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Précédemment...
Vous rencontrez de sérieux problèmes.
Aucun mariage n'est parfait.
- Je pourrais parler à ta femme. - J'ignore
- de quoi tu parles. - 10 000 $ pour
t'assurer qu'Helen ne le découvre jamais ?
Je ne peux pas aider si tu ne me dis pas ce qu'il y a.
- C'est de l'argent. - Combien ?
- Pensez-vous qu'il est anémique ? - l'analyse de sang était normale.
Ça ressemble à une crise de panique.
Helen, je ne peux pas te le cacher.
J'ai eu une aventure cet été.
Un truc destructeur pour une serveuse !
Tu me vois comme potentiel inexploité.
C'était collé sous la boîte à tarte.
- Puis-je le voir ? - Des conneries.
Après tout ce qu'il a fait pour toi.
Tu ne t'es jamais demandé comment elle l'a découvert ?
- Qui lui a dit pour l'appel aux flics ? - Allons-y.
Elle t'a vu les appeler.
- Cole, viens. - Elle n'était même pas là.
Tu sais qui était présent ? Ce mec qu'elle se tape.
Je le connais ?
C'est ton problème. À toi de gérer ça.
Grand-mère ne va pas bien du tout.
Je pouvais le sentir.
Connaissez-vous un lieu appelé "The End" ?
C'est quoi ?
- Vous n'y avez jamais été ? - Jamais.
Faisons un bébé.
Je veux repartir à zéro.
== Synchro par Explosiveskull == Traduit par FABIOBO www.addic7ed.com
Quels sont les noms des 2 familles
dans Roméo et Juliette ?
Quelqu'un ? Personne ?
Les Montaigu et les Capulet ?
Pourquoi doivent-ils mourir ?
C'est dans le scénario, M. Solloway.
Je le sais, Cherise, mais jusqu'au matin
après leur mariage, "Roméo et Juliette" est une comédie
au sens classique de la forme.
À votre avis, pourquoi Shakespeare a choisi de changer ça ?
Car il est débile.
Quelqu'un d'autre ?
Keisha ?
Ils sont peut-être trop heureux.
Intéressant. Dis-en plus.
Le bordel n'est pas de leur faute,
il était genre, "rejoins-moi",
et elle, "j'y serai",
et puis, sa grand-mère...
- La nourrice... - Et ce mec bizarre...
Le religieux.
C'est eux qui ont tout gâché.
Tout à fait exact.
Pourquoi ont-ils tout gâché ?
Car ils sont vieux.
Exact, ils sont vieux, comme moi, des adultes,
et les adultes sont imparfaits.
Roméo et Juliette sont des enfants. Des innocents.
Ils n'ont jamais blessé, ni trahi personne,
vu qu'ils sont innocents, leur amour est pur.
Mais quand les adultes interfèrent,
même s'ils essaient d'aider,
ce que la nourrice et le religieux font,
ils finissent par corrompre cet amour parfait.
Shakespeare essaie de dire que l'amour pur
ne peut pas survivre dans une monde imparfait.
Acte III, Scène 4.
Désolé.
C'est bon. Ils m'ont installée.
- M. Solloway. - Jed, comment ça va ?
Bien, professeur. Ravi de vous revoir.
Content de te voir.
J'espérais qu'il irait à l'université.
- Je pensais qu'il avait un groupe. - En effet.
- Ils sont doués ? - Non, épouvantables.
J'ai des nouvelles.
À propos de la boutique.
Ils veulent nous mettre
à la une du "Sunday Style".
Tu déconnes.
- Bébé, c'est énorme. - Je sais.
- Comment c'est arrivé ? - Je ne sais pas.
Le bouche à oreille, on a eu quelques célébrités récemment.
- On doit fêter ça. - Je sais.
J'aurais aimé apporter un cadeau ou autre.
Attends.
C'est quoi ?
C'est pour toi. Ouvre-le.
- Tu le savais ? - Bien sûr que non.
C'est en quelle honneur ?
Je ne sais pas. Tenir le coup ?
Je doute qu'on puisse se le permettre.
Ne t'inquiète pas.
Je sais qu'on ne peut pas.
On n'a pas payé la facture Amex ce mois-ci.
