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Monsieur m'a demandée ?
J'ai à vous parler, avant mon départ. Asseyez-vous.
Où est passé Quint ?
Il se cache.
Dès qu'il se cache, je ne ris plus.
Tout est mieux avec lui.
Voilà donc pourquoi je pars.
Je ne suis pas responsable des enfants.
Je n'ai pas souhaité que mes cousins meurent...
Ni souhaité devenir le tuteur des enfants...
si leurs parents mouraient.
Flora et Miles n'ont que vous.
C'est pourquoi je les laisse ici.
Ils sont chez eux à Bly House, mais je ne saurais y rester.
Maître... et moi ?
Vous étiez la gouvernante, vous l'êtes toujours.
Et M. Quint, le valet de chambre de feu M. Tyrell ?
Il est ici depuis longtemps,
mais sa fonction est désormais sans objet.
Pourtant, s'il désire rester, ne peut-il s'occuper du parc ?
Et il y a la préceptrice.
Je ne l'ai pas vue depuis hier. Où est Mlle Jessel ?
On t'a vu ! On t'a vu !
Je ne vous attendais plus. Où étiez-vous ?
Tu respirais trop fort pour être endormi.
C'est que je ne me sens pas bien.
Regardez ce que j'ai craché.
Où l'as-tu trouvé ?
Je l'ai craché.
De Londres, je réglerai toutes les questions pécuniaires.
Gages et frais divers... Quant à moi, je ne reviendrai pas.
En cas d'urgence, si un des enfants tombait malade...
Alors, la préceptrice m'écrira.
Il faut le lui dire.
Je m'en charge.
- Où étiez-vous ? - Je faisais un tour.
Et je me vois obligé de vous laisser ces petits singes...
Il aime ça... Dieu sait pourquoi !
Ça doit être l'air chaud.
Comment sais-tu toutes ces choses ?
Que va-t-il lui arriver ?
Tu le verras bien.
Il gonfle ! Il devient tout rond !
Puis il fume, plus il grossit.
Il aime tant fumer qu'il ne peut pas s'arrêter.
Il est très heureux...
Vous n'aurez pas de difficultés avec Flora et Miles ?
Ce sont des anges.
Et leurs études ?
J'y pourvoirai.
Jusqu'à leur entrée au collège.
Si vous le jugez bon, Monsieur.
À votre avis, Mlle Jessel,
faut-il leur apprendre le décès de leurs parents ?
Je veux voir Quint avant de partir.
- Et les enfants ? - Non. Ils me connaissent à peine.
Je vous envoie Quint à la loge, Monsieur.
N'aie pas peur.
Tu pleures.
Pauvre crapaud !
Il aime ça. Quint le dit et il a toujours raison.
Mme Grose vous fait dire de rejoindre le Maître à la loge.
Tiens donc...
Immédiatement.
C'est quand, "immédiatement" ?
Sur-le-champ ! Le Maître part.
Ce qui veut dire que je vais être... congédié ?
Peut-être.
Je ne m'occuperai plus de chevaux.
Surtout si vous restez là.
Ni des jardins.
Vous n'aurez ni travail,
ni argent ! Vous mourrez de faim au bord d'une route.
Et on ne se verra plus, n'est-ce pas, Margaret ?
Ne m'appelez pas ainsi !
J'oubliais ! Seulement pendant la nuit.
Dépêchez-vous ! Vous allez le manquer.
Et vous ? Vous restez ?
Avec les enfants.
Accompagnez-moi, alors.
Je préfère n'être pas vue avec vous.
Comme tu voudras !
Le crapaud aime la fumée.
Il est mort !
Il aime tant la fumée qu'il la lui faut toute, dit Quint.
Il l'aime tant qu'il se tue pour l'avoir toute.
Je ne comprends pas.
Pourtant, c'est la vérité.
Bonjour, Monsieur. Suis-je renvoyé, Monsieur ?
Vous restez, Quint.
Pas en tant que valet,
mais vous pourriez vous occuper du parc.
Oui.
Oui, Monsieur !
