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[musique intrigante]
C'est quoi, ce bordel ?
Il sortait d'où, ce putain d'hélicoptère ?
Un hélico de la fedpol a survolé la zone par hasard.
Ils ignoraient qu'on opérait dans la zone. C'est quoi, ce merdier ?
- [Roques] Doucement ! - C'est une décision de la centrale, OK ?
Si on avait prévenu la fedpol, les Irakiens auraient exigé
qu'on soit accompagnés par un véhicule de l'ICTS.
Avec des risques de fuite et un dispositif que Zaïd n'aurait pas accepté.
T'étais au courant ?
Vous étiez tous au courant et personne ne m'a prévenu ?
On a voulu préserver la confidentialité jusqu'au bout.
Ben bravo, ça a réussi !
Zaïd peut dire merci à la DGSE. Il a récupéré son petit-fils gratos.
À quoi tu sers depuis que t'es arrivé ? À quoi tu sers, putain ?
Mais à quoi tu sers ?
Me touche pas, je vais t'allumer !
Ça sert à rien de se faire des reproches !
On est tous à 100 % et on est tous malades que ça ait foiré.
J'appelle Zaïd.
[musique de suspense]
[tonalité]
- [soupir] Merde. - Voilà.
Super ! Magnifique ! Franchement, bravo.
[Martin] Me touche pas, connard !
[la porte claque]
Il doit penser que la DGSE à tenter d'éliminer.
[musique inquiétante]
[Sab gémit]
[en français] Dis-leur ce que je t'ai dit !
Donnez-leur Salwa.
[Sab gémit de douleur]
[elle continue de gémir]
[fermeture de porte]
[elle respire fort]
[musique dramatique]
[respiration forte]
[musique rock]
Je suis désolé, je peux rien vous dire.
C'est pas contre vous.
[psy] Vous n'êtes pas obligé de parler.
Ah bon ?
Oui.
Parfois, on peut ne rien dire et c'est très bien.
Mais vous…
Vous restez avec moi ?
Je reste avec vous.
On était venus pour elle.
Elle savait qu'on était là, elle a regardé dans notre direction.
J'ai vu dans ses yeux…
C'était adieu, quoi.
Comme si…
Comme si elle savait qu'on n'allait pas y arriver.
[musique dramatique]
[Sab halète]
[Sab gémit]
[Zaïd] Dis-leur ce que je t'ai dit !
Donnez-leur Salwa.
- [coup] - [Sab gémit de douleur]
[Zaïd en arabe] Allez !
[Sab continue de gémir]
[tonalité]
[en français] Tu vas répondre, oui ?
[Adèle] C'est quoi, cette vidéo, Zaïd ?
Me parle pas, je te connais plus.
Mais tu penses quoi ?
Qu'on a essayé de te coincer ? Quel intérêt ?
T'as une otage.
Quel intérêt on aurait eu à faire ça ?
Passe-moi ton chef.
Zaïd,
c'était un hélico de la fedpol.
Prends-moi pour un abruti, ça va faire avancer les choses.
Écoute, la France contrôle pas le ciel
en Irak.
[Pierre] Personne savait qu'on était là.
On a été aussi surpris que toi.
[Pierre] J'en suis le premier désolé.
Alors, on va tous redescendre.
Faut qu'on recommence.
Zaïd ?
Merde.
On a une géoloc ?
Mossoul, zone Daesh, quartier Ghazlani, au nord de l'aéroport.
Rien de plus que ce qu'on savait déjà.
Il lâchera jamais sa fille.
[Adèle] Jamais.
C'est-à-dire ?
La mère de Salwa était une salafiste de la première heure.
Dans la cité, elle encourageait les hommes à faire le djihad.
Zaïd a rejoint Daesh par amour pour elle.
Il est très attaché à sa fille.
Il sait que s'il nous rend pas Sab, on livrera Salwa aux Kurdes.
Je le ferai sans hésiter.
Une fois de plus, on va parlementer. Et c'est encore Zaïd qui va décider ?
Tu proposes quoi ?
Qu'on aille sur le terrain pour récupérer Sab, on attend quoi ?
Attends, attends, hé.
On est tous fatigués, frustrés. C'est pas une raison pour faire n'importe quoi.
[musique grave]
J'en parle au COS.
Martin !
Tu te souviens de Tagab en 2010 ?
- Ouais. - On avait aucune chance, et ça a marché.
