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[musique mystérieuse]
Martin !
[cri des mouettes]
Martin !
Pardon, je t'avais pas entendu.
Ça fait une heure que tu dois le changer.
- Je me sèche et je le fais. - Ben non, c'est fait.
Je l'allaite, je le change, je le soigne. Il n'y a pas de soucis.
Simplement, pourquoi t'es venu ?
Attention.
Hello, mon amour.
[le bébé gémit]
Je vais dormir, OK ?
[le bébé gémit]
[musique dramatique]
[sonnerie]
C'est Martin.
- Tu tombes bien, on allait t'appeler. - Ça va, boss ?
Ça va, et vous ?
Regarde avec qui on est.
Oh…
Comment elle va ?
Mieux, elle va mieux.
Mais bon, elle a pas lâché un mot.
Elle reste mutique.
Tu peux me la passer, s'il te plaît ?
Ouais, bouge pas.
C'est Martin.
Tu te souviens de Martin ?
[en français] Je vais venir te voir.
[an anglais] Je viens te voir.
[en français] OK ?
[Paco] Merci, ma chérie.
[colonel en français] Ces vacances aux frais de l'armée se passent bien ?
[Martin] Ouais. Tu parles.
- Et vous ? Où en est l'échange ? - [colonel] T'occupes pas de ça.
Je t'ai envoyé en Crète pour que tu décroches de l'Irak.
Ta famille a besoin de toi. Alors fais ce qu'il faut.
Tu te détends et t'en profites.
Vous êtes d'accord, les gars ?
Ils sont d'accord avec moi.
Une semaine, ça passe très vite.
Allez, à bientôt.
Ciao.
Le plus dur dans ce métier, c'est pas de se marier, c'est de le rester.
[chant d'appel à la prière]
[tintement de la chaîne]
[gémissements]
[musique intrigante]
[gémissements de lutte]
[il gémit]
[il crie, puis gémit]
[gémissement, cri]
[elle halète]
[Ted gémit]
- [tortionnaire] Hé ! - [Ted] Non !
[Ted hurle]
[le tortionnaire et Ted parlent en anglais]
[Ted hurle]
- [Ted parle anglais] - [elle chantonne]
[musique rock]
[en français] Moktar, les informateurs de la CIA à Erbil…
T'as fait parler l'Américain ?
Il n'y a plus rien à en tirer, mais ça, c'est du solide.
On va organiser une exécution publique pour venger Verdier.
Moi aussi, j'ai des nouvelles.
Ton gendre, Farès,
il a pas déserté. Il s'est fait attaquer dans sa maison.
- Par la fedpol ? - Non.
La fedpol, ils se cachent pas.
Là, personne les a vus. Les voisins ont juste entendu
les détonations.
C'est les Américains ?
Les Français.
Renseignés par un traître.
Un proche de Farès, apparemment.
Attends, attends.
Qui t'a donné cette information ?
Un type qui a survécu à l'attaque m'a contacté ce matin.
Il t'a donné son nom ?
Non.
C'est tellement énorme qu'il a rien voulu dire au téléphone.
Il sait que je suis le chef de l'Amniyat. Il va venir pour m'en parler en personne.
Fais gaffe.
C'est peut-être un piège des Kurdes, non ?
T'en fais pas.
On sera prudents…
Il a parlé de ma fille ?
Non.
Il a juste parlé d'un traître.
[sirène au loin]
[musique mystérieuse]
[gémissement]
[il gémit]
[respiration saccadée]
[musique de suspense]
[fermeture de la porte]
[sonnerie]
[en français] C'est Zaïd.
Vas-y.
Allô ?
Écoute-moi, c'est important.
Quand vous êtes allés chez Farès, vous les avez pas tous éliminés.
Il y a un survivant.
Il va me dénoncer comme traître à l'Amniyat.
T'es sur place.
- Tu l'élimines, point barre. - Je sais pas qui c'est.
Ni où il est.
Je sais juste qu'il vient à Mossoul pour parler au chef de l'Amniyat.
Et s'il parle, la militaire est foutue.
T'entends ?
Pour sauver ta peau, fais l'échange tout de suite.
Tu libères l'otage, tu récupères ta fille et ton petit-fils.
- Et tu quittes l'Irak. - D'accord.
Je veux la preuve que ce mec est mort. Après, on fait l'échange.
