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-Les talibans ont libéré
Ainullah Bakhash.
Daesh prépare des attaques. Tu peux nous aider.
-C'est Hassan. *-On était en montagne.
-Les talibans.
Ils l'ont embarqué.
-Les choses vont se calmer.
-Fais-la taire !
-C'est un médecin !
-Rien ne se calmera jamais avec eux.
-Je suis inquiet pour ma femme. Un taliban qu'elle a fait condamner
est là. -On va avoir des hélicos.
-Pourquoi pas des bus ?
-Je veux parler
à votre chef.
-Que voulez-vous ?
...
Vous avez peur ?
-Je suis prudent.
-Si on avait vraiment voulu prendre cette ambassade,
ça n'aurait pas été compliqué.
-Peut-être.
-Contrairement à vous,
les Afghans ne craignent pas la mort.
Après 20 ans de guerre,
perdre quelques hommes de plus ou de moins...
-Mais la guerre est finie. Vous l'avez gagnée.
Alors, aidez-nous à partir.
Je vais faire venir des bus
pour nous emmener à l'aéroport,
mais sans votre aide, je n'y arriverai pas.
Vous avez une grande responsabilité.
Vous devez montrer
à la communauté internationale
qu'on peut compter sur vous.
-La communauté internationale
ne nous aime pas. Je ne vous
empêcherai pas de partir.
Quittez le pays.
Y a pas que des Français, dans l'ambassade.
-Et alors ? -Les Français peuvent partir,
mais les Afghans doivent rester.
-Ces Afghans
sont sous la protection de la France.
-Ils sont sur le territoire français
tant qu'ils sont dans l'ambassade.
Quand ils seront
dans vos bus, ce sera différent.
Vous ne pourrez pas garantir leur sécurité.
Et tous ces gens, là,
vous comptez les faire monter dans vos bus aussi ?
-Non, plus personne ne peut entrer. L'ambassade est fermée.
-Mettez ça sur le portail de l'ambassade.
Ensuite, on reparlera de votre convoi.
-Et...
qu'est-ce qui est écrit ?
-Que ce bâtiment est désormais
la propriété de l'Emirat islamique d'Afghanistan.
Il y a un autre accès à l'ambassade,
derrière la rue Zambach.
Notre prochaine rencontre se fera là-bas.
-Ouvre-moi.
-Reculez. Reculez ! Désolé, reculez.
Alors ?
Comment ça s'est passé ?
-On doit afficher ça sur toutes les portes.
-Et c'est quoi ?
Une autorisation de nous envahir ?
*En anglais.
...
-Bonjour, excuse-moi, tu peux remettre ça au Dr Ghulam ?
-Oui, bien sûr. -Merci.
Bonjour, Nooria.
Comment tu te sens ? -Bien.
-Je t'ai apporté
quelque chose, regarde.
Mais personne ne doit te voir l'utiliser.
Cache-le bien, d'accord ? -Oui.
On pourra se promener dans le parc
de l'hôpital ?
-Non. Désolée, mais aujourd'hui, c'est pas possible.
-Alors, peut-être demain.
-Demain.
...
-Milad, cache-toi !
-Ce sont ces talibans qui nous ont attaqués.
-Tu es sûr ? -Oui.
-OK, demi-tour.
Suis-les !
Demi-tour !
-On te surveillera en permanence.
-S'ils le découvrent, je suis mort. -Non, t'inquiète pas.
C'est indétectable. -Caché dans mes baskets,
tu rigoles ? -Fais-moi confiance.
-Ainullah était bizarre, au téléphone.
Il va pas venir lui-même. -Son organisation s'est développée.
Ainullah est devenu un émir. Il a un attentat à organiser
et il aimerait t'avoir à ses côtés pour le soutenir, crois-moi.
-Autre option,
ils savent que je suis un traître et ils vont me tuer.
-Ils viendraient pas te chercher s'ils te voyaient comme une menace.
