All language subtitles for Police Python 357 (1976) (1080p BluRay x265 10bit r00t).fra

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Original subtitles

Tic-tac de la trotteuse

Musique menaçante

Claquement de porte, cliquetis de verrou

Moteur de voiture

Déclencheur photographique

- Tu dors?

- Mais démarre!

- Arrêtez.

- Inspecteur Marc Ferrot...

Évidemment.

- C'est calme, chez le patron.

Joli, pour un divisionnaire.

Moi, ma femme n'a pas de dot.

Le contraire de Mme Ganay.

A demain, pour l'interrogatoire.

Salut, Ferrot.

- Salut, Ménard.

- Madame, désolé de partir si tôt.

- Je vous accompagne. - Au revoir.

Moteur

- J'aurais dû inviter sa femme. Il serait quand même parti.

- Victor, tu nous ennuies, avec tes dimanches à la campagne.

C'est fait pour les gens qui ont des enfants.

Ou bien qui en ont eu.

Lui, il reste tout seul, toujours.

J'aimerais bien savoir de quel ventre il est sorti.

- Tu es fatiguée?

- J'aimerais bien rentrer.

- Tout de suite, ma chérie.

Oh!

Bravo! - Il est beau.

Ma femme veut rentrer.

Non, restez, vous êtes chez vous.

- C'est grave?

- Elle dit qu'elle ne sortira plus.

Vous savez Ferrot,

pour l'arrestation des Christani, j'y croyais plus.

- Moi, si, monsieur. Ça fait 1 an que je les guette.

- Faites attention, Ferrot.

- Vous étiez encore seul,

pour arrêter 2 types armés, la nuit.

Vous fermerez. A demain.

- Au revoir, monsieur Ganay.

Moteur

Coup de frein

- C'est un flagrant délit. Ça vous plaît?

- C'est quoi? Que foutiez-vous à l'église?

- Vous prenez bien.

- Pardon? - Mais non. C'est un hasard.

- Je travaille de nuit. J'ai pris

des photos pour ma vitrine, c'est tout.

- Mettez vos chaussures, vous allez attraper froid.

- Excusez-moi. Les photos, je vous les apporte.

Et les négatifs.

- Pardon.

- Vous les prenez ou je vous les porte?

- Ce soir? - Je sais pas.

Où, quand?

- Dernier train de Paris, demain.

Les cloches sonnent.

- Voulez-vous reprendre?

- Ca fait 8 heures qu'on répète la même chose.

- AIlô? A quelle heure est le dernier train de Paris?

23h04? Merci.

- Je sais que c'est l'anniversaire.

On le fêtera demain. Je dois rester.

- Quel âge a le petit?

- 10 ans. - Allez-y.

Je m'occupe d'eux.

- Tu me gardes du gâteau?

- Abadie, vous pouvez rentrer aussi.

Bon.

Terminé. On reprend demain.

*-Orléans, Tours. Express, 1re et 2e classes.

Elle rit.

- Je vous ai pas vue. - Vous ne m'avez pas reconnue.

De quel signe êtes-vous?

- Je vous dépose où? - Tout droit, tout droit.

- Vous venez de Paris pour la nuit?

- Vous êtes contre? Sonnerie de réveil

Laissez-moi là, j'ai cette vitrine à faire.

Au revoir. - Au revoir.

- Pourquoi me suivez-vous?

- C'est idiot, je ne sais pas.

- Je ne veux plus vous revoir.

Musique dramatique

- Plus ça va, plus j'ai envie de toi.

Coups de klaxon

Coups de klaxon

Musique douce

Coup de feu

- Hé, là-bas, arrêtez-vous!

I -Tiro Qu'est-ce qu'i 0 qu'il y a? I

- Que se passe-t-il?

- Attendez, attendez, arrêtez!

- Qu'as-tu fait? - C'est parti tout seul.

- Hein?

- Ne touche pas, c'est pas un jouet.

T'es pas une petite fille.

Merde, mon stylo.

- Si tu as du courage, retournes-y.

Tu es fâché?

Tiens, mec.

Ne le perds pas. C'est un Japonais, automatique.

Elle rit. - Attends!

La clochette tinte.

- C'est pour un stylo.

Je veux le plus cher.

- Je peux vous faire un prix.

Voilà.

- Non, il est moche.

- Vous trouvez?

- C'est le plus beau.

- Ah...

J'ai encore oublié de quoi réparer cette poignée.

- Tu m'écrivais?

- J'avais envie de vous écrire.

- J'ai faim. - Il y a ce que vous aimez.