Je vais voir ce que je peux faire. Je te rappelle.
On peut se parler ?
Qu'est-ce qui t'a pris ?
Tu t'engages auprès de Zaïd sans me consulter ?
- [Pierre] Je pourrais te virer, là. - Ah oui ?
Me virer ? Parce que j'ai pas envoyé chier le ravisseur ?
Tu ne dois prendre ni décision ni initiative sans l'accord de la DGSE.
Est-ce que c'est clair ?
Tu crois pas qu'il y a plus urgent que de respecter ton protocole ?
Un témoin a vu Zaïd capturer Sab.
S'il arrive à Mossoul, ils vont torturer Zaïd et il livrera Sab.
- Tu comprends ça ? - Et si c'est un piège ?
De quel droit on va demander à nos hommes de se jeter dans la gueule de Daesh ?
Tu crois que Martin veut crever pour rien ?
C'est fini.
On va pas faire n'importe quoi parce que Zaïd est en danger.
On peut essayer de neutraliser le mec avant qu'il parle à Moktar.
En moins de 24 heures, c'est possible ?
Ça se tente.
OK.
Rappelle Zaïd. Dis-lui qu'on s'occupe de son gars.
Et ben voilà.
Tu vois quand tu veux.
[tonalité]
Kev, tout va bien ?
Val, ouais. Je t'ai fait courir ?
Non, c'est ma faute. Le téléphone était dans la chambre.
- Hmm. - Ça va, toi ?
Ouais, ça va.
Il fait beau ?
Ouais, très.
J'ai plein de boulot dans le jardin.
[musique mystérieuse]
Kev ? Attends, je t'entends plus, là.
Kev, je sais pas si c'est chez toi, mais ça coupe, là.
Kev ?
Ah.
Quelqu'un t'aide ?
Ben non, pourquoi ?
Non, pour rien.
J'ai plein de trucs à faire. Je peux pas rester. OK ?
Ouais, je comprends.
Bisous.
Bisous.
[musique dramatique]
[brouhaha]
[une voiture approche]
Bonjour, Salwa.
[Adèle] On a un problème.
Un des hommes de Farès veut balancer ton père à l'Amniyat.
Si cet homme dit que tu es soignée ici, que ton fils est avec toi,
et que ton père négocie pour vous récupérer…
Zaïd est mort.
- Qui va le balancer ? - [Adèle] On sait pas, justement.
On compte sur toi pour l'identifier.
Ce sont des photos des hommes de Farès tués lorsqu'il a été arrêté.
S'il en manque un, ce sera celui qui a survécu
et qui veut balancer ton père.
Je vois pas le cousin de Farès.
Il était sûrement là quand vous êtes arrivés.
Il habitait avec nous.
Comment il s'appelle ?
Rachid Laouri.
Rachid Laouri.
Merci.
[ouverture de porte]
[colonel] On risque de faire l'échange plus tôt que prévu.
Les autres groupes n'auront pas le temps d'être briefés. Le 45 s'en occupera.
On parle de quand ? Avant que je rentre ?
T'inquiète, Kevlar sera chef de groupe.
Mon colonel, vous pouvez pas me faire ça.
J'arrive pas à déconnecter ici, j'ai rien à faire.
Moi aussi, je pense qu'à Sab.
Écoute, on avisera le moment venu.
- Profite bien. - [en chuchotant] Putain.
[musique mystérieuse]
T'es amoureux d'elle ?
Quoi ?
Sab.
- Sab, tu l'aimes ? - Non.
- J'ai besoin de savoir. - C'est pas ça du tout.
C'est pas ça.
Je t'ai dit que je voulais pas d'une femme dans le groupe.
Ce qui peut arriver à une femme, c'est pire que pour un homme.
C'est comme si j'avais pas su la protéger.
Tu comprends ? Je peux pas l'abandonner à Daesh.
Putain, chéri, c'est moi qui déconne.
C'est moi qui déconne.
[elle soupire]
Je te demande d'être un mari normal,
mais tu peux pas avoir une vie normale, c'est impossible.
Je sais que tu voudrais, t'essayes, mais c'est pas possible.
Tu peux pas être avec moi en ce moment.
Si je veux te retrouver, il faut que…
Il faut que tu retournes en Irak et que tu libères Sab.
- [pleurs] - Je suis désolé.
