All language subtitles for Cimetiere.Indien.S01E07.FRENCH.1080p.WEB.H264-THETEFLONDON

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Original subtitles

---

-Précédemment dans "Cimetière indien".

Ton frère risque 20 ans pour un crime qu'il a pas commis.

-J'ai une tête de coupable. -Fais-moi confiance.

-Messieurs, dames.

Nos services ont interpellé Mehdi Meraoui.

Principal suspect dans l'assassinat de l'imam Ben Chehida.

-L'usine, la mosquée, un faux coupable.

Un jour, tu vas payer. -Il a fait la mosquée.

On voulait foutre le feu, mais l'imam était là.

-Votre prochaine cible ?

-L'épicerie de la jeune Arabe.

-Maman !

-La guerre est pas finie.

La guerre est pas finie, loin de là !

-Le dossier de Nicolas. La 1re photo de lui.

En 2001, quand on l'a recueilli.

-Pourquoi le déposer ici ? -Si Jean a voulu qu'on le garde,

c'est que cet enfant avait besoin d'être protégé.

(Zebda - Y'a pas d'arrangement)

...

-Ils sont là !

-Ils sont là !

Cris -Ordures !

-Nos emplois ! -Laissez-nous passer !

...

Cris

Musique intrigante

...

-On les tient !

...

-Elle est à nous, l'usine. A nous !

-Telkomen, voleurs !

Voleurs !

Musique intrigante

...

...

...

Musique douce

-Rico !

...

Aboiements

-Allez, allez.

Allez, allez.

Allez. Tiens.

Tu en as pris un troisième. C'est bien.

C'est bien, petit. C'est bien.

Tiens-le bien. J'ai dit : "Tiens-le bien !"

Musique intrigante

...

Voilà ce qu'on fait aux nuisibles.

On les scalpe.

Maintenant, entraînement. Fini, la récré !

Un, deux... plus vite, fainéant !

Allez, cours ! Déclic du fusil qu'on arme

Détonation Plus vite !

Détonation Je te vois encore.

Détonation

Musique inquiétante

...

Détonations

T'es pas assez rapide. Au Djebel, tu serais mort 10 fois.

Le Djebel...

Quand la gueule d'un bougnoule nous revenait pas...

on lui disait : "Y a corvée de bois."

Le type était content, tu parles. Tiens.

Il pouvait se dégourdir les jambes. Et à un moment,

une rafale dans le dos.

Le rapport était pas compliqué à écrire.

Tentative d'évasion.

Tu comptes pas t'enfuir, toi ?

-Pourquoi je dois rester ?

-Les bougnoules sont partout.

Si ça continue comme ça, ça va devenir chez eux, ici.

Tu veux que ça devienne chez eux ? -Me touche pas !

-Toi et moi, faut qu'on soit prêts.

Allez.

On rentre !

J'aurais pu te buter 10 fois.

-Capitaine. -Bonjour.

Bonjour à tous. -BONJOUR.

-L'investigation du lieutenant Caron a permis

l'identification de l'assassin de Rémi Martinez et Armand Germain.

Nous avons un visage et un nom. Nicolas Henri.

Nous pensons qu'il a aussi scalpé et tué Georges Minassian.

Après 24 h de recherches autour de l'étang,

nous n'avons pas réussi à interpeller cet individu en fuite.

C'est donc un demi-échec

pour notre brigade. La juge d'instruction a décidé

d'appeler la brigade criminelle de Marseille.

Protestations S'il vous plaît.

On garde l'oeil ouvert, mais c'est plus notre enquête.

Je vous demande de rassembler vos dossiers

et de collaborer avec les collègues de Marseille.

-Capitaine.

Pour la disparition de Benefro ?

Ca fait 10 jours. -C'est au procureur

de décider s'il ouvre une information judiciaire.

Je vous remercie.

-Mme Achour ? -Bonjour.

-Bonjour.

-Merci.

*(113 - Tonton du bled)

-Travail ?

Vous avez bien fait de le prendre, ici, y en a pas.

-C'est Telkomen, ça ? -Ouais.

Partis comme des voleurs en Pologne, il paraît.

On va où, à Péranne ?

-Au cimetière, s'il vous plaît.

