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Musique intense
...
Bienvenue
au domaine de Bournel.
...
En Franche-Comté,
20 personnalités
participent à un jeu exceptionnel de mensonges,
manipulations.
Vous commencez à comprendre le concept ? Ca me rassure.
Dès le début de la partie,
j'ai désigné trois traîtres.
Le champion de football Adil Rami,
la chanteuse et comédienne
Sophie Tapie, fille de Bernard Tapie, enceinte de sept mois,
et l'humoriste et créateur de contenu Logfive.
Leur mission : éliminer tous les joueurs loyaux,
avant qu'ils ne les démasquent.
Grâce à leurs manigances
et au bannissement, six loyaux ont déjà quitté le jeu.
La partie a pris un tour inattendu lorsque, pour sauver son complice,
Adil, Sophie a décidé de sacrifier Logfive,
qu'elle ne trouvait pas à la hauteur.
-Il sert à rien.
Mais rien !
-Je suis traître. -Putain !
Mais putain !
-Yes !
-Sophie, c'est la traître
des traîtres.
-Pour remplacer Logfive, mes deux traîtres
ont proposé en secret à la loyale Raquel Garrido
de les rejoindre.
-Ah ! Roh !
-Mais sans connaître l'identité des traîtres,
la loyale les a pris de court à la table ronde
en révélant leur offre devant tout le monde.
-C'est non. -Bravo !
Bravo !
Bravo !
-Un camouflet pour mes traîtres,
qui ont pourtant décidé de recruter
et ont jeté leur dévolu sur la loyale Liane Foly.
-Ah, la vache ! Oh, j'ai des frissons !
-Dans son enthousiasme, la nouvelle recrue
a manqué de prudence. -Y a quelqu'un qui m'a dit...
-Y a quelqu'un qui m'a dit
-Parce que je...
Liane Foly rit.
-Attention.
On t'a pas recrutée pour un jour.
Le but est d'aller en finale.
-Lorsqu'elle a rencontré mes deux traîtres, au 1er conseil,
l'enthousiasme est retombé. -Logan, c'est nous
qui l'avons fait partir. -Il était avec vous.
Il était avec vous. -Il était avec nous.
Il a fait n'importe quoi.
-Je découvre l'envers
du décor, je me dis : "Oh là là !"
"Je comprends tout." Sophie,
c'est la cheffe.
C'est la cheffe des traîtres.
Ces deux-là sont prêts à tout.
-Et au moment
de bannir... -On dit soit Raquel...
-Raquel. -...soit... Rose.
Ou on peut faire tomber Francis.
-Non.
Il est très difficile...
Moi, je vais pas pouvoir.
-Pardon, mais dans la stratégie, demain, c'est Francis qui sort.
-La nouvelle recrue s'est cabrée à l'idée
d'éliminer son ami Francis Huster.
-Je suis pas du tout d'accord
avec Sophie.
Francis, je ne le trahirai pas, même en étant traître.
-Alors, mes traîtres se seraient-ils encore trompés
dans leur recrutement ? -Je peux pas revenir en arrière.
Je peux pas redevenir une loyale.
Je me dis : "Est-ce que tu as fait le bon choix d'être traître ?"
-Liane sera-t-elle à la hauteur du rôle qu'ils lui ont confié ?
...
Générique
Oh là là !
Quel drame, cette nuit !
Mes traîtres ont encore frappé.
Ils ont banni un loyal.
Mais qui ?
La perspicace Rose ou la dangereuse Raquel ?
A moins que Liane ait cédé et laissé bannir
son ami, le trop loyal Francis ?
Ce matin, au petit-déjeuner,
il y aura un croissant orphelin, un café
qui refroidit tout seul.
Un pot de confiture qui ne sera jamais ouvert.
C'est triste, n'est-ce pas ?
Oh,
ça en fera plus pour les autres, ceci dit.
En tout cas,
je suis curieux de voir si l'alchimie prend
entre mes trois traîtres.
-Bon... -Eh bien, nous allons
présider. -Tant qu'il y a à manger.
-On est les premiers.
-J'adore être les premiers. On va discuter.
-Seth, je m'en veux tellement, si tu savais.
J'ai pas dormi.
J'ai fait les 100 pas, même les 1000 pas.
Je m'en veux encore
d'avoir accusé Seth.
Je te jure, gars, ça me fait chier
de te dire ça,
mais...
y a trop d'incohérences.
Seth, je suis désolé.
-Durant tout le jeu,
on m'a beaucoup accusé d'être un traître.
J'espère me laver de tout ça
en disant que j'étais un loyal.
(-Putain.)
J'ai fait une nuit blanche.
-Mais enfin, il fallait me le dire.
-J'ai hésité. -Je serais venue te rejoindre.
Ecoute, franchement, là, t'as raté le coche.
Au petit-déjeuner, mon humeur est la même.
Je plaisante avec les uns, les autres.
Liane Foly rit.
Mais par rapport à ce qui s'est passé la veille,
au conseil des traîtres,
j'ai quelques craintes.
Sophie a du caractère et voilà, là, je me dis :
"On va avoir du mal", parce que moi aussi,
j'en ai, du caractère,
et je ne vais certainement pas être soumise.
On frappe. -Ah.
-Ouh là.
-AH !
-Oh !
-Les survivants. -Bonjour, mère !
-Bonjour, fille. -Bonjour, Dominique.
Musique de tension
-Oh ! Elle t'a fait le doigt ? Elle lui a fait comme ça.
-Alors toi, t'es dans le collimateur.
-Je sais, Dominique. Vous m'en voulez.
...
-Je regrette le départ de Seth.
C'était une très, très belle rencontre.
On perd un bon élément, un bon loyal.
Et je suis très en colère
contre Anthony. Il a voté contre Seth.
J'ai un doute sur toi, maintenant.
-Je comprends.
-Jusque-là, tu prenais pas la parole.
Hier, tu as été, mais...
violent envers Seth. -Ah oui ?
-Je t'ai senti comme investi d'une nouvelle mission.
-Tu as de la chance
qu'elle soit pas traître. Tu aurais sauté fissa.
-Comment tu sais qu'elle est pas traître ?
Moi, je sais pas.
...
-Qu'est-ce qu'elle fait ?
Dès le matin, elle m'attaque directement
devant tout le monde.
-Moi, je pense que Sophie joue
très, très mal.
Quand elle dit que sa mère n'est pas traître,
c'est une grave erreur. Comment fait-elle pour le savoir ?
Elle le sait. C'est une traître.
Là, c'est très mal joué.
-Elle est cinglée.
On va se faire griller.
J'espère que ça va pas être comme ça le restant de la journée.
Le recrutement...
-Comment tu sais qu'elle est pas traître ?
-Alors là, ce matin, ça me conforte encore plus,
parce qu'elle l'aurait fait sauter comme un bouchon.
Ma mère aurait pensé... -Affect.
-Affect. -Elle est entière.
-Malheureusement, je pense affect.
J'ai des doutes
sur toi.
Mais j'ai aussi émis des doutes sur Liane.
