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Original subtitles

- Vous �tes fatigu�e ? - Non, �a va.

- Je ne parle pas italien. - Moi, je parle fran�ais.

Voici ma carte. Marcello Cacciaperotti, enchant�.

J'aimerais avoir l'exclusivit� du Petit Baigneur pour l'Italie.

Ah ben...

- F�licitations. - Merci, mademoiselle.

Merci, monsieur le pr�sident.

- Merci, monsieur. - Au Petit Baigneur.

On est d'accord pour l'exclusivit� ?

Il faudrait demander � M. Fourchaume, le constructeur.

"M. Fourchaume" ? C'est un ami.

Au Petit Baigneur !

La France a gagn� !

C'est lui, il faut qu'il appelle son patron.

� propos, l'adresse de M. Fourchaume, je l'ai oubli�e.

- Merci. - Et pour le t�l�phone.

- Elle me dit toujours "aspettare". - On va louper l'avion.

Ce ne sera pas ma faute.

D�p�chez-vous ! Regarde-la, elle s'en fout !

Mi fratello, il a gagn� la course.

Il y a 2 heures d'attente.

Ils ne sont pas press�s.

Nous pas attendre 2 heures !

On a un avion � prendre !

Je ne suis pas sourde !

All� !

Aujourd'hui, � 14 h, aux chantiers Fourchaume,

lancement officiel

de la vedette rapide l'Increvable.

Apr�s la c�r�monie...

Alors, c'est le grand jour ?

Avec le Petit Baigneur, on a gagn�.

Monsieur Fourchaume !

Il y a le ministre !

Venez.

Pardon.

...en toute connaissance de cause naturelle

et de raison.

Et c'est pourquoi,

au nom du gouvernement

que j'ai l'honneur de repr�senter,

je salue officiellement, personnellement et poliment,

M. Fourchaume...

le distingu� constructeur de l'Increvable,

symbole vivant et flottant

de la p�rennit� fran�aise et navale,

tant nationale que du pays tout entier,

en sa pleine et enti�re territorialit�.

M. Fourchaume, regardez.

M. Fourchaume, regardez.

Permettez-moi de vous pr�senter M. Castagnier,

le cr�ateur de ce bateau, qui a con�u cette nouvelle coque.

Compliments.

Regardez !

- Nous pouvons commencer ? - Je vous en prie.

Mon p�re.

- Pr�ts ? - Par�s. Attention.

- � vous, ch�re madame. - Tenez, mon ami.

Excusez-la, elle ne conna�t pas sa force.

Je suis tout en muscles.

On est partis ?

On n'est pas partis !

Oui, �a va ! Je vous en prie.

Pourquoi on n'est pas partis ?

Castagnier !

Au revoir, cher monsieur.

Et vous, je vous confisque vos halt�res.

Vous m'apporterez le dossier Castagnier.

- Alors ? - "Alors ?"

Ah oui ! Je vais vous dire.

On n'a pas assez forc� sur le chlorhydrate de benz�ne.

- Je ne comprends pas. - Nous n'avons pas assez...

- Je ne comprends rien ! - Je l'explique au tableau ?

On y va.

Tenez, regardez. Si on rajoute 0,05, �a donnera...

�a donnera rien du tout !

Votre place, c'est �a ?

Cette porcherie ! C'est �a, votre place ?

- C'est pas ma place. - O� est votre place ?

- Attention la coupe ! - Je m'en fous !

La ferme !

La ferme ! Qu'est-ce qu'il y a ?

- Le dossier Castagnier. - Foutez le camp !

Regardez-les, ils sont au bord de la mer, �a nage.

"Meilleurs souvenirs d'Italie...

"et une bise au vieux chnoque."

Qui a �crit �a ?

C'est pas moi.

C'est pas moi, regardez : "Combescure."

J'en fais mon affaire. Maintenant, on y va.

- J'ai fait le Petit Baigneur. - C'est rien !

- Et mon kayak ? - De l'argent foutu !

Allons, debout ! Allez !

Du temps de votre p�re, �a ne se serait pas pass� comme �a.

Ne me parlez jamais de papa.

Vous allez me foutre le camp, doucement,

gentiment.

- Je peux prendre mes affaires ? - Oui, mais vite.

Une seconde, rebouchez �a.

Refaites �a.

Attendez.

Une derni�re fois.

Ces deux-l�, je les garde.

Vous allez prendre celui-l�. Il est vide. Tr�s bien.

Foutez-moi le camp.

Tiens. Avec �a, vous jouerez sur la plage.

Allez, foutez le camp ou je fais un malheur.

Attendez, votre contrat !

Attendez ! Regardez, votre contrat du Petit Baigneur.

Allez vous le faire construire ailleurs, votre Petit Baigneur.

Foutez-moi le camp.

Le Petit Baigneur...

Monsieur !

- M. Fourchaume est l� ? - Qui ?

Il doit �tre dans son bureau. Au fond du chantier.

Merci.

� l'abordage !

Monsieur le directeur !

Qu'est-ce que tu veux ?

Qu'est-ce que tu veux, toi ? Tu veux un coup de pelle ?

Tu veux que je te la taille, ta barbe ?

Tu vas foutre le camp ?

- M. Fourchaume ? - Il est l�.

- Bonjour. - Bonjour. Alors ?

Je me pr�sente...

- Que voulez-vous ? - J'arrive d'Italie.

Marcello Cacciaperotti. Le jury international de la voile

vous remet sa plus haute r�compense :

l'oscar du meilleur voilier pour le Petit Baigneur.

C'est une blague ?

- C'est une plaisanterie ? - Non.

