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[en arabe] Tu nous espionnes ?
[musique de tension]
Ton qamis est taché, mon frère. Que Dieu te garde.
Je t'ai déjà vue, non ?
[en français] Elle est infirmière au second.
Même ses deux frères travaillent ici.
Elle peut nettoyer ton qamis, si tu veux.
[en arabe] C'est bon. Retourne travailler.
Vérifie qu'il y a toutes les munitions commandées.
S'ils nous ont volés, tu sais quoi faire.
[en arabe] T'énerve pas.
[en français] Prends ma voiture.
- [sirène] - Tu n'en as pas besoin ?
Omar va t'accompagner, il sait où c'est.
[le véhicule démarre]
[cris au loin]
[musique de suspense]
Cette maison, Zaïd se l'est fait prêter par un ami.
Y a pas de caméra de sécurité, le portail est en métal, très lourd.
Y a des gardes ?
Deux ou trois, mais pas plus.
D'après ce que j'ai compris, y a surtout des femmes.
[elle tape sur un clavier]
Cet homme avec Zaïd, est-ce que vous le connaissez ?
Bien sûr. C'est Moktar Masry, le chef de l'Amniyat.
C'est lui qui me contactait pour soigner les détenus.
Ils ont des prisonniers qu'ils torturent jusqu'à leur exécution.
Et vous deviez les faire durer autant que possible ?
Je n'avais pas le choix.
Une fois dans Daesh, vous ne pouvez plus en sortir.
Ma limite, c'est ce qu'ils ont fait au mec de la CIA.
Moktar, c'est un vrai pervers.
En quittant Daesh, pourquoi ne pas contacter les Américains ?
J'ai eu peur de Guantanamo.
Vous, les Français, vous êtes plus humains.
Ah bon ?
Tout le monde le sait.
Moktar Masry vous appelait avec quel numéro ?
[il tapote sur son téléphone]
Le voilà. Il utilisait toujours le même.
Je suis Togolais.
Je me suis converti à l'Islam pour donner un sens à ma vie.
Quand j'ai vu la propagande de l'État islamique, j'y ai cru.
Mais jamais, jamais je n'aurais imaginé cette violence.
Bien sûr. Les vidéos de propagande de Daesh sont non violentes.
Ils sont là.
- T'as ce qu'il te faut ? - Oui, je n'ai plus besoin de lui.
- Les Américains veulent vous interroger. - Les Américains ?
Je ne voulais pas...
Ted Kerry a été torturé pendant trois mois, avec votre aide.
Alors ce que vous voulez, ça m'intéresse pas.
Allez, viens ! Allez !
[musique de suspense]
Allez !
Et ma femme et mon fils ?
Il sera traité comme il le mérite.
[le véhicule démarre]
Quoi ?
Je vais te montrer quelque chose.
Regarde.
C'est le numéro avec lequel Moktar appelait le secouriste.
J'ai activé le logiciel pour voir s'il avait appelé d'autres numéros.
Et là, surprise. Regarde cette ligne.
[Adèle] C'est un numéro américain.
Il est crypté.
Il y a plein de numéros cryptés, ça ne veut rien dire.
Il prépare peut-être un attentat aux États-Unis.
Enfin, c'est Moktar.
Il se la joue perso, c'est ce que tu m'as dit.
[il acquiesce]
Pour moi, ce numéro, ça sent la CIA.
Moktar peut jouer double jeu avec son émir
et être en contact avec la CIA.
Et il joue peut-être double jeu avec vous.
Il faut que j'informe le Service. T'avances sur l'échange.
[elle tape sur le clavier]
[chant religieux au loin]
[petit vrombissement]
[musique de suspense]
[le chant continue]
Yanis.
Je te reconnais, t'es le petit-fils de Zaïd.
Il y a quelqu'un avec toi dans la cour ?
Il y a personne.
T'es tout seul ?
Ils sont partis prier.
Tiens.
