All language subtitles for Little Miss Innocence (Chris Warfield, 1973).french

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Original subtitles

LES DÉFONCEUSES (P'tite Melle Innocence)

Où allez-vous, les filles ?

Oh, peu importe.

- Vous pouvez nous emmener ? - Bien sûr. Montez.

On veut aller dans les collines observer les maisons Neato.

Une carte des étoiles de cinéma, hein ?

En quelque sorte.

J'adore rouler dans une voiture cabriolet.

Ouais, c'est super le vent.

C'est vraiment une belle journée.

Vous voulez peut-être aller à la plage, prendre le soleil.

Ouais, on pourrait faire ça.

- C'est loin d'ici ? - A peu près 30 bornes.

Vous devez prendre cette route ?

Direct sur Sunset, dès qu'on arrive à l'océan, c'est à droite.

Et on monte.

Ouais, Msieur.

Voilà où je tourne.

Ça ira, continuez.

D'accord.

J'habite ici. Les filles, venez donc chez moi.

J'ai une maison Neato.

Non, merci. On veut juste jeter un oeil dans le coin.

Ne vous éloignez pas de la rue principale.

On peut explorer.

Ouais, merci beaucoup, Msieur.

Bien, amusez-vous bien.

Super, c'est notre intention.

Bye.

Bye.

8420, Vista Del Palmos.

C'est cette rue, tu le veux ?

Sacrée caisse, pas vrai ?

Il est plutôt vieux.

Oh, c'est encore mieux.

L'âge signifie sagesse et expérience.

T'en penses quoi ?

Je sais pas, il a l'air gentil.

Je crois pas qu'il puisse être méchant.

C'est bon, viens.

Que se passe t-il ?

J'ai peur.

Pourquoi, bon Dieu ?

Je sais pas.

T'inquiète pas.

Ok, alors quoi ?

On va chez lui et on emprunte son téléphone.

- Viens. - Ok.

Voilà sa baraque.

Tu fais quoi ?

Je cherche ma barbie.

Non, non, non, viens, je te l'ai dit, te bile pas.

- Et pas toi ? - Non.

Peut-être un peu.

Mais on dit beaucoup de mensonges.

Ouais, j'imagine.

Ok, ferme ton sac, on y va.

- Surprise ! - Nous voilà.

- Ouais, je vois ça. - Vous nous aviez demandé

si on voulait passer voir votre maison.

- Ouais, hé bien, entrez. - Ok.

C'est en bas.

- Belle maison. - Je suppose.

De la rue, elle ne semble pas si grande.

Ces anciennes maisons peuvent être très trompeuses.

Ouais, je suppose.

Posez vos affaires là.

Regardez ce sol.

- C'est une vraie cheminée ? - Hé, d'ici, on voit tout.

- On est où ? - Là, c'est le centre de L.A.

L'aéroport est là et bien au-delà, c'est l'océan,

et encore au-dessus, les collines dans la vallée.

Vous vivez ici seul ?

Quel gâchis !

Vous faites quoi ?

Arrangeur musical.

C'est quoi ?

Je dis aux instruments quelles notes jouer.

Et vous ?

Quoi, moi ?

Que faites-vous ?

Vous allez à l'université ? Vous travaillez ?

Non. On en a fini avec ça depuis bien longtemps.

On vient d'arriver ici.

D'où êtes-vous ?

Vous quitteriez l'Oregon ?

Vous avez fait du stop depuis là-bas ?

Non. On a marché.

Hé, c'est en couleur.

Faites comme chez vous.

Vous avez un programme ?

Sur le poste télé.

Vous voulez boire un coup ?

- Quoi ? - Du Brandy.

Ça vous plaira.

Même si vous avez 21 ans.

D'accord.

C'est une bonne émission ?

Ouais.

Le bon Brandy arrive.

- De l'herbe ? - Non.

Dommage.

Ecoutez, je vous ramènerais bien

mais j'attends un important coup de fil.

Quelqu'un vous attend ?

- Non. - Voilà.

Où résidez-vous ?

Nulle part.

On a un endroit où on pourrait aller,

mais c'est pourri.

20 gus qui pieutent là-bas et toutes sortes de camés.

Ouais.

L'herbe me dérange pas

mais pas cet autre truc qu'ils s'enfilent.

Ça a pas l'air coton.

Vous savez,

un essai et Dieu sait ou on serait maintenant.

Y a une émission qui va passer,

ça vous dérange pas si je la regarde ?

Je vous en prie.

