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...
-Les troubles se multiplient et ils se rapprochent.
A croire que les miracles de Pierre ne servent � rien.
-C'est que les nouvelles de la peste sont parvenues aux campagnes.
-Ce sont celles de nos miracles qui doivent..
..y parvenir ! -Chut.
-Et concernant le suaire ?
-L'Inquisiteur se montre incapable.
-Je me moque de l'Inquisiteur ! Je veux le suaire.
Ou nous sommes perdus. -Dieu ne le permettra pas.
-Oh...
Dans cette affaire, ne comptez donc..
..que sur vous-m�me.
-Je ferai donner..
..de nouveaux ordres pour retrouver le suaire.
-Par exemple.
Quel barbon !
...
-Emmenez-les.
-Que s'est-il pass� ici ? -Un pacte avec le d�mon ?
-Non, le d�mon pr�f�re habiter le coeur des hommes.
...
Tu es redevenue rousse.
Voil� un aveu..
..facile � t'arracher.
Rassure-toi, tu sortiras bient�t..
..pour aller..
..sur le b�cher.
Elle fond en larmes.
...
Elle grelotte.
...
Un homme geint.
...
...
D�tachez-le.
Cette p�cheresse..
..t'a tourn� la t�te.
-J'ai la preuve que la peste est partie du repaire des Italiens.
-Quoi, des rats crev�s ?
-Et des outils de m�decine.
Les abb�s ont �t� contamin�s l� avant d'�tre crucifi�s.
Et j'ai m�me un pr�nom :
..Francesco.
Madeleine..
..est innocente, lib�rez-la. -Admettons que tu aies raison.
M�me si elle est innocente de ces meurtres,
..elle est accus�e de magie noire. -Ses potions soulagent la douleur.
-La douleur est un don de dieu, Nicolas.
La sorci�re sera br�l�e parce que le peuple le r�clame.
-Et pour faire croire que vous avez..
..r�solu l'affaire. -Peu importe, son �me est perdue.
-Assassin.
-Qui crois-tu �tre pour me juger ?
Je pourrais te br�ler pour complicit� de sorcellerie.
Mais non, je te lib�re � nouveau.
-Je vous laisserai pas..
..commettre ce meurtre.
Quitte � vous tuer.
-Va-t'en.
Va-t'en, vite.
Pars !
...
-Je vous promets de revenir.
...
Aurore ?
Aurore ?
Aurore ?
Nathanael ?
-Samuel, que fais-tu ici ? -Aurore est l� ?
-Non, nous ne l'avons pas vue. -Je dois la retrouver.
-Comment es-tu entr� ? -Aide-moi.
-Bien s�r, mais tu ne devrais pas rester ici.
-Dis-lui de partir.
Il souille ce lieu de sa pr�sence.
-Dis-le-moi, toi.
-La carri�re est interdite aux chr�tiens, je t'ai tout dit.
-Aurore est juive et a besoin de toi.
-La communaut� a plus besoin de moi qu'elle.
Retourne parmi les tiens !
-Comment peux-tu dire une chose pareille ?
C'est de ta petite-fille..
..dont tu parles.
Si tu vois Aurore,
..dis-lui..
..que je la cherche.
-Jacob...
Tu te rappelles d'Abel et Ca�n ?
Yahv� a puni Ca�n pour le meurtre de son fr�re car il le jalousait.
-Et Il lui a donn� la vie �ternelle..
..pour qu'il souffre une �ternit� de culpabilit� et de remords.
-Ta souffrance sera pire s'il arrive malheur � la petite.
-Ils s'assemblent.
-Il s'agit bel et bien d'un complot..
..qui vient d'Italie.
-Vous pensez � cet ancien m�decin :
..Francesco ?
-Ma raison s'y refuse, il pourrit..
..dans un cachot.
-Il a peut-�tre �t� lib�r� ? -Non.
L'antipape le ha�ssait.
Je dois tout envisager, je vais te confier une lettre pour l'Italie,
..pour savoir..
..si Francesco expie toujours ses fautes dans son cachot.
-Ma�tre ? -Quoi ?
-Si la sorci�re..
..est innocente...
On la br�lera quand m�me ?
-Ne te soucie pas de �a.
-Ah !
