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Dans le système judiciaire, les citoyens sont représentés...
par deux organismes d'égale importance.
La Police, qui enquête sur les crimes...
et le Ministère Public, qui poursuit les contrevenants.
Voici leurs histoires.
Allez, OJ, aux pieds.
OJ, aux pieds !
Aux pieds !
Viens.
D'accord, assis.
Oh, toi, toi, toi.
Si tu veux lui apprendre des tours, il faut le frapper.
On frappe pour apprendre à mordre.
- Tu paries sur les Jets, dimanche ? - Ouais. Si Thomas fait bien son boulot.
Je te les fais à 10 contre un, prends-les.
T'as dit ça la semaine dernière.
Mais cette semaine, j'ai raison.
Allez, viens, OJ, on rentre.
Viens.
Viens, OJ, on va regarder la télé.
On dirait que le roquet s'en est sorti indemne.
Il a entendu la voix de son maître pour la dernière fois.
- Pas de trace de dérapage. - On sait qui c'est ?
Lawrence Kealey. 325, 82e rue. Juste au coin.
Vous voulez qu'on le ramène ?
Laissez-nous d'abord annoncer la nouvelle, ça peut attendre.
On en a encore pour 20 minutes ici.
La rue était tranquille. Pas de circulation, rien du tout.
Et puis cette grosse voiture noire arrive et le percute.
- Quel genre de grosse voiture ? - Mercedes. Noire, ou bleu foncé.
Vous n'êtes pas sûr ?
Ya pas beaucoup de lumière. Mais une Mercedes, je suis sûr.
D'accord, merci. C'est toujours ça.
Vous n'avez vu ni la plaque, ni le conducteur ?
Non, mais écoutez ça... J'ai vu la même voiture, juste avant, garée en face.
Garée juste là. D'abord les lanternes allumées, et après éteintes.
Doucement, doucement. C'était où ?
Au coin de la rue.
Le type se met à traverser, la voiture démarre...
et au milieu de la rue, elle le percute.
- Sans essayer de l'éviter ? - De l'éviter ?
La voiture a accéléré.
Et paf, plein phares... Caméra ! Action ! Il lui a foncé dessus.
Je savais que quelque chose n'allait pas.
Je le savais.
Il promenait toujours OJ après "Carson".
Mme Kealey, vous voulez de l'aide ?
Il voulait une glace.
- Où est OJ ? - Il va bien.
Un des agents va le ramener.
Vous lui avez parlé ?
Il était déjà...
Les infirmiers disent qu'il est mort de blessures à la tête.
Il était mort avant qu'ils arrivent.
Que vais-je faire ?
Je veux dire, maintenant.
Qu'est-ce que je vais faire ?
C'est des braves gens. Ça fait réfléchir.
- Vous voyiez Larry chaque soir ? - Du papier à musique.
On parle sport, ces choses-là. Il aimait bien les Jets.
Il m'a dit qu'il me payerait un verre au First Base.
Un bar de sportifs à Chelsea, sur la 23e. Il était barman.
- Un barman peut vivre ici ? - Un miracle des loyers fixes.
Les Kealey sont arrivés avant la rénovation de l'immeuble.
- Le droit de squatter. - Ils louent encore ?
540 $ de loyer. Yen a qu'ont du bol.
Tu parles de bol.
D'où je viens, on utilise un doseur pour servir.
Il servait directement à la bouteille, pour faire un p'tit cadeau au client.
C'est pas vraiment un défaut.
Facile d'être grand prince avec la tisane des autres.
Vous le connaissez bien ?
On bavardait. On bossait deux heures ensemble.
Je commence à 4 h, il finit à 6 h.
Sauf les lundis où on échangeait.
Pourquoi donc ?
Il voulait travailler quand ses potes venaient regarder le match du lundi soir.
Il avait joué au football. Quarterback, à l'université de Syracuse.
Recruté par Cincinnati.
Qu'est-il arrivé ? Il a pas réussi ?
Six semaines avant le début de l'entraînement...
le genou qui flanche dans un deux contre deux.
C'était fini.
J'en ai vu des tas comme lui. Ils s'en remettent jamais.
Toujours à la recherche d'un gros coup.
- Les femmes ? - Non.
Il était marié. Une fille sympa.
Elle enseigne dans une prépa huppée.
Son dada, c'était la côte des équipes.
Paris d'amis ou d'argent ?
Ya un bookmaker qui vient ici... Fine. C'est pas un de mes amis.
BAR DE TANTE DEE - 780 OUEST 24E RUE MARDI 12 NOVEMBRE Larry le loser.
Il pariait sur tout...
La chistera, les bourrins, le championnat de foot des lycées.
- Et récemment ? - J'ai arrêté avec lui y a plusieurs mois.
Pourquoi, il a trop perdu ?
Il risquait gros, pariait plus que Donald Trump.
