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Original subtitles

- Big Steve a certainement raison

au sujet du jeune homme de 17 ans de Still.

Gostello boxe bien dans ce cinquième round.

Il a bien exploité sa gauche.

- On aurait pu penser qu'il était choqué

après le combat régional, mais il ne l'a pas montré, Jim.

- Quand je l'ai vu contre Prescott,

et que j'ai appris qu'il boxait pour l'or ce soir...

Il va y avoir des problèmes, un déséquilibre.

Comme je l'ai dit, je suis agréablement surpris.

C'est un combat bien meilleur que...

Il est évident que l'on ne peut pas faire bonne figure

en étant mis KO au premier tour,

mais il s'en est sorti et il a...

Oh, joli coup !

- C'est un sacré retournement de situation,

car le Taureau a toujours eu le menton solide.

Il est vraiment en difficulté au sixième round.

Ce grand gars, littéralement sorti de nulle part,

accule Gostello.

- Gostello va avoir besoin

d'un sacré courage.

Il le martèle de coups.

Oh, le rêve est en train de se volatiliser.

Regarde comment ils luttent dans le coin, John.

Il obtient maintenant un deuxième compte de huit debout.

Oh, un direct du droit.

- Mais il l'a arrêté !

Du calme, reste immobile.

- Bien joué, super !

- Jab. Frappe ma main !

Penche-toi et va à gauche.

Bien.

Bon garçon.

Un-deux.

Un-deux.

Allez, trop tard, trop tard.

Concentre-toi.

Jab.

Un-deux.

Essaie de toucher les paos, hein ?

Viens.

- Bien.

- Allez !

Sur la pointe des pieds !

Allez, jab ! Jab !

- C'est bon.

Ça s'est bien passé.

- Ah.

Oh putain.

- Laisse-lui une minute.

- Allez.

Allez, on n'a pas fini.

Allez, lève les mains !

Tu fais quoi ? - J'en ai fini.

Enlève ça, mec, c'est bon.

- Non, laisse ses gants, on n'a pas encore fini.

- C'était fini il y a 10 ans, Welly.

Allez.

- Hé, tu ferais mieux de venir ce soir.

- Sal.

- Putain.

Qu'est-ce qui se passe, hein ?

Enlève ça.

Putain de merde.

Oh, espèce de...

Merde.

Viktor, Viktor, que se passe-t-il ?

Allez, calme-toi. - Tu vois ?

- Quoi ? - C'est bon, c'est fini.

- Pourquoi ? - Elle a volé mon roi !

- Je ne suis pas assez payé pour ces conneries !

- Détends-toi, détends-toi, détends-toi.

Allez, assieds-toi.

Cherchons dans la pièce.

Peut-être qu'il est tombé par terre.

Jetons un coup d'œil rapide.

Il n'est pas dans tes poches ?

Vérifie ta veste.

- Non. - Non ?

- Elle l'a volé.

- Laisse-moi t'apporter quelque chose à boire.

Tu veux un verre ou quelque chose ? Peut-être du jus ?

- Oui. - Je reviens tout de suite.

Je reviens tout de suite mon gars, d'accord ?

On va le trouver.

Je te promets qu'on va le trouver.

Si je te lâche, Vik, tu descendras cette colline assez vite,

n'est-ce pas ?

- Hé !

- Oh, tu l'as trouvé.

Ton roi.

Ta pièce d'échecs.

Le roi que tu as perdu.

- C'est la troisième fois qu'il s'emporte ce mois.

- Il ne sait pas ce qu'il dit.

- Il représente un danger pour les autres résidents.

- Il suffit de savoir comment lui parler.

- Oh oui, et tu fais ça, hein ?

- Écoute, tu es bon avec lui, Sal,

mais tu dois lui parler.

Un tel comportement n'est pas acceptable, d'accord ?

- Quoi, c'est tout ?

Il va juste s'en tirer alors ?

- Becky, tu peux y aller.

Je veux parler à Sal une minute.

Pour quelqu'un qui est ici depuis aussi longtemps que toi,

tu devrais le savoir.

Tu es génial avec les résidents.

On le sait tous.

Mais s'entendre avec le personnel est tout aussi important.

- Tu n'as que le ring en tête.

Reste calme et détendu.

Ça va aller ?

Bonne chance.

Allez, champion.

- Assure-toi que ça ait l'air bien ce soir, d'accord ?

Pas de bêtises.

D'accord ?

- Allez.

- C'est ça, continue de bouger.

Bon travail, bien joué.

Reste sur tes gardes.

Bien.

- Qu'est-ce que tu fais, bordel ?

Laisse le garçon travailler !

- Bien.

- Ah, merde.

- C'était super, mec.

C'était bien, c'est mieux.

- De l'eau.

Qu'est-ce que tu fais, hein ?

Si tu veux être payé, arrête de déconner et fais ton boulot.

D'accord ?

Tiens.

Respire.

Par le nez.

Ça va, ça va.

Vas-y doucement, d'accord ?

Mon Dieu, Sal, laisse-le faire.

Allez, vas-y.

Bonne chance.

- Bon sang, mec, c'est la deuxième fois.

Tu as foiré deux fois.

Tu es venu ici aussi.

Je vais te faire dormir dans les rues de Cork et de Blake.

T'as qu'à revenir.

On te paye pour être un punching-ball maintenant ?

Tu brisais des hommes avant.

C'est qui ça ?

- Tu étais maigre avant.

- Tu veux une petite gâterie, gros con ?

- Non, merci.

Ça fait putain de plaisir de te voir.

- Toi aussi.

- T'es sorti quand ?

- Il y a quelques mois.

- Je suis désolé de ne pas être venu te voir.

- Ce n'est pas ta faute.

Je bougeais tout le temps.

- Putain, c'est pas croyable.

- Tu me connais, j'ai toujours eu mes habitudes.

- L'issue la plus sûre.

- Bien sûr.

Tu préférerais que j'aille balayer les sols, Sal ?

À ranger des putains d'étagères, hein ?

Non, je n'y retournerai pas.