-Et tu aurais tort de ne pas le faire.
Comme moi sur toi. Tu vois ?
Les pleins phares.
Tu as une poursuite
sur toi du spectacle.
Dominique rit.
On me soupçonne d'être traître,
je me défends, contre-attaque.
Evidemment, je l'ai soupçonnée.
C'est ma seule stratégie :
il faut être là, présent.
On frappe. Ah !
Ouh là !
-Buongiorno a tutti !
-AH !
-A posto ?
-Ca va bien ? -Heureuse de vous voir,
tous les deux. -Heureuse de voir Francis,
surtout. Liane a donc été entendue
au conseil des traîtres hier. Si elle continue
à titiller Sophie, ça ne va pas durer.
-Vous parliez de quoi ?
-Gars, on est perdus, là.
-J'ai l'impression que les traîtres vont
essayer de suggérer des prénoms, aujourd'hui.
-Toujours. -Oui, mais attention
à quelqu'un qui suggère trop.
-Je reste sur la personne d'hier.
Je vous préviens, moi, c'est Hugo.
Musique énigmatique
-Moi aussi, perso.
-C'est factuel : il nous a menti.
-J'ai menti. Je m'appelle pas Hugo André,
mais Hugo Leboeuf.
-C'est mon petit frère.
-OH !
-Cha cha cha !
-Là, je suis d'accord.
D'ailleurs, j'ai voté. -Moi aussi.
J'ai voté Hugo. Je suis désolée,
tu nous as menti. -Il a menti.
-En tant que traître, maintenant, je vois Sophie
mentir ouvertement.
Sophie manipule
tout le monde.
Elle est toute sa cour autour d'elle.
Elle joue avec ça et...
quand elle dit d'un coup :
"Je pense que c'est lui", elle a toute une armée comme ça.
Elle est très convaincante.
-Rien que le fait... On a eu la preuve
qu'on s'est fait trahir
par Jade et son frère. -Oui.
-Ils l'ont dit.
-Oui, bien sûr.
-Les raisons,
ils ne les ont pas données.
Moi, ça m'interpelle.
-T'as raison. 1000 fois. Je pense la même chose.
-Mais je suis sidérée
qu'ils la suivent comme ça.
C'est ça qui me... C'est dingue !
Moi, j'ai envie de prendre ma place aussi, déjà que...
en tant que loyale, elle manipulait. En tant que traître, non.
Vous êtes déjà en train
de dire pour qui vous votez.
Sophie, je la comprends, elle est passionnée, elle mène son truc.
-Mais... quand elle fait ça,
je me dis : "Elle a pas du tout compris
"comment il fallait jouer le traître."
Pas du tout. La clé,
c'est de mettre les gens sur une cible facile.
-Je peux pas dire pour qui je vais voter ce soir.
Je n'ai pas les pièces de la journée.
-A ne pas prendre d'engagement, elle pense
que c'est comme ça qu'on va avancer dans le jeu. Pas du tout.
-Je pense qu'il est dangereux... On est au petit-déjeuner.
Attendez que la journée passe. Pourquoi commencer
à dire untel, untel ? Il vaut mieux attendre
que tout le monde soit là,
franchement.
-Il y a Liane qui me paraît chelou.
Quand on parle d'Hugo, elle le protège énormément.
C'est bizarre.
Et donc, je commence à me dire...
potentiellement, les deux sont traîtres.
-OH LA !
-Voilà ! Je t'ai dit quoi ?
C'est Alizé ou Raquel.
Musique de tension
...
-Hugo, tu as éliminé qui ?
-Arrêtez, les gars.
Vous vous rendez pas compte.
Je sais même pas comment réagir.
-Ta taille de cape ?
-Je sais pas ! -Est-ce que tu mets une cape rouge ?
-Tout le monde
me vanne. On prétexte que c'est des vannes.
Là, ils sont en train de m'exposer.
Ca me soûle un peu, j'avoue, mais...
J'accepte l'humour, mais je vais pas leur montrer
que ça m'atteint. Ca ferait suspect.
Je me dis : "OK, il va falloir que j'attaque et que je montre
"que je suis dans la recherche,
"plutôt que sur la défensive."
Je suis pas trop perdu par rapport à...
qui doit sortir ce soir.
Je le regarde pas.
Il est à ma gauche. C'est pas Adil.
-Ah.
-C'est moi ? -C'est toujours toi.
-Tu es siphonné. -Arrête !
C'est toujours ça ! -Tu es siphonné.
-Peut-être que je suis siphonné. J'en sais rien.
-Très bien. -Francis, moi, hier,
à la table ronde, j'ai parlé des votes
parfois pas justifiables.
Hier soir, tu as voté Seth
en disant : "Je sais qu'il est loyal."
-Moi, je vote contre Seth.
-Allez... -Je suis persuadé qu'il est loyal.
Ne vous marrez pas. Je veux qu'il ait une sortie
de héros sacrifié
plutôt que de continuer
comme ça dans le jeu.
-C'est pas le jeu. -C'est pas l'objectif.
-En tant que loyal,
on doit te faire confiance,
alors que tu veux sortir des loyaux ? Je comprends pas.
Ce matin, j'ose enfin m'exprimer.
Ce n'est pas parce que c'est Francis Huster
que je peux pas avoir de soupçons. Sa stratégie
est stupide. Ca nous met en danger, les loyaux.
-Comprends-moi bien, Rose,
je suis pas un joueur qui joue au coup par coup
mais comme un joueur d'échecs qui sacrifie
des pièces. -Je joue pas aux échecs.
-C'est comme pour la guerre ou une bataille :
tu fais exprès de sacrifier une partie
pour que ceux en face croient
qu'ils ont gagné et qu'ils se découvrent.
-Francis nous dit ça, il est nul aux échecs.
-Il faut toujours perdre au début
pour connaître la tactique de l'adversaire.
Tu peux pas faire autrement
pour justement gagner la partie.
-Le problème, c'est qu'il vote mal.
Il vote pas pour éliminer des traîtres.
C'est pas bien de faire ça.
C'est presque de l'antijeu. Faut pas.
Il est loyal et c'est un mauvais loyal.
Ou un traître, mais pas un bon traître.
Maintenant, on a hâte de voir
entre Alizé et Raquel qui va être
à table. -Raquel va pas rentrer.
-Je pense que Raquel va entrer.
-Moi aussi. -Moi non. Moi, je crois pas.
-Raquel va rentrer.
On frappe.
Musique à suspense
...
-Eh ben oui, c'était sûr. -Tiens !
-C'était sûr. -Vous êtes contents ?
-C'était sûr ! -Ben oui. Ben oui.
-Contente de vous voir. -On est contents.
C'est Raquel. -C'était entre moi et Raquel ?
-Oui.
-C'était obligé.
-Elle faisait peur à beaucoup de gens.
Ca me paraît logique.
-Donc, on est d'accord
pour éliminer Raquel.
-C'est logique.
-Quand tu as Raquel en face, traître, t'es pas tranquille.
-Oui, vraiment. -Bon, j'espère qu'on a fait...
-Le bon choix.
