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Original subtitles

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1 Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux

À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.

Voici leurs histoires.

Si douce... Mets-toi à genoux.

À bientôt.

-Stabler ? -Ce salopard m'a encore violée.

Elizabeth ?

Il dit qu'il va revenir. Il part vers le canal.

Ne le suis pas. Appelle le 911. J'arrive.

Non. Il va revenir.

-Il traverse Beach Street. -Elizabeth.

Détective Stabler, USV de Manhattan, matricule 6313.

-Dani Beck. -Où es-tu ?

Elizabeth Hassenback a été violée. Un violeur en série.

Je suis à cinq heures de route.

Je te retrouve où ?

À la morgue.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

Elizabeth Hassenback, 30 ans, femme blanche, violée il y a 17 jours.

On n'a pas trouvé de sperme.

-Son violeur est revenu ? -Deux fois.

Ces contusions correspondent à cette matraque.

Voilà ce qui arrive quand les civils prennent les choses en main.

Tu blâmes la victime, maintenant ?

La matraque appartenait à la victime. Elle le suivait.

Il a dû la repérer,

lui prendre la matraque et l'étrangler.

Non, elle n'a pas suffoqué. Pas de pétéchie.

Mais il y a plusieurs blessures au crâne.

Elle a dû mourir sous les coups,

mais j'en saurai plus à l'autopsie.

Elle s'en était remise assez vite.

Elle fréquentait un centre d'aide.

Elle voulait récupérer sa vie.

-Elle ne voulait pas être une victime. -Qui voudrait ça ?

CHEZ ELIZABETH HASSENBACK MARDI 19 SEPTEMBRE

Pas d'empreintes sur la poignée.

Pas de fluides. Un cheveu sans épithélial. On n'a pas encore passé l'aspirateur.

Vu les traces, il vous a devancés.

Il a encore pris les draps et vidé la poubelle.

Il sait ce qu'il fait.

Trois verrous sur la porte. Il a cassé la fenêtre.

Le bruit du verre aurait dû la réveiller.

Elle a pu être sous somnifères.

Beaucoup de victimes de viol en ont besoin.

On a trouvé quelques cachets sans ordonnance et de d'alcool.

L'analyse toxicologique nous dira ce qu'elle a pris.

La victime avait décrit son agresseur : un mâle blanc d'environ 1m80,

80 kilos, yeux marron, cheveux bruns, pas de cicatrices ni de tatouages.

Ça réduira la liste des suspects.

Pardon pour le retard.

Il l'a menacée d'un couteau.

Il a demandé comment elle aimait être caressée.

Il recherche le pouvoir.

Les préliminaires ont été brutaux et prolongés.

Elle m'en a parlé en détail.

Sans craquer, sans pleurer.

Je ne sais pas combien de fois il m'a violée.

Peut-être cinq.

Il est resté longtemps ?

Trente-six heures et 27 minutes.

Liz, vous vous en êtes bien sortie. Vous avez survécu.

Vraiment ?

-A-t-il mis un préservatif ? -Non.

Il a voulu l'obliger à uriner dans une tasse.

Quand elle n'a pas pu le faire, il lui a tailladé le visage.

La peur pousse à l'action.

J'ai fini par y arriver.

Qu'en a-t-il fait ?

Je n'ai pas voulu voir.

Et après ?

Il m'a mise dans la baignoire

et m'a nettoyée au point de me mettre la peau à vif.

Puis il m'a menacée et il est parti.

Qu'a-t-il dit ?

Qu'il allait revenir.

Le suspect pourrait être urophile.

Il boit de l'urine ?

Vu ses actes, c'est probable.

Ça n'a aucun sens.

Pourquoi la laver au lieu de mettre un préservatif ?

Il avait tout son temps. Il connaissait ses habitudes.

Il la tenait sous son contrôle.

-Il aime jouer à Dieu. -Il l'a plutôt traitée comme son chien.

Il l'a rendue dépendante.

C'est pourquoi il est revenu la voir. C'est rare.

Ça demande de la pratique. Ce n'est pas un débutant.

On va rechercher des MO similaires.

Vérifie les rapports des autres arrondissements.

Le ViCAP ne donne rien.

J'ai un résultat à Park Slope. Le MO correspond.

Beck.