Ça t'a énervé, Harry ?
J'ai l'air de quoi, d'un abruti ?
Si je le tue, je vois jamais son oseille.
Alors tu vends ta dette à un type un peu plus dur.
Inspecteur, je veux pas d'ennuis.
J'ai trop perdu avec lui.
J'ai arrêté de prendre ses paris. Point final.
Il est peut-être allé voir un usurier, en espérant effacer ses dettes.
Les morts ne payent jamais. Les usuriers ne tuent jamais. Ils mutilent.
Peut-être qu'ils voulaient pas le tuer.
Percuté à 80 km/h, de face... Arrête.
C'est des usuriers, pas des savants atomistes.
Même, ça colle pas.
Deuxième option.
Il est aux abois, d'accord ? Il a besoin de fric rapidement.
- Et quoi, il se met à vendre de la drogue ? - On a vu ça combien de fois ?
Un p'tit malin pense faire de l'argent facile.
Il voit trop gros, entube son fournisseur pour un temps.
Et pan. À la revoyure.
Essayons de voir combien il devait vraiment.
C'est ça. Ça roule, "Big Daddy".
Nous commençons à croire...
que ce n'est peut-être pas un accident.
Depuis combien de temps jouait-il ?
Je pensais qu'il avait arrêté. Il avait promis.
Récemment ?
Il y a six mois.
Il avait besoin de sensations fortes.
Après le football, il était perdu.
Je détestais ça.
Mais je comprenais.
Y a-t-il eu des visiteurs...
des appels venant de gens...
J'exigeais qu'il fasse pas ça à la maison.
Il vous a pas donné de noms ?
Et l'argent ?
Larry en devait à tout le monde, à une époque.
Il avait tout remboursé, je croyais.
Avec quoi ?
Nos économies.
Des amis, des ex-amis.
Ses parents.
Il a jamais emprunté à des gens moins respectables ?
Mme Kealey, tout peut nous aider.
Larry a fait plein de bêtises.
Quand ça s'est gâté, on a eu peur. Il jurait avoir arrêté.
Ça s'est gâté comment ?
Il s'est un peu fait bousculer.
Il y a un an.
Non...
J'ignore par qui.
APPARTEMENT D'IRV ISAACSON VENDREDI 15 NOVEMBRE
Ils recevaient beaucoup ?
Bien sûr. Les gens vont et viennent.
C'est contre la loi, maintenant ? Asseyez-vous.
C'est Larry Kealey qui nous intéresse.
- Vous avez vu personne... - Quoi ? Je suis quoi, moi, un flic ?
Enfin certaines choses peuvent pas nous échapper.
Comme ?
Cet immeuble a été construit avant votre naissance.
Avec des murs comme ça, on n'est pas censé entendre.
Vous voulez dire que vous avez entendu quelque chose ?
J'ai entendu plein de choses.
Ils se battaient parfois comme des chiffonniers.
Qui ? Larry et un ami ?
Lui et sa dame.
Et la musique qu'il écoute.
Un soir, il y a une quinzaine...
j'ai frappé à leur porte et j'ai dit, "Je peux plus supporter. Je peux plus".
Les disputes ou la musique ?
Cette fois-ci, c'était une dispute.
Elle est sortie à moitié nue de la chambre.
"Désolé, on savait pas que vous étiez là".
Ils savaient pas. Et où j'irais ?
Vous vous souvenez quel soir c'était ?
Non, mais le lendemain, je me suis plaint au concierge.
Allez le trouver pour la date.
Tout ça pour les plaintes ?
Les plaintes, les réparations...
le peintre, la désinsectisation...
Tout ce qui manque, c'est les prières.
- C'est pour la vie d'après, mon ami. - Vous avez tout dit.
Nous y voici.
M. Isaacson.
1 er Octobre... et le 8, et aussi le 15.
Il a dit ne s'être plaint qu'une fois.
C'était l'obsession de M. Isaacson.
Il m'a dit qu'il continuerait jusqu'à ce que les Kealey soient expulsés.
Maintenant y a pas une chance.
Comment ça ?
Jenna vient d'acquérir l'appartement.
Après la mort de son mari ?
Elle a signé le contrat le lendemain.
Je ne dissimulais rien.
Vous n'avez pas demandé.
Pourquoi parler d'immobilier deux jours après le décès de mon mari ?
Vous avez acheté de l'immobilier le lendemain de sa mort.
En général, on respecte une période de deuil.
Je pleure mon mari en privé.
Reconnaissez-le, c'est un peu étrange.
L'immeuble est une copropriété depuis trois mois.
On avait 90 jours pour bénéficier du prix préférentiel.
30 % sous le prix du marché.
Et soudain, vous avez une assurance-vie pour le payer.
Exactement. Ça m'a paru logique de le faire vite.
D'après la préfectures il y a 24 000 Mercedes en ville.
