All language subtitles for Cimetiere.Indien.S01E06.FRENCH.1080p.WEB.H264-THETEFLONDON

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Original subtitles

...

-Précédemment dans "Cimetière Indien".

-C'est une histoire d'Arabes.

L'usine, c'est mille emplois.

C'est nous ou eux.

-Dis-leur ce que tu penses. C'est trop compliqué ?

-Il veut son usine. Il pissera là où les Suédois

lui diront de pisser.

-C'est ta femme ?

- Oui. - Elle est grande.

-Il ressemble à Nicolas.

-Il se fait appeler Willy Crusher.

-Il voulait qu'on l'appelle Willy. Un gendarme l'a déposé.

Jean, il s'appelait.

- Benefro ? - Oui.

-Armand Germain. Il connaissait Benefro.

Ils ont travaillé ensemble.

-Germain est mort. Il a été scalpé.

Quelqu'un en a après vous. - C'est lui !

- Ca va ? - Allez-y !

Musique palpitante

...

(Dark Whisper - Idir)

...

Sirènes de police

...

Discussions des gendarmes Vrombissement

Musique intrigante

...

-Qu'est-ce que vous faisiez ici ?

-Le meurtrier a un lien avec Benefro.

-Et vous l'avez raté.

Il a eu le temps de scalper la victime. En votre présence.

Je vais récupérer votre arme.

Vous n'aviez rien à faire ici.

On va le coincer rapidement de toute façon.

-Quels sont les moyens déployés ?

-2 hélicoptères. 30 hommes. Des barrages. On diffuse la photo.

-Une brigade fluviale et des chiens.

-Je suis en rapport avec mon préfet pour la coordination.

-Bien. Dites-lui, une brigade fluviale et des maîtres-chiens.

Musique intrigante

...

-Passez à l'hôpital pour un check-up et faites un rapport.

-Ca va aller.

Musique douce

...

Musique intrigante

...

...

...

...

-Et personne nous a prévenus !

Pute borgne ! Tu parles pas anglais ?

-Non, désolée.

-Y a quelqu'un qui parle anglais, ici ?

Oui ou merde ? - Qu'y a-t-il ?

-Y a pas un Suédois qui parle français chez eux.

Tu parles pas anglais, toi ?

Tu es qui ? - Stagiaire aux espaces verts.

- Tu parles pas anglais ? - Si.

- Vraiment ? - Oui.

-Viens avec moi.

Je vais te filer une chemise. Bouge !

Ils parlent en suédois.

Ah ! Wilkommen à tous.

Nice to meet you. - Likewise.

-Bonne nouvelle, le parking.

On a un accès autoroute comme vous vouliez.

Il traduit en anglais.

On a fait les places handicapés.

Elle répond en anglais.

-What ?

-La situation à Péranne est instable.

-Aubagne ? Non. Tu lui dis... On a fait la mosquée.

Les travaux ont commencé. On n'arrête pas.

-Pour les ouvriers, on a des listes d'attente.

Hors de question.

Il parle en suédois. Il dit quoi ?

Elle parle en anglais.

-Ils doivent en parler aux actionnaires.

-Thank you.

-Thank you so much for your time.

Au revoir. - Good bye.

- Je peux y aller ? - Oui.

Attends. Toi, tu as rien vu, rien entendu.

Y a rien qui sort du bureau. Tu m'as compris ?

Allez.

-Mehdi Meraoui, notre principal suspect

dans le meurtre de l'imam

aux dires de son frère Aziz, est en cavale.

Il n'a plus été vu

depuis près de 24 heures.

Ca en fait notre priorité absolue.

On se mobilise tous... - On n'a pas le scalp ni l'arme.

-Excusez-moi, j'ai pas fini.

-A part Aziz, c'est quoi, les preuves ? On se base sur quoi ?

-On a quelqu'un en cavale.

D'expérience, quand on est innocent, on se met pas en cavale.

-L'assassinat d'un imam peut être un crime raciste.

Le scalp, c'est un geste très particulier.

-Pas faux.

Pas faux.

Alors, on cherche quoi ?

Un Iroquois ?

Un Cheyenne ? Ouh ouh !

Rires

Les gars, vous ratissez le secteur.

Patrouille de deux. On lâche rien.

On le coince vite. Merci. Allez !

-Je peux me joindre à vous ?

-Non.

Musique intrigante

...

-Rentrez à Paris.

Oubliez cette histoire.