- Je suis un salaud.

- Quoi?

- Un vieil égoïste.

- Tenez. - Ah.

Je te bloque.

Evidemment, tu ne peux pas rencontrer qui tu veux.

- Pourquoi? J'ai pas l'air heureuse?

- Ouvre le tiroir.

- Merci.

Elle est belle.

Musique inquiétante et chœurs a capella

- Bonsoir, mon cœur.

Je voudrais ton avis, net.

Des policiers veulent faire la grève.

Qu'en penses-tu? C'est fort de café, non?

Encore quelques mois et puis la retraite.

- Oui.

Il faut donner une réponse, pour la maison du Midi.

- Elle me plaît.

- Et à Sylvia, tu lui as parlé?

- Non, pas encore.

- Elle t'écrit à nouveau?

Période bleue, période rose, noire...

Ça s'arrête, et puis ça reprend.

Je la connais comme si je l'avais faite. Je l'aime bien.

Personne n'aurait fait pour elle ce que tu as fait.

- C'est la première fois que je me sens bien à Paris.

- T'as pas cent balles?

- Vous n'avez rien? - Bande de cons!

- Tu aurais pu lui faire mal.

Hein?

Qu'est-ce que tu as? Hum?

Dis-moi. - C'est pour toi, Marc.

- Mais non, c'est trop beau....

- Tu n'aimes pas!

- Mais si, voyons!

Je n'ai jamais eu qu'une chaîne à la cheville.

A l'Assistance, on a failli me nommer "Feraupied".

Heureusement,

ils plaisantaient, ils m'ont appelé "Ferrot". Mais même Ferrot....

Je veux vivre avec toi.

S'il y a quelqu'un dans ta vie, tu me le dis?

- Il n'y a personne.

- Pourquoi tu fais tout pour me cacher?

A Orléans, on peut sortir ensemble.

- J'en ai marre, des flics!

- Pourquoi "les flics"?

- Car tu me poses des questions.

- Je t'ai obéi, et n'ai jamais cherché...

Sonnerie de réveil

- Et ça? C'est l'heure de l'autre?

- C'est facile, pour toi.

Il y a une faute, un juge.

Et tu ne comptes que sur toi.

- Oui.

- Tu ne fais confiance à personne.

- C'est vrai.

Mais avec toi, c'est différent.

Arrêtons. Je veux pas qu'on s'engueule.

On rentre. Appelle-moi quand tu es décidée.

Musique inquiétante

Musique inquiétante

- C'est pour toi.

C'est Sylvia. - Sylvia?

Allô?

Allô?

*AIlô?

*AIlô?

Allô?

Bien entendu, je vais bien.

C'est pour ça que tu me téléphones?

C'est gentil, je t'embrasse.

- Elle t'appelle ici, maintenant?

Où était-elle?

- Chez elle, voyons.

- Tu es sûr que personne ne sait pour vous deux?

Certains seraient contents de t'épingler, quel beau scandale.

A 3 pas de la retraite,

ce serait bête. - Personne ne sait.

- Et ton lait de campagne? Ta Grenouillère?

- Ne recommence pas.

Je l'ai emmenée une fois. Il y a si longtemps.

Les cloches sonnent.

Ils rient.

- Tu vois comme c'est simple. - Ca ne l'est pas du tout.

- Donne-moi encore 8 jours.

Mais pourquoi

ce rendez-vous?

Pour m'emmerder?

Le bébé gazouille.

*-Je vous écoute?

- Je quitte le réseau. J'ai une migraine. À demain.

*-Bien reçu.

Musique inquiétante

Le chiot gémit. - Enfin!

Faites attention.

En plus, c'est défendu de marcher sur les pelouses.

- Tu sais où j'habite?

Tu es content?

- Je t'aime.

Pour la dernière fois, viens avec moi.

Hein?

Coup

- Ÿ a que le pognon qui ne perdent jamais, les salauds!

Minou, minou, minou.

- J'ai apporté du foie gras. Je prépare des toasts?

- Je vais le faire. - Non!

Tu es fatiguée.

- Non, je suis allée au cinéma.

*Musique rythmée

- Le Ricard se boit avec de l'eau.

J'aimerais bien vous voir partir debout.

- Tu n'as plus faim?

- Je vous dois tout. - Je ne demande que la vérité.

Dis-moi. Je peux t'aider. - Cette fois, non.

- C'est qui?

- Personne.

- Tu mens. Je vous ai vus.

De la fenêtre, tout à l'heure.

Qui est-ce?

Il te menace? - Qu'allez-vous chercher?

