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Original subtitles

...

...

...

...

Et tu vas où ?

J'ai programmé le GPS pour qu'on passe par les petits chemins de campagne.

Ça va nous faire voir du paysage.

Et surtout, ça évite les pillages.

C'est pas vrai.

Bon, klaxonne-le, là. On va pas y passer la nuit, non plus.

Non, ça va être pire avec ce genre de mec, c'est bon.

Excusez-moi, monsieur. C'est possible d'avancer un peu ce qu'on a avec des enfants, là ?

Juste un petit geste ?

Qu'est-ce que je t'avais dit ?

Insiste, écoute. Attends, il est malade.

Oui, mais je...

Insiste, Paul, quand même.

Pour qui il se prend, lui ?

Allez.

...

Il y a un problème ?

Non, mais c'est... C'est ma femme, alors on...

Mais c'est chaud !

C'est chaud !

Tiens.

Bah...

Qu'est-ce que c'est que ça ?

C'est des billets pour le loto, tu vois.

Mais ça sert avant. Je joue plus du tout, tu m'as dit.

Bah jette-les, alors.

Tire une poubelle, cette bagnole.

Tiens, mets ça dans le sac en place.

C'est fantastique.

Tiens, Maya.

On est F-A-U-C-H-E, je te rappelle.

C'est bon, il est peut-être bête, mais il est pas débile.

Elle plaisante, mon cœur.

T'as reparlé à Jacques pour avoir plus d'heures ?

Évidemment.

Ça va le faire, fais-moi confiance, ma chérie.

Oui, t'as raison, ça m'a bien réussi, jusque-là.

S'il te plaît, Maya, je parle avec papa, là.

Non, mais sérieux, un ticket, on a tous les numéros.

Ouais, regarde.

Mais, là, t'es sûre que c'est la bonne date ?

Ouais, tirage du 18 mai, t'as vu ?

C'est la bonne date, je mens pas.

T'avais pas vérifié les résultats ?

J'en sais rien, moi j'étais sur les stocks de la boîte, tu...

Putain.

Quoi ?

Oh putain.

Quoi ? C'est combien ?

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

5 millions.

Quoi ? Quoi ?

5 millions.

5 millions ?

Non, c'est pas vrai.

5 millions !

5 millions !

Qu'est-ce que je vous avais dit, les enfants ?

La vie, parfois, elle est injuste, elle est dure,

mais quand tu t'accroches, quand t'es courageux, honnête...

C'est vrai.

Eh ben, le ciel, il te réjouit.

Et là, on va avoir la vie qu'on mérite avec 5 millions !

5 millions !

Je t'aime, Paul.

Mon amour, je t'aime, j'ai de l'amour.

On va plus et plus chez mamie ?

Mais on s'en branle de mamie !

Mais t'avais dit qu'elle allait bientôt mourir ?

Eh ben oui, il y a ce train, un joli petit cercueil, et puis c'est tout.

On pourra aller en Thaïlande ?

Oui.

C'est pour les ploucs, la Thaïlande.

On va aller aux Maldives.

En classe à faire.

Tu peux appeler le père de Morgane pour lui dire.

Attends, attends, attends.

Vous êtes génial.

Il n'y a pas une date limite ?

C'est-à-dire ?

Mais il doit y avoir une date limite pour réclamer la cagnotte.

60 jours.

On est le combien ?

On est le 17 juillet.

17 juillet, 60 jours.

18 mai.

16.

60 jours, 17 juillet.

Regarde.

C'est aujourd'hui.

C'est aujourd'hui.

Oh putain.

C'est aujourd'hui.

Appelle.

Il doit y avoir un numéro.

Attends, attends, attends.

Tiens.

Voilà.

On a un numéro.

18 mai.

Oui, oui, oui.

On a le ticket gagnant.

D'accord, c'est pour quel tirage ?

18 mai.

Le super jackpot de l'Ascension.

Allô.

Effectivement, le gagnant ne s'est pas encore déclaré.

Bah oui.

Bien d'abord c'est nous, c'est nous.

Vous pouvez m'indiquer le code à 9 chiffres en bas à gauche ?

5 millions...

Ah, non.

Ah oui.

Le code, le code.

Le code.

Là là là ! Le 12, le 404, le 22, le 41.

Au nom de la santé, cher ami.

5 millions, non !

On a le code, le code, le code.

Vous allez le déceler.

Au nom de la centrale des jeux, je vous félicite

Par contre, vous n'avez que jusqu'à aujourd'hui pour vous signaler comme vainqueur

Oui, bah quoi ?

C'est ce qu'on est en train de faire là

On le fait là ?

Non, il faut aller dans un de nos centres, avec le ticket bien sûr

Oh merde

Et quoi ? Il y a un centre à Marseille ?

Absolument, aux 15 rues Edgar Bichat

On arrive là

Bien sûr, mais dépêchez-vous parce que ça ferme à 19h

Oui, oui, bah dites-leur qu'on arrive, on risque d'être un petit peu juste seulement mais...

Je suis désolé mais à 19h, cela fera 60 jours depuis le tirage

et votre gain sera automatiquement remis en jeu pour la prochaine cagnotte

15 rues Edgar Bichat, arrivée 19h01

Oh putain, Paul

Allez, bouge ton cul là !

Bouge ton cul !

Allez, bouge ton cul !

Allez, bouge ton cul !

Attends, attends, attends, attends, t'as de l'argent ?

J'ai rien, rien

T'as de l'argent ?

J'ai même pas d'argent de pêche

Oh

Oh

Oh

Donne-moi ton téléphone

Quoi ?

Donne-moi ton...

Allez, vas-y chérie

Il est pour vous, il est pour vous

Il est super, regarde, je te montre mes seins

Démarre !

Ça tenterait de moquer les reposimeurs

T'as déjà vu sa chancette?

Ça était une pas de plus, ça compte

Elle donne le grand coup

C'est bon, c'est bon

Bas la remonnaie, bas elle

Y fait ?

Oui, la bandoulière

Et derrière le çocuğ qui a des yeux

Ça doit être du bruit

Toujours un advisory

Allez, allez, allez

Aller, allez, allez

Allez, allez fits les nez

Allez fren Free

Allez public

Father senor

Ouais, parti

Mais si, force Popeye

Oui bah, c'est le plus

Je suis pas pilote de Formule 1, moi, ok ?

Là, là c'est celle-là

Rejoignez l'itinéraire !

Rejoignez l'itinéraire !

Rejoignez l'itinéraire !

Arrivez 19h05 !

Papa, 5 millions ! 5 millions !

Vas-y, va !

Vas-y, on va y arriver, Paul !

Attention !

Changement d'itinéraire.

Arrivez 19h02.

Allez, ça y est, c'est bon ! Attention, attention !

Poussez-vous !

Rejoignez l'itinéraire avec René !

Arrivez 19h02.

Attention !

T'es mort !

T'es mort !

Allez !

Arrivez 19h04.

T'es mort !

Bon, ce qui compte, c'est que personne soit blessé, hein ?

Ça va, les enfants ?

Ça va.

Non, c'est pas tout ce qui compte.

Bah, si.

Hein ?

Les détours pour économiser 2 euros au péage ?

Les vacances chez ta mère parce qu'on n'a pas les moyens d'aller ailleurs ?

Parce qu'on n'a pas le choix ? Parce que sinon, on va du bar ?

Tu sais, ça compte, ça aussi, hein ?

Mais pour une fois, qu'on avait de la chance, Paul !

De la vraie chance !

5 millions d'euros, bordel !

De quoi avoir enfin assez ?

Assez pour arrêter de compter pour tout tout le temps ?

Assez pour plus avoir besoin de toujours tout prendre d'occasion, en promotion, en location,

et d'arrêter de se coucher tous les soirs avec la peur au bide,

en se demandant si on perd notre taf, comment on fera pour payer notre loyer ?

Et si on finira pas à la rue avec les gosses ?

Et pour tout ça, il suffisait pas d'inventer un truc génial ou...

ou de faire des heures supplémentaires pendant 50 ans ?

Il suffisait juste de vérifier un ticket en deux mois à Paul.

Et même ça t'a pas été foutu de le faire.

Je me rappelle même plus la dernière fois où j'étais fière de toi.

Sortez du véhicule, s'il vous plaît.

Allez. Allez.

Soyez sur le capot.

Écartez les jambes.

S'il vous plaît, mesdames et messieurs, reculez un petit peu.

Laissez passer l'ambulance qui va venir après, d'accord ?

Bouge pas !

Hé ! Non ! Bouge pas.

Paul, qu'est-ce que tu fais ?

Je fais. Je fais.

Fais pas le con.

Tu poses ton arbre !

Pose !

Calme, calme, calme.

Arrivé 19h06.

Démarre.

On va aller où ?

Écart Bichat, démarre !

Rue Écart Bichat !

Paul !

Allez, allez, allez !

À droite, à droite, à droite, à droite !

On va à droite, là !

Allez, allez, allez !

À gauche, à gauche !

C'est piéton !

À gauche, à gauche !

Changement d'itinéraire.

Dégage, dégage, dégage !

Bouge-le, là !

Bouge, bouge, bouge !

À droite, à droite, à droite, à droite !

Allez, allez, allez !

Arrivé 19h01.

Allez, continue, continue, là !

Allez, allez !

Attention !

Ah !