-J'en étais sûre ! J'en étais sûre !
Eh ben voilà ! Vous avez fini par avoir ma peau, les traîtres.
Peut-être que j'ai manqué d'audace. J'aurais peut-être pu davantage
me battre, sinon, globalement,
je n'ai pas de regrets, parce que j'ai joué à fond,
sincèrement.
Du coup, pour moi, ça reste une expérience vraiment formidable.
On touche au coeur de ce qui fait la patte humaine,
et j'ai appris qu'il ne faut jamais sous-estimer personne.
-Pourquoi je suis là ?
Pourquoi je suis là ? Parce que je ne dérange pas les traîtres.
Musique de tension
... C'est sûr.
Si j'avais titillé quelque chose, quelqu'un
de traître, je serais plus là.
Je n'ai pas cherché
au bon endroit. Je vais détourner
un peu mes observations vers des gens sur lesquels
je ne suis pas penchée pour l'instant.
Je pense à Liane.
Il y a des choses qui m'alertent dans son attitude.
Je la garde dans un coin de ma tête.
J'espère que cette stratégie sera payante.
-C'est moi,
ou il y a un peu de tension dans l'air ?
Est-ce parce qu'une loyale a encore été bannie ?
Parce qu'une traître est soupçonnée ? Mais non !
C'est à cause de ma prochaine épreuve,
celle qui va tout bouleverser.
Je dois reconnaître que je suis
fier de ce que mon cerveau machiavélique a concocté,
car jamais encore une épreuve n'aura
à ce point exposé mes traîtres et tout va se passer
entre ces murs.
Musique énigmatique
Ah ! Mes chers traîtres,
mes chers loyaux, bienvenue
dans l'entrée du château, majestueuse,
un petit peu chargée aussi,
comme moi.
Aujourd'hui,
vous allez monter les uns après les autres
dans les étages
du château,
retrouver trois clés cachées.
L'une de ces clés est celle
du conseil
des traîtres. -Aïe !
-C'est-à-dire
que si vous découvrez
la clé
du conseil des traîtres,
les traîtres ne pourront pas ouvrir la porte
du conseil ce soir,
ils ne pourront bannir
personne.
-Oh là là !
-C'est bon, ça. C'est bon, ça.
-Les loyaux, on doit récupérer les clés. Pas le choix.
Si on récupère toutes ces clés,
aucun bannissement.
Je suis motivé, mais d'une force !
Je veux dormir tranquille ce soir.
-J'ai pimenté un peu les choses.
Parce que les traîtres
ont déjà...
les emplacements de toutes
les clés. -Quoi ?
-Ils savent exactement
où elles se cachent,
les unes et les autres.
Musique intense
Chers amis, voici
le plan du château. Les croix désignent les endroits où sont
exactement les clés
pendant le jeu.
L'une de ces trois clés empêchera le conseil d'avoir lieu.
-Il faut vraiment qu'on évite que les loyaux trouvent les clés,
parce qu'on a besoin de bannir quelqu'un.
On peut pas se retrouver
à 2-3 jours de la finale avec un traître pour 4 personnes.
C'est pas possible. Je sais que je peux compter
sur Adil. Quand il faut montrer que...
il est traître, il sait le faire. Liane doit faire ses preuves.
-Au fur et à mesure
de ce jeu, vous pourrez peut-être
découvrir qui met des bâtons dans les roues et qui se bat
pour faciliter
la victoire des loyaux. -Hugo...
Anthony fait mine de tousser. -Je suis
toujours très visé,
par facilité. C'est difficile.
J'en ai marre d'être un loser dans ce jeu.
Je perds à beaucoup de choses : dans la déduction ou même
passer pour un loyal. J'en suis un.
Je veux me battre pour que les loyaux
comprennent que j'en suis un.
J'ai envie de gagner. J'ai besoin de ce genre de choses.
-Faut pas chercher les clés, mais voir
qui gâche le jeu. -Les clés empêchent le bannissement.
-C'est une chance d'analyser les traîtres.
Ce jeu arrive au meilleur moment.
J'espère qu'on va en tirer le plus d'informations possible.
-La première équipe qui va grimper les marches :
Liane, Alizé, Anthony et Hugo. -Allez, on y va.
-Allez-y. Bonne chance. -C'est parti.
-Allez, on y va !
-Et attention, à partir du moment où l'équipe quitte la pièce,
le chrono se met en marche. Ils ont 4 minutes pour dénicher la clé.
La nouvelle recrue Liane sera-t-elle à la hauteur
de son rôle de traître ? Fera-t-elle échouer son équipe ?
En même temps, c'est risqué. On la surveille de près.
-Il y a deux potentiels traîtres.
Il y a Hugo, il y a Liane.
Je vais pouvoir observer leurs réactions.
Est-ce qu'on va aller vite ?
Leur objectif, c'est qu'on ne trouve pas ces clés.
-Bienvenue dans ma première pièce, surnommée l'antre de la folie.
Rire machiavélique
J'espère que ça va inspirer Liane.
-Je suis traître. Normalement, je dois
empêcher les loyaux de trouver la clé.
Mais en même temps, je me sens
sur un fil.
J'ai senti ce matin des regards, des suspicions.
-J'ai aussi émis des doutes sur Liane.
-C'est pas évident.
-Ce qui est évident, en revanche,
c'est là où se trouve la clé. Enfin pour Liane,
et pour vous, téléspectateurs.
Regardez là, vers le bas,
représentée en rouge rien que pour vous.
C'est la clé, cachée derrière le fond du tiroir du bureau.
Comme ça, vous saurez si mes joueurs chauffent ou non.
-Comment ça s'ouvre ? -C'est pas là.
Dans les vases et partout.
-Justement, l'un des loyaux brûle de la trouver.
-Là, c'est mon moment.
Il faut que je gagne à ce jeu.
Si je chope la clé, c'est bon.
Les doutes sont finis, je vais respirer un peu, enfin.
Là, c'est mon jeu.
C'est maintenant ! On y va.
-Là...
Ici.
Oh, putain.
-Mais que fait Liane ?
Elle se rapproche de la clé. Elle a oublié
qu'elle était traître ? -Je trouve ça trop risqué
de saboter le jeu à ce moment-là, parce que pour moi, dans ma tête,
ça leur donne une raison supplémentaire de douter de moi.
Donc je vais me défoncer pour avoir la clé.
Je vais faire comme si j'étais à la place des loyaux
et me protéger.
Protection maximale.
Ca, c'est le coffre.
-Oh non, putain ! -Tu l'as ?
-Non. Cherche. Les poupées, j'aime pas.
-Là, y a pas un tiroir dans le bureau, là ?
J'aiguille Hugo complètement.
Y a un tiroir ?
Tire-le. -La clé est là.
Elle est là.
-Tu l'as ou pas ? -Je l'ai !
-Yeah !
Musique victorieuse
... -Je suis blanchi !
Rires
Ah
Là, après avoir été mis dans le trou,
après avoir été acculé,
Hugo est un loyal ! C'est officiel, mesdames et messieurs !