[le chant religieux continue]
[conversation indistincte]
[cliquetis métallique des chaînes]
[musique de tension]
[la musique continue]
Chut ! Chut !
Chut !
- Chut ! - [grognement]
Chut ! Chut !
- [cri étouffé] - Chut !
Ahmed ! Ahmed !
Ahmed !
Ahmed !
[musique rock]
C'était mon frère d'armes.
C'était un accident.
J'aimerais pouvoir
lui dire que je suis désolé,
lui dire pardon.
Mais c'est trop tard, il est mort.
Tout le monde se trompe.
Tout le monde fait des erreurs un jour.
Non.
Nous, quand on fait une erreur, on tue un camarade.
Je suis avec vous, d'accord ?
Vous n'êtes pas tout seul.
- [on toque] - [la porte s'ouvre]
- On y va ? - Ouais.
- Ouais. - Ouais.
Désolé, faut que j'y aille.
[tonalité]
Oui, allô ?
Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu ne veux plus faire l'échange ?
- Pas aujourd'hui. - Pourquoi ?
Je suis en mission.
En mission ?
Quelle mission ?
Je te rappelle.
On ne fera pas l'échange aujourd'hui.
Je n'ai pas plus de détails, il ne pouvait pas parler.
Pourquoi on va pas chercher Sab ?
On a les plans de sa maison, du quartier, des images satellites...
Vous pouvez pas nous obtenir le go ?
Je peux te parler cinq minutes ?
Le commandement est inquiet pour ton groupe.
Vous enchaînez les missions sans respecter les temps de récupération.
Ils sont solides.
Tu ne sauveras pas Sab avec un groupe au bout du rouleau.
Le groupe va bien, je vous assure.
- Ah ouais ? - [Martin acquiesce]
Rassemble tes gars, on va faire un tour.
Allez !
[musique dynamique]
On accélère, allez.
[cris]
[rires]
Y a des bons camarades.
Bon alors ? Tu racontes un peu tes conquêtes ?
Non, je raconte pas.
[rires moqueurs]
Non, non, sérieux, non.
Le vrai chiffre... Le vrai chiffre.
Non, je ne dis pas, c'est secret.
- Secret ? - Secret, ouais.
C'est ce qu'on dit quand on couche avec une femme mariée.
- La mienne, par exemple. - Hein ?
- Tu n'es pas au courant ? - De quoi ?
C'est le scoop du jour. Ma femme veut s'installer avec son amant.
Ça va, ne faites pas cette tête.
- Tu balances ça comme ça. - Je préfère
être divorcé que cocu.
- Tu peux pas recoller les morceaux ? - Quels morceaux ?
Je ne vais pas envoyer des fleurs par internet.
L'autre là, il l'invite au resto,
au ciné, il pêche avec mon gosse.
- Ils font même du vélo avec. - Du vélo ?
- Tu te fous de ma gueule en plus. - Mais non, attends !
S'ils font du vélo, c'est que c'est pas un plan cul.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Quoi qu'est-ce que je raconte ?
Expérience d'homme.
T'as 12 ans, qu'est-ce que tu nous parles ?
Tu ne vas pas tout gâcher pour un coup de canif dans le contrat ?
Ces gros muscles te servent à quoi si tu ne te bats pas ?
Tu veux quoi, que je me batte contre ma femme ?
Je n'ai pas envie.
Pour moi, la maison, c'est la joie, c'est la paix.
C'est les rires, tout ça, quoi.
Et la console ?
Et la charcuterie ?
- [rires] - Merci, bien sûr.
- Ils sont totalement au bout du rouleau. - Mais non !
Solide ! Solide, mon colonel.
Kev ?
[aboiements]
[grincement métallique]
[en arabe] Qu'est-ce que vous faites, mes frères ?
- Avance ! - Un peu de respect !
[paroles en arabe]
[musique inquiétante]
[grognements]
Pourquoi tu ne m'as pas parlé d'elle ?
Ma fille...
Quoi ?
Les Français ont ma fille.
Zaïd ?
Il est occupé.
Vous êtes qui ?
