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Original subtitles

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1 Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York,

les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d’une unité d’élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.

Voici leurs histoires.

Pardon, mon Père, car j'ai péché.

Ma dernière confession remonte à deux ans.

Voici mes péchés.

J'ai été égoïste, irrespectueux.

J'ai perdu mon sang-froid.

Pour tous mes péchés, je suis vraiment désolé.

En deux ans, c'est tout ?

Pourquoi ne pas me dire ce qui te tracasse vraiment, Elliot ?

J'arrête pas de perdre des gens.

Comme ta famille ?

Ma famille…

mes enfants…

des amis.

Tu dis "des amis."

Tu veux dire collègue ?

- Désolé, mon Père, je dois partir. - OK, mais reviens.

- Amen. - Elliot,

pour ta pénitence, appelle ta femme.

Stabler !

T’étais pas au boulot. J'ai pensé que t’avais pointé tôt.

Lucius Blaine, USV du Queens.

Toi et moi, on va être coéquipiers.

La victime est une ado sexy.

Pas de sac, pas de culotte,

inconsciente avec traumatisme crânien, marques de ligature aux deux poignets

et un doigt coupé net.

- Larguée là ? - On a des traces de pneu récentes.

Les coupables ont fait descendre la fille et l'ont traînée derrière cette barrière.

- Les coupables ? - Deux séries d'empreintes nettes.

D’après la profondeur de l’indentation, ces types sont pas petits.

Fais identifier les pneus et les chaussures.

Qui l'a trouvée ?

Marie-Antoinette là-bas.

Y a ses empreintes partout aussi.

Oh, ouais ?

- Vous l'avez fouillée ? - Non.

Tournez-vous, madame.

- Quoi ? - Tournez-vous.

- Où ? - Disparu !

- Il est là. Ouais. Lâchez-ça. - Allez !

Tiens, tiens, c'est quoi ça, hein ?

C'était par terre, je l'ai pas volé.

Ça a sauté sur ton manteau ? Tiens-la.

On dirait que notre victime s'appelle Jessica DeLay.

Lycée William Osler.

JESSICA DELAY 1ère 2005 2006

Oh, Seigneur.

Putain, c'est quoi ?

T'as coupé son doigt, vieille sorcière ?

- Non, c'était par terre ! - Passez-moi un gobelet.

Piquer son fric suffit pas ?

- Faut la bague ? - On peut le sauver.

- Non. - On peut le sauver.

- Glace. L’ambulance ! - Réponds !

- Non ! - L'ambulance !

Mettez-le dans le gobelet. Dans le gobelet.

Attendez, je viens avec vous.

Vieille sorcière.

LIGNE DE POLICE

POLICE DE NEW YORK

VIOLEUR DE L'EST CAPTURÉ

NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE

On emmène Jessica au bloc.

Grâce à vous, on va peut-être sauver son doigt.

- Le kit de viol ? - Pas de fluides.

Elle a été sodomisée avec un objet contondant.

Les coupures aux poignets ?

- Peut-être un couteau, pas les liens. - On a voulu lui couper les mains ?

Pas pu couper l'os,

- alors le doigt. - Je peux lui parler ?

Après l'opération.

Excusez-moi.

- Les parents ? - Sa mère arrive.

- Tu l'as interrogée ? - Non.

La voilà.

- Je suis inspecteur, Jessica. - Laissez-la tranquille.

Jessica, dis-moi ce qui est arrivé.

- Laissez-la. - Dis-moi qui t’a fait ça.

- Dis quelque chose. - Ça suffit !

Écoute, vieux, on a un créneau.

Je comprends, mais lui faire peur nous servira à rien.

Désolé.

J'avais oublié que je bossais avec Inspecteur Sensible.

Pourquoi m'avoir fourgué ce fanfaron ?

C'est un bon flic. L'USV du Queens en dit le plus grand bien.

C'est pour ça qu'on nous l'a fourgué.

- Où est Benson ? - À la criminalité informatique.

Vous deux deviez faire une pause.

D'après qui ?

La décision est prise.

- Tenez-moi au jus. - Bien sûr, capitaine.

USC a identifié les pneus. Bridgestone RX, sur pas mal de SUV ou camionnettes.

Les empreintes de semelle, c'est des Quattro Game

et des Solon Shock. Vu la taille des empreintes,

enfoiré numéro un fait 1,78m, enfoiré deux 1,73m.

Jessica a été agressée où ?

Je sais pas. On m'a pas laissé lui parler.

Mais probablement n’importe où entre son école ici

et le métro du centre-ville ici.

Vu tout le sang, l'USC pense

qu'elle a dû être violée et mutilée sur place.

- On saura pas avant de lui parler. - Autre chose d'utile à ajouter ?

C'était personnel.

Ils ont pris ni son fric ni ses cartes.

Ils voulaient juste faire mal.

