All language subtitles for Splendor in the Grass (1961).French

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Original subtitles

LA FIÈVRE DANS LE SANG

S'il te plaît, Deanie.

J'ai peur, Bud.

Non, Bud.

Il ne faut pas.

Ne sois pas fâché.

Je vais te raccompagner.

On s'est assez embrassés pour ce soir.

Bud est parti ?

Oui, maman.

Il y a une très bonne nouvelle.

Les actions de la Stamper Oil ont pris 14 points, aujourd'hui.

Tu te rends compte ?

Si on vendait ces actions, on gagnerait $ 15 000.

On pourrait même t'envoyer à l'université, l'année prochaine.

Mais on ne va pas les vendre.

D'après ton père, tout le monde dit

que les actions vont continuer de monter.

Bud ne t'en a pas parlé, ce soir ?

Il ne sait rien des affaires de son père.

Ça ne l'intéresse pas.

Qu'avez-vous fait pendant tout ce temps ?

On a fait nos devoirs.

Je vais me coucher. Je suis épuisée.

Wilma Dean !

Je veux te parler.

Bud Stamper pourrait te causer des ennuis.

Tu sais ce que je veux dire.

Les garçons ne respectent pas les filles trop faciles.

Ils n'épousent que les filles bien.

Vous n'êtes pas allés trop loin, j'espère ?

Non, maman.

Dis-moi la vérité !

Non, maman, on n'est pas allés trop loin.

Je suis soulagée.

Maman ?

C'est grave d'avoir ce genre de sentiment pour un garçon ?

Les filles bien n'en ont pas.

C'est vrai ?

Pas si ce sont des filles bien.

Mais, maman...

n'as-tu jamais...

N'as-tu jamais eu ce genre de sentiment pour papa ?

Ton père ne m'a pas touchée avant notre mariage.

Et ensuite...

j'ai cédé parce que c'était mon devoir d'épouse.

Une femme n'apprécie pas ces choses-là comme un homme.

Si elle laisse son mari...

l'approcher, c'est pour pouvoir faire des enfants.

Deanie, qu'est-ce qui ne va pas ?

Rien, maman.

Je suis fatiguée.

Je voudrais dormir.

Écoute, Deanie...

Dis à Bud Stamper de te ramener plus tôt, la prochaine fois,

surtout quand tu as école.

Bonne nuit, dors bien, ne laisse pas les punaises te dévorer.

"Notre Père qui es aux Cieux, que ton nom soit sanctifié..."

Que se passe-t-il ?

Wilma Dean est amoureuse du fils Stamper.

Ils s'aiment, Del.

Recouche-toi, maman.

Ce serait la chance de sa vie.

Faudrait trouver du pétrole tous les jours, patron !

Attendez !

Bud est là, patron. Voilà Bud !

Viens par ici, fiston.

Ton père va nous attirer des ennuis avec nos femmes :

on va sentir la bière à plein nez et elles ne sauront pas pourquoi.

Elles en voudront aussi.

- Mange un morceau, fiston. - Je vais me coucher.

Attends. Je veux te parler.

Continuez à vous amuser, j'ai deux mots à dire à mon fils.

Prenez un peu de viande, on n'en trouve plus de la comme ça.

De la bière non plus.

Il est plutôt tard pour un sportif.

Viens ici. Je veux te parler.

Tu es le capitaine de l'équipe. Les autres garçons t'admirent.

Il faut te montrer à la hauteur.

J'avais ton âge quand je suis tombé de cette tour de forage.

Je me suis écrasé au sol.

Pour moi la course était finie.

Alors tu cours pour nous deux, mon garçon.

J'ai creusé un puits, aujourd'hui.

Il produit plus de 100 barils par heure et nos actions grimpent en flèche.

Les grandes compagnies de l'Est commencent à nous remarquer.

Elles commencent vraiment à nous remarquer.

- C'est super. - Tu étais avec la petite Loomis ?

- Oui, papa. - Tu te tiens bien, j'espère ?

Tu ne fais rien dont tu pourrais avoir honte ?

Non, papa.

C'est une gentille petite. Elle est mignonne.

Je connais bien ses parents. J'ai grandi avec Del.

J'ai rien contre le fait qu'ils soient pauvres.

Je ne suis pas snob.

La seule différence entre Del et moi c'est que moi, j'ai de l'ambition.

Si jamais il lui arrivait quelque chose il faudrait que tu l'épouses.

Il faudrait que tu l'épouses. Tu comprends ce que je dis ?

Si tu mets une fille dans l'embarras, tu en subis les conséquences.

Assieds-toi.

- Je veux te parler... - Assieds-toi.

Je veux te parler de certaines choses...

Allez, vas-y, cogne.

Allez, cogne. T'es le plus fort.

On a de l'avenir, fiston. Toi et moi, on a de l'avenir.

D'abord, il te faut une éducation.

Quatre ans à Yale !

Je t'ai dit mon secret ?

Je vais te dire un secret.

Écoute bien.

Ma société va fusionner avec une grande compagnie de l'Est.

Tu y auras ta place.

Je te prépare un avenir, fiston.

Je me disais que...

Je suis prêt à tout, pour toi, mon garçon.

Je sais.

Je suis prêt à tout si tu te conduis bien.

Si tu te conduis bien Bud !

Ne me déçois pas, mon garçon.

Ne me déçois pas.

Dieu sait que j'ai été assez déçu comme ça.

- Elle dort ? - Oui, enfin.

- Ma sœur est revenue ? - Bonjour, Bud.

Ta mère l'a ramenée de Chicago.

Ça va, maman ?

C'était un voyage horrible. Comment va Deanie ?

Je ne sais pas.

Je vais me coucher, papa.

Moi aussi, mais j'ai bien peur de ne pas fermer l'œil.

C'est ça, va te coucher, fiston.

Tu as un match à gagner, demain.

Tous mes espoirs reposent sur toi, maintenant.

Tout se passe bien, là-dedans ?

Tu l'as trop gâtée.

D'abord, tu l'envoies dans une école privée.

Elle enfreint le règlement et on la met à la porte.

Puis, tu l'envoies à l'université,

elle dépasse les bornes et rate tous ses examens.

Et ça ne t'a pas servi de leçon, pas vrai ?

Tu l'envoies dans une école d'art à Chicago.

Elle s'attire des ennuis avec un coureur de dot qui veut l'épouser.

Ton avocat a annulé le mariage.

Ça, oui, il l'a annulé.

Quand j'ai dit à ce coureur que j'allais lui couper les vivres,

il a vite fait machine arrière.

C'est une tête de mule et une dévergondée.

Mais je vais la garder ici et lui apprendre la discipline.

Oui, madame !

Je vais garder cette petite à la maison et lui apprendre à se tenir.

Si tu crois que je vais rester dans ce trou paumé

à écouter les ragots sur moi, tu te mets le doigt dans l'œil.

Je vais leur donner de quoi jaser.

Tu es bien matinale !

Je ne dors pas, dans cette maison.

Je vais en Californie, chez tante Blossom, pour étudier l'art.

L'art de qui ?

Bienvenue, Mlle Virginia.

Je déteste cette ville.

Tout le monde me regarde comme un phénomène de foire.

Tu te décolores les cheveux et tu te maquilles comme un Indien.