Et vous ? Vous êtes qui ?
En fait, ce n'est pas Zaïd qui nous intéresse.
Qui alors ?
Quelqu'un qui a beaucoup d'importance pour nous.
Désolé, je ne vois pas de quoi vous parlez.
[musique menaçante]
Je vais voir avec Zaïd ce qu'il peut me dire.
[halètements]
Moktar Masry.
Ça veut dire qu'il a découvert Sab.
[Adèle] Oh, merde.
[musique inquiétante]
Je n'ai pas une bonne nouvelle.
Sab n'est plus entre les mains de Zaïd.
Elle serait détenue par Moktar Masry, chef de l'Amniyat.
Moktar travaille pour l'émir,
donc Daesh doit être au courant qu'il détient une otage française.
Contrairement à Zaïd, il a aucune raison de la libérer rapidement.
- Il y a eu aucune revendication. - Exact.
Si Moktar a pas reconnu qu'il détenait Sab,
ça veut dire que rien n'a été décidé au niveau de l'émir.
On sait où elle est ?
Il est probable qu'elle soit détenue avec Zaïd,
au sous-sol de l'hôpital de Mossoul.
L'hôpital est en pleine zone Daesh.
Si Sab est détenue là-bas,
seule la négociation permettra de la libérer.
Mais elle a pu être emmenée ailleurs,
même à Raqqa.
Le COS a prévenu le chef d'état-major, l'Élysée est au courant.
On est dans une configuration complètement différente.
Oui, mon colonel.
Vous prévenez votre source à l'hôpital, faut qu'elle se bouge.
- Ouais. - Maintenant.
- [Martin] Très bien. - [Paco] Les gars !
[tonalité]
Bonjour, Soraya, comment tu vas ?
Ça va, mais c'est le chaos à l'hôpital.
J'ai entendu que Zaïd a été arrêté par l'Amniyat.
Si c'est vrai, il doit être au sous-sol.
Tu peux demander à tes frères s'il y a une Française avec lui ?
- Je fais ça demain. - OK.
Merci, Soraya.
Soraya !
[en arabe] On est avec toi. N'aie pas peur.
[brouhaha]
[en arabe] Bonjour à tous.
Bonjour, ma sœur.
Vous avez travaillé toute la nuit ?
- Vous avez faim ? - On crève de faim, donne-nous à manger.
Je t'ai apporté ça. Que Dieu te protège.
Merci.
Mes pauvres, vous travaillez trop.
On a reçu des prisonniers VIP cette nuit.
C'est vrai ce que j'ai entendu, alors ?
Zaïd a trahi l'État islamique?
Oui, c'est vrai.
Mon Dieu ! Je peux pas le croire !
Il avait une otage.
Une Française.
- C'est vrai ? - Elle est ici.
Avec les hommes ?
Elle est seule, ne t'inquiète pas. Personne ne la voit.
Mais...
C'est péché, ça.
Écoute.
Puisque t'es là, apporte-lui à boire.
Ton frère va t'ouvrir la porte.
Vas-y.
Suis-moi.
Tu ne risques rien, elle est très faible.
Ça va aller.
File avant que ton repas refroidisse.
[en français] Sab.
Sab.
Chut, chut.
N'aie pas peur.
Je suis Soraya.
Je viens de la part de Paco.
On va t'aider, d'accord ? Tiens.
Paco ?
[en murmurant] Oui.
[coup métallique au loin]
La partie est de la ville est sous contrôle ICTS.
Ce qui nous intéresse, c'est l'hôpital.
Faudra placer un dispositif de surveillance dans l'aile désaffectée.
Dans ces deux endroits.
Un à ce niveau-là, une caméra sur le fond de la cour,
- et une autre sur l'entrée. - C'est Soraya.
Paco, je suis avec elle.
Sab, comment ça va ?
[léger rire]
On t'a localisée Sab, on sait où t'es.
Surtout, tu tiens bon.
On vient te chercher.
