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Comment ça va? Ăa va bien? Mon Dieu!
Le cours a été annulé. Tu savais?
Quoi? - Oui, je sais.
Le prof a une aventure avec une de ses étudiantes.
- Ah oui? - Hmm.
Je me demande c'est qui.
Bien, ça doit ĂȘtre... quelqu'un.
Ăa va nous faire du bien de ne plus entendre
le vieux tas de jambon encenser Freud.
Fais pas comme si ça te dérangeait pas.
Je te vois lever les yeux tout le temps dans son cours.
Freud est... était, je devrais dire,
un sexiste notoire dans sa vision de la psychologie.
Ses idées sur les femmes étaient
franchement dépassées et discriminatoires.
On y doit quand mĂȘme l'inconscient
et la psychologie de l'enfance.
Savais-tu que t'as le mĂȘme nom que sa fille?
- Sa fille s'appelait Anna? - Hmm-mm.
Ark...
Tu fais quoi? - Rien.
Ăa te tente-tu de venir chez nous et regarder un film?
Moi?
Non, Sigmund Freud.
Bien oui, toi.
Tu connais Tom Cruise?
Bien, pas personnellement.
âȘ Watching every motion in my foolish lover's game âȘ
âȘ On this endless ocean, finally lovers know no shame âȘ
âȘ Turning and returning to some secret place inside âȘ
âȘ Watching in slow motion as you turn around and say
âȘ Take my breath away âȘ
âȘ Take my breath away âȘ
âȘ Watching, I keep waiting, still anticipating love âȘ
âȘ Never hesitating to become âȘ
âȘ The fated ones âȘ
âȘ Turning and returning to some secret place âȘ
âȘ To hide âȘ
Bien voyons donc! Bien non, c'est pas vrai.
âȘ Take my breath away âȘ
âȘ Take my breath away âȘ
âȘ Take my breath away âȘ
âȘ Take my breath away âȘ
âȘ Just take my breath away âȘ
Le sarcasme est une arme ou une réaction en cours
à quelque chose, un mélange d'humour et de mélancolie.
Cynique, ça... ça, c'est plus dangereux.
Ăa, ça paralyse. Toi, t'es sarcastique.
- Je suis un peu cynique aussi. - Tu n'es pas cynique.
T'es pas cynique. - Non, je suis cynique, papa.
- Suzanne? - Quand mĂȘme...
Est-ce que tu voudrais ĂȘtre ma femme?
- C'est une joke? - Non.
- Moi? - Bien oui!
- Oui! - Oui?
Oui! Euh, oui!
Oui.
- Bravo! - Bravo!
- Santé! - Santé!
- Toutes mes félicitations! - à l'amour!
Merci.
âȘ Take my breath away âȘ
âȘ Take my breath away âȘ
âȘ Take my breath away âȘ
âȘ Take my breath away âȘ
âȘ Just take my breath away âȘ
Ah... Puis de la marde.
Non!
Je suis pas là , je suis pas là . Fais comme si j'étais pas là .
C'est un peu difficile.
Je sais. Regarde. Je contrĂŽle mal mes angles morts, lĂ .
Je suis désolée. Je vais ramasser.
Non, non, c'est bon. Je vais m'en occuper.
- T'es sûre? - Ouais.
- Tu soupes-tu avec nous? - Oui, je finis ça et j'arrive.
Je vais faire comme si je te croyais.
Ah, euh... Tu peux-tu réparer la porte patio?
Je suis tannĂ©e. Ăa fait plein de fois que je te le demande.
Puis moi, je suis pas capable. - Oui. Excuse-moi.
Je fais ça tantÎt. Promis.
9-1-1.
9-1-1.
Ătes-vous en mesure de parler? Can you talk?
