

puis j'ai pris tout mon petit courage Ă  deux mains,

il a tout nié...

comme si ça existait juste dans ma tĂȘte

alors que je sais qu'il y a quelque chose

entre nous deux, je suis pas folle.

En mĂȘme temps, il voit dĂ©jĂ  quelqu'un,

donc ça doit ĂȘtre difficile pour lui d'en parler.

Je comprends.

- Donc, tu lui as dit clairement

que tu ressentais quelque chose pour lui...

puis lui, il t'a revirée de bord.

- Oui.

Non.

J'ai habilement fait des détours conversationnels

pour que lui se commette en premier

parce que je suis trop orgueilleuse.

- Bon.

Bien, étonne-toi pas de pas avoir eu de réponse sincÚre

si toi tu l'as pas été.

Je veux dire, le gars pense que t'es lesbienne,

t'es un peu sa boss, puis lĂ , en plus, il voit quelqu'un?

Mets-toi Ă  sa place. - Je sais.

Moi non plus, je suis pas certaine.

C'est pour ça que j'ai pas osé tout lui dire.

J'ai peur de me tromper.

Je sais mĂȘme pas comment...

ĂȘtre avec un homme.

- Suzanne, t'as 39 ans et la seule personne que t'as aimée

et avec laquelle t'as partagé une intimité, c'est Anna.

- Puis Steve.

- Dont tu te souviens pas.

- Bon point.

- Tu sais, c'est normal que t'explores un peu.

- Non, mais c'est pas mieux si Mortimer devient mon cobaye.

C'est pas juste pour lui.

- Puis c'est pour ça...

que tu dois lui parler sincĂšrement.

- Je sais, mais c'est trÚs difficile faire ça.

- Ouais, c'est trĂšs difficile de vivre.

- Arr! Come on!

Bien, t'as encore réussi. - Quoi?

- A ce qu'on parle juste de moi et pas de toi?

- Ah, mais il y a rien Ă  dire sur moi.

- Faux. - Ma vie est plate.

Je vis celle des autres par procuration.

Qu'est-ce que tu veux que je te dise?

- Attention, Astryd.

L'ennui, ça peut faire faire bien des niaiseries.

- J'en fais pas des niaiseries, moi. Je suis parfaite.

- Puis t'es vraiment bonne pour donner des conseils,

puis t'es vraiment Ă  chier pour en recevoir.

- Je sais. - OK. Je t'aime.

- Je t'aime. - Bye-bye.

Rentre bien. - Bye!

("It's Up To You" de Craig Hardy et Carolyn Jordan)

- â™Ș Where did our love go, pretty one?

- â™Ș If only I could see â™Ș

- â™Ș Life is much better in the sun â™Ș

- â™Ș Now nighttime has found me â™Ș

- â™Ș Been counting the days since you went away â™Ș

- â™Ș I'm keeping the fantasy that â™Ș

- â™Ș You'll be back to make my dreams come true â™Ș

- â™Ș It's up to you â™Ș

â™Ș There's nobody else who can save me â™Ș

â™Ș It's up to you â™Ș

â™Ș There's nobody else who can save me â™Ș

â™Ș It's up to you â™Ș

â™Ș I keep holding on for a maybe â™Ș

â™Ș It's up to you â™Ș

â™Ș There's nobody else who can save me â™Ș

â™Ș It's up to you â™Ș

â™Ș I keep holding on for a maybe â™Ș

- (murmurant) Maudite épaisse.

(vibration de cellulaire)

Aie! Outch...

Ah... Aie.

(vibration de cellulaire)

- Dre Bien-Aimé.

- Je m'habituerai jamais au "Dre'.

C'est Patrice. Ecoute, Suzanne.

J'ai pas le temps pour le small talk d'usage.

Je suis sur une affaire assez urgente.

J'ai possiblement la vie de deux enfants qui est en jeu.

J'ai besoin de la meilleure.

- Je ne travaille plus pour vous.

Le syndicat va faire un grief.

- Je vais m'arranger avec le syndicat.

Des psychiatres criminologues de ton expérience, y en pleut pas.

Ecoute, j'aimerais ça t'aider.

C'est juste que tu tombes mal. - Suzanne...

Il y a des vies en jeu, lĂ . Des enfants.

- Je comprends. C'est juste que je...

J'ai pris une couple de verres.

- C'est pas réglé, ça?

- J'étais dans un souper avec ma soeur.

- Il est 5h30.

- Tu sais comment ma famille soupe tĂŽt.

- Non.

On se reprend. Merci.

- Tabarnak.

Merde.

(vibration de cellulaire)

Oui?

- Je t'envoie quelqu'un qui va venir te chercher.

- Hum...

Je vais me caller un taxi. Ca va aller plus vite.

- Ouais, puis un grand café. - Oui.

- Deux cafés. - Oui.

- Textez-moi l'adresse. - C'est ça.

(tempo rapide au piano)

- Wow. Euh... C'est un trÚs grand café, ça.