Il te fait peur?

- C'est vous qui me faites peur.

Vous êtes toujours gentil.

Vous êtes bon avec votre femme.

C'est pour ma tranquillité.

- Et moi?

- Pour mon plaisir.

- Vous êtes impeccable.

- Bien sûr, j'ai eu tort.

- Ne vous accusez pas. - Je comprends.

- Arrêtez de comprendre!

- Si ça peut t'aider?

- Je ne veux plus qu'on m'aide!

Là.

- Ceux qui aiment des choses dans la vie...

Moi, c'est mes cochons.

J'ai fait 2000, le mois passé.

Ça retombe, comme tout. On peut plus compter sur rien.

- Oui, il y en a un autre.

Et il m'aura complètement.

- Tant mieux.

- Et je le veux complètement. - Comme tu voudras.

- Peut-être vous allez louer une chambre?

- Pourquoi pas?

- Décidément, rien ne vous arrête. - Je ne veux que ton bien.

- Vous me dégoûtez.

Je préférerais des coups! Des coups!

Tu comprends?

Les cochons grognent.

- Petit, petit! Les cochons couinent.

Coup Cri

Halètement

Musique menaçante

Les cochons couinent.

Le téléphone sonne.

*Respiration étouffée

Sonnerie de réveil

- Bonsoir, malappris!

Ben, tu viens pas m'embrasser?

Elle t'a quitté, hein?

- Elle est morte.

- Ferme la porte.

Ferme la porte!

- Je l'ai frappée, je.

Je sais pas ce qui m'a pris.

- Oh, cette phrase...

que tu as entendue si souvent dans ta carrière,

et que tu n'as jamais voulu comprendre.

Soupir

Halètements

Va prendre un oreiller.

Non, là. La commode.

Assieds-toi.

Non, là.

Avec une arme?

- Non, un cendrier.

- Qu'en as-tu fait?

- Je l'ai jeté dans la Loire.

- C'est curieux.

Avec tout ça, j'ai failli me tenir debout.

- Le mieux, c'est de tout avouer demain.

- On t'a vu?

- Il y avait quelqu'un. J'ai vu de la lumière.

- Qui était-ce? - Je n'ai vu que la lumière.

- S'il ne se passe rien dans l'heure,

pourquoi tout avouer?

- Je comprends pas?

- Ou on t'a vu,

et à l'heure qu'il est, tout est déjà $ en marche,

ou on t'a pas vu.

C'est cette heure-ci qui va être dure à passer.

Parce que l'autre, celui de la lumière dont tu parles,

peut-être qu'il existe uniquement dans ta tête.

- Je voudrais bien.

- Faut que tu dormes.

Donne-moi la petite bouteille, là.

Je l'aimais bien, moi, Sylvia.

Le téléphone sonne.

- AIlô?

Salut, Ménard.

Pas très bien. Je suis mal fichu.

Une espèce de grippe.

Je vais voir un toubib, là. J'en ai un très bon.

Il m'a déjà vu.

Quoi? Un meurtre?

Commencez sans moi. On fera le point à midi.

Au revoir.

Ouch...

Ouh.

- Ménard a laissé un mot. I! sera là vers midi.

- Oui, je sais, merci.

Le téléphone sonne.

*-Vos dossiers sont prêts. - Oui, merci. Donnez-moi Ménard.

*-I[ n'est pas là, je vous l'ai dit. Je vous passe Michel.

*-AIIô?

- Ah, non. Non, rien.

- M. Ganay. *-Il est en conférence.

- Je veux lui parler. *-Impossible...

- Jusqu'à quand? Je veux le voir.

*-Dans 30 minutes. - J'y serai.

- M. Ganay vous attend.

- Votre toubib ne vous arrête pas,

avec cette tête?

J'ai le gant de l'assassin, une lettre,

tout son signalement.

- Asseyez-vous.

Pour le meurtre de cette nuit?

- Oui. J'ai de la matière et le laboratoire aussi.

Ily a une trace sur le parquet en zigzag.

J'ai reconnu le dessin.

Je suis passé chez moi. Les voilà: zigzag.

On en a acheté ensemble avec Ferrot.

Elles étaient en solde rue Royale.

Le 1er témoin parle de chaussures claires.

- Quel témoin?

- Une vieille qui nourrit les chats.

Elle a vu courir quelqu'un. L'heure concorde.

Il a perdu un gant. Elle l'a ramassé.

C'est celui-là. - Et l'arme?

- On l'ignore. L'assassin est violent, il lui a éclaté le crâne.

On a sa lettre.

