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...
...
Quelqu'un tambourine � la porte.
...
...
-Ton p�re n'est pas l� ?
-Non, je suis seule.
-Alors, o� est-il ?
-Je sais pas, il est parti � l'aube.
-Je cherche une sorci�re et je crois qu'elle se cache ici.
-Je connais pas de sorci�re. -Tu en es s�re ?
Tu reconnais..
..cet anneau ?
Il porte ton nom.
Montre tes mains.
Montre.
...
Je l'ai trouv�..
..chez la sorci�re.
-Je l'ai perdu dans la for�t, tout le monde a pu le ramasser.
-Oui, �trange co�ncidence, non ?
-Qu'est-ce que vous faites l� ?
-Tout me ram�ne toujours ici. -Vous nous harcelez.
Sortez.
-Silas,
..fouille la cave.
-Attendez.
Je viens avec vous.
...
Vous voyez ? Il n'y a personne.
-L�, c'est quoi ?
-Il n'y a rien, je vous dis.
-Donnez-moi �a.
...
-Silas ?
Silas ?
Silas ?
Tu as trouv� quelque chose ?
-Non, ma�tre.
Il n'y a rien.
-Voyons �a.
-La peste ! La peste !
Il y a la peste !
La peste !
Il y a la peste !
-O� �a ?
-Une femme dans une maison, � l'entr�e de la carri�re.
Elle a..
..des taches noires.
-Emm�ne-nous.
-Tu peux sortir, ils sont partis.
-Tu lui as sauv� la vie. -Si j'avais pas oubli� ma bague,
..rien ne serait arriv�, tout est de ma faute.
-Non, tu nous as tous sauv�s, tu n'as pas � t'en vouloir.
-Quand l'Inquisiteur m'a mis la bague, j'ai vu des choses.
-Tu vas me raconter.
La femme geint.
...
-C'est bien la peste.
Il faut que je l'isole pour �viter que la peste se r�pande.
-Tu as raison, plus personne ne doit entrer dans cette maison.
Ni en sortir.
Silas, fais condamner la porte et marque-la d'une croix.
-(Cela revient � vouer ces gens � la mort.)
-(Nous prierons.)
-(Cela ne les sauvera pas.) -Seul Dieu en d�cidera.
Il ne leur reste qu'� sauver..
..leur �me.
Mais tu peux rester.
Nous verrons bien si ta science te prot�ge.
-Piti�.
Ne nous laissez pas.
-Je vous promets de revenir.
M. le recteur, les abandonner, c'est les condamner � mort.
Je dois regrouper les malades.
-Tu me demandes �a � moi ?
-A qui d'autre ?
Le Grand Inquisiteur ne veut rien entendre.
Si les malades ne sont pas isol�s,
..la peste..
..se r�pandra partout. -Le Grand Inquisiteur !
-Donnez-moi un lieu o� regrouper les malades.
-Impossible.
C'est contre la volont� de Dieu.
-Plut�t contre la v�tre, non ?
-Le sort de ces hommes est scell�. Cherchons plut�t..
..les coupables des meurtres des abb�s.
-Les isoler permettra de contenir..
..l'�pid�mie.
-Tais-toi.
Du nouveau sur les meurtres ?
-J'ai trouv� ceci..
..dans la chapelle o� le p�re Tuillard a �t� tu�.
Un verrier m'a affirm� que les seuls capables de cr�er..
..un verre d'une telle finesse,
..d'une telle profondeur, sont les ma�tres verriers de Rome.
-C'est ce que j'ai dit au proc�s.
La peste a �t� volontairement introduite..
..dans la cit�. -On peut donc r�pandre la peste ?
-Oui, en se servant des rats.
Il faut les arr�ter. -Blasph�me.
-Je te donne ce lieu.
Il y a une �glise..
..aux portes de la ville..
..qui pourrait convenir. -Une �glise n'est pas un mouroir.
-C'est l'endroit id�al pour mourir, on est au plus proche de Dieu.
Cambon, accompagne-le.
-Merci.
-Rassurez-vous, il ne s'agit que d'une ruine.
Si la peste ne les emporte pas, le froid s'en chargera.
-Quelle charit� chr�tienne,
..M. le recteur.
-Bien, parlez-moi..
..de cette affaire de complot romain.
-Carpentras, Cavaillon,
..Vaison-la-Romaine, bient�t, tout le Comtat Venaissin sera touch� !
-L'�pid�mie est contenue � Carpentras.
-Je parle de la rumeur qui dit que Dieu punit ceux qui me soutiennent.