-Ils sont pas si malins. -Ils sont pas aussi idiots
que j'aimerais qu'ils soient.
On revoie ta couverture ? -Non, ça va, je l'ai mémorisée.
S'il m'arrive quelque chose, dis à ma famille que je les aime.
-Tu leur diras toi-même, Fazal.
OK, c'est parti, on te surveille.
-Notre avion devrait atterrir dans moins d'une heure.
On aura peu de temps. Faut embarquer dans le calme.
-OK. -Bien.
-OK, tout le monde, restez calmes. Vibreur.
-Oui ?
Vous pouvez répéter ?
Quoi ?
-Qu'est-ce qui se passe ? -C'est Rome.
Les Américains refusent que notre avion atterrisse.
Et je fais quoi des gens qui sont ici ?
Certains poireautent depuis 3 jours.
On est à court de nourriture.
Quoi ? Dans 2 jours ?
J'aurai encore plus de personnes à évacuer.
Vous avez une idée du chaos qui règne ici ?
OK, je suis désolé. Excusez-moi.
Combien de temps l'avion peut tourner au-dessus de Kaboul ?
OK. Dites au pilote de patienter encore un moment.
Je vous rappelle vite.
Merci.
-Vous allez où ?
Brouhaha.
-Excusez-moi.
... Laissez-moi passer.
... Plus tard !
...
Bonjour. Je suis le consul italien.
L'un de nos avions tourne dans le ciel.
-Les plannings ont été envoyés
à votre équipe.
-Vous pouvez pas renvoyer cet avion.
On a plein de gens à évacuer.
C'est un enjeu humanitaire.
-6 avions attendent.
Des gens ont envahi la piste hier. Beaucoup sont morts.
On a mis 2 jours à coordonner leur arrivée.
Si votre avion a loupé son créneau, c'est votre problème.
Dites-lui de contacter le Qatar.
-Je suis désolé, mais c'est quoi, l'idée ?
J'ai loupé la livraison de mon colis et je dois attendre ?
On parle d'êtres humains. Notre avion doit atterrir !
-Sortez d'ici !
-Vous serez responsable... -Foutez le camp !
Dehors !
Votre présence ici met ces avions en danger.
-On n'a pas le choix, vous savez.
Je vais dire à la pilote de faire demi-tour.
-Non, dites-lui d'attendre.
-On a besoin de plus de bus.
-Oui, bien sûr.
Ils vous laisseront entrer.
Ils vous laisseront entrer
dans l'ambassade.
Il nous faut
au moins un bus en plus.
-Alors, on en est où ? -J'ai réussi à obtenir 5 bus,
mais j'ai dû promettre
une grosse somme d'argent.
30 000 dollars.
-C'est une blague ?
-Ils disent que c'est risqué. Ils ont raison.
Ils essaient d'en tirer profit.
-On a une alternative ? -Non, c'est OK.
On peut pas négocier.
-Dans une heure. -Parfait.
Que tout le monde soit prêt. Fais poser ces affiches.
-Pourquoi on voit tes cheveux ?
Couvre-les !
Pourquoi tu te promènes toute seule ?
Pourquoi y a pas d'homme qui t'accompagne ?
Rentre chez toi ! Va-t'en !
...
-Salam alaykum. -Wa alaykum assalam.
-Tu as un message pour moi ?
Conduis-moi à Ainullah. C'est important.
-Laisse-nous seuls. Pourquoi maintenant ?
-Conduis-moi à lui. Il t'expliquera qui je suis.
-Je veux le savoir maintenant.
-Au téléphone, Ainullah m'a dit qu'on viendrait me chercher.
-Tu le connais depuis quand ?
-Depuis qu'Allah l'a mis sur mon chemin.
-Pourquoi t'étais pas en prison avec nous ?
J'étais à Islamabad.
-C'est ce que j'ai entendu dire. Pourquoi t'es revenu à Kaboul ?
-Il faut éliminer le plus de croisés possible
avant qu'ils quittent le pays.
