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- Tenez, madame Cheney, tenez-moi un petit coup de main.
- Attendez, donnez-moi ça, là.
- Attention aux casques-gouttes.
- Alors, comme tous les étés, vous faites-tu votre courrier à Carcassonne ?
- Ah non, non, cette année pour la vacance, je fais toute l'Italie.
- Ah bon ?
- J'espère qu'il fera meilleur qu'ici.
Elle était pourrie, j'ai dit.
- Allez. - Merci, madame Cheney.
- Bon voyage, M. Antoine.
- Au revoir, je vais revenir tout bronzé.
...
- Oh non, c'est une catastrophe.
Donnez-moi ça.
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qu'il y a ? N'oubliez qu'est-ce qu'il y a ?
- Bien, maintenant, elle va marcher beaucoup moins bien, forcément.
- Je vous en prie, ne vous en aimes pas, marchez dessus.
- Oh là là, c'est pas grave.
- C'est pas grave, vous en avez de bonnes, c'est pas grave.
Qu'est-ce que je vais devenir, moi ?
- Eh ben, un piéton, vous n'avez plus besoin.
- Hein ? Mes vacances sont foutues, je partais pour l'Italie.
- Mais écoutez, prenez l'avion, ça va plus vite.
- Mais je ne suis pas pressé, moi.
- Bien, moi je suis pressé, voilà.
- Mais je vous en prie.
- Alors, voici ma carte.
Mon agent d'assurance vous contactera.
- Ah, vraiment.
Il y en a qui marchent pas de culot.
- Arte, avec sa grosse baïole.
Léopold Sarroyant, président directeur général.
Je m'en fous, moi !
Je m'en fous !
- Non, à Londres. Oui, à New York.
Et Stockholm, eh ben, je ne sais pas.
- Eh !
- Monsieur Maréchal est là. Je dis qu'il a rendez-vous.
- Ah oui, c'est exact ce que je te convoquais.
Bon, faites entrer.
- Ah, mon pauvre ami !
La victime, mais à culp...
Je suis d'avis de ce qui s'est passé hier.
- Et moi, alors ? - Chez vous.
Attention, il y a des roulettes.
Non, les roulettes.
Vous savez que j'ai passé une nuit blanche à cause de vous.
- Ah bon ? Alors, excusez-moi.
- Le choc.
- Qu'est-ce que je dirais ?
- Vos vacances fichues, ça va me gâcher les miennes.
Bon, dites-moi, avez-vous toujours l'intention d'aller en Italie ?
- Je ne sais pas si vous êtes au courant,
mais ma voiture a eu un léger accident hier.
- Et c'est justement pour ça
que je vous ai fait téléphoner ce matin.
Vous m'avez été tout de suite sympathique.
Et j'ai eu une petite idée
qui va tout arranger.
- Oh ?
- Un cigare !
- Hum, un van !
Un petit scotch !
- Je vais vous insister.
- Appuyez-vous même sur le bouton vert.
Et regardez là-bas en même temps.
Regardez, regardez.
Et c'est pas fini.
Ce n'était pas toi.
- Vraiment ?
- Mon ami, monsieur Duchemurtz,
de Miami visitait l'Europe avec sa cadillac.
- Hein ?
- C'est-à-dire le Parthénon, le mur de Berlin,
je ne sais pas, mon épholie bergère.
- Toute une civilisation.
- Alors...
- Qu'est-ce que c'est ?
- C'est rien, c'est rien.
- Oui, ben, toi, dis-le.
- Je vous en donne un, tiens.
- Alors, il reçoit un télégramme.
- Non, je vous l'enlève,
parce que vous ne m'écoutez pas.
- Ah, un télégramme.
- Ah oui, c'est vrai.
Il reçoit un télégramme de rentrer subitement
par avion aux États-Unis.
Son papa malade, sa maman malade.
- C'est toujours embêtant, ça.
- Alors, la cadillac est abandonnée.
- Oh, la pauvre.
- Et elle arrive lundi à Naples.
- Naples ?
- Et alors, monsieur Duchemurtz m'a demandé
de la prendre en charge de Naples
jusqu'à Bordeaux
pour la faire réembarquer pour les États-Unis.
Elle donne Naples à Bordeaux.
- Oh, c'est un joli voyage, ça.
- Eh bien, ce joli voyage, monsieur Marshall,
c'est vous qui allez le faire.
- Moi ?
- Oui, tu dis, je fais la route,
tu dis, je fais la fuité.
- Ah, pardon, pardon.
- Et alors, nous sommes le 14...
Et alors, la voiture doit être réembarquée à Bordeaux
le 27 août via la fleurie de Miami.
- 13 jours.
- Voilà.
- L'Italie, vue d'une cadillac,
ça doit être quelque chose. - Vous êtes heureux ?