Votre bateau va �tre homologu�.

"Homologu�" ?

Le Petit Baigneur, homologu� ?

�a s'est pass� quand ?

- Hier, � San Remo. - "San Remo" ?

- Je vais demander. - Vous n'avez pas confiance ?

Mais quand m�me.

Mademoiselle Rogibut !

Qu'est-ce qui se passe ?

C'est rien. Voudriez-vous avoir l'extr�me obligeance

d'appeler San Remo

et de demander quel bateau a gagn� hier l'oscar de la voile ?

Oui, monsieur Fourchaume.

Monsieur Castagnier ! Stop !

Vous tirez un filin derri�re vous.

C'est le Petit Baigneur qui a gagn�.

- Il va �tre homologu�. - Merci. Vous avez vu ?

J'ai compris, votre soci�t�. Alors ?

- J'ai compris ! - Il a commenc� la commande.

Il veut 200 Petits Baigneurs � la fin du mois.

- Pourquoi vous dites "oh l� l�" ? - C'est "oh l� l�" !

- C'est un Petit Baigneur ? - Comment ?

C'en est un ?

Un prototype, j'�tais en train de le modifier.

- Il n'a pas l'air solide. - Mais il l'est.

Non. Laissez �a.

Tout est num�rot�. C'est pour les h�lices.

- C'est un voilier ! - Je ne vous dirai rien !

Je me suis permis de vous repr�senter et de prendre

une petite commission. - Comment ?

Vous me devez 10 millions de lires et quelques.

Il faut d'abord que je r�cup�re le cons...

Il faut que je r�cup�re. J'ai eu une journ�e fatigante.

Il faut que j'appelle Castagnier et que je r�cup�re.

Au revoir.

� lundi, monsieur Fourchaume.

Et alors ?

�a s'est bien pass� ?

- Au revoir, Marie-B�atrice. - � demain.

Qu'est-ce que vous faites ici ?

Je viens de faire la b�tise de ma vie.

En ne me prenant pas comme marraine ?

J'aurais pr�f�r� que ce soit vous, l'autre �tait �pouvantable.

Il faut que vous m'aidiez � r�cup�rer Castagnier.

Le Petit Baigneur a �t� homologu�. Vous savez ce que �a veut dire ?

Mais il travaille chez vous.

Je l'ai foutu � la porte � coups de pelle, j'ai d�chir� le contrat.

Il doit bien rire.

Justement non.

Il ne sait pas encore que son bateau a obtenu l'oscar de la voile.

Il le saura lundi, alors il faut agir demain.

C'est dimanche, j'ai un rallye.

Le rallye, on le fera demain chez Castagnier, tous les deux.

J'ai besoin de vous, de votre pr�sence,

j'ai besoin de votre charme. Je dois le rattraper demain !

Lundi, il sera trop tard ! Alors, c'est oui ?

- C'est oui ? - C'est oui.

Papa ! Qu'est-ce que tu penses de Castagnier, toi ?

Je suis tr�s content du fauteuil qu'il m'a fait.

Tiens, regarde.

- Je le trouve bien, en ce moment. - Mais son fauteuil...

Le fauteuil est tr�s bien.

� partir de demain, tout ce que fera Castagnier sera tr�s bien.

- Mais le fauteuil... - Le fauteuil est tr�s bien.

- Oui, mon ch�ri. - Voil�.

Dites, mon brave !

Pour aller chez M. Castagnier.

On a les m�mes pneus. Vous en �tes content ?

- Les m�mes quoi ? - Pneus.

Vous en �tes content ?

Oui, c'est parfait.

M. Andr� Castagnier.

C'est facile, vous ne pouvez pas vous tromper.

Vous faites le tour de la grande vigne.

La grande vigne, l�-bas.

Vous prenez un chemin qui monte chez Darlot.

Arriv�s l�-bas,

vous prenez le chemin qui m�ne chez Madelin.

Et vous arrivez juste en face de chez...

Je n'entends pas.

Vous arrivez devant la meule � Madelin.

En face, vous �tes chez Grosgas.

Il est mari� � la soeur d'Andr� Castagnier.

Ils sont mitoyens, vous �tes presque arriv�s.

- Merci. - De toute fa�on...

- � droite ! - � gauche !

La grange � Darlot !

C'est pas �a. C'est s�rement pas la grange � Darlot.

- Vous m'entendez ? - Oui.

Je n'ai pas trouv� !

Je vous ai dit la grange � Darlot.

- Mais o� ? - Je vais aller avec vous.

- Non. C'est pas la peine. - Attends-moi.

- Faites attention ! - � quoi ?

Comment vous faites pour tenir ?

Heureusement, votre patronne n'est pas comme la mienne.

On ne peut pas !

Je serais bien mont� en voiture.

Le mieux, c'est que vous nous suiviez.

Vous me suivez.

C'est �pouvantable ! Fermez les fen�tres.

�a passe au travers, c'est �coeurant.

Il y a rien d'ouvert ?

�a reste � l'int�rieur, cette odeur.

Regardez-moi.

Oui, �a va !

Alors, �a suit ?

Regardez-moi �a.

A�rez, maintenant.

Rangez-vous l�.

Dites, c'est ici ?

Non. Mais c'est dimanche, il est � la messe.

- Oui. Merci. - De rien.

- Merci. - Mais non !

Vous �tes tr�s aimable.

Au terme du sermon que J�sus pronon�a sur la montagne,

il conclut ainsi, s'adressant � la foule :

"Qui vous accueille,

"c'est moi qu'il accueille.