Pourquoi prendre son portable ?

- Comment tu sais qu'elle en avait un ? - 16 ans et trois cartes.

Elle avait un portable.

Ils ont aussi laissé la carte vitale de Jessica.

DDASS MANHATTAN NY JESSICA DELAY

Jamais vu d’ado au ministère de la Santé.

- Eux non plus. - Une fausse ID ?

Regardez le numéro au dos.

À Rufus Brownell…

… un agent du ministère.

Il est pas au bureau. Il vérifie des magasins sur la 14e rue.

Son numéro d'immatriculation est AEV7685.

C'est notre gars.

Y a un pote avec lui.

- Il se passe quoi ? - Blaine !

Blaine !

Hé, hé ! Lâchez-la ! Sortez de là ! Sortez !

Un problème ?

- Quoi ? - Contre la voiture.

- La fille suffit pas ? - Blaine !

Lâche-le ! Laisse-le !

- Blaine. - Suis flic, OK ?

- Je fais rien. - Assez !

- Je peux expliquer. - OK, on se calme.

- Du calme. Par ici. - Vos papiers.

Vous faites quoi avec cette fille ?

Je suis un agent de la Santé.

Je travaille avec Lori.

En lui enlevant son soutif ?

Je lui mets un micro. On est sur un coup pour le tabac.

Je chope des magasins qui vendent des cigarettes aux mineurs.

Des enfants pour appâts ?

Lori a 16 ans. Je la paie huit dollars de l'heure.

- Je fais rien d'illégal. - Stabler.

Et la fausse identité ?

- Comment ça fausse ? - Ça valorise les gosses.

Comme membre d'une équipe.

- Et elle ? Elle est dans l'équipe ? - Jessica.

D'où ça sort ?

De son sac. Elle a été agressée et presque tuée.

- Quoi ? - Comment ?

Utiliser les gosses comme appâts, ça peut mal tourner, non ?

Je suis jamais loin. Rien de mal arrive.

Dites ça à Jessica.

On veut une liste des magasins où vous l'avez envoyée.

SERVICE DE SANTÉ MANHATTAN BUREAU DE RUFUS BROWNELL 28 MARS

Les enquêtes de ce mois.

Les rafles avec Jessica marquées en bleu.

Étonnant qu'elle aille au lycée.

Jessica prend ce job au sérieux.

C'est pas un job, mec. C'est mettre les gosses en danger.

Plus que d'acheter des cigarettes ?

Avec ces descentes, la cigarette chez les ados baisse de 50 %.

J'aide ces gosses.

Un magasin qui perd sa licence pour le tabac

perd très gros.

Jessica a déjà été menacée ?

Les commerçants sont parfois en colère.

Attendez, un type…

un type est devenu un peu violent.

C'est Jessica.

Elle paie.

Elle prend les cigarettes et va sortir.

On dirait qu'elle se moque de lui.

Ouais, mais regardez.

Il se passe rien. En cas de grabuge, j'interviens.

- Ouais, c'est rassurant. - Lui, c'est qui et il est où ?

Hamzid Latif.

Troisième fois qu'on le chope. Plus de licence pendant six mois.

À trois blocs d'où on a trouvé Jessica.

Je me souviens de cette garce. J’ai perdu des milliers de dollars à cause d’elle.

Vous vous êtes vengé ?

- Je l'ai pas touchée. - Si. On l'a en vidéo.

L’inspecteur de la santé a dit que vous vouliez la tuer.

J'étais en colère. Elle entre.

Elle dit, "Je veux des cigarettes." Je dis, "trop jeune."

Elle dit, "Allez, je dirai rien." En plus, elle est jolie.

Ouais.

Ouais, elle dégage.

Elle flirtait avec moi. J'y pouvais quoi, moi ?

Ouais, vous y pouviez quoi ?

Pervers.

Les enfants vous excitent ?

Quoi ?

La petite pute entre et pique votre licence pour le tabac,

- vous vouliez vous venger. - OK, j'étais en colère.

- Blaine. - Elle m'a insulté, a rigolé,

- je l'ai pas touchée. - Blaine !

Alors vous l'avez sortie…

- Blaine ! - … assommée ? Quoi ?

Jolies chaussures. Des Quattros ?

Pourquoi pas emmener M. Hamzid

sur la scène de crime ?

Allez. Prenez votre veste.

Faut les empreintes de semelle de notre ami.

Pas question, il vous faut un mandat.

Il faut que dalle, petit malin.

- Dans la boue. - Ça sert à rien.

- Allez ! - J'ai un moulage de celles des suspects.

Vu la profondeur des empreintes,

le plus léger pèse environ 110 kg, le plus lourd 130.

Ce type pèse au plus 70 kg.

Au revoir, M. Hamzid. Merci de votre temps.

Stabler.

BUREAU DU LÉGISTE MARDI 28 MARS

Où est Olivia ?