Je vais voir ce qu'il y a dans le frigo.

On veut pas vous ennuyer, Msieur.

Oh, pas de souci.

Appelez-moi Rick.

Si vous le dites.

Moi, c'est Carol, elle, c'est Judy.

Judy, Judy, Judy.

Je vais voir ce qu'il y a dans la glacière.

Glacière ?

Ma grand-mère appelle ça une glacière.

Il est pas si vieux que ça.

Tu vois bien qu'il a des cheveux blancs.

Regarde ses yeux et ses mains.

Tu sais comment observer un homme, pas vrai ?

Tu parles !

De plus, y a qu'un seul endroit qui compte.

Oh, Carol.

Il est déjà en chaleur.

D'abord, le brandy et là, il va chercher la bouffe.

Je crois qu'on a trouvé où pieuter pour la nuit.

Je vais l'éteindre.

Vous ne voulez pas regarder les émissions de la nuit ?

Non, il se fait tard.

Je vais la réveiller.

Non, non, laissez-la dormir.

Reprenez du brandy.

Je vais être torchée.

Ah, allons.

Passez-moi le verre.

Ok. Mais juste un peu.

J'espère que vous ne pensez pas que je mentais

au sujet du coup de fil.

Il devait vraiment m'appeler.

Je ne comprends pas pourquoi il ne l'a pas fait.

Quel âge avez-vous ?

Quoi ?

Quel âge avez-vous ?

Comment ça ?

Ne faites pas confiance aux plus de 30 ans ?

Je n'ai confiance en personne, un point, c'est tout.

Vous ne me croiriez sûrement pas, alors.

Bien sûr que si.

- Ok, j'ai 23 ans. - Allez.

- 25... 56... - Bingo.

Ok, je suis entre les deux.

Ok, un grand secret.

Pourquoi insister ? Quelle différence ça fait ?

Je suis juste curieuse.

Une fille veut savoir ce qui lui arrive.

Mais rien ne vous est arrivé.

Pas encore.

Mais je n'en serais pas surprise.

Vous pensez vraiment que je vais essayer ?

Certaine.

Une jolie fille.

Nulle part où aller.

Doux et chaud à l'intérieur.

Du bon brandy !

Il me semble évident...

qu'un gars pourrait tenter.

Tout à fait évident.

Qu'a t-il à perdre ?

Il recevra une gifle.

Ou il pourrait appeler la police.

Aucune chance.

Une gifle ou une tape sur la main, j'imagine.

Pourquoi cette gifle ?

Ça tient en lieu d'exécution.

Quoi ?

Vous vous y attendiez.

Alors, je l'ai fait.

Vous avez reçu ce à quoi vous vous attendiez.

L'exécution.

Et vous, qu'attendez-vous ?

Ça, c'est de l'exécution.

Il est temps d'aller au lit, hein ?

- Je suppose. - Allons-y.

Que se passe t-il ?

Rien.

Je voulais juste voir si Carol allait bien.

Je vais chercher une couverture.

Qu'y a t-il ?

Rien.

Allons au lit.

Excuse-moi. Je reviens.

Détends-toi.

Ça va ?

Oui.

Oh, mon Dieu.

Tu es vierge.

Oh, chut.

Pourquoi ne pas l'avoir dit ?

Ça va aller.

Je n'aurais rien fait.

J'aimerais que tu continues.

Je vais être un gentleman.

Judy, je...

Ça va.

Tout va bien.

Viens t'asseoir près de moi.

Plus près.

T'avoir fait mal me déplaît profondément.

Ça n'a pas fait si mal que ça. De plus...

De plus, quoi ?

Ça devait arriver tôt ou tard.

Ça aurait été pareil, qu'importe la personne.

Je sais.

Je te pensais juste "dans le vent".

Je le suis.

Maintenant.

Oui, je sais.

Je veux...

Tu veux quoi ?

J'aimerais prendre un bain.

Pour faire trempette un petit moment !

Bien sûr.

Je vais réveiller Carol et vous dormirez ici.

Je dormirai sur le divan.

D'accord.

Judy.

Pour ce que ça vaut. Tu es belle.

D'accord.

Hé. Un moment.

Y a plein de trucs de filles ici.

Bain moussant.

Ce genre de trucs.

Où l'as-tu eu ?

Il est juste là.

Tu es marié ?

Non.

Détends-toi.

Je vais mettre Carol au lit.

Ouais, j'en doute pas.

Salut, t'es réveillée ?

Depuis juste une minute.