-Je peux pas lâcher.

Je peux pas.

Musique intrigante

...

-Un nouveau meurtre a eu lieu cette nuit à Péranne.

Cette fois dans le quartier des cabanons à l'étang vert.

Un 3e meurtre sur lequel on a peu d'informations.

La gendarmerie, qui est allée sur place

cette nuit, n'a pas fait de déclaration officielle.

On en sait peu sur la victime présumée, Rémi Martinez,

qui vivait seul...

-Après le meurtre de Germain, mes recherches m'ont fait revenir.

J'aurais dû vous prévenir. Je suis désolée.

Notre homme s'en prend à des chasseurs, les Patria Nostra.

Des anciens militaires.

Germain, Martinez et Ravachol en faisaient partie.

Il y a un lien avec Jean. J'en suis sûre.

-Et Minassian ? Il faisait pas partie de ce groupe.

-Non, mais je sais qu'ils se sont côtoyés.

-D'accord.

Et Jean ?

C'était un Patria Nostra aussi ? - Non.

J'ai trouvé des photos d'une partie de chasse en 1995.

C'est Jean. Ravachol, Germain.

Et Martinez au centre.

-Un autre monde.

Musique rap

-Condé, condé. Hé, condé.

-Range tes outils.

-Aziz, faut que je te parle.

Attends, je veux pas te courir après. Je cherche ton frère.

-On visite les planques, on a diffusé

le portrait de Meraoui. On peut rien faire.

On attend qu'il fasse une connerie.

-On n'attend rien. Les Suédois attendront pas.

M. le préfet. On doit régler ça maintenant.

-On en est où des preuves ?

-On a le témoignage du frère.

Aziz.

-Le juge d'instruction voudra des aveux.

-Bah...

Pour les aveux,

on peut travailler sur les parents de Meraoui.

Ils sont en situation irrégulière.

-Ils sont algériens. C'est délicat.

-C'est délicat, mais... si ça peut marcher...

- Messieurs... - Merci, M. le préfet.

-M. le préfet.

-Je cherche ton frère.

Je sais qu'il a pas tué l'imam.

T'as dit quoi au gendarme ? Il t'a promis un truc ?

-Il m'a rien promis. C'est moi, j'ai dit de la merde.

Mehdi m'a dit qu'on était ensemble. - Quand ?

-Le jour de la mort de l'imam.

-Vous étiez vraiment ensemble ?

- Je sais plus. - Comment ça ?

Il t'a dit quoi d'autre, Mehdi ?

-Qu'il allait m'aider.

Qu'il dirait qu'il était avec moi.

- T'as pas dit ça au gendarme. - Il m'a mis la pression

avec ses dates, des adresses, des heures...

J'ai dit que j'étais avec Mehdi. - Ta déposition

dit que Mehdi était à la mosquée au moment de la mort de l'imam.

T'as foutu la merde.

Mehdi risque 20 piges pour un crime qu'il a pas commis.

Tu sais où il est ?

Pour l'aider, faut que tu me dises.

Faut que je le retrouve avant les gendarmes.

Tu sais où il est ?

Il est où ?

-Il est dans notre planque.

-Quelle planque ?

-Un bateau où on se cachait gamins.

-C'est où, ça ?

-Vers le port.

Crissements du train

-Mehdi !

Mehdi !

Mehdi, faut qu'on parle.

Je sais que vous avez rien à voir avec le meurtre de l'imam.

-Ca change quoi ?

-Ca change tout.

- T'es seule ? - Ouais.

Je peux monter ?

...

Pourquoi tu te caches ?

-C'est Aziz.

Je voulais lui servir d'alibi.

En sortant de garde à vue, il paniquait.

Il m'a dit qu'il savait pas ce qu'il avait signé.

Il m'a dit de me planquer.

-Tu peux pas rester caché. Tu vas leur expliquer.

-Expliquer quoi ?

J'ai la bonne tête du coupable.

C'est ce qui compte. - Aziz peut changer sa déposition.

-Changer sa déposition, bien sûr.

Il va devenir complice.

T'as rien compris.

-C'est toi qui as rien compris.

Tu vas prendre une balle.

Innocent ou pas, ça changera plus rien.

J'ai pas mis longtemps à te trouver. Ils vont venir.

Ils vont t'interroger, mais l'accusation tient pas.

Mais faut aller leur parler.

- Je tiendrai pas en taule. - Tu feras de la préventive.

