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[♪ musique symphonique mystérieuse]
À mon avis, elle va pas faire long feu.
Elle se sera bien battue.
Elle a eu la très belle vie. [elle renifle]
- Va me manquer. - Poussez-vous.
Je voudrais assister à sa mort au premier rang.
Au moins, elle ne souffre pas trop.
C'est vrai qu'il y a eu pire comme mort, hein ?
Dix francs qu'elle reste avec nous. Qui parie ?
- Euh, moi. - Je vous en prie.
Quelqu'un veut rendre hommage à Antoinette ?
Je veux bien dire un mot.
- Je récupère sa chambre. - Et pourquoi ?
Je l'ai dit le premier.
D'après nos règles strictes, mais justes, je récupère la chambre.
- Georges a raison. - J'attendrai qu'on retire sa dépouille.
- C'est la règle. - Bon.
- Je me charge de lui rendre un hommage. - Je sais pas.
- Mourir... - Oh là là...
Début d'un long voyage. Rejoindre de nouveaux rivages.
[murmures désapprobateurs]
Partir. Partir...
Partir et après, je...
[exclamations surprises]
Et voilà.
- Magnifique. - Bon sang de bonsoir.
Elle arrive.
Mais qui êtes-vous ?
Les âmes perdues et errantes dans les limbes obscures
d'une existence en parfait équilibre
entre les abîmes éternelles et la lumière.
Rejoignez-nous.
- Ah, elle est partie. - Oh, non.
Oh !
[silence]
C'est pas très grand.
- Et au-dessus de notre budget. - On se casse ?
Excusez-moi ? C'est possible de voir la suite ?
Désolé, je viens de matcher. [imitation de grincement]
Ça mord.
Ah, ça fait mal. Après, j'ai mis une belle photo.
C'est un studio, tout est là. C'était écrit dessus.
Mais la salle de bain ?
Complètement. Sur le palier. Avec les toilettes.
Les habitants viennent à tour de rôle.
Esprit convivial.
Colonie de vacances. Les souvenirs.
- Moins de charges, du coup ? - Bingo.
[sonnerie de portable]
- Je crois que vous... - Oui.
La boss. Oui, Nadine ?
- Il est horrible. - La barbe lui donne l'air sévère, mais...
- Je parle de l'appart. - Pardon.
Oui... Horrible, ouais.
Désolé. Bretelles.
C'est votre premier appart ensemble ?
- Ouais. - Je sens quelque chose.
[il hume et expire bruyamment]
Ça smell good. J'ai l'impression que... Mmm hmm...
- La famille va s'agrandir, non ? - Fin limier.
- Mais pas du tout. - En tout cas, pas ici.
Canaille.
[sonnerie de portable]
- Sauvés par le gong. Enfin, sauvés... - Oui.
- Allô ? - Sympa, mais pas rieuse, votre femme.
Elle a son caractère.
- [accent anglais] Alison Cardinet ? - Oui ?
Permettez-moi, je vous appelle concernant le château de Mérudeaux.
On cherche pas de château à acheter.
Tant mieux, il n'est pas à vendre.
Alors, pourquoi vous m'appelez ?
- Vous aimez les sports mécaniques ? - Merci beaucoup, on va...
- Désolée. - Elle est repartie.
- Allô ? Oui ? - Un boomerang.
Ouais.
On est partis sur de mauvaises bases.
Je ne me suis pas présenté.
Je suis Matthew Huggington, office notarial des Mazières.
J'ai été missionné pour vous informer
que vous venez d'hériter d'un château.
Allô ?
Allô, allô ?
[accent anglais] Le domaine fait deux hectares sur deux parcelles.
Le bâtiment principal a 11 chambres,
quatre salles d'eau, une cuisine et trois salons.
How many taxe d'habitation ?
Attendez, parce qu'il y a plusieurs gens.
Je n'ai pas compris. Je me permets de redemander.
De qui exactement est-ce que j'hérite ?