C'est Judy ?

Ouais, elle prend un bain.

Pouquoi ?

Pourquoi pas ?

Elle se sentait pas bien.

Trop de Brandy, je pense.

Vous prenez la chambre et je dormirai ici.

On reste ?

Que vont penser les voisins ?

Ils s'en tapent.

Alors, d'accord.

Désolé.

Inutile.

Quand t'es-tu déshabillée ?

Y a un petit moment.

Vous étiez partis.

Je me suis dit que je dormirais sur le divan.

Mais je voulais pas dormir toute habillée.

Et Judy ?

Judy sait se débrouiller.

Presque aussi bien que moi.

- Presque ? - Tu connais le vieux refrain ?

Ce qu'elle fait, je peux le faire en mieux.

Sacré refrain.

C'est vrai.

Alors ?

Je veux savoir une chose.

Quoi ?

Ce ne sera pas ta...

Y a aucune chance, pas vrai ?

Ouais, je voulais juste savoir.

Les vierges sont uniques pour un seul client.

- Tu as trouvé quelque chose. - J'avais faim.

Je pensais me faire un sandwich.

Prépare-toi des oeufs, un sandwich.

Trop chiant à faire.

Vas-y, fais-toi des oeufs.

Non vraiment, pas la peine.

Oups, 03H50.

Je devrais être profondément endormi.

Tu gardes ça pour plus tard ?

Non, vas-y, ça te donnera de l'énergie.

J'ai pas eu assez d'énergie ?

Pourquoi ? Y a un souci ?

Oh, non, tout va bien.

Baiser, on peut faire ça à toute heure.

C'est bien ma chance.

A ma grande époque, j'y allais à fond.

T'es pas encore dépassé.

Tout allait bien de ton côté.

Mais en faire trop, c'est pas une si bonne chose.

Tu veux me montrer ? Vas-y, montre-moi.

Carol, un homme a certaines limites.

Oh, tu as eu deux heures.

Carol, il est presque 04H00. On devrait être endormis.

J'ai pas sommeil et toi, non plus, d'ailleurs.

Une fois par nuit me suffit amplement.

Ou deux fois.

C'est pas un secret.

Tu vois ? T'es en grande forme.

Je me demande pourquoi.

Non, ne me pose pas. Wow, quel trip !

Ouais, j'en doute pas.

Ça venait d'en bas.

Oh, j'ai une bonne idée.

On va le garder ici.

Comment on va faire ?

On se met devant la porte.

Ok, on y va.

Vite.

Allons, les filles, je vais dormir.

Tu te plains ?

Carol, tu es trop, je dois dormir, hein ?

On va pas te laisser sortir.

Ouais, tu pourras dormir.

Au milieu.

On y est.

Allez, sous les couvrantes.

Inutile d'être modeste.

Exactement.

Dépêche-toi.

- Carol ! - Dans une minute.

Allons, Carol.

Regarde, Judy est choquée.

Je m'en fous.

- Ah oui ? - Non, je vais bien.

Tout va bien.

- Tu es sûre ? - Certaine !

J'ai jamais fait de triolisme.

Qu'est-ce qui a de si drôle ?

Avant ce soir, t'avais rien fait à deux non plus.

Te moque pas de moi.

Toi aussi, hein ? Ok.

Je suis dans la merde, je vois ça.

Désolé d'avoir gâché la séance.

Rick, comment as-tu pu me faire ça.

Crois-moi, je suis crevé.

Pourquoi maintenant ? Pourquoi à la dernière minute ?

Harry, si je te disais ce qui m'est arrivé

ces deux derniers jours, tu ne me croirais pas.

Raconte-moi.

J'ai le droit de savoir avec tout ce fric engagé.

Je peux pas, Harry mais je promets de me rattraper.

Tu ferais bien.

D'accord.

- C'était sacrément long. - Je suppose.

Ensuite, je vais devoir prendre la voiture pour...

Y a quelqu'un ?

Va falloir réparer ça.

- Regarde ce qu'on a ramené. - On a pas mal de courses.

On a des oeufs.

- Et... des hot-dogs. - On a quoi d'autre ?

- Un Coca. - Cet argent était pour le taxi.

Un taxi ? Qui a dit que quelqu'un partait ?

- T'es contrarié ? - Ouais.

Donc, la nuit dernière, t'as pas passé du bon temps,

t'as pas eu ce que tu voulais la nuit dernière ?

C'est pas ce que je veux dire.

Tu m'aimais bien, non ? Donc, tout allait bien.

