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-Amina est devant l'aéroport.
Monte dans l'avion. Amina et moi prendrons le prochain.
Amina.
Ma fille.
Il faut y aller, on nous attend.
-On est une trentaine.
-On va à l'aéroport.
-Qui veut attaquer l'aéroport ?
-Ils étaient bien ici.
-Merde !
Merde !
-Fermez les portes
de l'aéroport !
Un avion décolle.
-Hello.
*-A plane has crashed into the World Trade Center this morning.
*-The United States military
has begun strikes
*against the Taliban regime
in Afghanistan.
*-Afghan women fear
for their rights.
*-The US signed
an agreement with the Taliban.
*The war is ending
after two decades of conflict.
*-The embassies in Kabul
are closing.
*American personnel
is being evacuated.
*-This is not just about
the Afghan people,
*it's about us and our security.
*-The Taliban
*have surrounded the capital
and threaten to enter the city
*at any moment. People are
panicking all around Kabul.
-Du nouveau ?
-On recherche toute activité suspecte
autour de l'aéroport, rien pour l'instant.
-Et Ainullah ? -Bientôt dans une prison talibane.
-Il n'a peut-être pas
tout dit. -A ses yeux, il en a déjà trop dit.
On retourne à l'aéroport.
Il n'y a que le support technique qui reste ici.
Va te reposer, Fazal.
-J'ai toute ma vie pour me reposer, comme tu dis.
-Vous dormirez à l'ambassade à Doha, cette nuit.
Vous ne partez pas encore pour Rome.
-Haroon dormira à l'ambassade ? -Je l'espère.
Il n'est pas le seul enfant à être dans cette situation.
Il y a plein d'orphelins.
-C'est censé me rassurer ?
-Il vous faut relativiser.
-On est venus pour se débarrasser des talibans,
et on repart
avec des avions pleins d'orphelins. -Giovanni.
Nous avons évacué 5 000 personnes.
Tous ces gens continueront à vivre et auront un avenir.
-Un avenir ?
Quel gâchis.
-Prêt ? -Prêt.
...
-Bastian.
-Oh...
-Tu veux une dose de morphine ?
-Je peux pas en prendre
déjà une autre.
-Reste avec moi. -Je pourrai pas marcher.
-On est là.
A l'intersection.
Près d'Abbey Gate.
Il y a des talibans partout, on peut pas avancer.
Comment ça ?
-On est arrivés jusqu'ici.
-Il nous faut un médecin
pour Bastian.
Oui, c'est super urgent !
Rappelez-moi.
-Il a dit quoi ?
-Ils pensent
qu'il y a des membres de Daesh.
-Faut bouger d'ici ! -C'est trop dangereux.
Coups sur la voiture.
-Partez !
Circulez !
Brouhaha.
...
-C'est pas moi qu'ils cherchent,
ils cherchent des djihadistes.
Brouhaha.
...
-Pardon, excusez-moi.
Excusez-moi.
Hé !
Ambassade française !
Laissez passer notre groupe ! Laissez-nous entrer !
Putain.
On est arrivés, mais on peut plus avancer.
Va parler aux Américains.
-Je m'en occupe. Restez où vous êtes.
-OK.
Ils vont venir nous chercher, restez bien groupés.
-Bien, monsieur.
-Joe, écoute-moi.
-Vas-y.
-J'ai 30 personnes dehors avec un haut gradé français,
faites-les entrer.
-Non, on est en état d'alerte.
-On fait quoi, alors ? -Qu'ils aillent voir à North Gate.
-C'est trop loin. -C'est pas mon problème.
-Il y a un haut gradé français
avec eux.
-Lui, on le fera entrer.
Mais plus un seul Afghan.
Un téléphone sonne.
Abbey Gate.
Oui, monsieur.
La situation est sous contrôle.
J'ai compris, personne ne sort.
*-Plus personne
ne peut entrer à Abbey Gate.
Il reste une chance à North Gate. Qu'ils y aillent.
-Comment ça ?
*-Toi seul peux rentrer.
-Je dois les laisser tomber ?
-Fais ce que je te dis.
-Je te rappelle.
-Gilles !
Fait chier !
-OK, on va essayer à North Gate !
