All language subtitles for Antonio Margheriti - Danse macabra. Dance acabre - Italian with German Subs

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Original subtitles

On entendit frapper légèrement à la porte de la bibliothèque.

Pâle comme un fantôme

s'échappant d'une tombe,

un domestique entra sur la pointe des pieds.

Il était fou de terreur.

Il me parla d'une voix tremblante,

étouffée et extrêmement basse.

Que disait-il ?

Je comprenais seulement des bribes de ses propos.

Il parlait d'un cri épouvantable qui avait déchiré le silence de la nuit

et d'une famille qui s'était réunie;

D'une recherche sur l'origine du son

Soudain...

le ton de sa voix

devint effroyablement clair

et il me parla

d'une tombe profanée,

d'un corps défiguré, enveloppé dans un suaire.

Le corps respirait,

frémissait. Il était vivant.

Il désigna mes habits.

Ils étaient couverts de boue

et tachés de sang.

Je ne disais rien.

Il me prit

délicatement la main.

Il y avait des égratignures laissées par des ongles humains.

Il dirigea son regard vers un Objet accroché au mur.

Je fixai cet objet : c'était une bêche.

En criant, je me précipitai

pour prendre la boîte sur la table,

mais je ne réussis pas à l'ouvrir.

Je tremblais

Je tremblais et la boîte tomba, se brisant en mille morceaux.

Il en sortit,

avec grand fracas,

des instruments de dentiste

mêlés à trente-deux minuscules objets blancs

apparemment en ivoire !

Ils s'éparpillèrent ici et là

sur le plancher.

Il s'agissait des 32 magnifiques dents de ma cousine Bérénice.

Ces dents m'avaient obsédé pendant sa maladie.

Six mois avant sa mort,

je les avais retrouvées.

Au cours d'une nuit atroce...

Je ne me souvenais plus de ce que j'avais fait.

Que s'était-il passé ?

Je connais cette nouvelle. Elle est de vous.

Cela paraît presque vrai quand vous la racontez.

- Qui êtes-vous ?

- Alan Foster,

Journaliste

au Times.

C'est vous qui m'avez harcelé pendant 5 jours.

Vous refusiez de me voir. C'était le seul moyen d'obtenir une interview.

Ce n'est pas tous les jours qu'Edgar Allan Poe est à Londres.

Oui, c'est la première fois que je viens en Angleterre

et certainement la dernière.

Londres vous a tant déçu ?

La vie m'a déçu.

Asseyez-vous, je vous en prie.

Je vous avoue que je ne suis pas écrivain.

Je suis un de vos collègues. Je suis chroniqueur.

Mes nouvelles

sont tirées de faits réels.

Réels dans votre imagination débordante d'écrivain.

Non,

il s'agit de simples faits divers, mon jeune ami.

Je ne suis pas un enfant.

On n'a que sept ans d'écart.

Sept ?

Non. Entre nous, il y a des siècles

et un mot qui n'existe pas :

la mort.

Vous êtes formidable !

Si la mort est vraiment la seule chose certaine, alors...

Vous confondez la tombe avec la mort,

mon jeune ami.

La dalle de marbre d'un sépulcre

établit l'existence de la tombe,

mais pas de l'outre-tombe

qui est peuplée d'un nombre incalculable

de vivants anonymes.

Ne vous moquez pas de moi.

Un homme intelligent comme vous

ne peut croire en l'au-delà

que dans un but poétique.

Je vous remercie de m'avoir traité d'idiot

avec élégance.

Ce n'était vraiment pas mon intention.

Je vous admire et vous respecte trop pour me permettre de tels propos.

Mais je suis convaincu que le cycle de la vie

s'achève avec la mort, dans la tombe.

Au-delà,

il y a le vide,

le néant.

Donc rien de matériel,

rien de concret.

L'esprit est impalpable sans le corps

qui est

l'essence des vivants.

Les morts ne peuvent pas revenir sur terre,

comme dans vos romans

et, encore moins, nous faire peur.

Moi,

j'ai très peur, oui,

mais seulement des vivants

qui ne cessent de nuire qu'après leur mort.

Vous permettez, monsieur ?

Je suis Lord Thomas Blackwood.