âȘ J'ai volĂ© dans le ciel les mains pleines de rĂȘves âȘ
âȘ PoussĂ© par la chaleur du soleil et des vents doux âȘ
âȘ J'ai laissĂ© les distractions se tuer entre elles âȘ
âȘ Et j'ai volĂ© au loin, oh, bien trop loin de toi âȘ
âȘ J'ai parcouru du regard nos liens de l'est Ă l'ouest âȘ
âȘ Pour finir par laisser tous nos bonheurs en reste âȘ
âȘ J'ai tenu mes envies de revenir en laisse âȘ
âȘ Et j'ai pleurĂ© au loin, oh, bien trop loin de toi âȘ
âȘ Je dĂ©teste ma vie âȘ
âȘ C'est long ma vie sans toi âȘ
âȘ Je sais trop que ma place âȘ
âȘ Est dans tes bras âȘ
âȘ Je dĂ©teste ma vie âȘ
âȘ C'est long ma vie sans toi âȘ
âȘ Je sais trop que ma place âȘ
âȘ Est dans tes bras âȘ
âȘ J'ai criĂ© comme j'ai pu que j'avais ma place âȘ
âȘ Sur la terre comme au ciel voulu laisser ma trace âȘ
âȘ J'ai jouĂ© mes bonheurs faciles Ă pile ou face âȘ
âȘ Et j'ai perdu au loin, oh, bien trop loin de toi âȘ
âȘ Et depuis les Ă©clairs me rappellent Ă la guerre âȘ
âȘ Comme si au combat âȘ
âȘ Mes convictions redevenaient fiĂšres âȘ
âȘ J'ai embrassĂ© trois fois la main de Lucifer âȘ
âȘ Et j'ai brĂ»lĂ© au loin, oh, bien trop loin de toi âȘ
âȘ Je dĂ©teste ma vie âȘ
âȘ C'est long âȘ
HĂ©! Maman!
Je suis vraiment désolé.
Elle t'a prise pour une voleuse. Elle a entendu du bruit en haut.
Quel bruit?
Quel bruit, maman?
C'est correct. Ăa va ĂȘtre correct.
Non, mais elle t'a vue, elle te connaĂźt pas.
Elle a eu peur, quoi.
Elle m'a étranglée.
C'est la premiĂšre fois que j'emmĂšne quelqu'un Ă la maison.
Elle est pas habituée.
D'habitude, elle monte mĂȘme pas ici.
Je barre toutes les portes. Elle peut mĂȘme pas sortir dehors.
Attends, tu l'embarres chez elle?
- J'ai pas le choix. - Mais...
Non, mais c'est parce que j'ai pas fermé le loquet hier.
Je suis désolé. C'est ma faute.
On avait un peu bu. Bon, voilĂ .
Je suis vraiment désolé. Je peux pas dire mieux.
Ăa va. Ăa va aller.
Vous allez rester longtemps?
Non.
âȘ Je n'ai besoin de rien âȘ
âȘ Rien qu'un bout de pain âȘ
âȘ Pour accompagner âȘ
âȘ Mon fromage âȘ
âȘ Ăa ne sĂ©duit que le goĂ»t français âȘ
OK, je ne suis plus capable.
- Je suis désolé. - Ouais.
Elle est malade. C'est pas sa faute.
Elle fait de la démence. - Elle a un diagnostic?
Pas officiellement,
mais je vois bien qu'elle n'a plus toute sa tĂȘte.
OK, mais il faut qu'elle voie un médecin.
Je veux dire, tu sais mĂȘme pas qu'est-ce qu'elle a.
Non, mais je gĂšre.
Mais non, tu gÚres pas. Elle vient d'essayer de m'étrangler.
C'était un accident. D'habitude, elle ne monte pas.
Mais on n'embarre pas sa mĂšre dans sa maison, voyons.
Je veux dire, elle a besoin de soins, rendu lĂ .
C'est inhumain, Morty. - Inhumain?
Mais ce qui serait inhumain, c'est que je la foute
dans un de ces putains de "mortoirs".
Elle a que moi ici. C'est hors de question que je la place.
OK, mais sans la placer, lĂ ,
je veux dire, elle peut ĂȘtre accompagnĂ©e.
Le CLSC peut venir.
Elle peut voir une travailleuse sociale.
Oui, oui, et je sais comment ça va finir.
On parle de ma mĂšre, lĂ , Suzanne.
Mortimer, écoute-moi, là .
Elle a essayé de m'étrangler.
C'est grave, ç'aurait pu mal finir.
Elle prend quoi comme médication, en ce moment?
Ah, mais putain, mais est-ce que tu peux arrĂȘter
de te comporter comme un docteur?