Bonjour, tout le monde.

- Comment vas-tu ? - Super.

Il veut m'obliger à passer un an ici pour me punir.

Plus aucune école ne veut de toi.

Il n'y a rien de mal à...

C'est l'endroit le plus affreux du monde.

Il y a des puits de pétrole partout. Même dans le jardin.

Tu serais capable d'en mettre un dans cette pièce.

Je me gênerais pas si on me disait qu'il y a du pétrole.

À plus tard.

Comment prends-tu tes œufs, Bud ?

Reviens manger ton petit-déjeuner !

Je suis en retard.

Reviens ici ! Tu ne peux pas jouer au football le ventre vide.

Aucun de mes enfants ne se nourrit correctement.

Tu veux une pêche ?

Quoi ?

Non, Bud !

Wilma Dean, désormais je noterai votre retard

si vous n'êtes pas à votre place à la sonnerie.

Pardon, Mlle Metcalf.

Alan, s'il vous plaît.

Ces dernières semaines, nous avons étudié

les légendes du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde.

La littérature de cette époque était caractérisée par...

Alan ?

De grands idéaux.

C'est vrai. Mais encore ?

Tu viens voir le match avec nous ?

Carolyn ?

Ils étaient très pieux.

C'est vrai, la religion jouait un rôle important dans la vie des chevaliers.

Quoi d'autre ?

Je viens mais j'attendrai Bud à la fin du match.

Ça, on le savait.

Les chevaliers de la Table ronde...

- Juste parce que son père a de l'argent... - C'est pas vrai.

Ils étaient très courageux... et tout ça.

Bud Stamper n'est pas prétentieux.

Qu'entendez-vous par "et tout ça" ?

Je ne sais pas.

Apprenons à nous exprimer le plus clairement possible.

Juanita, vous vouliez parler ?

Les chevaliers avaient une grande estime pour les femmes.

C'est-à-dire, Juanita ?

Ils les considéraient comme très pures.

Ils n'auraient pas pensé ça d'elle.

Je vous demande un peu de silence !

La prochaine fois que j'entends des bavardages,

j'envoie la coupable chez le proviseur.

Oui, vous avez raison, Juanita.

Les chevaliers avaient en effet une haute opinion des femmes.

Ils mettaient les femmes sur un piédestal.

Certains disent que la chevalerie n'est pas morte.

Qu'en pensez-vous, mesdemoiselles ?

Certaines d'entre vous se sentent-elles sur un piédestal ?

C'est de la brutalité gratuite.

Quinze yards.

Vous avez été sur mon dos toute la journée !

Sortez ! Vous êtes expulsé !

Tu sors avec qui, Toots ?

Peu importe.

Qu'est-ce que ça a de drôle ?

C'est la seule qui sache de quoi il s'agit.

Tu l'as dit.

Les autres ne m'intéressent pas.

Tu dépenses de l'argent pour elles et tu dois te contenter d'un simple baiser.

Salut, Bud.

Salut, Juanita.

Tu as vu Toots ?

Oui, il ne va pas tarder.

Tu as très bien joué.

Merci.

Il ne va pas tarder.

Salut, ma belle.

Tu préférerais que je ressemble à Juanita Howard, pas vrai ?

Quoi ?

J'ai vu comment tu la regardais. Elle devrait avoir honte.

La façon dont elle attend les joueurs...

Attends une minute.

Rien ne m'empêche de lui parler.

Tu faisais plus que lui parler.

Je devrais ne pas la remarquer ? C'est ce que tu voudrais ?

Je devrais faire comme si elle n'existait pas ?

Je suis désolée, Bud.

- Je suis désolée, je t'assure. - Tu es désolée.

M. Loomis, un client.

Ne sois pas fâché, Bud.

Je ne suis pas fâché.

Bonjour, Bud. Deanie.

- Bonjour, M. Loomis. - Bonjour, papa.

Je ne supporte pas que tu sois fâché contre moi.

Je ne sais pas ce qui m'arrive en ce moment.

Je n'ai aucune patience.

Tu es la seule fille qui compte, pour moi.

Tant mieux.

Si tu n'étais pas là...

Si tu n'étais pas là, je...

Je ne sais pas !

Bud, on est en plein jour.

- Et alors ? - Arrête !

Arrête. On pourrait nous voir.

Ça m'est égal.

Maman ?

Elle n'est pas là.

Il n'y a personne.

Voilà votre monnaie, Mme Harper.

Arrête. Je dois baisser le store du magasin.

Tais-toi.

Tu es folle de moi, pas vrai ?

Tu es folle de moi.

J'ai votre sac au fond du magasin, Mme Thatcher.

À mes pieds, esclave !

- Arrête, Bud. - Dis-moi que tu m'aimes.

- Tu me fais mal. - Que tu ne peux pas vivre sans moi.

- Dis-le ! - Oui.

- Oui, quoi ? - Je t'aime.

Et tu ne peux pas vivre sans moi. Tu ferais n'importe quoi, pour moi.

Je ferais tout pour toi.

Je ne voulais pas te faire de mal.

Deanie, je plaisantais.

C'est moi qui devrais me mettre à genoux devant toi.

Je plaisantais, je croyais que tu le savais.

Je ne peux pas plaisanter avec ça.

C'est vrai que je suis folle de toi.

Et je me mettrais à genoux devant toi si tu me demandais de le faire.

Mais je ne peux pas me passer de toi.

Et je ferai tout ce que tu me demanderas.

Crois-moi.

Tout.

- Parlons-en à la prochaine réunion. - Je le ferai si vous le faites.

Je vais aller faire le dîner.

- Au revoir, Nell. - Au revoir, Frieda.

Bonjour, maman.

La voie est libre.

On va au bal ?

J'ai d'autres idées en tête.

Je serai prête.

Je passe te prendre après dîner.

Il t'a parlé de sa sœur Ginny ?

Ginny Stamper est une moins que rien.

Viens ici.

Elle a rencontré un homme à Chicago qui l'a séduite.

Mme Stamper a dû aller la chercher et l'emmener chez le médecin.

Le magasin est fermé.

Elle a subi l'une de ces affreuses opérations.

Ce sont des commérages.

C'est la vérité.

J'ai entendu toute l'histoire au club, aujourd'hui.

Mme Whitcomb est une voisine des Stamper.

Elle sait tout ce qui se passe chez eux.

Voilà ce qui arrive aux filles qui courent après les garçons.

Félicitations, mon garçon !

Quel match !

Je vais monter et...

Papa, je voudrais te parler.

Je commence à en avoir assez de tes bêtises.

Sors d'ici, maintenant. Je dois discuter avec mon fils.

Alors ?

Vas-y, je t'écoute.

Je vais épouser Deanie.

Je ne veux pas aller à Yale.

Je ne suis pas un bon élève.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Tu es capable de faire tout ce que tu veux.

J'aimerais aller dans un collège agricole.

J'aimerais vraiment faire ça. Ensuite, je reviendrais ici

et je pourrais reprendre ton ranch.

C'est pas une vie, ça.

Je pourrais épouser Deanie et l'emmener avec moi.

C'est ça, que je veux. Elle m'aiderait beaucoup, papa.