Je parie 100 £ que vous n'arriverez pas

à passer la nuit dans mon château.

Vous croyez que je m'enfuirais, aveuglé par la peur ?

Non,

vous ne vous enfuirez pas.

Tous ceux qui ont accepté mon pari

sont morts dans le château.

Désolé,

mais je ne peux pas accepter votre pari.

Vous avez raison, jeune ami.

J'ai entendu parler de ce château

situé sur la colline de Providence, dès mon arrivée.

Il y a un an exactement, les derniers à y être entrés étaient de jeunes mariés

en lune de miel.

Le mari était un cousin de ma femme.

Lord Thomas rectifiera

si je me trompe, mais j'ai su que jamais

ils n'en étaient ressortis.

- Ils sont restés car ils ont aimé.

Je doute qu'ils se soient évaporés dans la nature !

Morts ou vifs,

ils ont quitté le château.

Je m'excuse de vous contredire,

mais M. Poe a raison.

Ils ne sont jamais sortis du château.

Ils reposent là-bas, dans le cimetière familial.

Tous les ans,

je cherche un homme courageux pour relever mon défi,

dans l'espoir de démystifier cette légende terrifiante.

Vous êtes sympathique

et je suis heureux que vous ayez refusé mon pari.

Ce n'est pas que je ne veux pas,

mais je ne peux pas, Milord.

Cent livres, c'est une somme

trop importante pour les poches d'un honnête journaliste.

- Mais dix livres...

- Vous accepteriez pour dix livres ?

- Quand vous voulez.

- Ce doit être cette nuit...

car c'est la nuit des trépassés.

Aujourd'hui, nous sommes le 1er novembre.

De minuit à l'aube,

les morts reviennent au château

revivre la tragédie de leur mort.

Bien ! Cette nuit, ma théorie sera confirmée

et j'écrirai un article sensationnel

sur les châteaux de la terreur.

Réfléchissez bien, mon jeune ami.

C'est tout réfléchi.

Je termine l'interview et on y va.

Non,

il faut partir maintenant.

Le château est loin.

Il y a au moins deux heures de carrosse.

Oui, mais il faut que j'écrive mon article.

S'il n'y a que ça qui vous retient,

on pourra discuter en chemin

car j'aimerais vous accompagner.

C'est un grand honneur, monsieur Poe.

Dans ce cas,

Allons-y.

Je vous demanderai de passer d'abord à mon journal.

D'accord.

Merci messieurs.

Bonne nuit.

Avez-vous jamais essayé d'écrire des histoires

inspirées de la réalité ?

La réalité...

voyage toujours au-delà,

en dehors

ou en dessous

de toutes les formes établies

de société

ou d'esprit.

Elle voyage dans les abysses,

au fond de la mer,

au Pôle Sud.

De tous les sujets plus au moins mélancoliques,

lequel,

selon la conception universelle de l'humanité,

est le plus mélancolique ?

La mort

est la réponse la plus évidente.

Quand ce sujet, qui est le plus mélancolique,

devient-il aussi le plus poétique ?

Lorsqu'il s'allie à la beauté.

En conclusion,

la mort d'une belle femme est sans doute

le sujet le plus poétique qui soit.

Nous sommes arrivés.

Vous pouvez encore renoncer.

Vos dix livres sont trop tentantes.

- Réfléchissez bien.

- Merci pour l'interview,

et j'espère que les fantômes me permettront de la publier.

Nous reviendrons à l'aube. Bonne chance.

Bonne chance, mon jeune ami.

Vous trouverez des torches sous l'escalier.

Merci.

Ne te laisse pas impressionner par cette atmosphère, Alan.

Tout ça est absurde.

Ces bruits suspects,

ces apparitions étranges

doivent être rationalisés !

Douter, ne serait-ce qu'une seconde, signifie avoir peur.

C'est un effet d'optique.

C'est très simple.

Ce n'est qu'un effet d'optique.

C'est mon frère qui vous envoie ?

Si votre frère est Lord Thomas Blackwood, alors oui.

Je m'appelle Alan Foster.

Mon nom est Élisabeth.

Votre frère m'avait dit que le château était inhabité.

Oui,

je suis au courant de ce qu'il raconte.