Tu sais aussi bien que moi que je suis foutu.

- Hé, je ferme !

- Welly.

Il me déteste, il me déteste vraiment.

Toujours pas moyen de se débarrasser du vieux.

- Alors, pourquoi t'es là ?

- Un petit oiseau m'a dit que tu boxais encore,

alors je me suis dit qu'il fallait que je vienne voir ça.

- Eh bien, ça me garde en forme.

- Ah ouais ?

- Ça me rapporte un peu de fric.

- Tu mérites mieux, Sal.

Eh bien, j'ai quelques trucs en cours, je peux t'aider.

- Je ne veux pas de ta charité.

- Toujours aussi fier ?

Eh bien, c'était bon de te voir quand même.

Viens.

Fais-moi un câlin.

- Le grand gaillard. - Grand gaillard.

Le grand gaillard.

Prends soin de toi.

- Toi aussi.

Ah, espèce de salaud !

- Tu en veux une ?

Sale dégueu.

Qui est-ce ?

- C'est Molly, ma fille.

- Tu as une fille.

Tu ne pensais pas pouvoir me le dire ?

T'es toujours marié ?

- Je pensais qu'on en avait déjà parlé.

- Tu as une fille et tu portes cette putain de bague.

- Oh, Fay, pourquoi compliquer les choses ?

- C'est la définition de compliqué, Sal.

- C'est juste...

- Qu'est-ce qu'on est ?

- Qu'est-ce que tu veux que ce soit ?

- Eh bien, pour commencer,

je ne suis même jamais allée chez toi.

Où est-ce que tu habites déjà ?

- J'habite dans un champ.

- Oh, merde.

Où tu habites ?

- Dans un champ.

- T'es un connard.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Fay, ne pars pas.

Fay, où vas-tu ?

Non, je vais te déposer.

Bien joué, Sal.

Oh, putain de merde.

- Molly !

- Joyeux anniversaire.

Vous vous êtes disputées ?

- Tu t'es encore pris une porte ?

- Tu devrais voir l'autre gars.

Pas une égratignure sur lui.

Ça va aller, elle sait que ce n'est pas grave.

- Elle a 14 ans, tout est grave.

Euh, je sais qu'on avait dit demain soir,

mais j'ai besoin d'elle demain matin.

- Pourquoi ?

- Les parents d'Oliver viennent.

- Et alors ?

- Ramène-la le matin, d'accord ?

- Bonjour, Sal.

- Salut, mec.

J'aime bien cette voiture.

Très jolie.

Ils la font en beige. Tu savais ?

- Merci. - Un magnifique beige.

- Bonne journée. - Toi aussi, mon pote.

- Ramène-la demain matin !

- Demain matin. - N'oublie pas.

- Je n'ai que l'après-midi.

Je vais perdre la moitié de ma journée, compris.

On va à la plage ?

On va à la plage alors ?

- Peu importe.

- Je t'ai apporté quelque chose.

Tu peux l'ouvrir maintenant.

C'est rare.

Très peu de gens en ont.

- Tu ne t'es pas fait assommer ?

Merde, je dois y aller.

Je t'appelle plus tard.

- Voilà.

Reprends-toi.

Comment ça va à l'école ?

- Bien.

- Tu sais, tu dois étudier dur et rester disciplinée.

- Tu n'y allais presque jamais.

- Eh bien, oui.

C'est pour ça que je sais ce que tu dois faire.

Comment ça va avec Oliver ?

Il est comment ?

- Il ne m'a pas molesté.

- Quoi ?

- C'est ce que tu veux savoir, non ?

- Non, ce n'est pas ça !

Je demande s'il est correct avec toi.

Bon sang, Molly !

Tu aimes être ici à Still ?

Sérieusement, ça te manquerait si tu partais ?

Je demande juste parce que je pourrais partir,

aller à la campagne ou quelque chose comme ça.

- Tu m'as vraiment amené ici pour me dire ça ?

T'es un putain d'inconnu pour moi.

- Oh ouais.

- Vous me suivez ?

- C'était toi le gars sur les posters en prison ?

Qu'est-ce qu'il dit ?

- J'en sais foutrement rien.

Tu paries sur les courses ?

- Les courses ?

- Les courses de sous-marins.

Il me bat tout le temps.

- On pari toujours nous.

- C'est qui là ?

- Molly. - Molly ?

Eh bien, putain !

Je me sens comme un vieux con.

Elle avait quelques mois quand je suis parti.

- Elle a 14 ans aujourd'hui.

- Elle a 14 ans ? - Oui.

- Oh, que Dieu la bénisse.

- Elle est de mauvaise humeur. - Ah oui ?

- Oui. - Eh bien, elle a 14 ans.

Ah.

Tu sais, on peut être intelligent et fier.

Mais tu as toujours joué les difficiles.

Appelle-moi.

- Je dois y aller. - C'est comme faire du vélo.

- À plus tard.

- Hé beau gosse, on aime les jeunes filles ?

- C'est sa fille, espèce d'idiot.

- Comment je pouvais savoir ?

- Tu vas m'ouvrir la porte ?

- Bonjour, Still.

Vous écoutez Still Local FM.

- Tu veux encore du jus, Mol ?

- Allô ?

Oh, je ne suis pas de service, pas vrai ?

Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Je lui ai dit que je prendrais ce jeu d'échecs...

Quoi ?

J'arrive tout de suite alors.

Chérie, tu peux prendre tes affaires, s'il te plaît ?

- Quoi ?

- Tu peux prendre tes affaires, s'il te plaît ?

J'ai besoin que tu viennes avec moi.

- Pourquoi ?

- Parce que j'ai besoin que tu viennes avec moi.

- Oui, mais est-ce que je suis obligée ?

- Oui !

Prends tes affaires et viens avec moi, s'il te plaît,

mon canard !

Allez.

Reste là, s'il te plaît, ma puce.

Vas-y !

- Comment va-t-il ?

- Passe un peu de temps avec lui.

- Oliver est assez chiant.