"Pardon, je t'aime pour toujours.

"Signé "M","

Toujours à 1h30.

Et on a une lettre de la victime.

"Je vais vous quitter."

Pas d'effraction. Les voisins n'ont rien entendu.

- Rupture subie, ça tourne mal et on s'enfuit vite.

- Pour les empreintes, c'est fichu.

La bonne avait lavé avant de trouver le corps.

- Votre grippe, ça va?

Bien. Je vous confie l'enquête.

- J'ai pris des renseignements à Paris.

La victime vivait là depuis 5 ans d'après les locataires.

- Avec qui vivait-elle?

- Les locataires n'ont vu personne.

Ni la femme de ménage.

Je vais m'occuper de ses employeurs.

- Vous vouliez me parler de ça?

Le téléphone sonne.

Allô?

Oui, il est là, oui.

Lamblin?

Hum.

Merci.

Tenez, Ferrot. Un second témoin oculaire.

Il a parlé à un homme qui suivait la victime.

Il vous attend.

S'il dit comme la vieille aux chats, pas d'erreur possible.

Bonne chance.

Thérèse.

C'était pas dans ma tête.

- Prenez le volant.

- C'est là.

- Je dois passer à la pharmacie.

Je vous prends au bistrot dans 30 min.

- D'accord.

- M. Lamblin

sera là dans 30 mn.

- Ah bon?

Je l'attends au café. - Bien.

- Merci.

- M. l'inspecteur? - Oui.

- Enchanté. M. Lamblin.

- Asseyez-vous. - Merci.

- Vous avez une déclaration à faire?

- I! pouvait être minuit. Je promenais Joséphine,

ma levrette.

- Vous étiez à quelle distance de lui?

- Environ

20 mètres.

Qui c'est?

- Mon chef.

Excusez-moi.

C'est le même, mais il se cachait,

Lamblin n'a pas pu voir son visage.

- 2 signalements autour de la même heure.

- C'était son amant.

- Elle lui aurait jamais parlé de moi.

- Ah...

La cloison!

Mais oui, le cloisonnement.

C'est le principe même, pour pas couler.

Il l'a giflée car elle ne voulait rien dire.

A toi non plus, elle a rien voulu dire.

Cloison.

- Moi, il m'a peut-être vu.

- Pourquoi ne dit-il rien? Qu'attend-il?

- S'il a les apparences contre lui,

il donne un renseignement sans se compromettre.

- Il dira rien.

Parce qu'il n'a rien à dire.

Il t'a pas vu.

Tu te rends compte de cette chance?

Le coupable, c'est lui.

N'y va pas.

Je t'en supplie. N'y va pas. - Je vais tout dire.

- ŸY a aucun indice contre toi,

aucune relation avec toi.

- Quelqu'un a allumé la lumière.

Quelqu'un respirait au téléphone.

Ce quelqu'un, vous allez finir par le trouver.

Là, s'il a vu quelque chose, il sera dangereux.

Toi, tu le sauras avant lui.

Alors, s'il a vraiment vu quelque chose...

on agira.

Bien obligés.

Eniève ton chapeau.

Parfois, je pense à Dieu.

Je me dis: "Dieu est immobile."

Il a bien raison.

- Elle prenait les photos? - Oui. Elles sont belles.

Je les ai toutes gardées dans ma réserve, dans la cour.

- Inspecteur Ménard. - Ÿ en a déjà un

qui fouille dans ma réserve.

- J'ignorais que vous deviez venir ici.

- Si je devais vous attendre...

- Je dois aller dans les boutiques.

Ça n'ouvre pas avant 9h!

- Rien d'intéressant, ici.

Le fourreur n'a vu personne avec la victime.

Ce sera pareil chez tous les autres.

- Bon, j'y vais...

Quand irons-nous chez elle?

- Faites venir ses affaires à l'Hôtel de police.

Ce sera beaucoup plus simple pour l'enquête.

- Leopardi Sylvia Magdalena.

Née le 25 décembre 1945, à Agrigente, Sicile.

Père médecin, la renie à sa majorité.

Raison invoquée: incendie de la maison de son oncle.

Viol, vengeance? Rien n'est clair.

Vol et récidive à Palerme.

Quitte la Sicile pour Paris le 10 octobre 1968.

Paris nous envoie la suite.

On cherche un amoureux. Je verrais plutôt un maquereau.

Ce n'était pas une putain.

- Pourquoi pas?

- Travail honorable.

- Y en a plein, des comme ça.

Dommage que vous n'ayez pas vu son appartement.

- Tout est en bas.

