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1 CETTE HISTOIRE EST FICTIVE.

PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York,

les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.

Voici leurs histoires.

Patty ?

Patty ?

Je vais y aller.

OK.

Je suis désolé. C'est juste que…

On se fait pas de bien.

Merci, Dr Phil.

Je t'aime.

Mais parfois ça ne suffit pas.

Mais j'y crois pas. Dégage !

Tommy ?

Il y a quelqu'un ?

Tommy ?

Il y a quelqu'un ?

- Salut. - T'es con, Baretta !

Mignon.

On t'a laissé dehors.

- Mme Clifford ? Il s'est encore échappé. - Salut.

Oh, c'est crade…

- Mme Clifford ? - Salut.

Je le remets dans sa cage.

- Mignon. - Voilà.

Je vais partir.

Gardez juste cette porte fermée, pour éviter que…

Aucun signe d'effraction. Deux corps dans la cuisine.

On dirait qu'ils ont été tués avant de prendre le petit-déj.

Simon Clifford, 47 ans. Mort depuis cinq heures.

Entaille profonde à la gorge. Sans doute attaqué par derrière.

Il a aussi une blessure superficielle sous le menton.

- Marque d'hésitation. - Ça vient de la lame.

Sans doute le crochet d'un couteau de chasse.

- De ceux qu'on utilise pour dépecer. - Charmant.

Lila Clifford a tenté de s'enfuir. L'entaille est beaucoup moins propre.

Il a dû surprendre le mari.

- L'épouse le voit et veut s'échapper. - La troisième victime n'a pas été coupée.

Amy Clifford, 16 ans.

Des signes d'agression sexuelle, mais pas de sperme ni de spermicide.

Soit il a eu des problèmes d'érection, soit il a dû s'enfuir.

- Il l'a étranglée - Dans les 3 cas, c'est intime, personnel.

- Un véritable tueur. - Je vous montre la chambre des enfants.

Ryan, neuf ans. Rebecca, sept ans. Ils étaient absents à l'école aujourd'hui.

Pas de traces de sang, pas de corps. On ignore où ils sont.

Mais on s'en doute.

POLICE DE NEW YORK

LE VIOLEUR DE L'EST CAPTURÉ

NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE

L'école nous a donné ça.

Des photos récentes de Ryan et Rebecca.

On va les diffuser dans les médias. On les affichera sur les accès à la ville.

Une alerte enlèvement a été lancée. Quoi d'autre ?

La famille était là depuis sept ans. Je résume.

Maman et papa en taule pour possession de drogue.

L'aîné à en taule pour vol à main armée.

On attend la liste de ses anciens complices.

- Une longue liste, à mon avis. - On recherche des membres de la famille.

Vu qu'aucun n'est de la région, on épluche les lignes téléphoniques.

O'Halloran vous fait signe.

Regardez ici. Vous voyez le sol un peu enfoncé ?

Et des empreintes d'une même paire de pompes à semelles épaisses.

Des centaines d'empreintes dans un petit cercle.

Quelqu'un est resté planté ici pendant un moment.

Et regardez sur quoi on a une vue dégagée.

- La chambre de Ryan et Rebecca. - Le soir,

- avec la lumière, on voit tout d'ici. - Capitaine !

Voici M. Schwartz, le gardien de l'immeuble.

Il connaît le premier mari de Lila, le père biologique des enfants.

- Donc Simon Clifford était le beau-père ? - C'est ça.

Il a épousé Lila l'automne dernier.

Mais ils ont cohabité dès le départ de Glen.

Glen Portney.

Séparés depuis deux ans. Grosse bataille pour la garde des enfants.

Et ça dure toujours.

"C'est mon weekend." "Non, c'est mon weekend."

- Est-ce que Glen était violent ? - Les deux l'étaient.

Ils s'engueulaient dans la rue à trois heures du matin.

- L'avez-vous vu par ici ce matin ? - Non, mais il était là avant-hier soir.

- Ils se sont engueulés ? - Il a menacé de la tuer.

Mais il fait ça tout le temps.

- Ce n'était pas moi. - Prouvez-le, Glen.

Amy ? Comment je pourrais ?

- Je ne lui ferais jamais de mal. - Mais vous pourriez tuer votre ex.

- C'est juste des mots. - De sacrés mots, Glen.

Vous alliez lui arracher la tête à coups de pied

- pour la jeter dans le fleuve. - J'étais furieux.

Elle voulait partir vivre en Floride avec les enfants.

Et au lieu de lui arracher la tête, vous lui avez ouvert la gorge.

Non, j'avais aucune intention de faire ça.

Elles vous rendent fou. Elles savent sur quels leviers appuyer.