Restez vigilants, on y va, à gauche !
Allez, on bouge, on y va, vite !
Venez !
Plus vite !
...
Brouhaha, cris.
...
-Restez derrière moi. Suis-moi.
-Papa, attends-nous !
Tu vas trop vite !
...
Papa !
Papa !
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Ils ont fermé la porte. Ils ont peur d'une attaque.
-Un policier français nous attend à Abbey Gate, il nous fera entrer.
Viens, faut continuer d'avancer.
-Papa !
Papa !
-Amina, je suis là, je te vois !
Ne me quitte pas des yeux !
-Papa !
Papa !
-Amina !
-Ils me rappellent pas, merde.
Merde !
On bouge.
Bastian ?
Bastian !
On bouge !
Réveille-toi !
-Allez, dégagez, circulez !
-Tu vas y arriver.
-Viens, je vais t'aider.
Cris, rafales de mitraillettes.
-Circulez, partez !
-On y est presque. Ca va aller.
-Allez, allez !
-Bougez-vous ! Bougez-vous !
-Stop !
-Service du renseignement allemand.
-OK, préparez vos papiers.
-Papa !
Un bébé pleure.
Papa !
...
Papa !
Papa !
-Passez-la-moi.
-Papa !
-OK.
Qu'est-ce qu'on a ?
On a trouvé quelque chose ?
-Non. -Bougez-vous, il faut les trouver.
Concentrez-vous, ça peut exploser d'une minute à l'autre.
Un avion décolle.
-Ah ! -Bastian ?
-Faut avancer.
-Ca va aller.
-Allez, courage.
On est presque à Abbey Gate.
-J'ai quelque chose.
A 11h, sac à dos vert
et chemise blanche.
-Devant la porte, un homme
avec un sac à dos vert.
*Demande autorisation de tir !
-Repositionnez le drone.
-OK, on a un visuel.
Intervenez.
Vite, vite !
-On y va !
Faut le neutraliser !
*Allez !
Déflagration.
...
...
*-Une explosion vient de se produire
*à l'aéroport international Hamid-Karzai, à Kaboul,
*d'où se font les évacuations
*dont nous vous parlons
depuis plusieurs jours.
*Selon
deux responsables américains,
*il y aurait des victimes
*du côté des Afghans.
-(Réponds.)
*-Le numéro que vous avez composé n'est pas joignable.
-(Baqir...)
*Tonalité.
*-Nous n'avons pas d'informations précises sur le lieu exact
*de l'explosion.
*...
-Madame, ça va ?
Besoin d'aide. -Non.
-Ils vont s'en sortir.
*...
-Non, non, non...
*-Le numéro que vous avez composé n'est pas joignable.
-Non, non, non, non, pitié.
Non, non, non !
Non, non, non, non, non, non !
*-Le numéro que vous avez composé n'est pas joignable.
-Non ! Non !
Le vent siffle.
...
Une femme crie au loin.
Hurlements, pleurs.
...
Un portable sonne.
Des personnes toussent.
...
Un homme crie.
Des personnes geignent,
d'autres toussent.
...
-Ahmed ! Ahmed !
Il tousse et a du mal à respirer.
...
-Joe !
-Il est mort !
-Personne devant la porte !
Sifflement strident.
-Ah !
-Aidez-moi, s'il vous plaît !
Cris de douleur au loin.
...
-Putain, décroche !
Sirènes au loin.
Brouhaha.
Son portable vibre.
-Allô ?
Allô ?
*-T'es où ?
-Arrête de crier. *-T'es blessé ?
-Non. Comment vont les autres ?
*-J'en sais rien.
J'en sais rien du tout !
*-Ca va aller.
OK. Va voir Benoît.
*-OK.
-Il doit nous ouvrir un passage à North Gate.
*-Traîne pas !
-OK.
Allez, venez.
Sirènes au loin.
...
-Ca va.
Ca va.
-Papa !
Non !
Papa !
Papa !
Papa !
Papa !
Papa !
Elle pleure.
...
Papa !
-C'est ouvert.
Venez.
-Papa !
-Amina,
la porte est ouverte, il faut entrer dans l'aéroport.
...
