Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Corsican
Croatian
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
[musique mystérieuse]
[paroles indistinctes]
- Donc c'est pas un attentat suicide ? - Impossible.
Zaïd n'aurait pas embarqué Yanis dans une bagnole bourrée d'explosifs.
À mon avis c'est Moktar, il se venge de lui comme de nous.
Sans Yanis, on y passait tous.
C'est étonnant que les Peshmergas aient pas détecté les explosifs.
Les analyses montrent des traces de Pentrite,
un explo quasi indétectable et très instable.
Je ne connais qu'un mec capable de l'utiliser : Abou Ali el Korassani.
Un Égyptien, spécialiste des micro-charges.
On le croyait mort à Alep,
mais visiblement, il est vivant et est à Mossoul.
En tout cas, Moktar a gagné.
Les Américains tenteront rien contre lui tant qu'il a Sab.
Comme ça, on est pénard, il ne la libérera jamais.
Tu proposes quoi ?
Qu'on y aille. C'est notre métier, non ?
- Qu'est-ce qu'on fout ? - On veut tous libérer Sab.
Martin !
C'est quoi, la suite ? On recontacte Moktar ?
J'ai envoyé un message pour dire qu'on était prêt à négocier.
Je le connais.
Maintenant qu'il est en position de force,
il va nous mettre la pression.
On va faire comme si de rien n'était ?
On n'a pas le choix.
On doit en passer par là pour récupérer Sab.
Je peux te parler deux minutes ?
Ouais.
[musique de tension]
Mon colonel, on ne peut plus attendre la DGSE.
Prépare un plan d'exfiltration.
Je vais en parler à l'état-major.
Merci.
C'est clair, c'est trop fréquenté.
À moins d'un carnage, on va pas y arriver.
Demande-leur si on peut passer par l'entrée principale.
Ici Martin, on peut pénétrer par l'entrée principale ?
Négatif. Zéro possibilité.
Des gardes armés en permanence. L'accès est trop contrôlé.
Bien pris.
Négatif.
Pourquoi Sab ne sortirait pas dans une ambulance par exemple ?
Ici Martin, les ambulances sont contrôlées à la sortie ?
À l'entrée, mais pas à la sortie.
Bien pris. Elles sont pas contrôlées à la sortie.
Tu veux qu'elle sorte de sa cellule et qu'elle vole une ambulance ?
Qu'elle monte dedans.
- Toute seule ? - Pourquoi toute seule ?
On a quelqu'un sur place, non ?
- Martin. - Ouais ?
- Je peux te parler ? - Ouais.
- Prenez ça, je reviens. - Ça marche.
Nina a appelé. C'est à propos de ton fils.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Je ne sais pas, ça a l'air sérieux. Rappelle-la.
- Elle t'a rien dit ? - Non.
[tonalité]
Ouais, chérie.
J'ignore ce qu'il a, j'ai appelé le SAMU, on va à l'hôpital.
Explique-moi ce qui se passe.
Il a beaucoup pleuré, beaucoup vomi, il a 40 de fièvre.
[sirène]
- On arrive à l'hôpital ? - Ouais.
- Je te rappelle, faut que je raccroche. - OK.
C'est le petit.
Elle est à l'hôpital avec lui.
On ne sait pas ce qu'il a.
Un vol part d'Erbil demain matin.
Je préviens les gars.
[musique rock]
[brouhaha]
[sonnerie]
Ouais, chérie.
- Il t'a dit ce que c'était ? - Sténose du pylore.
- C'est quoi ? - Je sais juste qu'ils veulent l'opérer.
Il faut que je signe une autorisation. T'es d'accord ?
Bien sûr, c'est quoi cette question ?
J'en sais rien... Si ça tourne mal ?
Mais non. Tu peux me passer le chirurgien ?
Oui, je te le passe. C'est mon mari
Bonjour.
Bonjour, docteur, c'est monsieur Manzard.
On attend les résultats d'analyses pour l'opérer.
C'est une grosse opération ?