Il travaille dans l'informatique,

et je déteste les ordinateurs.

- Je n'ai même pas de smartphone.

C'est vrai qu'il est chiant, hein ?

Ugh !

Il m'énerve.

Ugh !

Désolé.

T'as déjà joué aux échecs ?

Je peux m'en sortir, oui. - Donc c'est...

- Ce n'est pas échec et mat. - Mais c'est échec.

- Pas question que je perde en faisant semblant

de te montrer comment jouer.

Eh ben, c'est pas croyable.

Échec direct.

- Oh, j'ai le cœur qui bat la chamade.

- Pourquoi ? - Ça ne devrait pas.

Mais j'ai l'impression qu'un faux pas et alors...

- Prédateur, comme si j'allais...

- Oui, comme un requin. - Te tuer.

- Oui.

- Je ne te ferai pas ça.

Désolé pour ce que j'ai dit à la plage.

Je ne voulais pas, euh... - Non, c'est bon.

- Tu sais, si je déménageais,

tu pourrais venir vivre avec moi.

J'ai économisé pour une maison.

Je veux t'y emmener.

Je sais que tu es en colère contre moi,

et tu peux l'être.

- Je ne sais pas.

- Ne triche pas.

- Où est-elle ? Molly ?

- Tu ressembles à la faucheuse.

Que se passe-t-il ? - Molly ?

- Tu m'as complètement embarrassée

devant les parents d'Oliver.

- J'étais pris dans le moment.

C'est tout. - Ouais.

Non, eh bien, je sais où t'étais,

parce que j'ai appelé Golden Brook.

Tu l'as emmenée voir un résident mort ?

- Pas du tout.

On y est allés, et c'est Vik...

- Maman, ce n'était pas comme ça.

- Molly, monte dans la voiture, s'il te plaît.

- Non, Maman, s'il te plaît. - Je ne suis pas d'humeur.

Monte dans la voiture, merci.

- À plus tard.

Allez, Elaine.

- Si tu ne respectes pas les règles, alors moi non plus.

- Qu'est-ce que ça veut dire, bordel ?

- Ça veut dire que je te donne une porte de sortie.

Je ne vais plus te forcer à venir la voir.

Tu n'as plus à t'inquiéter de manquer son anniversaire,

d'acheter ses affaires d'école, va-t'en.

Va et vis ta vie.

Fais semblant de ne pas avoir de fille.

- Quand ai-je jamais souhaité ça ?

- Ce n'est pas le cas ? - Jamais.

- Oh, parce que c'est la façon

dont tu t'es comporté toute sa vie.

- Ah bon ? - Ouais.

Et je ne vais pas te laisser défaire tout mon dur travail

car tu as eu envie d'être un père pendant cinq minutes.

- Tu ne peux pas me l'enlever, alors.

- Je pense que tu verras que je peux.

- D'accord. - Ouais.

- Vas-y alors.

Comme c'est cruel !

- Ne me provoque pas.

- Comment est-ce que je te provoque ?

C'est toi qui me provoques.

Qu'est-ce qu'il me reste si tu me prends ça ?

Quand est-ce que j'ai demandé ça ?

Qu'est-ce que c'est ? - Prends ça...

Tu vas devoir trouver une autre adresse

car je ne veux plus recevoir ta merde...

- Ouais, tu ne peux pas... - dans ma maison.

- Tu ne peux pas m'aider ?

- Débrouille-toi - Espèce de salope.

- Bon, on rentre à la maison.

- Sale peau de vache malveillante.

Putain de merde.

Oh, bordel de merde.

- Appelle-moi si tu as besoin de quelque chose.

- Allez, allez, allez !

Super.

Tiens, tiens, tiens.

- Ah ! - Tiens.

- Et un double.

- Bonsoir. - Salut, mec, ça va ?

- Ouais, je suis ici pour voir Vince.

- Ah bon ? - Ouais.

- T'es qui, bordel.

- Je m'appelle Sal. - Tu t'appelles Sal ?

Et qu'est-ce que tu veux, Sal ?

- Voir Vince.

- Tout le monde veut voir Vince.

- D'accord.

Eh...

Sal Gostello.

- Ah ouais ?

T'es le Taureau ?

- Oui, c'est moi. - Vraiment ?

- Oui.

- Tu boxais avec mon père.

- Qui est ton père ?

Big Dave Burdett.

- Oh, putain, ouais.

Park Gym, un gars costaud, ouais.

- Ouais, ouais, ouais. - Comment il va ?

- Il va bien.

Il fait un tour dans le nord.

- Oh, merde, je suis désolé.

- C'est bon, il se plaît bien là-haut.

- Je parie qu'il adore.

Ça lui ressemble.

- Allez, vas-y mon pote.

Continue et tu sauras où aller.

- D'accord.

- Si t'as des problèmes, demande Petit Marcus.

- D'accord, super. - À plus, mec.

Prends soin de toi. - Ouais, toi aussi, mec.

Passe le bonjour à ton père.

- D'accord, merci, mec. - Salut, mon vieux.

Voyons voir.

- Vas-y doucement.

Doucement, doucement, doucement, doucement, doucement.

Comment tu trouves ça ?

- Douloureux.

- Ça a l'air douloureux ? - Oui.

- Les meilleures conneries le sont toujours, pas vrai ?

James !

Je contrôle donc les paris, je fournis le lieu,

je m'occupe de la sécurité et je choisis les combattants.

Ce n'est pas cette merde de col blanc,

où même quand tu gagnes, tu perds, Sal.

James.

Tu serais surpris de voir combien les gens paient

pour une baston.

Tu ne sais pas ce que la moitié de cette merde va rapporter.

C'est énorme.

- Ouais.

Si tu peux rendre ça légal.

- On veut tous du sang, qu'on veuille l'admettre ou non.

C'est notre plus...

C'est notre besoin le plus primitif, et on en a été privés.

C'est une nouvelle ère, Sal.

Je mène la charge.

J'ai 15 ans à rattraper.

Je ne laisserai pas ces putains de réglementations

m'entraver.