Non, je refuse le PCV.

Je reçois des coups de fil de la prison d'Attica.

-Quelqu'un que tu as arrêté ? -L'un des meurtriers de mon mari.

C'était un homme très estimé.

Il a arrêté deux ados au volant d'une voiture volée.

L'un d'eux était sous le coup d'un mandat d'arrêt.

Je l'attendais dans notre restaurant préféré, en colère contre lui...

quand ils l'ont tué.

Je suis rentrée, furieuse...

Puis j'ai vu le flic devant notre porte.

Il était mort.

Tué par deux idiots qui n'ont même pas pensé à jeter l'arme.

-Ils ont pris perpétuité ? -Le tireur est mort en prison.

Tu ne veux pas lui parler au téléphone,

mais tu es allée le voir ?

Je suis allée voir le corps du tueur.

Dani, ce n'est pas comme ça que tu vas tourner la page.

J'en ai un.

Celeste Mott, 27 ans. Elle vit dans le Queens.

Gina Maylor, 32 ans, vit à Brooklyn.

Écoutons leurs histoires.

CHEZ GINA MAYLOR MARDI 19 SEPTEMBRE

Il a voulu m'aider à monter mes courses. J'ai dit non.

Mais il a insisté.

Il était bel homme et amical.

Il a dit que j'avais l'habitude d'être la patronne

mais qu'il fallait accepter d'être aidée de temps en temps.

Vous pensez qu'il m'a espionnée ?

C'est possible.

-Vous vous souvenez de la suite ? -Il a sorti un couteau devant ma porte.

Il est resté deux jours. Quarante-huit heures d'enfer.

Il m'a fait uriner dans une tasse.

Quand il m'a mise dans la baignoire, j'ai cru qu'il allait me tuer.

Mais il m'a juste lavée et humiliée.

En partant, il a dit qu'il reviendrait.

-Qu'a-t-il fait de l'urine ? -Il l'a emportée.

Il... il m'a encore violée dix jours plus tard.

Je me suis réveillée, et il était là, un couteau sur ma gorge.

Comment est-il entré ?

Après son départ, j'ai vu qu'il avait cassé une vitre.

Vous n'aviez rien entendu ?

Aviez-vous pris des somnifères ? Aviez-vous bu de l'alcool ?

Vous aussi, vous me traitez de menteuse ?

La police ne vous a pas crue ?

Ils ont dit que mon histoire ne tenait pas debout.

Ils ont dit que les violeurs ne revenaient pas chez leurs victimes.

Je me suis sentie...

Violée à nouveau.

Je n'ai même pas signalé le troisième viol. À quoi bon ?

Je lui ai fait répéter plusieurs fois son histoire.

Il n'y avait aucune preuve, et sa version changeait tout le temps.

Les victimes ne se souviennent pas de tout à la fois.

Est-elle allée à l'hôpital ?

Il y avait des traces de rapports sexuels, mais pas de sperme.

Et la vitre brisée ?

Brisée depuis l'intérieur.

Elle l'aurait fait elle-même ?

Cette femme est instable.

Cette femme a été violée.

-Combien de violeurs arrêtez-vous par an ? -Des centaines.

Combien agressent 2 fois la même femme ?

Rien à ajouter.

J'ai une victime à la morgue qui a été violée 2 fois par le même homme.

Gina Maylor a été agressée trois fois.

La troisième, elle n'a rien dit.

Je me suis occupé d'une mère qui a cuit son bébé au micro-onde,

d'un enfant de cinq ans tripoté par son oncle,

d'une ado qui a voulu quitter son petit ami

et s'est fait brûler à l'acide et sodomiser en représailles.

J'ai de vraies victimes à gérer.

Vous la croyez ? Je vous laisse le dossier,

mais ne me dites pas comment faire mon travail.

Ce type est en Téflon. Rien ne l'atteint.

Je ne sais pas, Elliot.

Il a bien géré ce deuxième viol. Je comprends son scepticisme.

Pourquoi briser la vitre de l'intérieur ?

Combien en avons-nous ?

Quatre victimes. Des femmes de moins de 40 ans, violées à domicile.

Elizabeth Hassenback deux fois, Gina Maylor trois fois,

Celeste Mott deux fois à notre connaissance.