- Tu le mettras ? - Tu devrais le retourner.
- Sérieux ? - Vraiment.
Je n'ai plus besoin de bijoux. J'en ai plein.
De quoi as-tu envie ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu es occupé ? - Je fais mes devoirs.
C'est mon livre préféré quand j'avais ton âge.
Je sais. Tu me l'as dit plusieurs fois.
Maman m'a montré ton bulletin.
Fantastique.
Tu peux me dire ce qu'il s'est passé ce semestre ?
Ça se corse.
Tu as eu un "B -" en algèbre.
Tu faisais de l'algèbre pour t'amuser il y a 2 ans.
Je n'entends rien en cours.
Il y a trop de monde. Ils parlent tous en même temps.
Mets-toi devant en cours.
Je ne peux pas. Il y a toutes les filles devant.
Pourquoi tu ne vas pas voir M. Reiner après l'école
pour lui demander du soutien ?
Bien sûr.
Tu le feras ?
Pourquoi pas ?
Car je me ferai tabasser, papa.
S'ils découvrent que j'ai fait du soutien...
Qui ça "ils" ?
Je devrais aller en école privée au prochain semestre,
avec Whitney.
Tu le veux vraiment ?
Je ne sais pas.
Je croyais que tu voulais aller en Science et Technologie.
Ce n'est pas ce que tu m'avais dit ?
Tu as changé d'avis ?
Je sais que ça se corse un peu, mais...
tu apprends la vraie vie là-bas,
pas les conneries d'une école privée.
Donne-toi encore un semestre.
Si tu t'y déplais toujours à la fin de l'année, alors...
j'en parlerai à ton grand-père.
Pas moi. Mais ta mère
en meurt d'envie.
Un problème ?
Tu entends ça ?
C'est quoi ce bruit ?
- Elle vomit. - Pourquoi, elle est malade ?
- Je pense qu'elle est boulimique. - Quoi ?
Réfléchis. Regarde comment elle est maigre,
et elle mange presque rien.
Elle vomit quoi alors ?
- On fait quoi ? - Entrons
pour lui parler.
Tu n'as pas lu
la psychologie enfantine...
- Vous faites quoi là ? - Rien.
Tu es boulimique ?
Renvoie-moi en thérapie.
J'ai foiré là ?
Ce n'était pas ton heure de gloire.
Mais on doit stopper ça net.
Tu ignores à quel point sont dangereux les troubles alimentaires,
crois-moi. Plus elle continue,
plus dur ça sera pour elle d'arrêter.
C'est de ma faute ?
Je lui ai fait croire qu'elle devait être mince ?
Sans doute d'avoir passé l'été avec ta satanée mère.
Ne l'insulte pas.
Tu as raison. Je suis navré.
Tu as raison, c'est sans doute à cause de ma satanée mère.
Elle doit être ravie de payer la satanée thérapie de Whitney,
et j'ai découvert qu'elle ne vient pas même ce week-end.
- Pour quelle raison ? - Elle va au spa
- avec ma tante. - Pourquoi on doit y aller ?
Car quelqu'un doit être là pour mon père.
Très important, car c'est un prix pour toute sa carrière,
et là j'ai peur de laisser Whitney, car elle...
Tu ne crois pas dramatiser ?
Je ne pense pas dramatiser, non.
Et tu as perdu le droit de me dire ça.
On était une équipe.
On l'est toujours.
On n'est que deux idiots
qui ignorent comment gérer quoi que ce soit.
Je ne sais pas quoi faire, car ma fille a besoin de moi.
Je sens que je dois lui parler de ce qui se passe,
je pense pouvoir l'aider, il me faut du temps,
la boutique a besoin de moi car ce satané New York Times
vient lundi, et ce... cet endroit est en désordre,
je dois nettoyer et réapprovisionner, ce que je ne peux pas faire
si je dois aller à Montauk.
N'y allez pas.
Je ne peux pas laisser tomber mon père. C'est important,
ce qui s'y passe, et si ma mère ne va pas...
Vous n'êtes pas à l'origine des problèmes
dans le mariage de vos parents, Helen.
Je comprends, Dr Gunderson, c'est juste que...
quelqu'un doit être présent si ma mère n'y va pas.