J'ai la clé. J'ai gagné. J'ai enfin gagné un putain de jeu !
Oh là là ! -Bravo.
-On a fait en moins d'une minute.
Incroyable. -Allez, on y va.
T'es allé vite. T'es allé vite !
-Ah ouais.
-C'est Hugo qui a trouvé la clé.
Alors ça...
Qui l'aurait cru ?
Il l'a trouvée, franchement, en moins d'une minute.
Mais les traîtres savaient où était la clé.
Peut-être qu'il sait simplement
que cette clé n'est pas la bonne clé et que pas grave,
il peut la trouver, ça change rien.
Donc en vrai, non, ça le blanchit pas de ouf.
Musique vaporeuse
-Dans ce jeu qui rend fou, tout est question d'interprétation.
Mais ce que je suis vraiment curieux de voir,
c'est la réaction de Sophie en apprenant
que Liane a échoué
dans sa mission.
Ah !
Liane sourit.
Alizé et Hugo ont l'air déçus.
Liane sourit, non ?
Avez-vous la clé ? -Ben...
Musique légère
-On l'a ! Elle est là !
Oh, mec ! Waouh, c'est chaud ! -On l'a !
-Une première clé.
Félicitations.
Les traîtres ont pris
un sérieux coup
dans l'aile. -Alors, la stratégie,
elle avait été énoncée la veille,
c'était d'éviter qu'ils aient les clés.
Liane n'a pas empêché à ce que la clé ne soit pas découverte.
Je suis hyper déçue. Elle a pas géré
la mission. Je me dis : "Attends, c'est trop, quoi."
-Il est temps pour la 2e équipe de partir.
Dominique, Adil, Rose et Nico, je vous en prie.
Grimpez. -Pourvu qu'Adil réussisse la mission
de ne pas trouver la clé. -Allez, trouvez.
-Vous avez 4 minutes.
-4 minutes, c'est énorme.
J'espère que ce sera suffisant,
parce que j'ai conscience
de l'enjeu de cette épreuve.
Si on la remporte, tout va changer.
Donc j'ai envie de me donner à fond.
-Et voici le cadre de cauchemar où se cache la seconde clé :
l'antre des rires perdus.
Rire machiavélique
Là, j'empile mon bric-à-brac de saltimbanque.
La clé est cachée
dans le double fond d'une boîte à bijoux, dans le tiroir
de cette table.
Mais seul Adil est au courant.
Va-t-il aider ses loyaux camarades
ou sera-t-il à la hauteur des espérances de Sophie ?
-L'objectif :
essayer d'empêcher les loyaux de trouver la clé.
Vu que Liane n'a pas réussi,
je dois tout faire pour gagner ce jeu,
garder l'avantage. -Dominique !
Cherche !
Musique légère
-Quand on voit tout le capharnaum, c'est pas évident. Moi,
je suis tellement maniaque
que c'est difficile.
...
-Dominique, elle cherche pas.
-Moi, je vois rien. -Non.
Dominique, elle cherche pas.
Elle fouille pas. Je suis content.
Je me dis : "Waouh !
"Elle a tout d'un traître."
C'est parfait.
-Purée, mais c'est fou ! -Attends...
Ah, mais attends...
-C'est une grosse clé ? -Oh !
-C'est pas là-dedans. -J'y ai cru.
-C'était bien joué. -Vous avez regardé, là ?
-Moi, cette clé, je sais où elle est.
Je brouille les pistes, je fouille,
sauf à l'endroit où se trouve la clé.
-Attention, il ne leur reste que 30 secondes.
-Je suis perdue.
-Je peux pas ouvrir, là.
-Dominique s'est réveillée. Elle brûle.
-Là, on peut pas ouvrir. -Je me sens forcé
de m'approcher de cette clé,
parce qu'il y a Nicolas et Rose tout près de moi.
J'essaye d'être le plus naturel possible.
-Plus que 15 secondes.
-Oui, c'est ça. Bien sûr que c'est ça.
Bien sûr que c'est ça.
Là, je suis en panique, parce que je sais
que la clé est dans le double fond.
Quoi faire ?
Non. -Tu peux l'ouvrir !
-Oh, putain ! Magnifique !
Musique légère
Oh, putain ! -Bravo !
-On a failli passer à côté !
Je suis très contente de finir comme ça.
Adil prouve sa loyauté au fur et à mesure des jours.
Fière d'avoir trouvé la clé.
Adil, t'as failli la balancer, la boîte !
-Oh ! -Je savais que ça s'ouvrait,
une boîte à bijoux comme ça. -J'ai pas de bijoux, moi !
-Mais oui,
mais quelle tête en l'air, cet Adil.
C'est Sophie qui va être déçue.
Alors ?
Avez-vous la clé ?
-Alors, alors ?
-OUI ! -Oh, oui !
Sophie -Oh, oui !
-Et de deux clés.
C'est chaud pour les traîtres.
-Les deux groupes ont la clé.
Les autres traîtres n'ont rien fait.
Pff !
Non, mais lourd, quoi. Enfin...
Un effort ? Non. Moi, toute seule ?
Bon, moi toute seule. Allons-y.
Comme d'habitude.
-Je rappelle qu'une clé sur les trois
est la bonne. Est-ce que les deux premières équipes l'ont ?
Musique à suspense
On verra ça bientôt. Il reste un groupe.
Etes-vous prêts, tous les trois ?
Sophie, Francis, Cospiel ?
Je vous en prie.
-Allez, Francis !
Musique intense
-Vas-y. -Je vais là-bas.
-Il n'y a plus qu'à espérer que la bonne clé soit celle
qu'on recherche. -Attends, mais...
-Pauvre Sophie. Tous les espoirs des traîtres
de pouvoir bannir ce soir reposent désormais
sur ses frêles épaules. Enfin, pas si frêles.
Et voici son terrain de jeu : l'antre des reflets.
Oui, ça peut être effrayant de se regarder dans la glace.
-Quelqu'un fait en bas. Tu fais en bas ?
Francis, en haut. Je fais au milieu.
La clé est en dessous
du battant fermé d'une table.
Il faut que je me dédouane de chercher là
sachant que je ne peux pas me baisser,
parce que je suis enceinte.
Francis ne peut pas se baisser à cause de son genou.
On va faire une stratégie, où Cospiel va chercher en bas
et je pourrai supputer le fait que...
il l'a pas trouvée, c'est sa faute à lui.
-Roh ! Quel machiavélisme !
Ce n'est pas pour rien qu'elle est la cheffe
des traîtres, n'en déplaise à Liane.
-Punaise !
Oh, la galère !
-Là, y a rien. -Y a trop de trucs.
-Regarde en bas, ici. Regarde en bas, ici. Je reste là.
-OK. -Juste, aide-moi à bouger ça,
parce qu'il y a un tiroir.
C'est là-dedans.
Putain, j'y ai cru !
Putain, j'y ai cru !
-C'est une piste, c'est une piste, c'est une super piste.
-Je cherche à fond mais là où il faut pas, évidemment.
Je vais perdre du temps, du temps...
-Elle est pas là.