-Vous lui avez parlé ? -Elle a disparu.

Déménagé sans laisser d'adresse.

La fuite est peut-être la seule solution.

J'ai mis les dates des viols dans un calendrier.

Ils sont distants de 17 à 23 jours.

Et la dernière victime ?

Megan Carlisle, 32 ans, violée une fois il y a cinq mois.

Le schéma est différent.

D'après ce calendrier, elle aurait dû être violée 3 fois

depuis le premier viol.

-A-t-elle déménagé ? -Non.

Ce n'est peut-être pas lui.

Carlisle a évoqué un échantillon d'urine.

Alors il est revenu mais elle n'a rien dit.

Allez lui parler, mais doucement. Ces femmes ont assez souffert.

CHEZ BARRY ET MEGAN CARLISLE MERCREDI 20 SEPTEMBRE

Bonjour, Mme Carlisle.

Inspecteurs Stabler et Beck, de l'USV.

-Megan. Vous l'avez attrapé ? -Pas encore. On peut entrer ?

Chéri ?

-Inspecteurs Beck et Stabler. -Barry Carlisle. Que voulez-vous ?

-C'est au sujet du viol. -On a déjà porté plainte.

Nous avons de nouvelles pistes.

-C'est pour quand ? -Dans cinq mois et demi.

On a peur que ça se passe mal.

C'est notre premier bébé.

Nous avons lutté pendant des mois contre l'infertilité.

J'ai dû arranger mon planning. Je voyage beaucoup.

Ça a dû vous coûter cher.

-Ça a duré longtemps ? -Près d'un an.

-Mais ça en vaut la peine. -Bien sûr.

Vous en êtes à 16 semaines ? 18 ?

Peut-on faire ça une autre fois ? Elle a besoin de repos.

Je comprends. Mais on a un problème. L'homme qui vous a agressée

viole toujours ses victimes plusieurs fois.

Mais il vous a laissée tranquille.

S'il est revenu, dites-le.

Vous pensez vraiment qu'elle cacherait ça ?

Les victimes ont souvent du mal à parler.

La première fois, elles sont traumatisées.

La deuxième, elles pensent que c'est leur faute.

Je suis enceinte, grosse et moche. Ça a dû le repousser.

Il n'est pas question d'attirance dans un viol, mais de pouvoir.

Il vous a violée il y a cinq mois.

D'après ses habitudes, il aurait dû revenir

au moment de la conception.

Il n'est pas revenu.

Sortez. Tout de suite.

Merci de nous avoir reçus.

Pardon pour le dérangement.

-Tu as quelque chose à dire ? -Comme quoi ?

Comme d'habitude. Je suis trop dure avec les victimes.

Non. Megan Carlisle a menti. Ce bébé n'est pas celui de son mari.

Elle est dans le déni,

ou elle a tant envie d'un bébé qu'elle protège son violeur.

Quoi qu'il en soit, c'est délicat.

On ne cache pas à son mari qu'on attend l'enfant d'un viol.

C'est complètement tordu.

Mon ancienne équipière est l'enfant d'un viol.

L'époque était différente. Sa mère n'a pas eu le choix.

Tu veux dire que ça a été facile ?

Les décisions sont faciles quand on n'a pas le choix.

Nous manquons de preuves,

mais si le violeur est bien le père, nous avons son ADN.

Elle a été violée la 3e semaine de juin.

S'il est revenu 17 à 23 jours plus tard,

le deuxième viol a eu lieu à la mi-juillet.

Sans sa collaboration, on ne pourra rien prouver.

Son calendrier est fluctuant.

Gina Maylor a été violée 10 jours plus tard.

Je pense que son calendrier

correspond au cycle menstruel des victimes.

Il chercherait à les mettre enceintes ?

Il ne prend leur urine que la première fois.

Il ne la boit pas. Il la teste.

Il s'en sert pour dater l'ovulation.

On trouve des tests hormonaux dans toutes les pharmacies.

Qui violerait une femme pour avoir des enfants ?

Les hommes aussi éprouvent le besoin de procréer.

Une maladie mortelle ou un simple narcissisme peuvent alimenter ce besoin.

Mais elles peuvent prendre une pilule du lendemain.

C'est absurde.

Il passe assez de temps avec elles

pour fouiller leur salle de bain.

