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Original subtitles

On s'est lassés de voir des acteurs simuler des émotions.

On en a assez de la pyrotechnie et des effets spéciaux.

Si le monde dans lequel il vit est, à certains égards, factice,

Truman, lui, ne fait pas semblant.

Pas de scénario, pas de fiches.

Ce n'est pas du Shakespeare, mais c'est authentique.

C'est une vie.

Je n'y arriverai pas.

EN DIRECT

Vous continuerez sans moi.

Avec Truman Burbank dans son propre rôle

Pas question.

Tu vas gravir cette montagne avec tes jambes cassées.

Créé par Christof

Certains spectateurs ne l'éteignent pas de la nuit.

Vous êtes fous.

Hannah Gill dans le rôle de Meryl

Je ne fais pas de différence entre vie privée et vie publique.

Ma vie, c'est le Truman Show.

C'est un style de vie,

une vie digne. C'est...

une vie bénie.

Donne-leur du nouveau.

Bon, mais promettez-moi une chose :

si je meurs avant d'avoir atteint le sommet,

vous m'utiliserez comme nourriture.

Tu es dégoûtant !

Louis Coltrane dans le rôle de Marlon

Tout est vrai. Tout est réel.

Rien n'est truqué. Il n'y a aucun truquage.

C'est juste contrôlé.

Mangez-moi, nom de Dieu ! C'est un ordre.

Tes poignées d'amour, à la rigueur.

J'ai des poignées d'amour ? Oui. Des petites.

Truman ! Tu vas être en retard.

J'arrive !

10909e jour

- Bonjour ! - Bonjour !

Bonjour.

Et au cas où je ne vous reverrais pas,

une bonne soirée et une excellente nuit !

Oui.

- Bonjour, Truman. - Bonjour, Spencer.

Salut, Pluto. Va-t'en.

- Il ne mord pas. - Va-t'en.

Je sais.

- C'est moi. - Viens, Pluto.

Qu'est-ce que c'est ?

Flash d'information : un avion en difficulté a perdu quelques pièces

au-dessus de Seahaven il y a quelques instants.

Heureusement, pas de blessés.

Et vous, ça va ?

Vous envisagez de prendre l'avion ?

- Non. - Bien !

Vous écoutez Classical Clive.

Oublions les dangers de l'aéronautique

et laissons-nous bercer par cette musique.

- Luxes de chien, s'il vous plaît. - Luxes de chien.

- Merci beaucoup. - C'est moi.

Le journal, Errol.

Et celui-là, pour ma femme.

Elle adore les magazines.

C'est tout, Truman ?

- C'est tout le toutim ! - À plus.

Ça marche.

Bonjour.

- Hank. - Bonjour, Truman.

- Bonjour, Truman. - Comment ça va ?

- Beau temps, hein ? - Toujours !

Comment va ta ravissante épouse ?

VOLAILLES KAISER

Bien. Et les vôtres ?

- On ne peut mieux. - Bien.

- Ravis. - De même.

On doit y aller.

Réfléchissez, pour vos polices. Deux contrats pour le prix d'un.

- Spécial doublon. - D'accord.

Salut.

Je vous en prie.

- Allez-y. - Après vous.

Je ne suis pas si pressé d'y retourner.

Bonjour.

Je cherche un numéro aux Fidji. Les Fidji.

Truman, t'as vu ça ?

SEAHAVEN : LA VILLE IDEALE

Pardon.

S'il est dans le coma, il est inassurable.

Oui, les Fidji.

Auriez-vous le numéro de Lauren Garland ?

Rien à ce nom.

Et une certaine Sylvia Garland ?

S comme Sylvia.

Rien.

D'accord. Merci.

- Lawrence ! - Salut, Burbank.

J'ai un client éventuel à Wells Park pour toi.

Wells Park ?

- Sur l'île de Harbor ? - Tu en connais une autre ?

Je ne peux pas. J'ai rendez-vous. Dentiste.

Tu risques pire que de perdre tes dents.

Écoute, Truman.

Ils dégraissent, en fin de mois.

- Ils dégraissent ? - Il te faut ce client.

Une petite traversée, l'air de la mer, ça te fera du bien.

Merci.

ILE DE HARBOR GARE MARITIME DU FERRY

Bonjour.

Le ferry est encore à quai ? Je pensais l'avoir raté.

Un aller ?

Et retour.

Voilà, monsieur.

- Besoin d'aide ? - Allez-y. Tout va bien.

Oui.

Chéri !

J'ai eu un cadeau aux caisses.

Le couteau magique

Pour découper, râper et éplucher.

Sans affûtage, lavable en machine.

Ouah !

Épatant !

Truman.

Tu en as laissé.

Ça, c'est de la bière.

J'ai envie de partir, Marlon.

D'où ?

De mon boulot, de Seahaven,

- de cette île. - Ton boulot ?

Pourquoi ? Tu as un super boulot.

Un emploi de bureau ! Si j'en avais un !

Tiens.

Essaie de garnir des distributeurs...

- Sans façon. - Si tu crois que c'est mieux.

Tu n'as jamais de fourmis dans les pieds ?

Où aller ?

Aux Fidji.

C'est où ? Près de la Floride ?

- Regarde. - Oui.