Une tante très éloignée. Elle n'a pas d'autre successeur.
Super. Enfin, la pauvre.
- Enfin... - Oui.
Je peux vous la montrer. Antoinette de Mérudeaux, la voici.
Oh, ouah !
- Tu lui ressembles. - Les yeux.
- Un air. - C'est vrai. De Mérudeaux ?
Exactement.
Carrément une particule.
Alors je suis une sorte de noble ?
Oui, ma petite princesse.
C'est une tante vraiment très éloignée.
Ah !
- Princesse quand même. - La propriété.
Oui. Merci.
[ensemble] Oh, putain.
- C'est un château. - Un vrai château.
De l'extérieur, ça passe.
Mais à l'intérieur, il est dans un état de délabrement très avancé.
En revanche, j'ai contacté un acheteur sérieux
qui serait prêt à vous faire une offre plus que raisonnable.
[la conversation devient indistincte]
On va le garder.
On va le garder.
Vous ne vous rendez pas compte. Le château tombe en ruine.
Justement, on cherchait avec travaux à prévoir.
Dis-lui, je bricole.
Il est très bricoleur.
J'ai changé la plaque derrière le lavabo.
La crédence ?
Non, la plaque qu'on met derrière le lavabo
quand on fait la vaisselle.
Oui... Une crédence.
Crédence ?
On n'a pas de mot pour ça en France.
On dit plaque derrière le lavabo.
- Very good. - Yes.
À mon sens,
le garder est une très grosse erreur.
Entre nous, c'est pas ce qu'aurait voulu Annabelle ?
Antoinette.
Aussi.
- Sauf votre respect... - On peut faire un hôtel.
Après travaux, on loue les chambres,
et le truc s'autofinance.
C'est une super idée. Je peux démissionner.
Je m'occupe des résas, du bricolage, un peu des petits-déj.
On peut le garder ?
- C'est votre château. - C'est notre château.
- Le château de qui ? - De ma princesse.
- Exactement. - C'est votre château.
- Et ça, c'est un pot-pourri... - Hein ?
...que vous mangez.
Je me disais, c'est pas salé.
On utilise un petit tarpigon pointu qu'on tire fort.
Et après, quand le ramisso commence à grappoler,
on tampionne le fagoula
pour faire sortir les dégâts jaumes.
Sans faire flûter le paliveau.
Ça m'est arrivé une fois, j'étais mal prise.
Mon frère qui me cria "Berthe !"
"Berthe !" Ouh ! Ha ha !
Qu'est-ce qu'on riait.
Et voilà, encore une magnifique anecdote qu'on connaissait déjà, finalement.
N'oubliez pas, la prochaine fois, c'est l'activité de Marie-Catherine
qui nous invite à peindre son portrait.
C'est complètement con.
Comment faire si on peut rien toucher ?
Roland, vous ferez semblant.
- Nous peindre toi avec nos crottes. - Non.
Mais si le temps le permet, nous pourrions peindre dans le jardin.
Ah ! Dans l'esprit bucolique d'un déjeuner sur l'herbe ?
J'irai pas dans le jardin.
Allons, Georges.
Je ne supporte pas cet exécrable collabo.
Venez peindre dans l'herbe.
C'est vachement plus bucolique. Wouh-ouh !
Je vous vois avec votre grand képi.
- Salopard. - J'entends tout.
J'ai l'ouïe qui s'est aiguisée avec le temps. Coucou.
Coucou.
Petite souris. Qu'est-ce que t'es belle.
[miaulements]
Le chat.
Elle est partie par là.
Dépêche-toi, tu peux la rattraper.
- Il serait temps de lui pardonner. - Sûrement pas.
Vous ne connaissez pas les nazis, vous. La pire vermine de l'histoire.
Ils ont fait beaucoup de mal. Détruit des millions de vies.
- Comme la peste ? - Pire.
- Comme ours. - Oui.
Mais très bien habillés. Tirés à quatre épingles.
Sacrés nazis.
Ah ! [il renifle]
Que se passe-t-il ?