- On avait les bonnes sources. - Ici aussi. Tu connais du monde.
T'as des contacts avec les Irakiens, des relations. Active-les.
Bouge tes gars.
Cherchez des infos.
Dès qu'on saura où elle est, j'obtiendrai le go pour l'opération.
- OK. - D'accord ? On va y arriver.
Ouais. Merci.
J'ai besoin que tu restes avec Pierre.
On peut pas se permettre une divergence avec eux.
Je me demande si la DGSE voulait pas traiter Zaïd… sans nous le dire.
[Roques] Sache qu'on a eu un rouge sur Moktar.
[Adèle] Ben, je m'en doutais. Ils ont leur agenda.
C'est à se demander si Sab est leur intérêt.
Je veux que tu fliques Pierre.
Tu le marques à la culotte. Tu le lâches pas.
Je vais faire mieux que ça.
Je vais le retourner.
Pauvre Pierre.
[tonalité]
[grande inspiration]
Kev, le prends pas mal, je suis à la bourre.
- Matteo n'a pas mangé. - Attends, Val…
- Coucou, papa. - Coucou, mon grand.
Comment ça va ? Regarde avec qui je suis.
[Matteo] Tyson, trop mignon.
Papa, on va faire cuire le poisson.
- C'est moi qui l'ai pêché. - T'as pêché un poisson tout seul ?
Je te crois pas. Comment t'as fait ?
Je l'ai pêché dans le lac. C'est Alain qui m'a appris.
Euh… Alain ?
C'est qui, Alain ?
C'est son instit. Désolée, c'est pas le bon moment.
D'accord ?
Attends, Val, tu veux pas me parler ? Tu veux pas qu'on parle un peu ?
De quoi ?
Euh… Je sais pas… Euh…
Parle-moi de toi.
[elle rit] Quoi ? Depuis quand ça t'intéresse ?
Chéri, je te rappelle, d'accord ?
- Bisous, papa. - [Val] Voilà.
[bip]
Bisous, mon grand.
[musique dramatique]
[il chuchote] Ça va aller.
[musique orientale intrigante]
[brouhaha au loin]
Ali !
Bonjour et bienvenue. [il rit]
Comment ça va, mon ami ?
[Martin] Félicitations.
Félicitations.
- Enchanté, félicitations. - Merci beaucoup.
Ça, c'est pour ta femme. Des chocolats venus directs de France.
- Merci beaucoup. - Je t'en prie.
Avec plaisir.
Si tu veux qu'on se parle, ça m'arrange maintenant.
OK, vas-y.
Je vous en prie.
- Alors, comment il va, le jeune marié ? - [Ali] Ça va.
Bien ? [rire]
[des femmes font des youyous]
Attends-moi ici.
OK.
[youyous et chants de femmes]
[chant en arabe]
[youyou]
- [les chants continuent] - [musique mystérieuse]
[youyous des femmes]
Bon… Je lui ai parlé. La cousine de ma femme veut bien te rencontrer.
C'est qui, cette cousine ?
Elle est venue spécialement pour mon mariage.
Elle habite à Mossoul. Elle travaille à l'hôpital.
Là où est le siège de la police secrète de Daesh.
Ouais, l'Amniyat.
Suivez-moi.
[les chants continuent]
- Elles s'éclatent, là. - [Ali rit]
[Ali] En bas, c'est les hommes, en haut, c'est les femmes.
[Martin] J'ai l'impression qu'il y a plus d'ambiance chez les femmes.
[Ali] Entrez, je vais la chercher.
[youyous des femmes]
[musique pop rock à la radio]
Un autre café ?
Ah, non, merci.
Ça te dit un peu de compagnie ou tu préfères rester seule ?
Je vais pas tarder, là.
OK.
En tout cas, si tu veux parler avec quelqu'un, je suis dispo.
On devrait fêter le retour de Sab.
Mais on a tous envie de pleurer.
Kevlar t'as laissé son chien ?
Ouais.
Il aime pas être tout seul.
Comme toi ?
Comme tout le monde, non ?
[ils rient légèrement]
[Ali] Paco, Martin.
- Je vous présente Soraya. - [Paco et Martin] Bonjour.
Bonjour.
Asseyez-vous.
Vous parlez français ?
Oui.
[brouhaha des conversations au loin]
[en français] Ali m'a dit que vous habitez à Mossoul, en zone Daesh.
[Martin] Vos frères sont de Daesh.
Ils vous ont laissée venir à Erbil ?