"Et qui m'accueille accueille celui qui m'a envoy�.

"Et qui accueille un homme de Dieu,

"recevra une r�compense digne de son geste.

"Et quiconque

"aura d�salt�r� un d�sh�rit�,

"qui vit parmi nous, d'une coupe d'eau fra�che

"recevra une r�compense.

"Oui, je vous le dis,

"demandez,

"et il vous sera donn�." Daniel.

"Cherchez et vous trouverez."

- Qui est-ce ? - C'est M. Fourchaume.

Qu'est-ce qui lui prend ? Il ne vient jamais.

"Frappez et il vous sera ouvert."

- Fourchaume est l�. - Merci. Je le sais.

"Car quiconque

"demande re�oit,

"et qui cherche trouve.

"Et � qui frappe, il sera ouvert.

"Que celui qui a des oreilles pour entendre comprenne."

500 Petits Baigneurs pour l'Italie,

500 pour la Hollande, 750 pour le Portugal,

mon Dieu, faites que je signe un contrat avec ce Castagnier.

Mon Dieu, j'ai confiance en vous. 500 Petits Baigneurs.

Au nom du P�re, du Fils, du Saint-Esprit, ainsi soit-il.

Mes tr�s chers fr�res, mes tr�s ch�res soeurs,

cette nuit, j'ai fait un songe.

Cette nuit, j'ai fait un songe.

J'avais quitt� cette terre

et j'arrivais au paradis...

j'arrivais au paradis pour y go�ter aux b�atitudes.

Saint Pierre, qui m'avait reconnu,

me demanda : "Vous �tes bien l'abb� Castagnier ?"

Je r�pondis oui, mais...

je remarquai sur ses l�vres un sourire.

"Monsieur le cur�, savez-vous comment on appelle votre �glise ?"

Non, grand saint Pierre.

"Non, grand saint Pierre."

On l'appelle Notre-Dame des Courants d'air.

Je ne r�p�terai pas,

je ne r�p�terai pas

le navrant inventaire qui saute aux yeux,

l'�tat des charpentes,

le toit,

l�-haut,

le bourdon f�l�,

vous ne pouvez pas le voir.

Les gros devraient donner l'exemple.

Les statues, cette chaire elle-m�me...

Je ne reviendrai plus.

Monseigneur ne c�l�bre plus les c�r�monies de la confirmation.

Vous vous �tes demand� pourquoi ?

La derni�re fois, il a attrap� une bronchite.

Quelle tristesse !

Mlle Beaupied nous a quitt�s pour toujours

� la suite d'une pneumonie.

L'harmonium resterait muet

sans M. Vidourlet.

Il joue comme il peut, le pauvre.

Ainsi,

je suis le cur� de Notre Dame des Courants d'air.

Et je me surprends � envier,

je me dis : "Il y a sur Terre des pr�tres heureux",

tel mon coll�gue de Notre-Dame, que je n'ai jamais rencontr�,

et qui dit sa messe sans une laine.

Je suis le ministre de celui qui a dit : "Frappez et on vous ouvrira."

Alors, je frappe � votre coeur.

Me laisserez-vous � la porte ?

Ouvrez-moi !

Putain, il va faire beau encore, aujourd'hui.

Bonjour. Vous permettez ?

Tenez, regardez.

- Oh non ! - Si, j'y tiens.

- Vous m'offenseriez. - �coutez.

Mettez � l'ordre de l'abb� Castagnier.

C'est mon fr�re.

Mais je m'en serais dout�.

Vous en avez un paquet, de Castagnier !

Scipion, mon mari.

Oh, qu'il est beau !

Et le petit Mernaplu.

Mais je te reconnais, toi !

C'est lui qui voulait me faire un petit croche-pied.

Mais qu'est-ce qu'il a, ce petit ?

- Monsieur le cur�. - Merci.

Merci, monsieur.

On vous voit trop rarement.

- � dimanche prochain ? - Pas tous les dimanches.

L'Italien !

Charlotte !

Comment �a va ?

- C'est le monsieur italien. - Bonjour.

Andr� ! Le monsieur italien est l�.

Qu'est-ce que vous faites l� ?

Venez par ici. Que faites-vous ici, vous ?

Je visitais la r�gion.

Pas un mot de l'oscar � Castagnier, sinon, les 10 millions de lires...

C'est d'accord ?

Demain, � 10 h, � mon bureau. C'est compris ?

Ma ch�rie, je vous pr�sente monsieur Mondial Boat.

- Pas mal, la r�gion. - N'est-ce pas ?

C'est m�me tr�s joli. Elle est par l� !

- Un nouveau paroissien. - Encore un Castagnier ?

Vous avez une belle �glise.

Elle est h�las dans un triste �tat.

C'est M. Fourchaume qui vient d'avoir un tr�s beau geste.

- Je n'ai pas de monnaie. - Je ne disais pas �a...

Mais M. le cur� s'en contentera.

- Merci. - Monsieur le cur�, voil�.

Venez, Marie-B�atrice. Regardez.

Merci. Et revenez plus souvent.

Le voici, votre Castagnier.

Ma femme a une folle envie de vous mieux conna�tre.

Hier, elle me dit :

"Demain, au lieu d'aller au concours hippique,

"allons voir Andr�."

Quel culot !

Elle vous appelle Andr� !

Pratiques, ces petits engins.

Voulez-vous que je vous pousse ?

Allez-y, mettez en prise.

On va passer un bon dimanche.

Allez-y !

On travaille ensemble toute la semaine,

et on ne se conna�t pas.

Dans le fond, on s'aime bien. D�brayez, bon Dieu !