Je t'aimais bien...

Je veux dire, je t'aime bien.

N'en fais pas toute une histoire.

Je suis juste fatigué.

Et pourquoi ?

Devine !

On s'est dit qu'on te plaisait.

C'est pour ça qu'on s'est pas cassées.

On aime bien ça aussi.

Et quoi ?

- La baise. - La baise ?

J'entends quelqu'un parler de baise ?

Merde.

Allons, Carol.

Je suis sur les rotules.

Tu disais ça aussi hier soir mais ça ne t'a pas arrêté.

Vous avez dormi, les filles.

Pas moi.

On voulait juste que tu te sentes bien.

J'aime ce que tu fais quand tu as fini.

Comme...

comme si tu te sentais bien, que tu étais heureux.

Vraiment ?

Je veux te faire du bien.

T'es quelqu'un, toi.

Pourquoi ?

Parce que j'aime t'entendre faire mmmmh ?

T'aimes ça, hein ?

Ouais, j'aime ça, hein ?

Ne vaudrait-il mieux pas que je me repose d'abord ?

Je te laisserai pas te reposer.

Que doit faire un homme pour dormir ici ?

Devine !

Alors, d'accord.

- Mon tour. - Pas question, chérie.

- Non, c'est impossible. - Rien n'est impossible.

Oh, non.

Oh, non, ma belle.

Je ne peux pas.

Non.

Tu vois ? Rien n'est impossible.

Je crois qu'il fait semblant.

Non, c'est pas vrai. Judy, je t'en prie.

Alors ?

Alors, quoi ?

On le réveille ?

Comment ça, le réveiller ?

- Carol ? - Quoi ?

Il a commencé à être tendu aujourd'hui, tu sais.

Et alors ?

Et s'il flippait et qu'il soit vraiment furax ?

Tu sais, on ignore ce qu'il pourrait faire.

Ça, on va le découvrir.

Je sais pas.

Je commence à croire qu'on devrait oublier tout ça.

Comment un homme peut baiser sans se reposer ?

Quand tu les entends parler, ça peut durer longtemps.

Combien de fois il l'a fait ?

Toi et moi puis, toutes les deux.

Et nous deux encore aujourd'hui !

Avec toi, il faisait semblant.

Non, c'est faux, je le saurais.

Ok, c'est d'accord.

Cinq fois, c'est beaucoup.

Oh, c'est rien. Tu te rappelles avec Rudy

le weekend où on s'est sauvées ?

C'était plus que cinq fois entre vendredi et dimanche.

Tu peux me croire.

Ouais mais c'est différent.

Rudy, c'est un gamin. Il est en bonne santé.

Rick, il pourrait être mon père.

Le père de n'importe qui.

Hein ?

Il pourrait être père et toi, une maman.

On a pris des pilules.

Peut-être que sur toi, elles ne marchent pas.

- Carol. - Je plaisante.

J'espère bien.

T'en penses quoi ?

De quoi ?

La baise.

Je sais pas.

J'en suis pas sûre. La première fois,

je frissonnais, j'étais excitée, j'avais peur.

Il s'est désapé et tu sais, je l'ai vu, pointé vers moi.

Wow.

Je pensais qu'il allait exploser.

Mais, ça fait mal. Ça fait foutrement mal.

Je ne sentais rien d'autre

que de la colère pour m'avoir fait mal.

J'étais allongée là et je voulais en finir vite.

T'as pas ressenti de plaisir ?

Comment tu peux quand ça te fait si mal ?

Mais plus tard et aujourd'hui, j'ai eu du plaisir.

Ça fait encore un peu mal mais ça s'améliore.

Ce sera peut-être génial la prochaine fois.

Ouais, la prochaine fois.

En parlant de ça, c'est pas le moment ?

On devrait le laisser un moment tranquille.

Il s'est reposé cet après-midi, il a eu assez de repos.

Ouais mais...

Ouais mais rien. C'était ça l'idée, non ?

Je suppose.

D'accord.

Allez !

- Quelle heure est-il ? - Tard. Tôt, tôt.

Tard dans la nuit, tôt le matin.

Ok, allez dormir.

- Pas si tôt. - Ou si tard.

Il faut que je dorme. On peut voir ça demain.

Demain, c'est samedi et tu as fait tes huit heures.

Ouais ? Huit de plus, ce serait pas du luxe.

- Pourquoi ? - Vous pourriez...

Je dois dormir, c'est tout.

Demain, c'est demain.