[léger rire]
[coup métallique au loin]
Je vais revenir.
[musique de tension]
[Soraya toque à la porte]
Votre source a vu la caporale Besson au sous-sol de l'hôpital de Mossoul ?
[Martin] Tout à fait, mon général.
On a eu un contact en direct avec elle.
Ça paraît un peu facile, non ?
Ma source a pris un risque énorme. Elle est pas censée côtoyer les détenus.
Et ça vous paraît pas suspect ?
Cette source dont l'identité n'a pas été communiquée à la DGSE
envoie comme par miracle une preuve de vie ?
Et alors ?
Il y a un effet d'aubaine qui paraît suspect.
Suspect de quoi ?
Je pense à une manipulation de Moktar Masry.
Si vous nous communiquez l'identité de la source,
on pourra vérifier qu'elle est fiable.
Les forces spéciales ont aucune obligation de communiquer l'identité d'une source.
C'est pas une obligation, c'est une sécurité.
C'est impossible.
Vu sa situation, la moindre fuite, c'est son arrêt de mort.
On sait garder les secrets.
On a nos propres sources à l'intérieur de l'hôpital.
Avant de décider, on aimerait croiser vos informations avec les nôtres.
[général] Si la DGSE a d'autres sources dans l'hôpital,
on attend les renseignements avec impatience.
Ça n'empêche pas Martin de continuer avec le plan proposé.
Roques, je vous donne le go pour la mission Argos.
Mon général.
[musique de tension]
[la musique continue]
[la musique s'arrête]
[Adèle] J'aime pas quand on est aveugle comme ça.
Écoute, y a deux kilomètres.
Chargés comme ils sont, tu comptes 40 min par kilomètres.
- Ils devraient arriver dans... - 1h20.
Ouais, 1h20.
[musique inquiétante]
[tirs au loin]
[avion]
[explosions au loin]
[sifflements de projectiles]
[mobylette]
[musique de suspense]
- [explosions au loin] - [sifflements de projectiles]
[paroles indistinctes]
[sirène]
[musique de suspense]
[explosions au loin]
[un véhicule démarre]
[paroles indistinctes]
[conversation indistincte]
[musique de suspense]
[en murmurant] Vous vous installez là. On va décrocher avec Kevlar.
Compte rendu toutes les deux heures.
[musique de tension]
[brouhaha]
[déclic d'appareil photo]
[déclic d'appareil photo]
[déclic d'appareil photo]
[déclic d'appareil photo]
[déclic d'appareil photo]
[choc métallique dans le bâtiment]
[paroles en arabe au loin]
[chocs dans le bâtiment]
[en arabe] Dépêchez-vous !
Allez, dépêchez-vous !
[paroles en arabe]
C'est quoi, ça ?
OK.
Selon nos données, ce sont des SK32 Strela.
Fabrication biélorusse.
Code OTAN SA-7 Grail.
Missile sol-air tchétchène.
[Martin] Putain !
45, ici 11.
Vous êtes à côté d'un arsenal. Vous pouvez bouger ?
[en murmurant] Aucune possibilité de déplacement. On maintient la position.
OK, bien pris.
Négatif, ils ne peuvent pas bouger.
[chocs]
[en arabe] Oui.
[brouhaha]
Oui.
Non.
[le véhicule démarre]
Non.
[en murmurant] 45 à 11.
Le véhicule de Moktar quitte l'hôpital.
À 12h15.
[en arabe] Je croyais que cette affaire était réglée.
Arrête-toi. Arrête-toi !
Je retourne au bureau.
Ramène les sacs chez moi.
[cris]
45 ici 11.
Est-ce que Moktar est dans la voiture ?
Négatif, on l'a vu quitter le véhicule.
Il n'est pas dedans.
[cris]
[musique de tension]
Moktar n'était pas dans la voiture, mais c'était bien un drone américain.
[femme] Représailles pour la mort de Ted Kerry.
Putain.
Ils auraient pu nous le dire !
Il doit penser que c'est nous, qu'on était d'accord pour le droner.
