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[déclics d'appareil photo]
[musique sombre]
Depuis le 8 juin au matin,
et sur ordre du procureur de la République de Brest,
la gendarmerie de Harz, dirigée par le major Sendac,
enquête sans relâche pour retrouver la petite Gwen Prigent,
disparue dans des circonstances inquiétantes.
Ont été menées à ce jour des auditions, famille, amis, témoins...
Des interrogatoires, des perquisitions.
Mais malgré notre détermination,
nous n'avons malheureusement pas pu encore localiser la jeune fille.
Je remercie toutes les personnes qui, spontanément,
se sont présentées aux services de secours
pour les aider dans les recherches.
Les voisins,
les promeneurs, chasseurs,
maires des communes avoisinantes.
Tous,
et je dis bien tous...
ont fait preuve d'une solidarité exceptionnelle.
Cela fait honneur à notre département et au-delà.
Dès aujourd'hui, les recherches vont s'intensifier.
Le numéro d'appel reste ouvert.
Si quelqu'un a la moindre information
et ne l'aurait pas encore fait savoir à la gendarmerie,
faites-vous connaître.
Mes derniers mots iront évidemment
pour la famille et les proches de la petite Gwen.
Je sais l'attente insupportable, les incertitudes qui vous traversent,
mais sachez que nous ferons tout, et je dis bien tout
pour la retrouver.
Merci.
[journaliste] Monsieur, quels sont les moyens...
[musique sombre]
[une cloche sonne]
Ça fait 48 heures qu'on enquête.
48 heures que Gwen a disparu et on n'a rien.
Maintenant, prévenez vos familles. Vous rentrerez tard.
Vous n'aurez qu'une chose en tête les prochaines heures :
retrouver Gwen.
- C'est compris ? - [tous] Oui, Major.
Ouais, major.
Lucie, on prend les témoignages.
On va en recevoir des tonnes. On les prend au sérieux.
- Ouais. - Jean-Guy,
l'opérateur téléphonique, menace-le s'il faut.
- On devrait avoir le putain de bornage ! - Oui.
Les autres, vous gérez le fichier de police judiciaire.
Interrogez agresseurs et agresseurs sexuels dans un rayon de 50 km.
[Max] C'est clair ?
OK.
Allez, c'est maintenant ! Maintenant ! Maintenant !
[musique sombre]
[Léa] Grouillez !
[il crie]
[grognement]
[Léa] Wendie ? Oh, oh.
T'es avec moi ?
Pardon.
- Tu disais ? - La psy qu'on nous propose.
Ça va, j'ai déjà donné, merci.
Même les flics nous ont pas crus.
Tout ça, c'est lié ? Gwen, Mammig,
Clément, le château d'eau.
Je sais pas.
- Faut en parler à ta grand-mère. - Pour ?
Elle a l'air de savoir des choses. Elle pourrait nous aider.
Ça a failli la tuer.
- On peut pas rien faire. - Faire quoi ?
La police s'en occupe. Personne nous croit.
Nathan ?
Il est sérieux ?
Nathan, il se passe quoi, là ?
Rien.
Pourquoi tu nous évites ?
Je veux pas être mêlé à tout ça.
Tu crois que moi, j'ai envie ?
Que ça nous a fait plaisir de voir Clément ?
De voir son visage quand je ferme les yeux ?
Hé...
Laisse tomber.
Ça va aller ?
[fracas]
T'es vraiment con.
[tonalité]
Bonjour, c'est Wendie. Je suis pas disponible...
[on frappe]
Oui ?
- Tout va bien ? - Formidable.
- Du nouveau ? - Un agriculteur a vu la conférence.
Il épandait sur une parcelle au bord de la forêt.
Il est presque sûr d'avoir vu une femme courir.
Presque ?
Y avait de la brume. Sa machine a déconné pile à ce moment-là.
Le moteur, les phares, tout s'est éteint d'un coup.
- Attends, comme pour Kevin ? - Hm.
On s'est plantés.
Elle s'est pas fait enlever là où on pensait.
Elle s'est enfuie.
[musique intrigante]
[Léa] Wendie, attends !
Wendie, attends, arrête.
S'il te plaît, arrête !
Tu le connais, il surréagit. Ça va lui passer.
Ou peut-être qu'il a raison.
T'as vu ce qui s'est passé. J'aurais pu vous tuer.
Oui, mais tu l'as pas fait.