Réaffectée. Inspecteur Blaine. Dr Warner.

Votre affaire viol-kidnapping.

J'ai analysé le sang sur les vêtements de votre victime.

Il y avait deux groupes sanguins.

- Notre coupable s'est coupé ? - Elle s'est coupée.

Et d'après les niveaux d'hormones FSH et LH dans son sang,

cette femme est pubère.

- On cherche une fille de 109 kg ? - Avec une glycémie explosée.

Quand vous l'arrêtez, dites-lui bien

qu'elle a un diabète de type 2.

- On cherche deux gosses ? - Deux très gros gosses.

- Tu as parlé à Jessica ? - Non, sous sédatif.

Après, sa mère a pas voulu.

- Trop bouleversée. - Et son doigt ?

Ils l’ont rattaché, mais pas sûr qu’elle pourra s’en servir à nouveau.

Comment bosse Blaine ?

Super.

OK, fais parler Jessica. J'envoie Munch et Fin à son lycée.

MERCY GENERAL CHAMBRE DE JESSICA DELAY 29 MARS

Je me souviens pas trop.

J'ai quitté le lycée à environ 13h30.

J'allais prendre le métro pour aller chez Tommy.

J'ai coupé par une ruelle et j'ai entendu une camionnette derrière moi.

Je me suis arrêtée et j'ai entendu des pas.

Soudain, j'avais un sac sur la tête.

On m’a mise dans la camionnette.

- Et je me réveille ici. - Ils étaient combien, Jessica ?

Je sais pas. Plus d'un.

Ils t'ont dit quelque chose ? Ils se sont parlés ?

Non.

Tu as des ennemis ?

- Des querelles au lycée ? - Non, je m'entends avec tout le monde.

J'ai beaucoup d'amis.

C'est vrai ?

- Pourquoi vous me demandez ? - T'es son ami, non ?

- Oui. Jess a pas d'ennemis. - On pense qu'ils te connaissent.

Alors, tu dois les connaître.

Qui voudrait de te faire du mal ?

Pourquoi vous me faites revivre ça ?

- J'ai dit que je savais pas. - Vous la bouleversez.

On veut trouver qui lui a fait du mal.

Tu avais un portable quand on t'a agressée.

- Je crois pas. - On rien trouvé dans ton sac.

Ces salauds ont dû le voler.

- Pourquoi ils ont rien pris d'autre ? - Pourquoi vous êtes méchants ?

Sortez, laissez-moi tranquille.

Dans le Queens, la victime est une victime.

Retourne dans le Queens.

Vous avez tiré quelque chose de Jessica ?

- Non, pas trop. - On lui a pas donné l'occasion.

Comment ça ?

- Peur de Stabler. - J'achète pas.

"Pauvre petite naïve." Tu l'as vu faire avec le proprio.

Bravo à elle. Elle a chopé un vendeur de drogue

- qui aime bien les écolières. - Ce type vend des cigarettes.

L’école de Jessica a faxé ses horaires de sensibilisation.

Une petite abeille très occupée. Pièces, concerts, clubs de discussions.

Le dernier concert ?

Le plus récent, celui du Coretta Scott King,

l'orchestre du lycée.

- On commence par là. - Pourquoi ?

Quiconque l'a agressée savait qu'elle jouait.

Tu veux briser un pianiste, coupe-lui le doigt.

LYCÉE CORETTA SCOTT KING 354, 120ÈME RUE EST

MERCREDI 29 MARS

Des gosses de plus de 90 kg dans l'orchestre ?

Avant, les enfants en surpoids prenaient musique juste pour pas faire EP.

Mais on fait plus EP

et un tiers des élèves sont en surpoids.

Vous gérez ça comment ?

La cafétéria sert plus de salades et de fruits.

Ils veulent des burgers-frites.

Y a une demi-douzaine de fast-foods rien qu'autour d'ici.

Et distributeurs sous clé aux heures de cours,

mais ils stockent avant.

C'est pas juste l'alimentation.

Ces gosses pourraient faire de l'exercice, du sport.

Vous planait, inspecteur ?

On a pas les moyens pour ces installations ou des profs pour les gérer.

Un orchestre c'est déjà bien.

Pourquoi vous voulez leur parler ?

- On cherche un témoin. - Blaine.

Une seconde.

Munch a vérifié le portable de Jessica.

Un appel a été passé une heure après son agression.

T'as le numéro ?

Super.

OK vous tous. Ce sont des policiers.

Ils ont des questions.

On cherche des témoins d’une agression lundi après-midi.

Une fille a été agressée en allant au métro,

elle est gravement blessée.

Quelqu'un ?

Kenny, pas de portable en cours.

Désolé. Allô.

Hé, Kenny.

- Quoi ? - Dis-moi.

T'étais où y a deux aprèms ?

Je sais pas.