Il y a sûrement beaucoup à faire.
Veiller à la sécurité des enfants, de la gouvernante,
de la préceptrice. N'est-ce pas assez pour vous ?
Alors, à l'ouvrage.
Merci, Monsieur. Je vous en suis reconnaissant, Monsieur.
Au revoir, Monsieur.
Va te faire foutre, débris !
Laisse-la partir.
Je la perdrai.
Non, elle ira dormir dans un coin.
Comme ça, elle restera là.
Elle mourra.
Non. Et demain, je la retournerai.
Ça lui fera du mal.
Mais elle ne mourra pas.
Qui dit ça ?
Inutile, Mme Grose.
Nous avons entendu.
En fait, nous sommes là.
Mangez à présent, et ce sera chaud.
Versez le lait dessus, Flora.
Et le porridge doit toujours être saupoudré de cassonade.
Mais si, absolument.
Expliquez-vous. Que voulez-vous dire par "non" ?
- Nous prenons du sel. - Rien que du sel.
Ridicule !
Du sel, s'il vous plaît, Mme Grose.
Pourquoi ?
Ce qui est sucré est sale, le sel est propre.
Et qui vous a dit ça ?
Et les autres enfants ?
Jouent-ils avec leurs parents ?
Et avec d'autres enfants ?
Peut-être.
Et on les invite dans d'autres maisons ?
Et nous, nous les inviterions à Bly ?
Et à Noël, on échange des cadeaux ?
Beaucoup, parce qu'il y a beaucoup d'amis.
- C'est comme ça ? - Pas comme chez nous.
Votre maman et votre papa, c'est autre chose...
Ils n'ont jamais perdu de temps à jouer avec vous.
Qui vous a appris à monter à cheval ? Moi.
Et à attraper un oiseau dans votre main...
avec des miettes de pain ? Peter Quint !
Et à voir dans l'obscurité ?
Et à regarder à travers le feuillage, comme un hibou ?
Toi.
Même s'ils vous aimaient à leur façon...
"Aimaient" ?
Oui, Flora. Maintenant, il est trop tard.
Ils sont morts et personne, ici, ne veut qu'on le sache.
Ta maman...
Elle ne se plaisait pas à Bly.
Et ton père était toujours à courir après des mécaniques.
Il aimait les moteurs et le bruit.
Alors, tous les deux, ils parcouraient le monde.
Ils sont allés aux Indes, puis au bout de l'Afrique.
Et ils ont eu un accident d'automobile.
Une automobile à essence, fabriquée en France.
Ils sont morts, Flora.
Mais ils vont revenir pour rester avec nous, toujours.
Épelez le mot "behaviour".
Excellent. Et il signifie ?
"Conduite."
C'est un de ses sens, Flora.
Miles, une dame entre dans une pièce ?
Je me lève.
Et j'attends qu'elle s'asseye.
"Bonjour, Madame. Je suis Charles Warren."
Asseyez-vous, Miles.
"Ayez la bonté d'entrer, Monsieur."
"Merci, Mademoiselle...". Miles, asseyez-vous.
"Flora Tyrell. Je suis enchantée de faire votre connaissance."
Nous connaissons parfaitement ces usages.
Essayons quelque chose de plus difficile.
Suggérez-moi quelque chose.
Mère et Père, par exemple. Pourquoi ne sont-ils pas revenus ?
Ils resteront absents quelque temps.
- Jusqu'à quand ? - Je ne saurais le dire.
Trouvez mieux que ça !
La grossièreté ne vous mènera à rien.
- Les bonnes manières nous font grandir. - Exactement.
Nous ne vous croyons pas.
Je ne puis en dire plus que je ne sais.
- Veuillez lire ceci. - J'ai une question.
Quand les morts meurent...
Quand les morts sont morts, plus exactement...
Où vont-ils ?
Les bons vont au Ciel.
Les méchants en... chez le Diable.
En enfer ?
C'est cela, et il y fait très chaud !
Balivernes !
C'est pourquoi j'ai interrogé Mlle Jessel.