Tu nous as sauvés.
Je vais pas te mentir, j'ai pas dormi de la nuit.
Chaque fois que j'essayais, ça tournait.
Les mêmes images, le château d'eau, le bruit, les pas, Clément.
J'ai eu la peur de ma vie. Comme Nathan.
Et à un moment, ça s'est calmé.
Comme ça, d'un coup.
Tu sais pourquoi ?
- Non. - Toi.
C'est quoi la probabilité qu'il se passe tout ça par hasard ?
Arrête.
Y a une raison. Si t'étais pas une menace, mais la solution ?
Arrête ! Tais-toi !
Pourquoi c'est sur moi que ça tombe ?
- J'ai rien demandé, moi. - OK.
Mais je suis là.
Justement, t'es peut-être trop là.
[musique triste]
T'entends ?
Non.
On devrait entendre les insectes, les grives.
Même les chevreuils qui aboient.
La forêt s'est vidée, comme si toute vie l'avait fuie.
Ça aboie, les chevreuils ?
C'est un vrai truc ?
Ouais, c'est un vrai truc.
[musique sombre]
Ça correspond.
Elle peut être n'importe où. On la retrouvera pas seuls.
J'appelle le maire.
Wendie ?
Wendie ?
C'est Wendie. Je suis pas disponible.
Salut.
C'est le 2 000e putain de message que je te laisse.
Personne sait où t'es. T'es partie du lycée sans rien dire.
T'as intérêt à avoir une bonne excuse, sinon...
Ça va pas le faire.
[musique mélancolique]
Si le but, c'était que je m'énerve, que je m'inquiète, bravo.
C'est très réussi.
T'as attendu quoi, 21h pour t'inquiéter ?
Ça va aller, je crois.
Je suis surprise que tu te rappelles l'endroit.
Ça va durer combien de temps ?
Quoi ?
Ça, là...
Nous deux.
Je sais que c'est dur.
Moi aussi, elle me manque.
Mais là, y a un père à qui sa fille manque aussi et qui souffre.
Demain, on lance une battue. Il a besoin de moi.
J'abandonne ? Je lui dis de se démerder ?
J'ai pas dit ça.
Qu'est-ce que t'attends de moi ?
Dis-moi, parle !
- Je te jure, je sais pas... - Rien.
J'attends rien.
Moi aussi, je veux la trouver.
Moi aussi, je serai là demain.
Formidable.
Je saurai où t'es. J'aurai pas à te courir après.
Allez, viens.
[musique triste]
- J'aurais aimé qu'on soit plus. - C'est déjà énorme.
- Bonjour. - On faisait un point.
M. le maire.
Le Triskell est là.
À 1h45, Gwen Prigent quitte l'établissement.
20 minutes plus tard, Kevin Letallec trouve son sac ici.
Un agriculteur l'a aperçue dans la forêt.
On a trouvé sa trace à la rivière.
Elle a fui quelqu'un par là.
Ça correspond au dernier bornage,
on a repéré son téléphone à 6 km dans la forêt.
[Max] Elle est dans cette zone.
Y a une chose que je comprends pas.
Elle a son téléphone ? Elle a pas appelé les secours ?
Batterie, réseau...
Ou pire, elle est plus en état.
Tout le monde,
écoutez-moi !
[femme] On y va.
On se regroupe !
On va vous distribuer des bâtons pour sonder le sol,
les roches, les racines.
Il est annoncé beaucoup de brouillard.
Restez à 3 mètres les uns des autres et regardez partout autour.
On cherche pas seulement Gwen,
on cherche aussi ses vêtements, ses empreintes, son téléphone.
Et des traces,
quelles qu'elles soient.
Si vous trouvez quelque chose,
surtout, vous touchez à rien.
Levez le bras, criez, on arrivera.
- C'est compris ? - Oui.
La zone est dangereuse.
[Lucie] Soyez prudents.
[musique sombre]
Allez, on y va !
- [femme] Gwen ! - [homme] Gwen !
[homme] Hop, hop, hop.
Attention.
Va pas te casser la margoulette.
[Max] L'équipe cynophile a quelque chose ?
C'est moi ou il y a comme un loup entre vous ?
Non, y a un ours, un cheval. Un béluga, même.
Ah ouais.
C'est pas commode, le béluga.
Tu la connais, la petite ?
Elle est dans ma classe.