J'ai passé ma vie à te préparer un avenir

et tu viens me dire que tu veux épouser cette fille !

C'est ce que je veux, qui compte.

Un garçon de ton âge ne sait pas ce qu'il veut.

Après l'université tu changeras peut-être d'avis.

L'université dure quatre ans.

- Crois-moi. - Je te crois, mais...

- Fais-moi confiance. - Oui, papa.

Je te fais confiance, mais quatre ans...

Écoute-moi bien.

Tout ce que je te demande, c'est d'aller à Yale.

Ensuite, si tu veux toujours l'épouser, tu reviendras le faire avec ma bénédiction.

Je vous enverrai en Europe pour votre lune de miel.

Bud, sois patient, je t'en prie.

Je ne sais pas si je peux.

J'ai parfois l'impression de devenir fou.

Je comprends, fils.

Ton vieux père te comprend.

Ce qu'il te faut, pour l'instant,

c'est une autre fille.

Quand j'avais ton âge, il y avait deux genres de filles.

On ne les mélangeait jamais.

Mais de temps en temps, l'un de nous embarquait une de ces filles

et lâchait un peu de pression.

Il n'y a que Deanie qui m'intéresse.

Je sais, fils.

Je sais.

Je l'aime, papa.

Je sais, fils. Je sais.

Je ne veux pas faire ça.

D'accord, j'irai à Yale.

Mais je te préviens tout de suite que je l'épouserai après.

Je te le promets.

- Tu t'en souviendras ? - C'est promis.

C'est promis. Je vous enverrai en Europe pour votre lune de miel.

Je te le promets.

Je t'attendrai.

Je t'attendrai toute ma vie.

Je ferai tout ce que tu voudras.

C'est une période de grande prospérité pour nous tous, soyons en reconnaissants.

Mais n'oublions pas la mise en garde du Seigneur :

"N'accumulez pas les biens terrestres

"car la corruption les avilira

"et le voleur s'en emparera

"mais préférez les biens célestes

"que ni corruption ne souillera

"ni voleur ne prendra.

"Car la vraie richesse est dans vos cœurs."

Beau sermon.

Prions.

Écoute mon conseil, Del. Accroche-toi.

Il paraît qu'on n'a encore rien vu.

On tient bon.

Beau sermon, révérend.

C'était un très beau passage.

Ne fume pas dans l'église !

Tu veux que je sois hypocrite ?

Qui aurait cru qu'un jour nos enfants seraient presque fiancés ?

Je suis fière du choix de mon fils, Frieda.

Moi aussi, je suis fière de ton fils.

Excuse-nous.

Je te vois ce soir, n'oublie pas.

Je ne suis pas un espion.

Je te demande juste de la surveiller pendant que je serai à New York.

Elle t'aime bien. Elle ne fera pas de bêtises, avec toi.

Virginia, tu sais que c'est ton père qui a la clé de ce buffet

et il est parti pour New York.

C'est lui tout craché. Il cache la clé

parce qu'il veut être le seul à boire.

Tu vas choquer Glenn.

Que fais-tu de la prohibition, Virginia ?

Glenn est peut-être contre le fait de boire.

Vite, appelle la police.

Votre famille est ici depuis longtemps ?

Ils débarquent de l'Oklahoma.

Je vois.

Votre père a-t-il des affaires en ville ?

Son père cherche du travail et Glenn est pompiste

à l'angle de Sycamore et Main. D'autres questions ?

Ginny, tu n'as aucune raison de te comporter ainsi.

Bud, tu ne manges rien.

Je m'ennuie.

Viens, on s'en va.

Il y a un très bon dessert.

Je ne veux pas de dessert. Glenn m'emmène faire un tour.

On vous accompagne.

Réveille-toi.

Buddy chéri, tu as été scout. Va vite nous allumer un bon feu.

J'ai une coiffure affreuse.

Où ?

Ici.

Arrête.

Super, Buddy chéri. Si on trinquait ?

J'oubliais que tu es un sportif.

Et toi, Deanie ? Tu veux à boire ?

Allez, Deanie.

Allez, bois un petit coup. Tu es une sportive, toi aussi ?

Laisse-la, Ginny.

Détends-toi un peu.

Tu nous surveilles comme un chaperon.

C'est pour ça que tu es venu ? Pour nous chaperonner, Glenn et moi ?

Il est mignon, pas vrai ?

Mon adorable petit pompiste.

Fais-moi le plein, je suis à sec.

Viens, allons nous promener.

D'accord.

Oui, si vous alliez vous promener là-haut ?

Si tu arrêtais un peu de faire semblant d'être pur et vertueux ?

Si tu n'étais pas ma sœur...

Si je n'étais pas ta sœur, tu ne ferais rien du tout.

Tu ne fais que ce que papa te dit de faire.

Pas vrai, Deanie ? Tu as dû t'en rendre compte.

Il laisse les choses le tourmenter et le rendre malheureux

et il ne fait rien pour y remédier.

Il ne fait jamais rien.

Salut.

Tout ça sera à nous, un jour.

C'est le plus beau Noël que j'aie jamais eu.

N'est-ce pas ravissant ? C'est la plus belle chose que j'aie jamais vue.

Je me demande combien Bud l'a payée.

Pourquoi penses-tu toujours à l'argent ?

J'aurais préféré que ça coûte moins cher et que ce soit une bague.

- Arrête, maman. - Quatre ans, tu auras...

Si seulement ce Bud Stamper avait un peu plus de caractère.

Le lait, il n'y a que ça de vrai.

Attention.

Une, deux, et voilà.

Merci.

Une dernière.

Pourquoi tu ne m'achètes pas une voiture ?

Tu as le coupé de ta mère.

C'est un vieux tas de ferraille.

- Qu'as-tu fait à tes cheveux ? - J'ai fait un henné.

Attention.

J'y vais.

Une. Deux. Et voilà.

Dieu merci, c'est terminé.

- Bonjour, Ginny. - Brian !

Mes parents sont là.

- Du parfum ? - Arpège.

Mon préféré. Je vais enfiler une robe.

Viens rencontrer mes parents.

Ils sont ennuyeux, mais tu peux les supporter quelques minutes.

Vas-y !

- Bonjour. Ace Stamper. - Brian Stacey.

- Que puis-je pour vous ? - J'attends Ginny.

Ça pourrait être long. Entrez. Mon fils, Bud.

Viens ici, fiston.

Il est capitaine de l'équipe de football. Vous le connaissez ?

Je ne vois pas beaucoup de matchs.

Joyeux Noël.

Ma femme, Mme Stamper.

Entrez, je vous en prie.

Je veux te parler.

Entre.

Ginny, je connais ce type.

C'est un trafiquant d'alcool.

C'est vrai ? Boutonne-moi.

Il est marié. Tu le savais ?

Tu as l'air de bien le connaître, dis-moi.

- Tu ne sors pas avec lui. - Ah bon ?

- Essaie de m'en empêcher. - C'est Noël.

Tu restes à la maison et tu seras gentille avec maman.

- Tu ne sors pas d'ici ! - Pousse-toi de là !

Si tu veux écouter papa, vas-y.

Un jour, tu comprendras.

Et ce jour-là, Dieu te vienne en aide.

Du calme, la compagnie. Un peu de calme, là-dedans !