Sirènes au loin.
...
-Go, go, go !
-Mon père a dû réussir à entrer.
-Venez, ne vous inquiétez pas.
-Les Français sont toujours dans l'aéroport ?
-Aucune idée.
Brancardier, ici, vite !
-Allez, avancez, avancez !
-On a besoin d'aide !
-Attendez.
-Attends une seconde.
-On a besoin d'aide !
-Amina ! Amina !
...
-On a une estimation :
15 de nos marines sont tombés
et au moins 200 civils ont été tués.
Nous évacuons, le commandement central prendra le relais.
Où est Fazal ?
Où est Fazal ? -Il était là.
-T'auras pas le courage
de me tuer, c'est pas dans la nature des traîtres.
-Dis-moi si vous avez planifié d'autres attentats.
-Le seul plan de l'Etat islamique, c'est de tuer tous les talibans
et un maximum de croisés et de leurs foutus alliés.
-Ainullah.
Je t'ai demandé si vous avez planifié d'autres attentats.
-J'ai jamais été ton frère.
-J'ai tout dit aux Américains.
Tu sais bien que nos cellules
agissent de manière isolée.
Choc.
La porte est fermée à clé.
-Hé, Fazal !
Ouvre cette porte.
Il pouffe de rire.
-Mais qu'est-ce qu'il t'arrive,
mon frère ?
Fais pas ça.
Martin tambourine à la porte.
-Ouvre, Fazal !
-Je croyais que tu n'avais pas peur de mourir.
-Fazal !
-Non, j'ai pas peur de mourir.
Ce dont j'ai peur, c'est que toi, ensuite,
tu n'assumes pas le fait de m'avoir tué.
-Fazal, ouvre !
-Ah...
Martin tambourine à la porte.
-Te tuer serait t'accorder une bien trop grande faveur.
Les Américains ont parlé aux talibans et ils ont décidé ceci :
tu vas passer le reste de ta détestable vie
à croupir au fond d'une cellule sans plus jamais voir personne.
Au final, c'est toi qui finiras comme un misérable chien, pas moi.
-Fazal,
ouvre cette putain de porte !
-Mon frère,
mais où tu vas ?
-Mais qu'est-ce qui déconne chez toi, hein ?
...
Un hélicoptère survole la zone.
...
-Erwan ?
Où est Gilles ?
-En chemin.
-Attendez.
-Ah...
Ca a pété tout près de moi. -Faut aller voir un médecin.
-Vous devez parler aux Américains. -C'est fait.
-Gilles va arriver avec un groupe à North Gate.
Ils doivent les laisser entrer. -Non, ils le feront pas.
-Ils ne sont pas une menace. -Les Américains ne veulent plus
prendre le moindre risque, ils ont déjà trop perdu.
C'est terminé, fini.
C'est pas votre faute.
-J'aurais dû l'empêcher de sortir, merde !
-Personne ne peut empêcher Gilles de faire quoi que ce soit.
C'est une affaire qui se joue entre lui et lui-même.
Son portable vibre.
-On arrive à North Gate.
*-Gilles...
C'est terminé.
*On n'a pas le choix.
*Dis-leur de rentrer chez eux.
*Je suis désolé.
Murmures.
-Qu'est-ce qui se passe ? -Pourquoi il passe pas la porte ?
-Il y a un problème ? -Ils ne font plus entrer personne.
-Quoi ? Comment ça ? -Oh, c'est pas vrai.
-C'est pas possible, on n'a pas fait tout ça pour rien.
-Je suis désolé.
-Monsieur, s'il vous plaît.
Je vous en supplie.
Vous pouvez pas
nous abandonner ici.
-C'est vrai.
-Monsieur...
-Je suis désolé.
-Vous aurez des visas.
-Pitié, monsieur.
-Faites-nous entrer. -Monsieur !
Ne partez pas, monsieur !
...
-Ouvrez la porte.
Ouvrez cette putain de porte.
...
Quelqu'un entre.
-Vous devriez avoir honte.
-Je vous avais dit que votre opération était suicidaire.
-Nous avons sauvé un homme qui est l'avenir de ce pays.
-Vous connaissez ce pays ? Son avenir ressemble à son passé.