Personne d'autre. Je me suis rappelé ce que tu avais dit.
Il fallait que tu saches que tes parents étaient morts.
Je n'ai pas pleuré, hein ?
Flora a pleuré un peu.
Et la nuit, elle a mouillé ses draps !
J'ai demandé à Mademoiselle où allaient les morts.
Mais je ne l'ai pas crue, après ce que tu m'as dit.
Elle prétend que les bons vont au ciel et les méchants en enfer.
Elle a tort. Ça n'a aucun sens !
Où sont mes parents, à présent ?
On les a ramenés ici,
on les a mis dans des caisses
et dans quelques jours, on les descendra dans ce trou.
Mme Grose nous le dira, j'espère, parce que je veux y être.
Il n'y a rien à voir.
Je veux voir, Quint ! Tu peux m'y autoriser.
Je me cacherai dans ces buissons.
Il n'y a rien à voir.
Ils mettent les caisses dans le trou,
puis les recouvrent de terre, et c'est fini.
Tu m'as dit où allaient les morts, Quint, tu te rappelles ?
Redis-le-moi.
Les morts ne vont nulle part
parce qu'ils n'ont nulle part où aller. Il n'y a ni ciel ni enfer.
Plus tard, nous les rejoignons tous.
Et il n'y a rien d'autre ?
Non, c'est tout.
Ôtez ces vêtements, Peter Quint !
Vous me préférez nu ?
Les vêtements du Maître !
Il est mort.
Vous n'avez pas le droit de mettre ses vêtements !
Ils ne me vont pas ?
À un ramasseur de crottin ?
"Ramasseur de crottin" ? Je me croyais palefrenier.
Un flagorneur, voilà ce que vous étiez, avec le Maître !
Un... lèche-bottes !
"Oui, Monsieur." "Non, Monsieur."
C'était un vrai dandy.
Vous n'étiez que jalousie ! À présent, ôtez ces vêtements !
Vous n'avez pas la permission !
S'il ne dépendait que de moi, on vous interdirait même l'écurie !
Vous êtes de l'ordure, Quint.
Retournez donc dans votre domaine, la porcherie !
Vous êtes une "dame", Mme Grose.
Mais il y a de la vermine dans vos cheveux.
Seriez-vous en train de pourrir ?
Tous vos mensonges !
Si vous remettez les pieds ici, j'écris au tuteur des enfants !
Ça grouille d'asticots bien gras, dans votre crâne !
Vous vous retrouverez à l'hospice, mendiant un verre de bière !
Ôtez ces vêtements !
Cette maison peut se passer de vous, Peter Quint !
À tes vieilles fesses ridées !
N'entrez pas !
Miles et Flora, êtes-vous couchés ?
Avez-vous dit vos prières ?
Je ne vous crois pas.
Nous les disons.
Répétez.
"Seigneur, à la fin de ce jour,"
"nous Te remercions"
"de nous avoir guidés."
"Entre Tes mains secourables,"
"nous sommes vivants et heureux."
Vous ne pouvez pas entrer.
Mme Grose ! Je vais la percer avec des épingles.
Ça lui ressemble.
Elle va mourir, à présent ?
Seulement si Quint le dit.
Veut-elle déjà mourir ?
Elle n'est pas loin de le vouloir.
- Alors, il faut qu'elle meure ! - Une épingle.
Quint, pourquoi Mademoiselle t'aime-t-elle ?
Elle m'aime ?
Bien sûr qu'elle t'aime !
Pourquoi a-t-elle si peur de toi ?
Parce qu'elle l'aime, idiote !
Quint, que fais-tu à Mlle Jessel quand tu l'aimes ?
Et elle, que te fait-elle ?
- Ça, je le sais ! - Comment ça ?
Ils se font des peurs horribles !
Flora est très drôle quand elle le veut.
Que fais-tu avec Mlle Jessel ?
On s'amuse...
C'est tout.
Comme ils sont beaux !
Venez ici.
Rien qu'une seconde !
Laissez-moi entrer dans cette boutique !