Ah !

Vous êtes blessés ?

Vous avez mal ?

Je suis le gagnant du tirage du 18-mètre.

5 millions.

Non, non, non, non, mais y a pas du tout besoin de tout ça, d'ailleurs.

C'est un petit groupe, un terroriste.

Ne vous inquiétez pas.

Il est hyper gentil.

C'est juste...

Attendez, je vais lui parler.

Je vais lui parler.

Je vais lui parler.

Laissez-moi lui parler, je veux lui parler, s'il vous plaît.

Tout va bien se passer.

Paul, vous êtes cerné.

Rendez-vous immédiatement.

Paul !

Paul !

Papa !

Paul, on est là !

Non, mais Paul !

Paul !

Papa !

Paul !

On t'inquiète de toi !

On t'inquiète de toi !

Paul !

On t'inquiète !

On t'inquiète de toi !

On t'inquiète de toi !

On t'inquiète !

Vous en voulez une autre ?

Non.

Non, merci.

Excusez-moi,

vous allez en faire quoi ?

Ah elles sont pour vous les photos, vous inquiétez pas.

On fait jamais circuler les photos des gagnants sans leurs accords.

Ah, ok, merci.

C'est juste que j'aimerais bien rester, euh...

discrète.

Oui.

Ouais, ça y est, c'est fait !

Je viens de sortir du truc, là !

Mais putain, mais c'est dingue ma chérie !

Je suis tellement contente pour toi !

Merci, je....

J'arrive pas à réaliser,

j'ai pas dormi de la nuit,

J'me sens... flottée.

J'espère que tu vas pas te faire trop d'amis aussi riches que toi et m'oublier.

Arrête pas de tête, ça va rien changer !

On va toujours habiter ensemble comme avant, on va partir...

Ça va ?

Mais non, ça va pas, pauvre con ! Tu vois pas que j'étais en train de...

De...

J'ai traversé, donc...

J'suis vraiment désolé, d'habitude, j'suis hyper prudent.

J'vous ai pas trop fait mal ?

Euh, non, non, ça va.

Sûr ?

Oui.

Attendez, regardez votre genou, ça saigne, là.

Non, non, c'est rien, mais de toute façon, j'ai l'habitude de...

Je saigne tout le temps, je saigne une fois par mois, et...

Je...

Pardon, j'parlais pas de mes règles, enfin, j'ai pas faim, je...

C'est juste que j'fais des chutes, donc...

D'accord.

D'accord.

Y a une pharmacie juste là, j'vais vous aider.

Non, c'est gentil, merci beaucoup.

Sûr ?

Ah bah voilà, non, mais forcément.

Non, non, mais ça doit être une traduction, on va faire plus simple.

Non, mais j'veux...

Vous vous faites comme ça, c'est moins dangereux.

J'pouvais marcher encore, euh...

Non, non, jamais trop prudent.

Moi, c'est Thomas.

Euh, Julie.

Julie ? C'est Julie, c'est Julie.

Ah. Moi, c'est classique, hein.

Sous-titrage Société Radio-Canada

Mais t'étais où ?

Tu m'as fait peur.

Non, mais meuf, j't'ai attendue toute la soirée, là.

J'ai cru que tu t'étais barrée en Suisse avec tes millions.

Non, mieux.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Arrête, qu'est-ce qu'il fait ?

Tu sens l'homme ?

Ouais, j'ai rencontré quelqu'un.

Mais non.

Si.

Bah, raconte.

Non.

Mais...

Non, mais Julie, euh...

Non, mais là, faut que j'aille me coucher.

Mais attends, mais t'es sérieuse, mais raconte.

Bon, bah, je... je raconte.

Je sais pas, il s'appelle Thomas.

Ok, et tu l'as rencontré où, Thomas ?

Dans la rue.

On est rentrées dedans.

Bon, mais ça va ?

Ouais, ouais, non, t'inquiète, c'est rien.

C'est juste que, bah, il était tellement gêné

qu'il a insisté pour me soigner lui-même.

Ah bon ?

Ouais, parce qu'il a son brevet de secourisme.

Il est beau.

Il est drôle.

Il est gentil.

Il a les lèvres très, très douces.

C'est quoi, son nom ?

Masson, je crois.

Thomas Masson.

Donc, il y a un secouriste, beau gosse ?

Très beau gosse.

Très, très beau gosse.

Qui veut sortir avec toi parce que t'es belle quand tu saignes.

Bichette, je suis désolée, mais ton Roméo, là, c'est un professionnel.

Pardon ?

Il t'a fait le coup du jus d'orange dans Notting Hill.

La rencontre improbable au coin de la rue.

C'est un gigolo.

Mais n'importe quoi.

Julie, ça fait deux ans que t'es célibataire.

Limite transparente.

Là, t'es multimillionnaire depuis même pas dix minutes

et ça, ça te rentre dedans.

Tu trouves pas ça bizarre, quand même ?

Bah non.

OK, le gars, c'est un neuf, limite un neuf et demi.

Toi, viens.

T'es drôle, t'es mignonne, t'es intelligente,

mais t'es un six-sept.

Grand max.

Mais comment est-ce qu'il pourrait savoir que j'ai de l'argent vu que je le dis à personne à part à toi ?

Mais je sais pas, il était peut-être en train de guetter le centre de la loterie, là.

Il t'a vu sortir et a tenté son coup.

Évidemment, t'as rougi.

Et voilà, elle lui la belle vie au frais de la princesse.

Et donc, selon toi, il m'est rentrée dedans exprès ?

Pour dix millions, mais je te jette un train, s'il faut.

Mais qu'est-ce que t'es négative ?

Julie, je suis pas négative, je suis réaliste, c'est tout.

Tu vois, ton problème, c'est que t'es trop romantique, t'es une proie facile.

Je suis pas du tout romantique.

Bon, tu sais quoi ? OK, analysons les faits.

Il t'a emmenée chez lui direct, après ?

Mais non, on a d'abord bu un verre,

ensuite, on a dîné chez Wally Fay, et après...

Il tue bien ?

Oui.

Putain, il est fort, hein.

Il se la joue bohème, là, je suis un citoyen du monde,

l'argent n'a pas de valeur.

Un peu, mais n'empêche, j'ai lu qu'à payer, donc.

Putain, mais Julie, est-ce que tu peux être crédule ?

Évidemment qu'il va payer pour deux bols de riz et un petit peu de maffé.

Je suis sûre que tu lui as fait le coup de...

La prochaine fois, c'est moi qui paie.

Non, mais Bichette, rassure-toi, t'es pas la seule.

J'ai vu un documentaire sur une veuve, là, archi...

Un petit blindé qui s'était remarié avec un escroc.

On l'a retrouvé un an après, elle bossait dans un bordel à Tijuana.

C'est horrible.

Non, mais t'imagines même pas la gueule d'Elazcar qui devait se taper,

c'était ignoble.

Et des mecs comme ça, ça va te tourner autour tout le temps,

donc faut que tu fasses attention, en fait.

Non, mais là, je sais pas, mais...

Avec ce gars, il s'est passé un truc, enfin...

Il s'est passé une vraie connexion,

moi, j'ai jamais ressenti un truc pareil.

Ça peut pas s'inventer, hein ?

Je sais pas...

Faudrait le tester.

Quoi ?

Bah, tu peux pas rester dans le doute.

Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Je vais pas mettre des billets de 50 balles pour voir s'il me les ramène.

Mais non, non, mais...

Tu pourrais lui faire passer une soirée bien naze.

Mais non, n'importe quoi.

Non, mais si !

Tu pourrais te mettre une bonne caisse.

T'es insupportable quand t'abus.

Non.

Si, vraiment, une godiche inculte, influenceuse.

Et tu l'as toujours, tu sais, la robe rouge moche, là ?

Tu vois ?

J'ai une robe rouge, oui, mais elle est jolie.

Non, elle est atroce.

Eh ben, tu sais quoi ? Tu la mets, d'accord ?

Tu vas à ton encart.

Et si, à la fin, il te regarde toujours avec les yeux de l'amour,

c'est que c'est un gigolo et c'est ciao.

N'importe quoi.

En plus, c'est tout sauf un gigolo.

Faut pas le prendre comme ça.

C'est juste que le rouge, c'est pas ta couleur.

Bonsoir, mademoiselle.

Bonsoir.

En attendant, voulez-vous un apéritif ?

Euh, je vais prendre de l'eau, s'il vous plaît.

De l'eau.

Très bien.

Bonsoir.

Bonsoir.

Bonsoir, monsieur.

Je suis attendu, normalement.

Excuse-moi, je suis un petit peu en retard.

Eh, non, c'est pas grave. Faut t'avouer.

À moitié pardonné.

Et aussi, je suis vraiment désolé, mais on va pas pouvoir rester, malheureusement.

Pourquoi ?

Ben, le truc tout con, mais je suis parti de chez moi en coup de vent,

et dans la précipitation, j'ai pas pris mon portefeuille.

Mais c'est pas grave.

Ben, si, si, si.

Mais non, on avait dit à charge de revanche.

Ben, arrête, ça me gêne. Je pense pourquoi...

Non, mais t'inquiète pas. Non, mais je suis sûre. Ça me fait plaisir.

Bon, écoute, merci si t'insistes.

C'est vrai qu'à force de vivre dans la nature, j'ai un petit peu oublié mes réflexes urbains.