Qu'y a-t-il, mon Tayac ?
Il a entendu quelque chose.
Il a truffé quelque chose.
[petits cris excités de Tayac] Où c'est ?
[♪ "Besoin de rien" de Peter et Sloane à l'autoradio]
Il y a une terrasse !
Il y a 183 pièces, chéri.
Je reconnais ce bruit ! C'est une belle auto, ça.
[gémissement enjoué]
[le collabo] Ça doit bien rouler.
C'est Peter et Sloane !
Toi connaître c'est qui ?
- Oui ! - Oui ?
- Ça va vite ? - Attendez, Mme la Comtesse.
Oh ! Regardez-moi cette beauté.
Oh mon Dieu, quelle allure.
Une Aphrodite taillée dans un marbre des plus purs.
C'est vrai, c'est impressionnant. Il est très bien bâti.
Il ferait un soldat très robuste.
[Alison] Non, non !
[le collabo] Vous voulez pas visiter le jardin ?
On a de très beaux peupliers. Ils sont rentrés.
[Alison] Ouah... [elle rit]
C'est beau.
- Viens. - Attention, tassez-vous.
Oh, ouah ! Viens, on va par là.
- [la comtesse] Laissez-moi passer. - [Georges] Je vous en prie.
- Après Mme la comtesse. - C'est moi, la comtesse.
J'arrive pas à croire que tout ça m'appartient.
- Si, ça nous appartient. - C'est mon château.
- Qu'a-t-elle dit ? - La famille d'Antoinette ?
Tu vois bien qu'elle n'a pas le physique altier d'une châtelaine !
- C'est vrai qu'elle est vilaine. - C'est une femme, pas un objet.
Rappelle-moi la différence ?
Oh !
- On se calme. - Je vais peut-être me remettre au piano.
Je vais fumer la pipe, ça fait riche.
S'il y a une semaine, on t'avait dit qu'on habiterait là, j'y aurais pas cru.
Une semaine ? Mais même il y a deux semaines.
C'est fou.
Ils sont sympathiques.
- Laissons-leur une chance. - Non.
- Flash. - Quoi ?
- Je suis là. - Que penses-tu de...
Tiens-toi bien.
Nabilson.
- Pour ? - Nabil, Alison, fusion.
- Ça y est, je l'ai. - Nabilson.
- Nabilson, how do you do ? - Yes, why not ?
J'ai la dimension internationale.
Mais je pense qu'il faudrait une piscine.
On partirait d'ici, jusque-là.
Insupportable. Je pourrais tourner de l'œil.
Avec un toboggan au milieu qui ferait comme ça.
- T'en penses quoi ? - Ouais.
Mais vraiment, j'insiste.
Je pense que Nabilson, c'est pas mal pour un hôtel.
- Il a dit hôtel ? J'ai rêvé ? - Il l'a dit.
- Tu lâches rien. - Je lâche pas.
Nabilson Country Club, c'est vendu.
- Ouah ! Nabilson Resort ! - Nabilson Plaza !
Mais ça veut dire quoi, "hôtel" ?
Un hôtel, c'est...
On les tue.
[il tousse]
Ou après, sinon on prend un caillou
et on écrase tête. Ou on leur brûle les cheveux
avec des petits briquets.
On n'est pas des sauvages !
On a évolué depuis.
Ça reste une option. Il a raison, le grand singe.
Bah... Vont rester ici tous les jours ?
J'en ai peur, Berthe.
Nous pourrions vivre dans la cave et les laisser tranquilles.
- Jamais ! - Je garde ma chambre.
On reste sur la première option. On les tue !
Vous faites quoi ? [cris de frayeur]
- Qu'elle est laide. - [Roland] Je hais quand elle fait ça.
Allez, fous le camp.
Si elle s'approche, éloigne-la, Berthe.
Si on les hantait ?
On est des fantômes, après tout.
Tu viens de frapper au coin du bon sens.
Dans le mille. Pan !