Une menace de mort, c'est grave.

Elle laissait un toxico élever mes enfants.

Je vous en prie, dites-moi si vous savez où sont Ryan et Rebecca.

- C'est à vous de nous le dire. - Fouillez ma maison.

Faites ce que vous voulez.

- Je dois en parler à Calvin, mon fils. - On s'en est déjà chargé.

PARLOIR DE LA PRISON DE SING SING OSSING, NEW YORK - MARDI 28 MARS

Toutes nos condoléances, Calvin. Mais nous avons besoin de votre aide.

- Qui aurait pu faire ça ? - On espérait que vous auriez des pistes.

Vous avez des amis ici ?

- Pourquoi ? - Parfois les amis ont des ennemis.

- Quelqu'un d'ici aurait fait ça ? - Il leur suffit de passer un coup de fil.

- Vous appartenez à la Nation Aryenne ? - Non.

J'ai bien vu le 88 que vous avez au poignet, frère Calvin.

La huitième lettre de l'abécédaire. HH. Heil Hiltler.

Vous savez, je tiens à mes fesses. Fallait bien choisir un camp.

Vous savez que les Aryens tuent leurs propres membres

- plus que n'importe qui dernièrement ? - Ravi de vous avoir connu, Adolf.

Je ne sais pas quoi faire d'autre.

Vous ignorez comment ça se passe. Personne ne me protège ici.

Je reste dans mon coin.

Je sais que je n'ai dérangé personne au point qu'il veuille tuer ma famille.

Je n'ai aucune raison de mentir.

D'accord. Qu'en est-il des connaissances de votre mère et votre beau-père ?

Il n'est pas mon beau-père.

C'est une ordure, qui doit traîner avec des ordures comme lui.

La dernière fois que vous avez parlé avec vos frère et sœur ?

Il y a une semaine, j'ai parlé avec Rebecca.

- Il y avait un truc qui clochait. - Comment ça ?

Elle a répondu au téléphone en pleine journée d'école.

Je lui ai demandé ce qu'elle faisait à la maison. Elle dit avoir été renvoyée.

Et ma mère était bizarre.

Quelque chose de grave s'était passé, mais ils disaient rien.

Rebecca n'a rien fait de mal.

On l'a renvoyée chez elle, car elle supportait pas le type dans la cour.

- Quel type ? - Rebecca et ses amis

jouaient dehors, lorsqu'un homme est venu leur parler.

Je l'ai su plus tard, quand un enfant est venu me voir.

Quand j'arrive, Rebecca était devant la grille.

Et il se… il se masturbait.

Et qu'avez-vous fait ?

Je l'ai éloignée de là. Et il s'est enfui.

Les gardes ne l'ont pas retrouvé. Plusieurs filles, dont Rebecca,

étaient si mal à l'aise que l'infirmière les a renvoyées chez elles.

Les policiers ont dit que j'ai dû lui faire peur

et qu'il ne reviendrait probablement plus.

Mais juste au cas où, j'ai fait ce dessin.

Je suis la prof de dessin.

On devrait l'engager. C'est le meilleur portrait que j'aie jamais vu.

Le commissariat qui a mené l'enquête l'a affiché partout dans le quartier.

C'était leur seule piste.

Très bien. Diffusez-le dans les médias.

En fait, ils attendent juste qu'il récidive.

Ça pourrait nous arranger.

Passer d'outrage public à la pudeur à un triple homicide,

suivi d'un double enlèvement… Si c'est lui, il a perdu la boule.

Ou alors il n'avait rien à perdre.

On vient de vider le compte bancaire de Lila Clifford.

- Comment ? - Depuis un distributeur au centre-ville.

Il n'y avait que 60 dollars dessus, il va continuer à chercher.

- C'était quand ? - Il y a deux heures.

Montrez le portrait dans le quartier, voir si quelqu'un le reconnaît.

Vérifiez la vidéosurveillance du distributeur. Améliorez-en la qualité.

…on demande l'aide de la population.

ALERTE ENLÈVEMENT

Toute personne ayant vu Ryan ou Rebecca

est priée de contacter l'Unité Spéciale de New York.

Je viens d'avoir la vidéo. Je ne l’ai pas encore visionnée.

C'est la vidéosurveillance

du distributeur au croisement entre 47th et Second.

Voici le moment où la carte a été utilisée.

Attendez. Revenez en arrière.

Voilà. En bas de l'écran.

Juste là. Mettez en pause. On dirait un enfant.

Cheveux blonds.

Il a obligé le garçon, Ryan, à utiliser le distributeur.