Ma cousine m'aurait tuée si j'avais raté son mariage.
Et vous travaillez à l'hôpital de Mossoul ?
Je suis infirmière.
Il y a un service pour les femmes.
[Martin] Et…
Vous faites aussi des visites à domicile ?
Chez les gens, dans leur maison ?
Oui, quand les femmes sont très malades,
qu'elles doivent accoucher,
je vais chez elles.
Beaucoup de femmes n'ont plus le droit de sortir,
même pour accoucher.
Donc vous connaissez Zaïd Osman ?
Bien sûr. Tout le monde le connaît à l'hôpital.
Vous l'avez vu quand pour la dernière fois ?
Une semaine, quelque chose comme ça.
Mais je travaille au deuxième étage. Le service est fermé.
Zaïd ne vient jamais là où je suis.
Et vos frères ?
Ali m'a dit qu'ils travaillent à l'hôpital aussi.
Ils gardent les cellules.
En bas, au sous-sol.
C'est là qu'ils gardent les prisonniers ?
J'ai honte.
On a eu les mêmes parents,
la même éducation.
Mais eux…
Daesh leur a détruit le cerveau.
Vous voulez bien nous aider ?
Oui.
Je veux aider.
On a besoin de renseignements, vous comprenez ?
Oui.
C'est très risqué.
Vous avez pas peur ?
Avec Daesh, j'ai plus de vie.
Je suis comme morte.
Morte vivante.
Vous comprenez ?
Je veux ma liberté.
Je veux me battre pour ma liberté.
Que pourrait-on faire pour vous en échange ?
Si vous parlez d'argent, je veux pas d'argent.
Je veux juste me battre contre Daesh.
[musique douce]
[Martin] OK.
Vous repartez quand à Mossoul ?
Après la fête.
[musique intrigante]
OK, merci.
Tu mets en GDH le 12 novembre 2016 à 17 h.
Heure locale.
Hôtel Le levant.
La source 22-73 nous a présenté la source 25-78.
Sexe féminin, nationalité irakienne.
Trente et un ans, infirmière.
Nom de code : Claude. Langues parlées : français, arabe et un peu d'anglais.
Sa motivation, c'est quoi ?
L'argent ?
La liberté, je dirais.
Elle s'est qualifiée de morte vivante depuis que Daesh a pris le pouvoir.
Hmm…
Pour vous, elle est solide ?
En tout cas, elle est déterminée, intelligente.
Moi, j'ai envie d'y croire. Paco ?
- Pour moi, elle est fiable. - [Martin acquiesce]
Une source aussi prometteuse, j'ai pas d'état d'âme,
faut y aller.
[femme] Désolée
d'appeler à cette heure-ci. Ça pouvait pas attendre.
Me dis pas qu'il y a une merde, j'ai fait le plein.
On a des écoutes de Moktar.
On trouve qu'il pose beaucoup de questions sur Rachid, sur Zaïd…
Il a rien de concret, mais il lâche pas l'affaire.
Tu sais que s'il découvre que Zaïd négocie avec nous,
Zaïd est mort et Sab…
Le problème, c'est que… les jours où Zaïd était chez nous,
il a donné comme excuse qu'il était en mission à Riyad.
- Ça tient pas à la route deux minutes. - Ouais, on s'en occupe.
On a inscrit Zaïd sur un vol aller-retour Amman-Riyad à ces dates-là.
Sa légende, c'est qu'il a été pris en charge
en arrivant à Riyad par un pote qu'il a connu au GIA.
Le mec est une de nos sources, il le confirmera.
OK, mais… [rire léger]
S'il n'y a pas les visas sur son passeport,
sa légende s'effondre.
On y a pensé.
Il faut que tu organises une rencontre avec lui pour tamponner son passeport.
- Une rencontre avec Zaïd ? - Ouais.
S'il n'a pas de visa pour confirmer qu'il était à Riyad, il va mourir.
Il n'est pas con, il va se bouger.
Et à propos, euh…
La J2, elle fait du bon travail.
C'est dommage de la laisser en dehors.
T'es sûr ?
OK.
Elle a le droit d'en connaître.
OK.
[musique orientale mystérieuse]
[vrombissement du moteur]
Tenez, j'ai enregistré mon numéro au nom de Latifa.
[Paco] Retenez-le. En cas de problème,
sans ce téléphone, vous devez pouvoir me contacter.
OK.
On a besoin d'un mot-clé.