En garde à vue, dis rien, signe rien. Je te trouve un avocat.

Sans preuve, sans aveu, ils peuvent rien.

-C'est pas aussi simple.

Ca marchera pas comme ça.

-Mehdi, faut que tu me fasses confiance.

Faut qu'on y aille, maintenant.

Musique intrigante

...

-On y retourne !

...

Klaxons

-J'ai appris que Jean aurait mis le feu à une MJC

très fréquentée par des maghrébins.

J'ai vérifié, il n'y a pas eu de victime.

-Jean faisait partie des Patria Nostra ?

- Non, c'est pas possible. - Enfin, c'est évident.

-C'est pas l'homme qui a mis le feu. C'est le flic.

C'est dans le cadre de son enquête qu'il a fait ça.

Il les a soupçonnés, il les a infiltrés.

Il a fait ça parce qu'il était sûr de leur culpabilité.

-Jean connaît les Patria Nostra.

Il connaît leur secret.

Ils n'ont pas payé pour leur crime, il décide de faire justice.

-Lieutenant, Jean a 82 ans. C'est pas lui que vous avez poursuivi.

-OK. Très bien, admettons.

Donc Jean est trop vieux pour se venger.

Il retrouve la trace de Willy Crusher,

Nicolas, un jeune paumé sans famille qu'il a connu y a longtemps.

Il lui demande de le faire.

Un service. - Non. Vous vous trompez.

Nicolas agit seul.

Jean est incapable de déléguer. Je sais de quoi je parle.

Je sais surtout que c'est quelqu'un de bien.

C'est Nicolas qu'il faut retrouver. Faut creuser à l'orphelinat.

-Il vous a parlé des Patria Nostra en 1995 ?

-Non. Il aurait pu.

J'étais jeune. Il ne m'a pas fait confiance.

-Il voulait peut-être vous protéger.

Musique intrigante

...

-Tu as tout ce qu'il te faut ?

- Oui, merci. - Ca fera 32,50.

- Merci. - Rentre bien. A bientôt.

Ca va, Marwann ? - Oui.

Aboiements

-Combien je te dois ?

-47,10, s'il vous plaît.

-C'est pas donné. Stylo.

Soupir 47,10...

L'ordre, c'est quoi ?

-Epicerie Oufella. Un F. 2 L.

- Oufellah comme le paysan ? - Non.

C'est du kabyle, pas de l'arabe. Ca veut dire "en haut".

-Tiens. Mets ton nom, là.

(prenant un accent arabe) Tu prends un stylo, tu écris.

Soupir

C'est ta fille ? - C'est un garçon.

-C'est un garçon ?

-Il s'appelle Marwann.

-Bislama.

A bientôt.

On reviendra.

Rires

Allez, je conduis.

Claquement des portières Vrombissement

Rires

Musique intrigante

...

-Ca va, toi ? Viens.

Tu vas venir avec moi.

...

-Ca va aller.

-Y a Meraoui !

- Oh ! - Attendez, doucement !

Ca sert à rien de le menotter !

- C'est bon... - Arrêtez !

Doucement avec lui, ça sert à rien !

-C'est bon.

- Me touche pas ! - C'est bon.

Je t'avais dit quoi, Lidia ? Hein ?

Je t'avais dit quoi, Lidia ?

Lidia !

Tu vois, je t'avais dit quoi ? Regarde ! Lidia !

Lidia !

Une femme parle en arabe.

-Mantel.

C'est qui ?

-C'est les parents de Meraoui. On les renvoie en Algérie.

-Pourquoi ? Ils ont rien fait.

-Un fils braqueur, un fils assassin.

-Et la présomption d'innocence ? Vous pouvez pas les menacer.

-Si, en fait.

J'ai un avis d'expulsion du territoire.

Signé par le préfet et tout.

Mais ils comprennent pas bien le français.

Faudrait leur traduire. Vous parlez forcément arabe, vous.

Non ? Sirènes de police

La femme parle en arabe.

- C'est Mehdi ? - Non.

Euh...

Lidia parle en arabe.

Exclamation inquiète

Menace à l'ordre public.

Ils parlent en arabe.

Je... Je reviens.

-Félicitations pour l'arrestation.

-Il est venu pour prouver son innocence.

-Ah oui ?

-Vous savez d'où viennent ses parents ?

- Blida. De la Mitidja. - Vous connaissez la situation.

Les civils sont massacrés.