Allez, embrayez !

D�brayez !

Mais qu'est-ce que vous faites ?

Je peux pousser.

C'est mon employ�, c'est moi qui le pousse.

- �a ne me d�range pas. - Moi, �a me d�range.

- Poussez-le, alors. - � lundi.

- Ne freinez pas. - Je ne freine pas.

D�sembrayez, et on y va.

Attendez !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Dites, vous voulez d�jeuner avec nous ?

Le dimanche, on d�jeune au phare, chez mon fr�re.

Je vais aller au phare, on vous am�ne le dessert. Un beau g�teau.

� tout de suite. Merci, ch�re amie.

- Au revoir. - Monsieur le cur�.

Et surtout, n'oubliez pas : cette maison est la v�tre.

- On compte sur vous dimanche ? - Ah non.

- Au revoir. - Au revoir, jolie petite madame.

Non, rappelez-vous. Essayez de...

�a d�marre pas mal. La suite !

- � lundi, M. Fourchaume. - C'est demain, lundi.

D'accord. Au revoir, madame.

Je peux ? C'est fini ?

- Mon pied ! - Quoi ?

La voiture l'a �cras�.

- Qu'est-ce qu'il a ? - La voiture lui a �cras� le pied.

- Il ne l'a pas fait expr�s. - C'est � voir.

Allons chez le m�decin.

S'il est l� le dimanche.

Vous qui �tes gentil, conduisez-nous chez le docteur.

Mon pauvre Scipion !

Joseph, aide-nous !

C'est qu'il p�se, le bougre.

Combien tu fais ?

Posez-le sur la voiture.

Attention !

Attention � la voiture !

Il va la rayer.

C'est qu'il fait le quintal !

- Volaille de merde ! - Sois gracieux.

Fous-moi la paix !

La douleur l'�gare.

- Enl�ve la trompette. C'est foutu. - D�p�chons-nous !

- Pressons. Reculez-vous. - Vous ne voyez pas que j'ai mal ?

Il a mis une vache dans son moteur.

Mais d�gagez. Il y a un bless�, enfin !

Mon pauvre Scipion ! Allez doucement, il a mal !

Salet� !

Pour une fois qu'ils viennent � l'�glise.

T'as pas trop mal, Scipion ? � droite, maintenant !

C'est la s�rie, en ce moment. Aujourd'hui, mon mari, hier, Andr�.

- "Andr�" ? - Une histoire avec Fourchaume.

Il l'a fichu � la porte et a d�chir� le contrat du Petit Baigneur.

Pousse-toi de l�, on passe !

- Qui l'a, le Petit Baigneur ? - Personne.

- Comment ? - Enfin, nous.

D�p�chez-vous.

Ch�ri ! D�p�chez-vous !

Pas par l� !

Pas par l� !

Regardez, Marie-B�atrice.

C'est la premi�re fois que je vois un phare. Regardez !

Regardez, si c'est pas beau !

Et ils vivent l�-haut !

�a leur fait du bien !

Laisse-les donc, �a leur fera les pieds.

Vas-y, Henri, sers-toi. N'aie pas peur.

- On ne pourrait pas l'attendre ici ? - Mais non. Allez, on y va !

Il est gonfl�, de venir te chercher ici.

- Il avait dit qu'il viendrait. - C'est un homme de parole.

Toi, l'abb�, �a va.

Il t'a achet�, toi.

C'est un homme de coeur.

�a ira, pour ton r�gime.

�a ne t'est pas interdit, �a ?

Allons, du courage !

Il me poursuit depuis ce matin.

- Passe-moi le beurre. - Peut-�tre pour acheter mon kayak.

- Tu en veux, toi ? - Non.

Une seconde !

Bon sang, c'est haut !

Je n'en peux plus.

Je ne peux pas.

Je n'en peux plus, j'arr�te.

Allons ! Allons, Chouqui, venez.

S'ils vont bien, ils ne doivent pas �tre loin de la passerelle.

- Il y a quelque chose. - Un bouchon.

C'est un bout de bouchon, �a.

Attends.

C'est haut !

C'est encore plus haut.

Castagnier !

- Il n'est pas l�. - C'est pas vrai !

Il s'est foutu de nous !

- Redescendons. Moi, j'ai le vertige. - Non.

Je ne descends pas !

Alors, qu'a dit le docteur ?

Dans le pl�tre ?

Qu'est-ce que tu dois entendre ! Je te passe Andr�.

All�, oui ?

M. Marcello te fait une proposition pour le Petit Baigneur.

Il est en train de te taper ton contrat.

- C'est int�ressant ? - �a me le semble plus

que ce que tu avais chez Fourchaume.

On parlera de �a plus tard.

Vous voyez ce que je vois ?

Non. Je ne vois rien.

Mettez au point.

- Que voyez-vous ? - Je vois des rouquins.

C'est Castagnier !

C'est lui, l�.

Il �tait pas l�-haut.

- Attention, les voil�. - Ils doivent �tre frais.

Monsieur Fourchaume !

Vous �tes l� ? On vous croyait l�-haut.

"L�-haut" ?

On n'y mange plus. Les plats arrivaient froids.

On va crever les pneus, la voiture, tout crever !

Je commence � en avoir assez.

- C'est encore loin ? - Non. Encore 3 kilom�tres.

- Pourquoi ? �a ne va pas ? - C'est parfait !

Imb�cile !

Ma voiture !

C'est cass�.

Regardez-le.

- Aidez-le, Louis-Philippe. - La barbe !

Attendez !

�a va aller.

N'insistez pas, c'est cass� !

