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Ce soir, dans "Les traîtres : Révélations",
on va tout vous dire, tout vous révéler.
Règlements de compte... -Ils nous ont menti.
-C'est difficile d'accuser.
-Je vais pas applaudir.
-Images inédites...
-Tu veux du thé ?
-Entre le prêtre et le traître...
-Confidences...
-Je me mets à nu.
-Et images exclusives des prochains épisodes.
-Là, c'est plus le jeu.
Je commence à le prendre un peu à coeur, ça me saoule.
-Bonsoir à tous, bienvenue dans "Révélations".
Je suis ravie de vous retrouver
pour cette soirée. On va regarder les images inédites,
une petite compilation rien que pour vous.
-T'as pas du Joe Dassin, du Dalida ?
-J'entends le loup Le renard et la belette
-J'ENTENDS LE LOUP ET LE RENARD CHANTER
-C'est quoi, c'est Joe Dassin ?
-Mais non ! Tu connais pas ?
-C'est quoi, ce délire ?
Petit-déjeuner. Dominique, donne-leur la chicorée.
-Ah, bien !
-La chicorée !
-Il pense parler, là.
-Je trouve ça dur de pointer du doigt...
-Moi, je...
-Laisse-le parler. Tu lui coupes la parole.
-Pour une fois que tu parles !
-Merci, Adil.
-Je veux bien un thé.
-Tu veux du thé ? Du thé ? Avec un thé ?
T'es là ou t'es pas là ?
Sers-nous de l'eau chaude !
Tu mets ton doigt dedans. Si t'as mal, elle est chaude.
-Je sais pas si c'est drôle ou pas
ou si j'ai perdu mon sens de l'humour, je sais même pas.
En parlant aux autres, j'étais sûr de moi.
Je me disais : "Je vais trouver le traître, ça va être chanmé."
-Tu peux traduire "chômé" ?
-Ca va être super, génial. Pardon.
-Top. Tip top.
-Tip top.
-C'est chanmé, Dominique,
de revoir ça ? -J'adore.
J'adore.
-Accueillons Seth, qu'on reçoit
pour la première fois. -Salut.
-Vous l'avez adopté
dans le clan Tapie, Sophie ? -On était quatre.
On avait créé le pacte du sang sans le sang,
qui est le nom le plus claqué au sol
de l'histoire.
Il y avait Seth, Antho
et moi.
-On regarde des images inédites
de votre adoption dans le clan Tapie.
-Seth fait partie de mon clan, de ma meute.
-T'as des choses à nous dire ?
-J'ai des choses à te dire J'ai reçu des messages
-J'AI ENVOYE DES EMAILS ET DES SMS
-Ca a matché tout de suite.
Je peux pas vous expliquer, c'est instinctif,
des liens se créent.
L'aplomb que vous aviez devant les accusations.
Vous pouvez être une alliée de taille.
Je veux être avec Dominique.
J'aime ce genre de caractère, ça me rassemble.
Dans ce jeu, on est attirés
par les personnalités similaires à la nôtre.
Merci, Dominique !
-Sous ses décalcomanies,
j'ai trouvé que c'était un homme attachant,
très honnête. En fait, il a une façade,
une carapace, mais en dessous,
c'est quelqu'un de très droit.
-On est le cerveau à cinq têtes.
-Exactement, nous sommes une hydre.
-Ouais.
C'est une famille.
C'est comme un clan. Je l'ai intégré.
Donc, je fais partie de leur famille.
Ils s'exclament.
-Ah !
Ah, je suis contente ! J'avais peur.
Je te jure, demande-leur.
Ils ont dit : "T'as peur pour qui ?" J'ai dit : "Pas Seth !"
-Ouais !
-On avait trop peur pour toi !
-Il a survécu ! -Roulement de tambour !
Je suis le frère que Sophie aurait voulu avoir.
-Ah ouais, vraiment.
-Je représente une part de famille.
-T'en as, des frères.
-J'ai trouvé cette place-là. -Il a ce côté patriarche.
-Elle, peut-être, un enfant qu'elle n'a pas eu.
Peut-être, des fois, leur rappeler son mari et son papa
par rapport à une figure... -C'est incroyable.
Ca montre la force du jeu.
Pour les spectateurs, c'est pas toujours évident,
mais d'être dans un lieu fermé, on a besoin de repères.
Ce sont des termes de famille très forts.
-Ca me fait des frissons.
-Vous avez adopté Seth.
-Oui, Seth et Antho, vraiment.
-La famille. -Oui.
-Revenons sur les épisodes de ce soir,
c'est la première fois qu'on voit Dominique en colère.
C'est dû à l'élimination de Seth. On va regarder ça
avec vous.
-Elle te défend vraiment.
-Francis, contre qui votez-vous ? -Moi, je vote contre Seth
parce que je suis persuadé qu'il est loyal.
Ne vous marrez pas, je veux qu'il ait une sortie
de héros sacrifié
plutôt que de continuer,
comme ça, dans le jeu.
-On comprend rien.
-J'étais tellement énervée.
-Hugo, contre qui
votez-vous ?
-J'ai pas d'autre piste, donc...
-Ca n'a aucun sens.
Tirez-moi une balle, qu'on en finisse.
-Tout est toujours possible.
-Seth, je suis désolé.