On a raté le coche pendant les années 80 ?
Parle pour toi. Je me suis éclaté.
Allô ? Oui.
Merci beaucoup.
Une police de 150 000 $.
- C'est assez pour tuer ? - Peut-être pas. Mais 300 000, oui.
Double indemnisation... en cas d'accident.
Quoi ?
Allons voir Cragen.
L'anniversaire de mon fils est le 8 octobre.
Cette année, c'était un mardi.
Comme les trois fois où M. Isaacson, le voisin de palier, s'est plaint.
- Le lendemain du match du lundi. - Exactement.
Que Larry regardait au bar avec ses copains.
On dirait que la dame n'aimait pas être seule.
Demandez-lui qui était son partenaire.
La charité commence par soi-même, l'adultère commence souvent au boulot.
Voyons ce qu'on trouve sans l'interroger...
PRÉPA WELLSMITH - 654, 76E RUE JEUDI 21 NOVEMBRE
Je suis la directrice, pas l'assistante sociale.
Je m'occupe pas de ça.
- Mme Branson, nous voulons juste savoir. - Est-elle suspectée ?
Si la sécurité des...
Excusez-moi.
On ignore ce qui s'est vraiment passé.
C'est la procédure normale. Rien d'autre.
Université de Syracuse, 1989. Études de maths.
Les élèves semblent l'apprécier.
Elle a des amis parmi les enseignants ?
Je l'ai vue déjeuner avec Caroll Woodward, le prof de sciences.
Où pouvons-nous trouver Mlle Woodward ?
M. Woodward, en salle 203.
Quand j'ai compris que j'étais pas Einstein...
j'ai descendu une bonne bouteille de tequila.
De grandes espérances. Tous les profs en ont, au début.
- Et Jenna ? - Elles les a encore.
Pourquoi, elle se prend pour une grosse tête ?
Les attentes de Jenna sont pas aussi intellectuelles.
Jenna veut deux hectares...
de préférence à Greenwich, dans le Connecticut.
Avec un salaire de prof. C'est possible ?
Ce qui comptait, c'est que nous croyions que ça l'était.
Un pur produit des années 80. Un jeu de miroirs.
Pour Jenna, l'apparence, c'est la réalité.
Vous semblez assez proches.
On déjeunait ensemble, une ou deux commissions...
Pas d'activités extra-curriculaires ?
- Je suis célibataire, j'y ai pensé. - Pensé seulement ?
Vu le gabarit du mari, j'ai choisi de toucher avec les yeux.
- Vous connaissiez Lawrence Kealey ? - Je l'ai vu une fois.
Un sacré caractère. Il cherchait Jen. Il a flippé qu'elle soit pas là.
- Flippé comment ? - Il l'a traitée de pute.
Il a dit, "Si elle est avec le p'tit Pack, je la tue".
- Le p'tit Pack ? - Roy Pack.
Un élève de troisième année à qui elle donne des cours.
De maths seulement ?
Ils passent beaucoup de temps ensemble.
C'est tout ce que je sais.
Pour l'instant, c'est une simple relation prof-élève.
Assez pour que son mari pète une durite... Allez.
Il était peut-être vieux-jeu et n'aimait pas que sa femme travaille.
Dis-moi que t'as jamais fantasmé sur une prof.
- Jamais. - On a tous une Mlle Conway.
- Qui ? - Prof d'anglais en quatrième.
"Une belle chose est une joie éternelle".
- Et... ? - Trop vieille.
- Flétrie à 23 ans, hein ? - C'est ça, mon pote.
Mes résultats au SAT... vocabulaire, 650, maths, 540.
- C'est pas mal. - Pas assez pour Yale.
Mon père veut une université prestigieuse. C'est pour ça que Mme Kealey m'aide.
Pour que je m'améliore en maths.
Vous la voyez souvent ?
En quatrième heure... Pour le calcul, les lundis, mercredis et vendredis.
Cours particuliers les mardis et jeudis à midi.
- Jamais le soir ? - Ya pas que les études...
Tu as des rapports sociaux avec elle ?
Comment ça, sociaux ?
Du genre aller boire un milk-shake à la cafèt' ?
C'est ma prof.
T'aimerais pas ?
Je suis pas Rob Lowe, Inspecteur.
J'ai du mal avec les filles de mon âge.
T'étais avec une copine, le 22 ?
Ou plutôt, tu te souviens où tu étais le 22 ?
Je sais où j'étais le jour où les Mets ont vendu Darryl Strawberry.
Le 22 octobre, non.
OK, et mardi dernier ?
Mardi dernier, oui.
Mon père me traîne à l'opéra. Depuis que je suis gosse.
Huit fois par ans.
Ton père a une voiture ?
Non, il est éditeur. Il prend le métro.
Mardi dernier... "La Bohème".
Pas une production extraordinaire. Mais oui, Roy était avec moi.