Parle-moi juste comme mon amie, en fait.
Bien, je peux pas faire abstraction de ça.
Je suis docteure. - Oui.
Puis j'ai pas d'autre ami que toi.
OK. Bien, on comprend pourquoi.
C'est pas vos méthodes que je remets en question,
Dre Bien-Aimé, mais plutÎt votre aptitude à travailler ici.
Bien, d'abord, je comprends pas de quoi on parle.
On a reçu une plainte contre vous...
Ă l'effet que vous vous moquez des patients,
que vous arrivez souvent en retard
et que vous sentez l'alcool.
D'ailleurs, je suis obligé de l'admettre,
en ce moment mĂȘme, vous sentez l'alcool.
Bien, j'ai jamais consommé au travail. Jamais.
Je suis arrivée en retard une fois à ma premiÚre journée.
Puis en aucun cas, je rirais des patients.
J'aime mon travail ici,
puis je connais mieux mes dossiers que personne.
AprÚs ça, mon odeur corporelle
et ce que je fais de mes soirées, ça me regarde.
Oui et non, Dre Bien-Aimé.
Vous ĂȘtes psychiatre.
Moi, je vous veux au meilleur de vos capacités,
puis en ce moment, j'ai pas l'impression
que c'est ce que vous me donnez.
Si vous avez besoin d'aide, je peux vous aider.
J'ai pas besoin d'aide.
Et mĂȘme si j'Ă©tais pas au meilleur de mes capacitĂ©s,
comme vous dites, j'en fais beaucoup plus
que la plupart des médecins ici.
OK. Dans ce cas-lĂ , on va devoir porter plainte.
Il va y avoir une enquĂȘte contre vous.
Bien, on sera deux, alors.
Qu'est-ce que vous voulez dire?
C'est un hĂŽpital, ici, Ă ce que je sache?
Oui.
Mme Moisan, la semaine derniĂšre.
Y avait aucun médecin sur place,
pas de planche pour la réanimation,
le défibrillateur était déchargé,
l'épi était passée date
et aucun membre du personnel avait son RCR Ă jour.
Ăa, c'est dangereux.
MĂȘme qu'on est peut-ĂȘtre responsables
de la mort prématurée de Mme Moisan.
Est-ce que votre établissement est au meilleur
de ses capacités, vous pensez?
HĂ©...
Je suis pas contre vous, Dre Bien-Aimé.
Votre chantage, là , ça donnera rien.
LĂ , vous m'accusez sans preuve.
Et c'est pas parce qu'un de mes collĂšgues tolĂšre pas
qu'une femme soit Ă la tĂȘte de son unitĂ©
que je vais me laisser faire.
Est-ce que, oui ou non,
vous avez un problÚme d'alcool, Dre Bien-Aimé?
Est-ce que votre établissement a, oui ou non, fait preuve
de négligence envers Mme Moisan, M. Langevin?
âȘ Want it under my skin âȘ
âȘ I wanna let it in âȘ
âȘ I wanna lose control âȘ
âȘ I can't let you go âȘ
- âȘ I - You make my head spin âȘ
- âȘ I - Can you do it again? âȘ
âȘ I don't know what's happening to me âȘ
I wanna feel alive âȘ
âȘ One more touch âȘ
âȘ Electric runninâ through me âȘ
âȘ It's got me goin' like âȘ
âȘ Ouh ouh ouh, ouh ouh ouh âȘ
âȘ I - I wonder what it feels like âȘ
âȘ Ouh ouh ouh, ouh ouh ouh âȘ
âȘ I - I wonder what it feels like âȘ
T'en es oĂč avec l'hĂŽpital?
J'ai commencé, mais c'est sûr que...
âȘ I wanna move in close âȘ
Non! Non! Non! Maman!
Non! Non! ArrĂȘte! ArrĂȘte! ArrĂȘte!
J'ai commencé comme responsable
de service Ă la clientĂšle Ă La Presse.
Ce que ça me disait, c'était quoi?
OK, t'as du travail Ă faire.
T'as du travail Ă faire, Charles.