-AMI, SI TU TOMBES

UN AMI SORT DE L'OMBRE A TA PLACE

DEMAIN, DU SANG NOIR SECHERA AU GRAND SOLEIL

SUR LES ROUTES

SIFFLEZ COMPAGNONS

DANS LA NUIT LA LIBERTE NOUS ECOUTE

Ils fredonnent.

...

-Moi, quand j'ai commencé à la fonderie...

le midi, c'était chacun sa gamelle.

Quand Lila est arrivée en 84, cette histoire lui a pas plu.

Alors elle a dit : "On va faire à manger tous ensemble."

Les Maghrébins... y en avait beaucoup.

Marocains, Algériens... ils mangeaient pas avec nous.

Ca non plus, ça lui a pas plu, à Lila.

Alors elle a dit : "Les musulmans s'occupent de la viande.

"Et nous, on s'occupe du reste."

Ca paraît rien, la fin de la gamelle...

mais c'est comme ça qu'on a été...

c'est comme ça qu'on a été soudés.

Qu'ensuite, on s'est battus tous ensemble.

C'était son truc à Lila, la justice.

Son combat.

La justice.

Elle sanglote.

Musique mélancolique

-Merci, Myriam.

...

Merci.

...

-Désolée, Jean.

-Jean, mes condoléances.

-Elle nous manquera, tu sais.

-Tu vas rester avec papi, d'accord ?

Tu peux garder la petite le temps que je me remette ?

-Bien sûr. T'inquiète pas.

Ca va, toi ?

Tu continues à te soigner ? -Oui.

-Oui ?

-Bon, j'y vais.

Musique mélancolique

...

-Tu dois être Karen. -Bonjour.

-Va voir tatie Myriam, j'arrive.

Ca vous va bien.

-De quoi ?

-Les vêtements, les cheveux.

-Je suis désolée pour Lila. Je l'aimais beaucoup.

-C'est comme ça.

Que faites-vous ici ? -J'ai des rendez-vous.

-Et la vie ? Ca va ?

-Toujours à l'antiterrorisme.

Après les attentats de St-Michel, ça a été mouvementé.

J'ai eu des propositions pour quitter l'opérationnel.

Passer quelques concours.

-C'est le travail, ça. C'est pas la vie.

-C'est la mienne.

-Jean. Tu nous rejoins ?

Y a des papiers à signer. -Oui.

-Viens, ma puce.

-Je pense souvent à ce qui s'est passé.

-Moi aussi. -Je crois avoir raté quelque chose.

-Vous avez fait ce que vous avez pu.

-Ca, j'en suis pas sûre.

-Vos rendez-vous dans la région, c'est Meraoui, je me trompe ?

-C'est ça.

-Appelez-moi de temps en temps. Ca me ferait plaisir.

-Je le ferai.

Musique douce

...

-C'est Meraoui !

-Attendez ! Lâche-moi.

Doucement avec lui, ça sert à rien.

...

Au centre pénitentiaire.

...

Soupir

...

Sanglots

Quelqu'un approche.

-Bonjour, monsieur. Je vous ai préparé ça, vous êtes triste.

Je vous ai préparé un café avec du sucre,

un gâteau et un jus d'orange.

-Merci, mademoiselle.

Alors...

Hum...

Il manque un peu de sucre. -Je vais en chercher.

-Merci.

Sanglots

Musique mélancolique

...

-J'ai la demande de transfert validée par l'interrégionale.

Un bel endroit, Casabianda-Aléria.

-C'est ce qu'on m'a dit. -Seule prison ouverte.

Il sera bien là-bas.

On fait avec ce qu'on a. Pas grand-chose.

On aimerait faire mieux.

-Il est toujours à l'isolement ? -Oui, rien n'a changé.

On a été obligés,

pour sa propre sécurité.

-Et ça va ? -C'est dur.

Il a écrit des courriers à l'administration. Chaque semaine.

Pendant deux ans.

-Meraoui ! Parloir. -Ils ont dû

en avoir marre, ils ont répondu.

-Il me reste 5 minutes.

-On a pu acheter des sacs de boxe.

-Ordre de la directrice. -Il a eu son brevet d'entraîneur.

Il est solide.

Bip de la porte

Bip

-Merci.

Musique intrigante

...

-Salut.

Ca va ?

Je t'ai obtenu un transfert en Corse.

Ce sera un peu moins dur, j'espère.

Je t'ai aussi trouvé un nouvel avocat.

En passant par la cour européenne,

on pourrait rouvrir le dossier.