Tu te souviens pas.

- Lève -toi. Viens avec nous. - Laissez mon frère tranquille.

Hé.

T'as quoi au visage ?

- Rien. - Pose-ça. Tu viens aussi.

On y va.

Qu'est-ce qu'il a ?

Kenny Bixton, 16 ans. Porte des Quattro, même taille que les empreintes.

- Il a dit quoi ? - "Donnez-moi un soda."

Faut qu'il freine le soda.

Et la fille ?

Sa sœur Mia, 14 ans.

La mère vient.

Fais venir la scientifique, obtiens des aveux et règle ça.

La victime t'a bien décrite, Mia.

Dès qu’on est entrés dans la salle, on a su exactement qui tu étais.

- Mon frère est où ? - À côté.

Il a tout dit à l'inspecteur Stabler.

Tu vois, ça s'appelle l'heure de vérité.

Dis-nous la vérité et ça comptera en ta faveur.

Ça compte beaucoup.

Ma mère vient ?

Le truc, ma petite,

c'est que dès qu'elle arrive, l'avocat aussi.

Et l'heure de vérité est passée.

Et tout ce que tu dis doit être noté.

Une fois que c'est fait, c'est dans ton casier à jamais.

Blaine.

- Je veux ma mère, s'il vous plaît. - On la cherche.

En fait, mon collègue va sortir l'appeler.

Mia, c'est ta chance.

Dis la vérité maintenant.

C'est ton premier délit, tu t'en tireras.

Vraiment ?

- Tu auras l'immunité. - Inspecteur, dehors maintenant.

- OK ? - Inspecteur ! Dehors !

Une seconde.

- Un problème ? - Toi !

Interroger une mineure sans un parent.

Arrête un peu.

Même si elle parle, c'est irrecevable.

Ça peut servir à briser son frère.

C'est eux, vieux ! Ils ont brutalisé cette fille !

Quand la défense apprend comment tu as eu les aveux, il se passe quoi ?

Comment ils vont l’apprendre ? Tu vas me couvrir !

La parole de deux inspecteurs contre la sienne.

Pas question que je fasse ça.

Épargne-moi cette merde de cul-béni.

- Je sais comment tu bosses. - Tu sais rien de moi.

Ta coéquipière t'a largué. Pas étonnant.

T'as dit quoi ?

Tu l'as gonflée et là tu recommences.

- Lâche-moi ! - Hé, hé, hé !

- Tout doux les gars, allez. - Lâche-moi ! Lâche-moi !

- Ça suffit ! - Elliot, allez !

Blaine, mon bureau maintenant.

Tous au boulot. La fête est finie.

- Alors Elliot, tu dis quoi ? - Il part ou je démissionne.

Change-toi et dans mon bureau.

J'aime cette chemise.

Pourquoi t'es là ?

Je sais pour toi et Blaine.

Et ? C'est un connard.

Pourquoi tu m'as rien dit ?

Elliot, on fait équipe depuis sept ans.

Plus longtemps que les autres.

Fallait changer.

Je suis désolée.

J'aurais dû te parler.

C'est juste…

c'est juste trop compliqué.

Merci d'être passée.

Quelque chose à dire ?

- Je l'ai déjà dit. - Tu pars pas.

- Et Blaine ? - Il reste et toi aussi.

Tu te fuis toi-même.

Comment ça ?

- Tu sais pourquoi Blaine est avec toi. - Parce que vous rebuvez ?

Pour te montrer comment tu bosses.

Ça veut dire quoi ? Je mens pas aux gosses.

- Il casse les règles. Toi aussi. - Pas avec les gosses.

Tu veux une liste des fois où t'as dépassé les bornes ?

T'es un bon flic.

Dieu sait comment Olivia t'a supporté si longtemps.

Olivia est une sainte.

La mère vient de partir.

L'USC va aller perquisitionner la maison.

- Toi et Blaine, allez là-bas. - Capitaine.

Vous gérerez cette affaire ensemble, compris ?

Désolé pour ta chemise.

Désolé pour ta tête.

Écoute, on a pas le choix. Gérons ça ensemble.

Ça marche pour moi.

APPARTEMENT DE RUDI BIXTON

242, 123ÈME RUE EST 29 MARS

Une voiture, Mme Bixton ?

- Pas les moyens ! - On vous en prête ?

Pour quoi faire à New York ? Excusez-moi.

Où étaient Kenny et Mia il y a deux après-midi ?

À l'école.

- Rentrés tard ? - Sais pas.

Je travaille dans une laverie jusqu’à 20h00.

Votre fils sait peut-être.

Rudi, dis-leur.

Où étaient ton frère et ta sœur mardi après-midi ?

Ils sont rentrés de l'école. Ils étaient ici.

Tu as de sacrés bleus, Rudi.

Tu t'es battu ou quoi ?

Me suis fait mal à la jambe en tombant dans les escaliers.