Comment ça ?
Un mot qui me fera comprendre que vous pouvez pas parler.
Euh… OK. Bagdad, par exemple ?
Je peux dire un truc comme "on n'est pas à Bagdad"
ou "j'ai pas de nouvelles de Bagdad".
- On en parle souvent entre nous. - T'en penses quoi ?
- C'est pas mal. - OK, c'est bien.
OK.
Vous pouvez me contacter quand vous voulez.
M'appeler, m'envoyer un message, à n'importe quelle heure.
Qu'est-ce qui vous intéresse exactement ?
On cherche une Française.
Prisonnière dans Mossoul.
Peut-être à l'hôpital.
Au sous-sol ?
On sait pas, justement.
On cherche.
Je vais voir.
S'il y a le moindre problème, jette le téléphone.
Tu prends aucun risque, OK ?
OK.
[musique orientale mystérieuse]
[Paco en français] J'espère qu'on l'envoie pas au casse-pipe.
[Martin] J'espère qu'elle va pas tout raconter à l'Amniyat.
[fermeture de portière]
[musique angoissante]
[musique de suspense]
[quelqu'un toque à la porte]
[en français] J'arrive.
[respiration forte]
[cliquetis de la chaîne]
[la musique continue]
[en français] L'émir arrive pour remonter le moral des troupes.
On en a besoin.
Dis-moi.
Quand il t'a envoyé à Riyad, c'était pour quoi ?
Je te l'ai dit.
Il m'a ordonné d'ouvrir des comptes pour le transfert d'argent.
Et t'étais tout seul ?
Oui.
On va interroger l'espion américain.
[Zaïd] É… Écoute.
Mon frère…
Je crois que l'Américain nous a tout dit.
Même si les infos sont pas excellentes, il me faut du nouveau.
[Moktar] Pour l'émir, je suis celui qui en sait plus que les autres.
[musique de tension]
Rachid, tu le connaissais ?
Non.
C'est bête qu'il soit mort avant qu'on arrive.
[en français] Qu'est-ce que tu insinues, mon frère ?
Que je l'ai tué ?
C'est pas possible, t'étais avec moi.
[la musique continue]
[essoufflement]
- Et le terminal pétrolier de Bassora ? - Je ne sais pas…
Je sais pas, je sais pas. [il gémit]
[hurlement de Ted]
[gémissement de Ted]
[sonnerie]
[Ted crie]
[gémissement de Ted]
[halètement de Ted]
[musique de tension]
[respiration longue de Ted]
[en français] De quoi il parle ?
[Ted gémit]
[il murmure] Euh, je sais pas…
[Ted délire]
[sonnerie]
[l'homme au téléphone parle en arabe]
[musique angoissante]
[musique grave]
[halètement de Zaïd]
[musique intrigante]
[ouverture de porte]
[il souffle]
[vrombissement du moteur]
- [halètement] - [la voiture démarre]
[musique mystérieuse]
[respiration saccadée de Sab]
[en anglais] Ted ?
Ted !
Ted !
[musique dramatique]
- [brouhaha] - [musique orientale dansante]
[Martin en français] Fayssal. [rire] Ça va ou quoi ?
- [Spit] Salut, mon ami. - Salut, mes amis.
Ta fille a accouché, on m'a dit.
T'es grand-père.
- Ouais, je suis content. - [Martin] Hmm.
Ma femme l'a choisi pour le bébé.
- Ça me touche beaucoup. - Ça vient de France.
- [en français] Je vous offre un thé. - Allez.
Merci.
- [Fayssal] On va le boire en haut. - Allez.
On sera plus tranquille.
[Martin] Bon, alors Fayssal.
Qu'est-ce que t'as de si urgent à nous dire ?
[en français] Un mec peut vous intéresser. Un Africain. Il vit à Mossoul.
Je l'ai connu parce que je lui ai vendu de l'alcool.
Il vit en zone Daesh ?
Oui, il vient du Togo.
C'est un infirmier paramédic.
Il m'a raconté que plusieurs fois,
il est allé soigner un prisonnier américain.
Quel genre de prisonnier ?
Un type de la CIA.
Daesh le torturait parce qu'il détenait beaucoup d'informations.
Je crois pas à cette histoire.
Y a pas d'otages américains à Mossoul en ce moment.
Si, ce type.
Daesh n'a jamais revendiqué sa capture. Ils le gardaient
jusqu'à ce qu'il ait craché tout ce qu'il savait.