-Putain, c'est abusé.
-Seth, vous l'avez compris,
votre sort est...
-Scellé.
-C'est des vraies larmes ?
-Ouais, je suis vraiment dégoûtée.
-Ca me fait mal. Derrière cette carapace,
je suis humain.
-Je vous prie de prendre place et d'annoncer à tous le rôle
que vous occupez dans cette aventure.
-Durant tout le jeu,
on m'a beaucoup accusé d'être un traître
et j'espère
que je vais me laver de tout ça. Je suis loyal.
-Evidemment.
-Putain...
-C'était sûr. C'était sûr.
-Merci, Seth. Quelle belle partie.
Au revoir, Seth. -Au revoir.
-Il a rompu le pacte.
-Ah, j'adore.
-Dominique, vous étiez contrariée
à ce moment-là ? -Ah, oui.
Oui, vraiment,
surtout qu'on a été trahis par un des membres du clan.
-Antho, oui.
-Vous regardez Anthony,
votre regard dit quelque chose de clair.
Ca veut dire : "Tu nous as trahis et je déteste la trahison."
On lit ça dans ce regard.
Sophie, c'était des larmes ?
-Ah, il n'y a eu que deux fois
où il y a eu de vraies larmes, c'était la première.
-Ca se voit. T'es comme ça.
Tu restes figée.
-Je me cache de pleurer.
Quand je fais semblant, je me cache pas.
-Ce qui est intéressant,
c'est l'inversion des émotions auxquelles on est plus habitués
où c'est Dominique qui est en colère.
C'est très fort, car ce n'est pas habituel.
Et là, les pleurs, une vraie sensibilité...
-L'énervement contre Anthony et Francis.
-Non, mais Francis, je l'aurais... -Tu t'es dit quoi ?
-En fait, je me suis dit : "Bon, bah voilà."
Parfois, c'est drôle, mais pas là.
-C'était pas prévu, de base.
Je pensais pas partir à ce moment-là.
Je suis toujours arrivé serein aux tables rondes
en me disant : "Si je pars, c'est pas grave."
A ce moment-là, non.
Pas là. Pas avec Francis qui...
-Moi, je comptais, je me disais : "Ca y est, il dégage."
Je commençais à pleurer. Je me disais : "Impossible."
-J'étais content de voir de l'émotion chez mes soutiens.
-"On n'est trahis que par ses amis."
Cette phrase résonne.
-Pas tous...
-Là, c'est la famille, c'est différent.
-Là, c'est la famille.
-Ca fait mal quand tu te fais trahir par la famille.
Mais quand j'ai vu...
On se regardait à chaque table ronde et là, je voulais pas.
Ca la touchait. -Oui.
-Je suis parti avec cette force.
"J'ai rencontré des gens, on a créé des liens rapidement.
"Je suis pas un mauvais gars."
-Je te rassure, ton âme, on l'a tous vue.
Elle est belle.
-Il y avait
une ambiance dans votre groupe.
Vous pouvez nous en dire plus ?
-Ca m'a fait du bien d'être avec ces jeunes.
-Cure de jouvence.
-Que je n'aurais pas rencontrés. -Même Seth.
-Tout ce qui est réseaux sociaux,
je suis nulle, je connais personne.
Et à part Liane, Francis et...
-Les prénoms,
c'est le petit point faible.
On a eu du mal. -Ca a été terrible.
Rachel m'a complètement convaincue.
-Non, c'est Raquel.
-Ce que Rachel a expliqué hier.
-Raquel. Putain, c'est pas vrai.
-Mais je vote contre
celui-ci, Logart.
-C'est un nouveau.
Il vient d'arriver.
-C'est pas vrai...
-C'est une masterclass.
-Ah, Dominique...
-Il y avait 20 personnes,
je les connaissais pas. Ils ont des prénoms...
Celui-ci s'appelle Seth.
-C'est votre vrai prénom ?
-Non, je m'appelle Nicolas, de base.
-OK ! -Ca aurait été plus facile.
-C'est beau.
-Vous saviez pas ?
-Non. -Ah, bah voilà !
-La soirée des révélations.
-Eh oui !
-Il y a autre chose qui est très universel chez Seth,
c'est la poésie, c'est la langue.
Seth, c'est quelqu'un qui, en toutes circonstances,
son cerveau fait des associations d'idées poétiques.
Il y a un mot, il va trouver l'autre pour faire le jeu de mots.
Ca, c'est très universel.
Dans tous les milieux, on aime l'esprit,
on aime la langue, ce jeu-là.
-C'est une preuve d'intelligence.
-C'est le meilleur.
-Je propose qu'on revoie vos jeux de mots.
-Les calembours.
Moi, dans le viseur, j'ai le prêtre.
Entre le prêtre et le traître, il n'y a qu'un "p".
-J'ai Jean Moulin
dans la vraie vie.
-J'en moule un
tous les matins.
-Ceux qui ont trouvé Logan, je les trouve...
-On n'était pas dedans, on n'est pas
les couteaux les plus aiguisés du tiroir.
Ils rient.
Oh là là,
Liane est en folie !
...
Je vote Raquel, ce soir.
Si on la laisse faire, il n'y aura qu'elle.
-Mais où se trouve Judas ?
-Dans le jus d'ananas.