Ces billets du mardi soir, c'est pas donné.
Vous laissez pas éblouir par tout ce luxe.
Dans le divorce, j'ai eu les billets et le môme.
Vous dites que vous vous êtes fait avoir. Vous vous entendez bien ?
- C'est un adolescent. - Cette école n'est pas donnée.
C'est sa mère. Elle paye, elle choisit.
Vous n'approuvez pas ?
J'aimerais mieux le voir avec des gosses...
préférant les classiques à jouer à la crosse.
Mme Pack a-t-elle une Mercedes ?
Possible. Comme plein d'autres joujoux de luxe pour adultes.
Si c'est cher, c'est sûrement mieux.
C'est ça, d'avoir sa propre boîte.
Deux fois par mois à Hongkong. Les avocats d'affaires...
- Des fois, j'oublie mon vrai boulot. - Quel est-il ?
Je crée des vêtements. C'est un marché impitoyable. 24 h par jour, et plus.
- Vous voyez Roy très peu ? - Nous sommes divorcés.
- Vous voulez dire, mon fils ? - Ouais.
Le plus grand regret de ma vie. J'ai même pas demandé la garde.
L'intérêt de l'enfant... c'était son père.
Vous êtes trop occupée.
Je travaille. C'est un crime ?
Ou vous êtes du genre "Pieds nus dans la cuisine" ?
Avez-vous une Mercedes, Mme Pack ?
Toute neuve. Achetée il y a six mois.
- Noire ? - Bleu nuit.
Je l'utilise pour balader les clients. C'est à quel sujet ?
Espérons pour votre fils qu'elle a toujours l'air neuve.
L'an dernier, elle en a acheté une nouvelle. Une Jag.
Et maintenant une 560. J'essaye de la convaincre d'acheter une Italienne.
Une Ferrari m'irait très bien.
C'est celle-là.
Ça vaut dans les 65 000 $ minimum, non ?
Dans le mille.
C'est récent ?
Il m'a demandé de rien dire.
- Qui, "il" ? - Le gamin. Son fils.
Il prend la voiture quand elle n'est pas en ville.
Et son alibi ?
"La Bohème". Commencé à 8 h, terminé à 11 h.
Ça lui laisse tout le temps. Le type a été reversé à 00 h 45 ?
Ouais.
Ça prouve pas qu'il est impliqué avec Jenna Kealey.
Assez pour que son mari pète les plombs.
On a un témoin qui a vu la voiture...
l'employé du garage dit avoir vu Pack prendre une voiture...
correspondant à celle décrite par le témoin. Et elle a un phare cassé.
- Le labo a trouvé du sang ou des fibres ? - Demain, au plus tôt.
Pourquoi n'a-t-il pas fait réparer la voiture ?
Qui dit qu'il a pas essayé ?
Maman a dû rentrer de Hongkong plus tôt que prévu.
Demandez la liste d'appels du père. Je suis sûr qu'il a appelé des garages.
Allons, c'est juste un gosse.
Si on lui passe les menottes, il prendra peur et chantera son propre opéra.
Allez le cueillir.
Roy Pack Jr., je vous arrête pour le meurtre de Lawrence Kealey.
Vous avez le droit de garder le silence.
Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.
Vous comprenez ? Sortez, s'il vous plaît.
Votre Honneur, mon client a 16 ans. Il n'a jamais commis le moindre délit.
C'est un homicide, Mlle Rydell.
Le tribunal des affaires familiales est également compétant...
et l'accusé a le droit d'être jugé en tant que mineur...
suivant le Code Pénal, section 210-43.
Je demande le renvoi de cette affaire devant cette juridiction.
Je connais le règlement, Maître.
Je sais aussi que pour un homicide volontaire...
le procureur doit accepter ce renvoi.
Nous pensons que la justice sera mieux servie...
si ce tribunal conserve sa compétence.
Qu'il en soit ainsi. Demande rejetée.
Que demandez-vous, M. Robinette ?
Nous demandons une caution d'un montant de 500 000 $.
Il s'agit d'un adolescent. Son père n'a pas les moyens.
Oui, Mlle Rydell.
Et votre cabinet s'occupe de cette affaire bénévolement.
La caution est fixée à 200 000 $.
Une voiture de ce prix devrait pouvoir traverser un mur.
- Le verre provient d'une Mercedes ? - C'est possible.
Ça pourrait aussi être une BMW, une VW ou une Audi.
- Du sang, des fibres ? - Nada.
La voiture a été nettoyée ?
Ou il a plu, ou une bouche d'incendie fuyait...
J'ai même eu le cas d'un chien qui s'est soulagé...
Super.
Je vous envoie mon rapport écrit.
Un témoin a vu votre client conduire...
une voiture identique à celle qui a tué Lawrence Kealey.
La voiture de votre client a un phare cassé.
Comme des milliers d'autres.