- âȘ I - Can you do it again? âȘ
âȘ I don't know what's happening to me âȘ
âȘ I wanna feel alive âȘ
âȘ One more touch âȘ
âȘ Electric runninâ through me âȘ
âȘ It's got me goin' like âȘ
âȘ Ouh ouh ouh, ouh ouh ouh âȘ
âȘ I - I wonder what it feels like âȘ
âȘ Ouh ouh ouh, ouh ouh ouh âȘ
C'est bon, ça.
âȘ I don't know what's happening to me âȘ
Mais c'est une patiente qu'on aurait jamais dĂ» accepter.
C'était un trouble de la...
de la personnalité, pas un truc psychiatrique.
C'est une patiente qui aurait dĂ» rester en prison,
au lieu de revenir dans l'institut avec nous.
Sur une note plus légÚre, par rapport à la machine à café,
enfin, je veux dire, on a mis deux tasses pour les cuillĂšres,
une pour les propres, une pour les sales.
J'ai remarqué que c'est souvent pas respecté.
Enfin, je retrouve souvent des cuillĂšres sales
dans la tasse Ă cuillĂšres propres.
- âȘ I - I wonder what it feels like âȘ
âȘ I wanna move in close âȘ
âȘ Take it real real slow âȘ
âȘ Go on âȘ
Let's go.
Je suis désolée, Astrid. J'ai changé d'idée.
Faut que t'essayes, Suzanne.
Non, mais mon état, c'est temporaire.
Ăa fait deux ans que c'est temporaire, Suzanne.
Tu veux pas voir de psychiatre, je peux comprendre.
Tu veux pas aller en thérapie, fine.
LĂ , tu vas prendre une bonne respiration,
tu vas mettre ton ego de médecin dans ta petite poche,
fermer ta petite poche, puis tu vas aller à ta réunion des AA
parce que t'en as franchement besoin.
- Non, mais tu comprends pas. - Non, non, non, non, move.
J'ai dit move. - Mais je peux-tu me détacher?
Bien oui, détache-toi!
CĂąline...
Je reviens me chercher dans une heure.
Ăa, c'est grĂące Ă Dieu
en bonne partie.
Mais c'est aussi grĂące Ă vous autres.
Puis aussi grĂące Ă mon parrain Simon.
Merci d'avoir partagé avec nous, Fernand.
Puis bravo pour tes six mois de sobriété.
On accueille aujourd'hui deux nouvelles personnes.
Ăvelyne, bonjour!
Bonjour!
- Bienvenue, Ăvelyne. - Oh... Ha!
Est-ce que t'aimerais partager avec nous ce soir?
Hum...
OK.
Euh, bien... allĂŽ, je m'appelle Ăvelyne.
Ăvelyne CĂŽtĂ©. Je viens de Saint-Eustache.
Oui, j'ai un problĂšme avec l'alcool,
mais je suis pas alcoolique.
Est-ce que t'es en contrĂŽle dans ta consommation d'alcool?
Euh...
Non.
Donc, dis-le.
Dire quoi?
Que t'es alcoolique.
Regarde.
Moi, je m'appelle Solange, puis je suis alcoolique.
Toi?
Bien, je m'appelle Ăvelyne,
puis je suis alcoolique, mais c'est temporaire.
Pardon, excusez-moi.
Depuis combien de temps t'es alcoolique, Ăvelyne?
Hum...
Depuis que...
ma fille s'est suicidée.
Elle s'appelait Janie et...
depuis ce temps-lĂ , bien...
je ne comprends plus le sens de rien.
Puis...
je ne sais comme plus quoi faire de mon temps,
donc je me saoule Ă la crĂšme de menthe.
Son pĂšre, lui,
il sort avec une jeune, astheure, qui fait du CrossFit.
Moi, ça, je comprends pas ça, ce sport-là .
En tout cas, lui, c'est comme s'il l'avait oubliée, mais...
mais pas moi.
Moi, je suis pas capable.
Je...
Tous les soirs, j'essaie de pas y penser, mais...
ça revient tout le temps.
Ăa me suit partout, la...
la culpabilité, puis...
la tristesse.
Je me sens coupable.
Je me sens...
tout le temps, tout le temps coupable.
Ăa va-tu, Ă cĂŽtĂ©?
Oui, super.
Toi, ça va?
Oui.
Super aussi, oui.