Je comprends.

Ouais. Ouais, c'est le seul souci de devenir un citoyen du monde.

Je suis affamé, moi.

On commande direct, peut-être ? S'il vous plaît.

Bonsoir, monsieur.

Puis-je me permettre de vous apporter un apéritif ?

Merci.

Pourquoi pas ?

Euh, moi, ça va, bon.

Ben, moi, je vais prendre un martinet, s'il vous plaît.

Excellent choix, monsieur.

S'il vous plaît.

Merci.

Excusez-moi, je vois pas les prix sur la carte.

Oui, ça, c'est parce que le chef préfère qu'on se concentre uniquement sur l'aspect gustatif.

Voilà.

Je vois un turbo en trois déclinaisons qui m'a l'air pas mal du tout, là.

Ah oui, c'est un très bon choix, monsieur.

Bon, ben, moi, je pars là-dessus, déjà.

Je note un turbo, donc.

Si.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Grosse décroche-de-croche-de-croche.

Allô ?

Allô ?

Ouais, t'as raison, c'est un professionnel.

Ah, j'en étais sûre.

Ben là, il m'a tout fait.

Le resto à tapins, le portefeuille oublié, le speech antimatérialiste.

Il joue même de la guitare.

Ah, mais le bâtard.

Ah, oui.

Mais t'es où, là ?

Je suis dans les toilettes, je prends mes affaires, je m'en fous, je me casse.

Attends, attends.

Attends, attends, attends.

Mais quoi ?

Ah mais Julie, réfléchis.

Là, c'est toi qui as le dessus là maintenant.

Tu peux te venger, arroser l'arroseur,

gigoler gigolo.

Quoi ?

Regarde dans ton sac.

Ça m'ira.

Meuf, vas-y affre,

pour toutes les nanas qui l'ont tué là,

fais-le payer pour toutes les autres.

Venge-les.

Ok ?

Ok.

Ça va ?

Ouais.

Pourquoi ?

Pour rien, comme ça.

Et voici le martini de Monsieur...

Ah, je vais en prendre un moi aussi.

Mais tu m'avais pas dit que tu buvais pas ?

J'ai changé d'avis.

Vous le voulez comment ?

Chargé.

Très bien.

Donc là, après une quinzaine d'heures de marche,

j'arrive dans ce village perdu au milieu des montagnes.

C'est magnifique.

Et dans ce village, il y a l'une des plus anciennes tribus du monde,

qui m'accueille, si tu veux,

et qui se met à m'apprendre à partager sa culture,

qui est basée sur deux piliers, qui moi me parlent beaucoup,

partage et altruisme.

Donc moi, ça a été le déclic.

Le lendemain, j'ai monté mon ONG.

J'ai mis absolument tout ce que j'avais.

Et trois mois plus tard, alors qu'au début, personne n'y croyait,

on a construit le premier puits.

C'est tellement généreux.

Non, c'est normal de réparer les dégâts qu'on pose à la planète.

Tu rigoles, j'espère.

Comment ça ?

Bah, me dis pas que tu crois à cette connerie de réchauffement climatique.

Ah si, pas toi ?

Attends, garçon, pardon.

Je vais en reprendre un, un autre martini.

Tu veux pas qu'on ralentisse ?

Non, je voudrais plutôt rapide.

Attention, on attend que les plats arrivent,

et à la limite, après, on enchaîne, mais...

Bah non, quoi.

De toute façon, c'est moi qui paye, non ?

Je rigole.

Je l'ai.

Dis-moi, Thomas,

qui est Thomas, vraiment ?

J'écoute, je sais pas.

Comme je te disais, moi,

l'essentiel de mon temps est consacré à mon ONG.

Non, non, non, pardon, ça, c'est l'emballage.

Moi, je veux savoir qui t'es, toi.

Toi, toi, toi, vraiment.

Eh bah oui, oui, je vais te dire.

C'est un peu compliqué de parler de soi-même comme ça.

OK, bah alors, je te... Vas-y, je commence, je te montre.

Alors, moi, je m'appelle Julie.

Merci.

J'ai 35 ans.

Comme si je t'ai dit que j'en avais 30.

J'ai jamais connu l'amour.

Bon, je suis pas vierge, hein.

Tu l'as compris.

Mais depuis que je suis adolescente,

je vais de déception en déception avec des mecs médiocres.

Résultat, je vis avec une coloc qui me méprise,

et j'ai peur de mourir seule.

Voilà.

À toi.

Ouais, ouais, ouais, c'est direct.

C'est...

C'est direct, mais sincère, au moins.

Voilà.

Et ça, je crois que j'aime beaucoup.

Donc, à mon tour d'être comme toi, sans filtre, on y va ?

Vas-y, vas-y, vas-y.

Un peu comme toi, j'ai vécu plusieurs ruptures très douloureuses,

avec des femmes qui...

qui m'aimaient plus pour ce que je représentais

que ce que j'étais vraiment, si tu veux.

Ah, pauvre chat.

Oui, et depuis, j'ai beaucoup de mal à faire confiance.

J'ai tout simplement peur quand même pour de mauvaises raisons.

Tu t'imagines bien.

Bien sûr.

D'ailleurs, c'est sans doute pour ça que je voyage autant.

Tu vois, ça m'évite de m'attacher.

Mais...

si jamais, par le plus grand des hasards,

je venais à rencontrer quelqu'un de vraiment différent,

je crois que maintenant, je serais prêt à me poser un peu et...

et peut-être même fonder ma propre famille.

Mais c'est des conneries !

Incroyable !

De quoi ? Pardon, je comprends pas.

Mais arrête, arrête !

Attention, Julie, attention.

Je sais tout, en fait.

Moi, je sais tout depuis le début.

Tu sais quoi, Julie ? Pardon.

Je sais pourquoi on est là.

Je sais juste pas combien.

Combien ? Quoi ? Quoi ?

Vas-y, combien ? Dis-moi juste...

Dis-moi juste le prix.

Combien pour que t'admettes que t'es un tapon,

que t'es une petite pute ?

Vas-y, combien ?

Dis-moi !

Dis-moi combien et après, on va baiser, voilà !

Bon, écoute, je comprends pas ce qu'il se passe,

mais vaut mieux qu'on en reste là, non ?

Ah, quel acteur !

Incroyable !

Ah, c'est génial !

Faut lui donner un César !

Un Golden Globe !

Quoi ?

Allô ?

Ouais, euh...

C'est bon, là, je l'ai dégommé.

Oh, bravo !

Et t'as dit quoi ?

Bah, je lui ai dit la vérité,

que c'était un gigolo, un tapin,

une petite pute, quoi.

Et lui, il t'a dit quoi ?

Pff !

Il lui a fait le...

Le mec blessé,

il est parti en fermant bien sa gueule.

Mais il a pas essayé de te baratiner ?

Non.

Mais même pas un peu ?

Non.

Il a pas essayé de te baratiner ?

Non.

Il a pas essayé de te baratiner ?

Non.

Il a pas essayé de te baratiner ?

Non.

Il a pas essayé de te baratiner ?

Non.

Mais il a pas essayé de te baratiner ?

Non.

Mais même pas un peu ?

Non.

Allô ?

J'espère que c'était pas juste un mec bien.

Quoi ?

Mademoiselle ?

Attends, pardon, deux secondes, deux secondes.

Attends, là, t'as dit quoi ?

Je sais pas.

Julie, peut-être que je me suis plantée,

et que...

Et que t'as raison,

je vois le mal partout.

Pff !

C'est juste que là,

on est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

On est si...

Ou...

On est si...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Eu...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Ou...

Je suis désolée, je voulais pas.

C'est Samira, c'est ma coloc.

Elle m'a monté la tête, elle m'a dit que

un mec comme toi avec une fille comme moi, c'était pas normal, alors...

Moi, j'ai voulu te pousser à bout,

même si j'espérais vraiment que tout soit vrai, mais...

J'ai eu peur que tu m'aimes...

pour mon argent.

Ton argent ? Mais de quel argent tu me parles ? T'es pas juriste, toi ?

Si, mais j'ai gagné au loto.

Hein ?

10 millions.

Tu comprends ?

Ouais, je comprends.

Tu sais quoi ?

Vas-y, monte.

Pour aller où ?

Pourquoi ?

T'as toujours pas confiance ?

Si.

T'as toujours pas confiance.

Et on va où ?

Voilà.

Mais on est où, là ?

Là ?

Là, on est dans un hôtel particulier du 19ème siècle.

Les escaliers sont d'époque, comme la plupart du mobilier, d'ailleurs.

On est chez qui ?

Thomas ?

Attends.

Thomas ?

C'est toi, Thomas !

Thomas ?

Oui.

Je沒關係 de рок et regulation.

Thomas ?

Ça va ?

Tu veux qu'on passe à la suite de la visite ?

Thomas, je suis atrocement désolée.

Je me suis vraiment comportée comme la dernière des connes.

Non, non, mais t'inquiète pas, y a aucun problème.

Tu veux aller dans le coffre de ma mère voir si ses bijoux valent plus que ton loto ?

On est bon, on s'arrête là.

Bonsoir, monsieur Thomas.

Mademoiselle.

Bonsoir.

Salut, Georges.

Je vais prévenir votre père que vous êtes là.

Non, non, vous prévenez personne, je reste pas de toute façon.