À la main aussi ?

Un ou deux os cassés.

Inspecteurs.

Batte souvenir des Bronx Gators.

C'est avec ça qu'ils ont battu Jessica.

Allume.

Du sang et des fragments de peau.

Ils l'ont tabassée avec ça.

Et ils l'ont sodomisée avec.

PREUVE SOUS SCELLÉ

Tu connais, Mia ?

- T'as pas à répondre. - Dans la chambre de ton frère

avec du sang de Jessica.

Ils ont pu trouver cette batte dans la rue et la ramener.

C'est ton empreinte, Mia ?

Ça c'est l'empreinte trouvée près de Jessica.

- Identique. - Ça prouve pas qu'elle l’a portée là.

Mais ça se tient.

On va bientôt trouver le couteau avec lequel tu l’as plantée.

On va trouver la camionnette.

Et on va matcher ton sang au sang sur ses vêtements.

Ne dis rien.

Il a raison, faut pas dire ce que tu lui as fait.

Ce qu'on veut savoir…

Jessica t'a fait quoi ?

Elle a volé sa casquette.

À qui ?

À Rudi. Elle la portait à la répétition du concert.

Sûre que c'est la sienne ?

C'est le seul mec assez bête pour soutenir les Gators.

- Ça veut pas dire que c'est la sienne. - Si !

J'ai demandé où elle l'avait eu.

Alors ?

Elle a dit qu’elle l'avait prise à un gros porc

qui puait sur le banc.

- Alors j'ai su. - Su quoi ?

Qu'elle était avec ceux qui ont tabassé mon frère.

Des coups de pied si forts qu'ils l'ont envoyé à l'hôpital.

- Il a perdu son travail. - Fallait le venger ?

C'est clair.

Tu l'as attrapée, battue et tailladée.

La main de mon frère a la gangrène sous le bandage

à cause de son diabète. Les médecins ont dû couper trois doigts.

Je voulais qu'elle souffre comme lui.

Pourquoi l'agression sexuelle ?

Elle a traité ma sœur de truie.

Que les truies

devraient pas se reproduire.

Je dirais jamais un truc horrible comme ça.

Si on fouille, on trouvera la casquette de Rudi ?

Non.

Je porte pas de casquette

et je connais même pas Rudi ou Mia Bixton. Aucun d'eux.

Ils te connaissent.

Parce qu'ils m'ont kidnappée et m'ont fait des trucs horribles.

Ils m'ont torturée et vous faites comme si c'était de ma faute.

Je suis Lionel Granger, votre avocat.

La mère de Jessica m'a appelé. Cet entretien est terminé.

Hé, on parle, c'est tout.

Vous parlez, elle pleure. C'est du harcèlement. Venez Jessica.

On pense qu'elle est impliquée dans une agression sauvage.

Y a-t-il un rapport de police sur cette agression présumée ?

Un rapport des urgences ?

Parce que ce n'est pas arrivé.

Pourquoi ne pas faire votre travail et inculper les petits… Désolé,

gros fumiers qui ont gâché la vie de cette fille ?

Granger a raison.

On a rien contre Jessica et tout contre les gosses.

Ils doivent être inculpés et jugés.

- Alors l'affaire est close. - Et Rudi ?

C'est un adulte. Il aurait pu signaler l'agression.

Il l'a pas fait. De toute façon, ça concerne pas l'USV.

Tapez vos DD5 et passez à autre chose.

Voilà ma paperasse sur Jessica DeLay.

Je fais quoi maintenant, capitaine ?

Cragen.

Quoi ? Cheney a flingué quelqu'un d'autre ?

Une riche Blanche est agressée…

ERIC MOLINA DÉPUTÉ HARLEM

… la police de New York agit.

En 48 heures ses agresseurs sont arrêtés, inculpés, jugés.

- Merci, Député Molina. - Une personne de couleur

est presque battue à mort, où est la police ?

Où est l'indignation ?

Le ghetto doit-il toujours subir une justice inégale ?

C'est que du pipeau.

Oui. Eh bien…

Nous… Oui, monsieur.

On est dessus. Oui, monsieur.

1 Police Plaza.

J'ai dit que Rudi concernait pas l'USV.

Maintenant, si.

DOMICILE DE RUDI BIXTON

242, 123ÈME RUE EST VENDREDI 31 MARS

Je traite pas la police de raciste.

Je dis juste que si on a de l'argent, on est mieux servi.

Inspecteurs, on dirait que la télé arrive

avant vous.

Lucius Blaine, bravo d'enquêter enfin

sur un crime vieux de trois semaines.

On enquête sur les crimes quand on nous les signale.

- D'accord. - Tu le connais ?

On est du même quartier.

- Justice ! - Pour tous !

Ouais, je rentrais du boulot.

Je me suis arrêté une minute et j'ai dû m'endormir.