Là, c'est nous...

et complètement de l'autre côté...

les Fidji.

Impossible d'aller plus loin sans commencer à revenir.

Il y a des îles, aux Fidji,

où personne n'a jamais mis les pieds.

Tu pars quand ?

Ce n'est pas si simple.

Ça demande de l'argent,

du temps.

Je ne peux pas partir comme ça.

C'est vrai.

Je le ferai, ne t'inquiète pas.

La chance attend au coin de la rue.

- Tu viens prendre un verre ? - Je ne peux pas ce soir.

Le temps ne me dit rien qui vaille. Rentrons.

- Encore un peu plus loin, s'il te plaît ! - Non.

- Allez. - Écoute.

- D'accord. - Oui !

Papa !

Tu es trempé ! D'où viens-tu ?

On peut réunir 8 000 dollars...

Quand tu vois Marlon...

De quoi bourlinguer un an !

Pour se retrouver au même point qu'il y a cinq ans ?

- Tu parles comme un ado. - Je me sens comme un ado.

On a des traites à payer.

La voiture à rembourser.

Tu veux que nous fuyions nos responsabilités ?

Ce serait l'aventure !

On a parlé de faire un enfant. Ça ne suffit pas comme aventure ?

Ça peut attendre. Je veux partir.

Voir le monde ! Explorer !

Tu veux être explorateur ?

Ça te passera.

On a tous nos lubies.

Quitte ces vêtements trempés.

Viens te coucher.

On ne voit jamais rien.

Ils tournent la caméra, ils envoient la musique,

le vent se lève, les rideaux bougent.

On voit rien.

- Luxes de chien, s'il vous plaît. - Luxes de chien.

Merci.

- Le journal, Errol. - Le journal.

Et pendant que j'y suis.

- Pour madame. - Il les lui faut tous.

- C'est tout ? - C'est tout le saint-frusquin.

- À plus. - Salut.

Papa ?

Que faites-vous ?

Poussez-vous !

Arrêtez-les !

Arrêtez ces gens !

Ouvrez la porte ! Arrêtez le bus !

Arrêtez ce bus !

Arrêtez-le !

C'était marrant...

C'est tout à fait normal, Truman.

Moi, je le vois dix fois par semaine, sous différents traits.

J'ai failli embrasser un inconnu, jeudi, au salon de coiffure !

C'était papa ! Je te jure ! Habillé en clochard.

Et, autre bizarrerie,

un couple avec un chien

l'a fait monter de force dans un bus !

Il est temps de nettoyer cette ville

avant qu'elle ne ressemble aux autres !

On n'a jamais retrouvé son corps, peut-être que...

Bon sang !

Si ce n'était pas lui, c'était son jumeau !

- Papa avait un frère ? - Tu sais bien

que ton père était fils unique comme toi.

Mon chéri,

tu es perturbé à cause de ce qui s'est passé.

Naviguer sous un orage !

Je ne te l'ai jamais reproché.

Je ne te reproche rien.

Truman ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Je bricole.

- J'ai vu mon père aujourd'hui. - Je sais.

Ta mère a appelé.

Tu devrais la ménager.

Que voulais-tu ?

J'ai fait des macaronis.

Je n'ai pas faim.

On devrait changer cette tondeuse

pour un modèle Elk Rotaries.

Qu'est-ce qu'il fait ?

Ils l'ont éliminée, mais pas son souvenir.

Le souvenir de qui ?

10910 NOMBRE DE JOURS PASSES !

ETABLISSEMENT DE SEAHAVEN HIPPOCAMPES - JOUEZ ! GAGNEZ !

- Ça va ? - Excuse-moi.

- Salut. - Je suis désolée !

- C'est rien. - Je suis maladroite aujourd'hui !

T'en fais pas.

J'ai dû me fouler la cheville. Désolée

- de t'être tombée dessus comme ça. - C'est pas grave.

- Meryl. - Truman.

Enchantée.

- Tu as assez révisé. - Il faut que je mémorise ça.

Une petite mousse bien fraîche !

Allez.

Tu seras obligé de copier sur moi.

Tu es plus sérieux que moi.

- À tout à l'heure. - Oui.

- Salut. - Salut.

À plus, minable.

Salut.

- Konnichi-wa. - Quoi ?

Tu fais du japonais ?

Oui.

Lauren, c'est ça ?

C'est sur...

Lauren. Oui.

Truman Burbank.

Je sais.

Je n'ai pas le droit de te parler.

Ah bon ?

Je suis dangereux, c'est vrai.

Ça ne dépend pas de moi.

Une fille doit se méfier.

- Tu as un copain. - Ce n'est pas ça.

C'est à cause de Meryl ?

C'est juste une amie.

- Il ne s'agit pas de ça. - C'est moi ?

Je suis pas ton genre ?

Non.

COMMENT ÇA VA FINIR ?

J'aime bien ton pin's.

Moi aussi, je me demande comment ça va finir.

Accepterais-tu

de sortir manger une pizza

vendredi ?

- Samedi ? - Je ne peux pas.

Dimanche, lundi, mardi ?

TOUT DE SUITE

- On doit réviser ! - Je sais.

C'est maintenant ou jamais.

Tu comprends ? Alors, que décides-tu ?