Il faut que je me remette.

Tu es bien remis !

Les filles, je dois reprendre ma routine.

On... jouera demain !

Sois pas chiant.

Ecoutez, je ne...

vous allez devoir vous en aller.

Partir ? Pour aller où ?

Je sais pas, c'est pas mon problème.

Il faut que... vous partiez.

On s'est bien amusés. On a pris notre pied

mais il faut que je retourne à ma routine.

Et vous devez partir, ça suffit maintenant.

Je fais un marché.

Laissez-moi dormir.

Demain, on sortira.

On s'amusera.

Et puis, vous partirez.

- Ok ? - Ok.

Ok.

Toi, viens.

- C'est lui. - Il était temps qu'il rentre.

Il va péter un plomb.

Pas s'il sait ce qui est bon pour lui.

Il nous a dit de partir. Il pouvait pas être plus clair.

Qu'on soit parties à son retour.

Surprise, surprise, on est encore là.

Sois cool, ok ? Laisse-moi parler.

Salut, Rick. Comment était la séance ?

On avait fait un marché, vous deviez partir.

On ne pouvait pas, Rick. On a nulle part où aller.

Tu voudrais pas qu'on se retrouve à la rue

pour se faire alpaguer par les poulets, hein ?

C'était d'accord, je vous ai tout expliqué hier soir.

- C'était avant ou après ? - Fais pas la maligne.

Je vous l'ai dit, vous ne devez plus rester ici.

Ma vie et ma maison ont besoin d'ordre.

Je vous l'ai expliqué hier soir.

- Exact. Après Judy et avant moi. - Bordel Carol, je suis sérieux.

C'est pas un de vos padocs pour hippies.

Vous ne pouvez pas rester ici.

On s'est marrés, on a pris notre pied mais ça suffit.

Vous ne pouvez pas rester ici.

J'ai 50$ en liquide.

Je vais vous trouver un bon hôtel.

Rassemblez vos affaires, on va trouver un endroit.

Non.

- Comment ça, non ? - J'ai dit, non !

On ne va nulle part.

Bon Dieu, Carol. Dégagez d'ici.

On reste.

Bon Dieu Carol, dehors.

On ne part pas.

Moi ausssi, je suis sérieuse. On ne partira pas.

Je veux un verre, tu vas me le chercher ?

On va voir qui va partir.

Pose-moi !

Salut, t'étais où ?

Les filles, on a assez joué. Vous avez deux minutes

pour rassembler vos affaires et dégager d'ici.

Et je vais appeler les flics.

Deux minutes.

Je vous emmène en voiture vers la colline.

On va vous trouver un endroit où dormir.

Il reste une minute. Et je les appelle.

Montre-lui la date.

Tu as un permis de conduire.

Regarde la date.

Tu n'as que 16 ans ?

17, la semaine dernière. Ça fait aucune différence.

Voici une lettre.

Judy et moi, on est allées chez le médecin la semaine dernière.

Il a certifié qu'elle était vierge.

On lui a dit qu'elle allait se marier avec un Libanais

qui avait besoin de ça pour ses parents.

Que risque un gars dans cet état ?

Abriter des mineures en fugue et les aider, ce genre de truc.

Tu serais sûrement en liberté surveillée.

Mais viol et détournement de mineure, c'est plus grave.

Que voulez-vous ?

T'appelles toujours la police ?

Ok, ok, que voulez-vous ? Du fric ? Que voulez-vous ?

Maintenant ? Il est temps de diner.

Appelle donc un de ces magasins de poulets-frits !

Allez Rick, j'arrive pas à ouvrir cette putain de porte.

Ok.

Regardez cet homme nu.

Si tu dois y aller, vas-y.

Non.

Pas étonnant.

Je voulais te parler, Rick.

Oh, merde.

T'es dans le bain depuis des heures, tu vas être détrempé.

C'est la seule pièce avec un verrou sur la porte.

- Rick ? - Quoi ?

Pas besoin d'être comme ça.

T'as pas besoin d'être si tendu.

Comme quoi alors ? Qu'est-ce que tu veux ?

Rien, je te jure.

On veut juste rester et être tes copines.

On ne veut rien voler.

Inutile d'être si furax.

Ah bon ?

J'en ai assez, Carol.

Vous devez dégager d'ici, hors de ma vie.

Ouais.

Et c'est du chantage.

Et tu le sais.

Pourquoi moi ?

Je ne sais pas.

Dégage d'ici.

Judy.

Ouais ?

Je suis désolé.