- C'est malin. Trop petit pour la caméra. - Sa mère a dû lui donner le code PIN.

J'aimerais avoir davantage à vous montrer.

On sait au moins que le garçon est en vie.

- Ça nous aide. - Benson.

Ça n'a pas traîné.

Quelqu'un a reconnu le type du portrait.

MERCREDI 29 MARS

Je m'en suis souvenu tout de suite, car il a acheté ça il y a un mois.

Un télescope haut de gamme, pas donné. J'en ai vendu que trois.

Avec appareil photo numérique, autofocus, téléobjectif.

- A-t-il acheté autre chose ? - Deux duvets pour enfant.

De la corde. Et ce couteau de chasse.

Acier haute teneur en carbone et crochet d'éviscération.

C'est en vente libre, j'imagine.

On peut payer en espèces ou par carte.

Il a payé par carte.

On vérifie sa pièce d'identité.

- Merci. - Victor Paul Gitano.

POLICE DE NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

Arrêté il y a six semaines en Pennsylvanie pour agresser une fille de neuf ans.

Il n'a pas respecté sa conditionnelle. Fiché délinquent sexuel

pour viol sur enfant avec graves blessure corporelles.

DÉTENU GITANO VICTOR PAUL

Il est considéré comme délinquent sexuel depuis une arrestation de 1987,

où il a purgé 18 ans suite au viol d'un garçon de 12 ans.

Police !

Il l'a gardé prisonnier durant huit heures, l'a torturé.

Il l'a brûlé avec une cigarette, l'a lacéré avec son couteau de chasse

- et l'a sodomisé. - Chambre à coucher, RAS !

RAS.

RAS.

J'ai quelque chose.

La petite était ici.

On les a ratés.

"M. Gitano a avoué avoir agressé sexuellement

une dizaine de garçons et de filles inconnus quand il était adolescent."

- Vous lisez quoi ? - La "fin de peine" de Gitano,

son évaluation psychiatrique. Il avait purgé sa peine.

La Pennsylvanie essayait de le faire interner.

"Depuis son enfance, la sexualité et la douleur allaient ensemble pour lui."

Il était déjà pédophile à l'époque.

En fait, je ne pense pas que Gitano

soit pédophile au sens classique. Il est plutôt sadique.

Je pense qu'il choisit des enfants parce qu'ils sont faciles à contrôler.

Ses instruments de travail.

"La violence excitait sexuellement M. Gitano."

La seule pornographie qui l'intéresse est celle qui montre de la douleur."

Méthodes de torture au Moyen-Age… C'est un peu son Playboy à lui.

- En effet. - Et regardez ça.

Des bouquins de chirurgie, autopsies. Que des corps découpés en morceaux.

- Qui a rédigé son évaluation ? - La Dre Paula Greenfield

du service pénitentiaire de la Pennsylvanie.

Gitano était dans son programme de délinquants sexuels

pendant presque trois ans, avant qu'elle ne le vire.

Pourquoi ?

"M. Gitano n'a fait preuve d'aucune volonté de modifier son comportement."

"Il refuse de suivre une thérapie

et assure que dès sa libération il continuera à se comporter ainsi."

Elle l'a juste laissé tomber ?

Elle ne pouvait rien faire

- pour le faire changer. - Ah bon ? Pourquoi pas

- la castration chimique ? - Il ne remplissait pas dans les critères.

Il affirmait vouloir continuer à se comporter comme ça.

- C'est clairement de la récidive. - Oui, mais en fait

la thérapie encourage les patients à exprimer leurs désirs.

Avouer ses fantasmes sans peur d'être puni,

- fait partie du traitement. - C'est débile.

"Malgré nos craintes considérables

que M. Gitano représente toujours un danger pour la société,

les preuves sont insuffisantes pour affirmer qu'il remplit les critères

pour une castration chimique."

On dirait qu'elle supplie le service pénitentiaire

- de dégoter plus de preuves. - J'ai trouvé quelque chose.

Les vêtements qu'il portait quand il a tué les Clifford.

Peut-être que Paula Greenfield saura nous aider à anticiper son prochain coup.

BUREAU DE LA DRE PAULA GREENFIELD

YARDLEY, PENNSYLVANIE MERCREDI 29 MARS

Gitano a planifié ça depuis des mois, voire des années.

L'identité des victimes, il s'en fichait. C'est la planification qui l'excitait.

- Du café ? - Non, merci.

Auriez-vous une idée de l'endroit où il pourrait se trouver ?

- Un lieu où il se sent en sécurité ? - Aucune idée.

Je ne suis même pas sûre

de savoir à quoi ressemblait sa vie d'avant la prison.

C'est un grand mythomane.