-Ce qu'il nous faudrait, c'est trouver les coupables.
-Parfaitement !
Quelques b�chers !
-Pour tout drame, il faut..
..un responsable.
Pourquoi pas les Juifs ?
-Saturnin n'a pas tort, ils sont la cible pr�f�r�e des chr�tiens.
A d�faut de trouver..
..les responsables, offrons au peuple une distraction.
-Laissez-moi r�fl�chir � tout �a.
...
Vous avez entendu ? Vous voyez comme mes conseillers tiennent..
..les v�tres en estime.
-Mais nous ne voulons que la paix.
-Je vous l'offre.
Mais pour cela, je dois gagner la guerre..
..et il me faut beaucoup d'argent.
-Nous pouvons consentir un effort suppl�mentaire.
Mais � condition..
..que notre s�curit� soit assur�e. -Oui.
J'ai trouv� un moyen infaillible pour prot�ger votre communaut�.
-Cette rouelle devra �tre cousue sur nos habits et visible de tous.
Ce signe de reconnaissance assurera notre protection.
-Une marque ?
Notre peuple devra d�sormais �tre marqu� comme des b�tes ?
Alors que nous nous privons de nos biens ?
-Tu pr�f�res que les chr�tiens nous tuent comme des chiens ?
Il faut consid�rer les propositions du pape avec bienveillance.
Elles sont bas�es sur de bonnes intentions.
-L'enfer est pav� de bonnes intentions.
-Voil�, l'�glise est � vous.
Installez-vous comme vous voulez,
..mais ne comptez pas sur mes hommes pour vous aider.
Ils sont l�..
..pour vous surveiller.
-Vous avez manqu� de prudence !
Tous les indices ram�nent Barnal � Rome, donc, � vous !
-A-t-il dit des noms ? -Non.
Mais un m�decin pr�tend que des hommes r�pandent la maladie.
-La pri�re, seule, ne peut an�antir notre ennemi.
Francesco poss�de des connaissances..
..qui servent nos desseins.
-Il n'�tait pas question..
..de s'attaquer � ma ville !
-Je ne vous savais pas homme � vous offusquer de quelques cadavres..
..suppl�mentaires.
Carpentras a �t� le lieu de r�p�tition de notre objectif :
..Avignon.
La victoire n'a jamais �t�..
..si proche. -Le danger non plus.
Je ne peux plus vous prot�ger.
-Nous prendrons nos dispositions et quitterons ce campement.
-Des baquets pour faire bouillir les v�tements.
Des draps pour isoler les malades.
-Je viens.
-Non, tout le monde te recherche. -Les malades seront nombreux.
Je peux t'aider. -Je suis immunis� contre la peste.
Pas toi. -D'autres choses me prot�gent.
-Tes potions ne serviront � rien. -Tu crois ?
-J'ai pas envie..
..de te perdre.
-R�fl�chis.
Personne ne viendra me chercher au milieu des pestif�r�s.
-Et les gardes ? -Aie confiance.
Conversations inintelligibles, murmures.
...
-Que t'arrive-t-il ?
-C'est mon ventre.
Il refuse de me donner..
..un couillu pour nous aider aux champs.
-L�ve-toi.
Il prie en latin.
...
Je prierai pour toi et ton enfant. -Merci.
Soyez b�ni.
-J'ai plus de jambes, je suis pass� sous un chariot.
-Notre Seigneur J�sus-Christ a dit : "L�ve-toi et marche."
Moi, pauvre p�cheur, je ne peux que prier pour toi du fond de mon �me.
...
-Je marche !
Je marche !
-Il marche !
-Miracle !
-Tu es l'�lu de Dieu !
C'est l'�lu de Dieu !
-All�luia !
-Tu es un saint !
Un saint !
-C'est un saint !
-Depuis quand..
..avez-vous la fi�vre ?
-Ca fait deux jours.
-Les traces sont apparues quand ? -Hier.
-Faut percer.
-Je viens voir Samuel. Laissez-moi, ma fille va mourir.
-Tu n'as rien � faire ici.
-Samuel !
Samuel, elle a..
..la fi�vre.
Soigne-la.
-Laissez-la. -Elle porte la rouelle.
Seuls les chr�tiens sont admis.
-Depuis quand ? -Ordre..
..de l'Inquisiteur.
-Montre-moi sa nuque.
Ca n'est pas la peste, rentre.
Je passerai vous voir ce soir.
-Tu pr�f�res soigner les chr�tiens plut�t que de soigner les tiens ?