Pourquoi désolé ?

Que cela ait commencé.

La première nuit.

Dieu sait que je suis désolé pour cette nuit-là mais...

mais ça...

Tu disais vouloir que quelqu'un te garde ?

Judy, assieds-toi.

Judy, tu pourrais avoir n'importe qui.

Tu ne me hais pas, n'est-ce pas ?

Non. Non.

Je ne te hais pas.

J'aime être avec toi.

Pour baiser régulièrement ?

Ne dis pas ça.

Mais Judy, c'est juste ça.

Chérie, tu n'es pas juste avec toi-même.

Tu ne devrais pas baiser avec moi.

Tu devrais être avec quelqu'un que tu aimes.

Tout cela est décalé.

Mais on a déjà commencé.

Navré que ça ait commencé.

Mais là, ça doit finir.

Non, pas du tout.

Judy, je te dis, c'est fini.

Passe-moi la serviette.

Tu trouveras un autre gars et tu m'oublieras.

Non, c'est faux.

Tout cela est romantique.

Mais tu trouveras.

De plus, tu crois que le sexe est infini pour un homme ?

Je suis presque sur les rotules.

Mais on a rien fait, pas depuis hier soir.

Oh, Judy.

Oh, Judy.

Tu veux bien arrêter ?

Tu aimerais dire non mais ça veut dire oui.

- Es-tu sûre ? - Certaine.

Montre-moi des nouveautés, je veux de la nouveauté.

Dégage !

J'ai besoin de réfléchir.

Si tu me frappes encore, si tu lèves la main sur

une de nous, tu iras en taule. Que ce soit clair.

- Carol. - Quoi ?

Le sexe, ça suffit.

Plus que suffisant.

Qu'attends-tu d'un homme ?

Je veux que tu arrêtes.

- Et s'il se fait virer ? - On s'en fout !

Deux heures de retard, il va sûrement le virer.

- Et alors ? Quelle différence ? - Je ne sais pas.

C'est pas notre faute s'il est parti. Tu t'es retournée

et t'as arrêté le réveil sans même le réveiller.

C'est pas ma faute s'il a pas voulu dormir avec nous.

- Carol. - Quoi ?

On devrait pas être si vache. Quel mal y aurait-il...

à ranger un peu et faire la vaisselle également ?

Pourquoi on devrait ?

Juste parce que tu baises avec un type,

ça signifie pas que tu dois pas être sympa avec lui.

Sympa ? Pourquoi ?

On n'avait pas parlé d'être si vache avec lui.

On était d'accord. Il s'agissait que de sexe.

- On était d'accord. - Il n'y aurait rien d'autre.

Rien du tout. Et surtout pas s'accrocher.

Aucune pitié pour lui. Rien. Que la baise.

Ouais.

On ne fait rien de spécial pour le garder au plumard.

Hier soir, il en avait assez, il voulait arrêter.

C'est ce qui arrivera, il va refuser.

- Il va sûrement refuser. - Il refusera pas.

Attends juste ce soir qu'il aille se pieuter.

Je le remettrai en selle assez vite.

Réveille-toi. Allez.

Réveille-toi.

Oh, allez, Carol.

Tu veux bien me fiche la paix ?

Pas de repas avant d'avoir fait tes devoirs nocturnes.

- Mes quoi ? - Allez, sois gentil.

Carol, fiche-moi la paix, je suis très sérieux.

Tu veux rester debout toute la nuit ?

Carol !

Tu dormiras pas tant que tu n'auras pas oeuvré.

Bon Dieu.

Où tu vas ?

Allez, ferme ta gueule.

Ferme-la, je sais comment régler un type comme toi.

Espèce de saloperie.

Hé, je regardais.

Je m'en fous. Il est temps d'aller au lit.

- C'est différent. Qui d'abord ? - Personne.

Ce soir, on va dormir et on ne discute pas, je suis sérieux.

Je lui ai dit qu'il irait dormir après ses devoirs.

Carol, ça ne va pas ?

Moi, ça va bien. Et toi, t'as un souci ?

Tu me prends pour qui ?

Un homme avec tous les attributs.

Recule, je dois bosser demain.

Si tu veux dormir, occupe-toi d'abord de nous.

Ensuite, on te chantera même une berceuse.

Oh, merde.

Où tu vas ?

Je me barre.

Où ça ?

Dans un hôtel pour avoir une bonne nuit de sommeil.

Hé, Judy ! Sape-toi ! Rick nous emmène à l'hôtel.