A minima, d'obtenir une réduction de peine.

Je sais que ça va pas assez vite.

Je te jure, je fais ce que je peux.

-C'est bien, t'as pas perdu de temps.

Musique mélancolique

...

-Tes parents, ça va ?

-Mon père, il est mort.

Ils m'ont pas laissé le voir.

T'as fini ?

Surveillant !

Il frappe à la porte.

-Attends, on peut se parler deux secondes ?

-Non, c'est bon. Reviens plus.

Musique sombre

Je connais les flics de Marseille

qui reprennent une enquête.

Ils font du travail bâclé. Sans nuances.

On peut pas les laisser faire.

Nicolas a vécu chez Jean.

Karen ne se souvient de rien. Personne ne l'a vu.

Jean l'aurait caché ? Pourquoi ?

-Je l'ai dit, ils nous retirent l'enquête.

-Ecoutez ce qu'a donné l'expertise des vidéos.

* Chant kabyle

...

-C'est l'air qu'il chantait ? -Oui.

C'est une berceuse.

...

-Vous comprenez ce qu'elle dit ?

-C'est pas de l'arabe, c'est du kabyle.

On sait qu'il avait 11 ans en 2001. Il parlait kabyle.

On doit pouvoir retrouver sa trace.

-Y a peut-être quelqu'un qui peut aider.

-Qui ? -Pas votre genre.

-Pour conclure, la gendarmerie nationale,

c'est deux missions.

Assurer la sécurité... S'il vous plaît. Ensuite,

assurer le maintien de l'ordre. Dans les zones rurales,

périurbaines ou les voies de communication.

Rappelez-vous de ce chiffre, 96 %.

La zone de responsabilité de la gendarmerie,

c'est 96 % du territoire national.

Des questions ? -Moi.

Ca gagne combien, un gendarme ?

-Bah ça, ça dépend.

Ca dépend du grade,

de l'ancienneté. -Mais vous, genre.

-Eh bah... moi, genre...

2 255 euros. Rires

Exclamations Hé !

Sans les primes. Avec la retraite à 55 ans.

La vie devant soi. -Vous risquez

votre vie pour 2 000 euros ?

Franchement... Exclamations

-Ecoutez...

Kader, tu vois... Kader.

Ca a un nom. C'est la vocation.

Y en a... s'il vous plaît.

Y en a qui se lèvent tôt et travaillent dur.

Et y a ceux qui vivent des allocations.

Ca vous parle ? Protestations

...

-Vous parlez de qui ?

-Je sais pas, Kader.

Tes parents font quoi ? -Ma mère,

elle se lève à 5 h du matin pour travailler.

Tu crois quoi ? Ca veut dire quoi ? -Bien.

-Des préjugés.

-C'est bien. Si tu le dis.

-Merci. Mantel, on peut parler ?

-L'appel du devoir.

Protestations des élèves

-Calmez-vous, il explique son métier.

-C'est gentil de me rendre visite.

La pédagogie, c'est pas simple. -J'imagine.

On cherche un enfant d'origine kabyle disparu dans les années 2000.

-Et ? -Et vous êtes notre doyen.

C'est peut-être une affaire de Jean Benefro.

-Non.

-Quoi, non ? -Il travaillait plus

ici depuis belle lurette. Il est parti

après que vous soyez passée nous voir.

Quand sa femme est tombée malade...

il a décroché.

Si vous avez le temps de chercher,

les dossiers de Péranne, c'est à la centrale des archives.

Vous aurez le temps de papoter, faire connaissance.

J'y retourne. -Au fait !

Mantel.

On arrête les lycées.

On va vous mettre à la circulation.

Musique intrigante

...

*-8 h 56, heure locale,

les New-Yorkais se rendent sur leur lieu de travail quand soudain,

un grondement sourd.

La tour nord du World Trade Center vient

d'être percutée par un Boeing 767 d'American Airlines,

détourné par des terroristes islamistes.

18 minutes plus tard, la 2e tour jumelle

explose à son tour sous le choc

d'un second avion détourné. Dans les rues

et depuis les bureaux avoisinants, les cris

puis la panique et les larmes. Images saisissantes

qu'on croirait sorties d'un film de science-fiction,

mais c'est plus du cinéma. Quelques minutes plus tard,

la première tour s'effondre.

*-Place aux sirènes des ambulances.