- Oui.

- Je m'excuse pour tout Ă  l'heure.

J'ai fait exprĂšs de pas comprendre.

- Non, c'est moi qui s'excuse. En fait, je...

Je disais tout, mais sans rien dire, c'est...

Mortimer...

Attends.

- Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? - Hum...

J'aimerais ça poursuivre cette conversation-là,

puis... tout ce qui vient avec, mais...

Euh...

Je suis sur un truc qui va demander toute mon attention.

- LĂ , en ce moment, lĂ ? - Oui.

Ma soeur est venue, on a bu un verre.

Elle a laissé la bouteille ici.

Bref, résultat, j'ai flanché,

puis là, je suis pas mal altérée.

Au mĂȘme moment, mon...

ancien patron du service de police m'a appelée.

Il a besoin de moi sur une affaire en urgence.

Il y a des vies qui sont en jeu.

Faut que j'y aille maintenant. - OK, OK.

(vibration de cellulaire) - Mon taxi est lĂ .

- Bien... si tu veux, je peux t'accompagner.

On peut faire ça rapido. (Elle hoquette.)

(trajet sans musique)

- Elle était assez calme avec le policier et le négociateur

qui sont entrés antérieurement, mais elle refusait de parler

avec eux autres, donc je pense qu'une femme, ça va aider.

Son mari nous a assurés qu'il y avait pas d'arme dans la maison.

- C'est pour quoi le gilet pare-balles, alors.

- C'est qui, lui? - Lui, c'est hum...

un ami de la famille.

Mortimer, sergent Viau. Sergent Viau, Mortimer.

- Il peut pas rester.

- Bon. Euh... Je vais aller faire un tour, alors.

- Elle fait quoi comme profession?

- Danseuse de ballet. Elle était dans les Grands Ballets.

Valérie Richer, 23 ans. - Elle pratique encore?

- La compagnie l'a remerciée derniÚrement.

- Dossier médical?

- Dépression, surmenage... - Post-partum?

- Je sais pas, mais ils sont en plein divorce.

AdultĂšre de la part du gars. - OK.

Puis là, il y a deux enfants d'impliqués, c'est ça?

- Ouais.

Un d'un premier mariage avec le mari,

un garçon de 4 ans,

et un garçon d'un an qu'ils ont eu ensemble.

Léo et Joel Duranceau. - Puis là, on sait pas sont ou.

- Non.

On a cherché partout avec l'aide du mari.

Il est présentement à l'hÎpital. Il a fait une chute de pression.

Les enfants sont nulle part.

Quand on essaie de sortir de la femme la maison,

elle dit que les enfants vont mourir si on la sort.

On a une équipe qui est rentrée à son insu dans la maison.

Ils les ont pas trouvés. - OK.

- Elle a dit Ă  son mari qu'il n'allait plus jamais les revoir.

Puis lĂ , bien, le temps file.

- Ca regarde pas bien, lĂ .

Va falloir que tu te prépares au pire, Patrice.

- Essaie de la faire parler le plus que tu peux.

Faut arriver à ce qu'elle se confie ou qu'elle s'échappe.

On est en contact par téléphone avec elle.

Elle est au courant que tu t'en viens lui parler.

Il y a des agents de cachés dans la maison.

S'il y a un problĂšme, on va intervenir.

- Ouais.

Laissez-moi une petite minute. Je vais me faire une tĂȘte.

J'arrive. - Ouais.

(Elle ouvre une autre cannette.)

- C'est des trucs comme ça que tu faisais avant?

- Genre.

- C'est du costaud. - Hmm-mm.

- T'as peur?

- Non. Bien non.

- Bon. T'as assez pris de caféine comme ça,

donc je pense que tu peux t'arrĂȘter, lĂ .

- Oui, OK.

(Toc! Toc! Toc! Toc! Toc!)

Mme Richer?

Je suis dans votre maison, en ce moment.

Mme Richer?

On vous a prévenue que j'allais arriver, je pense?

Je suis le Dre Bien-Aimé.

Mme Richer?

(craquement)

Valérie?

(musique angoissante)

Valérie, je vais entrer dans la cuisine, maintenant.

(musique inquiétante)

(musique angoissante)

Valérie?

Je suis le Dre Bien-Aimé.

Je vais m'asseoir juste ici.

En face de toi.

D'accord?

Est-ce que ça te va si je t'appelle Valérie?

On peut se tutoyer si tu veux.

Je t'ai apporté une liqueur.

Peut-ĂȘtre que t'as soif?

(léger rire)

- C'est pas une tasse.

- Ah non?

- C'est... c'est un saucier.

- C'est vrai.

Est-ce que t'aimerais que je t'apporte une vraie tasse?

- Non. J'ai pas soif.

Merci. - Je te la laisse ici.

Juste au cas ou.

Moi, je suis ici pour aider.

Pour qu'on jase un peu.