�a suffit, descendez !

Excusez-moi.

Attendez.

Doucement.

�a va ?

- �a ira ? - C'�tait tr�s amusant.

�a marche !

C'est l�.

- C'est l� ? - Oui.

Venez par ici.

Un beau dimanche, tout �a.

Attendez, je vais la fermer.

Dites, le Petit Baigneur.

- O� �a ? - Derri�re.

- Non, devant ! - �a vous pla�t ?

Cher Castagnier, c'est merveilleux.

Que c'est joli, tout �a.

Regardez !

- C'est quoi ? - Ma maison.

Une maison sur l'eau !

Qu'y a-t-il ?

Un mini-jardin. Comme c'est amusant.

Il a un go�t !

Mais c'est une mini-maison !

C'est trop mignon.

- On peut visiter ? - Je vous en prie.

- Une passerelle de bateau. - Attention � la t�te.

Des belles oranges !

Attention la t�te !

- Vous vous �tes fait mal ? - Pas du tout.

Des rideaux comme chez nous.

Une kitchenette, comme c'est gentil.

- Mais c'est ma coupe ! - Oui.

- Qu'elle est jolie ! - Que fait-elle l� ?

Vous n'en avez pas voulu.

Comment ? Le menteur !

Il voulait me la prendre ? C'est mon petit enfant.

Vous visitez le sous-sol ?

- C'est pas fini ? - Il y a encore un sous-sol.

Il y a encore quelque chose � visiter.

- Comme c'est joli. - C'est mieux.

- Allez, descendez. - J'ai vu.

Vous allez voir. �a vaut la peine.

Quel beau dimanche !

Je vais pr�parer le kayak.

Le kayak ! J'ai h�te de voir le kayak.

On est chez nous.

Oui, mon amour.

Les Fourchaume sont l�, je vois leur voiture.

Venez nous aider

� transporter Scipion !

Les voil�, mon ch�ri.

- Que lui est-il arriv� ? - C'est vous.

En d�marrant comme un fou pour �pater tout le monde.

Vous lui avez �cras� le pied.

Heureusement, M. Marcello est complaisant.

�a, c'est tout naturel.

Je suis boulevers�.

Vous avez mal ?

Non. Il ne souffre pas.

Il a l'impression de souffrir. C'est psychique.

Si vous aviez � la langue ce que j'ai � la jambe,

vous verriez si c'est psychique.

- Ne me touchez pas. - Pr�tez-moi votre jambe.

Voil�. Vous voyez ?

Il croit. Vous voyez ?

- C'est psychique. - "C'est psychique."

- Amenez-le. - Aidez-nous, M. Marcello.

Attention � la voiture.

- La voiture. - Il va rouler !

Ne vous laissez pas aller.

Mon clairon ?

Le voil�.

Allez, on s'en va.

� deux centim�tres pr�s, c'�tait le nerf.

Il aurait perdu sa jambe.

Le m�tatarse a tout pris.

- Le m�tatarse ! - On s'en fout.

On est arriv�s, ma poule.

Patience.

- Il en a pour deux semaines. - Ou pour un mois.

Allez, � droite. C'est fini.

La marche !

Par l�.

- �a va ? - On est mieux au lit que debout.

Je vais lui faire une tisane.

- Attendez, Charlotte. - Non. C'est moi qui m'en occupe.

Pendant ce temps, je lui ferai sa piq�re.

- Je peux lui faire sa piq�re. - Non, pas lui !

On va vous aider. Regardez.

Mais bien s�r.

Je vais l'essuyer, Louis-Philippe la lavera.

N'est-ce pas, mon ch�ri ?

�a, c'est gentil.

- C'est �mouss�. - Mais non, c'est pas �mouss�.

Attends. Cette fois, c'est la bonne.

Andr� vous appelle.

J'y vais tout de suite.

Vous finissez la vaisselle.

- J'y vais, moi aussi. - Non !

Voil�. On n'a pas besoin de sortir de son kayak.

D'abord sur terrain sec.

Je voulais vous demander : vous vous foutez de nous ?

- Mais non. - C'est bien ce que je disais.

- J'ai rien dit ! - Qu'il se foutait de nous.

Parole d'honneur. Vous me croyez ?

C'est une merveilleuse invention !

Voil� un bon brevet. Il est libre, il est pour vous.

Voil� un bon brevet. Il est libre, il est pour vous.

- Pour l'Italie ? - Pour Venise.

Mais je suis de Rome !

Regardez cette andouille !

Ce rouquin !

C'est pareil.

Quelle andouille !

Tu veux m'aider � d�placer le tracteur ?

C'est pas le moment, pas avec �a. Tout � l'heure.

�a ne fait rien. Je vais me d�brouiller toute seule.

- Regardez-moi ! - Je vous vois.

Et maintenant, sur l'eau !

Mais c'est int�ressant !

- Vous parlez s�rieusement ? - Oui.

- Je suis int�ress�. - C'est peut-�tre int�ressant.

Regardez-moi, je tourne !

Vous m'inqui�tez. � quoi vous pensez ?

C'est une tr�s bonne id�e. Je vais l'essayer.

Il y a un kayak, l�. Je vais l'essayer avant vous.

Merveilleux !

C'est merveilleux. Regardez !

Vous avez d�j� vu �a, vous ?

Je vais l'essayer.

Allez-y !

�a y est. Je fais quoi ?

Montez votre pagaie !

Mais comment fait-on ?

Je sais !

Voil�, �a y est.

Regardez.

Regardez, je nage !

Quelle andouille !

Regardez la petite pagaie.

Bien !