-T'es sûr d'avoir été à Islamabad ? J'en ai parlé à Imran Bakhash.
Il dit qu'il t'a jamais vu là-bas.
Imran Bakhash de Jalalabad ? C'est un sale traître.
Shabi l'avait condamné à mort, mais il s'est échappé.
Le fait que tu lui parles m'amène à douter de toi, mon frère.
-OK, c'est bon, viens, suis-moi.
...
-Ecoutez ! On va commencer à rejoindre le tarmac.
Notre avion va atterrir. On se bouge !
Faut y aller. -Vous êtes malade !
Vous mettez tout le monde en danger.
-C'est une démonstration de force.
Si on occupe la piste, ils nous écouteront.
-Allez, plus vite !
-On avance !
Allez, go ! Continuez d'avancer.
-Allez, allez.
-Reculez, reculez ! -Reculez !
-Allez, allez !
-Stop, approchez pas !
-Que se passe-t-il ?
-Reculez, monsieur !
Brouhaha.
-S'il vous plaît !
-Reculez !
-Non ! C'est pas possible !
...
...
-C'est qui, tous ces gens ?
-Les maris de certaines femmes qui sont à l'intérieur.
-Vraiment ? Ou c'est ce qu'ils prétendent ?
-Plusieurs femmes nous ont dit que leur mari était au portail.
Certains ont même des visas. -Et merde !
Gilles...
-Chier !
...
On a mis vos affiches sur l'ambassade, comme demandé.
-Il y a des femmes non accompagnées.
Leurs maris sont à l'extérieur et ils les réclament.
Vous devez faire sortir ces femmes. Les familles doivent être réunies.
C'est un des grands principes islamiques.
-Mon gouvernement a des principes, lui aussi.
Personne sortira de l'ambassade.
-Alors, nous avons un problème.
Pas avec moi.
Plus tôt vous serez partis, plus je serai ravi.
Ca vient d'en haut,
j'ai des ordres.
-OK.
On va tâcher de pas séparer les familles.
-Parfait.
-Laissez entrer les maris,
le problème sera résolu.
Puis vous laissez entrer mes bus,
et on partira. -Mes chefs n'accepteront jamais.
-Vous êtes pas obligé de leur en parler.
Si on n'est pas partis demain,
les forces spéciales
françaises et américaines
vont venir nous chercher
à grand renfort d'artillerie.
Ca risque de très mal finir.
Aucun de nous ne le souhaite.
-Très bien.
Faites entrer les maris, mais faites vite.
Et j'aurai l'autorisation, pour les bus.
-Il est là-haut.
-Restez pas là !
-Mon frère...
Je pensais pas te revoir un jour, je te croyais mort.
Je suis extrêmement heureux de te revoir.
-Moi aussi, Ainullah.
Moi aussi.
Je suis vraiment très heureux.
-J'étais persuadé que j'allais mourir en prison.
J'ai passé mes journées et mes nuits à prier Allah
pour qu'il m'aide à en sortir.
Puis les talibans sont arrivés.
Au début, j'ai pensé qu'ils allaient tous nous tuer,
mais pas du tout, au contraire. Ils nous ont tous libérés.
-Allahu akbar.
Pourquoi t'es pas resté
au Pakistan ? -Mes jours sont comptés.
Mon heure est venue. -Tu sais, quand j'ai su
que tu étais revenu,
c'était un signe.
Un signe qui m'aurait été envoyé par Allah en personne.
Le Lion de Kaboul est de retour.
Et je suis fier de l'accompagner dans son dernier voyage
pour rejoindre son Créateur.
Mon frère...
Mais on doit prendre nos précautions.
*Bips.
...
Déshabille-toi,
y compris tes chaussures.
*Appel à la prière.
...
...
-Les Américains vont péter une durite.
-Oui, je sais.
-C'est quoi, ce bordel ? -Occupez-vous de cette foule.
-Vous jouez à quoi ?