Et la pilule du lendemain est limitée à 72 heures.

Ça explique pourquoi il reste si longtemps.

Il attend que son sperme grimpe.

Et il les nettoie

pour qu'on ne retrouve rien.

On regarde en surface.

L'inspection des tissus reproducteurs ne se fait pas à l'autopsie.

J'appelle Warner pour qu'elle s'en occupe.

On a trouvé du verre cassé sous la fenêtre de la victime de meurtre.

Et les victimes ont autre chose en commun.

Leurs immeubles sont gérés par la même société.

Il a pu entrer avec un passe

malgré tous les verrous.

Trouvez qui a accès à ces clés.

GESTION IMMOBILIÈRE ENSOR 20 SEPTEMBRE

On a 500 employés.

On est la plus grande société de gestion de la ville.

Combien ont accès aux passe-partout ?

138 personnes : les gestionnaires et le service d'entretien.

Cent quarante avec nous deux.

Mon responsable administratif, Luke Dixon.

Si on en a terminé...

Dites-nous si ces adresses ont quelque chose en commun.

Le même agent immobilier.

C'est un abruti, mais de là à violer et tuer...

-Son nom ? -Ted Wilmington.

Où pouvons-nous le trouver ?

Il inspecte une nouvelle propriété.

Vous faites une erreur.

Avec quatre viols et un meurtre dans vos résidences ?

Plus de 100 personnes ont accès aux passe-partout.

Alors on vous a piégé.

-Vous avez des ennemis ? -Quelques-uns.

Je ne cherche pas à être apprécié, mais à être respecté.

Je n'ai violé personne. Je n'ai pas besoin de ça.

-Vous plaisez aux dames ? -Elles me veulent toutes.

Et la facilité ne vous ennuie pas ?

C'est vrai que j'aime séduire. Les poursuivre, briser leurs défenses...

-Les femmes ne doivent pas vous aimer. -Et alors ?

Je ne cherche pas à me marier. Je prends ce que je veux et je m'en vais.

Vous prenez ? Vous parlez comme un violeur.

Vous déformez mes propos.

Donnez-nous un échantillon de cheveux et vous pourrez partir.

Ça n'a pas l'air marrant.

Il me faut un avocat ?

C'est quoi ?

Les fiches du personnel de la société immobilière.

Wilmington n'est pas notre homme.

Nous avons donc 139 suspects.

-Génial. -Viens nous aider.

-Non, merci. -Warner a appelé.

On ne peut pas chercher d'ADN dans le corps de Liz.

-Sa famille l'a incinérée hier. -Génial.

-Que vois-tu ? -Des victimes qui disparaissent,

ce qui va l'obliger à repartir en chasse.

Une morte, une disparue. Plus que deux.

-Megan Carlisle est enceinte. -Ce qui nous laisse Gina Maylor.

Il ne l'a pas choisie par hasard.

Si elle est encore là, il va recommencer.

Elle a été agressée deux fois en juillet, le 19 et le 30.

Il est revenu car le test urinaire lui a dit qu'elle ovulait.

Et le 18 août, il est resté deux jours et l'a violée plusieurs fois.

Il va revenir.

Demain ou après-demain.

Si le violeur travaille pour cette société immobilière,

il sait qu'on se rapproche.

Il ne va pas retourner chez Gina Maylor.

Il n'a pas le choix. Il agit par compulsion.

Il sait qu'on a beaucoup de suspects.

Et il ignore qu'on connaît son mode opératoire.

Qu'allez-vous faire ?

Mettre Gina en sûreté et se servir d'un leurre.

Faites donc ça.

CHEZ GINA MAYLOR JEUDI 21 SEPTEMBRE

Et s'il nous regarde ?

Si vous ne l'arrêtez pas, que va-t-il me faire ?

Des agents en civil seront là et vous serez à l'abri.

Quoi qu'il arrive, nous vous protégerons.

-Combien de temps ? -Le temps de retrouver votre vie.

Facile à dire.

J'ai le droit d'avoir peur.

On essaye de l'empêcher de recommencer. Préférez-vous abandonner ?

Vous pensez que j'aime ça ?

Vous ne pouvez pas rester ici comme ça, à craindre son retour.

Rappelez-vous quel genre de femme vous étiez et mettez-vous en colère,

sinon vous resterez une victime toute votre vie.