Déjà qu'il est parano...
La hiérarchie s'interroge
sur le recrutement de Moktar en tant que source.
- On murmure que tu t'es fait baiser. - Eh, ça va.
Le deal de départ était de l'aider à supprimer l'émir.
On a toujours su qu'il n'était pas fiable.
Est-ce que tes relations avec lui vont nous aider à libérer l'otage ?
Tout dépend de sa relation avec l'émir en ce moment,
de son agenda personnel concernant le futur de l'État islamique.
Y aura bientôt plus d'État islamique.
Moktar n'abandonnera jamais.
Il est jeune,
il se planquera au Pakistan ou en Afghanistan et il reformera l'EI.
Il doit tester la résilience de l'émir
pour savoir s'il doit l'éliminer ou se servir de lui.
Le plus urgent est que tu t'expliques avec Moktar.
- Rappelle-moi dès que tu l'auras eu. - OK.
[Adèle] T'aurais pu m'en parler.
C'est très emmerdant pour nous.
Ça fait longtemps que tu l'as recruté ?
Y a un an.
C'est lui qui était demandeur.
Il nous a contactés après un désaccord avec l'émir.
S'il pense qu'on est pour quelque chose dans l'attentat,
on est très mal.
[il acquiesce]
On va le rappeler.
[tonalité]
Il ne répond pas. On recommence.
[tonalité]
[sonnerie]
Je devrais te tuer.
L'otage française,
Farès, ta fille.
Et maintenant, cet attentat contre moi.
Je vois pas de quoi tu parles.
Évidemment. T'étais trop occupé avec tes combines.
T'as de la chance, tu peux encore m'être utile.
Je n'ai aucune intention de mourir.
Mm ?
Faut que je calme le jeu, avant qu'ils me dronent encore.
J'ai quelque chose qui intéresse les Américains.
La Française ?
Le corps de Ted Kerry.
Les Américains veulent toujours récupérer les corps,
c'est très important pour eux.
Tu vas récupérer l'espion américain et leur rapporter.
Et ça va suffire pour pas qu'ils te dronent ?
On va passer par les Français.
J'ai leur otage, ils vont me protéger.
Pas la DGSE,
je n'ai plus confiance.
Ta petite copine, Adèle.
Tu la connais, elle va t'écouter.
Tu lui diras que c'est avec elle que je veux négocier l'otage.
En échange, elle calme les Américains.
Je mets le corps dans le coffre,
je monte dans ma voiture et je vais voir les Français ?
Voilà.
Non.
Tu n'es pas en position de me dire non.
Tu peux me tuer, si tu veux.
Mais si je vais chez les Français, j'y vais avec mon petit-fils.
Il ne grandira pas dans un camp.
Moktar,
je veux mon petit-fils.
Juste mon petit-fils.
[conversations indistinctes]
Adèle, ça va ?
- Je peux ? - [elle acquiesce]
[sonnerie]
Adèle ?
Zaïd, qu'est-ce qu'il se passe ?
Moktar veut rendre le corps de Ted Kerry aux Américains et négocier
l'otage.
Tu m'appelles d'où ?
De l'Amniyat. Écoute-moi...
Pourquoi il passe par moi ?
Il ne me connaît pas.
La DGSE l'a trahi, il n'a plus confiance.
Nous, Ted Kerry, ça nous intéresse pas.
Vous voulez l'otage et lui la garantie qu'il va pas être encore droné.
Tu lui apportes la preuve
qu'il ne sera pas droné, il vous rend la militaire.
Tu délires. On a très peu de pouvoir sur les Américains.
Tu te débrouilles.
Déjà, il rend le corps, il ne peut pas faire plus.
Pour Sab ? Il propose quoi ?
Je ne sais pas.
C'est lui qui gère l'otage.
Moi, tu me dis juste où je dois déposer le corps.
Et au moindre problème,
Moktar exécute la fille.
Zaïd ?
Oh, merde.