[elle pleure]
Pleure pas.
[la musique continue]
[femme 1] C'est Rachid Laouri, un Franco-Algérien, cousin de Farès.
Son numéro a borné lors de l'attaque de la maison de Farès.
On l'a mis sur écoute.
Pour l'instant, il a éteint son portable.
Il est prudent.
Surtout s'il s'apprête à balancer Zaïd. Mais je suis pas inquiète.
Ces mecs-là ne peuvent pas s'empêcher de communiquer entre eux.
Il va rallumer son portable et on va le localiser.
Dernier point.
On doit pouvoir faire l'échange dès que Laouri sera neutralisé.
Je dois aviser la direction des opérations.
Ils voudront prendre la main.
Les forces spéciales connaissent mieux le terrain.
Je sais… mais la direction des opérations
est susceptible en ce moment.
Ils trouvent que la direction du renseignement prend trop la lumière.
Je comprends pas.
Pour faire court,
je vais laisser la libération de l'otage au service action pour les calmer.
OK.
- On se tient au courant. - Ouais.
[choc]
Jonas, tu peux m'afficher les points, s'il te plaît.
Merci.
Le point rouge, c'est le portable de Rachid Laouri.
Heureusement, on a affaire à un jeune en cavale.
Il le rallume souvent,
en tout cas, à chaque fois qu'il s'arrête, la DGSE a établi des POI.
Point of interest.
Depuis ce matin, il y en a eu plusieurs. Alors, est-ce qu'il fait une tournée ?
Veut-il échapper à des poursuivants, comme les hommes de Zaïd, par exemple ?
Je peux pas envoyer un groupe sur tous ces POI.
J'ai besoin d'une localisation plus précise pour intervenir.
[sonnerie]
[musique grave]
Allô ?
Alors, tu sais qui c'est ?
Rachid Laouri,
ça te dit quelque chose ?
C'est le cousin de Farès.
Tu sais où il est ?
Pas encore, non.
- Et toi, t'as pas une idée ? - Non.
Trouve l'info, et tu me rappelles.
Il est sous pression, il pose plus de conditions.
Je voulais vous dire…
c'est peut-être le service action qui va intervenir sur l'échange,
pas les forces spéciales.
C'est pas vrai ! Au lieu de préparer l'échange,
eux se bouffent le nez sur qui doit y aller ou pas.
Je vous déconseille d'intervenir, mon colonel.
Vous vous mettriez à dos toute la DGSE.
Merci bien.
Mais ça m'est complètement égal.
[musique mystérieuse]
C'est une menace très sérieuse de la part de la DGSE, mon général.
Nous, on recrute des sources. On a des canaux d'information partout,
une entente parfaite avec les services kurdes, avec l'ICTS.
On est bien implantés,
alors ça fait des jaloux.
Vous pensez que le Service convoite votre réseau…
Si on nous retire la libération de Sab,
on sera obligé de remettre notre base de données à la DGSE.
Et après, on fait quoi ? On devient quoi ?
On devient les prestataires de la DGSE ?
Autant fermer la boutique et rentrer en France, mon général.
Je partage votre analyse, Roques, mais c'est une décision politique.
Si on veut montrer de quoi on est capable, c'est le moment ou jamais.
Je vais voir ce que je peux faire et je vous rappelle.
- [on toque] - Merci, mon général.
Entrez !
On peut se parler deux minutes ?
Bien sûr.
Ça vient pas de moi.
Le Service n'a pas une vision claire de vos capacités ici.
Ils se rendent pas compte qu'ils vont désorganiser un système qui fonctionne…
plutôt bien.
Par rapport à l'otage, c'est un risque.
Vous n'avez qu'à leur dire.
Vous n'êtes pas obligé de fermer votre gueule ?
[femme 2] Je suis désolée. Je crois qu'on va arrêter les séances.
Pourquoi vous dites ça ?
Parce qu'on perd notre temps, vous et moi.
Peut-être qu'une thérapeute plus expérimentée
pourrait travailler avec vous, mais moi, j'y arrive pas.
Non, c'est vous que je veux.
Mais vous me dites pas ce que vous faites dans la vie.
Vous me dites pas où vous vivez, avec qui, comment.
Vos paiements sont anonymes.
Et ne me dites pas que Spit est votre vrai nom.