-Sarah. -Dehors !
-Tu fais honte � la communaut� !
-Sarah !
-Alors, �a vous a plu ?
-Quel com�dien. M�me moi, j'ai failli m'y laisser prendre.
-O� est mon argent ?
-Tiens.
Garde le silence.
-Soyez sans crainte.
-Je n'ai aucune crainte.
-Ah !
-Amen. Quelqu'un entre.
-Jacob, pardonnez-moi.
Samuel a refus�..
..de soigner ma fille parce qu'elle est juive.
-Tu en es certaine ?
Samuel est un homme bon.
-L'acc�s � son �glise..
..nous est interdit. -Il n'est pas des n�tres.
-Non, c'est faux.
-Aurore, que fais-tu ici ?
-Il m'a chass�e, sans m�me regarder ma fille.
-C'est un goy, donc, il refuse de soigner les Juifs.
-J'ai trop tard� � l'exclure de la communaut�.
-Il a partag�..
..nos souffrances.
-Il est chr�tien. Il n'a plus � vivre avec nous.
-Tu n'as pas..
..le droit. -Tais-toi, disparais !
-On m'interdit de soigner des Juifs, sur votre ordre.
-Oui, c'est exact.
Un m�decin chr�tien..
..soigne des malades chr�tiens.
Que les Juifs fassent pareil.
-Il n'y a pas d'autre m�decin que moi.
-Tu te trompes de famille.
-Votre Dieu ne sera jamais le mien.
-Cesse de croire que les Juifs..
..sont plus sages ou plus tol�rants car tu seras d��u.
-La peste n'a pas de religion..
..et ne s'arr�te pas aux portes de la carri�re.
Sans soins,
..la peste se r�pandra.
-Tu m'as donn� une id�e.
Silas ?
Nous allons barricader la carri�re, ainsi les Juifs ne pourront pas..
..nous contaminer. -C'est criminel.
-Ce qui est criminel,
..c'est de renier..
..sa religion.
Tu te demandes..
..pourquoi je fais �a.
Patience, tu comprendras.
-Madeleine ?
-Chut !
-O� est Samuel ?
-Que fais-tu l� ?
-Je suis s�r d'avoir la peste.
Piti�, sauve-moi. -Calme-toi.
Viens, je vais t'examiner.
Installe-toi.
-Regarde.
C'est la peste ?
J'ai la peste ?
C'est � cause de Laplotte.
-Chut.
Tu as l'oeil jaune, ouvre.
Tu sens mauvais de la bouche.
Gargouillis.
Tu as un d�rangement des boyaux,
..c'est tout.
Tiens.
Bois �a, demain, tu seras gu�ri.
-Dis � Samuel de venir, j'ai appris des choses..
..sur mes voleurs de rats.
-Il sait o� te trouver ? -Oui, mais qu'il soit prudent.
Les soldats en ont apr�s nous. -Bon.
-Merci.
-Allez...
-Blaise ?
Blaise ? -Chut !
-Quoi ?
-Ca grouille..
..de soldats de l'Inquisition.
-Tu voulais me voir ?
-Oui.
Je sais o� se cachent les voleurs de rats.
Dans les ruines du ch�teau,
..en dehors de la ville. -Merci.
-Non.
Garde ton or.
Madeleine m'a soign� comme une m�re.
Ca vaut tout l'or du royaume.
D'ailleurs...
C'est un cadeau pour Madeleine.
-O� tu l'as vol� ? -Je l'ai pas vol�.
C'est la 1re fois qu'une femme me touche..
..sans prendre un air d�go�t�.
-Je lui donnerai.
-Tiens, ma belle, bois.
-Je reviens.
F�licitations, l'oeuvre de Pierre a supplant� la peste..
..dans tous les esprits.
-Il n'y a pas un habitant..
..qui ne demande sa b�n�diction.
-La mienne ne les int�resse plus ? -Je ne pense pas.
Pierre convertit les �mes en votre nom.
-Je devrais peut-�tre, moi aussi, faire des miracles.
-Non, le propre des miracles est qu'ils restent exceptionnels.
On vient.
-Ah, Pierre !
-(Incline-toi,)
(..c'est un saint.)
-Non, levez-vous.
-Approche.
Laisse-moi..
..t'embrasser.
Je t'avais dit que tu �tais promis..
..� un destin exceptionnel.
-Cher Saint-P�re, je voudrais aller � Carpentras..
..pour y b�nir les pestif�r�s.
-C'est inutile.
Mon Inquisiteur s'occupe d�j� d'apporter du r�confort aux gens.