- Pour lui, je suis morte.

- Morte ?

Oui.

Il refuse de me voir depuis que j'ai quitté

son monde pour chercher le bonheur ici.

N'avez-vous pas pu le convaincre

de se réconcilier avec vous ?

Non, je suis restée seule.

Dans ce cas...

Peut-être est-ce mieux que je m'en aille.

Avez-vous peur de moi ?

Non,

mais si j'avais su, je n'aurais pas accepté ce pari.

Évidemment...

Le défi que mon frère lance chaque année

afin de m'offrir de la compagnie pour une nuit

et d'alimenter la légende

qui entoure ce château.

Ces histoires sont vraies ?

Ce sont des fantasmes,

des coïncidences, des fatalités.

Voulez-vous gagner le pari ?

Est-ce que quelqu'un

l'a déjà gagné avant moi ?

Peu importe le passé.

Maintenant, il y a vous, moi, et cent livres.

À vrai dire, je n'ai parié que dix livres.

Je suis moins riche que vous ne le croyez.

Vous ne vous enrichirez pas,

mais vous pourrez m'aider à taquiner Milord.

Venez.

J'ai préparé votre chambre à l'étage.

Vous étiez au courant de mon arrivée ?

Bien sûr.

Vous ou quelqu'un d'autre...

La même nuit, chaque année, quelqu'un vient.

La même nuit...

la nuit des trépassés !

- Avez-vous peur ?

- Qui les a éteintes ?

Personne !

Vous devriez savoir que, parfois, tout s'éteint et se rallume.

Vous tremblez.

Il fait froid ici.

Allons-y.

Est-il possible que ce soit à moi,

une femme, de vous rassurer !

- Je vous croyais plus courageux...

- Regardez !

- Quoi ?

- Le tableau.

Une fois de plus,

la lumière des bougies

m'a joué un mauvais tour.

Un mauvais tour ?

Un simple effet d'optique.

Le portrait de votre ancêtre

m'est apparu

comme une image vivante.

Julia ne fait pas partie de la famille Blackwood.

En plus, elle a mon âge.

Pardonnez-moi,

je n'arrête pas

de dire des bêtises.

Je vous prie de présenter mes excuses à Lady Julia,

bien que je n'aie pas l'honneur de la connaître.

Je suis sûre que vous la connaîtrez bientôt.

Je l'ai trouvé par terre, dans les écuries.

- Je l'ai monté, pensant que...

- Merci.

Je le cherchais depuis longtemps.

Je l'avais égaré.

Bizarre ! Je m'apprêtais à passer une nuit épouvantable

et je me retrouve en si charmante compagnie.

Si vous faites allusion à moi, vous ne serez pas déçu Alan.

Je ne déçois pas ceux qui me plaisent...

Et vous me plaisez.

Mais Julia est très méfiante, surtout envers les hommes.

Voilà. Ici, il y a un peu plus d'ordre.

Je n'ai plus de personnel

et j'ai négligé le rez-de-chaussée.

En revanche, ces chambres sont encore agréables.

Venez près de moi, Alan.

Parlez-moi de la vie dehors et parlez-moi de vous.

Il n'y a rien de nouveau à Londres.

Le brouillard, l'ennui et les éternelles traditions.

Londres n'a pas changé.

Vous n'avez rien raté en restant dans ce château.

Les perdants sont les Londoniens,

C'est nous qui avons été privés du plaisir d'admirer votre charme

et votre beauté.

Vous êtes aimable et vous avez l'art

de vous rendre agréable aux yeux d'une femme.

Je dis ce que je pense.

La vérité n'est pas un compliment.

Merci.

Cela fait longtemps que je ne me suis pas autant sentie femme.

Vous vouliez aussi que je vous parle de moi.

Je suis pauvre,

célibataire

et sans famille.

J'ai trente ans, je suis journaliste

et je me sens

terriblement seul.

Moi aussi je me sens éperdument seule.

Puis-je me joindre à vous ?

Heureux de faire votre connaissance,

Miss Julia.

Élisabeth vous a parlé de moi ?

Elle a seulement satisfait ma curiosité

car votre portrait m'intriguait.

Mais vous êtes encore plus belle.