- Ah oui. Je vais prendre un petit scotch.
Je peux ? - Non, non, la bouteille est là.
- Hein ? - La bouteille.
- Ah.
- Monsieur le Président. - Merci, mon petit.
Voilà votre billet, par inable en caravel.
- Oh, pardon.
- Et 500 000 lires pour vos frais de voyage.
- Oh, monsieur Saint-Royant, c'est trop.
Je consomme beaucoup moins
qu'une cadillac.
Et je vous garde à déjeuner avec quelques amis.
- Eh ben moi, messieurs,
dans ma branche,
j'ai pas malin aussi.
Je fais de la laillette, moi.
Je suis de la laillette.
- Vous avez pas le choix. - Je vous en prie, cher ami.
- Quels sont les meilleurs bouquins pour lui,
pour bien connaître l'Italie ?
- "Remporterons les promenades dans Rome",
de Stendhal.
Un merveilleux guide.
- Oh, mais j'ai déjà acheté le mousselin.
- Ah, oui. - Et j'aime bien l'attention.
- Président, maintenant, on s'en va, maintenant.
Les caravels ont toutes les vertus,
mais pas celles d'attendre. Et puis ça tourne, ça tourne.
- Alors, monsieur, je suis très honoré.
- La porte est là-bas.
- Oui ? - La porte.
Ah non, pas celle-là, celle-là. C'est par là.
- Ah oui.
- Et...
- Oui. - Oui.
- Ah, oui.
- Le mousselin, la léillette,
mais qu'est-ce que c'est que cet appretit ?
- Vous le dites, maitre d'autel.
Maitre d'autel, non, ça va. Ça ne me fait rien.
Allez.
Voilà.
Merci.
Alors, comment le trouvez-vous ?
- Vous attendez peut-être qu'on vous félicite.
- Vous dirigez, vous tranchez, vous décidez,
vous confiez nos millions aux premiers corps bienvenus,
mais de quel droit ? - Mais cette cadillac,
ça fait six mois que vous la trafiquez. Voilà qu'au dernier moment,
vous le choisissez, vous seul, et sans nous consulter.
- Mais permettez !
- Et d'ailleurs, qu'est-ce qui vous prend, de vouloir tout passer en une seule fois ?
100 kilos d'héroïne, 300 kilos d'or,
et les pierres du hold-up de Balbec.
- Saryan, vous faites un seul banco avec tout notre argent ?
J'entends, mais...
pour vous.
- Vous aurez à répondre de tout cela vis-à-vis de nos associés américains.
- Écoutez, monsieur Duchemur, c'est monsieur Schmetz,
j'en fais mon affaire. Mais écoutez-moi, bon sang,
pour un tel chargement, il fallait un naïs,
qui ne se doute de rien.
- Vous évitez un danger pour vous précipiter dans cent autres.
- Parfaitement ! Moi, toute ma fortune est dans cette voiture.
Et si je la perds, je me crèverai. Mais vous aussi !
- L'affaire de notre vie, elle va dépendre de celle de cet imbécile.
Car tout peut lui arriver sur 2500 kilomètres.
- Mais j'y ai pensé, et je l'ai engagé au dernier moment
parce qu'il est honnête, et que ça se voit sur sa figure.
Et c'est le meilleur des passeports.
Parce que, écoutez, monsieur, mais rappelez-vous bien,
à la douane, c'est l'homme qui est suspect, c'est pas la voiture.
Enfin, bon, c'est le bâtard.
Célibataire, représentant de commerce
et casier judiciaire vierge.
Mes amis, la peau du groupe français
est en jeu à cause de moi, d'accord. Aussi, j'ai pris une décision,
et celle-là, vous allez l'approuver.
Je suivrai moi-même l'acadillac et son chargement
tout le long de son itinéraire.
Récapitulons. Si vous voulez bien venir.
Voilà.
Donnez-moi un cri.
Voilà.
L'acadillac.
Héros.
Voilà.
Par choc.
- Je vais le schématiser, mon vieux schématiser. - Oui, mais attendez, attendez.
Par le vis, la petite capote.
Et voilà. Bon.
La chenouffe.
Où est-elle ?
Dans les ailes arrière.
- Peigne. - Et alors ?
Le pare-choc avant et le pare-choc arrière,
le tout, évidemment, recouvert de chrome.
Bon. Les bijoux de balbètes,
diamants émeraudes rubis, dans la batterie.
Double fond en bakélite, parfaitement raccordé à la pièce.
Et ce plan génial, messieurs, est signé...
Saroyan.
- Hop. - Tiens.
Et le yukun-kun, il est aussi dans la batterie ?
Non, monsieur.
Le yukun-kun, le plus gros diamant du monde, il est là.