[ils rient tous sauf la comtesse]
[chant du coq]
♪ Mon bébé d'amour, c'est moi, réveille-toi ♪
- Merci, mon amour. - De rien.
Mais j'arrive pas à mettre l'eau dans la cuisine.
J'ai pris le robinet du jardin. J'ai fait bouillir deux fois.
- Rien ne te résiste. - Je sais.
- Mais c'est pas très infusé. - J'ai pas encore mis le sachet, tiens.
Le matin, c'est génial.
Pas de bagnole, du soleil, on a l'impression que les oiseaux sont là.
Parce qu'ils sont là.
[roucoulements]
Oh, oh... Oui.
Je me disais bien.
Allez, moi, j'ai du taf. Je commence par quoi, à ton avis ?
- Électricité ? Plomberie ? - Faire sortir le pigeon ?
Je vais le mettre sur ma liste.
- En numéro un. - Je m'en doutais.
L'heure est grave. Votre attention.
C'est une guerre qui se prépare. Faisons l'inventaire de toutes nos armes.
Tayac peut faire scintiller les lumières. Tayac ?
[couinements et cris d'effort]
- Et voilà. - Merci, Tayac.
Si nous traversons le corps de Berthe,
une odeur nauséabonde, de crottin et de fumier envahit la pièce.
Pardon, ce sont des faits, rien de personnel.
- C'est l'odeur de la campagne. - C'est ça.
Pour cette mission spéciale, nous ferons appel à un renfort de poids.
L'élite de la peur. Où est-elle ?
[cris de terreur]
[il soupire] Isabelle ! Qu'elle est laide !
Isabelle qui, une fois sa mission terminée,
retournera au grenier. D'accord, Isabelle ?
[♪ chantonnement enfantin terrifiant]
Il paraît que les vivants l'entendent...
Les gens trouvent ça effrayant.
Je ne vois pas ce qui leur fait dire ça.
Pour terminer, nous avons Roland.
Et ses extraordinaires pouvoirs qu'on ne présente plus. Roland ?
Si tu veux bien...
Pour l'instant, je ne veux pas m'avancer mais...
Ça n'a marché que sur les tasses. Voilà.
[grondement de tremblement de terre]
Du nerf, soldat.
Allez.
- Ouah ! - Excellent, Roland.
Grâce à mon commandement et votre talent,
nous allons pouvoir faire fuir le couple.
Rompez !
Nabil ?
L'eau est toujours froide.
Glacée, en fait.
[Nabil] OK.
On est sûrs que la chaudière est là ?
Après vous, Mme la comtesse.
- Je suis derrière au cas où. - Regarde, des gargouilles.
Comme c'est toi qui as la lampe, vas-y et tu me dis.
- Tu viens. - D'accord, OK.
- Bwaaaah ! - [il crie de peur]
Arrête !
La voilà.
Voilà, cool. Allez.
- On a trouvé, c'est bien. - Tu fais quoi, chéri ?
Il faut que tu la répares.
Bien sûr, évidemment.
Alors. Elle est ancienne.
- C'est qui, chef ? - Je sais pas, moi.
C'est les nouveaux. [cris de frayeur]
[Nabil] Que raconte cette petite chaudière ?
- Tu es sûr que tu sais faire ? - Évidemment.
Si tu actives ce bitoniau, ça va allumer le machin. Paf.
- Tac, tac, bing, bing, ça allume le truc. - [ensemble] Valve de remplissage.
D'accord.
[cliquetis d'allumage] Oh !
- Tu vois, ça marche. - T'as vraiment réparé la chaudière !
C'est juste la veilleuse. Pas besoin d'être druide pour le savoir.
C'est venu comme ça.
Marrante, non ? C'est venu comme ça.
Il faudra vraiment qu'on appelle quelqu'un pour la changer.
Non !
Pour quoi faire ? Elle est réparée.
Oui, mais tu as vu comme c'est vieux ?
L'ancien, ça dure. Les maisons anciennes, c'est du solide.