Foutez le camp d'ici.
-On bougera pas tant que notre avion
pourra pas atterrir. -Vous êtes qui ?
-Je suis le consul italien.
-La loi martiale est en vigueur dans tout l'aéroport.
Je pourrais vous arrêter et même vous abattre. Compris ?
Foutez le camp, vous et votre bande.
-On ne menace pas un diplomate. -Vous, fermez-la.
-Non, arrêtez ça ! Arrêtez !
-Vous allez nous tirer dessus ?
-On négocie !
Non, mais sérieux !
Aidez-nous à faire atterrir cet avion.
Faites en sorte qu'il puisse atterrir.
-Colonel,
j'ai un problème.
Un cinglé a pris la piste d'assaut
*avec une bande d'Afghans.
-De qui vous parlez ?
*-Un rital.
-Encore lui ? Débarrassez-vous de lui.
-J'ai besoin de renforts.
*-Il est armé ?
-Non. Il ne représente pas
*de menace,
mais il veut pas bouger.
-Dites-lui qu'on va faire atterrir son avion.
Faites-lui dégager la piste.
-A vos ordres, colonel.
-Dégagez de la piste. -OK...
Quittez cette piste, votre avion va arriver.
-OK ! Dégagez de la piste
tout de suite !
Tout le monde dégage immédiatement. -L'avion va atterrir.
-Je veux plus voir personne sur la piste.
-Allez, traînez pas, OK ?
-Allez, dégagez.
-Avancez plus vite.
-Avancez, tout le monde ! Avancez !
-Ralentis. Ils ont un campement, juste là.
-Faut qu'on se rapproche.
-On devrait attendre qu'il fasse nuit.
-Laissez-moi entrer ! -Reculez ! Reculez !
On va vous appeler un par un.
-Seulement ceux qui ont des femmes à l'intérieur !
-On va vous appeler !
-Préparez vos visas, que je les voie.
Nor Abdali !
-Je suis là.
Brouhaha et cris.
-OK, allez-y.
Apredi !
-Ici ! -OK. Faites voir. OK.
Mohabbat ! -Montrez-moi votre visa.
-Poussez pas ! Poussez pas !
Alexai !
-Reculez !
Montrez le visa.
OK, c'est bon. -Vos papiers.
-Ma femme est dedans.
-Votre visa.
-J'en ai pas.
Ma femme attend !
S'il vous plaît !
-Les talibans vont me tuer. Je suis gay.
Ils vont me tuer !
-Reculez !
-Laissez-moi entrer ! -Allez-y.
-Tu l'as pas contrôlé !
Tu veux mourir ? -Non !
-Laissez-le !
C'est bon !
-Rappelez votre homme.
Vous jouez à quoi ?
-On a dit juste les maris des femmes qui sont dedans !
Brouhaha.
Fermez le portail !
Fermez-le !
... Fermez le portail !
-Je peux pas, là !
-S'il vous plaît ! Je vous en supplie !
...
-Fermez !
...
Il halète.
...
-Il va nous falloir plus de bus. -Oui.
-Quelle folie !
Applaudissements.
...
-Espèce de sales connards !
Si vous refaites ça,
je présiderai moi-même la cour martiale.
Si votre avion est pas parti dans une heure,
vous serez interdits de vol. -J'essaie de sauver des gens.
-Vous voulez le prix Nobel ?
Sans mes hommes, ce tarmac serait un champ de bataille.
Plein de gens sont morts ici avant qu'on ferme l'aéroport.
Alors, faites en sorte que tous ces gens
et votre putain d'avion aient quitté l'aéroport
dans une heure !
Don Quichotte de mes couilles !
Dans une heure !
Allons-y !
Une heure !
-Excusez-moi, je dois passer. Désolé. Merci. Merci.
On a une plage d'une heure. -Combien de personnes ?
-Environ 200, sans compter les enfants.
-Je peux en prendre que 120. -Faut prendre tout le monde.