- Une jolie fille sans bijoux, c'est curieux.

- Vous avez tout passé au peigne fin?

- Oui. On l'a pas tuée pour ça. On a retrouvé tout son argent.

- C'est un cadeau. Il y a l'adresse, je vous le laisse.

C'est du tout cuit.

- Non, je m'occupe des robes, vous, des meubles.

Abadie, voyez les objets.

- C'est tamponné au musée Gustave Moreau.

Ils ont fait un tour à Paris?

- L'assassin n'était pas le seul homme dans sa vie.

- Tout était commandé par correspondance.

- Elle avait un réveil. Ils se disputaient.

Un grand type, l'air pas commode.

- Elle venait seule?

- Oui, toujours.

- Brun, yeux marrons, veste grise. Je le reconnaitrais facilement.

- Toujours seule.

Quoi, qu'est-ce que j'ai dit?

- Merci.

Sylvia Leopardi a été vue toujours seule,

ou toujours avec le même homme,

qui correspond à l'individu aperçu le soir du meurtre.

1,85m, brun, yeux marrons, solide.

On les a vus se disputer au musée Gustave Moreau.

Le gardien évoque un réveil.

Sûrement celui qui était détruit chez elle.

Le même. - Pourquoi, le même?

- Comme ça, et on n'en a retrouvé qu'un.

Selon Ménard, on devrait chercher un maquereau.

- Qui l'emmène au musée Moreau?

- Un raffiné, qui sait?

- Un Orléanais. - Pourquoi?

- En effet.

On va essayer de le savoir. Faites passer un portrait

dans la presse.

- L'assassin se cachera.

- Il se sait traqué.

- Si c'est un Orléanais,

il ne voulait pas se montrer avec elle.

On les a toujours vus à au moins 50 km d'ici.

- Tu as une cigarette?

- Vous refumez?

- Hum.

Relisez-moi le dossier de Paris.

- "Leopardi Sylvia Magdalena.

"Arrêtée le 20 décembre 68 pour usage de stupéfiants.

"Sortie de prison, mariage en mairie du 5e avec

"Breuil René, ancien proxénète.

"Breuil Sylvia se prostitue dans le 8e arrondissement.

"Tentative de suicide,

"hôpital sous protection, divorce.

"Et subitement, elle travaille normalement,

"quitte Paris pour Orléans. Irréprochable depuis 5 ans."

- Quand on change autant,

c'est que quelqu'un vous fait changer.

Lui, il m'intéresse.

- On cherche un type bien? Pas un maquereau?

- Ménard! Personne n'est 100% bien ou 100% maquereau!

- Champion, le coup du journal!

Y a des clients pour vous.

- On en a pour la journée.

- Faites-le, j'ai trop de travail.

- On se tape tout le boulot.

- Ecoutez, chacun à sa place!

Triez les porteurs de ragots.

Je prendrai ceux qui ont quelque chose à dire.

La porte claque.

- Elle a feint de venir de Paris.

Je fermais mon guichet. Elle a dit à l'homme.

- L'homme?

- Oh, 45 ans. Brun.

Je connaissais un contrôleur sur les lignes de Bretagne.

Le même: fermé, à double tour.

Cri de douleur

- Une femme a vu victime et suspect

le jour du meurtre, dans un parc.

Ils se sont engueulés, séparés, elle est revenue.

Il la suivait en se cachant. Il voulait déjà la tuer.

Venez. N'oubliez pas: lettre de rupture.

4 heures après,

il la suivait encore. Quelle filature!

- Vous vous êtes blessé?

- C'est rien. Terminez-la,

je vais à l'infirmerie.

- Un témoin les a vus dans son champ tirer des coups de feu.

- Il a vu l'homme? - Non, la fille.

Et toujours cette même 404 grise.

- Ils ont tiré sur quoi? - Elle a tué un faisan.

- Vous avez les balles?

- Non. Il était en purée.

- Aucun intérêt.

- Seul un sacré flingue met un faisan en purée.

Mon 38 ne ferait qu'un trou.

Un type bien qui l'aide,

une arme, des engueulades,

elle ment pour Paris,

il la suit: ça ne colle pas, tout ça!

- Il y a 2 types! - Vous y tenez.

Les témoins décrivent un seul type.

- Ça ne fait pas de lui le meurtrier!

- On cherche qui, alors?

- Je ne sais pas, Ménard!

- II faudrait une confrontation générale avec vous.

Un portrait-robot.

- Oui, oui.

- C'est une des filles

de l'Alsacien?

- Le salaud, il se croit tout permis.