J'irai.
Quoi ?
J'irai soutenir ton père
et représenter notre famille.
Pourquoi pas ?
Pourquoi pas ?
Helen, il ne se passera rien.
Je ne contacterai pas. Je ne la verrai pas.
Pourquoi devrais-je te croire ?
Je lui ai parlé depuis cet été ?
Je l'ignore.
- Comment le saurais-je ? - Pas du tout, jamais.
Bien, mais c'est de la folie que
tu ailles là-bas sans moi.
Pas forcément.
Tu sais pourquoi...
Tu sais pourquoi je t'ai épousé ?
Car tu m'aimais ?
Je pensais que tu étais sûr.
Sûr.
Tu te rappelles comment tu étais calme ?
Tu te paralysais s'il y avait plus de 3 personnes.
Tu ne parlais qu'à moi.
Les autres pensaient que tu étais muet.
Et je...
J'aurais pu avoir n'importe qui, quand j'étais jeune.
Désolée si ça semble stupide, mais c'est vrai.
Et je t'ai choisi.
Et je savais que tu ne serais jamais président
ni célèbre ni riche, mais je m'en foutais,
car j'avais un père riche et célèbre,
et c'était un sacré connard,
et tu m'adorais.
Je savais que tu ne me tromperais jamais.
Que tu ne partirais jamais, que tu serais une bon père,
qu'on aurait une vie parfaite,
qu'on viellerait et mourrait ensemble,
que tous parleraient de notre chance,
et quel choix judicieux j'ai fait.
Tu crois que tout ça est nouveau pour moi ?
Helen, j'y repense encore et encore
depuis 4 mois.
Pourquoi j'ai fait ça ? À quoi je pensais ?
Je suis marié à la femme parfaite.
J'ai une vie parfaite. J'en ai marre.
C'est trop dur de vivre selon tes maudites normes tout le temps.
Je ne veux pas que nos amis nous envient.
J'ai l'impression d'être un escroc.
Notre maison n'est pas à moi. Je n'habille même pas nos mômes.
Bien sûr que tu les habilles. Tu n'es pas au chômage.
Tu envoies les habits de Stacey au pressing.
Les françaises, oui.
Je pense que je voulais commettre une erreur.
Je n'avais jamais fait une seule satanée erreur
de toute ma satanée vie. Personne ne peut pas vivre comme ça.
Félicitations, tu en as fait une.
Et là je le regrette. Je suis sacrément désolé.
Et ça n'a rien avoir avec elle, elle n'y est pas rien.
Ça aurait pu être n'importe qui.
Ça ne m'aide pas à aller mieux.
Tu dois me pardonner.
Je t'aime.
On vient ici depuis 4 mois.
J'ai encaissé toute ta rage.
Je sors d'ici chaque vendredi
avec mon satané caleçon sur la tête.
Tout ce que je veux, c'est avancé.
Laisse-moi aller à Montauk ce week-end.
Laisse-moi être au côté de ton crétin de père.
Laisse-moi faire ça pour toi.
Passez une bonne soirée.
Le lauréat du prix pour sa carrière de cette année,
Bruce Butler.
Ce n'est pas le Pulitzer, mais c'est quelque chose.
Encore du vin, monsieur ?
- C'est dingue de te voir ici. - Quelles étaient les chances ?
Je ne peux pas.
Je sais.
- Comment j'étais ? - Tu as été super.
Ils t'ont adoré.
Comment va ce genou ?
Ça me dérange toujours plus en hiver.
Merci d'être venu.
Helen aurait aimé être là.
Elle... on traverse une petite crise avec Whitney,
et elle est le parent le plus efficace, donc.
Tu veux prendre l'air ?
Pas vraiment. Il caille dehors.
Ça te fera pousser des poils sur le torse.
C'était elle ?
Pardon ?
Celle que tu as sautée cet été ?
C'était elle ?
Helen t'en a parlé ?
Bien sûr que non.
Helen l'a dit à sa mère, Margaret l'a dit à Miranda,
Miranda l'a dit à sa sœur en Équateur, et je parle espagnol.
C'était elle ?
Ça a été vivifiant de te parler, Bruce, comme toujours.