Non, c'est une opération bénigne.
- D'accord. - Je vous repasse votre femme.
Merci.
Allô ?
Ouais, chérie, t'as entendu ce qu'il a dit ?
- Je t'appelle dès que j'atterris. - [sonnerie]
Attends, ne bouge pas.
Je te rappelle.
- J'ai un appel. Bisous. - OK.
À plus tard.
Ouais, Paco ?
Les bombardements se rapprochent. C'est quoi, ce bordel ?
Quoi ?
J'appelle Roques tout de suite. Vas-y, je te rappelle.
[explosions au loin]
- Eh ! - [avion]
Eh !
Ça va ?
Mon colonel, c'est Martin.
- Oui ? - Paco vient de m'appeler.
C'est urgent, ils se font pilonner.
Vous pouvez voir si une opération est en cours
dans le secteur de l'hôpital ?
- Je vais voir. - OK. Merci.
[musique dynamique]
Ouais, Kevlar.
Ouais, Martin.
- Une sténose du pylore, tu connais ? - Non, ça ne me dit rien.
Mais donne-moi cinq minutes.
D'abord, appelle Spit et Paco.
Je crois qu'ils prennent la foudre.
- Tu fais ça pour moi ? - OK.
Ouais ?
Paco, exfiltration immédiate.
Attends, je checke.
- [explosions au loin] - [sifflement de projectile]
[paroles en arabe]
[paroles en arabe]
[musique dynamique]
Impossible. On essaie cette nuit.
Bien pris.
On bouge cette nuit.
OK.
Ouais, patron ?
Les Irakiens ont découvert le dépôt d'armes dans l'hôpital.
Là où y a Paco et Spit ?
Je pense.
Ils ont déclenché l'opération sans avertir la Coalition.
Roh... Vous faites quoi ? Vous exfiltrez ?
On essaie.
OK. OK. OK. Très bien, merci.
[en murmurant] Putain...
- Ouais, Kevlar ? - Bonne nouvelle.
La sténose du pylore s'opère très bien. Ça n'arrive qu'aux garçons.
Ce n'est pas un truc dingue, ça va aller.
C'est ce que m'a dit le chirurgien.
Écoute, je vais appeler ma femme,
comme ça, elle va s'occuper de Nina.
C'est gentil, merci.
T'as eu Paco et Spit ?
Ouais. Ils ne peuvent pas bouger, y a trop de djihadistes.
On attend la nuit, et puis...
On espère que ça ne pète pas.
Oh, putain.
Prends Bijou avec toi et allez les attendre au point de récupération.
- D'accord ? - OK.
[il soupire]
[en murmurant] Et merde.
J'arrive. J'arrive, j'arrive.
Ça te dirait de venir bosser chez nous ?
Vu tes capacités, tu peux faire mieux que J2.
Non, mais...
T'as pas envie de te poser ? D'avoir un job sérieux ?
Analyste à Paris ? Non merci.
T'as pas envie de construire un truc ?
Construire un truc ? C'est-à-dire ?
Rencontrer quelqu'un...
- De bien. - [léger rire]
Pour ça, il faut que je rentre à la DGSE ?
[un véhicule approche]
T'es venu avec ton escorte ?
J'ai survécu à la voiture piégée, donc oui, je suis là.
- Je ne vois pas de quoi tu parles. - Écoute.
Ma hiérarchie veut arrêter la collaboration avec toi.
L'émir veut exécuter l'otage.
Publiquement.
Faites un geste, et je le convaincrai de la laisser en vie.
De la libérer, c'est mieux.
Ouais.
On parle de libération ou on parle de rien.
OK, c'est possible.
- Combien tu veux ? - Dix millions de dollars.
On a dix millions de dollars bloqués en cash au Qatar.
Aidez-nous à les convoyer jusqu'à Mossoul.
Je garantis le secret absolu.
Et je vais te croire ?
À toi de voir.
Hé !
Envoie une preuve de vie.
[le véhicule démarre]
Jamais ! Je m'oppose à ce qu'on aide à financer Daesh
de quelque manière.