Vous �tes deux incapables !
Dois-je aller chercher ce coffret moi-m�me ?
-Personne n'a vu..
..ce bout de tissu.
-Un peu de respect !
Tu parles du saint suaire !
Reprenez les recherches, continuez les arrestations.
Quelqu'un finira bien par parler.
Allez !
-R�jouissez-vous,
..ils ont eu la sorci�re.
-Mais c'est Barnal qui l'a, alors que je devrais l'interroger.
Et je devrais..
..me r�jouir ?
Elle se cachait o� ?
-Dans le repaire des Italiens, avec le m�decin juif.
-Leur repaire..
..a �t� d�couvert ? -H�las, oui.
-Il nous faut cette sorci�re, Cambon, et vite.
C'est m�me plus important..
..que le torchon.
Que fais-tu l�, toi ?
Va les aider !
...
-Votre Gr�ce.
-Vous pleurez ?
-Ce n'est rien. -Pourquoi �tes-vous triste ?
-Parfois, j'aimerais juste m'�chapper d'ici.
Ne serait-ce qu'une heure. -Je vous comprends.
J'ai parfois, moi aussi, l'impression d'�tre enferm�.
-Pierre.
Pierre, on nous attend.
...
Il se souvient d'une femme qui rit.
...
-Arr�te.
...
-Ma�tre ?
-Selle mon cheval,
..je pars pour Avignon.
-Bien.
-Va !
-Ce camp est difficile � rejoindre. -A qui la faute ?
La suite du plan va �tre compliqu�e.
-Comment �a ?
-Il me faut des rats et des pestif�r�s, nous aurions d� rester.
-Et �tre pris par l'Inquisition ?
On continue..
..sans rien changer, contente-toi de faire ce que je t'ordonne.
-Je ne peux rien faire ici.
-Tu auras ce que tu veux.
Les pestif�r�s,
..ce n'est pas ce qui manque � Carpentras.
-L�.
...
-Embarquez-les.
Lui aussi.
...
-Ah, Guillermo.
Pourquoi me d�ranger � cette heure-ci ?
-Une nouvelle d'importance. -L�ve-toi, l�ve-toi.
Je t'�coute. -J'ai arr�t� la sorci�re.
Et je vais la livrer..
..aux flammes.
-C'est tr�s bien.
-Mais je la crois innocente de ces crimes.
-Sottise. Seule une sorci�re a pu assassiner nos trois fr�res.
-Mon enqu�te me m�ne vers un complot foment� depuis Rome.
C'est Votre Saintet�..
..qui est vis�e.
-Je m'en doutais.
-Vous l'inqui�tez pour rien.
-Non, son travail commence..
..� porter ses fruits.
Merci � toi de ton d�vouement, mon ami.
Avec toi et le cardinal � mes c�t�s,
..je ne risque rien.
-Vous oubliez Dieu.
-Bien s�r.
Mais je pr�f�re m'en remettre � vous deux..
..concernant ma s�curit�.
...
-Grand-p�re ? Grand-p�re ?
C'est moi.
-Aurore, qu'est-ce qui t'arrive ?
Tu es br�lante.
Viens.
Je vais m'occuper de toi.
...
Quelqu'un vient.
Je cherche le m�decin. -L�-bas.
-Ma ch�rie.
-Je l'ai trouv�e pr�s de chez toi.
-Je vais m'occuper de toi.
-Elle va vivre ?
-Prie ton Dieu.
-Sauve-la, Samuel.
Sauve..
..ma petite-fille.
-Ca va aller, ma ch�rie.
Allonge-toi.
Mon Dieu...
-Papa ?
-Je suis l�, ma ch�rie. -Je l'ai vu.
J'ai vu son visage.
J'ai vu le visage de ton fr�re.
-De quoi tu parles ?
Dors. Dors, je vais revenir.
...
-La peste s'est �teinte, ils sont morts depuis trop longtemps.
Je vous avais demand� des pestif�r�s vivants.
Ceux-l� ne sont plus contagieux.
-Les gens restent chez eux, c'est les seuls qu'on ait trouv�s.
-Il y a une solution.
D�barrassez-vous de ces corps.
-Ca br�le.
Ca br�le..
..de l'int�rieur, papa.