Messieurs, à la veille d'une grande bataille, Jules César a dit,
"Je brûlerai mon manteau si mon manteau connaissait mon plan."
Suivons l'exemple de Jules César.
- Prenez garde, mon cher, de ne pas finir comme lui. - Oui.
- Bon, allez. - Oui.
(musique de
musique)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
- Salut. - T'as la bande de "mang-mang-mang-a-to"?
Mieux que ça. Voilà le son et voilà l'image.
Eh ben, bien pris.
(bruits de la porte)
Un blanc est signé...
- C'est Royan. - Le champion Mario.
Dis donc, je les aurais pas volés, mes 10 %. Quand ?
Attends que je puisse la carrière. C'est pas gagné avec ce bruit.
- Ça, je sais rien. - C'est du tout cuit.
Quand tu verras le corneau qu'ils ont engagé pour trimbaler leurs trésors,
- tu es tout courant ? - De rien.
Oh mec, j'espère qu'on s'en a pas obligé de...
- De te verrouiller ? - Non, de descendre à la chasse.
On dirait aussi bien les Faisans que les Pigeons.
(rires)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
Allez, allez !
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(bruits de la porte)
(rires)
(rires)
(rires)
(rires)
(rires)
(musique douce)
- Pronto, pronto ? - Oh, bah ça marche !
Oui, pronto ?
(radio)
- Marcadet, 1819 ? - Non, le numéro de Guattino.
- Le numéro de Guattino ? - Ah bon, attendez.
Florida, 822 139.
- Je vous branche en son oraison. - D'accord.
Alors, si on m'appelle, vous m'appelez, n'est-ce pas ?
- Finito por adacare, tracoché. - Ah bien.
(musique douce)
- Permesso ! - Oui, avanti !
(cris de joie)
(musique douce)
(cris de joie)
(musique douce)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(musique douce)
(cris de joie)
(cris de joie)
(musique douce)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
- Ça va. - Pas bien. - Passé.
(cris de joie)
(cris de joie)
- Vaquez-vous !
(cris de joie)
- Maintenant, garde bien la distance. Trop près, il nous verrait.
Trop loin, on ne le verrait plus.
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
- Je vais me trouver. Quelle cohére !
(cris de joie)
(cris de joie)
(cris de joie)
- Monsieur ?
Monsieur ?
Signor ?
- Bonjour. - Vous parlez français ?
- Non, napoletano. - Ça va être commun. Ben, venez.
- Désfondre l'arrière-rail, démonter l'avant-pied.
Alors vous, vous réparerez vite ça. Parce que moi,
à Napoli, depuis deux jours,
finit un avadrouillage. - Mais comment faire ?
- La machine, pas moi.
- Mais comment faire ? Ils sont tous dégoutés.
- Eh, j'ai beaucoup de travail. Je travaille ici, là.
Peut-être pour un prix ordinario,
mais pour 20 000 lits, c'est une autre affaire.
- Mais devine, demain matin à 9, la machine est pronde.
- Ah non, non, non. Domani, mattini.
Enfin, vous m'avez compris.
Au revoir.
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
- C'est l'or, M. Taiello, c'est l'or.
- L'or !
- Merci.
(musique)
(musique)
(musique)
(musique)
(musique)
(musique)
(musique)
(musique)
(musique)
- Oui, mais non, non, c'est ça, par le choc.
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
- Nous voilà.
(bruits de moteur)
- Taxi, qu'est-ce qui a bien pu arriver à la voiture ? - Ben, il a dû la mettre au garage.
(bruits de moteur)
(bruits de moteur)
- Ah, vraiment !
- C'est pas tout neuf, c'est sûr. - Mais je le sais bien que c'est pas tout neuf.
- Bon, ben voilà vos 20 000 lire. - Non, c'est trop.
- 5 000, c'est pas trop. - Non, non, chose promise, chose due.
- Mais je n'ai pas fait une chose facile. - Ben, 15 000.
- Mais je veux bien les franches. - Bon, ben, tenez 10 000, mais c'est vraiment donné.
- Eh, va bien, pour vous faire plaisir. - De rien, de rien.
- De rien, de rien.
- Ah, bien, bravo. Ça, c'est du bon travail.
- Vous voulez des clés ? - Oui, oui, oui.
- Eh, ici, les gars. - Merci. - Quand on se pense à ce qu'on peut raconter sur les Napolitains,
eh ben, moi, je dirais partout combien vous êtes honnête. - Eh, que bravo, à quoi tu disais.
- Allez, au revoir. - Au revoir. - Au revoir. - Eh, bon voyage.
- Bon voyage.
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- Je suis à fond sur le champignon, patron. On va pas tarder à le rattraper.
- Mais ça fait 100 fois que tu me le répètes et je me vois toujours rire.
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