Mais permettez-moi d'insister.

Lui et moi, on s'est dit ce qu'on avait à se dire.

Je reprendrai pas ses affaires.

Mais pourquoi tu m'as rien dit ?

Attends, mais toi, pourquoi tu m'as rien dit avant ?

Quand on s'est rentrés dedans, Julie, tu savais pas qui j'étais.

Je me suis dit, tiens, enfin, peut-être quelqu'un qui pourrait m'aimer pour ce que je suis

et pas pour ce que j'ai pour la première fois de ma vie.

C'est pour ça que j'ai quitté cet endroit-là, regarde ça.

Ça pue le fric, là.

Moi, je déteste l'argent, c'est pas mon monde, ça.

Mais moi aussi.

Je te jure.

Emmène-moi avec toi, moi, je donnerai tout mon argent à ton association.

Parce que moi, tout ce que je veux, c'est être avec toi.

Viens, on part.

On part loin.

Julie, arrête.

On va à l'aéroport.

On y va ce soir.

C'est vrai, tu n'en es pas obligée.

Je sais.

Ok.

Ok.

Ok ?

Ok, soyons fous.

On part.

Pardon, monsieur Thomas.

Si vous partez pour de bon, dois-je dire quelque chose ?

Est-ce qu'il y a quelque chose à votre père ?

Non.

T'es sûr ?

C'est quoi ?

Je crois que t'as raison, je vais lui laisser un mot.

Tu me laisses cinq minutes ?

Je t'attends.

Je t'attends dehors ?

Très bien.

Ok.

Alors ?

On a touché le gros lot !

En France, on n'a peut-être pas de pétrole,

mais on a des idées.

Tu partais quand ?

Ce soir, elle est toute excitée, la pauvre,

Je suis rigolo, moi. Dès que j'arrive sur place, vous avez un premier virement.

Ouais, t'as intérêt, hein.

Au revoir, M. Thomas.

Alors, on va où ?

On va où tu veux.

T'es déjà allé au Mexique ?

Non.

On va à Roissy, s'il vous plaît, M. Thomas.

Tu connais Tiroana ?

Non.

Au revoir.

OK, merci. Au revoir.

Salut.

Salut.

Demain, le bourreau et un flash top million, s'il te plaît.

Demain, le bourreau.

Et un flash.

Gagnant.

Parfait.

Salut.

Salut.

Oui ?

Bonjour.

Trois cartes SIM, s'il vous plaît.

Trois cartes SIM.

Voilà.

C'est tout.

C'est tout.

Et comme la dame.

Avec un magazine aussi.

Le spécial grenichon ?

Non.

Non.

Cigarette et…

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

Le flash.

...

...

...

...

...

...

Donne ton bras.

Attends, attends, doucement.

...

T'es sûr de ce que tu fais ?

C'est un simple cours en direct amorcé par un signal radio.

Je vais faire des trucs plus compliqués à mes élèves de quatrième.

T'es prof, toi ?

J'étais.

Y a deux détonateurs.

Celui-là.

C'est le tien.

Et le deuxième ?

C'est moi qui l'ai.

Pourquoi ?

Ça, c'est au cas où tu changes d'avis.

T'inquiète pas pour ça.

Ah ouais ?

Ouais.

Et machin, là, c'est quand même bien.

Arrête, putain, mais t'es complètement con.

Ça peut péter à n'importe quel moment, ce truc-là.

Pourquoi tu dis pas avant, toi aussi ?

Bah, je le dis, là, maintenant.

À Prussie.

L'air d'une mouque.

C'est à moi que tu parles comme ça ?

Hein ?

Espèce de musulman en carton, va.

On comprend même pas quand tu parles arabe.

Je t'encule, ça, tu comprends, ça ?

Eh, les copains, les copains, les copains !

On est des frères, non ?

Chut, chut, chut.

Vous pouvez pas fermer le bon cœur, là ?

C'est là qu'il tombe, là.

Pfff, sale Français, oui.

Tu bouges pas de là, je vais chercher la patafix.

Le 24, le 26, le 24, le...

Oh, putain !

Eh, là...

Respire, mon frère.

Ouais.

Hein ?

Je sais pas si je vais réussir à le faire, mais...

Mais si, si.

C'est rien, ça.

C'est juste le chétan qui essaie d'être bloqué, ça.

Ah ouais ?

Ouais.

Je te dis que demain, on va être accueillis par le Tout-Puissant,

avec toutes les richesses du royaume d'Allah.

72 Gershak, hein, mon frère ?

Hein ?

72 ?

72, Vierge.

Eh, moi, j'ai jamais été avec une.

72, je sais pas, ça va faire beaucoup, hein.

Non.

C'est elles qui vont s'occuper de toi.

Et puis, tu sais, au paradis, tout se passe toujours bien.

Hein ?

OK.

Et si, euh...

On se trompe et...

Et qu'on se réveille en enfer, on fait quoi ?

ним.

Et Glory Bonsai, voilà.

C'est juste qui, tu veux dire ?

Si.

C'est qui, ton personnage préféré dans Star Wars ?

Ben, c'est Luc.

Eh, Luc, il se bat contre qui ?

Les méchants ?

C'est qui, les méchants ?

L'Empire ?

L'Empire, c'est quoi ?

L'Empire, c'est une force plus riche, plus puissante, mon frère,

qui essaie d'anéantir une minorité qui croit encore en la liberté...

de rebelles qui se planquent dans des caves, qui portent des espèces de djellabas là,

qui ont des sabres et qui se battent avec les moyens du bord. Tu comprends pas ?

Non.

Euh... Ce pays, cette ville, ces gens, ça, c'est l'empire.

OK ? Et les héros de la résidence, c'est nous.

Donc quand il va faire exploser l'étoile de la mort,

il sait qu'à l'intérieur, il y a des chauffeurs, des ingénieurs, des femmes de ménage, des civils.

Il sait tout ça. Mais il le fait quand même.

OK ? Ouais.

Hein ? Alors qu'est-ce que t'en dis, Luc ?

Merci.

Attention, Farid. Attention, frère.

Ouais, excuse.

On te le dit, hein, c'est...

Arrête de le toucher.

Ouais. Je m'excuse.

Musique d'ambiance.

Musique d'ambiance.

Musique d'ambiance.

Musique d'ambiance.

Musique d'ambiance.

Musique d'ambiance.

...

...

Putain !

J'en avais dit pas de contact !

Faut qu'on arrête.

Mais ça, ça, il est trop tard pour en avoir peur.

J'ai pas peur.

Viens, rentre à la part, je t'explique tout.

Nick Book !

On a une mission, rien et personne ne nous arrêtera.

Même 40 millions ?

40 millions d'euros ?

Putain, mais qu'est-ce que tu fous là, toi ?

Arte, on a ta place, on va se faire choper.

Arrête-toi, reste-toi.

Chut.

Chut.

Écoute-moi bien.

Quand j'allais chercher les cartes SIM,

t'as pas.

En fin de gris, j'ai pris un loto.

J'ai gagné, frère.

J'ai pris 40 millions.

Mais non !

Félicitations.

Merci, mon frère.

C'est un vrai ?

Sur la tête de toute ma famille que c'est un vrai, frère.

Attends, man.

T'es sûr que c'est pas un coup du chétan

qui s'est rentré dans ta tête ?

Non, Farid.

Pas cette fois.

Ça ressemble quand même beaucoup à un coup du chétan.

Ce n'est pas le chétan, Farid.

Je vous jure, de toute manière, on ira jusqu'au bout.

Parce que le premier qui fête sur la ville, ma mère,

je le fais péter.

Calme-toi, calme-toi, Omar, putain.

Omar, regarde-moi.

OK ?

C'est 40 millions d'euros.

OK ?

C'est 40 millions, mon frère.

Mais alors ?

De quoi y a-t-il, alors ?

Je sais pas.

Réfléchir à tout ce qu'on peut faire avec cet argent, mon frère.

On peut continuer la cause à notre manière,

dans le plaisir, sans mourir.

Oui, c'est sûr.

Parce que tu vas tout donner aux autres

et rien garder pour toi, peut-être.

Si, bien sûr.

Mais on va faire des dons, mon frère.

C'est obligé.

Et l'Empire ?

Quel Empire ?

Luc, les rebelles, les toiles de la mort, tout ça.

De quoi il parle, là ?

Y a pas 12 ans, Farid, putain, qu'est-ce que tu...

Y a pas d'Empire de bons, de méchants, ça existe pas.

C'est un film pour les gosses, putain.

C'est toi qui m'as dit.

Je t'ai dit ça pour te convaincre, putain.

Réfléchis, pourquoi les Américains

feraient l'apologie des terroristes

qui veulent les détruire ?

Mais c'est ce que je veux dire.

Ah oui, parce que c'est con.

Hé, hé, rien à foutre.

Parce que moi, j'abandonne pas nos frères et nos sœurs

qui sont morts sur le terrain.

Écoute-moi bien, écoute-moi bien, toi.

Tu t'appelles Erwan, t'es fils unique

et tu viens de Kaper, donc tu redescends, d'accord ?

Et alors ?

Hein ? Personne n'est parfait ?

Puis toi, là, toi, depuis le début,

je sais que t'es un mécréant.

Bouge, bouge !

Je suis lâché dans le déjeuner, arrête, arrête, arrête.