M'obligerez-vous en m'achetant celui qui me plaira ?
- Eh bien... Lequel voulez-vous ? - Celui-ci.
Le papillon orange ?
Je vais vous aider.
- Vous connaissez son nom ? - Bien sûr !
Il est si beau !
Ce papillon est un Ducter Amiral.
Il ne vit que quarante-huit heures, puis doit mourir.
Ce n'est pas tout. Une explication est nécessaire.
Comme un papillon, votre langue ne s'arrête pas.
- L'Amiral naît sans estomac. - Impossible.
Et il n'a pas de bouche.
Il ne peut se nourrir. Il doit trouver une femelle avant.
Il n'a que ce désir...
Il doit aimer un autre papillon. Rien ne compte que cela.
Car pour aimer, il doit mourir.
Quelles sottises !
Quint vous a dit cela.
Peut-être pas.
Où prenez-vous ces idées absurdes ?
Il faut que ce soit vrai.
Tu ne veux pas crier, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ?
N'est-ce pas ?
Brute !
"Brute" ? Demande pardon !
Allons, dis pardon !
Pardon !
À la bonne heure.
Arrête, je t'en prie.
Tais-toi.
Comme un poulet sur une broche.
Je ne suis qu'un chien errant.
Dis-le.
Dis-le !
Je ne suis qu'un...
Je ne suis qu'un chien errant.
Tant de honte...
Foutaises !
Si j'avais su, au début...
Re-foutaises !
On aime comme on découvre qu'on peut aimer, c'est tout.
Mais cette souffrance,
cette cruauté et ces saletés, Quint !
Tu espérais quoi ? Quelque chose d'aimable ?
Quelque chose de tendre.
Tu crois que naître ne fait pas de mal ?
Que mourir ne fait pas de mal ?
Tu crois qu'il n'y a pas de douleur dans l'amour ?
Alors, tu es une hypocrite.
Margaret...
Pas Margaret. Jamais cette intimité.
Ni ça.
Je ne puis me donner entièrement.
Alors, pourquoi ?
Le désir de toi.
Vous devez avoir soif, ma chère.
Je rebouchais le carafon.
Bien sûr.
Je m'excuse.
Vraiment ?
Ma tête... J'ai pensé qu'un peu d'alcool...
À 9 heures et demie du matin ?
Je ne me rendais pas compte de l'heure.
Vous me regardez comme si j'avais commis une faute énorme.
Comme vous le savez sûrement, le matin est fait pour travailler.
L'enterrement du Maître et de sa femme a lieu demain.
Et les enfants ne devraient pas y assister ?
C'est vous la préceptrice. C'est à vous de décider.
Mais ils ne devraient pas ?
Au contraire. Les avez-vous préparés ?
Je n'ai rien dit.
Ce qu'ils ignorent, inutile de le leur dire.
De toute façon, ce n'est pas moi que cela regarde.
Vous remplissez vos devoirs.
Moi, j'ai mes obligations, et je m'y tiens.
Je... je me suis assoupie.
Non. Restez tranquille.
Pardonnez-moi. La tête me tournait, il y a un instant.
Je l'ai déjà vue.
Pourquoi ? Pourquoi avoir voulu attenter à vos jours ?
Si tu pouvais, Quint, épouserais-tu Mademoiselle ?
Je ne sais pas.
Tu as peur de l'épouser ?
Non. Mais je ne veux pas risquer de faire une demande.
Je ne comprends pas.
Elle pourrait refuser.
Bien sûr, on croit toujours que c'est la fin du monde,
que l'avenir est sans espoir,
qu'il ne reste rien que futilités, mais nous surmontons tout cela.
Mme Grose, laissez-moi...
Quand j'étais jeune, j'ai aimé un homme.
Nous habitions les Pennines. Mon père était forgeron.
J'aimais un garçon, mais sans avoir le courage de le montrer.
Alors il partit à Ramsgate, où il connut une Française.
J'ai pleuré deux jours entiers...
Un si brave garçon !
Le fils aîné du pasteur.