(pleurs silencieux)

Est-ce que tu sais quel jour on est en ce moment?

- On est-tu le soir, lĂ ? - Oui.

- Ca va vite.

- Ouais, des fois, ça va vite.

- C'est...

C'est comme dans la chanson.

Je me rappelle pas.

C'est...

C'est une vieille chanson.

- Valérie, est-ce que t'as pris

des médicaments ou des drogues en ce moment?

C'est pas grave si c'est le cas.

C'est juste pour que je sache.

- Oui.

- OK. Quoi, exactement?

- La vie, c'est court, mais c'est...

c'est long, des petits bouts.

- C'est une chanson des Colocs?

- Oui.

- Est-ce que tu te sens dans un moment comme ça?

Ca va vite puis lentement en mĂȘme temps?

(sonnerie de téléphone)

(pleurs) Ca va. Tout va bien, Valérie.

C'est ton téléphone qui sonne. - Je suis tannée.

- Est-ce que t'aimerais ça que je réponde pour toi?

Je vais répondre, d'accord? - OK.

(sonnerie de téléphone)

- Bonsoir!

Non, c'est le Dre Bien-Aimé.

Oui.

Ca va. On parle.

Hmm-mm.

Rappelez sur mon cellulaire Ă  moi.

Le sien va manquer de batterie.

- La... la charge est en haut.

- Est-ce que t'aimerais que j'aille la chercher pour toi?

- Non, non, non. Je te le conseille pas.

- Pourquoi?

- Il y a du monde dans la maison.

Ils se promĂšnent comme des rats.

- C'est pour ça que t'es debout sur la table?

- Ouais, vaut mieux pas toucher par terre.

- OK.

- On jouait à ça quand j'étais petite.

Fallait pas toucher par terre.

- Elle est ou ta famille Ă  toi?

Tes enfants?

- C'est Yannick qui t'envoie?

- Non. Moi, je connais pas Yannick.

- T'es de la police.

- Non plus.

Moi, je suis médecin.

Je suis ici pour aider.

- Il y a personne qui peut l'aider, Yannick.

- Qu'est-ce qui se passe avec Yannick?

- Il m'a tout pris.

- Tout pris quoi? (pleurs silencieux)

- Il voulait des enfants, mais moi...

moi, j'Ă©tais pas prĂȘte.

On aurait pu attendre que ma carriĂšre finisse, mais non.

Moi, j'Ă©tais pas prĂȘte.

AprĂšs...

j'ai jamais été capable de reperdre le poids.

- Est-ce que quelqu'un t'a demandé de perdre du poids?

- J'aurais pu danser des années encore.

Des années.

On n'aura pas le choix, lĂ . Je...

On va devoir recommencer à zéro.

- Recommencer quoi, Valérie?

- Toute notre vie.

- Et comment tu vas t'y prendre

pour recommencer toute votre vie?

- Il va falloir que tu partes.

- OK. Je m'en vais.

Je te redonne ton cellulaire?

Est-ce que tu permets que j'utilise ta salle de bain

avant de partir?

- Oui. Oui, oui. C'est lĂ .

- Merci.

- Le ménage est pas fait.

- Ah, je suis pas regardante lĂ -dessus.

- Oui?

- C'est moi. - Ouais.

- Est-ce que vous ĂȘtes certains que vous avez bien fouillĂ©

dans la maison ou autour de la maison?

- Oui, oui. Le plus qu'on a pu. Pourquoi?

- J'ai l'impression que les enfants sont encore en vie.

Ou elle pense qu'ils le sont encore.

Elle a utilisé

les mots, en parlant de sa famille:

"Va falloir recommencer. On aura pas le choix de recommencer."

Comme si elle avait pas encore mis son plan en action.

Comme si...

- Suzanne?

Suzanne?

T'es lĂ ?

Suzanne?

("Dream State" de Son Lux)

- â™Ș Days we were young â™Ș

â™Ș We took photographs of everything we could see â™Ș

â™Ș We knew we were â™Ș

â™Ș Impervious no matter how we'd bleed â™Ș

â™Ș We never fought for breath â™Ș

â™Ș Priest and prophetess â™Ș

â™Ș We were nothing we would defy â™Ș

â™Ș Invincible skin â™Ș

â™Ș It's how we all begin â™Ș

- â™Ș Oh oh oh â™Ș

- â™Ș Awake awake â™Ș

- â™Ș Oh oh â™Ș

- â™Ș This is a dream state â™Ș

Sous-titrage: SETTE inc.

- â™Ș Oh oh oh â™Ș

â™Ș Though we were wide awake â™Ș

- â™Ș This is a dream state â™Ș

- â™Ș Oh oh oh â™Ș

â™Ș Though we were wide awake â™Ș

- â™Ș This is a dream state â™Ș

â™Ș Will we survive in this â™Ș

â™Ș Our new wilderness? â™Ș

â™Ș We have nothing on our feet â™Ș

â™Ș We had to run from it â™Ș

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