Comment avance ton livre ?
- Bien. - Ce n'est pas ce qu'on m'a dit.
Selon Harry, tu as été discret comme un rat d'église
- depuis ton retour. - J'ai été pris
- par d'autres choses. - Comme quoi ?
Sauver mon mariage.
Ça me fait penser que cette fille ait pu être ta muse,
et là qu'elle est partie, tu as peur de la page.
Tu dois exploiter cette déception, fiston.
Si tu sais comment l'utiliser, tu risques en fait
te produire un truc qui mérite d'être lue cette fois.
Pourquoi es-tu toujours obligé d'être un con, Bruce ?
Il y a des années, quand Helen était jeune,
avant que je sois célèbre,
J'étais un prof invité à l'Université du Michigan
et j'ai rencontré cette fille, une de mes étudiantes.
Ce n'était pas la plus jolie que j'ai jamais vue,
mais il y avait un truc en elle.
Elle m'a allumé.
J'avais l'impression d'avoir été somnambule toute ma vie,
et que soudain, je m'étais réveillé.
Que s'est-il passé ?
Le semestre était fini. Je suis rentré pour les vacances.
On vivait à Greenwich à l'époque,
et Margaret avait érigé cet arbre.
J'ai regardé l'arbre, et pensé à
ce que serait mon arbre avec cette fille.
J'ai imaginé ce petit truc triste planté
dans son minuscule appart.
J'ai pensé à ma petite Helen venant en visite,
dormant dans le placard sans aucun jouet,
et j'ai su tout de suite que je n'irais jamais jusqu'au bout.
Et c'est tout ? Tu as rompu avec elle ?
Au lieu de ça, je me suis plongé dans mon prochain livre.
Première fois que j'étais en lice pour le Pulitzer.
La seule fois.
Envoie-moi un truc, n'importe quoi.
- Peut-être dans un moment. - Les bons prennent toujours du temps.
Harry va me ramener. On doit parler affaires.
En plus, je ne veux pas être vu dans ta merdique voiture.
Compris. Je serai juste derrière vous.
Je pense avoir laissé mon ticket.
Quel hôpital ? Elle va bien ?
Quand ?
Merde.
- Un problème ? - Rien.
Raconte-moi.
Ma grand-mère a fait une crise cardiaque.
Je dois y aller,
mais je n'ai pas de voiture et pas assez pour un taxi.
Je t'y conduirai.
C'est bon, je vais continuer à appeler.
- C'est bon. - Viens.
Je dois prendre mon manteau.
Tu viens avec moi ?
Ton mari ne sera pas là ?
Je ne lui ai pas dit.
Ce n'est pas ma place.
Merci de m'avoir emmenée.
C'était super de te revoir.
Tu m'as fait peur.
Désolé. Je peux t'aider ?
On a fait rembourrer ce satané fauteuil.
Maintenant, il t'aspire telle une spirale.
Tu as mis du temps à rentrer.
Tu as besoin d'aide pour monter ?
Je dors dans mon bureau.
Je vais bien.
Cette femme, l'étudiante du Michigan...
Tu ne penses jamais à elle ?
Tous les jours.
- Que fais-tu là ? - Elle est sur le point de partir.
Quoi ?
Je fais quoi ?
Va à ses côtés et serre-la.
- Je dis quoi ? - Que tu l'aimes.
Dis-lui que tout ira bien.
- Tu la reverras. - Je ne peux pas.
Si, tu peux.
Grand-mère.
Grand-mère.
Tu es là.
On est en retard. À quelle vitesse tu peux conduire ?
Très vite.
Mesdames et Messieurs, on est ravi de vous présenter
ce soir, auteur du best-seller "Descent",
qui sera bientôt un film renommé...
Merci d'accueillir Noah Solloway.
Séances de dédicaces, Noah Solloway.
C'est un honneur d'être ici ce soir.
Comme je le disais ado, je ne peux pas promettre
que ça sera bien, mais je serai bref.
"Ils roulaient vite.
"Du coin de l'œil, il a vu un vieux bateau bleu,
"reposant sur le bord de la route, délabré.
"Pourrir, comme si l'air lui-même était corrosif.
La grande herbe, pâle et sauvage au centre..."