Si je meurs, j'irai en enfer ?
Pour toutes les fois o� je suis entr�e dans la synagogue ?
-T'inqui�te pas, je vais te soigner.
Tu vas dormir et, quand tu te r�veilleras, �a ira mieux.
Hum ?
-J'ai peur.
-Ca va aller.
Repose-toi.
La fi�vre continue de monter.
Je pourrai pas la sauver.
-Je suis s�r qu'elle va aller mieux.
J'ai pri�.
-Tes pri�res ne pourront pas la sauver, Jacob.
Plus rien ne peut..
..la sauver.
J'ai �chou�. -Ne dis pas �a.
Tu t'es toujours battu pour ceux que tu aimes.
Rappelle-toi de David.
-Il est mort.
J'ai pas r�ussi � le sauver non plus.
-C'est faux, Samuel.
Son corps est mort,
..mais son �me, elle,
..elle est avec nous.
Tu peux beaucoup plus que tu crois.
-Tu as raison.
Barnal !
O� est Barnal ?
-Il est absent, que voulez-vous ?
-Aurore est en train de mourir, seule Madeleine peut la sauver.
-Et vous ?
-Je peux plus rien.
Laisse-moi au moins la voir, elle conna�t des rem�des.
-Mon ma�tre me tuerait. -Silas.
Je t'en supplie.
Si tu la laisses mourir, tu es pire que ton ma�tre.
Silas.
...
Madeleine.
-Je savais que tu viendrais. -Ca va ?
-Faites vite.
-Aurore est en danger, aide-moi.
-Aurore ?
J'avais vu la mort, mais je pensais qu'elle venait pour moi.
D'o� ce cercle.
-Elle a la peste.
-La peste ?
-La fi�vre ne la quitte pas, que dois-je faire ?
-Toi, tu ne peux plus rien faire.
Moi, j'ai une chance de la sauver, mais je dois la voir.
...
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Il d�troussait un bourgeois.
-Pourquoi m'amener cette vermine ? Pendez-le, voil�.
-Il dit..
..qu'il sait o� est..
..le coffret.
-Vas-y, parle.
-Je parlerai.
Mais laissez-moi la vie.
-T'as ma parole.
Sur la Vierge.
-J'y suis pour rien, moi.
Le nabot..
..m'a montr� le coffret.
-Quel nabot ?
Son nom. -Blaise.
Il d�trousse les cadavres.
-Trouve-le.
-Il est entre les mains de Barnal.
-Ah, chiasse !
Autre chose ?
-Non, rien d'autre.
-Egorgez-moi �a.
-Non, j'ai votre parole !
Non !
Non, j'ai votre parole !
Non !
-Gu�ant.
...
-Alors ?
-Il faut faire vite.
On a un peu de temps.
-(Gracieuse d�esse, jour et nuit,)
(..ta puissance est mon abri.)
(Gracieuse d�esse,)
(..jour et nuit,)
(..ta puissance..)
(..est mon abri.)
(Gracieuse d�esse, jour et nuit,)
(..ta puissance...)
(Gracieuse d�esse,)
(..jour et nuit, ta puissance..)
(..est mon abri.)
(Gracieuse d�esse, jour et nuit, ta puissance..)
(..est mon abri.)
(Qu'il en soit ainsi. Qu'il en soit ainsi.)
(Qu'il en soit ainsi.)
...
-Silas ?
Silas !
O� est la sorci�re ?
O� est-elle ?
Qu'as-tu fait ?
-Que puis-je faire pour vous ?
-L'Inquisiteur a arr�t� un t�moin dans l'affaire du coffret.
Un certain Blaise, un nain. -C'est exact.
-M. le recteur aimerait l'interroger.
-Cette pauvre cr�ature a d�j� tout dit.
Et il ignore o� se trouve la pr�cieuse relique.
-Le recteur aimerait le v�rifier par lui-m�me.
-L'Inquisiteur n'appr�ciera pas qu'on lui prenne son prisonnier.
-Il appr�cierait encore moins de conna�tre vos liens avec Rome.
-Je vais voir ce que je peux faire. -Faites.
-Et l'histoire dit qu'il s'est battu toute la nuit.
Le lendemain, il s'aper�ut qu'il boitait.