Sa mère l'aurait agressé, ou sa mère était un ange.

Ils déménageaient souvent car son père était militaire…

ou il n'a jamais connu son père.

On finit par comprendre qu'il se fiche de votre gueule.

C'est à cause de types comme lui que j'ai arrêté les prisons.

Ce type de délinquants sexuels sont les pires des malades,

ils vous font croire que vous pouvez les aider.

Mais on ne peut pas aider un sociopathe.

Il y a un débat sur la possibilité ou pas de "guérir" un délinquant sexuel.

Est-ce qu'on peut vous guérir du besoin de respirer ?

Pourtant vous a cru pouvoir aider Victor Gitano.

Il est malin.

Pas un intello ni un type brillant

Mais il détecte vos points faibles.

Et sait les exploiter.

Quel était votre point faible ?

Ma révulsion.

J'écoutais le moindre petit détail sur comment il mutilait,

ou torturait, ou terrorisait,

ou humiliait un enfant.

Il restait assis pendant une heure à débiter son récit,

comme s'il s'agissait d'un doux souvenir d'enfance.

Je ne voulais qu'un chose, quitter cette pièce.

Et il le savait.

Et il se servait de ça.

Et au final, je crois que tout ce que j'aurai réussi,

c'est à lui apprendre à imiter le comportement d'une personne normale.

En fait, je l'ai rendu encore plus dangereux.

En début de carrière, je m'occupais de délinquants sexuels.

Puis ça ne m'a plus suffi de faire admettre à un type ses fantasmes

avec sa fille de deux mois.

Pourquoi croyez-vous que j'essaie de les coincer, désormais ?

D'autres éléments qui pourraient nous aider à coincer Gitano ?

J'ai ses journaux.

Et des enregistrements des séances.

Et j'ai parlé avec plusieurs de ses victimes.

Pas sûr que tout ça vous aidera à le coincer.

Mais au moins vous saurez à qui vous avez affaire.

Le plus incroyable, c'était le sang.

Je n'en avais jamais vu autant.

Peut-être il était malade, j'en sais rien,

car il y en avait… vraiment partout sur nous.

On ne se connaissait pas vraiment.

Il était de mon quartier.

Un jour il m'arrête alors que je rentre de l'école.

Il voulait me montrer quelque chose.

Il m'emmène dans le bois, derrière notre rue.

Puis il sort un couteau.

À votre avis, pourquoi le sang vous a tant marqué ?

Eh bien, je pense…

Je pense que c'est parce qu'il était tellement…

tellement petit. Un petit gamin, quoi.

Avec de petits os, pas de muscles.

Il avait la peau très claire. Comme un bébé.

Et c'était quand même curieux

de voir autant de sang sortir d'une si petite personne.

Vous ne trouvez pas ?

Je lui disais d'arrêter.

J'ignorais que quelqu'un pouvait faire de choses pareilles à mon corps.

J'ignorais qu'on pourrait être diabolique à ce point.

Vous savez, je ne bouge pas d'ici.

Depuis des années, je ne mets plus les pieds dehors.

Je fais de l'assistance par téléphone. J'aide les gens avec leurs ordinateurs.

Je commande tout sur internet.

J'ai la télé.

Je ne suis pas si mal.

Pas mal du tout, même.

Selon vous, qu'est devenu cet enfant ?

Lui ? Je ne sais pas.

Je sais qu'il a survécu.

Je crois qu'il a témoigné contre moi une ou deux fois.

Je n'y pense pas trop.

Combien d'autres enregistrements il vous reste ?

Quinze.

Vous les regarderez dans votre bureau. Moi ça me suffit.

Je ne suis pas sûr qu'ils nous soient d'une grande aide.

Je n'apprends rien de nouveau

en le voyant mentir mille et une fois.

Moi, ce que je ne comprends pas,

c'est pourquoi il a tué trois personnes pour enlever ses victimes ?

C'est un tout nouveau comportement.

Ça a dû être déclenché par son arrestation d'il y a six semaines.

Il a dû vouloir assouvir son fantasme avant d'être enfermé à vie.

Et malheureusement, il en a eu l'opportunité

lorsque le juge de Pennsylvanie l'a libéré sur parole.

- Les enfants sont en vie selon vous ? - Je ne sais pas.

Si c'est le cas, ils n'en ont pas pour longtemps.

On a aperçu Gitano à la gare routière de George Washington Bridge.

Il était là il y a 45 minutes.

Il a dit qu'il attendait un virement de 500 dollars.

Je ne l'ai pas reconnu avant de voir les enfants.

Les deux petits, un garçon et une fille, étaient avec lui ?