- Ça a l'air d'être une chouette gosse. - Hm.
C'est toujours sur les mêmes que ça tombe.
- [Wendie] T'as déjà fait des battues ? - [Jean-Guy] Non.
Si, si, une fois.
Mais genre, sale histoire.
Ton père a réquisitionné les copains. On a cherché le chat de ta mère.
- Elle a eu un chat ? - Cannelle, une vraie saloperie.
Fallait être sacrément amoureux pour la vouloir sous son toit.
Enfin, tu le connais.
Il aurait retourné la terre entière pour ses beaux yeux.
[aboiements]
[homme] Gwen !
[musique sombre]
Les gars, du nouveau ?
[homme] RAS. On continue, Major.
Ils sont épuisés.
Il l'est pas, lui.
[Max] Faut continuer.
Elle est forcément quelque part.
[Jean-Guy] Max, tu me reçois ?
- Ouais, Jean-Guy. - J'ai peut-être un truc.
Venez voir.
[musique de suspense]
Le busard.
[cri perçant]
[Max] C'est pas bon, ça ?
C'est un opportuniste.
Il préfère les proies oubliées par les chasseurs, les animaux blessés.
Ou morts.
[il siffle]
Venez !
[aboiements]
[aboiements]
- Reculez. - Laissez-moi passer !
Laissez-moi passer !
[Prigent] Gwen !
- Arrêtez ! - [Prigent] Gwen !
Laissez-moi passer !
- Laissez-moi passer ! - [homme] Reculez.
Remontez !
Ça remonte.
Lucie, viens ! Il faut du monde !
[Jean-Guy] Venez !
Allez !
Remonte, remonte !
Allez !
[musique de suspense]
Tirez !
[musique sombre]
Ma Gwen...
Oh non... Oh non...
[inspiration profonde]
- Gwen… - [elle crie]
Oh, putain.
[Prigent] Ma petite Gwen...
[femme] Rez-de-chaussée.
Allez-y, elle vous accompagne.
Elle est dans le même état que Clément.
Après 72 heures dehors, aucun signe d'hypothermie.
- Comment c'est possible ? - Ça devrait pas.
Mais leur état semble les préserver.
Pas de fracture, pas de traumatisme,
des lésions superficielles aux jambes. Ça n'a pas de sens.
[téléphone]
Vous pouvez prendre ses affaires.
Merci.
Oui, Jean-Guy.
J'ai pas eu l'occasion de vous le dire.
Je suis désolée pour ce qui s'est passé avec votre maman.
Vous avez été courageuse, cette nuit-là.
Merci.
[musique douce]
Comment vous vivez avec ce poids ?
Vous continuez alors que vous savez que ça peut mal se passer.
Que vous sauverez pas tout le monde.
C'est ça, le sens de ma mission.
Essayer.
Même si ça peut vous faire souffrir ?
J'ai mis du temps à le comprendre, mais la souffrance et la joie,
ça va ensemble.
On y va ?
Merci.
Elle s'est jetée
volontairement dans un puits pour lui échapper.
[soupir]
Pauvre petiote,
elle devait avoir si peur.
Il veut quoi, ce type ?
Il agresse deux adolescents en 24 heures,
il les tue pas, les agresse pas sexuellement,
il les laisse dans cet état.
[Max soupire]
[musique mystérieuse]
J'ai ramassé ça près de Clément au château d'eau.
Il signe ses crimes.
Quelqu'un qui se donne autant de mal va pas s'arrêter là.
Et c'est précis, ça.
Y a de l'outillage.
Il fait appel à un professionnel ?
On check la liste des ébénistes et des sculpteurs.
[grincement]
[grincement]
[musique inquiétante]
[grognement]
[grognement]
[cri d'effort]
[cri d'effort]
[musique intrigante]
[elle hurle]
[miaulement]
OK, merci.
J'ai un nom.
Claude Seignolle, un artisan
en réfection de meubles anciens et en sculpture.
Un confrère a reconnu son travail.
- Il est où ? - À Brennilis,
à moins de 2 km de là où on a trouvé la petite Prigent.
[musique intrigante]
[on frappe]
[Max] M. Seignolle ? M. Seignolle ? Gendarmerie.
[grincement]
Bouge pas !
Euh...
Un soir, j'ai reçu un coup de fil sur le fixe.
Ça m'a étonné. Plus personne m'appelle sur ce machin.