Les deux tours qui marquaient...

-Les Arabes...

Regarde-les, les Arabes.

Mais non. Eux, ils les ont fait venir.

Ils leur ont construit des mosquées.

-C'est qui qui a fait ça ?

-C'est Minassian et ses copains.

Minassian, c'est lui, le chef.

C'est à cause de lui que ta maman, elle est morte.

Et elle est morte brûlée vive, ta maman.

Musique mélancolique

Allez, va te coucher.

-Bonne nuit. -Bonne nuit.

Putain...

...

Il imite le vrombissement d'un avion.

...

Tintement de verre brisé

Soupir -Merci d'être venu.

Le local n'est pas du tout touché.

Juste un départ de feu.

-C'est arrivé à quelle heure ? -2 h du mat.

Un gars qui promenait son chien a appelé les secours.

Personne n'a rien vu.

Depuis la chute des tours, ça n'arrête pas.

Le coiffeur tunisien, le resto syrien.

On retrouvera jamais qui a fait ça. Tu parles.

Tu te souviens, toi, de la MJC qui a brûlé ?

Comme l'épicerie Oufella. On n'a jamais su qui c'était.

Je sais que ça doit pas être facile pour toi.

Elle nous manque beaucoup aussi, à nous tous.

-Tu peux aller chercher Karen à l'école ?

J'ai quelqu'un à voir. -Oui.

-Je passerai la prendre.

-Prends soin de toi, Jean. -Oui.

-Voilà.

Disparitions, AVP, coups et blessures.

Ici, 1995-1998.

Là-bas, 1999-2001.

Bon courage.

-Merci.

-Un pour elle, un pour toi.

Un petit thé pour moi ?

C'est bon, mademoiselle ?

Viens là.

-Coucou, toi. Ca va ? -Je te laisse ma chambre.

On dort dans la chambre de Jean avec la petite.

-OK.

-Voilà.

-Je peux changer la déco un peu ?

J'ai lu un truc, là, pour la petite.

Paraît que c'est pas mal à son âge de l'habituer à dormir seule.

-Ah ouais, t'as lu ça ? -Oui.

J'ai lu plein de trucs en vrai.

La diversification, tu connais ? -Ca fait déjà deux mois

qu'elle est diversifiée. -Ah...

-Tu l'emmèneras à la crèche le matin, moi le soir.

-Je préfère l'inverse. J'ai peut-être trouvé un taf...

Non, OK. Je vais l'emmener.

-Tiens, je te la laisse. Je vais faire à manger.

-Viens, toi.

Elle pleure.

-Tarek, ça va ? -Bonjour.

Tu vas bien ? -Bien.

Ca va ? -Très bien.

-Regarde ce que j'ai pour toi.

-C'est bien. Regarde, toi aussi.

Regarde ce que je t'ai apporté. Voilà.

Toi, ça va, la famille ? -Ca va.

Allez, à mercredi. -A mercredi, ciao.

-Regarde... ils se croient au souk, ils sont chez eux.

Que des Noirs et des Arabes...

-Et ça ?

Juillet 1995. Un incendie.

Accident de gaz.

Deux morts. Une mère kabyle qui tenait

une épicerie et son fils. -Et alors ?

-Y a pas de témoignage.

Pas de rapport de conformité.

Le rapport d'autopsie a été rédigé avec 10 jours de retard.

Et regardez. Y a même pas le nom de l'agent qui a fait la constatation.

-La date. -Le meurtre de l'imam ?

-24 juillet 1995.

Le jour de l'arrestation de Mehdi Meraoui.

-Ca vous dit quelque chose, cet incendie ?

-Je me souviens pas.

Quel âge, l'enfant ?

-Marwann Oufella.

Il avait 6 ans.

L'âge de Nicolas en 1995.

Discussions mêlées des clients

...

-Je peux plus les voir...

Y a que ça. Regarde-moi ces gueules.

Y a des Arabes différents, des barbus, des ratons...

J'en ai plein le cul.

-Monsieur, faut payer d'abord.

-Je paie pas. -Pourquoi ?

-Je te respecte pas. -C'est pas le problème.

Il faut payer. -Je vous respecte pas.

-Pourquoi, monsieur ? -Quoi ?

Oh, le troupeau s'est levé.

Tiens ! Exclamations outrées

-Viens débarrasser ton argent. -Quoi ?