Un voyou ayant du mal à voler l'autoradio aurait pu, par dépit, casser le phare.
Avec des fibres du manteau de la victime, ça devrait suffire.
Le rapport du labo arrive cet après-midi. Après, ce sera trop tard.
Je pense pas que vous ayez agi seul.
25 ans, c'est cher payé pour un peu de débauche.
C'était pas de la débauche.
Je l'aime.
Vous, peut-être.
Mais elle, vous aime-t-elle ?
- Elle est pas là pour vous aider. - Elle sera là.
Elle a acheté son appartement le lendemain de la mort de son mari.
Ça vous dit quoi ?
Homicide par imprudence avec une sentence pour mineur...
S'il nous donne Jenna Kealey.
Son mari la traitait moins bien que son chien.
Il était jamais là pour elle.
C'est lui qui ratait toujours tout.
Il disait que c'était la faute de Jenna.
Il arrêtait pas de la rabaisser. Elle commençait à l'accepter.
Alors, tu l'as tué ?
Il avait demandé le divorce. Il lui aurait laissé ses dettes.
Et comme ça, elle touche l'assurance.
Et on peut être ensemble.
Pas de sang. Pas de fibres.
Heureusement que le gosse a confessé.
Bluffer est une chose. Je t'avais dit pour le sang et les fibres.
J'ai dit que le rapport du labo serait là cet après-midi.
J'ai pas menti.
C'est ça.
Je lui rends service et tu le sais.
Une sentence pour mineur, c'est mieux que l'enfer carcéral d'Attica.
Maintenant, on peut s'attaquer à la prof.
Le témoignage d'un complice... Ça vaut rien.
C'est vrai, il faudra le corroborer pour inculper Jenna.
L'avocat de Larry pour le divorce.
Là, tu m'intéresses.
Dans l'état de New York, les parties doivent donner des raisons spécifiques.
"Je te hais" ne suffit pas.
Ça force les avocats à être créatifs.
Neuf fois sur 10, je choisis la cruauté.
C'est plus facile à fourguer...
"Il frappe mon chien, elle brûle mes toasts".
Un peu barbare, mais bon pour les affaires.
Ah, voilà.
Kealey, Lawrence K.
Jenna lui brûlait ses toasts ?
Secret professionnel. Vous le savez.
La demande de divorce a déjà été faite. C'est plus un secret.
Vous voulez tout ou juste le croustillant ?
LYCÉE PRIVÉ WELLSMITH SALON DES PROFESSEURS C'est mon élève, M. Robinette...
c'est tout.
Vous faites toujours cours dans votre baignoire ?
Je sors de chez l'avocat de votre époux.
Qui ment, Mme Kealey ?
Je passais beaucoup de temps avec Roy.
C'est arrivé.
J'ai tout arrêté après qu'on ait été surpris.
Un divorce vous aurait ruinée financièrement.
Larry avait accepté d'arrêter la procédure.
On devait aller à Miami.
Comme pour notre lune de miel. Pour tout recommencer.
On avait des problèmes, mais j'aimais Larry.
J'aurais pas pu le tuer.
Et Roy Pack ?
Roy voulait pas lâcher.
Il pensait que nous pourrions être ensemble...
si Larry disparaissait.
Pourquoi n'avoir rien dit de ça à la policer ?
Je suis pas fière de ce que j'ai fait.
Elle vous a traité de petit chiot obsédé. Elle voulait se débarrasser de vous.
D'après Mme Kealey, vous avez agi seul.
Si on a aucune preuve pour la contredire, on peut rien contre elle.
J'y crois pas !
On a voulu payer quelqu'un pour le faire.
- Qui ? - Un type.
Un bookmaker qui avait tabassé son mari l'an passé.
- Il a un nom ? - Ouais, David Kaufer.
Il a dit qu'il le ferait pour 2 000 $.
On a payé cash. Il a dit que ce serait fait en deux jours.
Elle lui a donné 2 000 $ en liquide, et son mari n'en a rien su ?
J'avais des actions. Ça devait être pour payer mes études.
- Vous lui avez donné 2 000 $ ? - Je lui en ai donné 10 000.
Elle a dit que son mari avait vidé son compte, que des usuriers l'appelaient.
Elle devait me rembourser après.
Si M. Kaufer confirme, notre marché tient ?
Une semaine se passe... Rien.
Jenna devenait folle. Kaufer nous a ri au nez.
Il a dit, "Merci pour l'oseille. Je suis pas un tueur".
Alors, vous l'avez fait vous-même.
Elle m'a dit que si je m'arrêtais pas...
personne nous retrouverait.
Il a beaucoup d'imagination.
Si la police trouve M. Kaufer et s'il connaît votre nom, c'est plus imaginaire.
C'est meurtre pour de vrai. Une peine d'au moins 25 ans.
Larry allait me quitter.