Là non plus... Oh là là, elle est pas là.
-Là, y a pas.
-Non mais c'est pas vrai...
C'est pas vrai !
-J'arrive au meuble
où est la clé.
Là, il y a des... On n'a pas regardé.
Je sors le tiroir,
et j'espère qu'avec le trou, on va pas voir
le rabat de la table avec la clé scotchée.
Heureusement, on voit rien du tout.
J'y vais à fond.
-C'est pas vrai...
-Là, regarde là-dedans, regarde là-dedans.
-Non, non, elle est pas.
C'est pas vrai...
-Je savais que c'était un risque énorme. Ils ont l'impression
que j'ai cherché à fond, quoi.
Vas-y, ça fait chier, là !
-Mais c'est pas vrai !
-Vous avez regardé derrière le miroir ?
-Ecoute, on a regardé partout.
-C'est pas possible ! Où est-elle, cette clé ?
Et il ne leur reste plus que 30 secondes.
Eric Antoine rit.
-Il y avait rien dedans.
-Sophie s'énerve, s'énerve,
elle est soûlée de pas trouver.
Francis est soûlé de pas trouver.
Ce moment révèle
qu'on est trois loyaux.
-C'est pas possible !
-5, 4, 3, 2,
1 !
Et voilà, c'est fini. -Putain, ça me soûle !
-Chapeau à ma traître Sophie.
-On a tout fouillé.
-Ca fait même pas une minute qu'on est là.
C'est pas de la frustration, c'est de la honte.
La honte.
-Tu mets pas... Ah.
-Vous voulez savoir où est la clé ?
La clé, si je me souviens bien,
était sous un battant d'une table.
-Putain, sous la table !
-Exactement. Elle était...
-Allez...
-Ici. -On a ouvert les tiroirs
mais pas... -Comment on aurait pu savoir ?
-J'ai réussi ma mission de traître. Je le sais. Je crois les doigts
pour que ce soit la clé pour bannir ce soir.
Musique à suspense
-Aïe aïe aïe... Aïe aïe aïe...
-Le moment est venu de faire le bilan
de vos recherches. Sophie, Francis et Cospiel
n'ont pas réussi à récupérer
la clé.
-On trouve la clé, pas eux.
C'est bizarre.
Je commence à me poser un milliard de questions.
J'ai des doutes sur Sophie mais c'est dur,
parce que... Parce que je sais pas.
Depuis le début, je la crois, je lui dis tout ce que je pense.
J'ai encore la vidéo en tête, elle est cheloue.
-Vous voulez être traître ?
-Evidemment.
C'est facile
de jouer avec les émotions, de simuler
des montées d'hormones...
-Comment s'est passé
la grossesse jusqu'à maintenant ?
-Vous voyez ?
Ca marche tout de suite.
C'est dingue, hein ?
Eric Antoine rit.
-Même si elle s'est bien défendue,
ça commence à faire beaucoup.
Je pense qu'il faut se méfier d'elle.
-Il y a ici trois clés.
Vous en avez récupéré deux.
Si l'une d'elles ouvre le conseil des traîtres,
il n'y aura pas de conseil
ce soir. Il n'y aura donc pas de banni.
Mais si c'est cette clé
qui ouvre le conseil... La clé qui n'a pas été trouvée
par l'équipe de Sophie, Francis et Cospiel,
conseil il y aura.
Bannissement, traumatisme,
il y aura.
-Je croise les doigts,
j'espère qu'une clé empêchera le bannissement.
Je trouve que Liane n'a pas l'air
très enthousiaste à l'idée de pouvoir empêcher ce bannissement.
C'est le comportement d'une traître.
Ca éveille des soupçons, je garde un oeil sur elle.
-La première clé que vous avez trouvée
porte un rectangle noir. -Oui.
-La deuxième clé porte
un triangle noir.
Celle-ci, elle,
porte du rouge,
la couleur de la cape des traîtres.
C'était donc celle-ci
qu'il fallait trouver.
Les traîtres se réuniront ce soir.
-C'était sûr.
Mais grosse consolation, grâce aux deux clés, vous remportez
15 lingots de plus
pour la cagnotte commune.
On se retrouve à la table ronde.
Je garde la clé, que je donne
aux traîtres de votre part.
Merci beaucoup.
-On a fait tout ça pour rien ? A part les lingots,
pour rien ? -Quand même...
-C'est hyper frustrant.
-Notre clé était simple.
-Nous, on a vraiment galéré.
-C'était une table, il y avait un tiroir.
Liane m'a demandé de regarder,
et derrière le tiroir,
la clé était collée au fond.
-Liane fait n'importe quoi. C'est trop bizarre
d'induire quelqu'un à trouver la clé.
C'est encore plus suspect.
En tant que traître,
elle a échoué. Elle accumule les erreurs.
On est bidon en recrutement.
Il va falloir qu'on en parle
parce que le recrutement des traîtres,
ça va pas du tout, du tout.
-Pas facile de trouver du personnel compétent. En même temps,
le métier de traître s'apprend sur le tas.
Liane est encore
novice. De retour au grand salon, les craintes de Sophie
deviennent réalité. Anthony creuse la piste du tiroir ouvert
par ses deux principaux suspects, Hugo et...
Et Liane. -Les gars,
il nous reste pas beaucoup de temps.
Qui a pris les devants ?
-Sophie pouvait pas se baisser. J'ai cherché à terre.
Elle m'a dit : "Ici, là !" -Qui ?
-Sophie.
-C'est ce que je demande.
-Mais elle a cherché comme un zinzin.
J'ai une conviction, je sais pas si elle est vraie,
que les traîtres ont vraiment aidé.
Les groupes qui ont trouvé ont un traître.
-Hugo a trouvé.
-C'est lui qui a trouvé, en moins d'une minute.
-Liane lui a dit de regarder le tiroir.
-Rejette la faute
sur Liane, mais tu l'as entendue ? -Non.
Il faut demander à Liane.
S'il y a un truc que j'ai compris dans le jeu,
c'est que dans chaque épreuve, il y a des comportements bizarres,
des indices pour le potentiel traître.
Là, j'enquête vraiment à fond, tout simplement parce que...
Je me suis planté la veille, j'ai pas envie
de refaire cette erreur.
-Juste une question pour toi.
Après, je vais demander à Liane. Tu as récupéré la clé.
Liane t'a dit d'ouvrir le tiroir ?
-Elle m'a dit ça. Elle m'a pas dit le...
-Elle t'a dit d'ouvrir le tiroir ? -Oui.
Elle m'a dit : "Essaye de voir s'il y a un tiroir."
-OK. Bon, on va lui demander.
Liane ?
C'est toi qui as dit
à Hugo d'ouvrir le tiroir ?
-Comment ?
-C'est toi qui as dit à Hugo d'ouvrir le tiroir ?
-Je cherchais...
-Tu lui as dit d'ouvrir ?
-"Est-ce qu'il y a des portes", je lui ai dit ça.
Moi, je vais chercher dans une pièce,
je cherche. -Tu lui as dit...
-Absolument. -OK.