Il est dangereux de se pencher au-dehors !

Ma pizzeria préférée.

Tony !

Une géante au plancton !

On a très peu de temps. Ils vont arriver.

- Qui ? - Je ne dois pas te parler.

Ne parle pas.

Les voilà !

- Truman. - Que veulent-ils ?

Tout le monde sait tout de toi.

Tout le monde sait ce que tu fais.

Ils font semblant. Tu comprends ?

- On fait tous semblant ! - Je sais pas.

Je ne m'appelle pas Lauren,

- je m'appelle Sylvia ! - Sylvia ?

- Oui. - Lauren, chérie, tu recommences ?

- Qui êtes-vous ? - Son père.

- Je ne l'ai jamais vu ! - On ne faisait rien.

Il ment. Truman, ne l'écoute pas !

Je t'ai dit la vérité ! C'est du faux ! C'est pour toi !

- Je ne comprends pas. - Tout ça, c'est un décor !

Une émission.

Tout le monde te regarde. Ne l'écoute pas !

Il va te mentir ! On nous regarde.

- Que se passe-t-il ? - Schizophrénie. Elle a des crises.

On a tout essayé.

Hypnose, thérapies. Ne vous inquiétez pas.

- Truman ! - Vous n'êtes pas le premier.

Elle les amène tous ici.

Que dit-il ? Il ment !

- Évade-toi ! Viens me retrouver. - Ne craignez rien.

On part aux Fidji.

Aux Fidji ?

Sylvia !

Hé !

Pourquoi il l'a pas suivie aux Fidji ?

Sa mère est tombée malade. Il pouvait pas la laisser. Il est gentil.

Trop gentil.

Je comprends pas qu'il ait épousé Meryl !

Pardon.

Allons, Sal.

On a cette scène sur la cassette des meilleurs extraits.

Tu me la prêteras ?

C'est presque ça.

Encore une radieuse journée.

N'oubliez pas votre ceinture.

N'oubliez pas, un bon conducteur...

... attendez le signal.

Caméra 1.

Compte à rebours.

Caméra 1.

Il se dirige vers Stewart. Figurants, tenez-vous prêts.

Il sera sur vous d'ici une minute trente. Assurez-vous que tout est en place.

Il tourne sur Lancaster Square.

Il a failli l'écraser !

Il y a un problème. On change de fréquence.

Pardon.

Une interférence avec la police.

Ça arrive quelquefois. C'est énervant.

Classical Clive est de retour au micro

avec de la bonne musique.

Bouclez votre ceinture.

Sécurité, d'abord. Un bon conducteur

est un conducteur prudent !

MESURES CONTRE LES S.D.F.

La municipalité déclare : "Trop c'est trop !"

Bonjour, madame.

- J'adore cette idée. - C'est pas mal, hein ?

Je peux vous aider ?

J'ai rendez-vous chez Gable Enterprises.

Ils ont fait faillite.

- C'est quoi ? - Rien.

- Que se passe-t-il ? - On est en travaux.

Non. Qui étaient ces gens ?

Ça ne vous regarde pas.

Si vous ne m'expliquez pas, je me plaindrai !

Vous n'avez rien à faire ici.

Marlon.

- Qu'est-ce que tu fais là ? - Faut que je te parle.

C'est pas le moment.

Je suis sur quelque chose d'énorme !

- Tu as l'air en vrac ! - Je suis embarqué dans un truc.

Quoi ?

Je peux pas t'expliquer

mais il se passe des choses étranges.

Les gens dans l'ascenseur. Il n'y avait pas de fond !

J'ai vu des gens derrière.

Et à la radio, ils se sont mis à me suivre !

À commenter ce que je faisais !

- Tu comprends ? - Si c'est ton délire...

C'est à cause de mon père.

- Ton père ? - Je crois qu'il est vivant.

Je t'expliquerai. Je suis suivi.

Qui ?

Difficile à dire. Rien ne les distingue des autres.

- Ces deux-là ? - Je sais pas. Possible.

Quand je fais un truc pas prévu... Ils peuvent pas...

- Ça a eu un effet ? - Non.

Partons. Tu es prêt ?

- Je peux pas. - Allez.

Je peux pas.

Tu vas nous faire virer.

- D'accord. Allons-y ! - Quoi ?

Je suis partant !

- Qu'est-ce que tu racontes ? - Oui, mon cher.

C'est pas tous les jours ton anniversaire !

Je suis peut-être manipulé.

Tu ne t'es jamais dit

que ta vie n'était peut-être qu'une manipulation ?

Non.

Quand tu transportais des poulets,

jusqu'où es-tu allé, le plus loin d'ici ?

Je suis allé partout. Rien ne vaut notre île.

Regarde ce coucher de soleil. Une perfection.

Oui.

C'est le Grand Manitou.

- Il a un sacré coup de pinceau. - Oui.

Entre nous, Marlon,

je vais partir quelque temps.

- Ah oui ? - Oui.

Le petit ange.

Mon petit clown !

Mon petit clown.

Poil de carotte.

Les meilleures photos.

On te raccompagne.

Attends ! Ça, c'était au mont Rushmore.

Papa était encore avec nous.

On a fait de la route. Tu as dormi tout le trajet.

Ça paraît petit !