Oh, j'ai une faveur à te demander.

Un arbitre qui s'est désisté pour le prochain combat.

On a besoin d'un gars neutre.

C'est toi.

- Merde, ce n'est pas si simple.

- Qu'est-ce qui ne l'est pas ?

- Être arbitre ce n'est pas si simple.

- Tu dois juste rester là

pendant qu'ils se foutent sur la gueule.

Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Putain, c'est...

- Sal. - Ce n'est pas mon truc, mec.

- Ce n'est pas ton truc mais te faire casser la gueule, si ?

Après toutes ces années, tu vas me dire non ?

Non.

- Hé, merde.

- Tu dis non ?

Tu ne peux pas.

C'est moi.

Qui te connaît mieux que moi ?

- Merde.

- Enlève ta veste.

Voilà, c'est bon.

Brave gars.

Rapprochez-vous, s'il vous plaît.

- T'as faim, mon grand ?

- Je veux un combat propre.

Ça veut dire qu'on crève pas les yeux, pas de morsures,

pas d'hameçonnage, pas de coups à l'arrière de la tête.

Si un homme tombe, je veux de l'espace,

s'il vous plaît, d'accord ?

Séparez-vous.

Allez, combattez.

- Choppe-le !

Enfoiré, frappe-le !

- Vas-y et bousille-le, putain !

- Crochet du gauche, puis jab !

Non ! Reste là !

Prêts ?

Combattez.

Hé, hé, hé, hé, hé, hé !

Laisse-lui de l'espace !

Laisse-lui de l'espace, laisse-lui de l'espace !

- Allez !

C'est bon ? C'est fini ?

- Attends, recule, recule, recule.

T'abandonnes ?

- T'en veux encore ?

- Ça va ? T'es sûr ?

Allez, combattez !

- Reste sur le putain de sol ! - C'est bon, mec.

Hé, aide-moi à le relever.

- 80.

- Il a besoin d'un médecin.

- Y'a pas de putain de médecin, quel médecin ?

- Attends, attends, hé, ouah.

Hé, t'es la putain de Mère Teresa ?

- Eh bien, il est...

- Hé, ne t'inquiète pas pour ces idiots.

S'ils se blessent, c'est leur problème.

Ils connaissent les règles, Sal.

Ce sont les règles d'un comportement modérément violent.

Tiens, ouvre-la.

- Qu'est-ce que c'est ? - Ouvre-la.

Maintenant, tu en veux encore, ou tu préfères torcher le cul

des gens toute la putain de journée ?

Toi.

Viens ici.

Tu sais qui tu es ?

Tu sais qui tu es ? Regarde-moi.

Regarde-moi.

Tu es le putain de Taureau, Sal.

Hé, tu es Le Taureau.

Voilà qui t'es, le Taureau de Burnsfield, Sal.

Ça ne change pas.

Peu importe ce qui se passe ici, ça ne change pas.

Ça ne changera jamais.

On ne change pas.

Les gens comme nous ne changent pas, Sal.

On dirigeait cette putain de ville.

Tu te souviens de ce putain d'escalier ?

Costumes Armani et un petit agent de sécurité,

et John avec ses putains de cheveux stupides.

Tu te souviens ?

Ces moments-là,

ces moments-là, Sal,

je veux plus de ces moments-là.

- Ouais. - Ça ne te manque pas ?

- Ouais. - Très bien, très bien.

Alors arrête de jouer avec ta bite,

et viens boire un putain de verre avec moi.

- C'est Molly. Vous savez ce qu'il faut faire.

Laissez un message. Bye !

- Oh, putain.

Tu peux appeler Elaine, s'il te plaît ?

Je suis ici pour Molly. - Sal.

Elaine ?

Sal est là.

- Bonjour, je suis là pour prendre Molly.

- Je ne fais pas ça, Sal.

- Non, tu n'as rien à faire,

juste, appeler Molly et on va y aller.

- Non, ça ne va pas être possible.

Tu dois partir, ce n'est pas ton jour.

- Eh bien, je suis son père, et j'ai le droit de la prendre.

- Eh bien, si tu es son père, tu dois agir comme son...

Écoute, Sal, je ne suis pas d'humeur.

C'est...

On a un accord et ce n'est pas ton jour.

Alors, tu dois partir.

- Oui, c'est juste une petite visite, juste pour...

Je comprends ce qui s'est passé, et je veux juste

qu'on aille prendre un petit milkshake ou quelque chose.

Non, non, ce n'est pas comme ça que ça marche.

- Oui, mais... - Tu...

S'il te plaît, écoute-moi.

Tu dois vraiment arrêter ça parce qu'on en a assez.

- Qui ça on ? - On a eu 14 ans de ça.

- De quoi tu parles ?

- 14 ans de toi à juste papillonner ici et là.

La vie ne fonctionne pas comme ça.

Tu joues avec la vie des gens.

- Je prends des putains de décisions.

- D'accord, va...

- Donc je viens la chercher aujourd'hui.

- Mais aujourd'hui ce n'est pas...

- Je comprends que tu aies le cœur brisé,

car je t'ai quittée, et que c'est le bordel dans ta vie,

mais ce que je te dis, c'est que...

- Ma vie est un bordel ? - Je suis venu la chercher.

- Regarde ma vie.

Ma vie n'est pas un bordel.

- Oh, alors c'est de ça qu'il s'agit.

Alors, eh bien, appelle ça une putain de victoire.

Mais je suis juste là pour la récupérer.

- Non, tu ne peux pas la traiter comme ça.

- Je ne la traite pas mal.

Je suis là.

D'accord, mais ce n'est pas ton jour,

donc tu ne peux pas être ici et tu dois partir.

- Je ne vais nulle part.

Si tu ne pars pas, je vais appeler la police.

- Appeler la police ?

Ouais, vas-y.

Ouais, je devrai appeler la police.

- Dis-leur, Le père est venu pour l'emmener déjeuner.

Je ne sais pas où elle est car je suis un parent terrible.

Je ne sais pas quand elle reviendra,

alors je vous ai appelés pour me protéger.