- Super, ça. - Hmm-mm.
Ăa m'a vraiment touchĂ©e, ton... ton tĂ©moignage, tantĂŽt.
Je vis sensiblement la mĂȘme chose.
J'ai perdu
ma femme et ma fille dans un accident.
Moi aussi, je vis beaucoup de culpabilité.
Et moi non plus, je comprends pas
les gens qui font du CrossFit.
C'est super de savoir qu'on n'est pas seules à vivre ça.
Hmm-mm.
Je suis contente d'ĂȘtre venue, finalement.
Peut-ĂȘtre qu'on pourrait s'Ă©changer nos...
nos numéros de téléphone pour aller prendre un café des fois.
Ăa pourrait ĂȘtre... - Super, oui.
Faisons ça.
Tiens.
Ăcris-le. - Ah, oui, OK.
Note-le lĂ -dessus.
Les contacts. - Oui.
Hé, ça sort pas super ici, par contre.
Non! Non...
Oh, ton écran s'est verrouillé.
- 4-2-2-6. - Ah oui, tu dis ton code, toi.
Ah, je m'en sacre.
Puis? C'était comment?
- C'était super. - Niaise-moi donc.
Non, pour vrai, c'était super.
Super!
Tu devrais lui dire.
Que tu fumes.
De quoi tu te mĂȘles?
Tes mégots de cigarette devant l'immeuble.
Vous ĂȘtes toutes pareilles Ă checker tout tout le temps.
C'est quoi, lĂ ? Tu travailles-tu pour la police?
Il te manque un bas?
- Ouais, puis? - Tu t'es rhabillé vite.
Je serais curieuse de savoir il est oĂč l'autre.
Je serais aussi curieuse de savoir Ă qui tu textes
pour presque en échapper ton téléphone quand j'arrive.
Puis aussi pourquoi tu sens le parfum Dans un jardin.
Qui est discontinué, soit dit en passant.
Et qui est pas le parfum de ta blonde,
qui elle porte Rose 31,
un parfum beaucoup plus cher et beaucoup plus pompeux.
ComplĂštement Ă son image.
Vous ĂȘtes folles.
Ramasse tes botches Ă terre, Carl.
Vous aviez réussi trois jours d'affilée.
Qu'est-ce qui s'est passé avec le crayon?
- Quel crayon? - Le crayon bleu.
Vous vous ĂȘtes versĂ© de l'encre dans les culottes.
C'est pas drĂŽle, lĂ , M. Vanier.
En avez-vous d'autres, crayons?
M. Vanier, il faut me le dire s'il y en a d'autres, crayons.
Sinon, on va fouiller votre chambre.
Non, non, non. OK, OK, OK. Fouillez pas.
Je vais vous montrer ils sont oĂč.
Hé, hé, hé! Hé!
Ah! LĂąche-moi! Ah!
Reste Ă ta place!
Tu bouges pas. - Tu me fais mal, mon tabarnak.
C'est elle! Elle m'accuse d'affaires que j'ai pas faites.
- HĂ©! Tu restes Ă ta place! - Toi, va-t'en!
Suzanne, ça va?
Ăa va? Ăa va? - Oui.
HĂ©! Silence! Tu te calmes!
Tu te calmes! Tu veux que je me fĂąche?
C'est un comportement inadmissible, ça!
Ăa va?
J'aurais pas dĂ» rentrer dans la chambre. Oui, merci.
Je m'excuse.
Je...
Suzanne, tu marches trop vite, lĂ .
J'aurais pas dĂ» rentrer dans sa chambre toute seule.
J'ai merdé. Regarde, je m'excuse, j'ai merdé.
Suzanne...
Je vais avertir l'équipe,
mais je veux pas faire de vagues avec ça.
Hein?
La direction me surveille.
De quoi tu parles?
Quelqu'un a fait une plainte contre moi.
Quoi? Ă quel sujet?
Que t'es la meilleure psychiatre qu'on ait jamais eue Ă l'aile D?
Ouais, ouais.
Mme Verland, vous faites quoi, Ă ce moment?
Je vais au yoga.
C'est super, ça.
Mais allez-y parce que vous allez ĂȘtre en retard.
Oui.