Tout à coup ces deux diables me

frappent des pieds et des poings,

en jurant et en criant…

que je suis une grosse merde.

De virer mon gros cul de leur parc.

Vous avez vu les visages ?

Je sais pas si je les reconnaîtrais. J’essayais de protéger ma tête.

Autre chose ?

À la fin…

quand je… je voyais rien à cause du sang,

j'ai entendu un dire,

"Prends une photo."

Y a eu un flash.

- Et ils sont partis. - Avec votre casquette ?

Pourquoi ne pas le signaler, M. Bixton ?

- Vous comprenez pas. - Non,

je comprends pas.

Pourquoi laisser votre petit frère, votre petite sœur, se battre pour vous ?

Quel genre d'homme êtes-vous ?

Pourquoi eux sont en prison et pas ceux qui vous ont attaqué, hein ?

Parce que je suis si gros que je laisse des gamins me frapper.

Pas de noms, pas de visages.

Pas de caméras de sécurité dans le parc.

Et pas d'indices.

Deux orages et de la neige depuis.

Rudi a parlé d'un flash,

peut-être le portable de Jessica.

Peut-être que le frère et la sœur l'ont volé.

C'est ça. Je viens de Rikers.

Mia m'a dit qu'il y avait pas de photos de Rudi dessus.

- Il est où ? - Dans l'East River.

Mais on a la facturation.

Jessica a passé beaucoup d’appels avant et après l’agression de Rudi.

Surtout à deux numéros. Dont celui de Tommy Strahan.

C’est le gars avec elle à l’hôpital.

L'autre, c'est une connexion Internet.

- Elle envoyait peut-être un mail. - Une photo.

L'informatique est dessus.

Notre dernière recrue a convaincu un gentil juge d'émettre une assignation.

Et a obtenu le FSI de Jessica pour savoir

où elle a surfé.

Directement sur un site accessible uniquement par mot de passe.

Le genre pour djihadistes ou pédopornographes.

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LIEN DU JOUR ADO FARCEUR ARRÊTÉ

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dont les expédier en Afrique pour les donner à manger aux affamés.

- Ça concerne notre affaire ? - Suis le fil.

AUTRE FAÇON DE VIRER DES GROS LES METTRE EN FORME

Comment virer les porcs ? Les mettre en forme.

C'est le parc et le banc.

- Rudi par terre. Et ça… - L'ami de Jessica, Tommy Strahan.

Pris avec le portable de Jessica.

Tommy Strahan.

Oui, inspecteurs ?

Tournez-vous. On vous arrête

pour l'agression de Rudi Bixton.

Vous lui faites quoi ?

- Jessica DeLay, on vous arrête… - Lâchez-moi.

- … pour l'agression de Rudi Bixton. - Quoi ?

Luke, dis à mon père qu'il me faut un avocat.

Vous reconnaissez la fille qui vous a agressé ?

Non, je la vois pas.

Et l'homme qui vous a agressé ?

Numéro quatre. C'est lui.

- Je connais même pas Rudi Bixton. - Il dit qu'il vous connaît.

- Il ment. - Il était sur un banc,

tranquille. Vous lui avez sauté dessus.

- Je l'ai pas touché. - C'est qui ?

Désolé du retard, M. Strahan.

Vous avez arrêté mon client par pure pression politique.

Vous n’avez pas la moindre preuve contre lui.

On a ça et une identification positive.

- Quelle identification ? - Désigné dans une parade.

Seulement parce qu’il l’a vu aux infos.

Arrêter deux ados choque les gens…

SUSPECTS D'AGRESSION ARRÊTÉS

- Quoi ? - … suite à l'agression de…

- Dis à mon père qu'il me faut un avocat. - … Rudi Bixton, de Harlem Est.

Les deux ados sont étudiants…

Les gosses et leurs foutus portables.

Ça a été diffusé 30 minutes

avant que vos inspecteurs aillent chercher Rudi Bixton chez lui et l'amènent ici.

- Aucune preuve que Rudi l'ait vu. - Aucune preuve du contraire.

Amenez-le. On va lui demander.

Quoi qu’il dise ne change rien au fait que votre parade a été contaminée.

Aucun juge ne recevra l'identification.

Cool qu’on ait la photo de votre client agressant Rudi.

Un homme non identifiable donnant un coup de pied à un autre homme non identifiable.

Photo prise avec le portable de Jessica DeLay

et postée le soir où votre client

- tabasse Rudi Bixton. - Impossible.

Il jouait au poker chez un ami ce soir-là.

Vous n'avez rien.

Mon client rentre chez lui.

Si on demandait au substitut

un mandat de perquisition chez Tommy, photo à l'appui ?

Inspecteurs.

Rudi, vous êtes revenu ?

- Vous avez laissé partir la fille. - Oui.

Et le gars ?

Pas assez de preuves pour le garder.