Je vais faire mon sac.

Tu recommences.

Elle avait besoin d'entendre ça.

Tu n'es pas qualifiée pour donner ce genre de conseils

et tu n'es pas des nôtres.

Toi, tu travailles ici depuis trop longtemps.

-Ah oui ? -Oui.

Les victimes n'ont pas besoin de pleurer sur ton épaule,

mais d'être informées.

Une femme violée a 7 fois plus de chances de l'être à nouveau.

C'est lié à son attitude.

Tu es en train de blâmer la victime.

Je ne la blâme pas.

Je dis juste que ces femmes doivent être mieux préparées.

Faire attention à ce qui les entoure et aux endroits où elles se garent,

observer les hommes qui les approchent avec prudence et méfiance.

-C'est de la peur. -C'est de l'instinct de survie.

Les prédateurs utilisent la psychologie, comme nous,

mais ils sont plus nombreux que nous.

Agent Randa Lewis, voici les inspecteurs Stabler et Beck.

-Je lui ressemble ? -De loin, ça ira.

-Quel est le plan ? -Faites quelques courses,

montrez-vous dans le quartier, puis restez chez elle.

Beck vous protégera en extérieur,

et on a mis des micros dans toutes les pièces à l'intérieur.

Des questions ?

-On y va ? -Oui.

Merci. Je vous rappelle.

Dorénavant, je veux qu'on m'appelle l'Intrépide Inspecteur Munch.

J'avais un autre adjectif en tête.

Luke Dixon ?

Le responsable administratif est diplômé en microbiologie.

Et il se retrouve à commander des fournitures de bureau ?

J'ai appelé son dernier employeur,

une société biomédicale.

Ils l'ont renvoyé pour harcèlement sexuel

avec une lettre de recommandation négative.

Et depuis, il viole des femmes pour se venger.

C'est suffisant pour obtenir un mandat.

Appelons Cragen pour lui dire qu'on a trouvé notre homme.

Elle se dirige vers l'immeuble.

Munch et Fin ont un suspect : Luke Dixon.

On l'a cherché. Il est introuvable.

-On a une photo ? -Elle arrive.

APPARTEMENT DE LUKE DIXON JEUDI 21 SEPTEMBRE

-Dixon est un maniaque du ménage. -Pas seulement.

-Des tests d'ovulation ? -Il y a bien 50 boîtes.

Pourquoi ce canapé n'est pas contre le mur ?

Une cachette.

Initiales des victimes, dates des ovulations et des viols.

On ne connaît que cinq victimes.

Qui sont toutes les autres ?

Police !

Où es-tu ?

Dani ?

Pas de réponse.

-Reste à terre ! -Ça suffit !

Allons-y !

Son couteau est là.

-Ça va ? -J'aurais pu le tuer.

Tabasser un suspect, c'est de l'amateurisme.

-Il a brandi une arme. -Il plaide la légitime défense.

Il dit que vous ne vous êtes pas identifiée.

-C'est un criminel. -Il a dû se défendre.

-C'est quoi, votre problème ? -Vous.

Vous avez fait l'objet de plaintes pour violence,

et si les affaires internes s'en mêlent,

je ne pourrai pas vous garder.

Je ne suis pas sûre d'y arriver.

Ils ne vous voient pas. Prenez votre temps.

-Je ne veux pas regarder. -C'est terminé.

Pas encore.

C'est votre dernière chance.

Vous pouvez laisser partir votre violeur ou l'affronter.

Il y aura un procès.

Je devrai expliquer tout ce qu'il m'a fait faire.

-Qu'est-ce qu'il va encore me prendre ? -Rien.

Ce procès vous permettra de reprendre le cours de votre vie.

Le numéro quatre.

Prête, Megan ?

Mon client est blessé.

J'inclurai des photos au dossier.

Sauf si vous plaidez coupable.

M. Dixon, avez-vous accès à un passe-partout ?

Oui, comme beaucoup de gens.

Et les tests d'ovulation ? Le calendrier des viols ?

-Ne dites rien. -Je vais vous expliquer.

Je mène une expérience pour vérifier l'efficacité des tests.

En violant des femmes ?

Les dates et les initiales de votre calendrier correspondent aux dépositions.