Allez les gars, en avant la musique !

Fermez-la, là-dedans !

Rassemblez-vous tous !

On va commencer cette année en beauté !

Pour Joe !

Bonne année !

Tu es ravissant, mon garçon !

Le plus beau bébé de la fête.

Secoue-moi ça. ,

Regarde, papa. Bonne année !

Secoue-moi ça. Allez ! ,

Regarde-nous, papa.

Regarde, papa !

Poussez-vous. Laissez-moi passer.

Smokey, mon garçon, laisse-moi te sonner les cloches.

Bonne année, papa.

Arrête ça.

Tiens-toi bien. Tiens-toi bien, tu entends ?

M. Stamper, le parfum arrive.

Parfum pour toutes ces dames.

Venez, mesdames. Venez chercher votre parfum.

Venez toutes, le parfum vous attend.

Bonne année, fiston. Va faire la queue. Il y en a pour toi.

Ce sera une grande année pour nous deux.

- Tu danses, Dick ? - Non merci, Ginny.

Elle est complètement faite.

Bonsoir, Bill.

C'est honteux.

Elle tient à peine debout.

Pourquoi ses parents ne s'occupent-ils pas d'elle ?

Qu'a-t-elle fait à ses cheveux ?

Charlie, tu danses ?

Pas maintenant, Ginny.

Je ne savais pas que tu étais marié.

Hé, attention !

Qu'est-ce que vous faites ?

Bonne année, Joe.

Va chercher ta sœur et raccompagne-la.

Bonne année.

- Bonne année. - Qu'est-ce qu'elle a de bon ?

Tu veux danser ?

Où tu m'emmènes ?

- Où tu m'emmènes ? - Je te ramène à la maison.

Non, je ne veux pas rentrer.

Je te reboutonne ?

Tu es toute débraillée.

Va-t'en. Je ne rentre pas. Et tu n'as pas à danser avec moi.

J'aime bien danser avec une jolie fille de temps en temps.

Si tu n'étais pas mon frère, tu ne m'approcherais même pas.

Tu es un type bien ! Un type bien !

Je vous connais, les types bien.

Vous ne me parlez que dans le noir !

Dans le noir !

Vous me parlez, là, pas vrai ?

Vous me parlez dans le noir ! Dans les voitures !

Là, vous êtes gentils, pas vrai ?

Laisse-moi tranquille.

Joe, où étais-tu passé ?

- Où est Joe ? - Je suis là.

Viens, Joe. Allons-y.

Où ?

N'importe où !

Allons-y.

Bonne année !

Venez.

Laissez-moi tranquille.

J'ai le tournis.

Tu as vu Arnold ?

- Il t'a laissé tomber ? - On dirait.

Tu serais un amour, Bud.

- Je t'aimerai jusqu'à la fin de mes jours. - Je vais le chercher.

Arrête, c'est sa sœur.

Arrête, je te dis que c'est sa sœur. Il est fou.

C'est pas de sa faute.

Viens à la maison.

- Tu ne veux pas entrer ? - Non.

Il faut qu'on arrête toutes ces bêtises.

Dis-moi ce qui se passe.

Il vaut mieux qu'on arrête de se voir quelque temps.

Je dois y aller. Au revoir.

On compte sur toi, pour ce match.

Tu dois être avec nous. Qu'est-ce qui se passe ?

- Désolé. - Tu parles !

- Tu t'entraînes ? - Oui, monsieur.

- Sommeil ? Régime ? - Oui, monsieur.

On recommence.

J'ai dit : "On recommence."

Je tiens à vous dire une chose :

je veux vous féliciter pour vos dissertations.

Ce sont les meilleures que j'aie jamais corrigées.

Bud ?

Je peux te parler ?

J'ai quelque chose à te dire.

Ton devoir n'était pas très bon.

Je sais.

Tu dois absolument faire un effort

si tu veux entrer à Yale à l'automne.

Tu me manques, Bud.

Et je voulais te souhaiter bonne chance pour le match.

Merci.

Docteur Smiley.

- Doc ? - Oui, Bud.

- Que s'est-il passé ? - Je me le demande.

Que voulez-vous ?

Qu'est-ce qu'il a ?

Il est tombé. Ce n'est rien.

40°. Je vous conseille l'hôpital. Ça pourrait être une pneumonie.

Une pneumonie ?

Oui, je sais.

J'ai signé ce chèque.

Faites qu'il s'en sorte et je vous donne un bonus.

Remplissez-le vous-même, $ 5 000, $ 10 000...

Je fais tout ce qui est en mon pouvoir.

Remplissez-le.

Je pense qu'il s'en sortira, sinon...

Sinon... quoi ?

Ace, je ne suis pas très pieux mais je sais ce que tout médecin sait.

On ne peut rien contre la volonté de Dieu.

Dis-moi ce que tu as sur le cœur, Wilma Dean.

Je n'ai qu'une phrase en tête : "Mon Dieu, faites qu'il guérisse."

Alors, voilà ta prière.

Mais n'y a-t-il pas de mots pour ça dans la Bible ?

Je n'en vois aucun qui soit mieux que les tiens.

Je vous en prie, mon Dieu, faites qu'il guérisse.

Faites qu'il guérisse.

Bud, d'ici une semaine, tu seras de nouveau en pleine forme.

Et ce sera le printemps.

Tu sais ce qui arrive aux jeunes hommes, au printemps ?

Tu sors avec la fille de Del Loomis, n'est-ce pas ?

Beau brin de fille.

C'est vrai.

- J'ai de l'affection pour Deanie Loomis. - C'est compréhensible.

Je l'aime.

Et elle m'aime.

Mais c'est douloureux d'être amoureux.

Chaque fois qu'on est ensemble...

je dois...

me raisonner. Vous voyez ce que je veux dire ?

Je ne peux pas recommencer à la voir.

Pas comme avant. On sortait tous les soirs...

je la tenais, je l'embrassais...

et je rentrais chez moi.

Il y a de quoi devenir fou.

Je ne sais quel conseil te donner.

Mon père dit...

que je devrais trouver un autre genre de fille.

Mais quand on ne veut pas d'une autre fille...

Je ne sais pas.

Reviens me voir vendredi. Je te ferai une autre piqûre de fer

et tu auras une autre séance d'U.V.

D'accord.

Au revoir.

Salut, Deanie.

C'était la meilleure façon de le perdre.

Qu'est-ce que tu dis ?

- C'est un animal. - C'est faux.

- Non, je l'ai rencontré. - Tu ne le connais pas.

Qui est un animal ?

- Tu as perdu. - Non.

Si, tu as perdu.

- Je me suis fait mal au doigt. - Embrasse-le, ça ira mieux.

"Ce qui fut alors baigné d'une lumière radieuse

"À maintenant disparu pour toujours à mes yeux

"Bien que rien ne ravive la splendeur de ces heures

"Ni la gloire de ces fleurs

"Nous ne sombrerons pas dans le chagrin,

"Nous nous raffermirons face au destin."

Qu'a voulu exprimer le poète, dans ces vers ?

Deanie Loomis ?

Je m'excuse, Mlle Metcalf,

je n'ai pas entendu la question.

Je sais que c'est le printemps mais soyez un peu plus attentive.

Je suis désolée.