C'est indéfendable politiquement. Sans parler du problème éthique.
C'est éthique d'abandonner une soldate française aux mains de Daesh ?
On ne l'abandonne pas.
- On peut donner de l'équipement médical. - Absolument.
Un scanner et un bloc opératoire.
Ça vaut des millions et Daesh n'en a pas.
Ils ne veulent pas d'équipement médical.
Ils veulent gagner la guerre, et pour ça, faut payer les troupes.
Je vous rappelle que Moktar a juste dit qu'il en parlerait à l'émir.
On va aider Daesh
et on aura quand même une exécution d'otage.
Une opération est en préparation pour exfiltrer l'otage.
L'action de la DGSE auprès de l'émir permettrait de faire diversion.
En permettant à l'émir
de récupérer son argent, il croira qu'il nous tient.
On l'embrouille, on gagne du temps.
Avec ou sans nous, ils se débrouilleront pour avoir leur argent.
Ils ont encore des soutiens dans la région.
Bon. J'en parle à l'état-major et je reviens vers vous.
[Pierre souffle]
[musique calme]
Martin ?
- Tu n'es pas parti ? - Non.
Milo est stabilisé, on va l'opérer plus tard.
Je partirai après l'exfiltration de Paco et Spit.
- Nina est d'accord ? - Bien sûr.
Je ne vais pas te mentir, ça m'arrange que tu restes.
- T'es sûr de toi ? - Je sais ce que je fais, mon colonel.
Kevlar et Bijou sont en route.
- Tu me préviens quand ils arrivent. - Très bien.
- [inspiration] - [toux]
T'es de la DGSE ?
[paroles incohérentes]
T'as dit quoi ? Je comprends rien quand tu parles.
Opérations spéciales.
Tu mens.
Y a pas de femme chez eux.
Non.
Chut...
[grognement]
[toux]
C'est quoi, ton poste ?
Tu fais quoi chez les opérations spéciales ?
TLD.
Sniper.
Sniper ?
On ne dirait pas.
Et t'es venue tuer qui ?
Toi.
Moi ?
Je suis une star !
T'es sur la liste.
Ils te connaissent.
[haletante] Ta mère... Elle est à Molenbeek.
Ta femme... Ils savent tout.
Qui leur a parlé ?
Des traîtres. Chez vous.
Parle.
[haletante] Ils donnent des informations
aux services étrangers parce qu'ils sont mal payés
et qu'ils ont peur.
Donne-moi les noms.
Je ne sais pas.
- Donne-moi les noms. - Je connais pas les noms.
- Donne-moi les noms. - Je connais pas les noms.
- T'es sûre ? - Non.
- Tu connais pas les noms ? - Non.
- Ah ouais ? - Non, non, non...
Donne-moi les noms.
- Donne-moi les noms. - J'ai...
Tu vas me donner les noms ?
- Donne-moi les noms. - Je ne sais pas.
- Je connais pas. - Tu connais pas les noms ?
- Je connais pas. - Tu connais pas ?
Je connais pas les noms. Non ! Non, non, je connais pas.
Hein, hein ?
Non. Je ne connais pas, je vous jure, je ne sais pas.
Non... Non !
- Tu connais pas les noms ? - Non !
Chut... Donne-moi les noms.
[musique grave]
[sonnerie]
Alors ?
Ma hiérarchie a donné son accord.
Bon.
[musique de suspense]
[en français] Je dois te laver.
Ils veulent faire une photo.
Une preuve de vie ?
[musique douce]
S'ils veulent une preuve de vie, c'est qu'ils ne vont pas me tuer ?
N'aie pas peur.
J'ai très peur.
Merci.
[musique de suspense]
Martin, ici Paco.
Exfiltration immédiate. On rejoint le point de mise à l'eau. Terminé.
Bien pris.
[tirs au loin]
- [tirs] - [sifflements de projectiles]
[musique oppressante]
[explosions au loin]
[sifflements de projectiles]
[la musique continue]
[avion]
Ils sont tirés d'affaire.