Allez à l'hôpital, je m'occupe

de l'Alsacien.

- Bonsoir, M. l'inspecteur.

- Tu sais te servir du vitriol? Tu t'éclabousses plus?

- Que se passe-t-il?

- Salaud, va! - Mais calmez-vous!

Cri

Allez, on se tire!

Cris

Dépêchez-vous!

Montez!

La voiture cahote.

Cri

Moteur

- Arrêtez!

Laissez-le!

Il n'y est pour rien.

Calmez-vous, nom de Dieu! Ecoutez-moi!

La fille est revenue à elle.

C'est un de ses clients qui a fait le coup.

Il avait tout dit au commissariat quand on l'a trouvée.

- Qu'est-ce qui vous a pris?

L'Alsacien insinue des choses, sur vous.

- Normal, je me servais de lui.

- Tout doux, Ferrot, hein!

- I! porte plainte? - Pas cette fois.

On l'a calmé.

Bon, l'affaire Leopardi.

- René Breuil, son ancien mari.

L'interrogatoire n'a rien donné.

On a du nouveau sur le suspect.

Il avait une arme, il se déplace en 404 grise.

Il cachait ses rapports avec la victime en ville,

sauf à la gare.

- La gare? Elle voyageait avec lui?

- Elle faisait semblant de venir de Paris.

- Elle avait peur de lui? - Ou d'un autre.

On note une promenade le jour du meurtre.

Ils se sont disputés au parc.

Il a été vu la suivant jusque chez elle.

- C'est pas rien. Logique, un jaloux. Il cherchait déjà à la tuer.

- Ou autre chose, si elle lui cachait quelqu'un d'autre.

- Quelqu'un d'autre?

- Retire-lui l'enquête. - Pourquoi?

- Retire-lui l'enquête!

- I[ n'a qu'une intuition. Il ne peut rien trouver.

- S'il remonte jusqu'à l'arrestation, avec Breuil?

- J'ai rencontré Sylvia longtemps après,

et par hasard.

- Dans le fond, ça te plaît, hein?

Laisser aller Ferrot, ça, c'est dangereux.

Et c'est ça qui te plaît.

- Je peux?

Musique inquiétante

- Un voisin alerté par le bruit nous a prévenus.

On est passé par le toit. Les scellés sont intacts.

Qu'est-on allé chercher? Rien, peut-être.

Quel chantier... Seul un fou furieux peut faire ça.

Comme pour le meurtre.

- Arrêtez-vous là, j'en ai pour 30 secondes.

- Achetez-moi du chewing-gum pour le petit.

- Oui, d'accord.

*Jingle d'annonce publicitaire

*-A l'alimentation, les pâtes en sauce Lustucru.

Dans le même paquet, une très bonne sauce Lustucru.

*Jingle de fin d'annonce

Sirène de police

- On l'a vu ici. - Le type qui a appelé attend

devant la porte 1.

- Qui est-ce? - Un témoin, il est contrôleur.

- Je ne l'ai pas vu.

Serait-ce une blague? - C'était caisse 25.

- On y va. Bloquez la sortie.

- S'il fallait que je regarde les clients.

- C'est pas une blague. Y a un chariot abandonné.

- Restez là, prenez toutes les identités.

On sonne à la porte.

Sonnette

- Oui, Ménard? - Ah.

Le type du supermarché était bien le contrôleur.

Il est à l'hôpital. Le suspect l'a bien arrangé.

- I! faut prévenir les témoins de se tenir à carreau.

Il a parlé? - Non.

Les médecins interdisent de l'approcher avant demain midi.

- Bien... Midi?

Vous auriez pu téléphoner.

- Je prenais Etienne à la sortie du catéchisme.

Alors...

Excusez-moi de vous avoir dérangé.

N'oubliez pas: demain, midi. La porte claque.

Moteur de voiture

Musique de tension

*-Appel à toutes les voitures.

On signale l'occupation d'une usine.

Bagarre entre piquet de grève et surveillance.

- Germaine 18, Germaine 18. Passez-moi Ménard.

*-Où êtes-vous? On a juste le temps pour l'hôpital!

Le contrôleur se souvient parfaitement du type.

- Je passe par l'usine. *-On a du monde, là-bas.

- C'est ma route. *-Comme vous voudrez.

- Je veux parler au patron.

- On l'a bouclé. Personne n'entre.

Sifflets

- Où est-il?

- On lui fait des radios. Il faut attendre.

- Qu'allait-il faire, là-bas? - Aucune idée!

J'attendais à l'étage avec le témoin.