-Est-ce que c'est "clair" de notaire ?
-On est là pour défendre nos terres.
-Magnifique.
-C'est pas Eric Antoine,
c'est Eric en moine.
-T'en as fait ! -Incroyable.
-Raquel, Seth en politique, ça donnerait quoi ?
-Mais oui !
On dirait un peu François Hollande.
-On kiffe ou pas, la ref ? -François Groland.
Rires
-Quand on te voit, on se dit
que tu ferais un excellent traître. -Bien sûr.
Dominique, vous le pensiez ?
-Bien sûr, et quand je l'ai vu la première fois,
j'ai dit : "Mon Dieu, si je le rencontre
"à 23h dans la rue, je pars en courant."
-Il vous aurait fait peur ?
-Mais oui !
Et en dessous, c'est un nounours.
-C'est son chouchou.
-Est-ce que Dominique a réussi, dès le premier regard...
-J'avais envie de la séduire dès le premier regard.
Etre bien aimé des personnes âgées, c'est un défi aussi.
-Oh, bah, merci ! -Non... Un peu plus âgées.
Plus âgées que moi.
Un "Pékin Express", ce serait dingue à deux.
-Ah ouais, bien sûr !
Prochaine émission à faire ensemble.
-Menottés. -Et alors ?
Dominique, on en pense quoi,
des décalcomanies de Seth ?
-Bah, c'est une protection.
D'abord, l'habit ne fait pas le moine
et il ne faut pas se fier aux apparences.
-L'habit ne fait pas le patrimoine. -Oui, ça, tu peux me le dire.
Rires
-Les tatouages sur le visage, c'est hyper fort, et je me demande
quel cheminement amène à une telle décision.
-C'est un suicide social.
Je fais plus partie de la société, je me dégage moi-même.
C'est une manière de m'interdire de retourner
dans le métro-boulot-dodo, de m'imposer le défi de me dire :
"Je me suis mis en marge, je ferai pas marche arrière."
-C'est une forme de vulnérabilité.
-Je suis tatoué, mais je me mets à nu.
-Chaque tatouage a une signification ?
-C'est une partie de moi chaque fois,
c'est un bout de mon histoire,
comme les codes de la carte Vitale, tu sais ?
Ton numéro de Sécurité sociale.
Il y a mon nom, le nom de ma mère,
son portait...
-On va pas se mentir, il y a un décalage entre vous.
Avant d'en parler, on a rassemblé les images
pour montrer le choc des cultures
entre vous, Dominique, et vous, Seth.
-"Dieu, préserve-moi de mes amis. Mes ennemis, je m'en charge."
Jacques Mesrine.
-Lui, c'est un rappeur ?
-Philosophe, des fois.
-Seth et ma mère, c'est un concept de les avoir dans la voiture.
-Ca voulait dire : "Il est intelligent.
"Il avait l'air très bête d'apparence."
-"De prime abord, il avait l'air très bête."
-Mais c'est pas ça, mais au départ, il est surprenant.
-Il est hors du commun.
-Avec les décalcomanies. -"Les décalcomanies" !
-C'est la rencontre
du troisième type, c'est le clash social entre la bourgeoisie
et la banlieue.
Madame...
-Il faut m'appeler "Dominique".
J'ai l'impression d'avoir 100 ans.
-Respect.
Entre le bon chic
et le mauvais genre. -Ce sont des pommiers ?
-Non, non.
C'est un arbre à couilles.
-T'en fais des bruits, toi,
quand tu manges.
-Ah, t'as vu ?
Rires
-J'adore le petit-déjeuner.
-C'est le moins qu'on puisse dire !
-Elle est outrée, là !
-C'est un melting pot.
C'est des gens que j'aurais pas rencontrés.
Là, on est tous là.
-Tu peux respirer avec ta ceinture ?
Qui se dévoue
pour le ranimer s'il y a un problème ?
-Dominique.
-C'est ça d'être avec des jeunes. -C'est incroyable.
-Là, je cherche à...
A la titiller, bien sûr.
-Vous avez bien compris
qu'elle réagissait, donc, vous la cherchez, finalement.
-En fait, on le dit souvent,
il y a une certaine sagesse dans les proverbes,
les contraires s'attirent.
On est dans l'opposition parfaite.
On croit être opposés, mais on est sur le même paradigme,
donc en fait, l'autre réveille
chez soi quelque chose du même ordre.
En l'occurrence, c'est intéressant.
De suite, vous parlez du milieu social,
mais on reste sur ce même sujet de "comment j'arrive à montrer aux gens
"qu'il y a un déterminisme social,
"mais aussi autre chose qui se passe ?"
-Ce qui réunit les deux, il y a le respect.
C'est des valeurs. -Tout à fait, oui.
-Dominique, vous détestez la vulgarité ?
-J'aime pas trop. -Mais ça vous amuse.
-Oui, quand même.
-Elle serait pas restée 50 ans avec mon père, sans ça.
Pardon, mais...
-Avec Bernard, c'était difficile.
-Vous le repreniez ? Vous disiez : "Bernard..." ?
-Tout le temps. "Oh, Bernard !"
-Elle fait exactement la même chose
avec vous, Sophie. -Ca la dépasse.
Qui a dit ça ?
J'en ai ras-le-cul.