- Un homme, une femme ? - Un bonhomme.
Il voulait que je lui fabrique ces babioles.
Au téléphone, il a rien dit de plus,
mais deux jours plus tard, j'ai reçu des instructions
dans ma boîte aux lettres.
Une adresse où livrer et 500 euros en liquide.
- C'est du marbre ? - Non,
bois d'aubépine, 10 cm de haut
et 3 cm de diamètre.
Pas plus, pas moins.
Ça devait ressembler à ça ?
Oui.
Ça représente quoi ?
Le berger de la nuit.
[musique mystérieuse]
De nos jours,
y a pas grand monde qui s'en soucie.
Mais dans le temps...
mon vieux disait toujours :
"Si le jour est à nous,
"la nuit est la propriété d'un autre.
"Celle des ténèbres
"et de leur berger, Ar Bugul-Noz."
Ar Bugul-Noz ?
Vous en avez fabriqué combien ?
Quatre.
Toutes livrées à la même adresse ?
Ça change tout le temps.
La semaine dernière, j'ai envoyé une moitié.
Et puis...
les autres hier après-midi. Ça doit être livré, maintenant.
Vous avez l'adresse ?
[Wendie] Je pensais qu'en y retournant, je sais pas,
ça se redéclencherait peut-être. C'était con.
Je suis désolée.
Vraiment, vraiment, quoi. J'ai été injuste.
T'as été cruelle.
Mais je l'ai un peu cherché.
Je voulais qu'on fasse quelque chose pour Gwen,
pour Clément, je me suis pas mise à ta place.
[Nathan] Alors...
si on s'excuse pour des trucs et tout,
je reviens sur l'extrême courage dont j'ai fait preuve.
- Je m'excuse d'avoir flippé. - On s'excuse pas soi-même.
- Excusez-moi d'avoir... - De t'être chié dessus.
Vous avez droit à vos excuses gnagnagna,
ça dégouline et moi, je vais me faire foutre.
Arrête, c'est bon.
Je te pardonne. On se pardonne.
Tout est pardonné. C'est bon ?
- On se lâche plus ? - Non.
Enfin, moi. Nathan, on est pas à l'abri qu'il se barre.
Ça, c'est vraiment...
- T'es vraiment... - C'est bon.
Bon, on fait quoi ?
On peut pas laisser Clément et Gwen comme ça.
Faut comprendre ce que la chose leur a fait.
On en a parlé avec Nathan. Notre seule piste, c'est...
Mammig.
Je peux pas lui faire du mal.
Justement, on a croisé le médecin des Jondelles.
Il a conseillé une méthode douce
pour l'aider à parler.
En revanche, on préfère pas te mentir.
- Ça risque de te demander beaucoup. - Ouais.
[Nathan] Pour que tu connectes avec elle et qu'elle te parle,
faut raviver ses souvenirs
et la plonger dans quelque chose de familier.
- Ben, Nathan ? - Quoi ?
Ah oui, pardon.
On vous laisse.
T'es prête ?
Oui.
[Sarah] Qu'est-ce qui se passe, Wendie ? Elle fait quoi, Mammig ?
Le tarot.
[Sarah] Et ça sert à quoi ?
À dire le futur.
Non !
Ça sert d'abord...
À se connaître.
- [Sarah] C'est quoi, cette carte ? - [Mammig] La Lune !
C'est une carte un peu secrète.
Elle peut désigner une perception du monde agrandie
ou...
une partie de toi pas encore découverte.
- [Wendie] Et la deuxième carte, Mammig ? - [Mammig] Alors...
[Sarah] Oh, flippante, celle-là.
Il est pas beau, celui-là.
Il est comme il est. C'est...
Il symbolise le deuil. Pas forcément celui de quelqu'un.
[Mammig] Ça peut être une situation,
une transformation vers une nouvelle vie.
Comme une renaissance, tu vois ?
Vous faites quoi ? Non, on tire pas les cartes à Wendie !
- [Sarah] Oh, laisse-les. - [Max] C'est bon, les balais,
les sorcières, les chaudrons. Ça va.
- Et la 3e carte ? - [Sarah] Elle s'amuse.
[Wendie] Mammig, tire la carte à papa !
[Mammig] Oh, le Diable, évidemment !
[rires]
OK, c'est très rigolo. Super, merci.
[Max] Allez, viens.
[Wendie] Attends !