S'il se barre, va falloir qu'on s'occupe.

Ouais, on fera quoi ?

On jouera à des jeux.

Ouais, comme quoi ?

Basketball, baseball, quelque chose.

- Et comment ? - S'il part, on sera obligées.

Bien sûr, il y aura sûrement de la casse.

Si vous voulez autant baiser, pourquoi ne sortez-vous pas ?

Allez dans la rue pour vous trouver un mec !

- Pourquoi moi ? - Parce que t'es le seul gars

qui est fou amoureux de nous en ce monde

et personne d'autre n'a de chance.

Conneries.

Ok, je vais te le dire.

Parce qu'on veut tout apprendre sur le sexe.

Les différentes positions, les façons, les jeux, tout.

Et on veut les essayer avec le même gars,

ainsi, on saura celles qu'on préfère.

La baise en tant qu'étude clinique ?

Non, on veut apprendre tout ce qu'il y a à apprendre

et t'es un bon professeur.

Vous trouverez ça dans un bouquin.

Là.

Voilà.

Ce bouquin a toutes les positions possibles.

Tu peux prendre ton pied en matant les photos.

Moi, je vais me coucher.

Vas-y, Rick. On te rejoint dans une minute.

Oh, Carol, t'es vraiment trop.

Tu sais ce que tu dois faire d'abord.

Je le crois pas.

Je crois pas que c'est en train de m'arriver.

Bon Dieu, vous voulez baiser ?

Bien.

Voyons jusqu'à quel point, vous allez pouvoir

supporter de baiser, les filles.

Hé, attendez-moi.

Personne ne dort ce soir.

Mr Bailey, je vous prie.

Oh, Harry, Rick.

Ouais, hé bien, je...

non, je ne pourrais pas venir aujourd'hui.

Je ne sais pas.

Je pense avoir la grippe.

Non, non, je ne sais pas, Harry.

Ça m'est tombé dessus, il y a deux jours.

Harry, écoute.

Je ne me sens pas bien, je te rappelle plus tard.

D'accord ?

Désolé, Harry, je m'en occuperai plus tard.

Au revoir.

Exténué.

Allez, on le relève.

Laisse-le d'abord récupérer.

On ne veut pas qu'il se repose.

Juste quelques minutes.

Ouais, ok.

Quelle heure est-il ?

Oh, je ne sais pas.

Rick n'est pas le seul, je suis aussi sur le point de m'évanouir.

Ne le fais pas, on est presque au bout.

On sait déjà ce qui va se passer, non ?

On est vraiment obligées de continuer ce jeu ?

Il est évanoui. Rien d'autre n'arrivera, il s'évanouira.

Judy, essaie pas de t'esquiver du marché.

On a dit qu'on irait jusqu'au bout. Entièrement.

Mais comment, s'il ne fait que s'évanouir ?

C'était prévu, non ?

On avait compté là-dessus, tu te rappelles ?

On devait aller jusqu'au bout, quoiqu'il arrive.

Il est exténué. On continue jusqu'à bien pire que ça.

On devait tout découvrir, une fois pour toutes,

s'il est possible de baiser un type à mort.

Je sais que c'est ce qu'on a dit.

Mais quelle différence ? Il est dans les choux.

- C'est bien suffisant. - Ce sera suffisant...

quand il aura testé toutes sortes de délires sexuels.

Carol. Et s'il avait une crise cardiaque ?

Je m'en fous.

Ce serait... je ne sais pas.

Allons, réveillons-le.

Carol...

Où t'as eu ça ?

Je l'ai emprunté. Mignon, hein ?

Pourquoi faire ?

Parce que je vais lui montrer ce que ça fait d'être une femme

et c'est moi qui serait l'homme.

Ne fais pas ça, tu vas lui faire mal.

La ferme !

Réveille-toi.

Réveille-toi, c'est ton tour.

Laisse-moi dormir une heure et ne t'arrête pas.

Non.

Promets-moi de ne plus te rendormir.

Ne le lâche pas !

Et lui ?

Ça demande un petit plus d'effort mais ça ira.

Judy, dégage.

Ça va ? T'es sûre ?

Plus personne ne frappera personne.

A moins que... aide-moi.

Tu te crois vraiment malin, pas vrai ?

Ouais, Don Juan. Bien sûr.

C'est ce qu'on va voir.

On va voir combien t'aimes ça, ouais.

Tu vas voir ce que tu peux supporter, hein ?

Ce qu'on va te faire dans tes entrailles, Don Juan ?