"The End".
Tu ne peux pas dire "rien". Tu dois vouloir un truc.
Tu peux refaire tout ce truc de Père Noël
- et me laisser en dehors. - Picsou Lockhart !
D'accord.
Je veux que le dîner de Noël soit ici, avec vous tous.
- C'est déjà Noël ? - C'est toi.
On fête que tu te sois débarrassé des béquilles.
Les vieux disques de papa.
Poubelle.
Tes vieux disques.
Poubelle.
On devrait faire venir un de ces vieux routiers
et faire semblant d'être riche.
Et mettre une statue de St Joseph dans la cour.
Surenchère garantie.
C'est la levure chimique. Tu veux du bicarbonate de soude, celui-ci.
Comment tu peux le dire ?
Je veux le garder. Mets-le dans ma chambre.
De rien, chérie.
Hal et moi avons prévu de voyager
une fois la vente finie.
- Où ? - Paris.
Elle veut ouvrir un salon de tatouage.
- Sans blague, où ? - Je ne sais pas,
- quelque part dans les Hamptons. - Elle va tatouer les stars.
Je pense ouvrir un club en ville.
Quelle surprise.
Ça veut dire quoi ?
Tu as été souvent en ville ces jours-ci.
Car cet endroit est vraiment étouffant
en hiver.
Je ne compterais pas déjà sur les chèques.
On ne l'a même pas en vente.
Il y a encore du boulot à faire ici.
On n'a rien à faire, Cole.
On pourrait vendre ce lieu demain, en l'état.
- Mais on ne le fera pas. - Et pourquoi pas ?
Je ne veux pas que le nouveau proprio le démolisse,
- et si ça ressemble à un taudis... - Un taudis ?
Tu as été dans leurs maisons. Tu vois comment ces gens vivent.
Un expert vient demain.
Il nous dira où on en est. Après, on pourra commencer
à interroger les agents immobiliers.
"Interroger les agents".
Il nous faut quelqu'un qui comprenne la propriété,
quelqu'un qui peut le commercialiser.
Ce n'est pas une maison d'été. C'est un ranch en exploitation.
Donc, sur le marché quand ?
Je ne sais pas, début du printemps ?
Absolument pas. Conneries, rejeté, fini.
Cole, regarde.
J'ai oublié.
Le bain à l'étage, j'ai oublié de l'éteindre.
- Merde. - Je m'en occupe.
- Je m'en charge. - Tu veux un seau ?
Putain !
Je sais.
Tu n'es pas sérieux. Elle a la 50aine,
loin d'être sénile. On oublie des trucs.
Elle, non.
La semaine dernière, elle a laissé une fenêtre ouverte sous la pluie,
et ce tapis bleu est foutu.
Avant, elle s'était appuis sur un piquet de clôture.
Et que foutait-elle
à faire couler un bain avec dîner ?
Je ne sais pas.
Je veux l'emmener voir un médecin.
Pourquoi ?
Une apparition précoce d'Alzheimer.
C'est impossible.
Je dis juste...
Je pense qu'elle essaie de retarder
la vente du ranch.
Pourquoi ferait-elle ça, Alison ?
Je ne sais pas. Un ressenti que j'ai eu
quand elle a dit avoir oublié que le bain coulait.
- C'était étrange. - C'est exactement
ce que je dis, il y a un problème.
Il caille ici.
Viens là.
Tu veux que j'attise le feu ?
Tu es comme un four humain.
Ça a été ? Au dîner ?
J'étais bien.
Ne me regarde pas comme ça.
C'est ta tête de "on doit parler".
Je fais des cauchemars de cette tête.
Tu vas faire quoi de ta part de l'argent ?
Je vais le brûler, pour le fuel.
C'est une mauvaise idée.
Je veux que tu achètes un truc que tu as toujours voulu.
J'ai tout ce que j'ai toujours voulu...
juste là.
Quoi ?
Comment ça ? Quand ?
Tu étais avec elle ?
Quel hôpital ?
Elle va bien ? Calme-toi, j'arrive.
Que s'est-il passé ?
- Grand-mère a fait une crise cardiaque. - Merde.
Elle est des soins intensifs. Je dois y aller.