Mehdi est accusé d'avoir tué un membre fondateur du FIS.

Ils vont se faire tuer en rentrant.

-La France ne peut accueillir la misère du monde.

C'est de Rocard, un bon socialiste.

-Mais de quoi vous parlez ?

-La guerre civile en Algérie, c'est pas mon problème.

-Vous pouvez pas envoyer deux innocents se faire lyncher.

-Ca dépend pas de moi, mais de Mehdi

et de ce qu'il a à nous dire. Allez.

Musique intrigante

...

Klaxon

-Qu'est-ce qu'il fait, ce con ? Oh !

Sirène de police

Putain...

Crissements des pneus

Qu'est-ce que tu veux, cowboy ? - Sors de là.

- Tu fais des heures sup ? - Dépêche.

-Va te faire foutre.

Klaxon

Murmures mêlés

-Messieurs, dames.

Bonjour à tous, merci d'être là.

Commandant Cavalier, de la police judiciaire de Marseille.

Nos services ont interpellé Mehdi Meraoui.

- S'IL VOUS PLAIT ! - Principal suspect

dans l'assassinat de l'imam Khaled Ben Chehida.

Il est passé aux aveux. - Commandant, s'il vous plaît.

Des détails sur l'arrestation ?

-L'interpellation a été rendue possible

grâce à la gendarmerie de Péranne

dirigée par le lieutenant Jean Benefro

qui n'a pas pu être là, mais que nous félicitons.

Ainsi que le Lt Lidia Achour de la cellule antiterroriste.

Lieutenant, s'il vous plaît.

Applaudissements

Les journalistes l'interpellent.

-Par ici ! C'est quoi le lien entre Meraoui et le terrorisme ?

-Les motivations de Meraoui

sont encore à éclaircir. Il semblerait que ce soit

un règlement de comptes.

Questions mêlées des journalistes

-M. Meraoui a-t-il agi seul ?

-Aucun commentaire pour le moment concernant des complices.

Musique intrigante

...

Tonalité

-Vous êtes sur le répondeur de Jean et Lila Benefro.

Nous ne sommes pas là, laissez un message.

Bip

-Jean, c'est Lidia.

Je vous en prie, répondez.

-Descends.

Bips

Descends !

Allez, viens.

Je sais que c'est vous, pour l'imam.

Je vous vois traîner dans Péranne.

Vous préparez quoi ? Il veut faire quoi, le Marquis ?

Hein ?

Parle.

Ou je te jure que je te tue.

-On est dans le même camp.

On l'a brûlée, cette MJC.

On est des frères, toi et moi. - Non, non.

Non, non... On n'est pas des frères.

Pas des frères.

- Ah ! - Je suis pas ton frère !

Parle ou je t'égorge ! - Arrête !

-Je t'écoute.

-Minassian, il a fait la mosquée. Le Marquis, il a pas supporté.

On voulait juste foutre le feu.

Mais l'imam était là. Le Marquis, il est devenu fou.

C'est lui, le message dans sa bouche.

Faire croire que les Arabes se tuent entre eux.

Il a voulu continuer. On voulait pas.

-Non, non, ça marche pas.

Hein ?

C'est comme en Algérie.

"C'est pas moi, c'est les chefs."

"C'est pas moi, c'est les ordres." Trop facile.

T'es responsable de tes actes.

Toi seul. - Toi aussi, t'as foutu le feu.

C'est pour ça que tu parleras pas.

-Ferme ta gueule.

Maintenant, c'est quoi, votre prochaine cible ? C'est où ?

-L'épicerie de la jeune Arabe.

C'est la prochaine à cramer. - Quand ?

-Ce soir, peut-être.

Il sanglote.

Musique mélancolique

...

-Le meurtrier présumé, toujours en fuite, armé

et très dangereux. Un avis de recherche a été lancé.

Nicolas Henri, c'est le nom de l'homme dont voici la seule photo.

N'approchez pas cet homme. Prévenez la gendarmerie.

Le suspect est considéré très dangereux.

On parle d'un crime particulièrement sordide

et même de scalpation. Si l'information était confirmée,

on pourrait parler de meurtres en série.

Le mode opératoire du tueur serait le même que pour Minassian,

l'ancien maire de Péranne.

Musique mélancolique

...

Grondement du tonnerre

Bips du jeu vidéo

Grondement du tonnerre

-Marwann, on va aller au lit.

Musique intrigante

...

Allez, viens.

Tu montes ?