Quelqu'un aurait dit que... que j'arrivais en retard,
et que je riais des patients, et que...
Que quoi?
Que je sentais l'alcool au travail.
Putain, mais ça, c'est Ămilien, ça.
Mais quel connard, celui-là ! Sans déconner.
C'est tellement injuste, lĂ .
Je suis désolé.
Oui, moi aussi.
J'ai pas bien pris soin de toi.
Il faut que je prenne soin de moi toute seule.
Non. Ăa marche pas comme ça, non.
Oui, ça m...
Mme Verland, le yoga.
Il y a le feu?
Non, il y a pas le feu, lĂ , mais vous allez ĂȘtre en retard.
Il y a le feu dehors.
Hein?
De quoi ça, il y a le feu?
- Shit... - Oh!
Euh, code jaune.
Mme Verland, retournez au yoga! - Attends, attends.
Code jaune, c'est pas du tout ça.
C'est pour les patients perdus, le code jaune.
Euh... Crisse, il y a le feu. Dis qu'il y a le feu.
OK. Je sais pas quel code.
Petit feu sur la cour extérieure.
Venez ici. On va se reculer.
On recule. - Attention!
Ăa va, ça va. C'est Ă©teint. C'est bon.
Ătes-vous certain que c'est bien Ă©teint?
Oui, oui, oui. C'est éteint.
Ăa va, ça va. - On n'est jamais trop prudents.
C'est une boĂźte de mouchoirs sur de l'asphalte.
C'est maßtrisé, ça va.
OK, venez avec moi, M. Dallaire. On va rentrer.
Par ici.
C'est bon, tout le monde. C'est fini, lĂ .
Avant d'arriver Ă Mont-Royal,
M. Dallaire a mis le feu Ă la maison de son voisin.
C'est ça qu'il a fait. Mais c'est aussi lui
qui a appelé la police et qui a essayé de sauver la victime.
- Hon... - Exactement.
Je viens de recevoir une autre partie
de son dossier qui couvre son enfance.
Merci, Ămilien. Donc, on en saura sĂ»rement un peu plus.
Mais en attendant, on n'a pas besoin de se méfier
par rapport à la dangerosité de M. Dallaire.
Non. LĂ oĂč il va falloir ĂȘtre attentifs,
par contre, c'est au niveau de ses restrictions.
Hmm-mm.
On le laisse plus aller fumer, ça veut dire?
Ah non! Non, non. Moi, j'aime pas ça les empĂȘcher de fumer.
Les patients deviennent enragés.
AprÚs ça, ils sont restreints de partout.
C'est leur seule joie de la journée. C'est lourd.
T'es trop sensible avec eux, LaĂŻma.
Je suis pas trop sensible, Ămilien.
Je suis humaine.
Ils n'ont pas choisi d'ĂȘtre malades, lĂ .
Puis toi, tu devrais comprendre ça.
Tu fumes trois paquets par jour, puis tu sens la vieille botche.
- Vieille botche. - OK, s'il vous plaĂźt.
C'est pas la place pour ça.
On n'est pas rendus Ă lui interdire de fumer,
mais il ne pourra plus avoir de briquet
en sa possession, ça, c'est certain.
Je sais que ç'a pas l'air, mais c'est trÚs positif,
ce qui se passe avec M. Dallaire en ce moment
parce que lĂ , on traite le vrai problĂšme,
puis il fait beaucoup de progrĂšs.
Si on ne crame pas tous d'ici lĂ .
Je te remercie de ton enthousiasme.
C'était juste...
Par contre, M. Vanier, ça ne va plus du tout, là .
Ouais, on a eu une altercation physique tantĂŽt.
Ă'a failli mal virer.
Il est pas content qu'on ne réagisse plus
à ses excentricités, puis il nous le fait payer.
Ah, moi, c'est de plus en plus difficile
de lui donner sa médication.
Ce patient-là , là , c'est tough de pas réagir.
Mon Dieu qu'il est détestable! - Ah!
Je comprends, mais on va l'avoir Ă l'usure.
M. Vanier, c'est quelqu'un qui aime nous mettre mal Ă l'aise
et nous provoquer, et lĂ , il panique
parce qu'on ne répond plus à ça, mais il faut pas lùcher.