[elle expire]
- Bon... - [sonnerie]
Prends-la. Je vais chercher quelque chose à manger.
- Ouais, chérie. - Ouais, Martin.
Il est parti au bloc. Si ça se passe bien, y en a pour une heure.
Ça va bien se passer.
Ouais. T'arrives quand ?
J'ai raté le dernier vol.
Ah, OK. Bon, dépêche-toi, hein.
[il acquiesce]
Elle n'est pas toute seule. Tu ne t'inquiètes pas.
Heureusement que j'ai Valérie, sinon je péterai un câble.
[Valérie] Martin !
Tu diras à mon crétin de bonhomme qu'il a bien fait de me prévenir ?
OK, ce sera fait.
Merci.
Elle me parle de ses problèmes, ça me change les idées.
Je pense fort à vous. Je t'appelle.
À toute à l'heure.
À toute à l'heure. Je t'aime.
[musique triste]
Tiens.
Merci.
Tu dois te demander pourquoi je suis pas déjà parti.
Je ne te juge pas.
Je devrais être avec eux, mais...
Je n'y arrive pas.
Je peux pas partir alors que j'ai deux hommes sous le feu et une otage.
Ça me bouffe, putain.
Je suis désolé, pardon.
Même quand je suis avec eux, je n'arrive pas à décrocher.
Je ne pense qu'à ça, putain.
- Pardon - Non, non.
Olivier m'avait proposé de partir avec lui.
Rien que nous deux, pendant un temps.
J'ai dit oui.
En vrai, je n'ai jamais demandé ma mutation.
Même pas une perm.
Tu t'en veux ?
Beaucoup.
[musique pop rock lente]
L'idée qu'on a eue avec Kevlar, comme on peut pas aller chercher Sab,
on va la faire sortir.
Les seuls véhicules qui peuvent sortir de l'hôpital sans contrôle,
ce sont les ambulances, donc elle sortira comme ça.
- Là, j'ai fait bosser Kevlar. - Ouais.
Étape numéro une :
notre source injecte de l'insuline à Sab pour qu'elle tombe dans le coma.
Là, tout le monde pense qu'elle va mourir.
Pour bien comprendre,
- on l'empoisonne pour la sauver ? - Effectivement, mon colonel.
On a vérifié avec des médecins,
c'est une procédure classique en cas de diabète.
Notre source a une formation médicale, elle saura quoi faire.
- OK. - Concrètement, un lecteur
glycémique permettra à notre source de surveiller le taux d'insuline de Sab,
avec la possibilité à tout moment de lui injecter du Glucagon,
qui est le médicament qui aide à faire redescendre ce taux rapidement.
Donc, dès les premiers symptômes,
notre source alerte le médecin-chef. Logiquement, ce dernier flippe grave,
car il a peur de perdre la précieuse otage qui est sous sa responsabilité.
S'il la perd, il se fait découper la tête.
Sa seule option sera d'envoyer Sab en urgence
dans une clinique VIP à l'extérieur de Mossoul.
Là, étape numéro deux.
Sab est dans l'ambulance avec notre source,
car elle fait partie du personnel médical.
Il faut savoir que la clinique VIP est tenue par des médecins russes,
avec du matériel médical de pointe.
C'est là que les huiles de Daesh et leurs familles vont pour se soigner.
Sab aura un tracker sur elle.
On pourra la localiser pendant son trajet et dans la clinique.
On n'attaquera pas l'ambulance durant le transfert, c'est trop aléatoire.
Étape trois.
La sécurité de la clinique est plus faible que celle de l'hôpital.
On intervient, on passe à l'assaut,
on libère Sab.
Pardon, les gars, juste,
comment on sait que Moktar emmènera Sab dans cette clinique
et qu'il la laissera pas moisir ?
La DGSE va gérer Moktar de son côté, ça, ce n'est pas nous.
Le COS et la DGSE sont tombés d'accord.
Moktar n'a aucun avantage à libérer Sab.