On lui a demand� pourquoi. Il a r�pondu..
..qu'il s'�tait battu..
..avec un ange.
Et � la fin...
-La fi�vre a baiss�.
Je te l'avais dit, ch�rie.
Tu es presque gu�rie. -Bien s�r.
J'ai pri� Riya toute la nuit pour qu'il te prot�ge.
-Qui est Riya ?
-Un ange, Rachel, comme toi.
...
-Merci.
-C'est pas fini.
Il faut percer les abc�s.
-Je m'en occuperai, mais toi, pars. -Pour aller o� ?
-Les gardes de Barnal doivent �tre � tes trousses.
-Je te promets que si je vois un garde, je m'�vapore.
-Tu me racontes encore..
..une histoire ?
-Allez !
-Inutile de te pr�ciser qui a donn�..
..ton nom.
-Je vais tout vous dire !
-Mais je t'ai pas pos� de question.
-Ce salaud m'a donn� ce coffret, je vous jure, je savais pas..
..ce qu'il y avait dedans. -Dis-moi o� est ce coffret.
-La sorci�re l'a.
Elle m'a soign� et je lui ai donn�. C'est mon amie.
-La sorci�re ?
La sorci�re...
Je te crois.
Tu es la moiti� d'un homme, mais tu es malin. Tu es libre.
-Merci, monseigneur, merci. -H�, ne t'avise plus..
..de voler sans m'en parler.
Allez, disparais.
-Vous lui laissez la vie ?
-On peut quand m�me pas tuer..
..tout le monde.
-Ah !
-Comment as-tu pu ?
Personne ne devait p�n�trer dans sa cellule !
-J'ai cru bien faire. Ses pouvoirs pouvaient...
-Quels pouvoirs ?
Des potions..
..d'apothicaire ?
Tu me d��ois.
Tu t'es fait duper facilement.
-Pardon, ma�tre.
Elle est � l'�glise des pestif�r�s, elle soigne la fille du m�decin.
-Et tu ne le disais pas ? Prie le ciel pour que je la retrouve..
..ou tu ne conna�tras plus..
..de repos.
-Qui aurait pu le croire ?
Cette inf�me sorci�re en possession du suaire.
-Elle parlera.
-L'Inquisiteur m'a fait perdre un temps pr�cieux.
-Elle est ici.
-Qu'est-ce que �a signifie ?
...
-Nicolas ?
Nicolas ?
...
Oh, Dieu soit lou�.
Tu es vivant.
...
O� est-elle ?
O� est Madeleine ?
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
...
-Aurore...
Aurore ?
Elle �tait l�.
-Tu vas parler ou je te fais garroter pour t'y aider ?
-Pourquoi ton ma�tre a-t-il lib�r�..
..la sorci�re, parle !
-Depuis qu'il a fait lib�rer les Juifs, mon ma�tre a chang�.
Il sert moins bien le Seigneur. -Il fallait venir..
..m'en parler.
-J'avais peur de lui.
-Tu �tais son complice ? -Arr�tez.
Ne me faites pas mal, monseigneur. -Ne t'en fais pas.
Nous comprenons la situation.
Barnal est l'�me d'un complot..
..contre Sa Saintet�.
Dis-nous o� il se trouve.
-On t'�coute.
-Aurore ?
Il faut que je la trouve.
Aurore !
Ils l'ont enlev�e.
Ils vont la tuer.
-Mais pourquoi ?
-Pour r�pandre la peste, voyons.
Je dois la trouver.
-Recteur, vous venez..
..compter les cadavres ?
-Non, je suis venu pour vous.
Pas vrai, jeune homme ?
-Qu'est-ce que tu as fait ?
-Ben oui,
..qu'est-ce que tu as fait ?
-Tu m'as trahi ?
-Passez-leur les fers.
-Allez !
-Si vous me touchez,
..c'est � l'Eglise..
..que vous vous attaquez !
Et vous serez..
..excommuni�s.
-Attrapez-moi..
..ce vilain.
J'ai dit :
..arr�tez-le !
Ah.
C'est bien.
...
-Pourquoi tu m'as abandonn�,
..Guillaume ?
Je t'ai attendu quand maman est morte.
Il sanglote, puis se met � pleurer.
...
Sous-titrage MFP.
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