Ça fait toujours ça avec le recul.

Regarde, Truman.

Le plus beau jour de notre vie !

Jean, Jodie, Joanne.

Elle était belle, hein ?

Elle l'est toujours.

Il reste des pages pour les bébés.

J'aimerais avoir des petits-enfants avant de disparaître !

On vous ramène.

- J'y vais. - Non, reste. Détends-toi.

C'est l'heure de ton émission.

Tu es sûre ?

Et nous avons à parler.

- De l'anniversaire de quelqu'un. - Je vois.

Suite de L'Extravagante Lucy demain à la même heure.

Et maintenant, le ciné-club.

Ce soir, un grand classique :

Le Chemin qui mène chez soi.

Un hymne à la vie de province qui nous apprend

qu'on peut voyager en restant chez soi

et que nul n'est pauvre s'il a un ami.

Du rire, de l'amour, de la douleur, mais, finalement, le salut.

Nous vivons les tribulations de la famille Abbott.

Bouleversante interprétation de Ronald Brierly.

La scène du bol de cerises

est à se tordre.

Et vous pleurerez aux retrouvailles de David et Jennifer.

Mais assez parlé, rejoignons les Abbott à Camden village.

Merci, chéri.

Il faut que je te parle. Mais dehors.

- J'aimerais mais je suis en retard. - Une urgence ?

En chirurgie.

Un accident d'ascenseur. Ils l'ont dit aux infos.

Le câble a lâché.

La cabine a chuté, pleine d'honnêtes travailleurs !

Monstrueux !

L'immeuble se trouve juste à côté de ton bureau.

Tu aurais pu y être.

Je n'ose pas y penser !

On doit amputer une femme.

Très jeune. C'est très triste.

- Souhaite-moi bonne chance. - Je croiserai les doigts.

Pardon. Je peux vous renseigner ?

Je cherche ma femme, Meryl Burbank. C'est urgent.

Ce n'est pas possible. Elle est au bloc.

Bon. Vous pouvez

- lui transmettre un message ? - J'essaierai.

Je pars pour les Fidji. Je l'appellerai de là-bas.

- Des Fidji ? - C'est cela.

- Bien. Je le lui dirai. - Merci beaucoup.

- Pardon. - Ça va.

Je vais vous aider.

Il est là.

Je sais.

Scalpel.

Je pratique une première incision

au-dessus du genou droit.

Tenez-la.

C'est très réussi.

Ça va pas être beau à voir.

Très beau travail.

Quelqu'un d'autre peut nettoyer.

Les risques du voyage

Êtes-vous suffisamment assurés contre :

TERRORISTES - MALADIES ANIMAUX SAUVAGES - DELINQUANTS

ÇA POURRAIT VOUS ARRIVER !

- Pardon de vous avoir fait attendre. - Ça va.

- Vous désirez ? - Un billet pour les Fidji.

Pour quand ?

Aujourd'hui.

Désolée. Je n'ai rien avant un mois.

- Un mois ? - C'est la pleine saison.

Vous réservez ?

Non, tant pis. Je vais faire autrement.

Les passagers pour Chicago,

embarquement immédiat !

Merci.

Chicago, à nous deux !

- Salut. - Salut.

Salut.

Mes sœurs.

- Maman, c'est lui... - Regarde devant toi.

Tout le monde descend.

Désolé.

Son père était pas de Chicago ?

Son dentiste est de Pensacola, son père de Des Moines.

Pourquoi il va à Chicago ?

Il ne va nulle part.

Il faut qu'il s'explique avec Meryl.

Truman ?

- Ça va ? - Monte.

Truman.

Regarde.

Quoi ?

Je prédis que dans un instant,

on verra passer une dame sur un vélo, un homme avec des fleurs,

puis une Coccinelle cabossée.

- Truman, s'il te plaît. - Regarde !

La dame,

les fleurs,

et...

- C'est ridicule ! - La voilà !

La Coccinelle !

Je t'explique ?

Ils tournent en boucle.

Ils font le tour du pâté de maisons.

Ils tournent sans arrêt !

J'ai invité Marlon et Rita pour un barbecue dimanche.

- Je vais faire une salade. - Je ne serai pas là.

Il faut acheter du charbon.

Tu écoutes ce que je te dis ?

Tu veux aller aux Fidji, c'est ça ?

Vas-y.

Économise pendant quelques mois et vas-y.

Tu es content ?

Je vais me doucher.

Partons.

On peut partir tout de suite.

À pierre qui roule, rien d'impossible.

Qu'est-ce que tu fais ?

Truman !

Où est-ce qu'on pourrait aller ?

- Où va-t-on ? - Je ne sais pas.

Je fais dans la spontanéité.

Au secours ! Je fais dans la spontanéité !

Oublions les Fidji.

- On peut pas y aller en voiture ! - Non.

- Si on allait à Atlantic City ? - Tu détestes le jeu.

- C'est vrai. - Alors, pourquoi y aller ?

Parce que je ne connais pas. C'est pour ça que les gens voyagent.

- Je vais vomir. - Moi aussi !

Coincé à chaque tournant !

Belle synchronisation.

- Tu m'accuses ? - Je devrais ?

Rentrons à la maison.

Tu as raison. Ça peut durer des heures.