-Viens débarrasser. -Réfléchis si tu veux.

Allez voir vos mères, là, putain !

On va se retrouver !

*(Fonky Family - Art de rue)

...

C'est quoi, ces musiques de singes ?

Je t'ai dit de rester discret.

Imbécile ! Idiot !

Je vais t'apprendre à danser, moi ! Abruti !

Ferme-la !

Petit con ! Ferme ta fenêtre.

Ferme ta fenêtre !

Je veux plus t'entendre.

-Nous allons exhumer un corps

dans le carré musulman du cimetière.

-Non.

-Nous ne vous demandons pas l'autorisation.

Nous vous informons.

-Oui, vous m'informez.

C'est interdit chez les musulmans d'exhumer des corps.

En tant que maire, la décence et le respect de l'ordre public

m'obligent à refuser l'exhumation.

-Les coutumes musulmanes ne sont pas votre priorité.

-Je l'attendais. Votre baratin

sur le respect des communautés.

-Je n'ai jamais parlé de communautés.

Ca, c'est votre obsession.

Le commun, c'est le contraire.

Quand on arrête de classer les gens. De les diviser.

Et dans votre cas, de les hiérarchiser.

-L'exhumation aura lieu à 15 h.

Bonne journée.

Musique intrigante

...

-On s'est trompés. Le corps est bien là.

...

-Oui ?

-C'est pas un enfant.

-Comment ça ?

-C'est pas des ossements humains.

Musique mélancolique

...

Musique intrigante

...

Aboiements -Rico !

Aboiements

Rico !

...

Musique intrigante

Aboiements

-C'est pas trop tôt !

Mais t'es con ou quoi ?

Ca fait trois fois que ça arrive !

Tiens-la avec les deux bras !

Merde, à la fin ! Tu comprends rien !

-Non... Pas la ceinture.

-Tu veux t'amuser ?

Aboiements

On va s'amuser !

Musique intrigante

Détonation

On se rebelle, comme ça ?

Détonation

Ah, tu te rebelles...

Tu vas voir ton chien, comme il va danser.

Détonation -Rico !

Rico !

Non...

-Ca t'apprendra.

-Non !

T'as tué Rico !

Salaud !

-Oh !

Arrête. -Je vais te tuer !

-Arrête, j'ai dit. Arrête !

-Non !

-Qu'est-ce qu'on fait ?

Qu'est-ce qu'on fait ?

Détonation

Musique intrigante

...

-T'inquiète pas. T'inquiète pas.

Je te veux pas de mal.

Calme-toi.

Musique mélancolique

Le garçon renifle.

...

... Comment tu t'appelles ?

-Willy.

-Viens, Willy.

On va chercher tes affaires.

Chant kabyle

...

...

-Ma mère la chantait souvent pour nous endormir.

Ma soeur la chantait à Marwann.

Il ressemblait tellement à ma soeur.

-Pourquoi nous parler de Marwann 28 ans après ?

-Vous vous souvenez comment ça s'est passé

après l'incendie ? -Il s'est rien passé.

Personne nous a parlé.

C'est un voisin qui nous a prévenus.

On est partis là-bas, mais...

-On a pas pu approcher l'épicerie,

l'appartement.

On nous a pas laissés les voir. Y avait des pompiers,

des gendarmes. -Y en avait un

qui voulait pas. Les pompiers voulaient.

Mais lui, il arrêtait pas de dire :

"Circulez !"

-C'est lui ?

-Non. C'est celui-là, là.

Celui-là.

-Mantel.

-Vous êtes sûr ? -Oui, j'en suis sûr.

-Tu sais où sont tes parents ?

-Mon père, c'est toi qui l'as tué.

-C'était pas ton vrai père.

Tu ne le savais pas ?

Tu te souviens de rien d'autre ?

Ta mère ?

-Ma mère, elle est morte. Brûlée.

-T'as un savon dans la douche. J'ai mis une serviette.

Je te laisse tranquille.

Musique intrigante

...

Pose ça.

Viens, je vais te montrer ta chambre.

Tu vas te mettre là.

Normalement, c'est ma chambre, mais j'irai en haut.

Tu vas rester un moment. Le temps de trouver une solution. Tiens.

Je t'ai trouvé des jouets.

Voilà.

Euh... Willy ?

Il faut pas que tu sortes d'ici. Jamais.

C'est très important. -A cause des Arabes ?