Vas-y putain, appelle-les et je les défonce.

Je jure devant Dieu, je vais défoncer chaque flic.

Fais-les venir ici.

Appelle-les, j'attends.

Je ne vais nulle part. - Police, s'il vous plaît.

- Je ne vais nulle part.

Tu appelles vraiment la police ?

Tu te fous de moi ?

Elle te détestera pour ça.

Je ne plaisante pas.

Appeler la police ?

Pour quoi ?

Qu'est-ce que j'ai fait ?

Rien !

- Va !

Sortez d'ici ! Allez !

Allez, sortez d'ici !

Dehors !

- Une seconde, Eileen, désolé.

Oui ?

- Sal, j'ai encore une petit boulot pour toi.

Il y a quelques voyageurs.

De vrais salauds.

Sal ?

- Ouais.

Quand ?

- Je t'enverrai les détails demain.

- D'accord. - Sal.

Pas d'appels privés au travail.

- Ouais, désolé.

Ça n'arrivera plus.

- Sal.

Welly veut te parler.

- Hein ?

- Le vieux veut te voir.

- Pourquoi ?

- Merde, tu le connais, il ne dit jamais pourquoi.

- Tu as compris comment t'en servir ?

- Oui.

Tout était différent à mon époque.

Pas de courriels à confirmer.

Tu disais que tu allais être là, et tu y étais.

- Ils n'avaient pas d'électricité à ton époque, non ?

- Ouais, va chier.

En tout cas, j'ai un bon combat pour toi demain.

Un nouveau, Logan Burns.

- Demain, c'est ça ?

- Oui. Pourquoi ?

- Merde, j'ai un truc.

- Quoi ? - Juste quelque chose à faire.

Rien d'important.

- Eh bien, viens demain.

- Je ne peux pas.

- Oh.

Rappelle-toi que c'est toi qui m'as demandé

d'aller chercher les combats.

- Ouais, eh bien, on ne peut pas faire ça un autre jour ?

- Tu sais, j'entends des choses.

- Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ?

- Je suis peut-être un vieux salaud,

mais je ne suis pas stupide.

La dernière fois que tu t'es mêlé à ce connard,

tu as failli tout perdre.

N'oublie pas ça !

- Je suis libre la semaine prochaine.

Non, va te faire foutre !

Non !

Putain de merde.

- Big Shane ne rigole pas.

McQueen non plus.

Comment ça va ?

- Toujours un plaisir de te voir, Vincent.

- Ça va ?

- Maintenant, écoute-moi bien, Taz.

Je veux faire ça correctement.

Après le combat d'aujourd'hui, c'est putain de terminé.

Je ne veux plus entendre de conneries venant de toi.

Plus de critiques sur la famille.

- Parfait, tu as ma parole.

Après que mon gars aura défoncé le tien,

l'affaire sera réglée.

- Dans tes putains de rêves.

- Oh, on se serre la main et on devient amis après ?

- Je ne pense pas.

Bref, lequel d'entre vous clowns prend l'argent ?

Ce serait moi.

Donc, voilà nos gars pour la sécurité.

Sal ici est notre homme neutre.

Il arbitrera le combat.

Si tout le monde est d'accord,

vous me remettez tous les deux vos 15 mille.

Je vais les garder.

Dès qu'on a un gagnant, vous obtenez vos 25 mille de gains,

moins les 5 mille de frais, qu'on gardera, bien sûr.

Si vous êtes d'accord avec les termes, dites « Oui. »

- Oui. - D'accord.

Teabag va prendre l'argent.

Amenez vos gars ici.

- Donne-moi ça.

- Je te connais.

Je te connais, je t'ai vu.

Je le reconnais.

- Ça ne veut pas dire que tu le connais.

- D'où tu viens, mon grand ?

- Il vient de Still, il est réglo.

On boxait ensemble.

- J'espère que tu ne te fous pas de nous, Vince.

- Pourquoi t'as l'air si nerveux, mec ?

- Il n'est pas nerveux.

C'est son visage, Paddy.

- Alors pourquoi il ne parle pas, hein ?

T'as donné ta langue au chat ?

- Qu'est-ce que tu veux que je dise, bordel ?

- Ne me parle pas sur ce ton.

- C'est ça, Vince ?

Tu te fous de nous ? - Je suis quelqu'un de réglo.

Tu le sais, tu me connais.

- Écoute, écoute, je vais m'éloigner.

Réglez ça entre vous, je ne dirai pas un mot.

- Non, non, tu ne vas nulle part.

- Quoi, t'es un putain de flic ?

- De quoi tu parles ? - C'est quoi ce bordel ?

- Recule, espèce de connard !

- Les gars !

- Les gars!

- Qu'est-ce que tu fais ?

- C'est quoi ce bordel ? - Pas besoin de ça.

Pas besoin de s'exciter. - Maintenant, écoute.

- On sait pourquoi on est là. - Tais-toi une seconde.

- Je n'aime pas sa gueule.

Je ne lui fais pas confiance. - Je n'aime pas la tienne

mais on fait des affaires ensemble.

D'accord, d'accord, il n'arbitrera pas le combat.

Teabag arbitrera le combat.

Sal se cassera.

On peut continuer, pas de problème, c'est réglé.

- Je vais te dire ce qui va se passer.

Tu vas te battre. - Non, non.

Contre qui il va se battre ? - Leon !

- Tu ne peux pas faire ça.

- C'est exactement ce que je fais.

Maintenant écoute-moi. - T'aurais pu me le dire hier.

Ferme ta petite gueule pendant 30 secondes.

C'est difficile de m'entendre penser avec cette coiffure.

S'il est vraiment qui il prétend être,

alors il se battra contre mon Leon ici, d'accord ?

Pas de questions, on va le faire.

Mais s'il ne le fait pas, eh bien,

j'espère que vous avez fait la paix avec le Tout-Puissant,

car vous êtes sur le point de faire face au déluge.

- Ah ouais ? - Ouais.

- On peut avoir une minute ?