Vous me flattez.

Que vous a-t-elle dit ?

Ton prénom. Seulement ton prénom.

Dois-je être reconnaissante et te remercier de ta discrétion ?

Non.

Tu aurais mieux fait de t'abstenir de venir.

Pourquoi ? Je dérange, peut-être ?

Pas du tout.

On parlait de Londres et de moi avant d'aller se coucher.

Ensemble, évidemment.

Qu'est ce que tu racontes Julia !

Pardon, je ne voulais pas faire allusion à ce qu'elle a pu imaginer.

Je voulais dire au même moment,

- et pas dans le même lit.

- Arrête !

Bonne nuit, Foster.

Bonne nuit.

Moi aussi, je vous souhaite une bonne nuit

même si elle ne le sera pas.

Je ne vous comprends pas.

Ne mentez pas, Alan. Vous ne savez pas mentir.

WQui vous a dit mon prénom ?

Personne.

J'ai entendu Élisabeth le prononcer quand je suis entrée.

Bonne nuit.

C'est la dernière fois que je te le dis :

arrête de m'insulter, de m'humilier, de me persécuter.

Tu ne sais pas de quoi je suis capable.

Je te connais.

Qu'est-ce que tu peux me faire ?

Me tuer, peut-être ?

Tu ne peux pas.

- Et alors ?

- Tais-toi !

Ça ne te suffit pas de m'avoir gâché la vie ?

Pourquoi me persécutes-tu ainsi ?

Alan te plaît, n'est-ce pas ?

- Avoue le,

- avoue qu'il te plaît.

- Oui !

Il me plaît.

- Et je le désire !

- Tu ne l'aimes pas...

Si, si, je l'aime !

Ma pauvre.

Si je n'avais pas été là, tu serais heureuse dans ses bras.

Heureuse ?

Oui,

Peut-être qu'avec lui j'aurais été heureuse.

Non,

ce n'est pas vrai. Tu n'as jamais été heureuse.

Mais, cette fois-ci, j'avais un pressentiment.

Julia, je t'en prie, je t'en supplie,

laisse-moi une dernière chance.

Non,

tu ne seras heureuse qu'auprès de moi.

Va-t'en !

Je suis une femme, tu comprends ?

Une vraie femme. Sors de ma vie !

Quelle vie, Élisabeth ?

Te rends-tu compte de ce que tu dis ?

Je te méprise,

je te hais, Julia !

je te hais !

"Je t'attendrai à minuit, dans le parc. Herbert."

CARMUS - INTRODUCTION À LA MÉDECINE MÉTAPHYSIQUE/i>

Pardonnez-moi, je voulais m'assurer que vous dormiez.

Je serais retournée me coucher sans vous réveiller.

J'avais l'intention de lire un livre très intéressant.

Je ne dors jamais avant l'aube

car je passe toutes mes nuits au journal.

- Puis-je rester un peu ?

- Bien sûr.

Il faut être stupide ou débile pour refuser

la compagnie d'une femme aussi belle que vous.

"Carmus."

Ce n'est pas l'idéal avant de dormir. Je vais...

Non, je vous en prie, restez.

Il y a tellement de choses à lire dans vos yeux.

Qu'est-ce qu'il y a d'écrit dans mes yeux, Alan ?

"Embrasse-moi."

"Serre-moi contre toi."

"Je suis à toi."

"Prends-moi",

il y a écrit.

Oui, prends-moi.

Puisse ta chaleur me sauver de ce froid qui m'emprisonne

irrémédiablement.

Prends-moi, embrasse-moi, mon amour.

Alan, je suis vivante seulement quand j'aime.

Oui...

Ah, oui...

Oui...

Alan...

Mon amour...

Oui...

Oui...

Garce !

Je le savais.

Je savais que ça se passerait ainsi.

- Où vas-tu ?

- Laisse-moi.

Ça ne te concerne pas.

Je l'aime encore.

Ne fais pas ça.

Pourquoi ?

Pour me voir traiter toujours ainsi ?

Herbert doit le savoir

tout de suite !

On s'est rencontrés trop tard.

Mon amour, ce qui compte, c'est de t'avoir trouvée.

Maintenant,

on restera ensemble à jamais.