Je te fais calmer, toi.

Omar, Omar, regarde-moi.

Regarde-moi, Omar, regarde-moi.

Calme-toi, mon frère.

Si t'es pas bien, respire.

On se calme, on se calme, on respire, d'accord ?

Évidemment que je crois en la cause.

Je suis avec vous, là, on est trois, d'accord ?

Mais est-ce que la vraie cause,

c'est pas d'abord nous, nos familles ?

Nos frères musulmans ?

Oui, merci, Farid.

C'est pour eux qu'on fait tout ça, mon frère.

Pour qu'ils aient une vie meilleure.

Et on pensait tous les trois

qu'une action de violence allait améliorer les choses.

Sauf que là, avec nos 30 millions...

40 millions.

Merci, Farid.

Avec nos 40 millions,

on va pouvoir changer les choses pour de vrai.

Prendre soin des nôtres pour des générations.

T'as raison, frère Farid.

C'est le chétan qui fait sucre au plus grand des démons.

L'argent.

C'est ce que j'ai dit ?

Oui.

Vas-y.

Vas-y, si tu veux.

Si tu veux, c'est les mots du chétan.

C'est la volonté d'Allah de tuer tous ces gens, vas-y.

Ou alors...

Ou alors peut-être qu'on est juste trois gars paumés.

Hein ?

Qui détournent l'islam parce qu'on est ou trop cons,

ou trop paresseux pour faire autrement.

Mais ce dont je suis sûr,

c'est que si on prend cet argent, toi, Omar,

toi, tu vas pouvoir fonder

des écoles.

Et toi, Farid, tu pourras te concentrer sur une femme.

Une épouse ?

Oui, exact. Absolument. Une épouse.

Tu pourras lui faire des enfants,

passer le reste de ta belle et longue vie avec.

Inch'Allah.

Inch'Allah.

Inch'Allah.

Hein ?

Alors ?

Je sais pas.

Comment elle s'appelle, ta maman, Omar ?

Odette.

Non, non, non, non, non, pas du tout.

Odette, regarde-moi. Omar, Omar.

Odette, t'as toujours pris ce point raté.

Hein ? On manque rien.

Hé, Omar, c'est pareil.

Mes parents, c'est pareil.

Je peux te dire que là, ils auront pas le choix.

Ils auront pas le choix, comme partout.

Il y aura des reportages sur nous.

Les bienfaiteurs.

Là, ils seront obligés d'être fiers, les gars.

Hein ?

Alors ?

Ouais, ouais, ouais.

OK.

Ouais.

OK, ouais, ouais.

OK, mais on divise en trois.

En trois ?

Ouais.

Ouais, alors après, c'est quand même mon ticket à la base.

En trois ?

Ouais, vas-y.

Vas-y, vas-y.

Super. On rentre ?

Ouais, ouais, ouais.

En plus, moi, les gars, j'étais fatigué aujourd'hui.

On va manger ?

Chaud. Vas-y.

Juste, on change avant.

Ouais.

Non ?

Et toi, alors ?

Tu vas faire quoi avec ton argent ?

Moi, je suis toujours rêvé d'avoir un cheval.

Hé, les trois, là !

Tu vois, je le sens.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

C'est pas ça.

Bonjour, messieurs.

Ça va bien ?

Contrôle d'identité.

Oui.

Mon paquet, s'il vous plaît.

Oui, oui.

Oui.

Bien sûr, tout de suite, tout de suite, tout de suite.

Calme-toi, calme-toi, calme-toi.

Police Proxy demande renfort à la station.

Bonne nouvelle.

Non, mais c'est pas la peine d'appeler.

Je suis en train de lui parler.

Allez, à genoux, à genoux.

C'est pas la peine, c'est bon.

À genoux !

C'est bon, ferme ta gueule.

C'est pas la peine d'appeler.

C'est pas la peine d'appeler, c'est bon.

Ta gueule, ferme ta gueule.

Ferme ta gueule.

Mettez les mains en l'air.

Monte tes mains, toi.

On a gagné.

On a gagné.

On a gagné au loto.

C'est le ticket du loto, ça.

Quoi ?

On a gagné au loto, c'est le ticket gagnant.

Bouge pas, bouge pas.

C'est un vrai ?

Sur la tête de toute ma famille que c'est un vrai.

Regardez.

Bouge pas, bouge pas.

Alors ?

Oh, putain.

C'est le bon ?

Ah oui, je vous avais dit que c'était le bon.

On va faire le dire direct ?

Levez-vous.

Levez-vous.

Tu m'étonnes que vous aviez peur.

Ah oui.

Bah, bravo.

Merci.

On peut y aller, nous, du coup ?

Non, non, non, non.

Hein ?

J'ai une meilleure idée.

Stagiaire.

On va vous emmener.

Ah.

Allez.

Allez, va vous.

Ouais, ouais.

Bravo.

Combien ?

40 millions.

Franchement, c'était pas la peine.

Ah, mais ça va, on y sera bientôt.

Eh, vous avez de la chance de tomber sur nous, les mecs, hein.

Parce qu'à Paris, on n'est jamais trop prudents, tout ce qui se passe, là.

Oh, les gagnants, là.

Oh, putain.

Vous voulez vraiment pas enlever vos manteaux pour la photo ?

Non, non, non, on est bien, c'est gentil.

C'est parce que...

C'est parce qu'il fait plus froid qu'au bled.

Et du coup, c'est la...

C'est la différence, quoi.

C'est...

Ah bon ?

Mais vous voulez que je mette le chauffage ou...

Non, non, non, on est bien, c'est gentil.

Allez.

OK.

Allez, allez.

Allez, c'est le champagne à la humeur.

On se rafraîche.

Avesse.

On se sourit pour la photo, du coup ?

Oui.

Allez.

Un, deux, trois.

Merci beaucoup.

Allez, parfait.

On est de jeu.

Non, non, non, c'est pas bon.

On en fait une pour les gars du commissariat.

Ah, oui.

Allez.

OK.

Tu leur dis ?

Yallah.

C'est bon, c'est bon.

C'est bon.

C'est bon.

C'est bon.

C'est bon.

C'est bon.

C'est bon.

C'est bon.

C'est bon.

C'est bon.

C'est bon.

C'est bon.

Allez.

Attention.

Là, au milieu.

Un, deux, trois.

Celle-là, elle est superbe.

Bon, ben merci.

Merci à vous.

Ça nous fait plaisir.

Bon, faut qu'on retourne sécuriser la France, vous ? Vous voulez qu'on vous dépose quelque

part ?

Non, non, non, non, non, c'est gentil.

Au revoir.

Oui.

Eh, bonne chance, hein.

Eh ben, vous aussi, hein.

Et continuez à protéger la France comme vous l'avez dit.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Allez.

Bonsoir à tous.

Bonjour à tous et bienvenue au tirage Top Million de ce jeudi 8 février.

Ce soir, j'ai le plaisir de vous proposer le jackpot colossal de 60 millions d'euros.

Allez, c'est parti pour le tirage de ce soir qui s'est déroulé, bien évidemment, sous le contrôle d'un commissaire de justice.

Allez, petit, rends-moi riche que je me casse de ce moroir.

Allez !

Le premier numéro, le 3.

Le deuxième numéro à présent, le 29.

Le troisième numéro, le 35.

Le quatrième numéro arrive et c'est le 44.

Nom de Dieu !

Le cinquième numéro, le 32.

Attention, ça devient sérieux, le sixième numéro et c'est le...

Le 27 !

Le 27 !

Le 27 !

Le 27 !

Découvrons à présent ensemble le numéro complémentaire...

Le 13 !

Vous cochez le bon, et bien c'est ce que nous allons découvrir tout de suite.

Le 13 ! Le 13 !

Un peu de suspense.

Le numéro complémentaire est...

Le 13 !

Alors, nous avons le 3, le 29, le 35, le 44, le 32, le 25 et le numéro complémentaire...

Henri !

Henri !

Henri !

Henri !

Serrez-moi la main.

Serrez-moi la main si vous m'entendez.

... 60 millions d'euros, et bien c'est ce que nous allons découvrir tout de suite avec la carte de France qui s'affiche...

Revenez ! Revenez, Henri !

Allez !

Allez !

Et oui, nous avons un grand gagnant ce soir, il nous vient du monde.

Allez, Henri, on revient.

Félicitations à lui, il a trouvé les six numéros et le numéro complémentaire de ce soir.

J'imagine que s'il nous regarde à travers son écran, il doit être fou de joie.

Vous vous rendez compte, 60 millions d'euros, c'est une des plus grosses sommes que nous vous proposons.

Hein !

Cette année, clairement un changement de vie radical.

Putain, il est mort. Henri, il a gagné 60 millions. Qu'est-ce que tu racontes ?

Le 39, le 34, le 32, le 27 et le numéro complémentaire.

Oh, le pauvre. Son cœur a dû lâcher avec l'émotion.

Oui.

Sandra.

Oui.

On a gagné 60 millions.

Ben non, c'est pas notre ticket.

Quel ticket ?

Rien.

Mais il se passe quoi ici ?

Ben, il est mort.

Ben, à ton avis, là, enfin.

Mais d'ailleurs, c'est pas de nuit. Tu peux rentrer chez toi.

Allez.

Tu caches quoi derrière ton dos ?

Rien.

Sandra ?