C'est une coïncidence.

Les initiales appartiennent à mes volontaires.

Vous travaillez dans un bureau. Vous n'êtes plus un scientifique.

C'était un malentendu. Les femmes des labos sont inintéressantes.

Elles crient tout de suite au loup.

Les loups sont des prédateurs.

Une victime de viol vient de vous identifier.

Elle se trompe.

L'ADN va m'innocenter.

Je vous donne de ma salive, si vous voulez.

Un problème, Maître ?

L'audience va commencer, et Gina Maylor a disparu.

Sans elle, Luke Dixon va sortir.

Elle est peut-être en retard.

-Elle ne répond pas au téléphone. -On s'en occupe.

De l'eau coulait dans l'appartement du dessous.

Je vais me sentir mal.

-Elle a laissé un mot ? -Non.

J'aurais dû le voir venir. Je l'ai trop poussée.

-Ce n'est pas votre faute. -Je n'en suis pas si sûre.

Luke Dixon est un violeur et un meurtrier.

-Comment le faire condamner ? -Je peux demander une audience en Sirois

et essayer de faire accepter comme preuve la déclaration de Gina.

Mais je dois prouver que Dixon est responsable de son suicide.

OK. Et Megan Carlisle ?

Elle n'a pas identifié Dixon comme son violeur.

Elle ment. Dixon est le père de son enfant.

Le calendrier prouve qu'il l'a vue deux fois.

Pour obtenir un échantillon,

je vais devoir la poursuivre pour obstruction.

On n'a pas le choix.

Il y a 15 autres noms sur ce calendrier. On ne peut pas le laisser partir.

Je ne suis pas sûre que c'est lui.

-Je dois l'être, non ? -Absolument.

Vous avez été violée le 21 mai.

-Est-il revenu le 17 juin ? -Il n'est venu qu'une fois !

Voici une copie du calendrier trouvé dans l'appartement du suspect.

Deux dates, le 17 juin et le 11 juillet, avec vos initiales.

Megan n'ayant pas pu l'identifier,

ces initiales ne peuvent-elles pas appartenir à une autre femme ?

Votre cliente fait obstruction car son violeur l'a mise enceinte.

C'est obscène.

Ma femme ne laisserait pas le fils de cette ordure grandir en elle.

Alors faisons un test de paternité.

Vous traitez une victime comme une criminelle.

C'est monstrueux !

Nous voulons enfermer un violeur et un meurtrier.

J'aimerais vous voir coopérer.

D'accord.

Voici un mandat d'arrêt pour obstruction.

Megan Carlisle, levez-vous.

Que faites-vous ?

N'aggravez pas les choses.

Faites quelque chose.

Ne vous en faites pas. Nous allons nous battre.

Vous commettez une erreur.

BUREAU DU JUGE TATEN 25 SEPTEMBRE

Il est inhabituel de poursuivre une victime de viol.

Elle fait obstruction à une enquête criminelle.

Vous accusez une victime de protéger son violeur.

Elle ne le protège pas.

Elle veut tellement avoir un enfant

qu'elle est prête à se parjurer.

Vous prétendez que ma cliente a été violée plus d'une fois.

Bientôt, vous direz qu'elle l'a bien cherché.

Que fait-on ?

Une amniocentèse pour savoir qui est le père.

Sur quelles bases ?

Le calendrier des viols trouvé chez le suspect.

Pourquoi y inscrire un viol qui n'a pas eu lieu ?

Un violeur qui ment, rien de plus commun.

Nous avons un obstétricien qui pourra confirmer

que le violeur est probablement le père.

Ma cliente a pris une pilule du lendemain.

Et vu ses difficultés à concevoir,

une aiguille dans l'utérus est un danger pour sa grossesse.

L'accusation a le droit de rassembler des preuves,

mais vous devrez attendre la naissance du bébé.

Mais vous avez accordé à la défense un procès rapide !

La santé de la mère et de l'enfant passent avant tout.

-Laissez-moi tranquille. -Une autre victime est morte,

vous êtes notre seul espoir.

Ce n'est pas mon affaire.

Il vous a violée deux fois.

Il s'est arrêté parce que vous étiez enceinte.

-Vous vous tompez. -Non.

Il est revenu, mais il vous a épargnée car il a eu ce qu'il voulait.