Il m'aurait rien laissé. Moins que rien.
Il gagnait la moitié de mon salaire.
Si on divorçait, c'est moi qui devais lui payer une pension.
- C'est pour l'argent, alors ? - Larry nous a ruinés.
Il faisait de fausses demandes de prêts et m'obligeait à les signer.
J'ai un vrai boulot. Les banques se tournaient contre moi.
Larry était un minable, pas moi.
Il me devait beaucoup.
- Vous avez un avocat, Mme Kealey ? - Je suis bien allée voir David Kaufer.
J'ai eu un moment de faiblesse, j'ai paniqué.
Mais je me suis reprise. Je l'ai arrêté avant qu'il le fasse.
Je me suis dit que je survivrais. Comme toujours.
Et Roy ?
Je lui ai dit que c'était fini.
Je sais depuis longtemps qu'il faut s'abriter quand il pleut.
Vous n'avez fait que nous mentir. Pourquoi vous croirais-je maintenant ?
Parlez à Kaufer.
Il vous dira que je dis la vérité.
Où peut on trouver ce M. Kaufer ?
Mon truc, c'est l'amour. Je suis pas un tueur.
Je suis content pour toi, Roméo.
Je suis sûr qu'il y a plein de types à Attica qui aimeraient ton amour.
- J'ai rien fait. - Il a un casier ?
Des paris clandestins. Rien de violent.
- Jamais entendu parler. - Et Roy Pack ?
Lui non plus.
Tu sais, Dave, c'est bizarre, ils te connaissent tous les deux.
Voilà ce qu'on va faire. On va t'aligner avec d'autres types...
et si l'un d'eux te reconnaît, t'es foutu.
Une chance sur cinq. Ça te botte ?
D'accord, je les connais. Mais j'ai tué personne.
- Je veux l'immunité. - Je pensais que t'avais rien fait ?
Elle est venue me voir avec le gosse. Elle parlait de zigouiller son jules.
Elle a fait que parler ?
- Elle t'aurait fourgué 2 000 $. - Son mari m'en devait 4 000.
Le roi des losers. Il aurait perdu dans une course à un canasson.
- T'as pris son argent, alors ? - Je devais le poursuive en justice ?
Je tuerais jamais personne. C'est pas ma nature.
- Un vrai angelot. - Je vous charrie pas.
C'était bidon, de toute façon. Elle est revenue le lendemain.
Elle avait changé d'avis, voulait récupérer l'oseille.
Elle a dit la vérité.
Le môme était avec elle ?
Fou furieux.
Les gonzesses...
Je peux y aller, maintenant ?
- Elle a changé d'avis. - Et vous la croyez ?
Bien obligé. Kaufer a confirmé son histoire.
C'est un ex-taulard. Rydell va s'amuser avec lui.
Avec le gamin, c'est sûr... qu'elle jouera la carte de l'obsession.
Elle le fera passer pour une victime de la manipulation de son professeur.
- Tu penses qu'elle le fera témoigner ? - Elle le doit. Il a déjà avoué.
Préparez vos mouchoirs.
Il fallait ajouter homicide involontaire.
On voulait pas que le jury ait le choix.
Sans l'accusation d'homicide, s'il pleure assez, il est libre.
- Et la fille ? - Rien.
Elle couche avec le môme, lui met le crime en tête.
Elle est aussi responsable que lui.
Mais on peut pas la poursuivre pour mauvaises pensées.
Mme Kealey n'a pas eu que de mauvaises pensées...
Elle a payé quelqu'un pour tuer son mari.
Elle s'est rétractée.
Demander le remboursement de l'argent est l'acte qui prouve la renonciation.
Du moment que Kaufer a accepté l'argent, il y a complot.
Il est trop tard pour renoncer...
Pour qu'il y ait complot, il faut qu'il y ait accord.
Jenna et Kaufer n'ont convenu de rien.
C'était une arnaque pour récupérer l'argent que lui devait le mari.
- Elle a décidé avec le gosse... - De payer pour faire tuer son mari.
Elle a interrompu le plan. Roy est tout seul.
Et l'accord ?
Il a plus de raison d'être.
- On a un accord, Stone. - Parlez au passé.
Deux demis-mensonges ne font pas une vérité.
J'espère que votre client se moque aussi de vous.
- Vous me menacez ? - En effet, oui.
J'ai dit la vérité.
Deux témoins disent que non.
Jenna Kealey nous a dit avoir renoncé.
David Kaufer a confirmé son histoire.
Elle a dit stop, vous l'avez tué en solo.
Vous la croyez ?
Ne vous inquiétez pas de moi, inquiétez-vous plutôt du jury.
Mon Dieu.
Je n'y crois pas.
Elle disait qu'elle m'aimait.
Ils cherchaient quelqu'un pour tuer Larry.
Elle pensait que je connaissais quelqu'un.