Rien, je te dis, laisse-nous.

Et ben...

Il a fait un infarctus parce qu'il a gagné au loto.

Non, Sandra !

Mais t'as le ticket, c'est ça ?

Ouais.

Bon, ferme la porte, Jess.

Alors, combien ?

60.

60 000 ?

Oui.

Un peu plus.

60 millions ?

Oui.

Oui, mais chut, chut, chut. Attends. On a deux minutes avant que le doc rapplique.

Donc, comme Sandra et moi, on a trouvé le ticket, on fait 25-25 et 10 pour toi, Jess, ok ?

Non.

Ah, non. Pourquoi ?

Parce qu'il y a aucune raison qu'on soit pas à Paris Galles.

Non, mais oh, les filles ! Monsieur Henry, comme tous les seigneurs ici, nous a fait confiance.

Pour qu'on l'assiste, pas pour qu'on le vole. Si on fait ça, mais ça dit quoi de nous ?

Oh !

20 chacune. 23, 23, 14. 20, sinon je le dis au docteur.

Vous êtes des rapaces. Ok, deal.

Deal de quoi ?

Rien, docteur.

Lors du décès, 20h47.

Alors, deal de quoi ?

Ben, Monsieur Henry l'a gagné au loto.

Ah. Vous avez le ticket ?

Non. C'est Mathilde qui l'a.

On parle de quel montant ?

De 60 millions.

Oh, putain !

Je voulais vous en parler.

Ah ouais, moi aussi.

Non, mais je ne doute pas de votre honnêteté.

Heureusement, nous savons tous ce qu'il nous reste à faire.

Merci.

60 par 5, ça fait ?

Oui.

12 millions chacun.

Oh, putain ! 2 millionnaires !

Non, non, non.

Oui, non, non, je sais, je sais. Vous avez trouvé le ticket en premier, mais...

Non, c'est pas ça.

Mais à part égale, je veux dire responsabilité égale. Ça évitera les rancœurs.

Vous êtes d'accord, vous les autres ?

Bien sûr.

Les objections ?

Mais aucune.

Ben oui, on va pas voler un mort.

Ah, parce que tu préfères voler un vivant, toi ?

Je vole personne, moi.

Henry, c'était une enfleur, il m'a touché le cul plein de fois.

Ah oui, c'est vrai.

Moi aussi.

Et moi aussi, il me l'a touché le cul et pas qu'une fois.

Il touchait les culs, mais là, c'est sa famille que vous volez.

Mais de quelle famille tu parles ? En 5 ans, on les a jamais vu venir le voir.

Et puis, il les détestait de l'avoir abandonné ici. Sandra, on le sait.

La dernière chose qu'Henry aurait voulu, c'est leur donner cet argent. En profiter.

Ce serait l'honorer.

Exactement.

J'aurais pas dit mieux.

Faites ce que vous voulez, mais c'est sans moi.

Non, non, non.

S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît.

C'est impossible.

C'est tous ou personne ?

Eh ben, c'est personne.

Non, non, Sandra !

Sandra, tu rêvais pas de faire un tour du monde avec Jean-Marc ?

Ben oui.

Rio, Champs-de-Garaille.

Si.

Si.

Mais qui va le payer, ce beau tour du monde ? Toi ? Lui, avec sa retraite de cheminot ?

Non, jamais vous quitterez votre HLM, jamais.

Et plus tard, qui s'occupera de vous comme vous êtes occupée d'Henry ?

Ben oui.

Vous n'aurez même pas les moyens de venir mourir ici.

Il a raison.

Peut-être, mais on le mérite pas, cet argent.

Mais bien sûr qu'on le mérite, on est des gens bien.

On le mérite pas, non ? Ça fait 5 ans qu'on s'occupe de lui.

Mais c'est ton métier.

Ça fait 5 ans qu'on le nourrit, qu'on lui torche le cul tous les jours, et pourquoi ?

Chut, doucement, doucement, doucement.

Jamais un merci, jamais une augmentation, rien.

Alors oui, on le mérite.

Sandra, Sandra, je sais, t'as des scrupules, je comprends, vraiment, je te jure, je comprends,

mais je sais pas.

Donne ta parole à une association.

Ben voilà.

C'est une super idée.

Une association qui te tient à cœur.

Mais nous, notre part, nous en prive pas.

Y a la directrice.

Bon.

Sandra.

C'est maintenant ou jamais.

12 millions.

Sandra.

Sandra, je te le supplie.

12 millions.

Moi aussi, je t'en supplie, Sandra, fais pas ça, s'il te plaît.

C'est mal, ce que vous faites.

Non, pourquoi ?

Il est mort, qu'est-ce qu'il viendra foutre ?

Fais pas ça.

12 millions.

S'il te plaît.

Mais c'est génial !

Tu vois, ma chérie ?

Mais l'auteuil ?

Gros, ça !

Va l'on y fait !

Si tu veux qu'on trouve ton mari

tu vas le trouver lui.

Aïe !

Tu trompes-toi.

T'es dé cansée !

T'inquiètes !

Maman. Musique

Musique

Musique

Musique

Musique

Allô ?

Quoi ?

Musique

Oh la paraille

Eh ben

Il avait du goût le docteur hein

Et il te plairait ?

Bah oui mais euh

Je...

Coucou

Musique

Est-ce que ça m'étonnerait

Que je vais te l'envoyer la garder ?

Peut-être qu'on devra lui faire une offre

Moi je l'aime bien notre maison

Pas toi ?

Si mais celle-là n'est plus belle

Non ?

C'est que c'est cher

Attends je reviens

Mais c'est pas normal qu'il glance comme ça ?

Calme toi

Salut l'accompagne

Mais qu'est-ce qu'il y a ?

On aurait jamais dû voler ce fric

Chut

Arrête

Calme toi

Ne l'écoute pas

C'est sa manière de faire son deuil

Y'en a qui pleure

Elle raconte des conneries

Mais qu'est-ce que t'as ?

Elle croit que l'argent il est maudit

Arrête le crâne de moi

Maudit

Maudit

Bah oui Maudit

Tu sais comment il s'appelle

Le propriétaire du bateau qui l'a percuté ?

Non

Henri

Comme le vieux

Et bah Henri c'est le prénom le plus banal de la terre

Surtout celui de Richelle

Ah ouais et t'en connais beaucoup d'Henri ?

Bah moi je sais pas

Mais il y a Henri Lecomte

Non il y a Henri IV

Il y a Henri Kissinger

Il y a Henri Salvador

Henri Barbus

Il y en a plein plein

Il y a Thierry Henry

100 ans de famille mais c'est pas grave

Mais vous êtes débiles en fait

Depuis que l'Afrique a entré dans nos vies

Chut

Le mal plein au-dessus de nous

C'est quoi ça ?

Oh mon dieu

Oh ma chérie

Mais t'es

Depuis quand ?

Depends-moi

Les ouverts

Mais t'avais raison Sandra

On aurait jamais du le prendre ce ticket

Mais non Jess

Arrête

C'est une bénédiction cet argent

On est riches maintenant

Il est riches maintenant

Il est riches en sorte de tout

Toujours

Tu vois même de ces maladies

Tu peux te payer

Les meilleurs spécialistes

Les traitements expérimentaux

En fait t'as de la chance

Puis c'est pas l'argent

C'est la vie

Regarde le vieux là-bas

Il a mille ans

Il pète la forme

Tu vois puis quand t'es guéri

Bah on part tous ensemble

Et on fait une fête

Pour toi

C'est ça

Fiesta fiesta

Et tu seras la dernière coucher

Et d'ici là bon faut que tu sois forte

Mais c'est juste un petit moment

C'est ça

Oui

Oui c'est peut-être moi

Vous avez raison

Non c'est moi aussi juste que c'est

C'est beaucoup

Mais bien sûr

C'est évidemment que c'est beaucoup

C'est normal

Oui

Ça va aller

Oui

Merci les amis

Je...

Je dois y aller

J'ai encore une chimio

J'aime bien

Surtout tu rates aucune chimio

Et le cancer

T'en fais qu'une bouchée

Merci

T'es belle

Tu sais même chauve t'es belle

Ah oui

J'y vais alors

Oui

Grâce

Vous croyez vraiment qu'elle va s'en sortir ?

Ouais

Ouais

T'es belle

T'es belle

T'es belle

T'es belle

T'es belle

T'es belle

T'es belle

Matin gris

A Paris

Trottoir mouillé

Vague à l'âme

A Penâme

Dis donc chérie

Tu trouves pas un peu bizarre comme ambiance pour...

Non mais c'est la dure et la réalité

Ah ouais mais...

Arrête de me dire de me calmer !

Chut !

Mais il est fou !

Je reviens

S'il te plaît

J'ai pas 5 ans

Je sais

Moi tu vois j'arrive pas à dissimuler ce que je ressens

J'essaye

J'essaye

Tout le monde me regarde

C'est quoi le problème ?

Il m'a trop vu

Non

Le problème c'est que moi je refuse de crever pour du pognon

Ah mais tu vas pas t'y mettre toi aussi ?

Comme Jess c'est ça ?

Jess elle a eu un cancer

Tu sais que tout le monde il a un cancer aujourd'hui ?

Ouais

Faut peut-être pas à 23 ans hein

Et les gosses qui meurent de ça c'est du vaudou peut-être parce qu'ils ont volé un...