Il n'est jamais là où j'imagine.

- Il a toujours été comme ça. - Pas à ce point-là!

C'est l'affaire Leopardi,

et son 2e homme: il butte, mais s'acharne.

2 amants cachés n'appellent pas forcément un 3e larron.

- I[ n'a toujours rien?

- Comment le saurais-je?

Je suis la lanterne, moi!

- Il ne veut plus de vous?

- L'appartement, les témoins, la confrontation générale:

il ne veut pas connaître.

Excusez-moi, mais j'en ai marre!

Pendant ce temps, le suspect en profite!

- Allons, calmez-vous. On va arranger ça.

- Non, monsieur. Toujours rien.

- Enfin, pourquoi un 2e homme aurait secouru Sylvia Leopardi,

pourquoi pas notre suspect?

- Y en a 2. - Enfin, ça tourne à la manie!

- Conduisez l'enquête comme il se doit.

- Bien, monsieur.

- On vous a dit de rester couché!

Un objet tombe.

- Merci, monsieur.

- Ménard,

tant que notre ami est ici, vous le remplacerez.

- Bien.

- Je n'ai rien de cassé, laissez-moi sortir.

- Reposez-vous, c'est un ordre.

- Ah!

Sylvia lui a donné ma montre

pour que tu comprennes qu'elle ne voulait plus de toi.

- Lui, Ferrot...

- Hé oui! Héhé. Bien sûr, Ferrot.

Un orphelin, comme elle.

- Un flic...

- Oh, les flics, elle les attirait.

- Elle pouvait pas s'en passer, alors.

Tant mieux, ce sera plus facile pour toi, pour t'en débarrasser.

- II sera facile à confondre.

- Je ne dis pas ça.

- Oui, mais c'est inutile: tout l'accuse.

Son signalement, son silence, son arme.

Et le supermarché. - Mais il est innocent.

- Et alors? II sera pas le 1er condamné à le clamer.

- Tu es si sûr de toi?

Parce que, Sylvia,

elle se cachait de toi, de lui,

elle avait un grand goût de la gâchette.

Quand il a fouillé l'appartement au point de le saccager,

il a pu trouver quelque chose.

- Je le saurai ce soir. Je vais lui annoncer

que je le mets demain devant les témoins. Il est fini.

Il fait tourner le cadran du téléphone.

Ménard? Ganay.

Réunissez-moi tous les témoins demain matin.

On a assez perdu de temps!

Si, Ferrot sera là.

Sirène d'ambulance

- Ferrot?

Vous avez la tête dure, hein.

Je venais vous voir.

Montez.

Je vous plains, Ferrot.

Demain, tout le monde vous reconnaîtra.

J'ai ordonné la confrontation générale

que vous refusiez.

- Quand avez-vous compris?

- Au supermarché.

- Je ne l'ai pas tuée. - Pourquoi n'avoir rien dit?

J'ai eu peur et je voulais le coupable.

Si je parlais, c'était la taule et je ne pouvais plus chercher.

- Mais nous, nous le pouvions.

- Je me démerde seul.

- Vous avez peut-être des circonstances atténuantes.

- Je ne l'ai pas tuée! - Alors qui?

- L'autre. - Je dois vous arrêter.

- Laissez-moi quelques jours, regardez.

Regardez. J'ai trouvé ça chez elle.

Je veux retrouver cette maison.

Là, derrière. - Pour quoi faire?

- Je veux l'homme qui était là.

- Mais elle est seule.

- Non. Une photo qu'on recolle, on y tient.

- Vous délirez. - Non, c'est un souvenir.

On n'a pas de souvenirs seul.

Il a bien fallu que quelqu'un la prenne, cette photo.

Moteur

- Je dépose un médicament à ma femme. Vous attendrez.

Nous en rediscuterons.

Non, Ferrot.

Je porte un médicament à ma femme, c'est tout.

Je ne serai pas long.

Ferrot a trouvé une photo du relais

de campagne.

J'ignore qui l'a prise.

Sylvia riait sans cesse, ce jour-là. On n'a été qu'une fois

à la Grenouillère, une seule. Et ma voiture sur la photo...

Une Nash. Je suis le seul à en avoir eu une dans le coin.

Heureusement, Ferrot est arrivé après.

Il m'a jamais vu avec.

Avant, je vais

lui faire déclarer qu'il connaissait Sylvia.

C'est un Polaroid: pas de négatifs, plus de preuves.

Bon.

Je vous donne 3 jours. Mais donnant-donnant.

- Je n'ai rien dit parce que tout m'accusait.