Tu te brosses les dents, j'arrive.

Elle chantonne.

-Les gars, vous êtes prêts ?

...

Maintenant. - On n'attend pas Ravachol ?

-J'ai dit maintenant !

Musique inquiétante

-J'arrive, Marwann !

(-Y a quelqu'un.)

-Rien à foutre.

-On va se faire repérer. On t'attend derrière.

-Prends le volant.

Vrombissement

-Non ! Arrêtez !

Marwann ! T'es où ? Descends !

Arrêtez !

Explosions

Marwann !

-Maman, maman !

Maman !

Musique inquiétante

...

-Putain !

Non !

...

Sanglots

Petit.

Petit, viens.

...

-Oui ! Incendie en cours à Péranne.

Rue Nelson Mandela.

Grondement de l'incendie

...

Une porte claque.

-Qu'est-ce qu'on va faire ?

-Qu'est-ce que je vais faire ?

A moins que ça excite quelqu'un ?

Non ?

Personne ?

-Faut qu'on arrête tout.

Je continue pas comme ça.

- Il a raison. Ca va trop loin. - Quoi ?

-Tu vas trop loin.

-La guerre est pas finie, je vous l'ai dit. Loin de là !

- C'est comme avec l'imam. - Quoi ?

-On n'avait pas dit...

-Quoi ? C'est à cause de gars comme toi qu'on a perdu l'Algérie.

Allez, dégage.

Dégagez. Dégagez.

Dégagez, je dis !

Fous le camp. Fous le camp !

-T'es complètement malade !

Musique mélancolique

...

Vrombissement

...

L'enfant sanglote.

Détonation

-Vous croyez que Jean est encore en vie ?

-Tant qu'on n'a pas retrouvé son corps...

-Voilà le dossier de Nicolas.

Et là, la première photo de lui.

En 2001, quand on l'a recueilli.

Vous ne trouverez pas grand-chose.

Quelques informations médicales. Des bulletins de notes.

On ne savait rien de lui.

Et on ne l'a jamais revu après ses 18 ans.

-Pourquoi Jean ne l'a pas déposé à l'aide sociale ?

-Si Jean a voulu qu'on le garde,

c'est qu'il avait besoin d'être protégé.

-Protégé de quoi, à votre avis ?

-Je ne sais pas ce que Nicolas a vécu.

Jean voulait peut-être s'assurer qu'on ne retrouve pas sa famille.

-Très bien. Merci, ma soeur.

- Au revoir. - Au revoir.

Musique douce

...

-On n'a rien sur lui avant son arrivée ici en 2001 ?

-On a ça.

C'est de là que vient son nom.

C'est tout ce qu'on a sur son enfance.

-La seule témoin de cette époque, c'est Karen.

En 2001, elle avait 6 ans.

Musique douce

...

Cris des hommes en prison

Bips des portes

Musique inquiétante

...

- Meraoui, 95-82. - Il a buté l'imam.

-Meraoui, t'es fini ! T'entends ? T'es fini !

-Meraoui, koufar !

Musique inquiétante

...

-Vous faites quoi ici ?

- Nous voudrions vous parler. - Parler ?

Dire que les services sociaux vont me prendre ma fille ?

Il a dit des conneries à Rudy pour le faire parler.

Vous venez à mon travail. Vous avez aucun respect.

-Le lieutenant voulait accélérer les choses.

Grâce à Rudy, nous avançons. - Ah oui ?

C'est pas la 1re fois que vous dites ça.

Y a un autre vieux qui est mort.

Comme les autres. Vous faites quoi en attendant ?

C'est qui le prochain qui va crever ?

- Tu peux retourner en cuisine ? - Bien sûr.

-Karen, attendez, s'il vous plaît.

Je pense que votre grand-père est innocent.

J'en suis convaincu.

-Vous voulez quoi ?

-Ca vous rappelle quelque chose ?

-Willy Crusher.

C'est Willy.

Musique intrigante

...

-M. le maire n'est pas disponible.

Non, M. Benefro.

Non ! Je suis désolée, monsieur.

-Ca va, c'est bon.

-J'ai arrêté Meraoui, moi ? Depuis quand ?

-De quoi tu te plains ? Tu vas avoir une prime, des vacances.

Peut-être une médaille. - Ouais.

Ou je pourrais ouvrir ma gueule. Dire la vérité.

-Ah, la vérité... Rien que la vérité.