Attends, vous savez comment elle est morte ?

Non

Elle a fait un malaise dans le focus de son frère alors il l'emmène à l'hôpital Cochin

Elle est morte à 8h pile

Et alors ?

Et alors ?

T'es sérieuse là ?

Fort Focus inventé par Henry Ford

Elle est morte à 8h

Le H c'est quoi ?

Je sais pas

C'est la 8ème lettre de l'alphabet

Un Cochin qui se trouve rue Henri Poincaré

Non

Je te jure c'est une coïncidence ça ?

Mais tu t'entends mais on dirait un complotiste

Mais c'est pas un complot c'est une malédiction

Mais n'importe quoi mais un mort ça arrive

Deux morts c'est une coïncidence et trois peut-être à la limite

A la limite c'est une malédiction

Mais c'est tout !

A volé un mort ?

Ah oui ça je sais et ça c'était votre idée

C'est vrai pardon Sandra c'est vrai t'as raison

Pardon mais maintenant faut rendre l'argent

Ah non je veux pas non

Si je veux pas non

J'ai fait des recherches sa famille elle habite à 3h d'ici

Si on part maintenant on peut y être avant la nuit

Mathilde dis quelque chose s'il te plaît

Mathilde

Il a raison

Tu t'en fous de moi

C'est toi qui a voulu tout ça

Et maintenant tu fais la molle

Peut-être qu'elle a juste envie d'être la plus riche du cipetière

Ca veut dire quoi ça ?

Tu t'es vue avec tes bijoux et ta collerette ridicule

Ok vous voulez rendre l'argent vous voulez vous dénoncer

Mais vous croyez qu'il va se passer quoi ensuite ?

Mais déjà on vivra pour le savoir

Ah ouais tu vivras mais en prison

Mais non

Si on a volé 60 millions

On va en prendre pour 10 ans minimum

Et bonne chance en taule

C'est pas marrant la taule

Hein ?

Ils croiront que t'es encore plein de fric

Et puis tout l'argent que tu leur donneras pas

Et puis tout l'argent que tu leur donneras pas

Bah ils te reprendront dans les douches

Et puis ils te violeront

Non non

Et toi aussi ils te violeront

Avec des testons de bouteilles

Alors stop la parano quoi

Ca suffit

Vu que vous croyez ni à Dieu

Ni au diable

C'est que vous êtes des gens à peu près rationnels non ?

Donc y a aucune raison de croire à cette connerie de malédiction du vieux Henri

Hein ?

Sandra a raison

Yacine

C'est une coïncidence

Oui

C'est une coïncidence

Je veux dire quand on y pense

Le doc il...

Il s'était déjà planté

En moto donc un autre accident

C'est lui pendéonné

Et Jess ça faisait 5 ans qu'on lui disait d'arrêter de fumer

Mais moi je comprends que t'es triste

Mon chéri

On est tous tristes

Mais arrête de boire

Reprends toi quoi

On est riches

Il va rien nous arriver

On a rien volé à personne

Et on est heureux

Et on se tient bien

Voilà

Je suis désolée d'habitude je crois pas à ce genre de truc

Garde un oeil sur lui

Oui je lui ai parlé

Yacine

C'est bon

Je sais ce que tu vas me dire

Je pense qu'on devrait pas prendre des décisions

On secoue de l'émotion

Voilà

Il secoue de l'alcool d'ailleurs

Tu sais que depuis le début

Je suis de ton côté hein

Je sais que le décès de Jess c'est vraiment...

Chut

On m'en est bouleversé

Ta gueule

Mais me parle pas comme ça

J'essaye depuis tout à l'heure de...

Oh putain il est là

Yacine

Arrête de tenir un spectacle

Oh putain il est là

Ça va pas ?

Yacine arrête de boire

Putain c'est pas vrai

Mais c'est à toi

Ah putain Yacine

Putain

Yacine

Yacine

Yacine

Où c'est ?

Je suis chanteur

Je chante pour mes copains

Je veux faire des tumes

Et que ça ne fait pas du bien

Je veux plus une chanson d'avant

Un air gai et chinois

Yacine, tu vas où ?

Je vais rendre l'argent !

Non ! Tu peux pas faire ça ! On a un pacte !

Je préfère encore aller en taule plutôt que de crever, t'as compris ?

Moi je l'ai fait pour vous ! C'est vous qui m'avez suppliée !

Eh ben t'as fait qu'à résister !

...

Ça va ?

Oui.

T'es toute blanche.

Il est où Yacine ?

Il s'est passé quelque chose.

On se disputait et il est tombé.

Je te jure.

Regarde.

Regarde !

Oh non !

Oh non !

Tu y crois maintenant ?

Eh ben oui.

Je me sens pas bien.

Aide-moi Mathilda.

A quoi ?

A se débarrasser, s'il te plait.

Non !

Si.

On va appeler la police.

Non ! Tu veux qu'ils m'enferment ?

Mais je leur expliquerai.

Tu vas leur expliquer quoi ?

Qu'un fantôme l'a poussé.

Tout le monde a vu qu'on se disputait sur la terrasse.

Mais on peut pas le laisser comme ça.

On peut pas le laisser comme ça.

J'ai vu une falaise en venant.

Non.

Non.

Tout le monde a aussi vu qu'il avait un coup dans le nez.

Des accidents ça arrive tous les jours.

Oh non.

Si.

Non.

Attends.

Tiens.

Bouge-toi.

Allez bouge.

Bouge !

Je peux pas.

Aide-moi Mathilda.

Je t'en supplie.

Je veux pas être accusée de meurtre.

Et après je te jure on le rend sous monivrique.

On le rend sous monivrique.

Prends un bras.

Vas-y.

À plus tard.

Au menos je t'entends.

A plus tard.

человека qui parle

человека qui dit

personne

Wong !

Quoi ?

Tu me signs d'une arrêtodór uh

Allez, viens, quoi !

Aide-moi.

La vache.

Vas-y, ne passe pas derrière pour l'attacher droit.

Vas-y.

Je sais que ce sera dur après, mais j'ai tellement, tellement hâte qu'on rentre ce fric.

Moi aussi.

Attends, je vais chercher un truc.

Ah putain, j'en ai pas.

ette...

AhAN !

Not son de...

No !

Not son de...

Bonjour...

Non.

Non !

Non !

Non !

Non...

Non !

Non !

Non !

Non !

Non !

Non !

Non !

Non !

Non !

Non !

Non !

Ahan !

C'est parti.

C'est parti.

C'est parti.

C'est parti.

Ce soir, vous retrouverez à 20h Gilles Couteau.

On se retrouve demain à 13h, comme tous les jours.

Bonne après-midi à tous.

Dix minutes.

Paul, qu'est-ce qui t'est arrivé ?

Ils sont tous au courant pour les 5 millions.

Oui, je sais.

Tous mes anciens collègues me harcèlent au téléphone depuis ce matin pour me réclamer de l'argent.

Il faut que tu leur fasses un virement aujourd'hui.

Oui.

Des virements, pourquoi ?

Il faut que tu mettes de l'argent sur leur compte avant minuit.

Je...

Sinon, ils vont me crever.

Quoi ?

On s'en fout, tu sors demain.

Je sais.

Tu veux que j'en parle au directeur ?

Mais ils sont tous dans le coup.

Ils sont tous dans le coup.

Mais quoi ? Comment ça, tous ?

Mais tous. Le directeur, les gardiens, les gitanes, les corses, les salafistes, les noirs, même les homosexuels.

C'est la première fois qu'ils sont d'accord sur quelque chose.

Oui, d'accord, mais...

Voilà, c'est pas possible. J'ai rendu les clés de la partie hier.

On dort à l'hôtel en attendant la signature de la mémoire.

Mais ils ont demain, moi, je peux rien faire, là.

Je suis désolé, ma chérie, mais il faut que t'ailles à la banque aujourd'hui.

Je t'en supplie.

Ça fait un an que je mens à tout le monde.

Que je compte les choses jusqu'à ta sortie pour qu'on commence enfin à vivre notre rêve.

Ils ont dit qu'avant de me buter, ils allaient me faire tourner comme la pire des schnecks.

Je sais même pas ce que ça veut dire.

Louise !

Comment allez-vous ?

On vous a proposé un café.

J'ai besoin de transférer tout ça, maintenant.

Y a les montants sur chacun.

Mais qu'est-ce qui se passe ?

Votre mari est pas sorti de prison ?

Non, pas encore.

Je peux rien vous dire de plus et j'ai vraiment besoin que ce soit fait maintenant.

Ah bah oui, c'est juste que c'est pas si simple.

Pourquoi ?

Parce qu'on peut pas transférer de l'argent sur des comptes de je ne sais où comme ça.

Et comment ils font, ceux qui font de l'optimisation fiscale ?

Mais c'est pas pareil, Louise.

Attendez, vous m'avez convaincue de venir ici en me disant que vous alliez tout gérer pour moi, alors vous vous démerdez.

Bon, y en a pour combien ?

3 millions 8 et des poussières.

Ah oui, mais là, le problème, c'est que vous n'en avez plus assez.

Quoi ?

Mais...

On a gagné 5 millions.

Et j'ai presque rien touché.