Attention, vous allez voir !

Je tourne. Allons-y !

Il a pas le chic pour tourner.

Il va se noyer.

�a va toujours, monsieur Fourchaume ?

Il faut lui faire du bouche-�-bouche.

- Vous croyez ? - Oui.

Non ! �a, je ne le tol�rerai pas.

Non, je ne peux pas ! N'insistez pas.

Je ne peux pas !

La marche arri�re est coinc�e !

Castagnier, venez !

- Louis-Philippe n'a rien ? - Non.

- Que se passe-t-il ? - Regardez, l� !

- J'arrive ! Pr�venez Castagnier. - Il est l�.

Je viens avec vous.

�a leur a plu ? Mais o� sont-ils ?

- C'est le tracteur. - "Le tracteur" ?

- Charlotte n'a rien ? - Non.

Mais qu'est-ce qui s'est pass� ?

Descendez.

Pr�t ?

Pr�t !

Pr�t !

- On y va ? - Oui.

Cramponnez-vous ! J'y vais.

- �a bouge ? - Non.

Attendez. Cramponnez-vous, je red�marre.

Allez-y.

Allez-y, monsieur Fourchaume. En arri�re, toute !

J'ai trouv� autre chose. Sortez la voiture.

Bon. Descendez et d�faites la cha�ne.

Allez. Descendez.

Qu'est-ce qu'il y a ?

N'aie pas peur, mon ch�ri. Allez, rentre vite.

D�faites la cha�ne. J'ai trouv� autre chose.

Allez, vite.

Avec �a. C'est l�.

�cartez-vous !

Mais comment �a s'arr�te ?

Charlotte !

- Cherchez le frein � main ! - Marcello, aidez-moi.

- Attendez. - Non. Ne poussez pas !

- Tirez. Ne poussez pas. - Doucement.

Comment �a s'arr�te ? Comment �a s'arr�te ?

Comment �a s'arr�te ?

Dis-lui de tirer la manette de gauche !

Merci, mon amour.

Mme Fourchaume, soyez gentille, calmez Scipion.

Ne vous en faites pas, je m'en occupe.

Le poulailler !

Salet� de volailles !

�a s'est arr�t� !

Dis-lui le levier du milieu en bas !

"Le levier du milieu en bas."

Allons, calmez-vous.

Le levier du milieu en bas.

Je n'entends rien. Je ne comprends rien !

Mon arbre !

- Mon mari va vous d�dommager. - Tiens !

�a ne doit pas �tre �a non plus.

Dis � cet agit� qu'il essaye la petite manette du bas.

"La manette du bas."

Essayez la petite manette du bas !

La petite manette du bas !

Comment �a s'arr�te ?

Attention, mon costume blanc !

Ne me montez pas !

Je fais ce que je peux.

Excusez-moi.

Je ne sais pas comment l'arr�ter.

Baissez la manette !

L'animal ! Il me fait monter la fi�vre.

Mais il va vous acheter un autre tracteur.

Abaissez la manette du bas.

En bas ? L� ?

Charlotte !

- Putain de fi�vre. - On va vous donner un calmant.

Qu'est-ce que tu dis ?

Vous avez vos phares allum�s !

Je n'entends rien !

Vous n'avez pas mal ?

Andr� ! Ton kayak !

On dirait un perroquet apr�s l'orage !

- Pressons. - Il veut aller au fond du jardin.

Permettez-moi, jolie madame.

Un moment, je vous en prie.

�a y est ! Je commence � l'avoir en main.

Il finira bien par s'arr�ter. Je n'avais pas remis d'essence.

Votre soeur m'a dit qu'il y a eu un malentendu avec Fourchaume.

Il m'a fichu � la porte, oui !

"� la porte" ?

Charlotte vous a parl� de ma proposition pour le Petit Baigneur ?

On n'a pas eu beaucoup de temps.

Quand j'aurai besoin de vous, je sonnerai du clairon.

Vous avez lu mon contrat ?

- Quel "contrat" ? - Chez le docteur,

j'ai donn� � Charlotte un contrat pour vous.

C'est moi qui l'ai tap� � la machine.

- C'est moi. - Elle ne m'a rien dit.

Oh non ! Charlotte !

- C'est moi. - Elle ne m'a rien dit.

Oh non ! Charlotte !

Que se passe-t-il ? Mais il est fou !

Excusez-moi !

- Qu'est-ce qui se passe ? - Excusez-moi !

On peut pas �tre tranquille !

Et l'intimit�...

Allez, �a va !

Qu'est-ce que vous en faites, de l'intimit� ?

Qu'est-ce qu'on en fait, de mon intimit� ?

Merci, madame Fourchaume.

C'est pas gentil. Vous n'avez pas donn� mon contrat � Andr�.

Aujourd'hui, je n'ai pas la t�te � �a.

Je vous aime bien, mais l� !

Demande-le � Scipion, il est dans sa poche.

Mais doux J�sus, que s'est-il pass� ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Rien. Je fais tourner un peu le moulin.

Sale b�te, va !

Sale b�te !

- Non. Elle est gentille. - C'est une grosse saloperie.

Arr�tez !

- Je vais vous aider. - C'est pas la peine.

- Donnez-moi la main. - �a va aller.

- Si. - Je suis descendu.

Regardez !

Au secours ! M. Fourchaume se noie !

Au secours !

Mon Dieu ! Louis-Philippe !

Venez vite !

- Qu'y a-t-il ? - Il est tomb�.

- O� ? - L�.

- L� ? - Non, l�.

Regardez, l�.

L� ! Regardez.

Sa casquette !