-Sophie ! Comment tu parles ?
-Il faut leur casser le cul, voilà.
-OK, faut leur casser le cul.
-Oh là là, j'aime ce groupe !
-S'il se sent pousser des couilles
et qu'il sourit, c'est que...
-Comment elle parle ? C'est pas possible !
Elle me fait honte.
Elle me fait honte.
-"Elle me fait honte !"
-C'est une rebelle, Sophie.
-Sois bien élevée. -Je veux pas savoir.
-Devant ta maman, c'est pas terrible, j'avoue.
-Comment je l'ai élevée ? -Dominique, je suis surpris.
-Seth a dit : "C'est une rebelle,
"Sophie."
La rebelle du groupe.
-Elle est pas loin, mais... Dans leur relation mère-fille.
-T'es pas mal élevée, t'es malapprise.
Je dis ça à mes enfants.
-Et t'aimes bien titiller maman.
-Non, je...
-L'imiter, aussi. -Evidemment.
De la même manière que je l'imite, j'imite aussi mon père.
Excuse-moi, c'était pas le genre à pas dire de gros mots.
C'était toute la journée.
-Raquel, quand vous voyez les images de Dominique
et Sophie, vous avez des ados, à la maison,
ça vous évoque quoi de les voir par rapport à vous ?
-Je trouve ça très touchant, leur proximité,
leur complicité, je trouve ça très beau à voir.
Sophie, quand on la voit pour la première fois,
on a l'impression de voir une réincarnation de son père.
C'est assez troublant.
On a mis une perruque à Bernard... -Une perruque blonde !
-Il a été réincarné et voilà.
Mais ça reste là et on s'y fait,
et toutes les deux...
On se demandait si elles étaient vraiment complices
ou s'il n'y avait pas un manège.
-Raquel, ce qu'on a vu, nous,
c'est que vous aviez plein d'idées pour débusquer les traîtres.
Comment vous est venue l'idée d'analyser l'écriture
des personnes qui étaient près de vous ?
Revoyons les images et on en parle juste après.
-Ouh là, les gars...
Il y a un truc.
-Là...
-Je dois vraiment essayer d'obtenir l'indice.
Je mets en place un test d'écriture.
Le but est de reconnaître
l'écriture qu'il y avait sur le parchemin
qui me proposait de rejoindre
les traîtres.
Tout le monde écrit :
"Nous te proposons de nous rejoindre"
et chacun met son nom en dessous.
-"De nous rejoindre."
-T'as la mémoire visuelle ?
-Oui.
Je suis en mode graphologue, je suis en observation
totale.
-Elle s'est pris la tête.
-J'écris doucement.
-Moi, j'écris très vite.
De toute façon,
il faut écrire vite, comme ça, c'est nature.
-C'est pas possible, je te jure...
-L'écriture qui ressemble...
Les écritures qui ressemblent le plus,
c'est...
C'était une écriture ronde, de mémoire.
Un peu grand, comme ça.
Ca, j'élimine.
-Ah, la panique.
-Adil, j'élimine.
Soso, j'élimine.
-Merci, merci !
-L'écriture qui ressemble le plus...
C'est celle-ci.
-Francis ?
-Francis.
-Non, mais t'es malade ?
-Francis est dans le couloir de la mort.
On t'appelle Francis Huspect.
-J'adore, rétrospectivement, ça la rend ouf.
-Comment est venue cette idée ?
-Mais je sais pas !
C'était au petit-déj, peut-être, je sais plus.
-Elle a trop regardé "Esprits criminels".
-Je me dis : "J'ai l'écriture de la personne."
Mais j'aurais dû me le garder pour moi-même !
-Trouver l'idée de faire tester l'écriture
de chaque joueur...
-Revenons sur la gestuelle de Sophie.
Au moment où vous dites
"Soso, j'élimine",
Sophie est comme ça, et je sais pas
si ça dit une culpabilité ou...
-C'est super intéressant. -Mais je me fais avoir !
Déjà, "Soso" ! D'où je t'appelle "Soso" ?
-Il y avait un côté très chaleureux.
-Je suis collée à elle, je veux rester collée
parce que quand t'es là,
tu penses moins à réfléchir.
Elle est là, donc...
-La microdémangeaison, c'est quand on est
en surcharge cognitive, on évacue le stress.
-OK.
-Selon la zone où on se microdémange,
ça a une signification.
Là, c'est la perplexité.
Elle se dit : "Est-ce que ça va passer ou pas ?"
C'est génial de voir ça.
-C'est pas trop dur de changer son écriture ?
-Il me semble que j'ai changé de main.
J'ai changé de main.
J'ai écrit avec la main gauche.
-Ah, t'es ambidextre ?
-C'est une bonne idée.
Après, elle, en tant que traître, de toute façon,
elle aurait camouflé son écriture.
Je trouve qu'il y a une limite.
On ne peut jamais
totalement camoufler...
-T'aurais pu griller quelqu'un.
-Complètement.
-Tu me grilles si tu me demandes
d'écrire. -Je transperce presque
les feuilles tellement j'appuie fort.
-Ce que soulève Raquel,
c'est la force de l'inconscient qui prend le lead.
La saison avec Frédérique, elle était tout le temps en rouge.
A un moment, tu te demandes si t'as pas...
-Inconsciemment.