Est-ce que vous êtes en prison et vous osez pas le dire ?
[musique dramatique]
Voilà où je suis.
Sur une base militaire.
Je suis opérateur, spécialiste en explosifs.
Je viens ici pour vous parler, car dans ma chambre, je suis pas seul.
Je fais le plus beau métier du monde.
J'adore mes camarades.
Mais…
la guerre…
la mort…
Je crois que ça commence à m'impacter.
Alors moi, si je peux plus vous parler…
je vais imploser.
Vous comprenez ?
T'es là ! Tu viens manger ?
Oui, j'arrive.
Dépêche-toi.
Je vous dis à mardi.
Merci beaucoup.
Si j'ai un empêchement, vous pourrez
me reprogrammer ?
Évidemment.
- À mardi. - À mardi.
[brouhaha]
- [Spit] Tes doigts dans mon assiette ! - [rire de Paco]
[Bijou] Qu'est-ce qu'il va faire là ?
- [Spit] Il rajoute du sel. - [Bijou] Allez !
- [Adèle] Ça va ? - Ça va, et toi ?
- Bon appétit. - [Kevlar et Bijou] Merci.
- Tu veux t'asseoir ? - Non, ça va, merci.
- Tu veux un truc à boire ? - Je veux bien de l'eau.
- [Adèle] Merci. - [Paco] Le nouveau te prend la tête ?
- Oh là là, un peu, oui. - Voilà pour toi.
- Merci, c'est gentil. - Avec plaisir.
Quand vous voulez, j'échange votre nouveau contre le mien.
- On te le laisse quand tu veux. - Excusez-moi.
Tu peux venir.
Faut que je te présente quelqu'un.
- Maintenant ? - Oui.
Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis revenu. - Elle va bien Nina ?
- Ouais, tout va bien. - À tout à l'heure.
- Oh ! - [Paco] Alors ?
- [Paco] Ça va ? - Déjà ?
Eh ouais.
- Comment t'as fait ? - De quoi ?
- Tu t'es barré en douce ? - Nina m'a donné mon bon de sortie.
Ça va, mon Spit ?
- Hop, c'est pour moi. - Bah, bien sûr.
[rires]
[Pierre] Désolé, mais faut que je te présente un ami.
T'as un ami, toi ?
[rire] Ben oui.
Pourquoi, ça t'étonne ?
Moi aussi, j'ai mes sources.
Quarante-cinq ans, célibataire, sans enfant.
T'es bon, mais t'as pas mal de casseroles. Surtout, t'es pas bien vu à Paris.
Pas mal pour une petite J2.
Remarque condescendante et misogyne.
Typique du mec qui a un gros problème relationnel.
Je continue ou j'arrête ?
[Pierre] Pardon de te décevoir, mais on va vraiment voir un ami.
Xavier !
Je te présente Adèle, ma J2.
- Commandant Brockner. - J'ai entendu parler de vous.
Service action.
- [Pierre] Bien. - [fermeture de porte]
Comme je te disais, il s'agit de la caporal Besson.
J'ai croisé Sab au Mali, une fille super. Si on nous dit d'y aller, on fonce.
[Pierre] Voilà. On a juste besoin d'un soutien logistique.
Pas que vous soyez en première ligne.
Maintenant, je sais que c'est pas casher.
Mais faut que t'acceptes.
Pour l'instant, j'ai aucun écho de mes supérieurs.
C'est normal, ils sont en discussion avec les miens.
Je propose qu'on en profite pour se répartir les rôles
comme on veut.
On dira que, vu l'urgence, on n'a pas eu le choix.
Attends. Vous allez le faire genre demain ?
On s'est mis d'accord sur un protocole d'échange avec le ravisseur.
Si on ramène Sab, on nous pardonnera tout.
Et si ça foire ?
Je te couvre.
[musique grave]
Bon, faites l'échange à Gazna.
La zone a été nettoyée par les Irakiens il y a deux semaines.
Et nous, on connaît bien. On sera en back-up.
[musique menaçante]
[musique mystérieuse]
[gémissement]
Alors ?
J'ai un ami ou j'ai pas d'ami ?
Ben… C'est plus une relation professionnelle qu'un ami.
Hein ?
C'est la première fois que je te vois sourire.
- Tellement agressive, d'habitude. - Parce que c'est moi qui suis agressive.