Oui, enfin, y a quand même eu la compte pour la nouvelle maison, les pattes de vos parents, l'école des petits,

et les dommages et intérêts pour le vendeur du marché que votre mari a percuté,

le motard de la police qui l'a menacé, les réparations du restaurant qui l'a démoli.

Oui, mais on s'en comptait.

Et les amendes de la vie...

La vie, la sanction financière de l'État et les frais de justice.

Donc là, pour en arriver à la somme dont vous avez besoin, il...

Il faudra emprunter un peu.

Bon, ben, allons-y.

Comme vous voulez.

Vous en avez parlé à vos enfants ?

Non, pourquoi ?

Non, mais c'est juste que comme vous me disiez que votre fils était transformé dans sa nouvelle école,

je suis désolée.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Son bégaiement avait presque disparu.

Ben oui, et alors ?

Ben, il va devoir de nouveau changer d'école.

Ce que j'essaye de vous dire, Louise, c'est que vous ne repartirez pas de zéro.

Vous repartirez dans le rouge avec un mari au casier judiciaire chargé et deux enfants fragilisés.

Le tableau est pas très réjouissant.

Mais ils vont le tuer autrement.

Mais qui va le tuer ?

Mais je sais pas.

Les gardiens, les prisonniers, tout le monde.

Quoi ?

C'est Paul qui m'a dit.

Oh, Louise.

Je peux vous parler de femme à femme ?

Quoi ?

Vous savez, la prison, ça peut être une expérience très stressante.

Comment ça ?

Mais vous ne trouvez pas ça étrange qu'un jour avant sa sortie, il vous demande de transférer tout votre argent sur des comptes inconnus ?

Ben, sa photo a été diffusée ce matin à la télé.

Toute la prison veut le raqueter.

Peut-être.

Ou peut-être que c'est lui qui a informé les médias après s'être mis d'accord avec un gros caïd qui lui a offert sa protection.

Enfin, pourquoi il ferait ça ?

Quand on y réfléchit, ça serait immoral, bien sûr, mais ce ne serait pas illogique qu'il veuille tout garder.

Après tout, c'est lui qui a acheté ce ticket.

Et c'est lui aussi qui a pris le risque d'aller en prison pour l'encaisser.

Il veut peut-être changer de vie à sa sortie.

Non.

Non, non, non, pas Paul. Il ne ferait jamais ça.

Le même Paul qui joue aux jeux de hasard dans votre dos ?

L'argent ne change pas les gens, Louise.

Il révèle juste leur vrai visage.

Quoi ?

Je voulais savoir si vous avez des nouvelles de ma femme.

Non.

Vous êtes sûr qu'elle n'a pas laissé de message ? Louise Roussel ?

T'inquiète, quand elle appelle à la rampe, elle va te chercher.

Quoi ?

Tu ne fais pas confiance à ta femme ?

Je voudrais bien en parler.

Je suis désolé.

Je suis désolé.

Je suis désolé.

Je suis désolé.

Je suis désolé, pardon.

Je suis désolé, pardon.

Mais t'étais où ?

J'avais un rendez-vous.

Je l'ai raté.

Non.

Et heureusement.

Déjà qu'il a été dégoûté que papa ne s'en soit pas encore sorti.

Chut.

Chut.

Putain de ticket de merde.

Même quand j'ai de la chance, il faut que ça se retourne contre moi.

Mais arrête, Paul.

Tu veux dire des conneries ?

Ça n'existe pas, la chance.

Le hasard non plus, d'ailleurs.

Moi, je crois qu'au destin.

Je t'ai déjà dit comment je suis arrivé ici ?

Non.

Avant, j'étais dans le bâtiment.

Jusqu'au jour où une poutre m'est tombé dessus.

J'ai passé cinq mois à l'hôpital.

Bon, ils ont réussi à guérir ma guibole, mais j'ai jamais pu reprendre les chantiers.

Alors, je me suis mis à boire.

Un jour, ma femme en a eu marre, alors je l'ai cogné.

Mon fils s'est interposé et je l'ai cogné aussi.

Et comme si le bon Dieu voulait le punir, il s'est mis à boire lui aussi.

Jusqu'au soir où il est rentré mort de trouille, recouvert de sang.

Un couteau à la main.

Et alors ?

D'abord, j'ai beaucoup pleuré.

Puis je suis tombé à genoux pour remercier le Seigneur.

Mais pourquoi ?

Parce qu'il me donnait enfin l'occasion de me racheter.

Or, j'ai pris son arme et j'ai été chez les flics pour me dénoncer.

J'ai été heureux de le faire, de me sacrifier, d'avoir une chance de lui donner une vie meilleure.

Et c'est ce qui s'est passé.

Il a arrêté totalement ses conneries.

Il a eu un gamin.

Le petit Joao.

Tu comprends ?

Paul.

Il ne faut pas, Monsieur, que le nom déconné vous abuse.

L'air est aussi beau qu'il s'en puisse faire.

Écoutez seulement.

Je...

Je...

Je...

Je...

Je...

Écoutez seulement.

Je...

Je...

Je...

Je...

Je...

Il faut, Monsieur, que l'air soit accommodé aux paroles.

Parfois.

Je le sais.

Cette chanson me semble un peu ludique.

Allô ?

Louise ?

Oui.

Garde l'argent.

Quoi ?

Mais...

Écoute, on n'a pas beaucoup de temps.

C'est vraiment la dernière fois qu'on va se parler.

Je t'aime, Louise. Je t'aime, Louise. Je t'ai toujours aimé.

Mais tu mérites une belle vie.

Une vie faite de rêves, de voyages.

La vie que je n'ai jamais réussi à t'offrir.

Alors maintenant, je veux que tu rencontres quelqu'un qui te rende heureuse.

Toi et les enfants.

Non, attends. Qu'est-ce que tu es en train de me dire ?

Laisse-moi finir.

Tu vas me faire cette promesse et tu vas dire aux gosses que...

que je les aime.

Que j'ai toujours été fier d'eux.

Et que surtout, papa est parti la tête haute.

Sans peur.

Arrête, Paul.

Écoute, Louise. Laisse-moi au moins ça.

Laisse-moi mourir comme j'aurais voulu vivre.

Adieu, mon amour.

Paul, écoute.

Oh ! Elle est où là-dessus, Bruxelles ?

...

Oh ! Elle est où la tienne, Bruxelles ?

Oh !

Rousiel, tu m'entends ou pas ?

Ça va, oh !

Putain, t'es connu, t'es connu !

C'est une idée à la police !

Allez tous vous faire foutre !

Vous emmerdent, moi !

Vous n'aurez pas un centime !

Je suis un bonhomme !

Y'a quoi, maintenant ?

Y'a quoi ?

Paul !

Quoi ?

Ben, qu'est-ce que tu me fous ?

J'ai fait comme tu m'as dit, je me rachète !

De rater de quoi ?

De pas avoir été un auteur avec ma famille,

comme t'as fait avec ton fils !

Quel fils ?

Ben, ton fils, le père du petit Joao !

Le gars de la cantine !

Mais non, ton petit-fils !

Ah, je vais être grand-père !

Mais non, mais...

Rousiel, tu vas voir ce que tu vas faire !

Tu m'avais dit que t'es...

Oh, Rousiel, on va attraper ta mère, on va l'enculer !

Oh, putain !

C'est lui !

Ah, tu vas déguster, mon pote !

Fais un noeud de chaise !

Un quoi ?

Un noeud de chaise !

C'est quoi un noeud de chaise ?

Je sais pas ce que c'est, un noeud de chaise !

Non, je sais pas ce que c'est, un noeud de chaise !

Mais merde, t'as jamais fait de bateau ?

Non, j'ai jamais fait de bateau !

Fais une boucle avec un bout !

Ta gueule !

Ah, c'est bon, là !

Ben, j'ai prié pour toi !

Ta gueule !

Notre Père qui es aux cieux,

que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd'hui notre bat de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses,

que nous pardonnons aussi

à ceux qui nous ont offensés.

Et nous ne nous laisse pas entrer en tentation,

mais délivre-nous de la...

Amen.

Paul ?

Paul ?

Paul ?

Paul ?

Paul ?

Paul ?

Paul ?

Paul ?

C'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon.

Paul, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, elle a payé.

Elle a payé !

C'est fini.

Et merci, hein.

Merci pour mes gosses.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Générique

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci. Générique

Merci.

Merci.

Merci.

Il m'envole ?

Merci.

Il faut le temps qu'il digère un peu tout ça.

Il fait plaisir de vous revoir les enfants.

Il fait du bien de se retrouver en famille.

Merci.

Merci. On rentre à la maison ?

On n'a plus de maison.

Les acheteurs n'ont pas voulu décaler leur emménagement.

Ah.

On va chez mamie ?

Ouais.

Comme ça, elle serait contente de te voir.

On fera des balades en forêt. Allez.

...

Sous-titrage ST' 501

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Des chants de coton...

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Sous-titrage ST' 501 ...

...

Quand la musique est bonne

Quand la musique sonne

Sonne, sonne, sonne

Quand elle ne triche pas

Sous-titrage ST' 501

J'ai plus d'amour, j'ai pas le temps

J'ai plus d'humour, j'ai plus tout vient le voir

J'ai plus qu'un clou, qu'une étincelle

Des trucs en plomb qui me brisent les ailes

Un peu de sweet, un peu du king

Pas mal de filignées, de décibeles

C'est pas l'usine

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