C'était "L'Ode sur l'immortalité" de Wordsworth.

Vous avez entendu ?

Non, Mlle Metcalf.

Alors, ouvrez votre livre à la page 380.

Lisez-moi le passage.

Levez-vous.

"Bien que rien ne ravive

"la splendeur de ces heures

"Ni la gloire de ces fleurs,

"Nous ne sombrerons pas dans le chagrin,

"Nous nous raffermirons face au destin."

Peux-tu me dire ce qu'entend le poète

par "la splendeur de ces heures"

et "la gloire de ces fleurs" ?

Je pense que...

Oui ?

Quand on est jeune

on a tendance à idéaliser les choses.

Et je crois que Wordsworth veut dire...

que lorsque nous grandissons...

nous devons oublier les idéaux de la jeunesse...

et trouver la force...

Mlle Metcalf...

Puis-je...

Les enfants !

Je vais voir ce qui se passe.

Bonjour, June.

Je lui ai donné un sédatif.

Je ne suis pas malade.

Allongez-vous.

Je vais bien. Je vais très bien.

Ça suffit.

Je vais bien.

Même si son père nous fait gagner de l'argent, je déteste Bud Stamper.

Tu sortirais avec lui s'il te le demandait.

- Tu sais très bien que si. - Non, c'est faux.

Le voilà.

"Allez-vous-en, M'sieur, je trouverai un autre professeur."

Pourquoi tu ne fais pas d'athlétisme, cette année ?

J'ai trop de travail à rattraper.

Tu vas à Yale ?

Oui, si mes notes me le permettent.

Pourquoi tu ne sors plus avec Deanie ?

Parce que.

Moi, je vais aller au collège agricole. Je ne suis qu'un fermier après tout.

Je pourrais tenter ma chance.

Tu es contre ?

Tu es libre.

Deanie ! Le dîner est prêt.

Deanie ! Viens ma chérie.

Allons ! Le dîner va refroidir.

Escalope de veau, purée et maïs pour ma petite fille.

Viens manger, Deanie. Ça te fera du bien.

Le lait, y a que ça de vrai.

Mange.

76 et 3/8 ! Que dis-tu de ça ?

76 et 3/8 ! Tu entends ça, Deanie ?

On est riches ! On est riches !

Je parie que les Stamper ont le moral.

Chérie, tu iras à l'université. On va changer de voiture.

J'ai vu le jeune Stamper, cet après-midi.

Sa voiture était pleine de jeunes garçons. C'était une voiture toute neuve.

Arrête, Deanie. Arrête de te comporter ainsi.

Je ne peux pas manger. Je ne peux pas travailler.

Je ne peux même plus voir mes amies.

Je veux mourir.

Tu te sens mieux, ma chérie ?

Oh, oui.

Rien de tel qu'un bon bain.

Dis-moi, Deanie, qu'est-ce qui ne va pas en ce moment ?

Je suis désolée de t'avoir inquiétée.

Je ne veux pas te donner de soucis.

Je ne veux en donner à personne.

C'est à cause de Bud ?

Parce qu'il ne vient plus te voir ?

Je ne sais pas.

Je ne sais pas, maman.

J'aimerais l'appeler et lui dire...

Ne fais pas ça ! Ne fais pas ça, maman !

Je ne le ferai pas !

Si jamais tu fais ça, je ne réponds plus de mes actes.

Je te le jure, maman ! Je te le jure !

Jusqu'où êtes-vous allés, Bud et toi ?

Je veux dire...

Tu sais ce que je veux dire.

S'est-il passé quelque chose de sérieux ?

T'a-t-il déshonorée ?

Déshonorée ?

S'il m'a déshonorée ? Non !

Non, je ne suis pas déshonorée !

Je ne suis pas déshonorée !

Je suis aussi pure et vierge que le jour où je suis née !

Arrête !

Je suis vierge et je refuse qu'on me déshonore !

- Arrête, je t'en prie ! - J'ai été sage !

Une petite fille très, très sage !

J'ai toujours fait ce qu'on m'a dit !

J'ai toujours obéi !

Je vous déteste ! Je vous déteste !

- Aide-moi. - On vous entend dans tout le quartier.

Que va-t-on faire ?

Laissez-moi tranquille !

Que va-t-on faire d'elle ?

Donne-lui son médicament.

Je ne veux pas lui en donner trop.

Je ne suis pas déshonorée !

Que peut-on faire d'autre ?

Ouvre la porte, chérie. Ouvre-moi.

Que fais-tu ?

Peut-être qu'on devrait l'emmener à Wichita, comme l'a suggéré le Dr Smiley.

Un psychiatre ?

Je vendrai les actions s'il le faut.

Ça ne peut pas être si grave que ça. Ça lui passera.

Il n'y a aucun cas de maladie mentale dans aucune de nos deux familles.

Qui est-ce ?

Certainement un camarade de classe.

Comment allez-vous ? Je me présente, Alan Tuttle.

On m'appelle Toots.

Oui, Deanie m'a parlé de vous.

Enchanté.

Je suis passé dire bonjour à Deanie.

Salut, Deanie.

Salut, Toots.

Comment te sens-tu, Deanie ?

Je me sens bien.

Si vous voulez bien nous excuser... C'est bientôt l'heure du dîner.

Ravi d'avoir fait votre connaissance.

Qu'as-tu fait à tes cheveux ?

Au plaisir, Toots.

Je voulais venir depuis longtemps pour prendre de tes nouvelles.

Merci.

Tu as l'air en forme.

Mais elle est en robe de chambre.

Merci, Toots.

Je me demandais si...

tu voulais venir à la fête ?

Je risquerais de me sentir un peu faible.

Allez, dis que tu acceptes.

Tu peux toujours changer d'avis, tu peux décider de ne plus y aller...

Amusez-vous bien.

- Je prendrai soin d'elle, Mme Loomis. - Merci.

Bonne soirée, Deanie.

Je laisse la porte ouverte.

Et ne rentre pas trop tard.

"Ne rentre pas trop tard." Tu l'entends ?

Elle répète ça depuis que je sais marcher.

Je croyais que ça voulait dire quelque chose, mais ça n'a aucun sens.

Deanie ! Content de te voir.

- Bonsoir, Toots. - Bonsoir, coach.

Tu es ravissante. Et tes cheveux !

- Ta robe est magnifique. - Tu es splendide.

Il est là. Et devine avec qui ? Kay.

Tu danses, Toots ?

Tu es d'accord, Deanie ?

Bien sûr.

Bien sûr, vas-y.

Comment vas-tu ?

Bien, je crois. Je ne sais pas.

Et toi ?

Bien.

Tu aimes ?

Tu viens fumer dehors ?

Depuis quand fumes-tu ?

Quelques semaines. Il fallait que je m'occupe.

Maman a eu une crise mais elle ne dit plus rien.

Je sais pourquoi tu as arrêté de venir.

- N'en parlons pas. - J'ai besoin d'en parler.

Depuis quelques mois je n'ai rien fait d'autre que rester chez moi

et penser à ça.

Sors de là !

Tu devais arrêter de le voir et je te trouve dans sa voiture.

Deanie, j'ai quelque chose à te dire.

Tous les soirs, je me retiens pour ne pas te téléphoner.