- Je t'emmène. - C'est bon.
Ma mère est là-bas.
- Ils ont appelé ta mère d'abord ? - J'ignore pourquoi.
Tu es sûre de ne pas vouloir que je vienne ?
Tu as l'expert qui vient.
- Je peux le reporter. - C'est bon !
Dieu merci te voilà.
J'ai été truffée de questions.
Pourquoi ils t'ont appelée ?
Joan leur a dit d'appeler sa fille.
Elle voulait dire moi. Et c'est quoi ça ?
Dennis, ma fille Alison. Alison, mon ami Dennis.
C'est un plaisir de te rencontrer.
Un honneur d'être en présence
d'une telle lignée féminine puissante.
Fais-moi savoir si je peux être utile.
Pouvez-vous nous donner un peu d'intimité ?
- Je serai à la cafét'. - Merci, chéri.
Que montrait son électrocardiogramme à son admission ?
Je n'ai pas eu...
Je reviendrai dans quelques minutes.
Ça serait super.
C'était quoi ça ?
Tu dois consentir un ordre de ne pas réanimer.
Pardon ? Elle est...
Viens avec moi.
Elle est en déclin depuis un moment.
- Elle est stable. - Pour le moment,
mais ne t'accroche pas à cette illusion, chérie.
Son cœur est vieux,
on doit être honorées de ce qui se passe ici,
et rendre son voyage aussi paisible que possible.
Tu sais ce que ça signifie si quelque chose arrive ?
Rien ? Ils la laisseront mourir !
Si elle s'étouffe avec du raisin, ils ne la sauveront pas.
Elle ne s'étouffera pas,
- elle mange des petits pots. - Je sais que rien
ne te ferait plus plaisir que de débarrasser d'elle
pour naviguer vers le chakra du coucher du soleil, sans culpabiliser,
mais c'est ma grand-mère...
Dans des moments comme ça, on doit agir de notre moi supérieur.
Je vais me prendre une tasse de thé.
Je cherche ça.
Vous êtes l'expert. Vous ne pouvez pas dire ?
Le toit de l'écurie a 11 ans.
Je sais, les reçus.
Que puis-je vous dire ?
Ma mère tenait mal les registres.
Elle était un peu occupé à élever une famille toute seule.
J'ai compris.
Accordez-moi quelques jours.
Désolé. C'était l'expert.
Comment va ta grand-mère ?
Ça va. Je pense.
Elle sait ce qui se passe.
C'est bon signe, non ?
Athena veut que je consente un ordre de ne pas réanimer.
Ne pas réanimer.
Tu penses que je devrais ?
Je ne sais pas, Ali. Tu le veux ?
Alors ne le fais pas.
L'expert est un incapable.
Il ne peut pas me donner d'estimation
car il n'a pas de comparaisons, mais il n'y a aucun autre
ranch en activité depuis 200 ans dans Montauk,
ce qui est un peu le but. Abruti.
- Tu auras besoin de la voiture ? - Je dois aller
chercher des tuiles au magasin avec Caleb.
- Pourquoi ? - J'ai une mission de traiteur.
- Où ? - Boden Hall.
- Tu pourras me déposer ? - Bien sûr.
- Quel événement ? - Je ne sais pas.
Je m'en fous.
Je n'arrive pas à me réchauffer.
Il se passe quoi ce soir ?
Une société littéraire, je pense. Une sorte de prix.
- Pour qui ? - Il est célèbre.
Il a écrit "Castle of Man".
- Bruce Butler ? - Je crois.
Tous les plats sans gluten,
- asssure-toi s'en... - Nadine ?
Je peux partir ?
Pourquoi ?
Je ne me sens pas bien.
Je suis en manque de personnel ce soir, Ali.
Tu peux prendre un Advil et prendre sur toi ?
Je te mettrai au vestiaire.
Comme ça, tu n'auras pas à te déplacer.
Écoute, tu as bien compris ? Sans gluten.
L'homme du jour.
- Je suppose. - Bonne soirée, M. Butler.
Mademoiselle ?
- Mademoiselle ? - Désolée.
Passez une bonne soirée.
Traître.
C'est tout ce que j'ai trouvé.
Ravi de te voir.
Moi aussi.