-Est-ce qu'il y a un coffre
ou des tiroirs ? J'étais d'un côté
où il n'y avait rien du tout.
Et je voyais qu'il y avait, si tu veux, des boîtes dessous.
J'ai regardé dessous et je lui ai dit :
"Tu sens quelque chose ?"
-OK, très bien. C'est clair.
-Pourquoi tu poses ces questions ?
-Je veux savoir qui a trouvé la clé.
-Qui est commanditaire ?
-C'est clair,
je voulais juste savoir. -Eh bah tu sais.
J'apprends que Liane
a dit à Hugo d'ouvrir le tiroir.
Ca me fait un tilt.
C'est tout bénef si elle est traître.
Elle indique où c'était,
Hugo trouve, on le soupçonne, il dégage
et elle continue à "traîtrer"
avec tout le monde.
-Sinon, y a pas une autre demande ?
-Y a rien.
-Une demande en mariage. -Rien du tout.
-Anthony s'attaque à moi.
J'ai peut-être fait le mauvais choix.
J'aurais dû patienter.
"Je trouve pas la clé..."
Donc j'espère que ça va pas me mettre en danger.
-Il faut espérer
parce que quand Liane est en danger, elle est prête à tout
pour détourner les soupçons. Vraiment tout.
-Toi, tu es loyale.
-Oui.
-Toi aussi. Liane, par exemple,
j'ai des doutes. -Voilà.
Je sens que les loyaux
se rapprochent
de moi tout doucement.
Il faut détourner l'attention,
sinon, je suis foutue.
-Toi, je sais pas.
-Je ne sais pas
Je ne peux pas
ET JE RESTE PLANTE LA
LES LOIS NE FONT PLUS LES HOMMES
MAIS QUELQUES HOMMES FONT LA LOI
MAIS JE NE PEUX PAS
JE NE SAIS PAS
ET JE RESTE PLANTE LA
-C'est à propos.
-Moi, je vais te dire pareil, Dominique.
Je pense qu'il y a trois traîtres. Je te soupçonne fort.
Je soupçonne ta fille depuis le début.
Et je soupçonne...
Dans ceux dans lesquels j'ai un doute,
ça serait peut-être Adil aussi, tu vois ?
Là, je vais
commencer à attaquer
parce que je me protège.
Il faut brouiller les pistes, donc désolée,
aucune raison
que je m'empêche de les citer,
de les brancher devant les autres,
comme les autres. C'est ma stratégie.
-Oh, quel panache, quelle audace !
Liane aime vivre dangereusement. Aller accuser
une fille auprès de sa mère !
C'est osé ! -Je sens vraiment
que Sophie et sur la sellette.
J'ai envie d'aller lui dire qu'il y a des doutes sur elle.
Moi, je suis une mère,
donc une mère protège sa progéniture.
T'as des soupçons sur toi.
-Hein ? Comme tous les jours, j'ai envie de dire.
C'est encore pour ça que je suis là, merveilleux.
Qui parle de moi ? -Liane, par exemple.
Elle pense à toi,
elle pense à Adil, elle pense à moi.
-Moi, Adil et toi ?
Attends, attends...
Ma mère, elle me sort
la bombe du siècle !
Liane, elle est pas folle au point
de dire les deux noms des traîtres dans ses suspicions ?
Elle peut pas faire ça.
Elle a dit qu'elle pensait à Sophie, Adil et toi ?
-Oui.
Pour moi, les traîtres
sont débiles.
Il faut pas me recruter. -C'est un truc de fou.
Cette stratégie est pourrie ! Elle nous expose complètement !
Et je me dis : "Mais pourquoi elle dit ça ?"
Elle se base sur quoi ?
-Bah comme ça... -Comme ça ?
-C'est complètement débile. -C'est débile.
-Tu l'as entendue ? -Oui,
les trois noms. -Parce que je lui ai dit
que je la soupçonnais. -Et donc elle te répond...
-La meilleure défense, c'est l'attaque.
Elle peut m'attaquer
sur ce qu'elle pense être mon point faible,
c'est-à-dire toi.
-Vraiment, c'est tellement puéril.
Si tu as des soupçons contre moi, ma seule défense,
c'est de dire : "Moi aussi", c'est la défense
la plus bancale.
-Je suis choquée, là.
Je suis choquée.
Je suis choquée.
Oh là là là...
Là, ça craint du boudin, mais fort, fort, fort.
Je pense
qu'elle s'imagine qu'en nous citant,
elle noie le poisson.
Attends, elle noie le poisson pour elle
mais nous, elle nous noie pas, là. Elle nous...
Elle nous pêche, là.
Voilà, comme ça, à l'épuisette.
Musique pesante
...
Tu penses que c'est moi, Adil et ma mère ?
-Comment ?
-Moi, Adil et ma mère ?
...
-Je pense, j'ai dit Rose
aussi quand j'étais là-bas.
-Tu as dit trois noms,
moi, Adil et... Et maman.
-Ca peut être possible, comme elle m'a dit
moi et Francis.
J'ai dit qu'à ce moment-là, tout le monde.
Je te promets, j'ai dit tout le monde.
Je t'ai fait un truc, t'as rigolé,
parce que j'ai dit : "A ce moment-là,
"moi, c'est toi. Après, c'est ta fille."
C'est comme ça. -Mh...
-Acte 3, scène 5,
Sophie se retourne en me disant :
"Tu as dit nos noms ?"
Tout de suite sur la défensive.
Elle continue à faire sa cheffe.
C'est-à-dire qu'elle a vraiment une manie
de vouloir tout diriger,
tout maîtriser, et ça, c'est pas possible.
Du moment que je suis traître, j'ai mon mot à dire.
Voilà.
-Tout le monde est soupçonné. -Bah oui !
-Liane est trop dangereuse pour les traîtres.
On peut pas se permettre,
elle l'a prouvé en moins de 24 heures.
On s'est retrouvés
avec mon nom, celui d'Adil, cette histoire de tiroir,
donc moi, je peux pas me permettre de laisser passer ça.
-Le sort
de Liane serait-il déjà scellé ?
Sophie ne pourrait-elle pas pardonner une petite...
Pas si petite erreur de traître débutante ?
-Liane ?
Ma mère a des doutes sur elle.
-Ah oui ?
-Elle l'a dit ce matin. -Non, pas de pitié.
-Elle revient beaucoup.
-Si elle est traître, elle l'est depuis pas longtemps.
Quelque chose a changé. Je sais pas quoi.
-La machine Sophie est lancée.
-Tu trouves qu'il y a un changement de comportement chez Liane ?
-Mais elle devrait se méfier, Anthony est en embuscade.
-Elle avait les boules
quand je lui ai posé la question. Les boules.
-C'est-à-dire ?
-Elle a dit, en gros, Hugo a récupéré
la clé et elle lui a dit d'ouvrir.
Je lui ai posé la question
et ça l'a soûlée que je lui demande.
-Elle était agressive,
elle a pas l'habitude qu'on lui pose la question.
-Ca va pas. Sophie, elle était pas là.
Comment elle sait ce que Liane a dit ?