- Prenez une minute, et pas une putain de seconde de plus.

- Écoute, on monte dans la voiture et on s'en va.

Pas besoin de faire ça.

Tu peux refuser. - Comment refuser ?

Il a un putain de fusil à pompe.

Il va nous canarder dès qu'on partira

et l'autre a une putain de machette.

On est foutus.

Si je ne me bats pas, ils nous tueront.

- Brave gars.

- C'est ça, brave gars.

- On peut aussi en tirer du fric, c'est bien.

- Super, autant baisser mon froc aussi.

Salaud !

Tu te fous de moi ? - 10 mille sur ton gars.

- Disons 15 mille.

- 15 mille, marché conclu.

- C'est quoi ce bordel ?

Je veux me battre !

- Calme-toi, fiston.

Calme-toi.

Éloigne-toi, enfoiré.

- D'accord, pas besoin de me crier dessus.

Toi aussi.

On est potes, mon frère.

Ça va ?

- Venez ici, approchez.

Pas de règles.

C'est fini quand un homme dit stop.

Allez-y.

- Fous-lui une raclée !

- Pourquoi tu donnes des putains de coups de pied ?

- Il donne des putains de coups de pied à notre gars !

Il lui donne des coups de pied dans les putains de genoux,

Paddy !

Pas les putains de genoux, Paddy.

- Allez ! Allez !

- Ah, putain de merde !

Ah, merde !

Enfoiré.

- T'es dans un vrai combat maintenant.

Paddy, il ne peut pas le mordre comme ça.

Enfoiré.

- Vas-y, chope-le.

Voilà. - Très bien.

Recule, recule, recule, recule, recule.

- Allez, fiston ! - Encaisse.

Lève-toi. - Encore, encore.

- Allez, combattez !

- Ah, il est fini.

- J'ai vu ce que t'as fait !

Viens ici, viens ici.

- Il est fini.

- Comment va ta main ?

Ça va aller, continue de te battre.

Continue de te battre. - C'est fini, Paddy.

Arrête le combat. - Ce n'est pas fini !

On a dit que ce n'est pas fini

tant qu'un homme ne dit pas stop.

Bats-toi ! Frappe-le !

Frappe-le, fiston !

- C'est ça, c'est ça !

Mange-le tout cru !

Bats-toi encore !

- Bats-toi, bats-toi ! - Chope-le, fiston !

- C'est bon ?

Il est KO.

- C'est bon, emmenez-le.

- Ce n'est pas encore fini !

- Bon travail, bon travail, bon travail.

- Lève-toi, c'est ça. - C'est fini.

- Paddy, Paddy, Paddy !

- Respire, respire, tu peux le faire.

- Tu te fous de moi ! - Ce n'est pas encore fini.

Ce n'est pas encore fini, bats-toi.

- Il n'arrive pas à tenir debout !

- Ce n'est pas fini.

- Putain, tu le maintiens debout !

- Finis ce que t'as commencé maintenant, ou on le fera.

- Finis-le, Sal.

- Relève-le, relève-le.

C'est pas encore fini, fiston.

Relevez-le, relevez-le. - C'est ça, bravo.

- C'est fini, Paddy.

- Tenez-le.

Il n'est pas encore fini.

Ce n'est pas fini tant qu'un homme ne dit pas stop.

D'accord, continue.

- Allez, Leo, frappe-le !

- Maintenant, tu vas rester sur le putain de sol.

- Je ne peux pas.

- Il est toujours debout.

- Il abandonne, Paddy !

Paddy, il a abandonné ! C'est fini !

- Encaisse, encaisse, tiens bon.

- Tu te fous de moi ?

- Non, je ne peux pas.

C'est bon. - Hé, il a abandonné !

- Sal, Sal, Sal, termine ton putain de combat.

Il y a 15 000 en jeu. - J'arrête.

- Termine le putain de combat. - J'en ai marre.

Je te paierai. - Vince, il a abandonné !

- Sal !

Merde !

- Vince, l'argent l'emporte.

- Allez, mon garçon !

- Ton homme l'a dit.

- Il a abandonné.

L'argent prévaut, allez.

- Bon, tu gardes les cinq que tu m'as donnés.

Je te donnerai 10 dans une semaine.

On se voit dans une semaine.

- Mille par jour pour chaque jour de retard.

- D'accord.

Ne me fais pas attendre, ou on se reverra.

- J'ai quelque chose pour nous.

- Ah ouais ? - Ouais.

Pas juste les miettes de ce trou paumé, de la vraie thune.

- Tu n'en as pas eu assez tout à l'heure ?

- Eh bien, t'as prouvé que tu pouvais gérer.

- Tu m'as baisé, Vince.

- J'ai fait ça ?

- Ouais.

- Ce n'est pas moi qui nous ai mis 15 mille sur le dos, Sal.

C'était toi.

T'avais gagné le combat.

- J'étais là parce que tu m'as invité, putain.

T'avais l'argent dans le creux de ta main,

et tu l'as foutu en l'air.

- Tu m'as foutu dit de venir.

- Tu aurais pu le finir mais t'as pris une décision.

- Je savais que j'aurais pas dû venir.

J'ai décidé de ne pas le tuer.

Il n'est pas assez intelligent pour savoir

qu'il y serait resté, putain.

Je l'aurais tué, putain.

Je l'aurais tué.

- Ils les font plus petits.

- De quoi tu parles ?

- Les foutus œufs.

Ils les font plus petits.

- T'es taré.

De quoi tu parles, bordel ?

- Il est plus petit, Sal.

- Vince, j'ai des responsabilités...

Je dois penser à Molly.

- C'est exactement pourquoi tu dois faire ça.

C'est vrai. - Ouais.

- Tu le veux ou pas ?

- Non.

Putain de merde !

- C'est vraiment triste, la façon dont tu vis !

VINCE ET SAL VONT AUX JEUX OLYMPIQUES.

- Utilise ton jab.

Hé, hé, hé, hé, hé, hé ! - Allez !

- Hé, hé, hé, hé !