Cette évacuation était placée sous mon commandement.
Vous avez outrepassé votre mission. J'en parlerai à vos supérieurs.
-Des Afghans que vous avez abandonnés aussi ?
-Fermez-la. -Non !
Combien il y en a ? Combien ont travaillé pour nous ?
A Bagram, à Kaboul, combien ont travaillé pour vous ?
-C'est pas le sujet.
-Si ! Ces personnes ont travaillé pour nous et ils sont en danger.
Et vous, vous les avez abandonnés à leur propre sort !
Le général Hassan a sauvé nos propres soldats.
Nous, on lui a sauvé la vie. C'est rien du tout, rien.
C'est une petite goutte d'eau dans un océan de merde.
-Foutez le camp.
Vous aussi, foutez le camp.
...
-Tu vas bien ?
-Oui, à part mes oreilles, je vais bien.
-Des nouvelles de Baqir ?
-Je crois qu'il était à Abbey Gate
au moment de l'explosion.
Sa femme quitte Doha pour Paris,
mais elle n'a aucune nouvelle.
Les Américains collectent
les noms des victimes, on sera bientôt fixés.
On plie bagages, va chercher tes affaires.
-J'ai rien pris avec moi.
...
-Désolé, excusez-moi.
Quelqu'un entre.
-Bierhoff se fait photographier avec le général Hassan.
-Bien sûr.
-Je peux t'en taper une ?
-T'avais pas arrêté ?
-Absolument.
J'arrête tous les jours.
-Nous, on est sanctionnés et eux racontent partout
que la Bundeswehr a sauvé le général Hassan.
-Quelle bande d'enflures.
-Une fois rentrée à Berlin,
je démissionne. -Bonne idée.
-Je suis sérieuse.
Je rêve de faire de la musique.
-Vraiment ? -Oui.
Monika aimerait que je participe
à un télécrochet à la télévision.
-Oui, pourquoi pas ?
Je veux dire, les fois où je t'ai entendue chanter,
j'ai prié pour revenir à Kaboul. -Va te faire foutre.
T'as des nouvelles de Bastian ?
-J'ai parlé à Amanda au téléphone, il est à Tachkent.
Il est pris en charge.
-Bien.
Merci.
...
Qu'est-ce que vous faites ici ?
-Je... Je me suis évanouie.
Après avoir marché pendant trois jours
sans rien avaler.
-Je peux ?
Vous avez vu un médecin ?
-Oui.
Un soldat nous a dit qu'il allait voir s'il pouvait
nous envoyer quelqu'un de la délégation française.
Mes parents sont déjà avec les Français.
-Je vais m'en assurer.
Vous avez un visa français ?
-Non, on n'a aucun visa.
-OK.
Je vais chercher à manger.
On contactera les Français.
Vous vous appelez comment ? -Amina Nazany.
Elle, c'est Nooria. Et vous ? -Vera.
Tu as faim, Nooria ?
-Est-ce que tu as faim ? -Très faim.
-Tu veux venir avec moi ?
Manger.
...
-Oh, oh.
-Vous avez trouvé ça où ?
-Les diplomates russes
ont distribué des bouteilles.
Ils n'avaient plus de place dans leur avion.
-Merci.
-A ce pays que nous allons quitter
et que, très probablement, nous ne reverrons jamais.
-Waouh...
Vous savez déjà
-Croyez-le ou non, je n'y ai pas encore réfléchi.
J'espère que ce sera plus près de Londres que du Yémen.
-Oh, y a des fêlés partout.
-La probabilité qu'il faille
évacuer notre ambassade à Londres
par hélicoptère est assez faible.
Et vous, de votre côté ?
-J'ai un projet assez précis : amener mes enfants à l'école,
aller faire les courses et passer l'après-midi
à jouer à des jeux vidéo, seul. -Chouette.
-Ce ne sera pas accepté
par l'administration. -Ni par ma femme.
-Et vous ?
-On est prêts, monsieur.
-J'arrive. -Entendu.
-Eh bien...
A l'Afghanistan.
-Aux Afghans. -Et aux...
Et aux femmes afghanes.
-Je vais commencer par dormir pendant trois jours.
Oui.