Je pense à toi sans arrêt.

Où est ta voiture ?

Viens.

S'il te plaît, Bud.

Arrête, Deanie.

Maintenant.

Deanie, tu es une fille bien.

Non.

Je ne suis pas une fille bien.

Ça suffit.

J'en peux plus.

Viens, je te ramène à l'intérieur.

Non, je ne veux pas retourner là-bas.

Je veux rester ici. Je te veux !

- Il ne faut pas. - Pourquoi ?

- Pourquoi tu ne veux pas ? - Tu n'es pas toi-même.

Deanie, où est ta fierté ?

Ma fierté ? Ma fierté ?

- Je me fiche de ma fierté ! - Arrête !

Arrête, Deanie ! Arrête !

Va-t'en. Je n'ai pas de fierté.

Je n'ai aucune fierté !

Mon Dieu, que vais-je faire de toi ?

Fais ce que tu veux.

Ça m'est égal.

Je n'ai aucune fierté !

Je veux mourir !

Emmène-moi loin d'ici.

Ça va aller.

J'ai mis du pain à cuire. On aura du pain frais pendant quelques jours.

À quoi penses-tu, Del ?

Je m'inquiète pour notre petite fille.

Elle va bien. Elle est à la fête. Je parie qu'elle s'amuse comme une folle.

Bois ton lait.

Arrête !

Arrête !

Arrête, Bud !

Bud ?

Reviens, Deanie ! Où vas-tu ?

Reviens !

Arrête !

Viens ici, Deanie !

C'est interdit de monter là-haut !

Revenez ici !

C'est pas Deanie Loomis ?

Qu'est-ce qui vous prend ?

Elle a plongé. Elle est folle.

Allez-vous-en ! Laissez-moi !

Elle n'a pas prononcé une parole sensée depuis qu'elle est ici.

Surveillez-la de près.

- Elle a parlé ? - Pas encore.

Pas encore.

Mon bébé. Pourquoi a-t-elle fait ça ?

Je ne veux pas qu'elle te revoie.

Ne parle pas comme ça.

Je m'en fiche. Tout est sa faute.

C'est sa faute.

Que lui as-tu fait, ce soir ?

Je veux qu'il me réponde.

Elle ne pense pas ce qu'elle dit.

Si, je le pense.

Ma petite fille. Je veux ma petite fille.

Arrête de te torturer.

Comment veux-tu que je ne me torture pas

quand mon bébé se bat pour rester en vie ?

Frieda, je suis navré.

Del, je suis navré pour ce qui s'est passé.

- Comment va-t-elle ? - Ils ne savent pas ce qu'elle a.

Votre fille est très agitée.

- Je peux la voir ? - Pas maintenant. Peut-être demain.

Avez-vous réfléchi à ce que je vous ai dit ?

Oui. Je vais le faire.

Je vais vendre mes actions et l'envoyer à Wichita dès qu'elle pourra partir.

Très bien. Je m'occupe des formalités.

Rentrons nous coucher.

Je vais épouser Deanie. Je me fiche de ce qu'il dit.

Bonne nuit, Bud.

Je suis majeur. Je me moque de ce qu'il dit, je vais l'épouser.

Tu veux aider Deanie ? Alors, reste loin d'elle.

- Combien de temps ? - Je l'ignore.

Personne ne le sait.

Qui est-ce ?

Qui est là ? Qui est là ?

Il n'y a personne.

Il y avait quelqu'un. J'en suis sûre.

Tu as encore une lettre de ton père.

Je commence à croire que tu cherches à te faire renvoyer.

Angelina, pourriez-vous me donner...

encore une bière ?

Vous buvez beaucoup, monsieur. Vous allez être malade.

Je vais vous apporter à manger. Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?

Ma mère a fait une pizza. Vous en voulez ?

C'est quoi ?

Vous ne connaissez pas la pizza ? D'où venez-vous ?

Du Kansas.

Où c'est ?

C'est en plein centre des États-Unis.

C'est là que vous habitez.

C'est bien, le Kansas ?

C'est très chaleureux.

C'est ça, c'est très chaleureux.

Tout le monde connaît votre nom, sait qui vous êtes...

Pourquoi n'y retournez-vous pas ?

Vous y avez sûrement une petite amie.

J'en avais une.

Venez dans la cuisine.

Maman va vous donner de la pizza.

De la pizza.

Vous êtes debout.

Ça va aller ?

Quoi ?

Ça va, monsieur ?

Mais, oui.

Asseyez-vous sur le banc. Je m'occupe de vous.

Non, c'est pour Mangialomino.

Qu'en penses-tu ?

Plisse un peu les yeux. Qu'en penserait Cézanne ?

C'est bien, Deanie.

Je ne pensais pas être capable de faire aussi bien.

C'est encore mieux avec un œil fermé.

J'aime bien le travail du métal. Ça permet d'évacuer l'agressivité.

Regarde.

Chaque fois que je frappe, je pense à mon père.

Mon père voulait que je devienne chirurgien.

Et pas n'importe lequel, le meilleur chirurgien au monde.

Mais je n'ai pas pu faire cette incision.

Cette incision dans la chair d'un autre être humain.

Je tremblais. Je n'arrivais pas à contrôler ma main.

Mais ça ne t'empêche pas de devenir généraliste.

Si je sors d'ici un jour.

Ne dis pas ça, Johnny.

Je plaisantais.

Deanie, vos parents sont dans la salle d'attente.

Papa et maman sont là ?

Mes parents sont là. Je ne les ai pas vus depuis six mois. Depuis mon arrivée.

J'espère que ces gens savent ce qu'ils font.

Combien de temps vont-ils la garder ?

La voilà.

Ne la laisse pas te voir comme ça.

- Mon bébé ! Mon bébé à moi ! - Maman ! Je suis heureuse de te voir.

Papa ! C'est bon de te voir.

N'a-t-elle pas bonne mine, Del ?

Qu'on ne me dise pas que mon bébé ne va pas bien.

Elle est aussi normale et en forme qu'une autre.

Je t'ai apporté une boîte de bonbons.

Merci, papa.

Toutes tes amies te passent le bonjour.

Ton père a dit à tout le monde où tu étais.

Ça m'est égal.

Assieds-toi.

Voyons voir...

Kay est partie à l'école de Mlle Finch. Très chic.

Ses parents sont très riches, maintenant.

Et June prend de tes nouvelles toutes les semaines.

Tu sais qu'elle a épousé Bob ?

Carolyn et June sont à l'université. Carolyn a adhéré à Pi Phi.

Et Hazel a choisi Kappa. Laquelle est la mieux ?

- Je ne sais pas. - L'université n'est pas loin d'ici.

Tu aimerais peut-être qu'elles te rendent visite ?

Je ne crois pas, maman.

Non, tu as raison.

Ce ne serait pas... convenable.

Tu n'as aucun problème, souviens-toi de ça.

Tu es tout à fait normale.

Aussi normale que Kay, June, Hazel et toutes les autres.

Peut-être que...

Tu aimerais dîner avec nous, ce soir, à l'hôtel ?

Deanie a eu une journée éprouvante, elle est trop fatiguée.

Oui, je suis vraiment...

On ne te verra pas plus que ça ?

C'est tout ce à quoi on a droit ?