Tiens-toi bien.

Voilà.

Bons garçons.

Profitez-en, d'accord ?

C'est ça. - Bon garçon.

- 240 000 pour une maison ?

Chérie, je te l'ai dit 100 000 fois.

- Ils n'y vivent pas.

Chut, chut, tout va bien.

- Ah.

Allô ?

- Tu comptes venir aujourd'hui ?

- Oui, j'arrive tout de suite.

- Ça ne me rassure pas, Sal.

- Merde. Je suis vraiment désolé, Karen.

- Prends la journée.

Tu en as clairement besoin.

- Oh, le voilà.

Merci d'être venu.

Tu continues à baisser ta gauche.

Tu ne peux pas faire ça contre Monroe.

- Monroe ? - Oui.

L'autre gars s'est retiré.

Ils veulent que tu le remplaces.

Cache ta joie.

Hé, si tu ne peux pas tenir la distance,

il te mettra une raclée.

- Je pense que je pourrais l'avoir.

- C'est ça.

Il n'a pas ton jeu de jambes,

même pas dans ses rêves les plus fous, Mo.

- Merci, Cuz Tomato.

L'avoir ?

T'es complètement con ?

Laisse-moi t'expliquer.

Tu n'es pas la star ici.

- Ouais, je sais.

J'en ai marre d'être un punching-ball.

- Tu me fais rire.

Tu passes cinq minutes avec ton petit pote gangster,

et ensuite tu es trop bien pour nous.

- Hé, Welly.

- Einstein, nettoie ça.

- Putain.

C'était un peu trop, non ?

Il n'a que de bonnes intentions.

- Je baisse ma gauche.

Ah ! - Oh.

- Voilà.

Entrez. - Merci.

Vous disiez que ses allergies sont...

- Blé et céleri.

- Super, d'accord, donc...

Ce sera de toute façon sur les papiers, donc.

Mais voici la grande salle, où on mange tous ensemble.

- Oh, charmant.

- Je suis tellement désolé.

- Regarde, Maman. - Je suis tellement désolé.

Je dois prendre cet appel.

Je reviens tout de suite.

Allô ? - Bonjour.

Est-ce que je parle à M. Gostello ?

- Oh, tu pourrais t'occuper de Mme Fownes, s'il te plaît ?

- Allô ? - Oui, c'est lui.

- Il y a eu un incident avec Molly.

On a besoin que vous veniez à l'école, si possible.

- Est-ce que tout va bien ?

Laura.

- Ça dépasse l'autorité de l'école, Sal.

Comment ça se passe à la maison ?

- Qu'est-ce que je peux dire ?

J'ai échoué avec ma fille.

Écoute, si tu appelles la police, c'est fini.

Ça changera le cours de ses 20 prochaines années.

Elle n'a 14 ans.

Elle est juste en colère.

C'est la première fois, ce n'est pas elle.

Je te le dis, ce n'est pas elle.

Je ne sais pas ce qui s'est passé ici,

mais ce n'est vraiment pas son genre.

- C'était dans son sac.

Je ne peux pas juste...

Je ne peux pas juste l'ignorer.

- Et si je la prenais ?

Allez, Laura.

On fumait plus que ça à l'arrière de ta voiture.

Pas vrai ?

C'est une erreur.

J'en prendrai la responsabilité si nécessaire.

Mais ne la blâme pas.

C'est une gentille fille.

- Eh bien, c'était bon de te voir, Sal.

- Merci.

- Tel père, telle fille.

- La dernière chose que je voulais être en grandissant,

c'était comme mon père.

Il me battait comme un fou.

Il utilisait une ceinture.

Je pense qu'il m'a plus battu avec cette ceinture

qu'il ne l'a portée.

C'est pourquoi j'ai commencé la boxe,

parce que je voulais lui fracasser le crâne.

Mais pas juste un peu.

Je voulais le faire avec une vraie précision.

Puis, quand tu es née,

j'avais tellement peur que tu finisses comme moi.

Et puis je ne savais pas comment gérer

cet amour véritable de toi et de ta mère,

alors je vous ai repoussés toutes les deux.

Tu feras des erreurs, des tas.

Pas parce que tu es comme moi.

C'est juste que ça fait partie de la vie.

Mais ce n'est pas, euh, ce n'est pas pour toujours.

L'école, ce n'est pas pour toujours.

Cette ville...

Que tu m'aimes ou non,

Je ne suis pas en colère contre toi.

Je veux juste le meilleur pour toi.

Je suis fier de toi.

Que s'est-il passé ?

J'ai eu l'école... - Elle va bien.

- Que fais-tu ici ? - Elle va bien.

Ils m'ont appelé, parce qu'ils ont essayé de te joindre...

Elle se sent juste un peu patraque, pas vrai, Mol ?

- T'es malade ? - Oui.

- Ça va ?

Oh mon dieu, j'étais mort d'inquiétude.

Viens, on va rentrer à la maison.

Molly ?

- Ça va aller, ma belle.

D'accord ?

- Allez, chérie, allez.

Molly.

Molly, allez ma puce.

D'accord.

Ça va aller.

D'accord ?

- Non, je suis désolé.

J'ai juste eu un imprévu.

Je suis en route maintenant.

- Non, ne te dérange pas, Sal.

Laisse tomber, d'accord ?

C'est ma faute.

- Karen, s'il te plaît.

- Tu ne prends jamais ce travail au sérieux.

Je ne suis pas sûre que ce soit le bon endroit pour toi.

J'ai demandé à Becky de reprendre le poste.

- Becky ? C'est une putain d'idiote !

Elle ne se soucie pas des résidents.

Karen, c'est une err... - Et toi, tu t'en soucies ?

- Karen.

Je viens collecter mes 15 mille. - Paddy.

- Salut Sal.

- Content de te voir. - Content de te voir.

- [Vince] Oh, le champion.

Tu joues.

- Non, je joue aux échecs.

- Tu joues aux échecs ? - Oui.

- Oh, t'es devenu un sacré petit malin.

- Et merde.