Merci, M. le Président.
Au revoir.
-Giovanni.
On a trouvé la famille du petit.
-Bonjour.
*-Bonjour. Bonjour, monsieur. -Bonjour.
J'étais le consul italien en Afghanistan.
Nous avons trouvé
votre fils dans l'aéroport.
On vient d'atterrir à Doha, au Qatar.
Je vais lui passer le téléphone pour que vous lui parliez.
*-Merci, monsieur.
-Au revoir.
*-Merci beaucoup.
-Haroon ?
-Merci beaucoup,
monsieur le consul.
-(Chifoumi.
(Chifoumi.)
-On vous a donné à manger ? -Oui, merci.
Je me sens déjà mieux. -Parfait.
Le dernier avion français
est parti tout à l'heure, vos parents sont déjà en route.
On part pour Tachkent, ce soir.
Vous pouvez venir.
Depuis Berlin, vous pourrez facilement aller en France.
Vous avez des papiers ou ceux de votre fille ?
Quoi que ce soit
qui prouve votre identité ?
-(Chifoumi.)
-Vous avez compris
ce que je vous demande ? -Oui.
Nooria n'est pas ma fille.
Elle est orpheline.
Je vous en supplie.
Est-ce qu'on peut quitter ce pays ?
...
-Tu as appelé ta famille ?
-Je tombe direct sur le répondeur.
J'irai où aux Etats-Unis ?
-En Virginie, pour commencer.
Après, tu seras libre.
-Libre, tu dis ?
-Je connais une société de surveillance dans le Minnesota.
Un vieux pote à moi, ex-marine.
Je vous mettrai en contact, si tu veux.
-Je crois que j'ai eu ma dose de guerre.
-On y est presque.
-OK.
Quelqu'un entre.
Sirènes au loin.
Des personnes toussent,
d'autres geignent.
...
-Emmenez-le en salle de triage.
Immédiatement !
Ne vous levez pas, vous devez passer un scanner.
-Qui m'a emmené ? -Une ambulance.
Vous avez été trouvé inconscient.
Il y a eu un attentat à Abbey Gate.
-Où est ma fille ?
Vous savez pas où est ma fille ? -Non.
Vous avez été emmené ici seul.
-Il faut que je retourne à l'aéroport.
Ma fille m'y attend. -Il est fermé, monsieur.
Les Occidentaux sont partis.
Il n'y a plus personne là-bas.
-Respirez bien, comme ça.
...
-M. Nazany ?
Amina n'est pas avec vous ?
Vous étiez à Abbey Gate ?
Vous deviez la protéger.
-Et toi, tu aurais dû l'accompagner.
Mais tu as raison d'être révolté.
Nous avons tous raison de l'être par ce qui s'est passé.
Il faut que je rentre chez moi.
...
Je prends celui-là.
-Merci.
...
Pchi, pchi, pchi, pchi !
Pchi, pchi, pchi, pchi !
Il agite une boîte de croquettes.
Bolani ?
...
*-Désolé, le numéro que vous avez composé n'est pas joignable.
-Ah...
...
-Mes chers enfants.
Ma femme chérie, mon amour.
J'ai pas encore reçu de nouvelles de vous trois.
Mais si j'avais perdu tout espoir, je serais pas rentré chez nous.
Bolani n'est toujours pas revenu.
Je me retrouve tout seul.
Il est sûrement dans l'immeuble et va finir par réapparaître.
J'ai lu un poème sur la liberté, écrit par un jeune Afghan
qui s'appelle Ramin Mazhar.
J'ai envie de vous le partager.
"A chaque pas,
"à chaque destination, je t'aime.
"Malgré les traditions meurtrières, je t'aime.
"Tu es pieux.
"Tes baisers sont des prières.
"Tu es différent.
"Tes baisers sont ta rébellion.
"Tu ne crains pas l'amour,
"l'espoir,
"ni l'avenir.
"Je t'embrasse.
"Malgré les talibans,
tu n'as pas peur.
"Je vous aime et vous aimerai à jamais.
"Comme j'aime et aimerai à jamais ce pays."
...
Le chat miaule.
...
Le chat ronronne.
...
(Te revoilà.)
...
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