À jamais séparés.

Moi, dans mon monde et toi...

dans le tien, loin d'ici.

Mon monde sera le tien, Élisabeth.

Je ne peux pas retourner dans ton monde, il ne m'appartient plus.

Elisabeth !

- Qu'est-ce qu'il y a, Alan ?

- Quelle frayeur.

J'ai eu l'impression

que ton cœoeur ne battait pas.

Mon cœoeur ne bat pas.

Il ne bat plus depuis dix ans.

Je suis morte.

Morte.

Elisabeth !

Ce n'est pas possible !

Pas lui !

Elisabeth ?

Elisabeth !

Ce n'est pas possible !

Ce n'est pas possible !

Ici, tout est possible, cette nuit.

Ne vous inquiétez pas pour Élisabeth.

Elle a disparu !

Elle reviendra.

Nous devons la retrouver !

Elle est blessée, il faut la soigner.

- C'est inutile.

- Inutile ?

Vous êtes tous fous, ici. Quand comprendrez-vous que...

On s'occupe déjà d'elle.

Ayez confiance en moi.

Qui êtes-vous ?

- Je suis le docteur Carmus.

- Carmus ?

- Le célèbre chercheur en médecine ?

- Oui.

On était sans nouvelles de vous.

On vous a cru... - Mort ?

J'ai cessé de vivre inutilement

dans un monde qui m'empêchait de continuer mes recherches.

Vous avez l'air effrayé.

Vous avez besoin de boire quelque chose de fort.

Venez.

Il y a une réserve d'excellent whisky dans mon bureau.

Asseyez-vous.

Détendez-vous, Foster.

- Foster est votre nom ?

- Comment le savez-vous ?

Je vous ai entendu parler avec Élisabeth.

Alors vous...

Oui.

J'ai tout vu.

J'ai tout entendu,

mais je ne pouvais intervenir sous aucun prétexte.

Vous comprendrez pourquoi.

Asseyez-vous

et buvez votre whisky tranquillement.

Je ne comprends pas.

J'ai le sentiment de vivre un cauchemar !

Pourtant je suis sûr et certain

qu'Élisabeth est vivante.

J'ai senti son corps frémir,

j'ai senti sa chaleur.

En ce moment, elle vit grâce à la puissance de ses sens

qui ont du mal à mourir.

Expliquez-vous.

Trois formes de vie

coexistent en chaque être humain.

La forme la plus fragile est celle du corps.

Ensuite, il y a l'esprit qui est indestructible.

Enfin, il y a les sens

qui ne sont pas éternels,

mais qui peuvent subsister longtemps après la mort.

C'est surtout le cas quand un être est arraché à la vie

avec violence,

à un moment

où les sens connaissent une émotion intense.

Pour tout dire,

on ne meurt pas complètement

quand on n'est pas prêt à mourir.

C'est une théorie franchement absurde.

Mais je peux la démontrer.

Faites attention,

ce reptile est très venimeux.

En ce moment, tous ses sens sont mobilisés

par son profond instinct de défense.

En théorie,

le serpent aurait dû mourir quand j'ai assené le coup.

Mais il continue de vivre.

J'ai fait cette expérience quand j'étais enfant,

avec des lézards.

Le corps se débat pendant quelques secondes, mais ensuite...

Voilà.

Maintenant, il a complètement cessé de vivre.

Approchez votre main.

Attention !

Ses glandes sécrètent encore du venin.

Le reptile est mort,

mais son instinct de défense subsiste.

Pas pour longtemps.

Lorsque la circulation sanguine s'arrête,

la décomposition s'amorce,

entraînant la mort du moteur sensoriel.

Je doute que votre théorie s'applique aux êtres humains.

Vous devez y croire

car vous en avez eu la preuve.

Vous avez vu Élisabeth.

Vous avez discuté avec elle,

vous avez senti son corps frémir dans vos bras.

Cependant,

Elisabeth

est enterrée là-bas,

dans le cimetière du parc.

Et les autres ?

Eux aussi sont enterrés là-bas.

Ce sont les victimes d'un même destin.

Quel destin ?

Suivez-moi

et vous le saurez.