-...des phrases qui t'échappent.
Des manières vestimentaires
de clignoter, etc.
Ils parlent tous en même temps.
-Raquel, vous avez, vous, refusé
de rejoindre les traîtres
mais durant les épisodes
de ce soir, vous avez dû tenter
de recruter un traître.
Vous avez beaucoup hésité.
-Tu penses à qui ?
-Sans réfléchir,
à Seth.
-Ca peut être un bon choix.
-Il aime jouer.
C'est un jeu.
Ca peut être un bon traître. -Liane ?
Sa motivation, c'est de rester.
-Je pense que c'est le personnage idéal...
Sous les radars.
Personne va s'en douter. C'est pas mal.
-On essaye, mais ça peut le faire.
(-Ah, la vache.)
J'ai des frissons.
Elle rit.
C'est dingue.
Oh là là...
"Liane, veux-tu nous rejoindre chez les traîtres ?"
J'ai des frissons. -Elle a kiffé.
-Une cape rouge...
C'est la panoplie que j'attends.
Je suis plus qu'excitée, c'est le Graal.
Alors, je vais dire oui.
Elle rit.
Merci...
Merci !
-Ca vous fait quoi de découvrir
les images de Liane
qui est en folie ? -Trop bien.
C'est trop bien.
-C'est tout ce qu'on ne voit pas.
-J'étais persuadée qu'il fallait prendre Liane,
car tu n'aurais pas dit oui.
-Non, j'aurais pas dit oui.
-Non ? -Si t'avais su que je l'étais,
t'aurais peut-être dit oui.
-Mais j'avais un enjeu, moi.
-C'est ce que j'allais dire ! Elle rit.
-Il faut casser la malédiction.
J'ai une dégaine de traître, j'en suis pas un.
-En voyant les images de Liane,
est-ce que tu penses
que ça va être une bonne recrue ?
-Oui. Pendant longtemps,
j'ai cru qu'elle pouvait être traître,
dans le comportement.
-L'avenir nous dira
si Liane a été une bonne recrue.
On vous le promet chaque semaine,
voici des images exclusives
des prochains épisodes, on regarde.
-Toi, je suis sûre que t'es loyal.
Toi aussi. -Oui, moi aussi.
-J'ai des doutes.
Voilà.
-Les loyaux se rapprochent
doucement.
Donc il faut
que je me protège.
Je vais te dire pareil, Dominique, tu vois ?
Je pense qu'il y a trois traîtres.
Je te soupçonne.
Je soupçonne
ta fille depuis le début.
-Oh non ? -Et je soupçonne
peut-être Adil, tu vois ?
-La bombe du siècle !
Liane n'est pas folle
au point de dire les deux noms
des deux traîtres dans ses suspicions...
Elle peut pas faire ça.
-La semaine prochaine, comme d'habitude,
s'annonce pépite.
J'ai hâte de voir ce qui nous attend.
On a accueilli
deux de nos joueurs,
Jade et Hugo, bonsoir. -BONSOIR.
-Vous êtes le binôme qui a fait
beaucoup parlé de lui.
-Bah, merci. -Première question.
Lequel de vous
tient le plus de son papa ?
-Je crois que c'est vraiment un mélange.
-Physiquement, moi...
Rires -La coupe de cheveux, ouais.
-Physiquement... -Hello !
Hop !
-Dans le tempérament,
on se ressemble plus avec mon père.
-Ouais ?
-Lui, il a pris beaucoup de mimiques gestuelles,
de façon de parler.
C'est plus physique. C'est ça.
-Et la coupe de cheveux !
-Pas le choix.
-Jade, Hugo,
vous avez des personnalités
très différentes,
on le regarde en images.
-Avec Hugo,
c'est vrai que c'est l'eau et le feu.
On est totalement différents.
-Dans la vie de tous les jours, Jade,
elle reste discrète.
Jade chantonne.
-Vous êtes toute douce ? -Vraiment.
Je suis une fille assez réservée.
Je pense qu'on pourrait se dire :
"La pauvre,
"on va la prendre sous notre aile."
-Vous pouvez jouer ce rôle.
-Complètement.
-Moi, c'est le contraire. Je suis exubérant.
A demain !
Rires
Comme une paire de couilles, on va s'entendre.
Que ce soit drôle ou pas, je m'en fous,
je suis obligé de rire.
Bip, bip, bip... Bip !
-Oh là là...
Hugo chantonne.
-Il va aller vers les autres, il va beaucoup parler.
-Bonjour !
Ca va ?
Imagine je suis traître et je t'élimine
car tu fais trop de vannes
sur mon crâne. -Quoi ?
-J'adore me faire
remarquer...
Cris et rires
Et hop-là !
Allez, prends ça !
-Moi, je vais plus
être méfiante, me mettre
à l'écart et observer.
Peut-être que les traîtres vont comploter pour éliminer
un des loyaux au petit-déj.
-Jade est l'enquêtrice.
-Pourquoi t'as fait ça ? -Parce que je fais ce que je veux !
-On a des personnalités qui sont différentes
mais qui se complètent.
Ce qui fait notre force
et ce qui peut brouiller les pistes par rapport
au fait qu'on se ressemble peu.
-On parle tous en même temps.
-Pardon, Jade, oh...