Et pourquoi il raconte ça que maintenant, ton secouriste ?
Ils ont tué le type de la CIA devant lui.
Maintenant, ce qu'il veut, c'est être exfiltré
lui, sa femme et son gosse.
Et il nous offre quoi en échange ?
Le prisonnier américain était détenu chez Zaïd Osman.
Le secouriste lui a rendu visite plusieurs fois.
Si vous voulez localiser Zaïd, il peut vous aider.
Il peut vous montrer sa maison, comment y rentrer et tout.
Il a des preuves ou il faut le croire sur parole, lui ?
[Fayssal] Il a un ADN.
- [Martin] C'est quoi ? - C'est l'ongle de l'Américain.
[Fayssal] Daesh lui a arraché tous ses ongles.
[musique sombre]
OK.
[musique inquiétante]
Pierre, ici Red. Zaïd est arrivé au point de rendez-vous.
OK, Red. Bien pris.
J'ai parlé de toi à ma hiérarchie.
On te fait confiance.
T'as le droit d'en connaître.
Hmm… Eh ben…
Alléluia.
Red.
[Pierre] On arrive sur zone.
[Red] Bien pris.
[Red] J'ai deux hommes armés devant la porte.
Je les ai vus, c'est bon.
[la musique s'arrête]
[musique mystérieuse]
[aboiements au loin]
On vient voir Zaïd.
[en français] Non, non, Pierre, s'il te plaît.
[respirations fortes]
[aboiements et miaulements au loin]
[ouverture de porte]
[musique intrigante]
[bêlements]
[en français] Ça devient compliqué de négocier avec toi.
On va te balancer à Moktar.
- Pourquoi tu m'aides, alors ? - La DGSE veut négocier l'otage avec lui.
Alors moi, je te préviens : si tu la traites pas bien, je te lâche.
Tiens.
Voilà ton alibi.
[Adèle] Donne-moi ton passeport.
Tu es allé à Riyad.
Aller-retour.
Les cartes d'embarquement.
Et Salwa ?
On fait l'échange demain à 18 h.
Je t'envoie les coordonnées GPS du point de rencontre,
mais pas de conneries de gilets d'explos, OK ?
Tu fais l'échange, tu prends ta fille et tu t'en vas…
loin.
C'est ta dernière chance.
[Adèle] T'es pas couché ?
Non. On est passés voir une source à Erbil. Je crois que c'est du lourd.
Vous avez un labo par ici ?
J'ai besoin d'un ADN en urgence.
- Urgent, comment ? - Comme tout de suite.
OK, je m'en occupe.
[Martin et Adèle] Merci.
[musique de suspense]
La recherche ADN sur l'ongle du soi-disant otage américain
s'est révélée être très intéressante.
D'abord, il n'y a pas un, mais deux ADN.
Un ADN inconnu, probablement celui de l'Américain,
mais aussi l'ADN de la caporale Sabrina Besson.
C'est comme s'il l'avait griffée.
Donc ils étaient ensemble ?
Ils étaient en contact, forcément.
Attendez. Quand vous nous avez transmis les allégations de votre source
concernant un otage américain,
on a appelé leur commandement
pour vérifier s'ils avaient des prisonniers dans la zone.
Ils en ont pas.
D'après notre informateur,
Moktar l'a fait passer pour mort pour en tirer le plus possible.
Si on donne son ADN aux Américains, ils pourront l'identifier.
Attention.
Les Américains vont vouloir aller chercher le corps, et on ne contrôlera plus rien.
Il a raison. Les Américains font pas dans la dentelle.
On peut aussi ne pas les prévenir tout de suite ?
[Adèle] Quelles seraient les conséquences ?
Aucune. On leur remettra le secouriste une fois qu'on l'aura débriefé,
et ils se débrouilleront avec.
Nous, entre-temps, on aura récupéré la caporale Besson.
Vous dites que Zaïd Osman est d'accord pour faire l'échange ce soir à 18 h ?
Oui, mon général.
On a un drone de surveillance au-dessus de la zone
où est sa maison, mais on n'arrive pas à le localiser précisément.
C'est pour ça qu'on a besoin du secouriste, il a toutes les infos.
Comme ça, si l'échange se fait pas, on va la chercher.
Je vous donne le vert.
Mon général.
[chant religieux]
[musique de suspense]
On arrive vers la maison du secouriste.
On va s'avancer au maximum.