- Je sais que des filles comme elle, ça existe. C'est trop compliqué.

Ce n'est pas pour moi.

Un autre monde, vous comprenez.

Ce que les autres doivent avoir, étant gosses.

Enfin, je ne sais pas.

Ma photo.

De quel droit faites-vous ça?

Pourquoi?

- Moi, je l'aimais.

- Vous l'avez tuée.

Musique inquiétante

Le téléphone sonne.

- Ah, j'étais sûr que vous aviez quitté l'hôpital.

On a profité que vous étiez au lit pour foncer derrière votre dos.

Demain, confrontation générale avec les témoins. A 11h.

- J'y serai.

Chuintement

- Bonsoir, M. Ferrot.

- Bonsoir, Abadie.

Je monte préparer pour demain. - 11h.

On l'aura, notre type!

Cris de douleur étouffés

- T'étais où, ce soir? - Quoi?

- T'étais où? - Vous êtes pire que Ferrot!

J'étais à un banquet. J'ai 40 témoins.

- On a trouvé le corps de M. Ganay.

- C'est pas vrai?

Et Ferrot?

- Il m'a dit avoir tout pris sans rien voir.

Et la confrontation?

- Annulée!

Inspecteur Ménard.

- Valois. Paris me charge de l'intérim.

Vu la précision, c'est un tireur professionnel.

- C'est mon avis.

Et c'est une 357.

- Hum.

Venir ici, armé...

Qu'est-ce qu'on a pu lui proposer?

Mais dites-moi,

Ganay,

3 voitures particulières, une résidence secondaire,

une maison dans le Midi...

Pour un divisionnaire...

- C'est sa femme, une Cléry. Une vieille famille d'ici.

- On l'a interrogée?

- Oui. Elle ne sait rien.

- J'ai demandé aux RG le passé politique de Ganay.

- Vous êtes fatiguée.

II faut dormir.

- Alors.

- AÀ force de me répéter, je sais plus où j'en suis.

- CÇa fait des semaines, on ne sait plus.

- Moi, je l'oublie pas.

C'est ça. Une raie.

Les cheveux denses.

- Plus fournis que ça?

Je vous parle. Comme ça, les cheveux, ou non?

- Je sais plus.

- Demandez la voiture, s'il vous plaît.

Je dois aller à la maison de l'étang.

- Bien, madame.

- Votre collègue... Que lui est-il arrivé?

- Une brûlure. - Y a longtemps?

- Non, pourquoi?

- Il a l'air fermé à double tour.

- Voilà la nuit, madame.

- Vous vous arrêterez chez mon pharmacien.

Et vous me prendrez cette ordonnance. Merci.

Freinage brusque et klaxon

Aboiements

Montez, M. Ferrot.

Montez.

S'il vous plaît.

Il allume le moteur.

C'est là?

C'est lui qui vous avait amené, ou vous?

- C'est lui.

- Maintenant, il faut finir ce qui a été commencé.

J'ai essayé, j'ai essayé.

Je peux pas.

Pourtant, je suis déjà morte.

Oui, sans ça, j'aurais déjà parlé,

puisque je sais tout.

Vous n'avez pas tué Sylvia, et vous avez tué Ganay.

J'aurais menti, aussi, un petit peu.

Je mentais très bien, quand j'étais vivante. Et là...

Vous vous seriez vraiment défiguré pour rien.

Alors, je vous en supplie,

je vous en supplie, aidez-moi.

Tout le monde croira à un suicide.

Je vous en supplie.

Sanglots

Coup de feu

Pas rapides

Coup de frein

- Je suis chez le divisionnaire Valois?

Ici l'inspecteur Ménard.

Pardon, madame, d'appeler si tard.

Il me faut parler à votre mari. Comment?

A l'Hôtel de police à cette heure-ci?

J'y vais. Merci, excusez-moi encore.

Sirène de police

- J'allais te chercher. - Je veux parler à Valois.

- Non, il y a un hold-up au supermarché:

il te désigne, vu l'état de Ferrot.

On fait une souricière.

Sirène de police

*-Vous ne vous en sortirez pas! Jetez vos armes!

- Oh.....

- T'en fais pas, t'en fais pas.

Coups de feu

- Ils vont les tuer. - Arrêtez.

- Ils vont cramer. - Allez!

Crissement de pneus

Crissement et coups de feu

- Attention, ça va exploser!

Crépitements

Explosion

Musique inquiétante

Chute métallique

Crépitement

Musique inquiétante et chœurs a capella

Sirène

Musique menaçante

Sous-titrage: VDM

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