Je suis désolée, maman.

On a fait tout ce chemin pour voir notre bébé.

Et on nous dit qu'on ne peut pas la voir ce soir.

Vous voulez ce qu'il y a de mieux pour votre fille, n'est-ce pas ?

Oui, je veux ce qu'il y a de mieux pour elle.

On emmènera dîner notre petite fille...

Excusez-moi.

La prochaine fois, maman.

Maman m'appelait son bébé,

et papa, sa petite fille.

Ne voient-ils pas que je suis moi, Dr Judd ?

C'est à vous de changer. Eux ne peuvent pas.

Je crois que je ne pourrai jamais rentrer à la maison.

Je n'aurai plus jamais les mêmes sentiments pour eux.

Il faudra les voir comme des gens, avec tous leurs défauts.

Plus comme "papa et maman".

Comme des gens ?

On a tendance à accuser ses parents de tout, ces temps-ci.

Ils ont eu des parents, eux aussi.

Sans doute.

Vous avez eu des parents, vous aussi ?

Certainement.

Ce sera tout, Deanie. Vous pouvez partir.

À demain.

Avez-vous des nouvelles de ce jeune homme ?

Comment s'appelle-t-il ?

Bud ?

Non.

Nous avons cessé de nous écrire.

Il doit être à l'université.

Je ne sais pas. Personne ne me donne de ses nouvelles.

Ils doivent penser que ça me ferait de la peine.

Ce serait le cas ?

Vous vous sentirez plus forte d'ici quelque temps.

Je l'espère.

Je parie qu'ils appliquent les théories de Freud.

J'ai lu des choses sur lui. Il ne pense qu'au sexe.

Et ça nous coûte jusqu'au moindre centime que nous ont rapporté nos actions.

Si nous avions gardé ces actions nous aurions gagné une fortune.

Ce n'est pas très poli d'allumer la radio pendant que je te parle.

Le cours des actions a chuté

en ce jour des plus noirs pour la bourse de New York.

$ 14 milliards ont été perdus par les actionnaires.

Vendre ? Comment ça ? Vous avez peur, comme tout le monde.

Attendez.

Ne paniquez pas, Jack. Ne vous découragez pas.

Entrez.

Attendez, Jack. Soyez patient.

Je ne peux pas vous parler plus longtemps.

Asseyez-vous, je suis à vous tout de suite.

Je suis à New Haven.

Mon fils est à l'université.

Il va très bien. Il a juste échoué dans toutes les matières.

Ça ira mieux. Je sais ce qui ne va pas chez lui.

Oui, je vous rappellerai.

- Où en êtes-vous ? - Vous aviez raison.

- Qui est-ce ? - Une serveuse.

Une serveuse ?

Dans une pizzeria. Tout est là.

Vous en voulez ?

Bud, si vous...

Il ne s'est pas appliqué. Je connais mon fils.

Il pourrait réussir dans toutes les matières. Avec les honneurs.

Merci.

Si vous nous donniez votre avis, Bud ?

Vous êtes-vous vraiment intéressé à votre travail, à Yale ?

Peu importe. Je t'ai envoyé ici pour avoir un diplôme.

Désolé de te décevoir, papa, mais...

Si tu jouais cartes sur table ?

Dis-nous ce qui te préoccupe, ce qui te prend toute ton énergie.

Un appel de New York pour M. Stamper.

- Où puis-je le prendre ? - C'est urgent. Par ici.

Y a-t-il une chose que vous préféreriez faire en ce moment ?

Pour vous dire la vérité, monsieur le doyen, j'ai toujours rêvé de m'occuper du ranch.

Mais, mon père...

Je n'ai jamais estimé que tout le monde devait aller à l'université.

Peut-être pourriez-vous lui parler.

Il n'écoute pas grand-chose, n'est-ce pas ?

Je dois me rendre à New York.

Si vous me laissiez parler à votre père ?

Bien sûr. Merci.

Je te verrai dans ta chambre.

Monsieur le doyen, dites-moi ce qui arrive aux gens ?

Que voulez-vous dire ?

Toute la ville de New York se jette par les fenêtres.

Ils baissent tous les bras.

Et tout ira bien d'ici quelques jours.

- Vous croyez ? - Je le sais !

Il le faut ! Il le faut !

À propos de mon garçon.

Je l'emmène à New York avec moi.

Il sera ici lundi matin, prêt à se remettre sérieusement au travail.

M. Stamper, je ne pense pas que votre fils devrait rester parmi nous.

Ne perdez pas espoir.

Ne perdez pas espoir, monsieur le doyen.

Je suis déjà passé par-là avec lui.

Il s'éprend d'une fille et il ne pense plus qu'à elle.

- Ce n'est pas le problème, M. Stamper. - Si, c'est ça, le problème !

Je le connais depuis plus longtemps et un peu mieux que vous.

J'ai déjà fait face à ce genre de situation, je saurai faire face !

Il sera ici lundi matin, prêt à se remettre au travail !

Vous voulez une poupée pour votre fiancée ?

- Oui. C'est combien ? - $ 50.

Prenez $ 50 et rendez-moi le reste.

Merci.

Au revoir.

Tous les mêmes, dans cette ville.

Des jeunes mariés ! Applaudissez la jeune mariée.

Salut, les pigeons !

Je sens de l'argent tout frais, ce soir.

Je suis ravie que le krack boursier ne vous ait pas empêchés de sortir, ce soir.

Ce soir, en cherchant un taxi sur Park Avenue,

j'ai dû éviter les corps qui tombaient des fenêtres.

Mais ne soyons pas morbides.

- La même chose ? - Pas pour moi, merci.

La même chose.

Vas-y, cogne !

Rentrons, papa.

Attends, Bud.

Ce que j'essaie de te dire, Bud...

je n'ai jamais réussi à te le dire, fiston.

Écoute.

Il se pourrait que je n'en aie plus pour longtemps...

Qu'est-ce que tu racontes ?

Écoute-moi. Ne t'emballe pas. Je ne compte pas partir tout de suite.

Où veux-tu en venir ?

Je n'ai peut-être pas toujours été un bon père pour toi.

Je m'excuse.

Je ne t'ai peut-être pas donné toutes tes chances.

Je voudrais me racheter.

Laisse tomber, papa.

Regarde. Regarde là-haut.

Deanie.

C'est vrai qu'elle lui ressemble un peu.

Un peu, tu parles ! Exactement, oui ! C'est exactement la même.

Exactement la même ! Elle est tout aussi jolie.

Tu as été injuste avec moi. J'ai fait ça pour ton bien.

Tu aimerais qu'elle soit ta femme ? Tu y a déjà pensé ?

Tu aimerais qu'elle soit ta femme maintenant qu'elle est dans cet asile ?

Tu y a déjà pensé ? Ça te plairait ?

Ça te plairait ? Alors qu'elle est à l'asile ?

Quelle foutue différence cela fait-il ?

C'est la même chose ! Exactement la même chose !

Elle est aussi jolie ! Regarde-la ! Aussi jolie !

Tu la veux ? Tu la veux, fils ? Si tu la veux, tu l'auras !

Tu peux l'avoir. Je te la donne. Tu peux avoir tout ce que tu veux.

Tout ce que tu veux ! Le monde est à toi !