Le reste, je suis là pour ça. Tu vas appeler...
- Oh non ! - On reprend notre partie de sanglier ?
3 à 6 pour les moustachus. J'engage.
Quelle beauté !
- Alors ? - Je sais pas.
- Je vois rien de tout nu. - Hein ?
Du tout. Je vois rien du tout.
- Elle va bientôt sortir ? - On va voir.
Ça y est ! Elle arrive.
On fait quoi ?
- Écureuil en mouvement ! - Oui ! Ouh !
Tout le monde à son poste !
Nous allons démarrer l'opération baptisée...
Elle est là ! On verra après !
À toi, Roland !
- Allez, soldat ! - Tu en es capable, Roland !
- Elle arrive ! - Nabil ?
[Augustel] Allez !
- Pousse ! - Du nerf, soldat !
C'est ce que je fais !
- La flamme sacrée... - Aaah !
[couinements d'effort]
- L'écureuil ! - Ça bouge pas d'un iota.
- Nabil ! - Aaaaah !
[exclamations déçues]
- Elle fonce sur nous. - T'es où ?
- Taisez-vous ! - Je peux qu'avec des tasses.
À toi, petite bohémienne. Qu'elle est laide.
[♪ chantonnement terrifiant]
[♪ musique électronique]
Chéri, c'est fort là.
On joue de malchance, là !
Bah, t'as mis fort, là, non ?
Qu'elle est décevante...
- T'es pas tout seul ! - J'ai branché l'enceinte !
Berthe, elle arrive ! C'est à toi !
Laisse-toi traverser.
- On compte sur toi ! - Allez !
Oh ! Ça monte jusqu'ici.
C'est décidément pas la campagne.
Ferme la porte quand tu vas aux toilettes.
- Quoi ? - Ça pique la gorge.
Allez !
J'ai pas compris.
Tayac, à toi, tu es le dernier soldat debout.
[gémissement]
[grésillements]
[Alison] C'est quoi, ça ?
[Georges] Oui, continue ! C'est bien !
[cris d'effort]
[Georges] Bien, mon Tayac ! Allez !
[Tayac continue à gémir d'effort]
Ouh là, Tayac !
Nabil, il y a un problème avec le lustre !
[explosion]
Aaah !
Oh-oh...
- [Georges] Mon Dieu. - Bêtise.
On est des monstres.
- Pardon. - [Nabil] Alison !
Alison... Reste avec moi.
[♪ musique triste au piano]
[chasse d'eau]
- La plus belle ! - Bah...
[gros soupir] Je suis épuisée.
Normal, t'as dormi deux semaines.
J'ai pas dormi, ça s'appelle le coma.
J'ai même été morte quelques instants.
Quand on rentre, tu te reposes, je gère tout.
D'accord ?
J'ai pas envie de rentrer. Il est dangereux ce château.
On aurait dû écouter le notaire.
Il y a des fissures partout, les murs s'effondrent.
On a bien fait de s'écouter.
Parce que moi, quand tu faisais ta petite sieste,
j'ai contacté les entrepreneurs. Ils sont venus faire un repérage.
Le projet hôtel est en marche.
Attends, comment tu vas les payer ?
- L'argent que la banque nous a prêté. - Nous ?
Euh... Tu as oublié ?
À ton premier réveil, je suis venu avec une procuration.
Tu m'as dit "Merci Lionel", tout le monde a rigolé.
Qui ça, tout le monde ? Attends, chut.
- T'as emprunté combien ? - Nous avons emprunté 300 000 euros.
- Trois... - Chut !
- 300 000 balles ? - Dit comme ça, ça fait beaucoup.
Mais on a cinq ans pour rembourser, on est larges.
C'est qui, Lionel ?
C'est style un ex ?
Ta gueule.
[Tayac imite des animaux]
Les animaux fuyaient la forêt.
Un grand danger approchait-il ?
- Il est fini le portrait, là, non ? - Non.
Continuez, c'est mon activité.