Il va nous balader.
En conséquence, j'ai fait la demande d'une opération conjointe COS-DGSE.
- Attends... - Ils ont intérêt à gérer pour Moktar.
Faut qu'ils fassent attention avec Moktar.
On travaille ensemble.
On arrête les chamailleries.
[Roques] Je vous ai choisis pour aller chercher Sab.
Ce n'est pas seulement votre job, c'est votre devoir.
Chacun va jouer sa partition.
Le boulot de la DGSE est de rendre Sab importante aux yeux de Moktar.
Avec ce qu'ils ont prévu, ils ne vont pas la laisser mourir.
Martin, tu prépares un dossier d'objectifs sur la clinique.
- Ouais, on a déjà commencé. - Paco, tu briefes Soraya.
Tout le monde se prépare, on laisse rien au hasard.
Une fois que Sab arrive dans la clinique, on déclenche l'assaut.
- OK. - Bien pris.
- Questions ? - Non.
[musique de tension]
C'est quoi, ça ? Il n'y a que la moitié.
À quoi tu joues ? Où est l'argent ?
Tu nous crois assez cons pour t'apporter tout le fric contre une photo ?
Il est où ?
Dans un coffre.
Jusqu'à la libération de l'otage.
Tu la libères demain, je t'apporte l'argent demain.
Ou on annule tout.
Tu veux annuler ?
Avec ton argent dans la nature ?
[musique de suspense]
En tout cas, il est bien accroché.
[la musique continue]
[déverrouillage de la porte]
[en français] Je pars avec el Belgiki. Il n'y aura pas d'exécution sans lui.
Mais après ?
Je vais voir Martin et Paco.
Prépare-toi.
[musique de tension]
[en français] Tu parles français, c'est ça ?
Comment ça se fait ? T'es déjà allée en France ?
J'ai appris à l'école. J'aimais beaucoup cette langue.
Mais non,
je n'irai jamais en France, y a trop de péchés là-bas.
En Belgique, c'est pareil.
Que des kouffars.
Si je peux me permettre, t'as quel âge ?
31 ans.
Et t'es pas mariée ?
Une belle femme comme toi mash'allah,
qu'est-ce que t'attend ?
Je dois m'occuper de mes parents, ils sont très malades.
[en français] Je peux te poser une question ?
Faut pas que tu le prennes mal.
Tu pourrais parler à ton père de moi,
en vue d'un mariage ?
Je suis déjà marié, mais je gagne beaucoup d'argent.
Tu ne serais pas obligée de travailler,
t'aurais une maison pour toi,
des bonnes, tout le confort.
Essaie d'en parler à ton père, d'accord ?
Pas besoin de ça, t'es avec moi.
Bon, tu lui en parleras ?
Oui, je lui parlerai.
[voix d'enfants]
Je te laisse là, ma femme est au bout de la rue.
T'es sûre que tu veux continuer en car ?
Oui, ça va aller.
- N'oublie pas ce que je t'ai dit. - Non, non.
[klaxon]
[musique grave]
[klaxon]
[brouhaha]
[Bijou] Bon Kevlar,
ça s'arrange du côté de ta femme ?
Non.
[Bijou] Il faut que tu parles avec elle.
Parle. Vas-y, bouge-toi.
Communique.
Je suis sûr que c'est ça, ton problème.
Je n'ai pas raison ?
Ouais, t'as pas tort.
C'est toujours ça, le problème. La communication.
[Bijou] T'inquiète.
Je ferai des photos sympas de toi, tu les enverras à ta femme.
Arrête, c'est ridicule.
C'est l'autre con avec son vélo qui sera ridicule.
Toi, à côté, Brad Pitt c'est...
une merde, carrément.
[Bijou] Non, sérieusement.
Tu feras genre c'est pour ton fils.
Elle va comparer, se poser des questions.
Elle va réfléchir, c'est ça, qu'on vise.
Qu'elle se demande si elle fait pas une connerie.
T'es quoi toi, maintenant, mon avocat ?