Rires
-Pourquoi avez-vous accepté de participer à ce jeu ?
-Ma soeur m'a pas laissé le choix.
...
-Je lui ai imposé. -"J'ai pas envie
"d'être seule !" -La grande soeur.
-On vous l'a proposé directement à deux ?
Ou on te l'a proposé à toi, Jade ?
-J'ai d'abord fait le casting,
et ensuite, j'ai parlé de mon frère,
du fait qu'il est comédien.
Là est venue l'idée de le faire participer,
qu'on le fasse ensemble.
-Bonjour. -Bonjour.
-Qui êtes-vous ?
-Je suis Hugo André.
Expert
en escape game. -Vous avez des frères
et soeurs ? -Euh non, non.
Fils unique. -Vous vous entendez bien
avec vos parents ?
-Oui, super.
-Quel est leur métier ?
-Mon père est agriculteur,
et maman est femme...
A toujours été femme au foyer...
-C'est chouette.
Bravo, Hugo Leboeuf.
Rires
...
-Je ne suis pas un fin stratège !
Mais finalement,
je suis... -Pas mal !
-Ouais, je sais !
J'essaye de jouer mon rôle au maximum.
J'aime jouer des rôles. Je suis comédien.
Vraiment, je suis dans mes souliers...
J'adore.
-C'est pour ça que t'es à l'aise !
T'es comédien. -Je sais pas.
J'étais avec Jade.
-La moustache, tu l'as gardée !
-Bah ouais !
J'ai adopté un nouveau style !
-Je me souviens,
dans ton interview où tu dis
que t'as adopté un nouveau style...
-Plein de gens m'ont dit que la moustache m'allait bien.
Apparemment, j'ai une tête drôle avec...
Ca marche, on y va.
-Qui de vous deux a eu l'idée de cacher la fraternité ?
-C'est venu un peu...
Comme ça.
-Ouais. -On s'est dit
que ça nous mettrait peut-être en sécurité.
Parce que dans un duo,
on part du principe
que l'un des deux va être traître !
Ou que les deux le seront.
On s'est dit que ça nous mettrait en sécurité.
-Vous saviez que ça allait craquer.
-On savait pas
pendant combien de temps on allait tenir ce secret.
-Ca doit être très, très dur.
-C'est très compliqué.
-Tout se passait bien jusqu'au moment,
à cette table ronde,
on voit que c'est très dur à gérer pour toi, Hugo...
On regarde les images. -Oh, my God.
-Je sais vraiment plus comment me défendre,
parce que je suis loyale.
-Je commence à avoir la haine.
J'ai envie de dire à tout le monde :
"N'attaquez pas ma soeur."
Euh... J'ai quelque chose à vous dire.
Tous. -Aïe, aïe, aïe...
-Euh...
Ca va être compliqué donc je m'excuse d'avance
pour ça...
Je... Je...
Je vous ai menti.
A tout le monde.
Sur qui je suis
réellement.
Je m'appelle pas Hugo André.
Rires en plateau
-Mais je comprends rien.
C'est quoi, cette table ronde ?
-J'ai... Ah, putain.
-Tu m'as menti ?
-A tout le monde.
Je suis arrivé ici
avec quelqu'un
et je sais pas
comment la protéger...
Ca commence à peser.
Je m'appelle Hugo Leboeuf.
-Et c'est mon petit frère.
Cris de stupéfaction
...
-C'est peut-être bête, finalement,
d'avoir jeté cette carte joker,
que je gardais,
mais vous imaginez pas à quel point
ça me soulage.
-Bravo.
-Moi, j'applaudis pas.
Bah... Ca me gonfle.
Ouais, ça me gonfle.
-A ce moment-là,
Hugo, tu te dis
que t'as plus le choix ?
-Depuis le début,
ça m'amuse un peu de jouer ce rôle,
mais au fur et à mesure, je me dis
que je suis en train de mentir aux gens.
Il y a des attaches qui se font
avec les gens dans l'aventure.
-Bien sûr.
-Je suis même pas qui je suis.
Il y a une vraie pression.
-Ca rajoutait une part de difficulté.
Parce que... Moi, c'est vrai
que je me faisais quand même assez...
Attaquer. Il me défendait.
Et en fait, il n'y avait pas de raison autre
que d'être potentiellement tous les deux traîtres.
Donc on s'est dit...
-On voit l'émotion qui monte.
Là, quand tu regardais les images, il y avait de l'émotion.
Le fait qu'on s'attaque à ta soeur,
c'est juste pas possible.
-Non, c'est pas possible.
Je savais pas trop comment gérer le truc.
-Sophie, quand on voit les images,
pas du tout la même ambiance de votre côté.
-Ils me tendent...
Je suis faussement en colère.
Ils me tendent une belle perche. -Cadeau !
-C'est un cadeau qu'ils me font.
Je prouve aux gens que ce sont des menteurs.
-Et que toi, t'es honnête !
-Et que je suis méga honnête.
Je dis : "J'applaudis pas un mensonge."
C'est tout beau, tout joli, coeur, coeur, licorne... OK.
Sauf qu'on est dans un jeu, ils ont menti, les traîtres !
Rires
-Tu dis, Sophie, que vous avez eu
le courage, dès le début,
de le dire.
-Et que du coup, on avait un malus !