[musique de tension]
Sous prétexte de calmer le jeu, il montre qu'il nous tient.
Je demande à Paris la géoloc du portable qui vient d'appeler,
on le met sur écoute, et on voit si on y va ou pas.
[Adèle] Bien sûr qu'on y va.
Sinon, il exécute Sab. Qu'est-ce que tu veux discuter ?
[Martin] C'est pas le moment de faire les malins.
Il est fou de rage, il veut même plus vous parler.
Je vais contacter Assayech pour voir où récupérer le corps de Ted Kerry.
Je vais voir Roques. Il faut prévenir les Américains.
Non. Ils vont vouloir s'en mêler.
On peut pas risquer qu'ils fassent tout foirer.
On a encore une chance de sauver Sab.
On a un accord de principe sur le lieu de récupération et l'horaire.
L'opération se déroulera sous le contrôle des Kurdes,
avec le groupe 45 en appui.
Le colonel Watson nous fournit les drones pour surveiller l'accès
au camp peshmerga et ses environs.
Qu'est-ce qu'on fait de Zaïd ?
On peut l'éliminer si vous voulez.
Surtout pas. Pour l'instant, Zaïd est notre seul canal d'accès à Moktar.
Vous faites ce que vous voulez avec ce mec.
Nous, on veut le corps de Ted Kerry.
Et si on vous aide à récupérer Kerry, vous vous engagez à pas toucher à Moktar ?
Au moins tant qu'on a pas récupéré notre otage ?
OK. On retire Moktar de la liste.
Pour l'instant.
C'est bon, Roques. Je vous donne le go.
Mon général.
- [sirène] - [conversation indistincte]
Soraya nous a informés que Moktar va laisser partir Zaïd.
Bien pris.
- [déclic d'appareil photo] - [Paco] C'est bon, il sort.
[déclic d'appareil photo]
[déclic d'appareil photo]
[déclic d'appareil photo]
Ça y est, je le vois.
Il est libre, mais sous surveillance.
[déclic d'appareil photo]
Sinon, vous, ça va ?
Super. RAS.
[déclic d'appareil photo]
[déclic d'appareil photo]
[déclic d'appareil photo]
[conversation indistincte à la radio]
Psst.
[musique grave]
- [bourdonnement] - [toux]
[arabe] Prenez-le.
Dans la voiture.
Grand-père va t'emmener faire un tour, tu veux bien ?
Ça va ?
Oui, ça va.
[le véhicule démarre]
[musique calme]
[la musique continue]
- On va retourner en France ? - J'espère.
Mais moi, je veux rester ici.
Je veux me battre contre les kouffars.
Arrête avec ces histoires de kouffars. C'est des bêtises.
Il faut savoir s'arrêter de faire la guerre.
Moi, j'arrête.
[musique de tension]
[bêlements]
Martin, ici Bijou. Zaïd arrive.
Combien de pax dans le véhicule?
Deux. Zaïd au volant.
Y a un gosse en passager.
- Sans doute Yanis. - C'est Yanis.
[en arabe] Bonjour.
[bêlements]
- [Bijou] Martin, j'ai un pax à 10 h. - Armé ?
Non, je vois pas d'arme.
Seize, dix-sept ans, c'est un berger.
[musique de tension]
[en arabe] Les Français et les Américains sont là ?
Oui, ils sont là.
Bouge pas.
[en arabe] Merci.
[musique de tension]
Ici 45. Confirme que le corps de Ted Kerry est bien arrivé.
[musique angoissante]
Yanis.
Tu vois les deux bidons ? Tu te caches derrière et tu m'attends.
[en arabe] Vas-y.
[en arabe] Vas-y.
[en français] Allez, allez.
- Qu'est-ce qu'il fout ? - Qu'est-ce qu'il fout ?
Je sais pas, je comprends pas.
[en arabe] Qu'est-ce que tu vois ?
Le garçon est sorti de la voiture.
[en arabe] Vas-y !
[musique d'action]
À terre !
[musique grave]
[musique mystérieuse]
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