-Mais si le miracle qui vient de se produire se r�p�tait,
..nous pourrions sauver beaucoup de vies.
-Votre place est ici, pr�s de Sa Saintet�.
Nos ennemis sont plus mena�ants que jamais.
-Les hommes..
..sont d'un ennui.
-Je ne suis pas de cet avis.
-D�p�chez-vous.
-Papa !
-Seuls les Juifs peuvent entrer.
-Je suis juif. -Et ta rouelle ?
-J'habite ici, c'est ma fille.
-C'est vrai.
-Vous voyez ?
-Tu n'iras nulle part.
-Fermez !
-Si je peux pas entrer,
..laissez-la sortir !
-La carri�re est ferm�e.
-Ma ch�rie,
..je reviendrai.
-Non, non, papa !
-Ma ch�rie, pr�viens Jacob, il va arranger �a.
-Ma�tre ?
Samuel de Naples a �t� chass� de la carri�re.
-Dieu a entendu ma pri�re.
La brebis �gar�e va rejoindre le troupeau.
-Grand-p�re ?
-Ne m'appelle pas comme �a.
Je suis pas de ta famille, je te l'ai dit.
-Laisse mon p�re revenir..
..dans la carri�re, laisse-nous vivre ici.
Je t'en supplie.
-Te voir est une douleur.
Ca l'a toujours �t�, mais je ne l'accepte plus aujourd'hui.
C'est par ta faute que Rachel, ma fille, est morte.
Je pr�f�rerais que vous n'ayez jamais exist�.
Ni toi ni ton p�re.
Va-t'en.
Tu �tais l� ?
-Jacob...
Penses-tu servir le Tout-Puissant..
..en te comportant de cette fa�on ?
J'esp�re qu'Il ne te voit pas.
...
-Comment as-tu pu arriver ici ?
-Ton grand-p�re m'avait montr� un passage secret..
..pour entrer dans la carri�re.
...
-Voil� pourquoi on ne te retrouve pas.
-Ma�tre.
Les gardes ont arr�t�..
..quelqu'un qui devrait vous int�resser.
-D'o� te vient ce bijou ?
-De ma m�re, monseigneur.
Elle me l'a donn� sur son lit de mort, la pauvre.
-Quel est ton nom ?
-Blaise Dutertre, monseigneur.
-Je crois que tu confonds ta m�re..
..avec l'�v�que Laplotte.
C'�tait sa bague. -Mais je connais pas d'�v�que !
-Tu es un d�trousseur de cadavres, Blaise.
Bourreau ?
R�cup�rons ce bijou, tranche-lui..
..les doigts.
-Comment deviner ?
Il �tait dans la fosse des pauvres, et puis,
..il m'a forc�. -Qui ?
-Vous ne le connaissez pas.
Samuel de Naples.
-Je le connais.
...
Un enfant crie : -Non !
-Qu'as-tu fait pour apporter la col�re du Seigneur sur nous ?
-Au secours !
Aurore : -L'Inquisiteur.
C'est lui, son fr�re.
...
Papa ?
Papa ?
-Garde !
Garde !
O� est le m�decin ? -Pas ici.
Il est parti..
..avec la femme. -Qui ?
-Une femme brune,
..qui soigne..
..les malades avec lui.
-Blaise m'a dit que les voleurs de rats �taient cach�s ici.
Viens.
-(J'aime pas cet endroit, �a sent la mort.)
-(Ca a l'air d�sert.)
...
-Regarde.
-Il y a un passage par l�.
Viens.
...
C'est de l� qu'est partie la peste.
Les rats crient.
...
-Faut vider les lieux, on l�ve le camp.
Va v�rifier la cave.
N'oubliez rien.
Une porte claque.
...
Alors ?
-C'est bon, Francesco.
-Il nous faut plus de rats..
..pour la suite.
...
-Tu connais cette femme ?
-Oui, monseigneur.
-L'as-tu d�j� vue en compagnie de Samuel de Naples ?
Tu pr�f�res retourner aupr�s du bourreau ?
-Ils sont souvent ensemble.
-Si tu sais o� ils peuvent se trouver, dis-le.
Parle si tu veux sauver..
..ta vie ! -J'ai peut-�tre une id�e.
Il y a un ch�teau en ruine..
..� l'entr�e de la ville.
-Par ici.
C'est l�.
Coups de marteau.
...
...
Quelqu'un geint.
...
...
Elle tambourine � la porte.
...
-Laissez-moi sortir !
Sous-titrage MFP.
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