- Elle vous a proposé de l'argent ? - Oui. Elle et le gamin.
Elle avait peur, était nerveuse...
J'ai dit que ça allait coûter 2 000 $.
- Ils vous ont payé ? - J'ai eu le cash dans l'après-midi.
- Pour tuer Lawrence Kealey ? - J'allais tuer personne.
Son mari me devait de l'argent. Les finales de l'an dernier.
C'était le seul moyen de toucher mon argent.
C'est la dernière fois que vous les avez vus ?
Ils sont revenus le lendemain.
Ya qu'elle qui a parlé. Elle voulait tout annuler...
disait avoir changé d'avis.
Vous avez rendu l'argent ?
Je vous l'ai dit. Larry m'en devait...
Et l'accusé, Roy Pack...
il avait aussi changé d'avis ?
Il était furax.
Il voulait voir le sang couler, disait qu'il s'en chargerait.
- Mme Kealey a réagi comment ? - Elle lui a dit de grandir un peu.
Merci. Plus de question, votre Honneur.
- Où travaillez-vous, M. Kaufer ? - Je suis à mon compte.
- Vous travaillez de chez vous ? - Oui.
Vous travailliez aussi de chez vous, il y a un an ?
J'étais en prison. À Ossining.
Pour quels motifs ?
Revente de cartes bancaires volées.
Et imposture ?
Je me jetais pas dans les bras de Roy, je voulais fuir Larry.
Je ne le cherchais pas. C'est juste arrivé.
Qu'est-il arrivé ?
Nous sommes devenus amants.
Ça a duré plusieurs mois, mais j'y ai mis fin.
- Quand ça ? - Juste après...
Engager David Kaufer est la pire chose que j'avais jamais faite.
Ça m'a fait réaliser plein de choses.
Vous admettez avoir engagé David Kaufer pour tuer votre mari ?
Je devais passer le reste de ma vie à payer pour ses erreurs ?
J'ai paniqué. J'ai cru que l'assurance était ma seule issue.
Mais j'ai pas pu.
J'ai arrêté David Kaufer et rompu avec Roy.
Comment l'accusé a-t-il réagi à cette rupture ?
Il ne l'a pas acceptée.
Il m'appelait sans arrêt. Si Larry décrochait, il raccrochait.
Il laissait des lettres dans ma boîte, à l'école.
Quand je me levais, le matin, il m'attendait devant chez moi.
Roy voyait Larry comme un obstacle entre nous.
Et c'était pas le cas ?
C'est un enfant.
Ne lui avez-vous jamais dit que vous l'aimiez ?
Non.
- Mais il vous l'a dit, à vous ? - Il savait pas ce que c'était.
Parce qu'il n'a que 16 ans.
Il pensait que les sexe, c'était l'amour, n'est-ce pas ?
Votre Honneur, le témoin n'est pas experte en psychologie.
Accordé.
L'attitude de Roy que vous venez de décrire...
la qualifieriez-vous d'obsessionnelle ? Pas cliniquement...
- mais selon le sens commun du terme... - Je suppose que oui.
Donc, arrêter le sexe, pour cet adolescent a été assimilé à arrêter d'aimer.
N'est-il pas naturel pour lui de se battre pour cet amour ?
Objection ! Le conseil témoigne.
Il avait 16 ans, nom de Dieu.
- Qu'attendiez-vous... - Mlle Rydell !
- Puis-je reprendre le témoin ? - Allez-y.
Qui a parlé de tuer votre mari en premier ?
Roy.
Tu voyais où Rydell allait. Fallait mettre fin au témoignage.
Avec des d'objections, j'aurais renforcé sa stratégie.
Et Roy passe pour une victime.
Quand même, la laisser jouer avec les sentiments du jury...
On savait qu'elle le ferait. Elle a rien d'autre.
S'ils marchent, il est libre.
Sans inculpation d'homicide involontaire, pas de filet.
Je te croyais d'accord avec moi.
Tu savais que si on l'inculpait pour autre chose que meurtre...
elle arracherait leur compassion, et le jury choisirait homicide involontaire.
J'étais d'accord de ne pas leur donner cette option. Mais...
T'as regardé par le balcon et t'a pas aimé la vue.
J'ai regardé le box du jury...
et j'ai pas aimé leur tête.
COUR SUPRÊME - SESSION 53 MARDI 4 FÉVRIER Il ne parlait que d'elle.
"Mme Kealey a dit ci, Mme Kealey a fait ça".
Il aurait tout fait pour elle, c'était sa marionnette.
- Objection. - Accordée.
La semaine précédant le meurtre...
l'attitude de Roy a-t-elle changé ?
Un jour, il est rentré fou furieux...
criant, lançant ses livres.
J'ai tenté de lui parler...
mais il m'a claqué la porte au nez.
Vous l'aviez déjà vu ainsi ?