La zone a été nettoyée et bouclée par l'ICTS.
[Martin] On reste vigilant. Bijou, Paco, vous resterez près des véhicules.
[aboiements, brouhaha des enfants qui jouent]
Allez.
Let's go.
[musique de suspense]
[les enfants parlent en arabe]
[secouriste] Pst, pst.
[en chuchotant] Cherche, cherche, cherche.
Allez, cherche.
Ta femme et ton gosse, ils sont où ?
Là-bas, dans la chambre du fond.
[Martin] OK.
[Kevlar en chuchotant] Cherche.
[Kevlar à voix haute] RAS.
Y avait un prisonnier avec l'Américain ?
Euh… Non.
- Non ? - Non.
[Kevlar en chuchotant] Cherche.
- Y avait pas une femme ? - Non, les femmes sont toujours séparées.
OK.
[en chuchotant] Cherche.
[Kevlar chuchote]
RAS, pas d'explos.
[musique de tension]
Martin, faut bouger, là.
OK, Paco, un compte rendu.
Martin, je repère des pax armés sur le toit, en face de vous.
[musique inquiétante]
[musique de tension]
[Spit] Dépêchez-vous, on bouge !
Allez.
- Vite, vite, vite ! Cours, cours ! - [la femme crie]
[gémissement]
[la femme crie]
- [tirs] - Vas-y.
- Vas-y, couchez-vous. Couchez-vous ! - [tirs]
Contact !
Homme à terre ! Homme à terre !
Quarante-cinq, contact, contact !
[gémissement, choc]
- OK, venez ! - [secouriste] Vite, vite !
- [secouriste] Vite, vite ! - [Martin] Venez, venez !
- [secouriste] Dépêchez-vous ! Vite ! - [Martin] Viens, viens.
Tous là-dedans.
[Martin] Ferme.
[tirs, bris de verre]
[tirs]
[gémissement]
[tirs]
[gémissement]
[tirs]
[tirs]
[gémissement du soldat à terre]
[tirs]
[tirs]
[tirs]
- [gémissement] - [Kevlar] OK.
[tirs]
[en français] Martin, je demande une frappe aérienne.
[Spit] Chargeur !
- Chut, chut. - [tirs]
[tirs]
[tirs, bris de verre]
[musique de suspense]
Pas de veine, ça passe pas.
[tirs]
Il me faut la trousse de secours. J'envoie Tyson.
[Martin] OK. Paco, on t'envoie le chien.
Tyson !
Oui.
OK, c'est toi le meilleur.
Doumar.
[musique rock]
Doumar.
Doumar.
Doumar.
Paco, je t'envoie le chien. Réceptionne. Il me faut le kit intra-osseux.
Bien reçu, je t'envoie ça.
[Paco] Tyson !
C'est bien, mon chien. Vas-y !
Chien équipé, il arrive vers vous.
[homme 2 en anglais, à la radio] Type two. Bomb on target.
- One AGM-114 ready. Three, two… - Putain, Tyson !
[Kevlar respire fort]
Paco, il est où Tyson ? Il est avec vous ?
[Kevlar] Paco, dis-moi qu'il est avec vous.
[respiration de Paco]
[Paco] Négatif, pas de visuel.
Paco, je le vois pas.
[Kevlar] Iir.
[Kevlar avec une respiration forte] Iir.
[respiration forte]
Iir.
Iir.
[musique dramatique]
C'est ça. Iir.
Allez. C'est bien. C'est bien, mon Tyson. Allez.
[il respire]
[en français] Allez, dépêchez-vous ! Allez !
[brouhaha]
[musique inquiétante]
[conversation indistincte]
[sonnerie]
Martin, c'est Soraya.
Oui, c'est moi.
Il n'y a pas de femme au sous-sol, elle doit être autre part.
[musique mystérieuse]
[respiration forte]
[conversation indistincte]
Putain, c'est Zaïd.
- C'est Moktar aussi, non ? - Ouais.
L'émir arrive demain.
Et les armes ?
Elle a pas raccroché.
Je monte le volume.
[Moktar] Va jusqu'à la frontière
pour être sûr qu'on les récupère.
- Ça te pose un problème ? - Non, pas du tout.
Non, mais j'avais… J'avais un rendez-vous,
mais je vais l'annuler.
Putain.
Il peut pas faire l'échange.
- Je dois partir quand ? - Tout de suite.
[musique angoissante]
[musique orientale douce]
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