- Il avait un bon avocat, hein ? - Désolé, vieux.

Il fallait vous présenter tout de suite.

Ouais. Je regrette.

Un mandat ? Jessica et Tommy

ont eu le temps de virer les preuves.

- Grâce à leurs avocats coûteux. - Hé.

Hé, vous ! Hé, je vous parle.

- Vous vous rappelez ? - Il est armé !

Lâchez-ça ! Lâchez-ça !

Appelez une ambulance !

Je l'ai tué ?

Avec toute la sécurité dans ce bâtiment, comment Rudi a fait entrer une arme ?

Personne a pensé à fouiller le gars en chaise roulante.

- On fait quoi pour Jessica DeLay ? - On peut quoi ? Rudi l'a pas identifiée.

N’importe quel avocat à moitié décent mettra la photo d’Internet en morceaux.

Creusez encore.

C'est ces deux psychopathes qui ont tout commencé.

Oui, et ils ont été punis.

Elle a été violée, battue, mutilée et lui est mort.

Si les Bixton s’étaient pas fait justice

- eux-mêmes… - Ils ont aucune raison

de croire en la loi.

- Député Molina, quel honneur. - Pareillement.

Il paraît que Mlle Novak est ici.

Rudi Bixton, j'imagine que vous allez l'inculper.

Il sera jugé pour meurtre.

Écoutez, il a vu son agresseur sortir libre comme l’air.

Il a agi par rage et désespoir.

Je suis sûre que la défense avancera cet argument.

Si vous êtes venu me

- forcer à un accord… - Non, dire

que ce procès concerne pas que Rudi Bixton.

Il est victime d'une épidémie.

- Quelle épidémie ? - L'obésité.

Et le diabète de type 2.

- Ce procès concerne un meurtre. - Ce qui a conduit à un meurtre.

La race, la classe et la géographie obligeaient que Rudi devienne obèse,

développe un diabète.

L'obésité a conduit Rudi sur ce banc de parc.

- Le rend victime d'un crime haineux. - Vous croyez qu'un juge va vous laisser

- utiliser la santé comme écran… - Quatre cent une victimes

du diabète par jour.

Cinquante-cinq deviennent aveugles. Cent vingt ont une insuffisance rénale.

Deux cent trente sont amputées d'un membre. Chaque jour.

Un écran de fumée ?

- Rien à voir avec le dossier. - Rudi Bixton est le dossier.

Quand il aura raconté son histoire,

aucun jury le condamnera.

AUDIENCE SALLE 38 MERCREDI 26 AVRIL

Vous pesez combien, Rudi ?

- Cent quarante-cinq kilos. - Vous avez toujours pesé autant ?

Je suppose. Comme la plupart dans ma famille.

Vous vous souvenez de votre plat préféré quand vous étiez petit ?

Les corn-flakes Snippy's Snowy,

avec le lion Snippy sur la boîte.

Qu'avait Snippy de si spécial ?

Mon personnage préféré à la télé.

Et il y avait des petits jouets dans la boîte.

- Vous déjeuniez tous ensemble ? - Maman travaillait.

Elle nous asseyait devant la télé jusqu’à l’heure de l’école.

Après l'école, votre mère préparait le dîner ?

On va nous raconter tous les repas de M. Bixton ?

- Mlle Waldron. - Votre Honneur,

j’essaie de montrer au jury à quel point il est impossible pour un enfant

- de savoir bien manger. - Votre Honneur…

Surtout quand un parent ne lui apprend pas,

mais une télé dont le seul but est de lui vendre

- le plus de sucre et de graisse… - Votre Honneur, elle témoigne.

Le jury ignorera les dernières remarques de la défense.

- Répondez, s'il vous plaît. - Maman cuisinait pas.

Elle avait deux jobs, elle était toujours fatiguée.

On allait acheter des burgers ou du poulet frit,

on commandait une pizza qu'on mangeait devant la télé.

Vous êtes tombé malade, Rudi ?

Quand mon diabète a été diagnostiqué,

on m'a mis dans une clinique.

J'ai bien travaillé.

J'ai perdu presque 22 kilos.

Mon taux de glycémie était contrôlé.

- Et puis ? - La clinique a fermé.

Pourquoi ?

L'hôpital avait plus les moyens.

L’assurance a dit que ça coûtait trop cher.

Avez-vous une assurance maladie ?

Non.

Pourquoi tirer sur Tommy Strahan ?

J'étais en colère.

J'étais aveuglé par la colère

pour ce qu'il avait fait, à moi et à ma famille.

Il allait s'en tirer.

Vous regrettez votre geste ?

Oui.

Merci.

À vous.

Une bien triste histoire, M. Bixton.

- Merci de l'avoir partagée. - De rien.

Examinons le déroulement des faits après avoir tiré.

Vous désignez Tommy dans une parade.

Oui.