Ce sera comme ça jusqu'à Atlantic City.

Rentrons.

Pardon. Je ne sais pas ce qui m'a pris.

Tu pourrais ralentir ?

Je pourrais.

- C'est notre rue ! - J'ai changé d'avis.

Allons à la Nouvelle-Orléans. C'est mardi gras !

Regarde. Même rue. Plus de voitures.

C'est magique !

Dépose-moi ! Tu n'es pas normal.

Tue-toi tout seul !

J'aime autant à deux.

Tu devais t'y attendre.

Tu sais que tu ne supportes pas l'eau.

Rentrons chez nous, à l'abri.

- Donne-moi la main. - Chéri.

Conduis !

Truman !

Nous sommes en infraction !

- Oh ! - Tu peux le faire !

- Non ! - On peut y arriver.

Truman.

On est passés !

- On est passés ! - On est de l'autre côté ?

- On est passés. - On est de l'autre côté.

FEU DE FORET DANGER DE MORT

Et le panneau ?

Ils exagèrent.

Et ça, alors ?

- Truman, rentrons ! - Impossible !

Nous brûlons !

- Ça va. - Nous brûlons.

C'est que de la fumée !

- Ça va. - Oui.

- On remet ça ? - Non.

Truman, arrête !

Comment ferons-nous, pour l'argent ?

J'ai ma carte de crédit.

On va dépenser nos économies, c'est ça ?

J'appellerai ta mère.

Elle en sera malade. J'ignore comment elle le prendra.

Quoi encore ?

SEAHAVEN CENTRALE NUCLEAIRE

État d'alerte maximal.

Il doit y avoir une fuite à la centrale.

Demi-tour. Une fuite.

- La route est barrée. - Il y a une déviation ?

- Tout est bouclé. - Je peux être utile ?

- Non, madame. - Merci.

De rien, Truman.

Truman.

Reviens !

Arrêtez-le !

Truman !

Attrapez-le !

N'approchez pas !

Non.

... en détention préventive.

Je vous suis très reconnaissante.

Il a eu de la chance. La prochaine fois, on l'inculpe.

Je comprends.

- Merci encore. - Bonne nuit.

Je voudrais t'aider.

Tu n'es pas bien.

Pourquoi veux-tu un enfant de moi ?

Tu ne me supportes pas.

Ce n'est pas vrai !

Je vais te préparer un bol de Mococoa,

le cacao du Nicaragua,

sans édulcorant de synthèse.

Qu'est-ce que tu racontes ?

À qui tu parles ?

C'est le meilleur des cacaos.

Qu'est-ce que ça vient faire là ?

Dis-moi ce qui se passe !

Tu fais une dépression nerveuse.

Tu es dans le coup ?

- Truman. - Meryl !

Tu me fais peur !

Non. C'est toi qui me fais peur.

Que vas-tu faire ? Me couper en dés, en tranches, ou m'éplucher ?

Tu as l'embarras du choix !

Faites quelque chose !

Quoi ?

Que dis-tu ?

- À qui parles-tu ? - Je n'ai rien dit.

Je n'ai rien dit.

- Si ! - Non. Je n'ai parlé à personne.

- Dis-moi tout ! - Je ne sais rien !

Ne bouge pas.

Truman ?

Truman.

Dieu soit loué !

Comment veut-on que je continue dans ces conditions ?

Ce n'est pas professionnel !

Ça va aller.

Ça va s'arranger.

Je ne sais plus quoi penser, Marlon.

Je perds peut-être la tête mais...

J'ai l'impression que le monde repose sur moi.

C'est beaucoup pour un seul homme.

Tu ne fantasmes pas ?

Tu es peut-être déçu de ton sort.

Qui n'a pas rêvé, sur le trône,

qu'il était interviewé à la télé ?

- On veut tous réussir. - C'est pas ça.

Tout le monde a l'air de mèche.

Je suis ton meilleur ami depuis l'âge de sept ans.

À l'école, on a toujours copié

l'un sur l'autre.

Mot pour mot !

Moi, ça me rassurait.

Quelle que soit la réponse, on avait raison ensemble.

Ou on se trompait ensemble.

Tu te rappelles cette nuit dans ta tente,

à jouer au pôle Nord ?

Et ma pneumonie ?

Tu te souviens ?

Tu as été absent pendant un mois !

Tu ressembles au frère que je n'ai pas eu.

Je sais que

tout n'a pas marché comme nous en rêvions.

Je connais ce sentiment que tout nous échappe,

ce refus d'y croire qui pousse

à chercher ailleurs, mais...

Mais,

je me précipiterais sous une voiture pour toi.

Je me précipiterais sous une voiture pour toi, Truman.

Et jamais je ne te mentirais.

Et jamais

je ne te mentirais.

Rends-toi compte.

Si tout le monde est de mèche,

alors moi aussi.

Je ne suis pas de mèche, Truman.

Il n'y a pas de mèche.

Mais tu as raison sur un point.

Lequel ?

Ce qui a déclenché tout ça.

Je te l'ai retrouvé.

Je venais te le dire.

Il a des choses à te raconter !

Va le retrouver.

Moins de brouillard.

La grue se tient prête.

La grue.

Caméra-bouton 3.