Soupir

-Ecoute, faut pas croire ce que le Marquis t'a raconté.

C'était un homme malade.

Un homme méchant.

-C'est pour ça que tu l'as tué ?

-Non, je voulais pas le tuer. J'ai pas eu le choix.

Je vais te trouver des gens bien. Des gens comme il faut.

Ca te fera une nouvelle famille. -Je suis bien, ici.

Musique douce

...

Pff, Willy Crusher.

...

Jean parle.

...

C'est qui, la petite fille ?

-C'est Karen.

C'est ma petite-fille.

Elle sait pas que t'es là.

Il faut pas qu'elle te voie.

Elle comprendrait pas.

Musique douce

Je t'ai mis ton goûter.

...

-T'as une tache. Pistache.

Rires -Coquine !

Allez, vas-y.

-A ce soir. -A ce soir.

-Rudy ! -Hello !

...

Sanglots

Cliquetis du briquet

Karen pleure.

...

-Non...

...

Non... ...

...

Non.

-Chut...

Chut ! Chut ! Faut pas qu'il se réveille.

-T'es qui ? -Willy.

Willy Crusher. Tiens.

Je te le pose là. Il te protégera.

Il chante la berceuse kabyle.

...

-Alors, c'était bien, aujourd'hui ?

-Oui, super.

-T'as fait quoi ?

-J'ai appris le système solaire.

-Ca alors ! Tu vas me montrer ? -Oui.

-Cool. T'as faim ?

-J'ai très faim. -Super.

Y a un goûter là-bas.

Musique intrigante

...

Je reviens.

...

Karen ?

T'aurais vu quelque chose de bizarre

ou entendu du bruit ? -Comme quoi ?

-N'importe quoi.

-Oui, mais c'était pas bizarre. C'était Willy Crusher.

Regarde ce qu'il m'a donné.

Soupir

Musique intrigante

...

-D'où tu viens ? T'étais où ?

Attends, t'es plein de sang.

Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

-Rien. -On t'a fait du mal ? Montre.

C'est quoi ? -Non ! C'est pas pour toi !

-Donne. -C'est pas pour toi.

C'est un cadeau pour Karen. -Laisse.

-Arrête ! C'est un cadeau pour Karen.

Soupir

-Tu peux pas rester ici.

C'est pas possible.

Allez, viens.

Musique intrigante

...

Sonnerie

*-Oui ? C'est qui ?

-Bonsoir. C'est la gendarmerie. On peut voir votre mari ?

Bonsoir.

-C'est bon, rentre.

Rentre, je te dis ! Va te coucher.

-Ca va, Mantel ?

-Vous voulez quoi ?

-Parler un peu. Faire un tour.

-C'est pas mon truc, les tours la nuit avec des gens...

-Allez. -Tu fais quoi ?

Qu'est-ce que tu fais ?

-Calme-toi. -Vous faites n'importe quoi.

-Allez.

-C'est quoi, ce délire ?

On va où ? -Tu vas voir.

Calme-toi. -On va où, putain ?

-Calme-toi. Allez.

Avance.

Allez.

Arrête-toi.

Tu sais qui est enterré là ?

-Une épicerie incendiée en 1995.

-Tu te rappelles ? -Non.

-Adrien ! -Tu te fous de ma gueule ?

Maintenant, tu te rappelles ?

-On a reçu un appel.

-De qui ? -Un voisin de l'épicerie.

-Continue ! Continue !

-Le légiste a commencé à compter les bouts...

Il a trouvé la femme, pas l'enfant.

Fallait ouvrir Telkomen, alors fallait...

-Fallait quoi ? -Pas de vague.

Fallait que ça ait l'air d'un accident.

C'était pour moi.

-Continue !

-Un mec est venu. Avec un sac. Il a dit

qu'on enterrerait ça. -C'était quoi ?

T'as enterré quoi ? -Des os de porc !

J'ai enterré des os de porc.

Des os de porc !

-Adrien !

Gémissements

Arrêtez, Adrien !

Stop !

Mantel pleure.

C'était qui, cet homme ?

-Le Marquis.

Patria Nostra.

Musique intrigante

-L'incendie de l'épicerie, c'est les Patria Nostra.

C'est pour ça qu'il les tue.

Nicolas les tue pour venger sa mère.

Musique intrigante

...

Sous-titrage TITRAFILM

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