Ils restaient là debout. Comme des zombies.

Et où sont-ils partis ?

En fait, il n'y avait aucun virement à son nom.

Mais je lui ai dit qu'il y en avait un. Que ça allait prendre quelques minutes.

Je me suis dit que ça allait le retarder le temps que vous arriviez.

Ils m'ont fait tellement de peine, ces petits gamins.

Je lui ai dit que ça serait prêt pour 16 h.

- C'est bientôt. Mettons les oreillettes. - D'accord.

- Vous pouvez utiliser cette pièce. - S'il voit des flics, il va s'enfuir.

Remplacez tous les hommes en uniforme par des agents en civil.

La portée devrait suffire pour couvrir toute la gare.

Dites à toutes les unités disponibles de venir discrètement.

On ne peut plus attendre.

Votre attention s'il vous plaît. Il est interdit de se garer…

Tous les véhicules doivent se garer dans les zones de parking.

Tout véhicule mal garé sera mis à la fourrière.

Vous savez, je me disais…

Ce type va être vraiment furieux.

- Pas contre vous. Ne vous en faites pas. - Mais il a déjà tué des gens, pas vrai ?

Je devrais peut-être appeler mon chef.

Détendez-vous. Faites comme d'habitude.

C'est ce que je ferais d'habitude.

Faites-le sans avoir l'air terrorisé.

Attention, il est là. C'est lui, il approche.

Il avance vers vous. Pas d'enfants.

Ryan et Rebecca doivent être quelque part dans le coin.

Fin, cherchez les enfants.

Il nous observe.

Je dois lui faire peur. Regardez ailleurs.

- Regardez ailleurs. - Ne partez pas !

Je fais quoi maintenant ?

Il s'enfuit !

- Vous l'avez vu ? - Non.

- Séparez-vous. - D'accord.

Fin, Gitano nous a semés.

Aucune trace des gamins. Je vais le choper dehors.

Hé !

- Bougez-vous ! - Hé !

Bougez ! Police !

Bougez-vous !

Ryan.

Ryan ! Viens, mon petit.

Arrêtez-vous !

Oh mon Dieu !

Bougez ! Olivia !

Oh mon Dieu. Non ! Non.

Ça va aller. Vraiment. Où est Gitano ? Va le chercher !

Vas-y, ça va aller. Vas-y !

Fin ?

- Vaut mieux pas. - Que se passe-t-il ?

Il l'a tué, Elliot. Il l'a égorgé.

Et la fille ? Où est la fille ?

Gitano la portait dans ses bras. Puis il a disparu.

Vous avez eu beaucoup de chance.

Deux centimètres de plus, vous étiez morte.

Même pas besoin de suture.

J'imagine que vous ne voulez pas prendre un jour ou deux de congé ?

C'est ce que je me disais.

Plusieurs personnes l'auraient vu sur le pont,

dans le métro, au centre-ville. Rien de très solide.

Le garçon était à cinq mètres de moi.

- Pourquoi il ne s'est pas enfui ? - Il était traumatisé, Elliot.

Ce type a tué sa mère et sa sœur, sans doute devant lui.

J'aurais pu faire quelques pas et l'attraper.

C'est pas le moment de penser à ça.

C'était le chaos. Vous n'auriez rien pu…

N'essayez pas de me contenir, je vous en prie.

Pourquoi Gitano a risqué d'être reconnu en les emmenant ici ?

Peut-être qu'il est du coin.

- Il est peut-être caché dans le quartier. - Capitaine !

Une voiture vient d'être volée à 200 mètres d'ici.

- Il avait une gamine avec lui. - Allez-y !

J'étais au volant. Il s'est mis devant la voiture.

Il y avait une fille avec lui. Et… Il était couvert de sang.

- La fille était blessée ? - Je ne sais pas. Mais elle pleurait.

Il a sorti un gros couteau et m'a dit de sortir de la voiture.

J'ai fait comme il a dit. J'avais trop peur.

Notez tout sur la voiture.

L'agent Ramirez vous ramènera chez vous. Merci.

- Hé ! Retournons à la maison. - Attends !

C'est la seule rue où on sait qu'on ne va pas le trouver.

Elliot !

Mais qu'est-ce que tu fais ?

- Cette voiture a un pneu à plat. - Et alors ?

Pourquoi ici ? Pourquoi venir dans cette rue ?

Parce qu'il sait que la gare routière est remplie de flics.

Ou alors il revenait récupérer sa voiture.

Mais il ne pouvait pas conduire avec, donc il a chopé une autre.

Comment tu sais que c'est sa voiture ?

Pas de plaques d'immatriculation. C'est une voiture volée.