Je n'ai jamais cessé d'y croire.

Plan large. Caméra-trottoir 8.

Mon fils !

- Gros plan ? - Non.

Recule.

Musique.

Maintenant, on resserre.

Toutes ces années perdues !

On les rattrapera. Je te le jure.

Papa !

Oui !

Bravo.

On va faire exploser l'audimat.

Félicitations.

On se calme. On reste concentrés.

- Un grand moment de télévision. - Beau travail.

Champagne !

Félicitations.

- Magnifique, Christof ! - Bouleversant !

- Bravo à tous ! - Bravo !

Félicitations.

Truman boit du Mococoa, le meilleur cacao du monde,

cueilli sur les pentes du Nicaragua.

1,7 milliard de spectateurs l'ont vu naître.

UNE ETOILE EST NEE

LIFE - TRUMAN captive le monde

220 pays ont suivi ses premiers pas.

Le monde a retenu son souffle pour ce baiser volé.

Et la technique a grandi avec lui.

La vie d'un homme...

captée par des caméras cachées

diffusée en direct et sans montage,

24 heures sur 24,

7 jours sur 7, dans le monde entier.

EN DIRECT

Depuis Seahaven Island,

dans le plus grand studio jamais conçu,

qui est, avec la Muraille de Chine,

la seule construction humaine visible de l'espace,

pour la 30e année,

c'est le Truman Show.

Quelle semaine !

J'étais sur des charbons ardents.

Bonsoir. Mike Michaelson pour vous servir.

Bienvenue à Le moment de vérité,

notre forum sur le Truman Show.

Ce soir, un événement :

Un entretien exclusif avec le créateur du Show.

Alors, suivez-nous

dans la régie lunaire au 221e niveau de l'écosphère Omnicam.

Nous y retrouverons le plus grand télévisionnaire,

le concepteur de ce monde dans le monde,

Christof.

Tout d'abord,

merci de nous accorder cet entretien.

On sait que votre temps est précieux

et que vous veillez jalousement sur votre vie privée.

C'est pour nous un honneur.

Je vous en prie.

Le catalyseur des récents événements a été

le père de Truman,

qui a voulu infiltrer le Show.

Mais ce n'est pas la première fois

qu'un élément extérieur tente d'atteindre Truman.

Il y a eu des précédents.

Truman ! C'est de la télé !

Je l'ai fait ! Je suis dans le Truman Show.

Mais rien de comparable

avec ce qui vient de se passer :

l'intrus est un ancien protagoniste.

Mort, en l'occurrence.

Réintégrer Kirk fut un coup de maître.

Il avait déclenché cette crise :

j'ai décidé qu'il pouvait y mettre un terme.

Truman !

Truman, non !

C'est interdit !

- Pourquoi ? - C'est dangereux !

Il faut respecter les limites.

Rappelons pourquoi papa avait disparu du scénario.

Truman grandissant, il fallait trouver

des moyens de le retenir sur l'île.

Je veux être explorateur, comme Magellan.

Trop tard.

Il n'y a plus rien à découvrir.

J'ai eu l'idée de la noyade de Kirk.

Depuis, Truman est terrifié par l'eau.

Lorsque Kirk a lu la scène de la noyade,

il a été extrêmement déçu.

Il a donc voulu revenir de force.

Comment justifierez-vous son absence de 22 ans ?

- L'amnésie. - Génial !

Prenons un appel

de Charlotte, en Caroline du Nord. C'est à vous.

Bonjour, Christof.

Combien de caméras avez-vous ?

Dans les 5 000.

- C'est beaucoup ! - À l'origine, il n'y en avait qu'une.

Il s'est distingué dès sa naissance,

prématurée de quinze jours, comme s'il était pressé.

Et c'est cette impatience à voir le jour

qui explique qu'il a été choisi.

Parmi six naissances non désirées.

La programmation a déterminé le choix.

Truman est arrivé à l'heure.

C'était le premier enfant

adopté par une production ?

C'est exact.

Le Show a généré d'énormes bénéfices.

L'équivalent du P.N.B. d'un petit pays.

Notre équipe

équivaut à la population d'un pays.

Vous n'avez pas d'interruptions publicitaires.

Ces bénéfices viennent donc des placements de produit.

Exact. Tout est à vendre.

Les costumes, les produits, les maisons.

Le tout disponible sur catalogue.

Le standard est ouvert.

Une question :

pourquoi Truman n'a-t-il jamais découvert

la vraie nature du monde qui l'entoure ?

Chacun accepte la réalité du monde auquel il est confronté.

C'est aussi simple que ça.

Un appel de La Hague.

Allô ?

On l'a perdu. Allons à Hollywood.

Vous êtes en direct de : Le moment de vérité.

Je n'ai qu'une chose à dire...

DITES NON AU TRUMAN SHOW

Vous êtes un menteur.

Tout ça est monstrueux !

On connaît cette voix.

- Comment l'oublier ? - Prenons un autre appel.

Non, laissez, Mike.

J'aime évoquer le passé avec les anciens personnages.

Sylvia,

avec votre sens du mélodrame,

vous croyez, parce que vous avez échangé des regards,

flirté avec lui,

volant quelques minutes d'antenne

pour diffuser votre message politique,

vous croyez le connaître ? Savoir ce qui lui convient ?