Reste-là, je vais te montrer.

Reste-là, je vais te montrer.

Vous êtes Bud ?

Oui, madame.

Vous ne me faites pas entrer ?

Je suis navré, mais...

je crois que vous vous êtes trompée de chambre.

M. Stamper ?

M. Stamper !

C'est lui.

Que voulez-vous faire du... ?

Je vais le ramener.

Je serai bientôt à la maison.

Pour la première fois depuis...

Deux ans et six mois presque jour pour jour.

Comment vous sentez-vous ?

Comme si je partais à l'étranger.

John m'a demandée en mariage.

Et vous ne m'aviez rien dit ?

Vous allez accepter ?

Je ne sais pas.

Vous l'aimez ?

Je crois que oui.

C'est différent de ce que je ressentais pour...

Bud.

Mais...

je l'aime.

Il n'y a aucune raison pour que vous n'ayez pas une très belle vie ensemble.

John est de retour à Cincinnati, il est médecin, ça marche très bien.

Je sais.

Il m'appelle tous les jours.

Mon taxi.

Votre taxi est là.

Comptez-vous revoir Bud ?

Je ne sais pas.

Croyez-vous que vous serez heureuse avec John,

si vous n'êtes pas sûre de ce que vous éprouvez pour Bud ?

Lorsque nous affrontons nos peurs, elles s'avèrent parfois dérisoires.

D'accord, docteur Judd.

J'irai le voir.

Je vous écrirai.

Tu aurais pu épouser un garçon d'ici.

Je ne te verrai pas souvent quand tu seras à Cincinnati.

Que sais-tu de ce jeune homme ?

Après tout, tu l'as rencontré dans un asile. Es-tu certaine qu'il va bien ?

Moi aussi, j'étais à l'asile.

Toi, c'était différent. Tu étais juste un peu fatiguée.

C'est tout ce qui n'allait pas.

Il est pour le New Deal ?

Je ne sais pas.

J'en pleurerais quand je pense que je vais perdre ma petite fille.

Combien as-tu payé ça ?

Je ne sais pas, maman.

Les médecins de l'hôpital

t'ont-ils dit que j'avais été une mauvaise mère ?

Ont-ils reproché quelque chose à ton père...

ou à moi ?

Je ne vous reproche rien, maman.

Je t'ai élevée du mieux que j'ai pu, Deanie.

Comme ma mère m'avait élevée.

Et comme elle-même l'a certainement été.

Si j'ai été une mauvaise mère, Deanie, tu ne dois pas m'en vouloir.

J'en ai parfois voulu à ma propre mère.

Mais je me suis toujours dit qu'elle avait raison. Peut-être pas...

mais je l'aimais.

Je t'aime, maman.

Je l'espère, Deanie.

Ce serait bien si les enfants venaient au monde

avec la garantie d'avoir une éducation parfaite

et une vie heureuse et normale.

Mais quand nous naissons, nous devons nous en remettre au hasard.

Maman ?

Il est marié ?

Qui ?

Si tu veux la vérité, je n'en sais rien.

N'aie pas peur de tomber sur lui. Il doit vivre à Tulsa avec sa mère.

Elle a retrouvé sa famille là-bas après le suicide de son mari.

On dit qu'elle n'a plus un sou vaillant. Et sa fille Ginny...

Elle a eu un accident de voiture.

On se doutait qu'elle finirait comme ça avec la vie qu'elle menait.

Il n'y a presque plus aucun Stamper dans cette ville.

Sais-tu que leur maison a été transformée en funérarium ?

Tu as de la visite, Deanie.

- Je suis impatiente de la voir. - Ça fait si longtemps.

Comment va-t-elle, M. Loomis ?

Elle va bien.

Tu viens faire un tour avec nous ?

Donnez-moi deux minutes pour me rafraîchir.

Juste une chose.

Évitez Bud Stamper.

Elle a tout oublié, Mme Loomis.

Non, croyez-moi. Prenez un bonbon.

Elle m'a tout de suite demandé de ses nouvelles.

Et puis, elle s'est allongée sur son lit et s'est mise à pleurer.

Je pensais qu'après tout ce temps elle l'aurait oublié.

Je veux que vous me le promettiez.

Les médecins disent qu'elle est guérie mais ne cherchons pas les ennuis.

Tenez-la loin de lui.

Voilà notre petite fille.

Je veux voir Bud.

Tu dois cesser de penser à lui.

Je ne sais même pas où il est.

Personne ne le voit jamais. Sais-tu où il habite, Hazel ?

Il est dans le ranch de son père.

- C'est loin, tu sais. - Allons-y.

Pousse-toi de là !

Tu veux que j'aille le chercher ?

Tu ferais ça ? ,

Il est derrière la maison.

Je sais.

Salut, Bud. Tu es dans un drôle d'état !

Oui, je travaillais. On a 40 têtes, maintenant.

Deanie t'attend dans la voiture.

- Je ne suis pas très présentable. - C'est pas grave, Bud.

Elle va bien ?

Elle a l'air en pleine forme.

Tant mieux.

Salut, Bud.

Ça fait longtemps.

C'est vrai.

Je suis heureux de te voir.

Merci.

Tu veux voir ma famille ?

Bien sûr.

Viens.

- Elle ne savait pas qu'il était marié. - Tu aurais dû le lui dire.

Je n'ai pas pu.

Viens voir, chérie. Je veux te présenter quelqu'un.

Angelina, voici Deanie, une vieille amie à moi.

Enchantée.

Tout le plaisir est pour moi.

Vous voulez entrer ?

Viens.

Ce n'est pas un palace.

- Je vous offre du vin ? - Merci, mais je ne peux pas rester.

Voici Bud junior.

Celui sans les plumes.

Allez-y.

Bonjour, Bud junior.

Quel beau garçon !

Nous en attendons un autre, j'espère que ce sera une fille.

Tu es un beau garçon.

Je vais devoir partir.

Vous reviendrez nous voir ? Vous viendrez dîner ?

Merci, Angelina.

J'ai épousé Angie quand j'ai quitté New Haven.

Je n'ai même pas fini ma première année.

Elle est gentille.

Elle a été merveilleuse quand les choses sont devenues difficiles.

Tu es heureux ?

Je crois.

Je ne me pose pas souvent la question.

Et toi ?

Je me marie le mois prochain.

C'est vrai ?

Un garçon de Cincinnati.

Je pense qu'il te plairait.

Les choses finissent bizarrement parfois, tu ne trouves pas ?

C'est vrai.

Je te souhaite d'être très heureuse.

Moi non plus, je ne pense pas souvent au bonheur.

Quel intérêt ? Il faut prendre la vie comme elle vient.

Je suis très heureux de t'avoir revue.

Merci, Bud.

Au revoir.

À bientôt, Bud.

- Vous reviendrez bientôt, j'espère. - Si tu nous invites.

C'est promis. On a un peu d'argent qui rentre, maintenant.

On fera une grande fête. Je vous appellerai.

Super.

Le dîner est prêt ?

Alors, tu crois que tu l'aimes toujours ?

"Bien que rien ne ravive la splendeur de ces heures

"Ni la gloire de ces fleurs,

"Nous ne sombrerons pas dans le chagrin, nous nous raffermirons face au destin."

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