Je dois dégager le tarmac.
-Je peux monter à 160 max.
-Ecoutez-moi, s'il vous plaît !
J'ai besoin que tous ces gens montent dans cet avion.
Aidez-moi.
-Quelle est la solution ?
Qu'est-ce que vous essayez de faire ?
-Si on vire ces sièges, on pourra prendre plus de monde.
-Où comptez-vous les mettre ?
Non, attendez.
Comme ça.
-Marco ! Venez !
Hé, les gars !
Sortez-les !
-Salut.
Amina ?
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Tu sais que t'as pas le droit d'entrer dans cette pièce.
Tu t'en vas ?
Sans même me prévenir ? -J'ai déposé une lettre pour toi.
-Quelle lettre ?
-J'ai pas beaucoup de temps.
Je vais aller rejoindre mes parents à l'ambassade de France.
Ils sont sur le point de partir pour l'aéroport.
C'est ma seule chance de quitter le pays.
Je dois la saisir maintenant,
sinon, je vais le regretter toute ma vie.
-Ce que tu vas regretter toute ta vie,
c'est d'être partie avant d'avoir terminé ton internat.
Au mieux, là-bas, tu seras une simple infirmière.
-Si je reste ici, je serai quoi ? -Ma femme.
La mère de mes enfants.
Et le Dr Nazany !
Tu sais bien qu'ils te laisseront exercer ton métier.
Ce pays a désespérément besoin de médecins.
-J'aimerais tellement pouvoir te croire.
Mais ce pays est déjà en train de se transformer en prison.
Pourquoi tu viendrais pas
avec moi, plutôt ?
-Amina...
Ici, c'est mon pays,
ma patrie.
J'en ai pas d'autre.
Et puis j'ai une responsabilité envers mes patients.
T'es pas repassée ici pour moi.
T'es venue chercher Nooria pour l'emmener avec toi.
-Elle non plus n'a pas d'avenir dans ce pays.
-Amina..
Ce que tu t'apprêtes à faire, c'est un kidnapping.
Si les talibans le découvrent, ils te tueront.
-Et qui irait me dénoncer ? Toi, peut-être ?
-Tu me crois vraiment capable de faire une chose pareille ?
En plus, cette petite n'a pas de papiers.
Pourquoi la France accepterait
de l'accueillir ?
-Je sais que c'est pas gagné d'avance.
Mais je peux pas la laisser tomber.
-Mais me laisser tomber moi,
ça te pose aucun problème ?
-C'est toi qui me laisses tomber, Ghulam,
en acceptant la façon
dont les talibans
vont traiter les femmes de ce pays.
Tu penses tellement qu'à toi
que tu te fiches de notre sort.
-Reste avec moi, je t'en supplie.
S'il te plaît.
-Je peux pas, Ghulam.
-Attends.
...
-Si tu en as envie, je t'emmène avec moi.
-Où ça ?
-En Europe.
En France, un pays loin d'ici. -Pourquoi on reste pas ici ?
-Parce que maintenant, ici, il y a les talibans.
Ils aiment pas les petites filles comme toi et les femmes comme moi.
Alors ?
-D'accord.
-Très bien,
mais il faut qu'on parte tout de suite.
...
-Les bus devraient déjà être arrivés.
J'espère qu'ils ont pas été arrêtés par les talibans.
-Ils vont venir, t'inquiète pas.
-Comment tu sais que les talibans vont pas nous tirer dessus,
quand on sera à 100m de l'ambassade ?
-Personne ne va se mettre à tirer.
C'est dans l'intérêt de personne de faire ça.
-Ils sont là !
-"Alea jacta est", comme on dit.
...
-OK, allez-y.
-Les mains en l'air !
Dehors ! Sortez !
Donnez-moi vos papiers.
-(Go !)
-Allez, tout le monde dans l'avion !
-C'est bon. Plus vite ! Avancez, s'il vous plaît !
-Continuez à avancer ! -Montez vite !