Allez, retourne-toi.

Bouge-toi un peu, Don Juan.

Allez, Don Juan, retourne-toi.

- Carol ? - Qu'est-ce que t'as ?

On a fait tout ce qui fallait, pas vrai ?

Alors, on va recommencer.

On devrait s'arrêter.

Non, je décide quand on s'arrêtera.

On y a passé toute la journée et toute la nuit.

Ça fait 36 heures.

Il a encore pas mal de vies en lui.

En fait, on le torture.

Ouais, t'as lu le Marquis de Sade ?

Ouais.

C'était son truc. Le sexe basé sur la douleur.

Quelle genre ?

Toutes sortes de douleur.

On pourrait le griffer,

le mordre, lui planter des aiguilles,

le fouetter. N'importe quoi.

T'aimerais bien ça, hein ?

Nous bousculer.

Avec un fouet et des chaînes et tout le tremblement.

Et écouter les cris.

Prendre un couteau aiguisé et sculpter nos initiales sur nous.

Ouais, il aimerait ça.

Tu vois ? Ça le tente. Il aime cette idée !

Allez, allez, c'est ton tour.

Non, vas-y, toi.

Allez, c'est ton tour.

Le lâche pas, va jusqu'au bout.

Arrête, ça suffit, il en a eu assez.

Il aime ça.

Lui non mais toi, c'est sûr.

On dirait que tu veux juste te venger de lui.

Comme si tout était sa faute.

Il a commencé la nuit dernière, il a joué les gros durs,

plus fort et plus vite, pour que ça fasse mal.

Il était pas ainsi avec moi, j'ai aimé ça.

J'en doute pas.

Je commence à comprendre, Carol.

Faire tout ça à ce type,

c'est comme si tu le punissais de t'avoir baisée.

J'essaie juste de le remettre à sa place.

Quelle place ? Qi veut voir un type dans cet état ?

Toutes les filles, voilà.

Oh, non. Pas moi, c'est certain.

Tu n'en sais rien, t'as pas assez roulé ta bosse !

Inutile d'être une tarée de la baise pour comprendre ça.

J'aime baiser. Ok. Peut-être que je suis nouvelle, j'aime ça.

Et j'aime l'idée qu'un homme adore

ce qu'il fait parce qu'il le fait avec toi.

- Tu verras que les hommes... - Les hommes sont quoi ?

Rien !

Ils se prennent pour des Dieux du sexe.

Les femmes sont censées tomber à leurs pieds,

et répondre à chaque souhait et chaque ordre.

Regarde ça, p'tite Melle Innocence.

Quand elles le veulent, les femmes peuvent écraser les hommes.

Et en plus, ils adorent ça.

Je ne le crois pas.

Regarde ça, regarde-le.

Ça ne veut rien dire.

Ça veut dire qu'il prend son pied, il est excité.

Ça veut dire, la haine, Judy.

Crois-moi.

Ça veut dire, la haine.

Ça veut dire, la haine.

Hé bien, je vous hais, Monsieur !

Vous êtes tous les mêmes !

Vous êtes tous des vieux cochons, des salauds !

Mon frère m'a violé quand j'avais 13 ans.

Mon père m'a sous-traitée.

Mon beau-père me battait et ça, t'en penses quoi ?

T'en penses quoi, hein ?

Contente de ne plus avoir à monter cet escalier.

- T'as tout pris ? - Ouais.

- Alors, foutons le camp d'ici. - Et Rick, alors ?

Et alors ? T'es désolée pour ce connard ?

Ouais, exactement.

On peut au moins détacher ses mains.

"On peut lui détacher les mains" !

Tu veux voir ça ?

Regarde-le assis là. Pauvre super Don Juan !

Qu'est-ce que tu mates, hein ?

Arrête ça. Tu me fous les foies.

On ne peut pas le laisser comme ça.

Essayons au moins de le remettre au lit !

Je ne veux pas le toucher.

- En plus, il pue horriblement. - C'est pas sa faute.

Il arrive même pas à parler.

On va te laisser, Don Juan.

- Non. - Non, t'as entendu ça ?

T'as entendu ce qu'il a dit ?

Il veut pas qu'on parte.

Tu veux qu'on reste, hein ?

Encore plus de baise, c'est ça ? C'est ça que tu veux ?

Viens, Carol. On y va.

Ne partez pas. Ne partez pas !

Je suis toujours en vie. Me laissez pas comme ça.

J'en veux encore. J'en veux encore !

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