Bientôt, les morts

vivront, une fois de plus, le dernier épisode

de leur existence sur terre.

Seule la perversité de Lord Thomas

pouvait vous faire venir ici cette nuit.

Il tient de son arrière-grand-père,

le comte de Blackblood.

Il a pris le nom de Blackwood.

"Wood", comme le bois, au lieu de "blood", comme le sang.

Il fut anobli parce qu'il avait pendu

des opposants à la couronne.

C'était le bourreau de Londres.

Ne soyez pas étonné, Foster.

Vous n'avez encore rien vu.

Docteur,

je vous en prie,

parlez-moi d'Élisabeth.

C'est l'heure.

Désormais, les paroles sont vaines.

Regardez.

- Veux-tu boire quelque chose ?

- Oui, merci.

- Qu'est ce que tu veux ?

- Sors.

Ne reste pas avec lui.

Attends-moi dans les écuries.

Va-t'en.

Elisabeth ?

Je ne te voyais plus.

- Je la surveille.

- Merci, Julia.

Tu l'as fait pendant mon absence.

Maintenant, c'est mon tour.

Quel magnifique tableau de famille !

Tu rentres ?

Oui William, je rentre à Londres.

Demain, je travaille et je déteste dormir peu.

Autrefois, tu te levais tôt pour chasser.

La ville t'a changé.

J'ai renoncé au plaisir de la chasse.

Merci pour cette merveilleuse soirée.

Ça m'a fait plaisir de vous voir à nouveau réunis.

William, tâche de ne plus la laisser seule.

J'ai vendu tous mes biens en Amérique.

Maintenant, je ne voyage que pour le plaisir.

Et si on partait en croisière En Europe,

Au printemps ? visiter la France, l'Italie...

C'est une bonne idée.

On viendra vous voir à Londres pour en reparler.

- Laisse.

- Non, je peux les accompagner.

Reste ici avec les autres invités.

Bonne nuit.

- Au revoir, Thomas.

- Bonsoir, William.

- Au revoir, ma chère.

- Au revoir.

Au revoir, Élisabeth,

et amusez-vous bien à la chasse. - AU revoir, Thomas.

Merci.

- Ne retourne pas auprès de lui.

- Cesse tes bêtises, c'est mon mari.

George, le carrosse !

Allez, viens.

Vite !

Je n'en peux plus.

Tu ne peux pas retourner avec lui,

tu m'appartiens.

Nous nous aimons.

Nous avons vécu des moments inoubliables.

Il repartira, Herbert.

Laisse-moi partir.

Non,

je sais que tu partiras avec lui.

Je te tuerai si tu retournes avec lui !

- Laisse-moi !

- Non !

- Non,

je ne veux pas.

je ne veux pas...

Non...

Ce que vous avez vu

appartient au passé des Blackwood.

Et ce n'est qu'un prologue.

La vraie tragédie commence maintenant.

Venez.

Yes.

Oui...

Ah, oui, oui.

Oui.

Je suis vivante seulement quand j'aime.

Ne pleure pas, Élisabeth.

Je t'en prie.

Tout est fini.

Je suis là.

Ne pleure plus.

- Je t'en prie, Élisabeth.

- Va-t'en ! - Je t'en prie.

- Va-t'en.

- Ne me repousse pas.

- Je te hais, je te méprise.

J'aime les hommes,

Les hommes ! Tu comprends ?

Non, ce n'est pas vrai.

Je te hais, tu es une meurtrière ! Laisse-moi.

Je ne peux plus vivre avec toi.

Je ne te quitterai plus.

On restera ensemble pour toujours.

Plutôt mourir

que de rester avec toi.

Tu ne peux pas dire ça

Tu ne peux pas...

parce que moi...

Je... Elisabeth...

je t'aime !

Arrête !

Lâchez-moi, Carmus !

Laisse-moi partir !

Personne ne vous retient.

Vous êtes prisonnier du présent, Foster.

Vous ne pouvez pas franchir le seuil du passé.

C'est faux.

Ceci est une mystification.

Les morts vivent dans un autre univers,

dans une autre dimension.

Il faut vous en convaincre !

Laissez-moi

et je vous convaincrai du contraire, Carmus.

Vous vous trompez à nouveau, Foster.