Bah ouais. On dirait que tu peux pas me blairer.
T'es perspicace.
[musique grave]
C'était du sérieux, alors ?
Avec Olivier.
[sonnerie]
Ouais ?
Appel de Rachid Laouri pour Moktar Masry.
- Je te connecte. - [Pierre] Oui, vas-y.
C'est Rachid.
[Rachid halète]
[en français] Il change le rendez-vous.
Bakri, tu sais où c'est ?
Non… Mais je vais trouver.
[musique inquiétante]
[musique de suspense]
[des femmes parlent et rient]
[la femme chantonne]
[elles rient]
[conversation en arabe]
[la musique continue]
[rires et conversation en arabe]
[elle chuchote] Droite…. Là, je fais ça…
Là…
[murmure]
[brouhaha]
[musique mystérieuse]
[bourdonnement d'hélicoptère]
D'après Adèle, Bakri peut être un de ces trois POI, là.
Et si on fait la course avec Moktar ?
On peut le localiser, au moins ?
On a son portable. Enfin, un de ses portables.
Celui qu'il utilise
pour communiquer avec Rachid.
Pour l'instant, il borne à Mossoul.
Il faut juste arriver avant Moktar.
Alors… Le portable de Rachid s'est posé là.
Bakri a été identifié comme POI 3.
Si vous partez tout de suite, il y a une chance de le ramener vivant.
Sinon?
Sinon, ce qui compte, c'est que Rachid balance pas Zaïd à Moktar.
C'est parti.
[musique intrigante]
[vrombissement du moteur]
[musique d'action]
[quelqu'un tambourine à la porte]
[on tambourine à la porte]
[musique inquiétante]
[en français] Le gars dont je t'ai parlé peut pas venir à Mossoul.
On va aller le voir.
Ton téléphone.
Vas-y, monte.
[vrombissement du moteur]
[musique de suspense]
[Adèle] Putain.
Zaïd est avec Moktar.
[Roques] Moktar soupçonne quelque chose ?
[Adèle] J'espère que non.
[Roques] 45, 45, ici 11.
Zaïd est avec Moktar.
On sait pas si Moktar soupçonne quelque chose.
Mais ça change rien au plan initial. Faut que vous arriviez avant eux.
OK, bien pris.
Onze, terminé.
Les gars, s'il faut traiter le mec, il faut que ça ait l'air naturel.
Moktar ne doit pas se douter qu'il a été éliminé.
[ensemble] Bien pris.
[musique intrigante]
[musique mystérieuse]
[fermeture de portière]
[il souffle]
[musique de suspense]
[gémissement]
[musique de tension]
Viens.
[la musique s'intensifie]
[musique mystérieuse]
C'est con, hein ?
[musique menaçante]
[musique intrigante]
[en français] Bon, on a une bonne nouvelle.
On vient d'avoir Zaïd en direct.
Il est rentré à Mossoul.
Il accepte de faire l'échange où on veut, quand on veut.
Oh.
L'opération Saphir est officiellement déclenchée.
- C'est pour quand ? - Ce soir.
On est opérationnels, non ?
- Je vous montre ce qui est prévu. - [Martin] Allez.
Alors…
La zone définie se trouve à 34 km
au sud de Mossoul,
aux abords de la plaine de Ninive.
Route praticable, environnement dégagé.
On a des éléments sur des groupes djihadistes dans la zone ?
Ouais. Des éléments ont été repérés à Bab-el-Nour.
- [sonnerie] - Pardon.
Pardon. Excusez-moi.
Pardon. Ouais ?
Comme je te disais, à Bab-el-Nour, c'est à 22 km.
Et si jamais on a besoin de renfort ?
Il y a une opération conjointe fedpol-ICTS qui se déroule
au sud de Mossoul à 35 km de notre point de contact avec Zaïd.
Dans un cas non conforme,
les Irakiens pourraient intervenir dans un délai d'une heure.
- Je demande un drone aux Américains ? - [Pierre] Pas la peine.
J'ai vu ça avec le gars au 56, on aura un drone de surveillance.
- OK. - Comment tu le sens ?
Ben, bien. On a encore deux, trois trucs à voir, mais on sera prêts.
- J'attends ton backbrief. - Très bien, mon colonel.
- [Adèle] Messieurs. - [Martin et Spit] Merci.