-Vérifions. Est-ce que Sophie était présente ?
-Liane, tu as dit à Hugo d'ouvrir le tiroir pour récupérer la clé ?
-Je cherchais partout...
-A gauche, non.
A droite, non plus.
-Tu lui as dit d'ouvrir ?
-"Est-ce qu'il y a des portes", je lui ai dit ça.
-D'accord. -Eh bah non,
pas de Sophie.
-Donc je suis un peu en mode comédien de ouf,
je fais comme si Sophie avait été là pour essayer de la coincer.
T'as vu comme elle était ? -Oui, je sais.
Je sais, et...
-Qu'est-ce qu'elle a dit ?
-Elle dit... Je sais plus. A un moment...
-Je me rappelle plus ce qu'elle m'a dit.
-Elle a dit :
"Oui, oui, c'est ça."
Mais l'air de dire...
"Pourquoi tu me demandes ?"
-Ouais, ouais.
-Sophie ment.
Sophie ment.
Et elle bégaye un peu quand elle parle.
-Je sais, et... Et...
-C'est suspect à mort.
Je peux pas ne rien dire.
-Je te cherchais. -Bah oui.
Ecoute...
Je vais te dire un truc de ouf.
-Tu peux tout me dire.
-J'espère que j'ai raison de te croire.
-Ca va, quand même, maintenant. -Je pensais pareil pour...
-Pour qui ? -Sophie.
Elle est traître.
-Et là...
J'entends le nom de Sophie.
Je peux vous déranger ?
J'ai pas parlé avec Alizé. C'est qui ?
-Je sais pas si je peux te parler.
-Me parle pas, alors. Je vais pas te forcer.
-Je te charrie, frérot.
Il s'est passé un truc tout à l'heure.
C'est peut-être con,
je suis venu avec vous, qu'est-ce que j'ai dit à Liane ?
"Est-ce que tu as dit à Hugo pour le tiroir ?"
-Tu y as été direct.
-Je lui ai posé la question, elle m'a dit oui.
Je parle à Francis et Sophie arrive.
Elle dit : "Oui, je m'en souviens. C'est louche de la part de Liane."
Mais elle était pas là.
Je la regarde, je dis rien.
"Ah ouais ? Qu'est-ce qu'elle m'a dit ?"
Elle a bégayé, elle a dit une phrase
qui n'est pas ce que Liane a dit : "Oui, c'est vrai, elle a dit ça."
Elle dit à Francis : "Tu vois, c'est bizarre."
Francis répond : "Oui, c'est bizarre."
-Oh...
C'est chaud, très chaud.
Quand j'entends les arguments contre Sophie,
je peux rien dire. Je dois pas prendre de risque.
Je dois garder la confiance d'Alizé, d'Anthony
me concernant.
Je suis pris de panique parce que Sophie est en danger.
Direction la table ronde la boule au ventre
comme jamais encore depuis le début de ce jeu.
-Si Anthony nous redirige
fort, fort sur Sophie et qu'elle est loyale,
ça lui retombe sur la gueule. -Je suis foutu.
-Aux yeux des autres,
entre Seth et Sophie aujourd'hui, ça fait beaucoup.
-Elle va être dure,
la table.
Oh là là, j'ai pas envie de voter Sophie.
-Vous sentez dans l'air
cette délicieuse odeur de traîtrise ?
Ce fumet de mensonge ?
Cet effluve de manipulation ?
Oh, c'est l'heure de la table ronde !
Le moment
pour mes loyaux d'éliminer un traître
et pour les traîtres d'éliminer un loyal.
Enfin, en théorie.
Lorsque deux traîtres sont en danger, ça se complique.
Surtout quand l'une veut la peau de l'autre. Mais chut,
je vous laisse savourer le combat. Non,
le spectacle.
-C'est la première table ronde en tant que traître.
Je suis excitée d'être
de l'autre côté du miroir.
Je vais pouvoir jouer avec les questions,
influencer les réponses
et semer le doute.
Je suis pas bien pour la table ronde parce que...
Il y a que moi qui doute de Sophie.
Est-ce que j'en parle ou pas ? Qu'est-ce que je fais ?
Je vais passer
pour un fou, et si je me trompe,
je suis grillé chez les Tapie.
-Quand j'arrive à la table ronde, je suis très fébrile,
vu le danger dans lequel Liane nous a mis, moi particulièrement.
Je ne suis certaine que d'un truc, c'est sauver ma peau.
Si c'est Liane, la tendance, je vais pas hésiter une seconde.
Musique intense
-Ce soir, à la table ronde, j'ai vraiment envie
de prendre confiance en moi, d'affirmer mes soupçons
pour mettre au pied du mur celle que je soupçonne
le plus, c'est-à-dire Liane.
...
-Chers loyaux,
chers traîtres,
bienvenue à cette table ronde.
Aujourd'hui,
vous auriez pu empêcher
les traîtres d'accéder au conseil.
Vous n'avez pas réussi.
Quel dommage...
Ce qui rend cette table
d'autant plus importante.
Si vous perdez un nouveau loyal,
la partie va devenir extrêmement
difficile pour les loyaux.
Musique de tension
...
Qui veut parler en premier ce soir ?
Anthony ?
Avez-vous des doutes, aujourd'hui ?
-Euh...
Alors...
Faut que je me lance,
je peux pas avoir des suspicions sur Sophie
et ne pas les exposer à la table ronde.
Je vais la piéger, je vais lui faire croire
qu'elle était avec nous au salon, pour qu'on voie qu'elle ment.
Aujourd'hui, on a fait un jeu.
Hugo, tu as trouvé la clé dans notre équipe, hyper rapidement.
Mais...
Tu m'as dit à un moment donné :
"Il y a Liane qui me sort : 'Regarde dans le tiroir.'"
Je vais voir Liane,
je lui pose la question,
elle me répond : "En effet, j'ai demandé à Hugo."
Qu'est-ce qu'elle a dit ?
J'ai oublié. T'étais avec moi.
-De quoi ? Quand ? -Quand, à Liane,
j'ai demandé qu'est-ce qu'Hugo lui avait dit.
-Tu lui as dit : "Hugo m'a dit
"qu'il t'avait montré... Que tu lui avais dit..."
-Je lui ai pas montré la clé.
-Elle a répondu quoi ?
-Elle a répondu : "Oui"...
-Non !
-Attendez, les gars, s'il vous plaît !
Qu'est-ce qu'elle m'a dit ?
J'ai oublié. -Elle t'a répondu :
"Oui, oui."
-Je peux te le dire.
-Comment tu sais ce qu'elle a répondu,
t'étais pas dans la salle.
-Tu plaisantes ?
-T'étais pas là.
-On était dans la bibliothèque. -T'étais pas là.
-Il y a la cheminée... -T'étais pas là.
-Anthony, ça va pas ?
J'étais là quand t'es venu. -Il me semble que oui.
-J'étais là,
Liane était là, et je me suis levée
en disant... Je t'ai suivi en même pas 10 secondes.
-Si, si, t'étais là. T'étais là.