On sait qui est censé lui envoyer l'argent.

Eddie Loomis, 500 dollars. Préfixe 856. C'est dans le sud du New Jersey.

- Je n'ai pas envoyé d'argent. - Lui il pense le contraire.

- Je lui ai dit que le ferais. - Ne me mentez pas.

Je ne mens pas. Je voulais juste qu'il raccroche.

- Il était 4 h du matin. - Eddie, à ce stade,

vous êtes complice dans un meurtre.

- Non, j'ignore ce qu'il a fait. - Ne me mentez pas.

- Comment a fait Gitano… - Vous vous connaissez d'où, déjà ?

On était pote dans l'armée de l'Air. Je ne l'ai pas revu depuis 20 ans.

- Où est-il en ce moment ? - Aucune idée.

- D'où est-ce qu'il vous appelait… - Si j'apprends que vous mentez…

Je ne vous lâcherai plus.

Vous pouvez disposer.

Hé.

- Hé ! - Il ne sait rien.

Tu as quelque chose à me dire ? Je t'écoute.

Pourquoi tu n'as pas tiré sur Gitano ?

Il utilisait un enfant comme bouclier humain.

Pourquoi tu l'as laissé approcher de toi ?

On était entourés de civils innocents. Impossible de tirer.

T'as failli y laisser la peau et Ryan est mort.

- C'est de ma faute ? - Je n'en peux plus.

Je n'ai pas à garder un œil sur toi

- pour m'assurer que tu vas bien. - Quel salaud !

- Tu sais que ce n'est pas… - Tu dois être capable de faire ton boulot

sans attendre que je vienne à la rescousse.

Il suffit, arrêtez !

Au cas où vous l'auriez oublié,

un psychopathe est dans la nature avec une petite fille.

En espérant qu'il ne l'ait pas déjà égorgée.

La prochaine fois, vous êtes suspendus tous les deux.

Maintenant, filez à la morgue. Warner a quelque chose à vous montrer.

Alors, cette enquête ?

- On patauge. - Désolée.

Lorsque vous coincerez ce monstre,

foutez-lui un coup de pied aux couilles de ma part.

- D'accord ? - Qu'avez-vous trouvé ?

Voici les vêtements que portait le petit garçon.

La veste est de taille adulte.

Donc elle doit être soit au beau-père de Ryan, soit à Gitano.

J'espère qu'elle est à Gitano.

Je vous montre quelque chose. Éteignez, s'il vous plaît.

En prenant des photos durant l'autopsie, j'ai remarqué un truc bizarre. Regardez.

J'envoie le flash.

- Qu'est-ce que c'est ? - Une substance phosphorescente.

Qui réagit à la lumière.

- Le labo devrait pourvoir… - Pourquoi ne pas l'avoir déjà envoyé ?

Je l'ai envoyé dès que je l'ai vu, inspecteur. J'attends les résultats.

Pourquoi nous avoir fait venir, alors ? Pour la démo ? Un appel aurait suffi.

C'est assez insupportable, cette habitude de faire la gueule.

Sur le garçon, on a aussi trouvé ce téléphone.

Il est verrouillé. Il vous faudra le code.

On a déjà tous les téléphones au nom des membres de sa famille.

Celui-ci doit appartenir à Gitano.

Vous allez m'adorer.

Le téléphone appartient à Gitano ?

Mieux encore, à son employeur.

K&V Camionnage. Ils pensent qu'il s'appelle Victor Franklin.

- Pourquoi c'est mieux ? - Parce que, comme la plupart des boites,

K&V se méfie un peu de leurs employés.

Pour se rassurer, ils ont opté pour une solution technologique.

- Le traçage. - C'est-à-dire ?

Tous leurs téléphones ont une balise GPS

qui ne s'active que lorsqu'il y a un appel au secours.

C'est un service proposé en sus par les compagnies téléphoniques.

Vous pouvez ainsi suivre vos employés ou votre fille adolescente.

- Tout le temps ? - Tant que le téléphone est allumé.

Et ça n'indique pas juste la borne téléphonique la plus proche.

Latitude, longitude, altitude et vitesse.

Voici les déplacements de Paul Gitano durant le dernier mois.

Vous avez raison. Je vous adore.

Entrez.

Je sais ce qui est arrivé hier à la gare routière.

C'est horrible.

Je suis vraiment désolé.

Vous savez, dans ce genre de situations…

S'il vous plaît, ne me dites pas que j'aurais rien pu y faire. Merci.

J'allais dire que dans ce genre de situations,

il n'y a pas de bon choix.

Chaque choix devient un sacrifice.

C'est faux.