Il a arrĂȘtĂ© de se mettre des affaires dans les culottes.
Il s'est vidé l'encre d'un stylo bleu dans la fourche hier.
Ah! J'étais pas là hier.
Bien contente d'avoir manqué ça. - Oui, t'es contente.
Comment avez-vous fait pour nettoyer ça?
On n'a pas réussi. Il a encore la fourche toute bleue, là .
La vache! AprĂšs Barbe bleue, Fourche bleue.
OK, lĂ , on va appeler les patients
par leur vrai nom, s'il vous plaĂźt.
Plus de Fourche bleue,
M. Costco, tout ça, c'est terminé.
Non, mais c'est juste entre nous autres qu'on fait ça.
Oui, puis M. Costco, il veut qu'on l'appelle comme ça.
MĂȘme entre nous autres, on va appeler les patients
par leur vrai nom.
C'est plus respectueux. - Oui.
Puis on va tous refaire notre formation de RCR.
C'est obligatoire.
C'est quoi cette obligation bidon?
Si t'es pas content, t'iras voir la direction.
D'accord.
- Bonne journée, tout le monde. - Bonne journée.
T'es habitué, toi, d'aller voir la direction, non?
Pardon?
Fais pas celui qui comprend pas, s'il te plaĂźt.
Non, mais je suis jamais allé voir la direction, en fait.
LĂ , je risque pas de le croiser ici?
Parce que ça me tente vraiment pas de le voir.
Inquiétez-vous pas, les patients sont pas autorisés
à venir dans cette partie de l'établissement.
OK?
Merci beaucoup de vous ĂȘtre dĂ©placĂ©e, France.
Est-ce qu'il va aller en prison, Charles?
Charles, M. Villeneuve,
est en observation pour l'instant pour savoir
s'il est responsable ou non de ses actes.
Bien oui, il est responsable. Il a volé plein de monde.
Une personne ne peut pas ĂȘtre tenue pĂ©nalement responsable
de ses actes si, au moment de la commission du crime,
elle était dans un état de trouble mental
et si cet Ă©tat-lĂ l'empĂȘchait de comprendre
la nature de ses actes ou de se contrĂŽler.
Mon Dieu... Il est en train de vous avoir, vous autres aussi.
C'est fou. Il va s'en sortir encore.
J'ai lu le rapport de police,
mais ce qui intéresse les policiers,
c'est pas nécessairement ce qui nous intéresse, nous.
J'aimerais avoir votre version des faits.
Je travaille comme infirmiÚre en milieu carcéral depuis 9 ans.
C'est une clientÚle que je connais bien. Je suis habituée.
Mais avec Charles, c'était pas pareil.
Comme il est diabétique, on se voyait presque tous les jours.
OK.
Il pleurait beaucoup.
TrĂšs charmant.
Attentionné.
On parlait de plein d'affaires.
C'était rendu que j'avais des papillons quand je le voyais.
Puis ç'a monté en intensité.
On a commencé à ... à s'embrasser.
En cachette. Partout.
On avait mĂȘme des plans pour quand il allait sortir...
parce que j'étais convaincue qu'il était innocent,
qu'il avait pas fraudé personne.
On s'est raconté nos vies.
Je suis devenue comme...
soumise Ă lui.
Et le reste, je peux vraiment pas me l'expliquer.
Qu'est-ce que vous voulez dire par ça?
Depuis un bout, il voulait qu'on consomme ensemble.
Moi, je voulais pas.
J'ai beaucoup consommé plus jeune.
Je suis fragile à ça.
Je sais pas comment vous dire. C'est...
Il m'a convaincue.
Il voulait qu'on prenne ça pour...
Il voulait qu'on prenne ça pour avoir...
Des relations sexuelles? C'est ça que vous voulez dire?
- Ouais. - OK.
Ăa me faisait du bien de plaire Ă quelqu'un.
Il me regardait comme si j'étais une déesse.
Il disait tout le temps que j'Ă©tais un ĂȘtre d'exception.
Un ĂȘtre d'exception.
Pour quelqu'un qui s'est toujours senti bien ordinaire,
ça fait du bien à entendre.
J'ai fini par... par accepter de consommer avec lui.