C'est dégueulasse !
-Et en plus, t'étais enceinte !
-Ouais !
-Vous aviez absolument aucune idée ?
Vous vous êtes pas dit
qu'il y avait un petit air ?
-PAS DU TOUT.
-J'étais tellement à 1000 lieues
que je t'ai dit...
Je t'ai dit que tu voulais te la faire.
-J'ai essayé de jouer là-dessus...
-J'arrêtais pas de lui dire :
"Attention, il y a déjà Adil."
-La gêne.
-De fou !
-Comme on s'entendait bien,
et qu'on parlait régulièrement,
on faisait attention...
Ca pouvait laisser supposer
qu'il y ait un rapprochement...
-On est venu me voir en me disant
qu'ils étaient vachement proches.
Je me suis dit :
"Si ça se trouve, ils se plaisent."
Tu peux être attiré par des gens et passer du temps avec.
-J'essaye de comprendre les arguments contre Jade.
A part qu'elle aime les flics.
Rires
-Il est amoureux. Il est amoureux !
...
-Tout le monde s'est dit
qu'ils allaient se pécho.
-C'est ça !
C'est à ce moment que je te dis
que tu rattrapais
des points, car il y avait
déjà Adil... -Ta langue fourchait.
C'est quoi, le surnom ?
-Je l'appelle Doudou, depuis qu'il est petit.
Depuis qu'on est petits.
Dans mon téléphone, il est enregistré à Doudou.
Parfois, j'avais envie de m'adresser à lui :
"Doudou... Hugo !"
Rires
-"Waouh ! Vous êtes proches !"
-Jade,
je t'ai trouvée plus discrète
sur le jeu que je l'imaginais
à travers les réseaux sociaux.
Comment tu l'expliques ?
-Je pense qu'en fait, j'étais tellement larguée,
sur tout ce jeu,
que j'essayais d'observer
le comportement de chacun.
C'est tellement difficile,
aussi, d'accuser, d'être dans l'accusation,
alors que tu te bases sur strictement rien.
Tu vois ?
En fait,
je sais pas,
ma sensibilité a pris le dessus.
Et j'avais peur de faire du mal, et voilà.
J'ai préféré rester discrète, en retrait.
-Ce qui est fou, dans ce duo-là,
c'est qu'il apporte beaucoup de nuances
quand on regarde le jeu.
On a une idée très claire
des traîtres qui en sont vraiment, et des loyaux qui en sont vraiment.
On a des exemples
avec Raquel, avec Francis...
C'est vraiment loyaux-loyaux.
Traître, Sophie.
On a de la nuance avec Logfive,
on y est pas revenu,
mais il a cette phrase : "Etre traître,
"c'est être loyal envers les traîtres."
Il est dans l'ambiguïté.
C'est fou. Vous êtes loyaux,
mais vous mentez...
Ca met quand même de la nuance là-dessus,
parce qu'on se demande si c'est si loyal que ça.
-Alors, les amis,
chaque saison,
on a des candidats avec des phobies
plus ou moins originales.
Hugo, la tienne est...
-Singulière.
-Exactement ! On voit ça en images.
-La phobie des oiseaux. Les aigles,
les corbeaux, me font très peur.
-J'aime pas les oiseaux.
-Dans le bureau, il y a un corbeau.
Moi, c'est ma plus grande phobie.
Tu m'enfermes dans un lieu,
avec un corbeau qui vole, je peux crever.
Rires en plateau
-La phobie des araignées.
Des serpents...
Des bourdons, des guêpes...
Tout ce qui... Tout ce qui vole.
-J'ai une certaine
angoisse face à des gens
dont on voit pas le visage, qui sont masqués.
Ca me met très mal.
Elle hurle.
Ca fait flipper !
-J'ai très peur des poupées.
-Aïe, aïe, aïe.
-Non !
Rires
Liane se fout de ma gueule : "Quelle fiotte, celui-là.
"Il a peur
"d'une poupée !"
-Regarde...
Chucky ! -Non, non !
C'est inexplicable.
Je sais pas si vous êtes allé à Disney,
mais il y a une attraction avec plein de poupées,
c'est l'attraction
la plus forte en sensations de ma vie.
Extraordinaire.
Elle rit.
Il rit.
-La poupée fait peur. -Un peu flippante.
-Hugo, je compatis à 1000 %.
J'ai exactement la même
phobie... -C'est horrible !
-Quand j'ai vu les images, la hantise !
-Je me souviens,
petite, j'avais une poupée
mécanique... -Oh là là.
-Je suis sûre que c'est de ça.
J'avais une poupée
mécanique, qui avançait.
Il était plus petit.
-Elle avait ce truc...
Elle faisait : "Maman..."
-C'est affreux !
-Elle faisait presque ta taille.
-Ca la faisait rire,
j'étais sur le dossier du canapé,
je m'accrochais au mur.
-Le traumatisme vient de la grande soeur !
-T'en as une autre, que tu ne connais
peut-être pas, je te le dis,
c'est la nomophobie.
-La peur du "name dropping" ?
-Non. D'autres hypothèses avant que je vous le dise ?
-"Nono" ou "nomo" ?
-Nomophobie. -Nomophobie.
-C'est la peur d'être séparé de son téléphone !
-J'ai pas si peur que ça !