Tu es très belle.
- Je préfère quand tu me vouvoies. - Ciel !
Euh, boum ! [il imite une explosion]
Le tonnerre !
[il imite toutes sortes de bruits]
- La foudre ! - L'impitoyable colère des cieux !
Ah ! Euh...
[doucement] Ouh, oh, oh...
C'est le feu ?
Le feu ?
[soupir satisfait]
C'est là que nous sommes devenus...
[ensemble] L'humanité.
- On ne s'en lassera jamais. - Jamais, jamais.
Si c'était la première fois qu'on l'entendait.
- Ils sont de retour. - Je savais qu'elle reviendrait pour moi.
- Avec son compagnon. - Oh...
Alors elle est vivante.
On ne l'a pas tuée.
Qu'est-ce qu'on fait ? Il faut que quelqu'un parte en éclaireur.
Non.
Non.
- Hé ! - Non plus.
Je suis content de vous revoir.
Quelle chance, il fait un temps magnifique.
C'est un soleil à s'en brûler les yeux. Ah bah, justement.
Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
Je te rappelle que tu étais dans le coma.
L'expert qui est passé la semaine dernière m'a dit...
"Il y a un paquet de travaux avant d'arriver à ça."
Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Pourquoi je suis si petite ? - C'est un détail.
L'important, c'est qu'on a un site premium, nabilson.com.
On est référencés sur des sites hôteliers.
Et la cerise sur le gâteau,
on a un Insta, je l'ai créé.
Et il y a un mec qui m'a DM.
"Ça a l'air bien, j'ai envie de venir." J'ai dit : "Quand vous voulez."
Quand vous voulez... Bof.
On n'a pas commencé les tr...
Timing.
Ouais.
- [Nabil] Tu me connais ! - [le collabo] Vous avez amené des amis.
J'ai regardé le devis, il y a le prix, mais pas le délai.
On va y aller par étape.
On va identifier les chantiers principaux.
Abattre quelques cloisons, et on reviendra pour attaquer.
Pour le délai, ça dépendra de ce qu'on trouvera.
- Évidemment. - Tout va bien se passer.
Ça va changer un peu vos habitudes. Mais...
Oui, parce que moi...
D'ailleurs, mettez ces casques, c'est mieux.
- Question d'assurance. - Normal.
On voudrait arriver à ça, à peu près... Il est parti.
Il n'a pas dit pour les délais ?
Je vais décharger la voiture.
Toi, tu ne fais rien.
D'accord ?
- T'inquiète pas. - Je m'occupe de tout, tu te reposes.
Si tu veux faire un peu de ménage, libre à toi.
Bonjour.
Vous êtes l'architecte ?
Vous devriez mettre le casque pour l'assurance.
Et un pantalon aussi.
- Elle m'a vu. Elle m'a parlé ! - C'est des paroles de chanson ?
Karen Cheryl. Non, Patachou !
Alison !
Oh !
Oui.
Normalement, c'est "bon rétablissement".
Ils étaient en rupture sur certaines lettres.
Donc, j'ai négocié un petit 15 %.
Et j'avais pas de place sur le mur.
On n'est pas en train de faire une énorme connerie ?
On s'obstine peut-être dans un projet qu'on va regretter.
Ça a quand même très mal commencé.
Si on lit les signes...
Tu es en train de paniquer, là.
Écoute, ça va être génial.
Tout le monde flippe. C'est normal.
Tu hérites d'un château. On hérite.
Il y a le crédit, les travaux.
Tu veux savoir ? Même moi, j'ai flippé.
- C'est vrai ? - Je l'ai pas montré.
Fais-moi confiance. On va réussir ce projet.
- L'important, c'est d'être... - Riches.
Non, ensemble.
- Oui. - Et on va être bien ici.
- Juste tous les deux. - OK.
Pas de raison d'avoir peur.
Mon cœur, tu paniques encore.
Allô ? Regarde-moi.
Non.
- Non, y a rien. - [elle hurle]
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