Enfin, il est bien quelque part ! Fouillez.

Faites attention, bon Dieu ! Quoi !

Donnez-moi la main.

Faites attention !

J'ai mal, vous savez.

J'ai mal � la t�te, c'est interne.

Vous avez mal ?

- Il y a rien ? - Je ne vois rien.

C'est interne.

- Et Andr� ? - Ne m'en parle pas.

Il est s�rieux, votre ami italien ?

- Il m'a fait une proposition. - Que dites-vous ?

Vous avez mal !

- Je vous ai r�serv� le kayak. - Je m'en fous !

Vous n'avez rien sign�, pour le Petit Baigneur ?

Scipion n'est plus l�.

Henri, venez !

Henri, viens voir !

C'est pas possible !

- Mon contrat ! - Allons le chercher. Pousse-toi.

Je viens avec vous.

- Le vent l'entra�ne. - Mon Dieu !

- Je peux monter ? - Oui. Mettez-vous l�.

Poussez un peu.

Attendez-moi.

Attendez, j'arrive !

Voil�, c'est parti !

- Je suis s�r que c'est par l�. - D�p�che-toi.

- On est � contre-courant. - Mets le grand braquet.

Scipion est par l� !

- Mais non, par l� ! - Oui, par l� !

Ils foutent quoi ? Ils ne m'entendent pas ?

Allez-y, Charlotte.

Allez, Charlotte !

Oh, merde !

- Je ne regarde pas ! - J'en ai pour deux minutes.

Prenez votre temps !

Marie-B�atrice, regardez !

Regardez comme c'est gentil !

Le saligaud !

Oui, monsieur ?

Vous avez fait �a ?

Oui, monsieur.

C'est tr�s amusant.

Vous savez, je n'ai pas toujours �t� comme �a.

Lorsque j'�tais tout petit,

ma bonne grand-m�re m'appelait son "petit baigneur".

- Son "petit baigneur". - Quelle co�ncidence !

Pour m'endormir, cette bonne m�m� me chantait...

Vous n'allez pas chanter ?

Si, je vais chanter !

Dites, elle me chantait...

Ferme tes yeux Mon b�b�, mon baigneur

M�m� est l� Fais dodo, n'aie pas peur

En te voyant...

Potel� et joufflu

M�m� croit voir

Croit voir dormir...

L'enfant J�sus

- Je l'ai eu ! - Il est l� !

Qui ?

- Excusez-la. - Quoi ?

Vous �tiez en train de faire comme �a !

Il vous a vu ! Vous �tiez l� ?

- Oui, j'�tais l�. - J'�tais l� !

Vous voyez, �a, j'aime pas �a ! Tout le temps !

- J'aimerais parler affaires. - Allons � la maison.

Ce sera plus facile. Venez, vous !

Je vous surveille !

- Quel culot ! - Il en faut.

Il n'entend rien.

Vous n'avez rien entendu ?

Sa m�re �tait pareille. Elle �tait comme �a.

- Non. - Si ! Comme �a.

Et son p�re, qui �tait petit, avait juste droit...

Et le dimanche !

- Comme c'est agr�able ! - C'est bien !

Avez-vous confiance en moi ?

�a ne fait rien. Justement...

Maintenant que nous sommes seuls, on va en profiter...

C'est bien !

Mon Scipion !

Il est �chou� !

Il est l�, mon Scipion !

Elle est folle, celle-l� ! Sans blague, �a ne va pas !

Francis !

Non, mais �coute !

Qu'est-ce qui te prend, aujourd'hui ?

Allez, viens vite.

Pourquoi tu ne veux pas jouer ton morceau � Mme Fourchaume ?

Tiens, la voil�.

Bonjour, madame. Bonjour, monsieur.

Le petit va vous jouer son morceau.

Mais si, vous allez voir. Vas-y.

Il ne veut pas. C'est formidable !

On �tait venus chercher notre chef clairon, on tombe sur notre patron.

Bravo, monsieur Fourchaume. Vous donnez le bon exemple.

C'est vrai, on se le disait.

Les patrons devraient faire comme vous. Un dimanche par famille.

On travaille ensemble la semaine, on s'estime...

Et on ne se conna�t pas.

Mon mari est bien de cet avis.

N'est-ce pas, Louis-Philippe ?

Mais j'y pense ! Dimanche prochain, venez � la maison.

Votre dame am�nera son ouvrage et on causera.

Et nous, on boira un coup en regardant la t�l�.

Andr�, trinque avec nous.

- � votre sant�, la patronne. - Et au Petit Baigneur.

- Andr� ! - Qu'est-ce qu'il y a ?

Mets ton bateau en route. Scipion est � la d�rive.

Il a mal � la jambe, mais il fait du bateau.

- Il y a un courant terrible. - Il est entra�n�.

Tout le monde � terre, on appareille.

Dans un moment si grave, je ne vous quitterai jamais.

Sortez, vous autres. Pas vous, Marie-B�atrice.

Qu'est-ce qui vous ferait plaisir � manger ?

- �a m'est �gal. - Il n'est pas difficile.

Pourquoi �tes-vous venu ?

Trouver Scipion est important pour moi.

- Pour moi aussi. - Larguez les amarres.

Donnez-nous un coup de main.

D�tachez les amarres qui sont l�-bas.

Avec les calmants, j'ai peur qu'il s'endorme.

Monsieur Marcello, d�faites les amarres.

- D�faites-les bien. - Attention, la passerelle !

Attendez-moi !

Allez, au revoir !

Une tarte � l'oignon, �a vous dirait ?

Regardez !

L�-bas ! Allez-y !