Je n'avais pas fumé depuis cet été.
Vraiment, pas fumé.
Ta famille n'est pas venue ?
Pourquoi ?
On peut ne pas parler de ma famille ?
Bien sûr.
Tu es si belle.
Ça va bien entre Cole et moi dernièrement.
Vraiment bien.
En fait, on essaie d'avoir un bébé.
- C'est merveilleux. - En effet.
Je devrais rentrer
avant que mon absence soit remarquée.
Sans doute une bonne idée.
Quoi ?
Quand ?
Merci de m'avoir emmenée.
Je peux attendre pour te ramener plus tard.
Sois prudent, Noah.
Tu sais à quoi ça ressemble
de voir une équipe de médecins
essayer de relancer un cœur ?
Des côtes sont brisées ! L'électricité...
Ses poumons, fini.
Ses reins, fini. Soudain, tout s'arrête.
Vous devriez aller
- dans la salle familiale ? - Non.
Dis au médecin de rédiger l'ordre de ne pas réanimer,
- et de lui retirer ces machines. - Pourquoi tu ne le fais pas ?
Je n'ai pas son satané mandataire.
Je te le céderai tout de suite.
Tu peux faire le sale boulot. Vas-y.
Entre et débranche la prise.
Quelle chanceuse. Voici le calvaire.
La cafét' est fermée. Du distributeur.
Je devrais être avec elle. Dans sa chambre.
Quelques minutes ici ne fera pas mal.
Si c'est un réconfort, je me souviens ce que ça fait.
Ma mère est morte dans un hôpital comme celui-là.
Tu...
Je devrais peut-être consulter un autre médecin.
Je pourrais la déplacer en ville.
Ou je pourrais appeler un médecin que...
je connaissais.
Et si quelqu'un s'est trompé ?
Des gens meurent parce que quelqu'un...
aurait dû mieux s'y connaitre...
Écoute, peut-être que je dépasse les bornes, mais...
je sais que cette douleur semble familière.
Mais c'est différent. Ce n'est pas un enfant.
Je dois savoir que je ne commets pas d'erreur.
Tu n'en commets pas.
Chaque cellule de ton corps veut la garder en vie, mais...
t'accrocher à elle ne va pas le ramener.
Laisser partir est un acte de compassion.
Ça ressemble à un enfer, mais c'est de la compassion.
Elle avait des amis ?
Beaucoup.
Si tu veux organiser des funérailles, je comprends.
Elle voudrait un service à son église,
mais si tu veux un truc décontracté après le repas...
On part à Rhinebeck dans la matinée.
Vous ne pouvez pas attendre quelques jours ?
Les sentiers ici sont trop embrouillés pour moi.
J'ai besoin d'être quelque part où je me sens soutenue
afin de commencer le processus de guérison.
Perdre sa mère...
C'est une blessure si archétype
Ça l'est.
Bon voyage.
Je t'aime.
Moi aussi, je t'aime.
- Je suis tapis, merde. - Tapis ?
Tu vois, c'est ce que j'essayais d'inciter.
J'ai eu une fausse carte.
Oui. Arrête de dire des conneries.
Sérieux.
Ça me porte chance. D'accord, retourne-les.
Comme vous le savez, on a dû retarder ce service funèbre
plus longtemps que souhaité,
mais aujourd'hui, on est là et on ne reviendra pas sur la tragédie.
Au lieu de ça, on se souviendra de la vie de notre fils,
Scott Lockhart.
Et si cette foule est une indication,
il était très aimé.
Prions.
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où il y a la haine, que je mette l'amour.
Là où il y a des blessures, le pardon. Là où il y a du doute...
Pouvez-vous regarder autre chose pour moi ?
- Fête du travail. - Il n'est pas venu chez nous.
Je sais. Essayez les annulations.
Vous avez raison.
Il y a eu une réservation sous "Solloway".
Annulée à 23 h 22.
Bonne soirée.
J'ai eu un petit accrochage.
Connaissez-vous quelqu'un qui peut regarder ma voiture ?
Il y a quelqu'un que tout le monde va voir.
Donnez-moi son numéro.
== Synchro par Explosiveskull == Traduit par FABIOBO www.addic7ed.com
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