Vous deviez choisir entre sauver le garçon ou sauver Olivia.

- Oui, mais elle avait pas besoin de moi. - Ça, vous l'ignoriez.

Je préférerais ne pa…

Ne pas quoi ? Tenir à elle ?

Elliot, c'est ça qui fait de vous un bon partenaire.

- Elle m'a fait me retourner. - Comment ça ?

Comment elle a pu vous faire faire quoi que ce soit ?

Ce n'est pas elle.

C'était mon choix. Je suis le seul responsable.

- Merci. - Elliot.

Inspecteur Stabler.

Oui. Très bien. Et alors ?

Redites-moi la deuxième.

Je vous remercie.

Les résultats pour la substance phosphorescente sur la veste de Gitano.

C'est quoi alors ?

Des traces de cuivre et de sulfure de zinc-cadmium.

- C'est quoi ce machin ? - Moi je sais.

Dans les années 50 et 60,

les militaires ont vaporisé ça partout dans le pays.

Ils voulaient comprendre comment se diffusent les retombées radioactives,

et le sulfure de zinc-cadmium a un poids similaire.

Bien sûr, après on a su que c'était cancérigène,

ce que l'armée a prétendu ignorer.

Gitano a été dans l'armée de l'Air.

Mais comment ça aurait fini sur sa veste aujourd'hui ?

Il a pu traîner dans une base militaire où ce truc est entreposé.

Un hangar abandonné.

Peut-être l'un de ces sites choisis pour le programme de décontamination.

Dieu sait qu'ils n'ont pas été décontaminés.

Tu devrais appeler Olivia.

- Où est-elle ? - Elle s'occupe du téléphone de Gitano.

Elle a la liste de ses déplacements durant le mois dernier.

Benson.

Dans un resto pourri du New Jersey.

Ils n'ont aucun souvenir de Gitano.

- Et le prochain arrêt ? - Je crois que c'est Canton Road.

Oui, Canton Road, près de la Route 44. C'est à un quart d'heure d'ici.

Je te retrouve là-bas.

Est-ce que tu as des bases militaires sur ta liste ?

- Je ne pense pas. Pourquoi ? - Attends-moi.

SITE INDUSTRIEL J & R BAYONCE, NEW JERSEY - JEUDI 30 MARS

C'est quoi cet endroit ?

Une usine de revêtements métalliques. Elle a l'air abandonnée.

Ça pourrait très bien servir à cacher un enfant enlevé.

Oui. Et je crois que ça a appartenu à l'armée.

Regarde. "Attention. Accès interdit."

- 'Ministère de la Défense." - J'appelle les renforts.

Dis-leur qu'on peut pas attendre.

Des cigarettes.

Lâchez votre arme ! Lâchez-la !

- Lâchez-la ! - Je le descends.

- Tire ! Descends-le ! - Lâchez votre arme.

Gitano, pas de conneries. Lâchez votre…

Appuie sur la gâchette. Ne réfléchis pas.

Il va crever, tu m'entends ?

- Je vais le tuer. - Tire !

La ferme ! Fermez-la tous les deux !

Victor.

- Tu n'as pas le choix. - Ta gueule !

Tu sais ce qui va se passer si tu ne lâches pas cette arme.

Il y a déjà eu assez de morts.

- Olivia. - Et je sais que tu ne veux pas mourir.

Tu aurais déjà pu tuer l'inspecteur Stabler.

Et après j'aurais dû te tuer. Mais tu ne l'as pas fait.

Tu ne l'as pas fait parce que tu es intelligent.

C'est la seule opportunité. Tu dois en profiter.

Victor, où est Rebecca ? Est-ce qu'elle est en vie ?

Tu sauras rien tant que t'auras pas lâché ton arme, conasse !

- Tire ! - Tais-toi, Elliot.

- Arrête de bouger ou il meurt. - Et ensuite ?

Tu crois vraiment que tu pourras sortir d'ici ?

C'est hors de question. Alors c'est ton choix. Mort ou vivant.

- Je m'en vais et je le libère. - Victor.

Dis-nous où est Rebecca qu'on en finisse.

Elle est morte.

Je me suis fait plaisir, puis je l'ai saignée à blanc.

Tu veux savoir comment elle criait ?

- Comment elle appelait sa maman ? - Arrête !

Une vraie petite cochonne, celle-là.

Tu es mort.

Un pas de plus et tu auras des bouts de cervelle sur ta veste.

Olivia, il n'y a aucune raison de laisser en vie cette ordure.

Appuie sur la gâchette !

Vas-y, Olivia ! Tire !

Tu sais… La gamine…

Elle est peut-être pas morte.

Elle est peut-être enfermée quelque part par ici.