Toute la vérité, alors. T'es pas blanc dans l'histoire.

Tu sauras l'expliquer, la vérité, à ta fille ?

A ta femme ?

La vérité, c'est comment tu regardes le présent.

Et qui le regarde.

La vérité, les livres d'histoire la font.

Un jour, y aura écrit qu'à Péranne, en 1995,

une usine s'est installée. Qu'elle a sauvé le pays.

On peut être fiers de ça. - Ah oui...

Oui, tu peux être fier.

T'as tout organisé pour rester dans ton joli bureau.

L'usine, la mosquée, un faux coupable.

Tu vas gagner ta réélection.

Mais mon respect, tu l'as perdu.

Ce que vous avez fait, c'est dégueulasse.

Un jour, tu vas payer pour ça.

Sonnerie de téléphone

-Allô ? -Félicitations, lieutenant,

pour votre efficacité dans l'enquête sur l'imam de Péranne.

-Merci, mais l'enquête n'est pas finie.

-Y a eu un attentat dans le RER à Saint-Michel. Bombe artisanale.

-Quand ? -Il y a à peine une heure.

Sans doute de nombreuses victimes.

-Et on a une piste ?

-Trop tôt pour le savoir, mais je rapatrie nos forces à Paris.

-Bien, je prends le premier train.

-Vous êtes attendue. - Oui, monsieur.

Musique mélancolique

...

-C'est bien que tu sois venue.

Jean, je suis allée chercher Lucie.

Jean, ta petite-fille est là.

Jean ?

Mon amour, ça va ?

-L'incendie de la MJC la semaine dernière...

c'est moi qui ai mis le feu.

-Quoi ?

Soupir outré

-Je démissionne de la gendarmerie.

J'arrête. C'est fini.

J'ai fait trop de conneries.

-Bon...

Lève-toi.

Ta fille est là.

On en parlera plus tard.

Musique intrigante

...

- Bonjour, papa. - Bonjour, Lucie.

-Je te présente ta petite-fille.

Elle s'appelle Karen.

Tu veux la prendre ?

Tiens.

Musique douce

-Bonjour, Karen.

- C'est ton grand-père. - Bonjour...

T'es très, très belle.

Merci.

Karen.

-Oui, c'est ton grand-père.

- Merci. Tu m'as mis un sucre ? - Oui.

Elle s'est endormie tout de suite.

-Tu m'étonnes, elle dort pas la nuit, donc...

- Mais ça va ? - Oui, ça va.

C'est cool.

Sonnette

-T'attends quelqu'un ?

-J'y vais.

-Je reviens.

Ma fifille.

-C'est moi qui ai poussé Mehdi à se rendre.

Musique douce

...

-Faut le laisser tranquille.

On est en famille, là. S'il vous plaît.

-Je peux plus vous aider, Lidia.

Je suis désolé.

Musique mélancolique

...

-Je savais pas qu'il existait en BD.

Willy Crusher. C'est lui.

Mon ami imaginaire.

-C'est-à-dire ?

-Comme on invente quand on est gosse.

-Il vient d'où ?

-Je sais pas, il existe pas.

-C'est Jean qui l'a fabriqué ?

-Je sais plus.

C'est qui ? - Lui aussi

se fait appeler Willy Crusher.

-Vous auriez pu le croiser, petite.

Elle a été prise en 2002.

-On pense qu'il a un lien avec Jean.

-Non, je suis désolée.

-Vous avez peut-être des photos de l'époque ?

-Les photos, je les connais. Y a pas de Willy. Y a rien.

Attendez.

...

-JOYEUX ANNIVERSAIRE

-Joyeux anniversaire, Karen

-Merci, papi. -Joyeux anniversaire

-Essayez celle-là.

-Faites voir.

-Arrose celle-ci. Un peu. Pas celle-là.

Celle-là, beaucoup. Et celle-là, beaucoup. OK ?

-Qui filme ? Votre mère ?

-Je sais pas. J'ai jamais vu ces images.

-On pourrait lui demander ?

-Elle est plus là, ma mère.

-Je savais pas. Je suis désolée.

Sanglots

-Et ça ?

-Je sais pas ce que c'est.

Sanglots

Chant kabyle

Elle fredonne.

-C'est lui.

C'est Nicolas.

Musique intrigante

...

...

...

Sanglots

-Tiens.

C'est pour toi. Faut que tu manges.

...

Musique inquiétante

...

Sous-titrage TITRAFILM

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