Montez vite !
-Faites-vous aider !
-Plus vite !
-Attention où vous marchez !
-Allez, on monte !
-Plus vite !
-Traînez pas !
-Serrez-vous, s'il vous plaît !
-OK, stop !
-Stop !
-Les bagages...
Les bagages. Aucun bagage !
Aucun bagage !
Faites passer les bagages pour les sortir !
-Faites passer les bagages !
On va les sortir de l'avion !
-Passez les bagages !
-Les bagages doivent sortir !
-Taxi !
Taxi ! Arrêtez-vous.
Vous pouvez nous conduire à l'ambassade de France ?
-Non. -S'il vous plaît.
-Les talibans sont partout.
S'ils me voient avec vous,
je vais avoir des problèmes. -Je peux payer.
-Non, rentrez chez vous.
-Je vous en prie.
-Non, désolé.
-On va devoir marcher. Ca va aller ?
-Oui, bien sûr.
-Il ne bouge plus depuis un moment.
Il est toujours avec eux.
On a un Predator en position.
On peut frapper leur cellule
dans 8 minutes.
-Pas avec notre taupe à l'intérieur.
On va aller le récupérer.
On attaque au sol.
Equipe Alpha. Allez-y, équipe Alpha.
Vous avez le feu vert. Essayez de les avoir vivants.
-Reculez !
Reculez !
-Faites gaffe à pas tirer sur notre informateur.
-Allez, on se dépêche !
Encore 20 personnes !
Seulement 20 de plus.
Allez, montez. Faites vite. -Laissez-moi vous aider.
Faites de la place.
-Parlez-moi.
*-RAS.
*-RAS partout ! L'informateur est pas là.
*-Un homme tout en bas.
Identité inconnue.
*On le fouille.
-Merde.
Merde !
Merde !
On l'a perdu.
Et merde !
...
-C'est bon, là, stop !
Ils doivent tous s'asseoir.
-Les Américains sont partis avec 800 personnes hier.
-Ils avaient un C-17.
On a dépassé la capacité maximale.
Asseyez-vous ! Allez !
Asseyez-vous ! Merci à tous !
Serrez-vous bien les uns contre les autres.
Serrez-vous encore un peu.
OK. Encore deux personnes !
-Vous et vous, venez.
-Allez, vite ! Venez ! Allez vous asseoir.
-Faut accélérer ! -Vous! Les cinq, là, devant !
Venez avec moi dans le cockpit. Venez avec moi.
Je décolle dans une minute.
-OK.
Reculez, maintenant ! Reculez !
-Accrochez-vous bien.
-On n'en a pas fait assez. -Et ce n'est pas encore fini.
On a de nouveau un énorme afflux de détenteurs de visas.
-Où ça ? -A Abbey Gate.
-6 talibans ont débarqué ici tout à l'heure,
mais ils sont repartis. Hassan était pas avec eux.
On sait pas. Oui, OK.
Bierhoff refuse encore de demander de l'aide aux Américains.
-(Je pense qu'il faut y aller.) -(Moi aussi.)
-(Vous tenez à risquer nos vies ?)
-(Il a sauvé la mienne.)
-(C'est les mêmes talibans.)
Hassan est à l'intérieur, c'est sûr.
-Ouvrez les yeux. Il est probablement déjà mort.
-T'en sais rien !
-S'il est pas déjà mort,
il le sera bientôt.
-Allez, go !
-Bastian y va avec moi. Vous nous couvrez.
-Merde !
-Vous avez notre argent ?
-Le chef des talibans veut parler avec vous.
-Amenez tout le monde ici et remplissez les bus.
Je vais aller voir ce qu'il veut. -On y va.
...
-Que voulez-vous ? -Montez.
Je veux aller en France, moi aussi, avec ma famille.
-C'est une blague ?
-Mes enfants n'ont aucun avenir dans ce pays.
Je suis bien placé
pour le savoir.
-Je comprends pas.
Vous êtes taliban.