Vas-y, fonce. Il y a personne !

T'as vu Henri ?

Tenez-moi �a.

Attention !

- Ne me poussez pas ! - Mais non !

Si, vous me poussiez.

Approchez.

Attendez.

Je suis l� !

Non. C'est occup�.

Allez ! Lancez !

Attrapez !

Ici.

- Attrapez-les ! - Mais fais quelque chose, Andr� !

Ils vont au barrage !

- Je ne peux pas aller plus loin. - Attention, c'est le barrage !

Je n'entends rien !

Derri�re vous, c'est le barrage !

Il est l�, dans les...

Je suis entra�n� par le courant.

Le barrage !

Je n'entends rien !

Sautez !

Mais il ne sait pas nager !

Ne vous en faites pas, on les aura.

Passe par les canaux, Andr�.

Je suis l� !

- Que faites-vous ? - Qu'est-ce qui se passe ?

Ils sont l�-bas !

Arr�tez !

Ils ne peuvent pas entendre.

Andr�, fais quelque chose !

Arr�tez !

�a ne va pas, non ?

Mais il est fou !

Je vais l�cher.

Je l�che !

D�p�che-toi, Andr� !

- D�p�chez-vous ! - Je fais ce que je peux.

Mais ils vont se noyer.

Ils coulent.

Va tout droit, Andr�.

Et il ne sait pas nager !

Monsieur, vous ne les avez pas vus ?

Ils �taient par l� !

Bande de vaches ! Vous m'avez laiss� tomber !

L�chez �a, je vous en supplie.

C'est mon mari.

Vous n'aviez pas le droit.

Bande de vaches !

Pourquoi vous m'avez laiss� tomber ?

- Qu'est-ce qui s'est pass� ? - Tu as pris des calmants.

J'ai sonn� toutes les sonneries.

Toi aussi, tu m'as oubli�.

Mais comment peut-on t'oublier, mon amour ?

- Mon clairon ! - Je t'en ach�terai un autre.

- Vous avez perdu mon contrat ? - Non. Il est l�.

Je l'avais mis l�.

C'est ce que M. Marcello a tap� chez le docteur.

C'est ce que M. Marcello a tap� chez le docteur.

- Mon ch�ri. - Oui, c'est �a.

Andr�, lisez. Voil� ma proposition pour le Petit Baigneur.

Andr�, lisez. Voil� ma proposition pour le Petit Baigneur.

Je vous en offre le double,

et en plus, je vous int�resse aux b�n�fices.

�a vous int�resse ?

Mon mari est l�-dedans.

Vite, remontez-le.

Attention � sa t�te.

C'est affreux !

Vite, vite !

Il s'est �vanoui.

Louis-Philippe !

- Il faut le conduire � la maison. - De l'eau.

De l'eau, j'ai soif !

De l'eau !

De l'eau, j'ai soif !

Qui c'est, devant ?

On a des nouvelles ?

On a fait venir un pr�tre ?

On a fait venir l'abb� Castagnier.

Mon pauvre Chouqui !

Monsieur a sonn� ?

- Vous voulez les recevoir ? - Oui.

Faites entrer.

Messieurs, dames.

On y va.

- Marie-B�atrice ? - Oui, mon ch�ri.

- O� �tes-vous ? - Je suis l�.

O� il est, Castagnier ?

Il est l�.

J'ai lu le contrat que vous a offert M. Marcello.

Je ne peux pas vous en offrir autant.

Vous avez donc gagn� !

Ne parlons pas de �a.

Si, parlons-en, au contraire !

On est l� pour �a.

Andr� peut signer votre contrat, s'il le veut.

Cela ne d�pend que de lui.

Mais j'aimerais autant que �a ne se fasse pas ici.

Marcello, vous n'avez plus de concurrent.

On le fera ensemble, le Petit Baigneur.

Il se fatigue.

- Il vous fatigue, hein ? - Oui, il me fatigue.

- Vous le fatiguez. - Moi ? Pourquoi ?

Soyez gentil, sortez, voulez-vous.

N'insistez pas.

Andr�, � tout � l'heure.

- Andr�, �coutez. - Mais non, c'est pas le moment.

Pardon ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Il aimerait tant que le Petit Baigneur reste fran�ais.

Vous allez vous fatiguer, mon ch�ri.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je crois qu'il veut vous embrasser.

Si j'avais v�cu, j'aurais fait de vous mon associ�.

Et les Castagnier aussi.

Un bon mouvement ! Signe avec lui.

Sois charitable !

Signe, Andr�.

Alors, il vous a bien eu ?

Comment ?

Castagnier, ne signez pas !

...malgr� et en d�pit des in�vitables impond�rables.

Et c'est pourquoi,

les choses �tant ce qu'on voudrait qu'elles soient...

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Il a le m�me costume que moi. - Je m'en fous.

C'est pourquoi les costumes... les choses �tant ce qu'on voudrait...

je salue et resalue,

au nom du gouvernement que j'ai l'honneur de repr�senter,

MM. Fourchaume et Castagnier... - Bravo, Castagnier !

Les courageux et obstin�s constructeurs de l'Increvable,

ce fier et orgueilleux Increvable,

symbole plus que jamais flottant du pr�t-�-naviguer,

ainsi que de la p�rennit� navale tant fran�aise et nationale

que du pays tout entier,

en sa pleine et enti�re territorialit�.

Bon.

Vous �tes pr�ts ?

- Monsieur le cur�. - Vas-y, Henri.

- Ch�re amie, � vous. - Je vous en prie.

Vous permettez, monsieur le ministre ?

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