- Ça va, Sal ? - Oui.

Le boulot tient toujours ?

- Oui.

- Bien, alors je suis partant.

Je le ferai.

- Qu'est-il arrivé à M. Je Suis Trop Fier ?

Où il est passé ?

- J'en ai besoin.

- Vraiment ?

Non, Sal.

Ce n'est pas pour toi.

T'es trop vieux maintenant.

Et tu as une vie, une vraie vie, non ?

Tu as une fille et tout ça, tu te souviens ?

- Je dois la sortir de cette putain de ville, Vince.

J'en ai besoin.

- Ça va aller, Sal.

Tu veux une friandise ?

- Belle journée, n'est-ce pas ?

Un jeu d'enfant, les gars.

Juste quelques connards à l'intérieur.

Du gâteau.

File-moi une frite.

- Quand ? - Vendredi.

Fin de semaine.

Le coffre sera plein des recettes de la semaine.

- Je me bats vendredi.

- D'accord, on fait le boulot, on va chez Boucher,

tu vas directement au combat après.

C'est l'alibi parfait.

Il doit y avoir 500 putain de mille dans ce coffre.

Suffisamment pour changer de vie.

- Bonne chance, mon grand.

- Ça va, Sal ?

- Salut, Barry.

- Comment ça va, mon pote ? - Bien.

J'enlève la veste ? - Oui, oui.

J'attends ça avec impatience, mon pote.

Fais attention à lui, par contre.

Il est super rapide.

- Allez, monte sur la balance.

- D'accord.

Très bien.

95 kilogrammes.

C'est un peu lourd.

- Et l'autre gars ?

- 88.

Eh bien, tu es le remplaçant, non ?

Ils ne peuvent pas se plaindre.

C'est ton jour de chance.

- Eh bien, on prendra tout ce qu'on peut, hein ?

- Très bien.

Tu peux y aller.

- Merci pour ça.

À plus tard.

- À plus tard, mon pote.

Passe une bonne journée.

D'accord, c'est parti.

- Ça va, fiston ?

J'ai combattu pour un titre ici.

Il y a presque 40 ans.

- Ah ouais ?

- Ouais.

Ça sent toujours pareil.

- Comment ça s'est passé ?

- Horrible.

J'étais mort de trouille.

J'ai combattu un dur à cuire.

On aurait dit qu'il avait du plomb dans ses gants.

Il m'a foutu une sacrée raclée.

C'est là que j'ai su,

que je n'avais pas ce qu'il fallait.

J'ai abandonné cette nuit-là.

J'ai juré de ne plus jamais le faire.

Mais je l'ai fait.

Je t'ai abandonné, Sal.

Je ne te laisserais pas arrêter.

Peut-être que je, euh,

vivais mes rêves à travers toi.

Ce n'était pas juste.

Tu es un sacré dur à cuire, fiston.

Un grand combattant.

Le meilleur que j'aie jamais entraîné.

Maintenant, soyons honnêtes.

Tu es trop beau pour être un simple faire-valoir, hein ?

- Je serais perdu sans toi.

- Alors, qu'est-ce que tu en dis ?

Une dernière danse, hein ?

- Dale, s'il te plaît, mets ça dans le vestiaire pour moi.

Je reviens tout de suite. Je dois juste faire quelque chose.

- Oh, vraiment ? - D'accord ?

- Oui.

- Merci et ne dis rien à Welly.

- Tu peux compter sur moi, mon pote.

- Ça va ?

- Oui, et toi ? - Oui.

- Prends soin de toi, d'accord ?

Juste, tu sais...

- Pour ce que ça vaut,

je comprends pourquoi tu dois être ici.

- Vous êtes prêts à devenir riches, les gars ?

- Allez, vas-y.

Va encourager ton père. Sal « Le Taureau. »

- Je t'aime.

- Ne bouge pas.

Détends-toi.

Lève-toi.

- Où sont les clés ?

Les putains de clés !

- Reste calme.

- Bouge, bouge, bouge ! - Il n'y a pas d'argent.

- Ouvre le putain de coffre.

Ouvre le putain de coffre !

- Doucement, doucement.

- Où est ce putain de fric ?

Où est le putain d'argent ?

- Il n'y a pas d'argent.

- Merde.

Où est le putain de fric ?

Le putain de fric !

- Hé, hé, hé, hé, écoute, détends-toi.

C'est un vieillard, du calme.

- Il sait où est le fric...

- Merde, il n'y a pas d'argent.

Il faut y aller putain.

Non, non, non, s'il vous plaît !

- Où est l'argent, putain ?

Sal !

C'est mauvais, Sal.

Ça va aller.

Ça craint, Sal.

Merde ! On doit y aller !

Merde, merde, merde !

Désolé, désolé, désolé !

- Il faut te casser et vite.

Tu dois y aller !

- Merde !

Désolé, désolé, désolé !

- Tu dois y aller.

Vas-y.

- D'accord, d'accord, d'accord.

D'accord, d'accord, d'accord. - Vas-y.

- D'accord, d'accord.

- Ah !

Ah !

- Merde !

- Ne t'inquiète pas, Welly.

Il sera là.

- Ouais.

- Il faut commencer à lui bander les bras maintenant, Welly.

- Ouais, il sera prêt.

Il est juste coincé aux toilettes, d'accord ?

- Je ne te croyais pas du genre nerveux, Sal !

- Il ne l'est pas.

Il sera prêt, d'accord ?

- D'accord.

- Où est-il bordel ?

- Allez, fiston.

- Je suis désolé, Welly.

Il ne viendra pas.

- Oui.

- Alors ?

Putain, ce n'est pas le genre de Sal.

Où vas-tu ?

- C'est pour le mieux.

- Allez, allez, allez.

- On va demander à l'arbitre encore 20 minutes.

- Il n'est pas là, monsieur.

- Où il est bordel ?

- On a eu un remplaçant.

Il a dû se désister.

- Donc il ne vient pas ?

- Non, monsieur, désolé.

- Je suis là !

- Ah !

Molly !

- Un, deux.

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