Oh, mon cœur. Ma chérie...
- Je t'aime, Mammig ! - Je t'aime, je t'aime.
[Max] OK. Allez, viens.
[Wendie] On continuera quand papa fera la sieste.
[Max] Je veux bien que tu fasses ça, mais...
Le colis est là.
Personne ne met les pieds ici, c'est une ruine.
Il a reçu une notification de livraison à 15h
sur un téléphone jetable.
Tu penses qu'il va venir ?
Il va pas s'arrêter là.
- J'en ai vu un, là ! - Hé, tricheur !
[Sarah] Un papa qui a peur que sa fille s'envole.
J'ai vu un poisson qui a sauté là.
[Sarah] Y a des caïmans, ici ?
Y a quelques caïmans, plus dans le fond du lac.
- [Sarah] Regardez-moi. - [Wendie] Tricheur.
[Sarah] Papa est un tricheur, on le sait bien.
- Comme toujours. - Ça vous énerve que je gagne.
La vérité sort de la bouche
des enfants !
Eh oui...
- Attends. - Tu fais quoi ?
Non, mais non, arrête !
[Max] T'es tellement belle.
J'ai failli lâcher la caméra.
- Vraiment, c'est un truc de fou. - [Sarah rit]
C'est moi qui me cache.
- Derrière ta fille ! - Oui.
- C'est ça ? - C'est elle, la beauté.
[Sarah] Si, regarde-moi ça.
[Max] Qu'est-ce que t'es belle.
[Max] C'est le mélange parfait entre nous deux.
[Sarah] Le perfect match.
Ouais.
- Y a un petit problème. - Quoi ?
T'es pas avec nous.
On n'est jamais les trois à l'image.
[Max] Je sais.
- [Max] J'ai une idée. - [Wendie] Papa, tu vas où ?
[Max] Je mets en place mon idée. Mettez-vous là.
[Sarah] Papa avec une caméra,
ça fait pas bon ménage.
[rires]
[Max] OK.
Vous me laissez une place ?
Une grande place.
Non, arrête.
Parce que papa, il est gros.
- [Max] Tu trouves ? - [Sarah] Il est pas gros, mais son ego...
On n'est pas bien, là ? Tous les trois.
[musique nostalgique]
- [Sarah] Je t'aime mon caillou. - [Wendie] Je t'aime, maman.
Wendie.
Tout va bien ?
Et toi ?
Ça va.
Oh...
Pourquoi tu pleures ?
Parce que...
c'était de bons souvenirs.
C'est vrai que c'est triste, parfois, les bons souvenirs.
Mammig,
tu te souviens de ce dont tu m'as parlé, l'autre jour ?
À propos de Gwen ?
De ce qui lui est arrivé ?
[musique intrigante]
Je lui ai demandé de nous aider.
Elle trouvait pas les mots.
Je me suis dit qu'elle pourrait écrire.
[Léa] OK, mais c'est quoi ?
Une cicatrice, non ?
Nathan, pourquoi elle dessinerait une cicatrice ? T'es teubé ?
On dirait, non ? Les pirates ont ça.
Les pirates ?
N'importe quoi...
[musique de suspense]
- Reste près de sa voiture. - OK.
Lève tes mains !
Je veux voir les deux !
Tourne-toi doucement !
Tout doucement !
Pose le colis.
Arrête-toi !
Tire pas !
[cliquetis]
[fracas]
Ah, putain...
[le tonnerre gronde]
[gémissements]
[coup de feu]
Messagerie de Maximilien Sandac. Vous pouvez laisser un message.
Ouais, papa, c'est Wendie.
Je voulais savoir si ça allait.
[Wendie] Désolée pour hier.
Je sais que tu fais de ton mieux.
[musique dramatique]
Si ça te dit,
on pourrait se faire une soirée jeux vidéo, comme avant.
Je comptais passer prendre des pizzas.
Bref,
dis-moi.
Bisous. Je t'aime.
À tout'.
[soupir]
OK, allez, viens.
On continuera quand papa fera la sieste.
Viens là.
[Sarah] Si tu les sépares, on te jette un sort.
Fais gaffe, hein ?
C'est bon de passer du temps avec toi, maman.
Je t'aime, ma petite maman.
Je t'aime, ma fille.
Et ta petite, je l'adore !
Et mon mari, tu l'aimes ?
[elle rit]
Je l'ai bien choisi, hein ?
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