- [Bijou] On prend Tyson ? - Non, ce sera pas nécessaire.
Excusez, je reviens.
[grondement de l'avion]
[messages inaudibles à la radio]
[grésillement]
[messages inaudibles à la radio]
[vrombissement de la porte]
[sifflement crescendo]
[long bip]
[musique intrigante]
[Sab] Qu'est-ce qui se passe ?
On va où ?
[elle respire fort]
[musique mystérieuse]
Dans la voiture. Allez.
- [sonnerie] - Allez.
Ah. Martin !
Martin.
Je veux voir ma fille.
Dis bonjour à ton père.
Salut, papa.
Maintenant, je veux voir Sab.
Tu vois, j'ai qu'une parole.
[musique inquiétante]
OK, on y va.
[ouverture de portière]
[Sab] C'est quoi, ça ?
[Sab] Oh !
[elle gémit]
C'est quoi ?
On va où, maman ?
On va voir grand-père.
T'inquiète pas.
[Sab] Hé.
[Sab] Oh.
[musique de suspense]
[Paco] Prends les points GPS des parachutes.
C'est bon, c'est déjà fait.
[soldat 1] C'est bon. Paco, file-moi les sacs.
[la musique continue]
[musique inquiétante]
Kevlar, ici, Martin.
On arrive sur zone dans 40 minutes.
Kevlar.
[la musique s'arrête]
[musique intrigante]
Kevlar pour Martin.
Contrôle radio. Parlez.
Ici Kevlar, fort et clair.
Martin.
[musique de suspense]
Mets-toi en position, ça arrive.
[déclics]
[soldat 1] Le véhicule se dirige vers votre position.
[Pierre] Bien pris, ça doit être Sab.
Quatre pax.
[soldat 1] Zaïd, passager avant. Une personne cagoulée à l'arrière.
[déclics]
[déclics]
Zaïd vient de passer devant les SA.
Il a l'air de respecter le deal. Il n'y a qu'une voiture.
Et elle est dedans ?
OK.
[musique de suspense]
Il arrive sur zone.
[musique grave]
[une voiture approche]
Il a un truc dans la main gauche.
Attention, il a quelque chose dans la main gauche.
Il faut préciser.
C'est potentiellement un déclencheur.
OK, Bien pris.
Vérifiez que c'est bien elle.
Je veux la voir.
D'abord ma fille et mon petit-fils.
[en français] Elle a eu une ceinture d'explos, putain.
[musique grave]
Putain.
Il va la faire sauter et nous avec dès qu'il aura sa fille.
On annule tout. Je répète, on annule tout.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Il veut qu'on décroche.
- Non. - [Adèle] Pierre, on ne bouge pas.
Tu entends ? On reste ici.
Quarante-cinq, on continue la mission. Je répète, on continue.
Bien pris.
Je nous protège.
Toi, tu nous protèges ?
[musique de suspense]
[Adèle] Zaïd,
t'es devenu dingue ?
Enlève-lui la ceinture d'explos.
Elle, c'est mon assurance vie.
[Zaïd] Le temps de la débrancher, je serai déjà très loin.
Je sais que vous avez posté des snipers pour me descendre.
Mais je ne suis pas le seul avec une télécommande.
Si je meurs, elle saute.
[Adèle] Personne va tuer personne.
Je t'envoie Yanis.
[musique grave]
[parole indistincte]
[Adèle en français] Maintenant, je peux t'envoyer Salwa.
Mais avant,
tu lui retires la ceinture.
Non, je peux pas, sinon je suis mort.
Je vais avec elle.
Venez avec moi.
[Bijou] En position.
Vert pour moi.
Rouge.
Je répète, rouge.
[musique de tension]
[bourdonnement d'hélicoptère]
[parole indistincte]
[tirs]
[tirs]
[tirs]
Oh, c'est quoi, ce bordel ?
[tirs]
[tirs]
[Adèle] Ici 45. Onze, ici 45.
- [Adèle] Je répète. - [Martin] Tirez pas ! Tirez pas !
[Martin] Je répète, on tire pas !
[tirs lointains]
Putain ! Qu'est-ce que c'est que cet hélico de merde ?
[musique orientale d'action]
[en français] Bijou, vert.
[Martin] Rouge, je répète, rouge.
[la musique continue]
[la musique s'arrête]
[musique de suspense]
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