- Bien sûr que je suis ton avocat. - Martin, je te l'ai dit, il est barjo.
Je te laisse tout seul, tu divorces demain.
[Martin] Le car arrive.
[musique de suspense]
[Martin] Attend, je crois qu'il est suivi par une voiture.
Tu me confirmes ça ?
Je confirme, elle est derrière le car.
[déclics d'appareil photo]
[musique de suspense]
Bien sûr. Tout à fait.
Reçu, mon général.
[déclics d'appareil photo]
Il la suit.
Putain...
J'ai l'impression que c'est el Belgiki, j'envoie les images.
Je confirme l'identité d'Abou Omar el Belgiki,
nom de code "Cerbère".
C'est le bourreau de Daesh.
Yes !
[musique haletante]
[en arabe] Au revoir.
- Bonjour. - Ça va ?
Oui, ça va.
El Belgiki était derrière toi, il t'a suivie.
- Quoi ? - Tu l'as pas vu ?
- Non, je n'ai rien vu. - Tu penses qu'il te soupçonne ?
J'ai un ordre de mission du médecin-chef. Il peut rien contre moi.
J'ai une mauvaise nouvelle : Sab a reçu la combinaison orange.
- Ça veut dire qu'elle est condamnée ? - Il faut faire vite.
- Vas-y, montre-lui. - OK.
Le stylo à insuline. Tu sais comment on s'en sert ?
Oui, je connais ce modèle.
- T'es sûre ? - Oui.
L'oxymètre. On a pris un petit modèle pour que tu puisses le cacher.
Et le Glucagon,
pour faire baisser le taux si ça va trop loin.
Oui, bien sûr.
Tu pourras être avec elle en permanence ?
Je m'occupe déjà d'elle. Ce sera possible.
OK, super.
Il faudra qu'elle porte ce soutien-gorge.
On a cousu un tracker.
On pourra vous suivre quand vous serez dans l'ambulance.
D'accord.
Pour finir, on a ça pour brouiller les pistes.
À mettre sur les narines ou autour de la bouche.
- OK. - Ça va aller ?
Oui.
Ta couverture.
Fais attention.
[brouhaha]
Laisse-moi t'aider ma sœur.
[en français] C'est quoi, alors ?
Pourquoi tu m'as pas demandé de te déposer ici ?
- T'as rendez-vous avec un homme ? - Avec un homme ?
Tu m'insultes en plus ?
[en français] Soraya,
y a pas de car avant longtemps, j'ai ma voiture. Laisse-moi t'emmener.
Tu ne devais pas voir ta femme ?
Tu m'as menti en plus ?
Non, Moktar m'a convoqué.
Il m'attend à l'hôpital. Je te jure.
Ce n'est pas sûr ici, laisse-moi t'emmener.
[en français] Elle est juste là.
[musique de tension]
[sonnerie]
Mais c'est papa qui appelle.
- Martin ? - Allô, chérie ?
On est rentrés à la maison, ça s'est super bien passé.
Je passe en visio pour que tu le voies ?
Non, je ne peux pas.
Pourquoi, t'es où ? T'es en transit ?
Je ne suis pas parti.
Quoi ?
Tu ne vas pas venir ?
Si, la semaine prochaine.
Pardon ?
Nina, on va bientôt libérer Sab.
T'as jusqu'à demain matin. Si tu n'es pas avec nous...
Arrête, arrête, putain, arrête.
Si on n'est pas réunis tous les trois après ce cauchemar,
je te jure, Martin...
Je fais ce que je peux.
- [on toque] - J'arrive.
C'est ce que tu te dis, mais tu nous abandonnes.
Me fais pas ça maintenant, s'il te plaît.
[on toque]
- [on toque] - [Kevlar] Martin ?
[en criant] J'arrive, putain.
[musique de tension]
C'est elle, là.
[Roques] Tu peux zoomer sur elle, vite.
[musique haletante]
[en français] Tue-le.
[la musique continue]
[musique mystérieuse]
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.