J'étais à côté de toi, moi.
Tu es partie. -10 secondes après.
-Je te jure, vraiment.
-Vraiment ? Allez, on vérifie à nouveau.
-Liane ? C'est toi qui as dit
à Hugo d'ouvrir le tiroir ?
-Comment ? -C'est toi qui as dit
à Hugo d'ouvrir le tiroir ?
-Je cherchais, j'ai dit : "Est-ce qu'il y a des portes",
"qu'est-ce qu'il y a de l'autre côté ?"
-OK, très bien.
-Oh mais oui ! Elle était bien là !
Sophie se fait discrète et ça lui porte préjudice.
C'est ballot.
-C'est clair. -Oh, pardon, excuse-moi.
-T'inquiète, c'est pas grave.
-T'as pas dormi, toi, par contre.
Accusez-moi...
-Non, je te demande.
-C'est une accusation directe,
"Tu peux m'expliquer comment tu sais ?"
-J'en ai marre, ça me soûle.
Là, je craque un peu, quoi.
Je suis perdu, je sais plus quoi faire.
J'arrive plus à me fier à mes intuitions.
Le jeu est en train
de me bouffer complètement. Genre,
complètement. Je suis désolé,
je suis parano sur plein de trucs.
-Antho, c'est pas mauvais, ce que tu fais. Tu cherches.
-Mais je me trompe. Hier aussi. Je veux pas voter Sophie.
-Mais tu peux voter contre moi. Pourquoi pas ? Je comprends pas ?
Je suis hyper...
Etonnée, je suis hyper déçue humainement
parce qu'en vrai,
évidemment qu'Anthony va me suspecter,
je suis traître,
mais par contre, mec, soupçonne-moi
pour de bonnes raisons, ne va pas inventer une histoire.
Musique pesante
...
-Anthony, autre chose ?
-Non. -Qu'est-ce que vous ressentez ?
Juste qu'on comprenne. -Rien.
...
Rose,
je vous en prie.
-Ce soir, je pense
vraiment qu'on peut changer le jeu,
et influer sur la victoire des loyaux.
J'en suis convaincue.
La journée, je l'ai commencée
en ayant des soupçons, sans surprise, sur Hugo.
-Hugo, tu as accepté de te convertir
comme traître dans l'entretien.
-De me convertir ?
-Mais oui. Mais bien sûr.
-Bien sûr. -On a vu la vidéo
avec...
La vidéo avec Anthony et Cospiel.
-J'ai accepté d'avoir ce rôle dès le début,
pas de me convertir.
-"Si ça arrive, je jouerai le jeu,
"je me sens traître au fond."
-Vous voulez être traître ou loyal ?
-Traître.
-Pas une seconde de réflexion.
-Je suis fier de mentir. -Je le vois.
-C'est chaud.
-Forcément,
depuis quelques jours, on se le demande,
je te l'apprends pas.
Mais finalement,
après cette longue journée,
beaucoup de mes soupçons se portent sur toi, Liane.
-Et tes soupçons sont basés sur quoi,
exactement ?
-Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est que j'ai pas trouvé
que tu étais autant déçue et triste que nous
de ne pas réussir à obtenir
cet empêchement de bannissement.
-Evidemment que j'ai été déçue.
Tu me l'as pas demandé.
J'en ai fait part à beaucoup de gens ici,
évidemment. -Et ensuite,
quand on t'a demandé tes soupçons, tu nous as dit
que tu soupçonnais tout le monde.
Moi, il y a des personnes sur qui je ne doute plus.
-Donc tu es la seule autour de cette table
qui prend la parole
en me traitant de traître, c'est ça ?
-Non, je te soupçonne...
-Si tu as des soupçons... Regarde-moi dans les yeux.
Tu penses que je suis traître, c'est ça ?
Regarde-moi.
-Nous avons le droit
de soupçonner quelqu'un.
Dire que je te traite de traître, c'est rendre ça négatif.
-Ah, c'est bien de dire :
"J'ai des soupçons sur Liane."
-Si tu annonces que tu es traître, j'aurais trouvé ton jeu formidable.
Mais on n'est plus beaucoup et on a éliminé un seul traître.
Les soupçons se portent sur tout le monde.
-Moi aussi, depuis aujourd'hui, j'ai des soupçons sur toi.
-Liane, elle se défend hyper mal. C'est-à-dire,
même moi qui ai les clés de son identité,
en 10 secondes, je capte qu'elle a un truc à se reprocher.
Du coup, ça éveille tout de suite,
tout de suite les soupçons.
-Je t'ai dit que je te soupçonnais.
Mais ça, je te l'ai dit en face. -Ah oui.
Je t'ai dit la même chose. -Tu m'as répondu :
"Moi, je soupçonne ta fille
"Adil et toi."
-Je comprends plus rien.
Là, j'apprends que Liane,
elle dit les noms de Sophie, de moi.
Elle nous accuse.
En nous accusant, Sophie et moi, elle nous met en danger.
Comment ?
Toi, traître qu'on a recrutée, tu nous mets en danger ?
Liane, vraiment,
tu fais n'importe quoi.
-J'ai pas dit que ça, c'est pas vrai.
-Pardon ?
-J'ai cité Hugo, j'ai cité Anthony,
j'ai cité même Alizé. -Non, non, non.
-Liane, c'est trop fouillis.
On cherche une tête pensante.
Et Liane, c'est : "Par ici, par là. Par ici, par là."
-Quand t'es traître, qui est ta cible ?
T'as qui comme cible ?
-Tu fais un peu en "soum soum", tu vas pas...
-Tu sais pas, tu dis tout le monde.
J'espère que tout le monde voit clair dans son jeu
et que les votes vont sur elle. Elle est agressive,
elle est perdue et elle a une défense de traître.
-Je peux prendre la parole ? Comme ça...
-Oui, vas-y. -Je me débarrasse.
Je soupçonne
Sophie et Liane.
Si j'avais été traître,
j'aurais recruté cette nuit
toi ou Sophie. Vous faites les deux personnalités
les plus idéales pour compléter les traîtres.
Sophie a dit qu'elle aurait aimé
être traître. Toi, je ressens
la même chose. Je me dis que Liane, elle est joueuse,
Elle aime le spectacle,
ça la dérange pas d'être dans la lumière
et de rentrer encore plus dans le vif de l'action
en devenant traître. Voilà pourquoi
je vous ai un peu dans le radar.
Musique pesante
-C'est mon procès, ce soir.
Rose commence,
elle s'attaque à moi, et ça enchaîne.
Alizé, Dominique, ça s'arrête plus.
Mais je me dis que je suis tranquille.
Il y a deux traîtres avec moi, ils sont solidaires,
ils vont me sauver. Sophie va renverser la situation, quand même.
J'ai un espoir.
-Pauvre Liane,
qui découvre à la dure les risques de la vie de traître.
Ses complices vont-ils l'aider ? Sophie volera-t-elle
à son secours avec sa cape rouge ? Rien n'est moins sûr.
On est dans "Les traîtres", pas "Superman".
Eric Antoine rit. Excellent !
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