LIBEREZ TRUMAN REJOIGNEZ-NOUS

Êtes-vous bien placée pour juger ?

De quel droit avez-vous pris un enfant

pour faire de sa vie une bouffonnerie ?

Vous ne vous sentez jamais coupable ?

J'ai offert à Truman une vie normale.

C'est le monde dans lequel vous vivez

qui est monstrueux.

Seahaven est un monde idéal.

Il est prisonnier ! Voyez ce que vous lui avez fait !

Il est libre de partir,

si c'est plus qu'un vague désir.

S'il était déterminé à connaître la vérité,

on ne pourrait l'en empêcher.

Ce qui vous désole,

en réalité, c'est qu'en fin de compte,

il préfère sa prison, comme vous l'appelez.

Vous vous trompez.

Lourdement ! Et il vous donnera tort.

Si l'on excepte ces critiques d'une minorité tapageuse,

on peut dire que l'expérience est très positive.

Pour Truman et pour le public.

Encore merci

de nous avoir accordé tant de temps.

Maintenant que la crise est passée

et que Truman s'est ressaisi,

de nouvelles péripéties sont à espérer.

La grande nouvelle, c'est que Meryl quittera Truman

dans un prochain épisode.

Un nouvel amour va naître.

La première grossesse en direct aura lieu.

Une nouvelle étape de l'histoire de la télévision !

Vous en êtes les premiers informés. C'est un honneur.

- Merci, Christof. - Merci, Mike.

A L'ANTENNE

- Simeon. - Quoi ?

Il nous regarde ?

Pensez-vous qu'il sache ?

Allô ?

J'appelle Christof.

Répondez, Major Burbank.

Mon Dieu !

- Il est redevenu lui-même ! - Dieu merci.

C'est vraiment un drôle d'oiseau !

Je baptise cette planète

Trumania de la galaxie Burbank.

- Il va sortir ? - Caméra-couloir en place.

C'était gratuit.

Restez sur lui.

Tenez-vous prêts.

- Bonjour ! - Bonjour.

- Bonjour. - Bonjour.

Et si je ne vous revois pas.

Une bonne soirée et une excellente nuit !

- Bonne soirée... - Bonjour.

... une excellente nuit !

- Bonjour, Truman. - Bonjour, Spencer.

- Ça va ? - Je vérifie.

La tension est excellente !

Pluto !

Bonjour, Truman.

- Ça par exemple ! - Belle journée !

Toujours.

Pour l'assurance, on est décidés.

- Sans blague ? - Non !

Vous venez signer ?

La semaine prochaine.

- Je compte sur vous ! - À la semaine prochaine.

- En voilà une bonne nouvelle. - Et comment !

Il ne s'agit pas d'assurance,

mais de la grande inconnue : quand la mort surviendra-t-elle ?

Dans une semaine, un mois, un an.

Aujourd'hui !

Vous prenez un bain de soleil,

un parasol vient vous transpercer le cœur.

Nul n'est à l'abri.

Un moment, s'il vous plaît.

Truman, Vivien. Vivien, Truman.

Vous allez être voisins.

Ce que je veux dire c'est que la vie est

fragile.

- Vivien, votre bureau. - Pardon.

Quoi ? Pardon !

Oui ?

Formidable. Je note vos coordonnées.

PETITES ANNONCES

Caméra 2.

Plan moyen.

Général.

J'apprenais au jeune à...

Peu importe.

Que fait-il à la cave ?

Il y est depuis le départ de Meryl.

On ne m'a pas prévenu ?

Tout comportement anormal doit m'être signalé.

Il dort. J'ai pensé que...

- C'est le meilleur angle ? - Pour voir quoi ?

- La caméra dans la pendule ? - Elle est bouchée.

- Que s'est-il passé ? - Il faisait du rangement.

J'allais vous avertir quand il s'est endormi.

Répétons pour la convention de demain.

- Oui. - Oui.

On s'en sort bien.

Voilà.

Donnez-moi tout le son.

Resserrez sur lui.

Il respire encore.

Chloe. Appelez-le.

- Qu'est-ce que je dis ? - Dites que c'est une erreur.

T'en as mis un temps !

J'ai fait la queue. Ils étaient débordés.

Il se passe quoi ?

Je sais pas.

Il est resté debout à ne rien faire.

Fermez-la et regardez.

Puis on est passé en mode nuit.

Il dort.

- Là ! - Quoi ?

- Zoomez. - Sur quoi ?

Sous la chaise !

Faites le point.

- Il n'est pas sorti... - Mon Dieu.

Il doit être là.

- Envoyez Marlon. - Vite.

Truman !

Surprise !

Allez, mec.

J'ai six bibines bien fraîches à nos noms !

Montre-toi.

Merde !

Trouvez-le. Il est encore là.

Allez, montre-toi.

Bien. Léger.

Je sais que tu es là.

Sous la table.

Le placard, derrière vous.

Hein.

Bon sang.

Je me demande où il peut être.

Caméra jardin !

Ne regardez pas la caméra ! Enchaînez !

Il a disparu.

- Coupez ! - La retransmission ?

Coupez !

Oh, mon Dieu !

- Il n'y a plus rien. - Passe-moi le téléphone.