Vous rentrez chez vous, prenez une arme et retournez au poste de police.

- Oui. - Puis, parce que vous êtes

"aveuglé par la colère" et qu'il allait s'en tirer,

vous lui tirez dessus.

- Oui. - Vous deviez savoir

qu'il allait s'en tirer avant de prendre l'arme.

C'est exact.

Comment saviez-vous ?

Vous ne saviez pas.

Soyez honnête, vous alliez lui tirer dessus quoi qu’il arrive.

Même en route pour le tribunal, vous l'auriez abattu.

Non.

Vous n’étiez pas aveuglé par la colère. Vous avez tout planifié.

Il vous avait agressé, humilié. Vous deviez prouver que vous étiez un homme.

Vous ne regrettez pas d'avoir tiré.

Ai-je tort ?

Non.

Content qu'il soit mort.

Je le referais.

Rien à ajouter.

- Ça s'est bien passé ? - Super.

J’ai poussé le gentil géant jusqu’à le faire craquer.

Tutuola a trouvé notre casquette.

Perchée sur la jolie petite tête de Jessica DeLay.

Les Bronx Gators.

- On la tient. - C'est quand et où ?

La caméra de sécurité du lycée Coretta Scott King.

Le jour d'une répétition du concert.

J'ai autre chose sur Jessica.

- Tu bosses sur le dossier ? - J'ai suivi ce qu'elle poste.

Elle est obsédée.

- Par quoi ? - Le poids.

J’ai jeté un œil sur l’album de sa promo.

Elle est pas dans cette école privée depuis longtemps.

Elle était où avant ?

À quelques endroits très intéressants.

La voilà.

- Asseyez-vous. - Mon avocat devrait pas être là ?

Non.

- Vous êtes pas en état d'arrestation. - On a besoin de votre aide.

Vous dites avoir jamais porté cette casquette.

La voilà sur votre tête.

La sœur de Rudi, Mia, dit que vous lui avez dit l'avoir prise à un…

Quoi déjà, équipier ?

Un gros porc qui puait sur le banc.

- Oui. - C'est faux.

Elle ment. J'ai trouvé cette casquette.

- Bah… - Vous pouvez pas me garder.

Non.

Non, vous êtes libre de partir.

Vous haïssez les gros ?

Non, je m'en fiche.

Et moi ? Je suis… plutôt gros.

- Je vous dégoûte ? - Non.

Allez ! Une montagne de 130 kilos qui se goinfre dans un resto

- vous rend pas malade ? - Noir ou gay, on choisit pas,

mais gros, leur faute, non ?

Pas de fierté, pas de retenue.

Regardez celle-ci. Regardez-la. Une génisse.

Jessica DeLay, 14 ans.

- Ça sort d'où ? - Jessica, 15 ans

et 104 kg. Ça sort de l’album de votre promo

à Hidden Glades Ranch, Californie. C'est quoi ?

Une école très exclusive pour ados très gros.

Un régime strict, beaucoup d'exercices,

- discipline. - Pourquoi me faire ça ?

Le résultat final est sous nos yeux. Une belle jeune fille

- qui hait les gros. - Arrêtez, s'il vous plaît !

- Parce qu'elle l'était aussi. - Arrêtez !

Vous savez pas ce que c'est !

Des gens qui vous fixent à la moindre bouchée.

Les blagues.

"Tu dors dans une caisse ?"

"T'as cassé des bancs dernièrement ? Pestiférée !"

C'était ça Rudi Bixton pour vous ?

Vous l'avez agressé pour ça ?

- Tommy a commencé. - Mais vous l'avez rejoint.

Oui.

Je supportais pas de le voir.

Je suis désolée.

Je suis vraiment désolée.

Vous donnerez ça à la défense ?

- Oui, ça aidera pas beaucoup Rudi. - L'argent de Jessica aurait aidé.

Comme on dit, "Jamais trop riche ou trop mince."

AUDIENCE SALLE 38 JEUDI 27 AVRIL

Concernant l'affaire contre Rudi Bixton,

sur le seul chef d'accusation,

meurtre au second degré, quel est votre verdict ?

Nous déclarons l'accusé…

coupable.

Cette Cour est ajournée.

- Où est Rudi ? - Je sais pas.

Je n’ai pas pu demander à Waldron.

Le verdict ?

J'y étais. Pas Rudi.

- Comment ça ? - Emmené d'urgence à l'hôpital.

Double sale coup.

Insuffisance rénale et amputation du pied gauche.

Le verdict de culpabilité importe peu, il est condamné à mort de toute façon.

Tu pars ?

Le capitaine a dit de clore le dossier, d'avancer.

Alors j'avance.

Je dirai pas que ce fut un plaisir.

- Prends soin de toi. - Ouais.

CETTE HISTOIRE EST FICTIVE. PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.

Sous-titres : Véronique Amathe

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