Oh... T'as plus peur que moi !
-C'est une phobie assez répandue.
Beaucoup n'arrivent pas à s'en séparer...
-Bon, en tous cas,
vous l'aurez compris, pour les prochaines saisons,
ne donnez pas vos phobies !
Ca pourrait se retourner contre vous.
J'ai une question :
saviez-vous que "Les traîtres",
c'est le concept télévisuel le plus vendu dans le monde ?
-Ah oui... -Et pourtant,
ça fait que 4 ans qu'il est en France.
Je propose qu'on reçoive le producteur de l'émission,
mais avant, je vous montre
des images des versions dans le monde.
-Génial, c'est cool, ça !
-Des traîtres...
-Waouh !
Cris de joie
Acclamations
-Incroyable.
-Ca donne pas envie de le faire
dans d'autres pays ?
-Une fois, ça suffit pour moi.
-Je peux le faire au Québec !
Avec un accent québécois. Tu vas me trahir !
-Tu savais qu'il était traître ?
J'aurais jamais dit qu'il était traître !
Elles parlent toutes les deux en même temps.
-J'ai vécu au Canada,
j'aimerais vous avoir toute la semaine avec moi,
ça rappelle des souvenirs !
Alors, les amis, on vient d'accueillir
le producteur de cette émission,
j'ai envie de dire, le réel maître
de ce jeu, notre pire cauchemar,
Mathieu Chalvignac.
-Bonsoir. -Ca va ?
T'es content d'être accueilli ainsi ?
-Très content.
-Tu peux nous parler de l'émission ?
D'où ça vient, déjà ?
-Le format des "Traîtres" vient des Pays-Bas.
C'est un format appelé "De Verraders",
qui est né il y a 4 ans de cela.
C'est dans un château,
avec des joueurs, des traîtres,
qui sont encapuchonnés, et qui, du coup,
éliminent des joueurs en secret.
-Dans tous les pays,
c'est ce...
Un château,
une ambiance, une cape...
C'est ces codes-là ?
-Pour le coup, non.
On a la chance d'être en France,
et d'avoir des châteaux, mais il y a des pays
où il n'y en a pas.
Dans les pays nordiques, en Finlande,
c'est dans un bunker.
Ca a plutôt des allures de "Hunger Games", voilà.
Et il y a...
En Espagne et au Portugal,
on est dans une ambiance avec des châteaux cathares.
Plutôt l'ambiance de "Casa Del Papel".
Dans d'autres pays, au Canada, en Australie,
c'est dans un manoir, c'est différent.
Les couleurs des capes changent.
On a choisi
des capes rouges, car on trouvait ça joli,
on aimait l'allure.
En Angleterre,
vert foncé. Dans d'autres pays,
elles sont marron. -"Harry Potter".
Justement,
il y a quand même un minimum
de règles à respecter,
entre les émissions produites dans les différents pays ?
-Il y a des éléments forts qu'on doit respecter.
Le petit-déjeuner,
par exemple,
la mission,
la table ronde, et le conseil des traîtres.
Après, l'émission...
Nous, sur la saison 4,
avec les équipes, on a écrit
la quasi-totalité des missions.
Les épreuves de la saison 4 sont des créations originales.
-Qu'est-ce qui, selon toi,
fait que le format français
se détache des autres ?
-Il y a deux éléments essentiels.
Il y a la présentation,
Eric Antoine.
Incontestablement.
Par son humeur, par son humour,
par sa proximité avec les joueurs.
-Hé oh !
Les copains !
Bien... Bien dormi ?
Rires
Certains sont venus en couple.
Pourquoi ça ?
Il y a pas assez de piment dans le couple ?
Pourvu que le courant passe... Rires
Excellent !
-Dans le format original, l'animateur est très strict.
Il est extrêmement posé,
vraiment distant.
-Un peu "dark".
-Et sur le format original,
les épreuves donnent juste des lingots...
On a vraiment fait évoluer ça
pour qu'au sein des épreuves,
les loyaux continuent
leur enquête.
Que l'épreuve ne soit pas qu'un moment suspendu.
-Qu'est-ce qui explique le succès
de l'émission dans le monde ?
-La règle du jeu est relativement simple.
C'est une émission où...
Le format est...
Ce qui se passe dans le jeu,
nous, on le maîtrise pas,
en tant que producteurs.
A part choisir les traîtres au démarrage,
on laisse les joueurs faire ce qu'ils veulent.
On leur demande pas d'éliminer qui que ce soit.
Ou... Vous en avez...
-Ouais. -Ca se fait au fur et à mesure.
-Voilà.
Et je pense que...
On est à la 4e saison.
On aurait pu écrire le scénario de cette saison,
il n'aurait pas été
à la hauteur... -On l'aurait pas trouvé.
2 gagnants loyaux, 2 gagnants traîtres...
-Merci, Mathieu,
pour toutes ces explications.
Voici des images inédites
de ce qui vous attend par la suite...
-"Le voile du doute
"masque l'évidence".
Je me dis que le voile du doute
masque l'évidence...
-C'est un complot. C'est personnel.
C'est plus le jeu, là. Je le prends un peu à coeur.
Ca me soûle, en fait.
Rires -Merci à tous d'avoir été avec nous.
On se retrouve la semaine prochaine.
A bientôt !
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