Vous avez gagné la guerre et vous voulez fuir chez l'ennemi ?
-Je veux ce qu'il y a de mieux pour ma famille.
-La France ne vous laissera pas entrer.
Je n'aurai jamais l'autorisation de vous évacuer.
-Je peux toujours empêcher votre convoi de partir.
Il me suffit d'un coup de fil, et ils ferment le "checkpoint".
-Même si j'acceptais,
Vous et votre femme, vous irez en prison.
Vos enfants seront placés en foyer d'accueil.
Vous croyez que la France va donner l'asile à un chef taliban ?
-Non.
Je crois que vos services de renseignement
vont m'interroger et je vais coopérer.
-Je vais devoir demander l'accord à mes supérieurs
et ça va retarder notre départ. -Vous n'êtes pas obligé
de leur en parler.
C'est ce que vous-même vous avez dit.
Gémissement de bébé.
...
-D'accord pour votre femme et vos enfants,
mais pas vous, c'est impossible.
-C'est pour eux que je fais ça.
Je ne les abandonnerai jamais.
-On part dans 5 minutes ! Traînez pas !
On doit partir à l'heure ! Allez ! Pleurs de bébé.
C'est pas une bonne idée que vous soyez dans un bus, madame. Venez.
Suivez-moi.
Votre photo circule partout, chez les talibans.
-Je veux pas être séparé de ma femme.
-Vous vous retrouverez à l'aéroport.
Vous, madame, vous voyagerez là-dedans.
Le trajet sera pas long, je vous promets.
-A tout de suite.
-OK. Montez.
Tu te fous de moi ?
-On n'a pas le choix. -Où tu veux les mettre ?
-Ils viennent avec nous.
Lui, on va le mettre
dans le coffre.
-Il y a quelqu'un. -Tant pis.
Désolé, madame.
-Poussez-vous. Laissez passer.
-Allez, grimpez là-dedans.
-Je vais pas
voyager là-dedans avec une femme.
-Y a assez de place pour deux. Grimpez là-dedans.
...
Désolé.
-Gilles ! Y a pas assez de place
pour tout le monde dans les bus.
-Ne nous laissez pas ici. -Non, je vous le promets.
On va trouver une solution. Un bus reviendra vous chercher.
Prenez mon numéro, OK ? -OK.
Une seconde.
-Gilles, faut qu'on y aille. -J'arrive.
Envoyez-moi un message.
-Fermez les portes ! -OK.
-Montez dans la voiture ! -Parfait. Faut y aller !
Non, allez là-bas !
Attendez dans l'ambassade qu'un bus revienne vous chercher.
-Fermez les portes !
Coup de feu.
...
Coup de feu.
...
-(RAS.)
-(RAS.)
...
-(Go !)
Coup de feu.
-Vera ?
-Général Hassan !
...
-Y a combien de personne, là ? -Difficile à dire. Beaucoup.
Joe est à Abbey Gate.
C'est bien, pour nous.
-Vous êtes prêts, les Italiens ?
-Oui.
Brouhaha.
...
-Ils reviennent.
Reculez !
-Merde. Ils reviennent en force ! Mettez-vous à l'abri !
Propos indistincts au loin.
-(Les fenêtres sont grillagées.)
-(Ici aussi.)
-(On est encerclés.)
(Je vais aller leur parler.
Vera !)
-Merci.
Ravi de te revoir. -Bienvenue, mon frère.
-Fazal est avec nous, maintenant.
-Bienvenue, mon frère.
-Salam alaykum.
-Salam.
-Content que vous soyez tous là.
-Wa alaykum assalam.
-Fazal est avec nous, maintenant.
Content de te voir.
*-Ouvrez le portail.
-On va voir si on peut faire confiance
aux talibans.
-OK. On va vous escorter. -OK.
-C'est bon, on y va !
-Attendez !
Attendez !
Attendez !
-Qu'est-ce qu'on va faire,
maintenant ?
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