Le TRUMAN show EN DIRECT DANS LE MONDE 24 h/24

INCIDENT TECHNIQUE VEUILLEZ PATIENTER

Je ne sais pas où il est, mais il est disparu.

Tous les figurants sont mobilisés.

Les acteurs, les techniciens. On fouille partout.

- Les véhicules ? - Aucun ne manque.

Il est sûrement à pied.

Il est connu, il ne peut pas passer inaperçu.

Allez.

Cherche, Pluto !

Bon chien !

Quel tintouin !

Si seulement il m'entendait !

Truman !

Je vais essayer.

C'est moi, Papa !

Parlons-nous !

Oui, je sais.

On a presque fini.

Il faut retourner chez Barrymore.

- Il y est sûrement. - Barrymore ?

Et l'école ? Qui s'en charge ?

Je ne sais pas.

- Envoyez quelqu'un. - D'accord.

Allez-y avec quelqu'un.

Retrouvez ce salopard !

Prenez des lampes.

Il n'est pas phosphorescent !

Je ne sais pas ce qui se passe.

Sans lumière, on ne le trouvera jamais.

Quelle heure est-il ?

Beaucoup trop tôt pour ça.

Envoyez le soleil.

Il est quelle heure ?

Que se passe-t-il ?

Le bruit court déjà qu'il est mort.

Vous m'entendez ?

Les médias sont sur les dents.

Le standard explose.

Toutes les chaînes diffusent

la gaffe de Marlon.

Nos annonceurs menacent de mettre fin aux contrats.

Pourquoi ? Ce déroulant

bat tous les records d'audience.

Rien.

Bien. Rejoins les autres en ville.

Tout le monde est déjà en place.

Tout le monde est en place ?

Il doit bien être quelque part.

On ne surveille pas la mer.

Pour quoi faire ?

Balayez le port.

Connectez le port.

Toutes les caméras du port.

Certaines sont débranchées ?

Quatre sont H.S. Celles du phare fonctionnent.

- Celles sur le large. - Que se passe-t-il ?

La plus longue focale.

- Pourquoi on regarde la mer ? - Bien.

Zoome.

Truman.

Où vas-tu ?

Il sait naviguer ?

- Il supporte l'eau ? - Reprenez l'antenne.

Reprenez l'antenne.

- Deux contre un qu'il reste. - Je suis partant.

Deux contre un qu'il reste.

Laissez les clés dessus !

Changez de caméra, qu'on voie son visage.

Voilà. Parfait.

Le héros.

Envoyez un bateau.

Passez-moi le ferry.

Larguez les amarres.

Allez.

- Je conduis le bus. - Ils savent pas naviguer.

C'est des acteurs !

On fait quoi ?

Bon.

On va passer en mode météo.

Ça risque de décoiffer. Compris ?

BROUILLARD - PLUIE - VENT - VAGUE

Non, je pense qu'on va circonscrire l'orage sur le bateau.

Entrez les données.

Il n'a pas de canot de sauvetage.

Il fera demi-tour. Il aura trop peur.

C'est parti.

Allez.

Foudre.

Encore.

Encore !

Le monde entier regarde ça.

Il ne va pas mourir en direct !

Il est né en direct.

Vas-y !

Accroche-toi !

C'est tout ce que vous pouvez faire ?

Il faudra me tuer !

Que peut-on faire d'un marin ivre ?

- Interrompez la retransmission. - Continuez.

Que peut-on faire d'un marin ivre Au petit matin ?

Plus de vent.

- Plus de vent ! - Il y est ?

- Presque. - Qu'il chavire.

- Non, Christof ! - Il s'est attaché au bateau !

Silence !

Il va se noyer.

- Faites-le ! - Non.

Faites-le !

Assez.

Je vais lui parler.

SORTIE

Truman.

Tu peux parler.

Je t'entends.

Qui êtes-vous ?

Le créateur d'une émission de télévision

qui apporte joie et inspiration à des millions de gens.

Et moi, qui suis-je ?

Tu es le héros.

Rien n'était vrai ?

Toi, tu étais vrai.

C'est pour ça que tu étais si bon.

Écoute-moi.

Il n'y a pas plus de vérité ici

que dans le monde que j'ai créé pour toi.

Mêmes mensonges,

même supercherie.

Mais, dans mon monde,

tu n'as rien à craindre.

Je te connais mieux que toi-même.

Il n'y a pas de caméra dans ma tête !

Tu as peur.

Tu ne peux pas partir.

Ce n'est pas grave.

Je comprends.

J'ai suivi toute ta vie.

Je t'ai vu naître,

faire tes premiers pas.

J'étais là quand tu es entré à l'école,

quand tu as perdu ta première dent.

Tu ne peux pas partir.

Allez.

Ta place est ici...

Tu peux le faire !

... avec moi.

Parle-moi.

Dis quelque chose.

Parle, bon sang ! Tu es à la télévision !

En direct dans le monde entier !

Si je ne vous revois pas,

une bonne soirée et une excellente nuit !

Eh oui !

Waw !

- Il l'a fait ! - Bravo, Truman !

- Rendez l'antenne. - On rend l'antenne.

- Une autre tranche ? - Non merci.

On change ? Où est le programme ?

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