Ou à 100 km d'ici, vous n'en savez rien.

- Vous êtes un menteur. - C'est ça le souci.

- Dis-nous où elle est, Victor. - Elle est ici. Elle est pas morte.

Sinon, il serait déjà parti depuis longtemps.

À moins que tu préfères les cadavres. Hein, gros malade ?

- Tu aimes jouer avec les cadavres ? - J'adore. Plus c'est mort, mieux c'est.

Ils font moins d'histoires.

Olivia, ne pense pas à moi. Rebecca est morte.

Appuie sur la gâchette. Descends-le.

- Olivia, descends-le. - Oui, vas-y.

Mais assure-toi de me tuer du premier coup.

Un seul tir parfait.

J'ai de très bons réflexes, attention.

Je pourrais appuyer sur la gâchette avant d'être touché par la balle.

Ou tu pourrais simplement rater ta cible.

Dans les deux cas, il y a 80 % de chances que je lui explose la tête.

Mais tu peux essayer. Ça va sans doute bien se passer.

T'auras beau nous tuer tous les deux, Victor.

- Tu ne t'échapperas pas d'ici. - Bien sûr.

Parce que tes copains vont arriver, c'est ça ?

- Mais à quel moment ? - À tout moment.

Super. Super.

- Dis-nous où tu l'as cachée. - Tu devrais baisser ton arme.

Au moins ça vous laisserait une chance de la retrouver. Autrement elle va mourir.

Elle va mourir, et lui aussi. Et tout sera par ta faute.

Comme pour le garçon. Comment va ton cou ?

Ce n'est pas pareil, Olivia. Tu le sais.

Oui ça l'est, Olivia.

- Vous êtes vraiment tordus, vous deux. - Olivia.

- Faire ça à un gamin… - Olivia, regarde-moi.

- Peut-être c'est juste de l'incompétence. - Fais qui est juste. Moi j'ai pas pu.

J'ai fait ce choix avec Ryan, et j'ai eu tort.

- Elliot. - C'était de ma faute.

- Ne refais pas ça. - Tais-toi !

- Ne fais pas la même erreur. - Arrête de parler.

- J'aurais fait la même chose. - J'ai dit tais-toi !

Ne fais pas la même erreur que moi.

Lâche ton flingue ! Lâche-le ! Lâche ton flingue !

Les flics, si vous entrez je bute tout le monde.

Hé ! Hé !

Je vais vous dire où elle est.

- Où ça ? - Dans un van.

Dans un parking à Newark. Elle est peut-être encore en vie.

- Il ment. - Je sais.

- Il nous le dira jamais. - Tu as raison.

On peut tous sortir vivants d'ici si tu poses ton flingue.

Ça va aller.

Je suis désolée.

Suspect à terre. Vous pouvez entrer.

Bon sang, J. B., tu lui as arraché le visage !

Bravo, tu as bien temporisé.

Appelons quand même une ambulance.

Histoire de montrer qu'on a essayé de…

Silence, tout le monde.

Rebecca ?

Rebecca Clifford ? Parle-nous qu'on puisse t'entendre, ma puce.

Rebecca ?

Rebecca ?

Rebecca, ma puce, tu peux sortir.

Viens, sors. Tu ne crains plus rien.

Allez, viens, Rebecca.

- Ça va aller. - Tout va bien.

Tout va bien.

La bonne nouvelle, c'est qu'ils ont passé la plupart du temps à s'enfuir.

Il n'a pas eu assez de temps pour la blesser physiquement.

Et mentalement, comment va-t-elle ?

Elle dit ne pas se souvenir de grand-chose, donc…

on verra bien.

J'ai appelé son père, il est en route.

Si le sniper n'avait pas tiré avant,

je sais que tu l'aurais fait toi, Olivia.

Non, je ne l'aurais pas fait.

Croyais-tu vraiment que j'allais faire ça ?

Croyais-tu que j'allais causer ta mort ?

- Et tes enfants ? - Je ne sais pas.

Je n'arrêtais pas de penser à ce gamin.

Et moi ?

Tous les deux, on a choisi de sauver l'autre plutôt que de faire notre boulot.

Il ne faut pas que ça se reproduise.

Autrement…

on ne pourra plus travailler ensemble.

Je n'arrive pas à croire que tu dises ça.

Toi et ce boulot, c'est tout ce qu'il me reste.

Je n'ai pas envie de gâcher ça.

Je ne le supporterais pas.

Olivia, qu'est-ce qu'il se passe ?

Je souhaite changer de partenaire.

CETTE HISTOIRE EST FICTIVE. PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.

Sous-titres : Adam Molho

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