Quand il avait huit ans, il s'est disputé avec sa mère.
Elle lui a dit qu'elle en avait assez de lui...
qu'il n'était plus son fils.
Qu'a fait Roy ?
Il a piqué une crise. Il a tout démoli dans sa chambre.
Il la suivait tout le temps, partout où elle allait, pleurant, criant.
Ma femme pensait qu'elle lui donnait une leçon.
La réaction de Roy à un rejet est la violence ?
C'est hors de propos.
Je retire la question. J'ai fini.
Votre fils a-t-il jamais vu un psychiatre ?
- Non. - Pourquoi ?
- Je ne le croyais pas malade. - Merci.
Dans des motels, parfois.
Le plus souvent chez elle, la journée.
Souvent les lundis soir.
Nous allions...
... louer des vidéos et faisions ce qu'il y avait à l'écran.
Ça a duré longtemps ?
Six semaines, environ.
N'est-il pas vrai, Roy, qu'avant cet interlude sexuel de six semaines...
- vous étiez vierge ? - Votre Honneur !
Ça n'a rien à voir. Objection retenue.
Dites-nous pourquoi votre aventure avec votre professeur s'est achevée.
Une fois, son mari nous a surpris.
Il a dit qu'il demanderait le divorce.
C'était votre idée de tuer Larry ?
Non, je lui ai dit qu'elle devrait divorcer.
J'ignore pourquoi elle ment.
Quand Kaufer s'est désisté, elle a dit que j'étais son dernier espoir.
- Objection. - Je voulais pas le faire.
Accordée. Le jury n'en tiendra pas compte.
Pourquoi vous êtes-vous laissé convaincre ?
Elle m'a dit qu'on pourrait être ensemble.
Elle m'a dit, "Sois un homme".
Pas d'autres questions.
À l'école, on apprenait l'alphabet.
- Maintenant, "D" veut dire débauche. - Et "R", renonciation.
- Elle est coupable. - Mais n'a pas enfreint la loi.
Peut-être que si.
David Kaufer a dit avoir gardé l'argent...
pour un pari que son mari aurait fait sur des finales l'an passé...
Mais pendant les finales de football et de base-ball, il était en prison.
- Kaufer ment peut-être. - Il y gagne quoi ?
Mauvaise question. Il le fait pour qui ?
Jenna.
Si c'était pas les finales, c'était la coupe Stanley.
J'ai oublié. J'ai pas une bonne mémoire.
Un faux témoignage, ça devient complicité de meurtre.
J'ai rien à voir dans la mort du type.
- Je veux passer un marché. - On n'a rien à vendre.
Vous voulez la femme ?
Si vous m'aidez à l'inculper.
Pas d'inculpation pour conspiration ?
D'accord.
Les 2 000 $ n'étaient pas pour le contrat. Je devais juste prétendre être un tueur.
Elle vous a jamais engagé ?
Je jouais un rôle pour le gamin. Je flingue le mari et puis je le fais plus.
Alors Roy dit la vérité.
Elle lui mettait une sacrée pression, le traitait de tous les noms.
Elle disait que c'était pour lui faire peur.
C'était bidon. Je voulais pas savoir de quoi il en retournait.
- Alors elle a renoncé à rien ? - Yavait rien à renoncer.
Les flics se rapprochent trop, elle revient me voir...
avec son histoire et 5 000 $.
CABINET DU JUGE MICHAEL CALLAHAN VENDREDI 7 FÉVRIER
Jenna et Kaufer jouaient la comédie afin d'amener Roy à commettre le meurtre.
Vous en êtes sûr ?
Il a été payé deux fois et la renonciation était bidon...
une assurance si elle se faisait prendre.
La vérité est qu'elle a bien comploté avec Roy.
Deux témoins qui se parjurent ?
C'est un outrage. J'exige des sanctions.
Calmez-vous, Mlle Rydell. Vous aurez votre ajournement.
Je veux un abandon de toutes les charges pesant sur mon client.
Attendez là. Je ne vois ni harpe, ni auréole.
C'est votre client qui conduisait, non ?
On a coopéré tout le temps avec vous.
Roy vous a pas forcé à croire cette salope.
Nous sommes d'accord avec vous, Janis.
On revient à notre accord initial.
Homicide par imprudence. Avec sentence pour mineur.
- D'accord. - Et la femme ?
Je saisirais l'occasion, votre Honneur.
C'est une première.
Jenna Kealey, je vous arrête pour le meurtre de Lawrence Kealey.
Vous avez le droit de garder le silence.
Tout ce que vous direz sera retenu contre vous dans un tribunal.
L'éducation... c'est une chose merveilleuse.
On n'apprend rien d'important dans une salle de classe.
- Oscar Wilde ? - Soeur Mary-Frances.
Elle avait une sacrée poigne.
Cette histoire est fictive et ne dépeint aucune affaire réelle.
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