On faisait l'amour. C'était merveilleux.
Chaque fois, on en prenait plus.
Jusqu'Ă ce qu'il me demande d'en prendre beaucoup trop.
Et que je tombe coma.
Il a dit à tout le monde que j'avais essayé de le droguer
et de le violer,
que je voulais juste abuser de lui.
Et avec un passé comme le mien, essaye de nier ça.
J'ai tout perdu.
Ma crédibilité.
Mon emploi.
Mon mari veut m'enlever la garde de mes enfants.
C'est rough en maudit.
Je comprends.
Shit...
Non!
Merde, merde, merde, merde, merde!
Aide-moi, s'il te plaĂźt!
C'est les originaux! - Ouais.
On les a-tu toutes? Oui.
- C'est quoi? - Merci.
Hum...
D'autres dossiers de M. Dallaire que j'ai fait venir.
Il y a des trous partout dans son dossier.
Ăa arrive souvent.
Je vais parler Ă sa soeur ce soir aussi.
Je vais sûrement en savoir un peu plus.
OK.
Bon, bien...
Tu veux un lift?
âȘ Nous, on fait l'amour, on vit la vie âȘ
âȘ Jour aprĂšs jour, nuit aprĂšs nuit âȘ
âȘ Ă quoi ça sert d'ĂȘtre sur la terre âȘ
âȘ Si c'est pour faire nos vies Ă genoux? âȘ
âȘ Ă quoi ça sert âȘ
âȘ D'ĂȘtre sur la terre? âȘ
âȘ Les rois du monde ont peur de tout âȘ
âȘ C'est qu'ils confondent les chiens et les loups âȘ
âȘ Ils font des piĂšges oĂč ils tomberont un jour âȘ
âȘ Ils se protĂšgent de tout, mĂȘme de l'amour âȘ
âȘ Les rois du monde se battent entre eux âȘ
âȘ Se battent entre eux âȘ
Salut, toi! T'es mignon.
Salut! Toi aussi, t'es mignon.
Lol, merci.
Je voulais dire mignonne.
Mignonne!
J'avais compris. Pas besoin de crier.
Ah non, je crie pas, c'est une blague.
Je te taquine.
Tu veux aller prendre un verre?
LĂ ? Tu vas vite en affaire.
J'aime pas texter.
C'est mieux en personne.
Ăa sent le patchouli.
Ah ouais, tu trouves?
Que t'es beau...
Merci.
Je t'aime, mon garçon.
Moi aussi, je t'aime, maman.
Jacques Ranger.
CĂąlisse...
Dre Bien-Aimé. - Bonjour!
Bien, bonsoir. C'est Louise. Louise Dallaire.
Oui, bonjour, Mme Dallaire! Merci de me rappeler.
Hmm-mm.
LĂ ...
Vous aviez raison pour mon frĂšre.
Il commence Ă se rappeler des affaires, lĂ .
C'est beau de le voir aller. Je suis optimiste Ă son sujet.
Ah ouais?
MĂȘme s'il a mis le feu dans la cour?
Bien, coudonc!
MĂȘme s'il a mis le feu dans la cour, oui.
Vous ĂȘtes bizarres, vous autres, les psychologues.
Oui. Les psychologues, les psychiatres,
on pose beaucoup de questions.
D'ailleurs, j'en ai beaucoup pour vous.
Shoote!
Est-ce que ça se peut que votre frÚre...
soit pas votre vrai frĂšre?
Dans le sens que ça soit pas votre frÚre biologique?
Hein?
Jacques Ranger, est-ce que ça vous dit quelque chose?
à qui vous avez parlé, vous?
Personne, juste Ă vous.
Est-ce que ça vous dérange que je vous parle de ça?
Shit.
Mme Dallaire?
AllĂŽ?
Un peu plus.
Beaucoup plus.
Ha! Ha! Ha! Merci, Diane.
- Ăa me fait plaisir. - C'est beau, ça.
Ăa? - Bien, oui.
On la voit tout de suite. - Elle est belle, hein?
C'est une turquoise, ça.
Je me rappelle du radiateur.
LĂ , vous ĂȘtes pas bien quand je parle de ça, hein?
Non.
Sous-titrage: SETTE inc.
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