Regardez,

il y a le néant derrière vous.

Laissez-moi partir !

Non !

Ne vous cachez pas, Carmus !

Carmus, where are you?

Montrez-vous, je vous en supplie.

Dites à Lord Thomas qu'il a gagné le pari.

Je veux sortir de là.

Je n'en peux plus !

Ouvrez-moi !

Je sais que vous êtes là !

Ouvrez !

J'ai perdu le pari.

J'abandonne !

Je deviens fou !

Je deviens fou !

Attention, Carmus !

Attention !

Vous avez vu comment et pourquoi je suis mort.

"Le sang est source de vie :

seul, le sang fait revivre les morts !

Nous boirons ton sang !"

Merveilleux ! Notre première nuit sera inoubliable !

Une nuit d'amour et de terreur si Lord Blackwood dit la vérité.

Ne me quitte pas.

Tu as peur, Madame Perkings ?

Oui, j'ai peur de te tromper avec un fantôme.

N'entrez pas.

Ne venez pas !

Arrêtez-vous !

Laisse-moi faire.

Ne montez pas. On va vous tuer !

Vous voulez m'empêcher de sortir.

D'accord.

Vous ne me faites pas peur !

Vous êtes morts !

Moi, je suis vivant !

Vous m'entendez ? Vivant !

Qu'est-ce que c'était ?

Un fantôme qui nous épie par la serrure.

- Ne sois pas stupide. Va voir.

- D'accord.

Je reviens tout de suite.

Elsiev!

Maintenant c'est ton tour, Foster.

Ton heure a sonné, Alan.

Sauve-toi, Alan. Ils veulent ton sang.

Sauve-toi !

Je t'en prie, sauve-toi !

Elisabeth ?

Suis-moi. Vite !

Dans une heure, c'est l'aube.

ta vie est entre nos mains.

Tu ne pourras pas nous échapper.

Ton destin est scellé.

Nous ne voulons pas renoncer à la vie.

Ton sang sera notre source de vie.

Où étais-tu ?

Je peux peut-être te sauver. Viens.

- Tu n'es pas avec les autres ?

- Je t'aime.

Je n'ai jamais aimé quelqu'un autant que toi.

Mais tu es vivante !

Non,

je voudrais l'être.

Je t'en prie, sauve-toi.

Vite, avant qu'il ne soit trop tard.

Ils arrivent.

Sors dans le parc.

Tu auras la vie sauve au-delà de la grille.

L'aube est proche. Allez, vite !

- Viens avec moi.

- Non.

Non !

Non, Alan, laisse-moi partir.

Tu ne peux pas me ramener dans un monde qui n'est plus le mien.

Laisse-moi !

Je suis morte,

comprends-le, je suis morte !

Non, Elisabeth, tu es vivante !

Crois-moi, tu es vivante !

- Viens.

- Non, Alan !

Lâche-moi,

je t'en prie, je ne peux pas te suivre !

Lâche-moi !

- Je ne peux pas aller plus loin.

- Viens.

Je t'en supplie, laisse-moi partir.

- Viens.

laisse-moi partir, je t'en supplie.

Elisabeth !

Mon amour...

Tu ne peux pas nous échapper.

Ton destin est scellé.

Tu ne t'enfuiras pas.

Nous ne voulons pas renoncer à la vie.

Désormais, ton sang nous appartient.

Ton sang sera notre source de vie.

Tu ne t'enfuiras pas.

Tu ne t'enfuiras pas.

Tu ne t'enfuiras pas.

Tu ne t'enfuiras pas.

Tu ne t'enfuiras pas.

Non !

Tu ne t'enfuiras pas.

Tu ne t'enfuiras pas.

Tu ne peux pas nous échapper, Alan !

Il a réussi !

Il nous attend devant la grille.

Arrête-toi, Laster.

Foster ?

Personne n'a jamais survécu à la nuit des trépassés.

Malheureusement, vous avez perdu le pari,

jeune homme.

Allons-nous-en.

Je le ferai enterrer dans le parc.

Quand j'écrirai cette histoire,

personne n'y croira.

Comme toujours.

Es-tu resté pour moi, Alan ?

Oui, Élisabeth.

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