Vous pensiez pouvoir le cacher ?

Je n'ai rien à cacher.

Alors faites le test.

Non.

Je sais que vous avez peur, mais vous faites fausse route.

Vous ne savez pas si ce bébé n'est pas le sien !

On le découvrira.

Aujourd'hui ou dans 6 mois, on saura qui est le père.

On sera déjà loin.

Votre violeur sera libéré

et vous serez sous le coup d'un mandat d'arrêt.

C'est ce que vous voulez ?

CENTRE HOSPITALIER LUNDI 25 SEPTEMBRE

-Où est ma femme ? -En salle de consultation.

Vous l'avez convaincue de faire ça ? Comment avez-vous pu ?

Barry...

Je devais le faire.

Tant que je l'ignorais... ça pouvait encore fonctionner.

Contente ?

Nous avons trouvé vos poils pubiens sur le corps d'Elizabeth Hassenback.

On ne peut pas identifier des poils sans ADN.

En effet.

Nous avons son ADN grâce au liquide amniotique d'une victime enceinte.

-Megan. Elle a bien grossi. -Taisez-vous.

-C'est une fille ou un garçon ? -Vous ne le saurez jamais.

Sauf si je fais valoir mes droits parentaux.

Ça prouverait le viol. Continuez.

Vous ne comprenez pas.

Les anomalies congénitales, les maladies génétiques

et la sous-intelligence sont considérées comme normales.

La médiocrité nous envahit.

Elle est devenue parfaitement acceptable.

Nous laissons tomber la science et la technologie

pour rester politiquement corrects.

Avant, nous étions les meilleurs dans ces domaines.

Ça doit changer.

Tout le monde ne doit pas se reproduire.

Il faut mettre les bons gènes dans les bons utérus.

Vous n'êtes même pas original. Créer une race supérieure, vraiment ?

Vous avez une offre ?

15 à 25 ans pour chaque viol

s'il donne les noms de ses autres victimes.

Que voulez-vous, inspecteur ?

Vous montrer ce qu'on a grâce à votre femme.

Dixon nous a donné les noms de toutes ses victimes.

-C'est tout ? -Non.

Je voulais vous dire qu'il n'y aura pas de procès.

Rien ne sera rendu public.

Vous pouvez tourner la page.

Ce n'est pas si simple.

Non, mais c'est faisable si vous le voulez vraiment.

Si vous lui faites abandonner cet enfant,

elle ne vous le pardonnera jamais.

Pourriez-vous élever l'enfant d'un violeur ?

Le pourriez-vous ?

-Rentrez parler à votre femme. -Pour lui dire quoi ?

C'était tendu.

Il n'est pas prêt.

-Il ne le sera peut-être jamais. -Alors il n'ira jamais de l'avant.

J'en sais quelque chose.

-Tu veux faire un tour avec moi ? -Oui.

PRISON D'ATTICA MARDI 26 SEPTEMBRE

-C'est qui, lui ? -Ton garde du corps.

Je suis l'inspecteur Sabler. Tu connais Dani Beck.

Je m'appelle Tracy Monroe...

et j'ai tué votre mari, Michael Dooley, le 28 novembre 2002.

C'est pour la conditionnelle ?

Tu exprimes des remords pour que je ne m'y oppose pas ?

Non, Madame.

Je comprends que vous pensiez ça, mais vous ne me connaissez pas.

Tu es toute ma vie. Tu le sais, ça ?

Je sais tout de toi.

Tes visites, ton travail,

tout ce que tu fais derrière ces murs, chaque minute de chaque jour.

Je te connais.

Et j'ai juré que tu n'obtiendrais jamais la liberté conditionnelle.

Mais j'ai compris qu'à force de me focaliser sur toi, j'allais disparaître.

Que toute ma vie tournerait autour du tueur de mon mari.

Il m'aimait de tout son cœur...

et je sais qu'il ne voudrait pas que je m'inflige ça.

Il faut que j'arrête.

Je dois te pardonner.

Tu as pris une vie.

Tu dois savoir ce que valait cette vie

pour tous ceux qui le connaissaient.

CETTE HISTOIRE EST IMAGINAIRE. LES PERSONNAGES Y FIGURANT SONT FICTIFS.

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