Ce que j'ai pu pleurer !
Vous pensez
que j'ai le cur brisé, que je suis malheureuse ou triste.
Je ne suis rien de tout cela.
Vous vous méprenez.
Peter !
Son nom est Quint.
Il a fait ceci !
Je ne sais pas.
Je parie que si.
- C'en est trop. - Les enfants ont dû lui demander.
Je ne lui dirai pas ce que je devrais,
mais je vous promets qu'il n'entrera plus ici,
même si je dois en appeler au tuteur ! Il restera dehors.
Il restera à la loge. Cette maison lui est interdite !
Raconte-nous comment ton père a vendu le cheval aux bohémiens.
Mon père, hein ?
Je me rappelle surtout que c'était un sacré voleur !
Il était toujours en chemin.
Un jour, il arrive à un endroit appelé...
Carrickfergus, c'est ça.
Et il décide de voler une vieille rosse mitée,
et de la revendre aux romanos, à un prix avantageux.
Il croyais s'y connaître en chevaux,
mais il s'y connaissait moins que les romanos.
Donc, il vole le canasson,
et il nous emmène, moi et ce... tireur de corbillard
jusqu'à Brough Hill.
Il y avait un marché aux chevaux, une foire, là-bas.
Je n'oublierai jamais comment il a essayé de vendre l'animal !
Il avait volé un bon sac d'avoine.
Il y met du bicarbonate, remue le tout
et le sert au cheval pour qu'il soit ballonné,
et que les os ne se voient plus !
La pauvre bête, en plus, était toute pelée.
Alors, il la badigeonne de glu,
coupe des morceaux de peau de lapin,
les colle dessus et les barbouille de goudron
pour faire plus "pommelé".
Puis, il prend une poignée de...
Non, un morceau de gingembre, comme ça !
Et il le fourre dans le derrière de l'animal, pour le réveiller !
C'est l'heure de l'église.
"Viens à la rivière", il me dit, "et attendons le soir."
"Pourquoi le soir ?", je dis.
"Parce que l'idiot qui l'achètera n'y verra rien avant demain !"
Alors, il aperçoit un grand costaud de romano, qui approche.
Un gars immense !
Mon père prend le cheval
et va à sa rencontre, fier comme un paon.
Il dit : "Bonsoir, Monsieur".
"Vous avez l'air de vous y connaître en chevaux."
"Je vous laisse cette bête magnifique", il dit...
pour 15 shillings en argent."
"Ce cheval arrive d'Arabie", il dit.
Le romano lui jette un coup dil, de haut en bas,
puis il regarde le cheval, mais il fait noir, il ne voit rien.
Enfin, il dit : "Je vous en donne 2 shillings".
Mon père prend l'argent en vitesse.
Le romano, lui, amène le cheval dans l'eau.
Et là, la rosse commence à tourner,
à ruer, à donner des coups de sabot, et à péter !
On aurait dit une charge de cavalerie !
Les peaux de lapin se décollent, la peinture dégouline,
les endroits pelés redeviennent visibles
et le gingembre sort de son...
Sort du cul de l'animal comme un boulet de canon !
Mon père tremble, il est blanc comme une sole,
et il se met à prier
pour la première fois de sa vie !
Les romanos lui sautent dessus,
ils déchirent ses vêtements,
et le jettent à l'eau !
Il a manqué de se noyer, mais il s'en est tiré.
Il arrive de l'autre côté, file à toutes jambes,
et je n'ai jamais revu ce pauvre idiot depuis ce jour-là !
Je ne vous mentirais pas, ça non !
Voilà qui était mon père.
Il te plaît, Flora ?
Il n'a qu'une oreille. J'ai cassé l'autre.
Mais je te l'arrangerai. Tu le veux ?
Embrasse-moi, alors.
Tiens, ma chérie.
Garde-le.
C'est comment ?
Absolument horrible.
- Pourquoi ? - Je ne peux pas bouger.
C'est fait exprès.
Ah bon ?
Nous nous y sommes peut-être mal pris.
Miles, ça fait mal !
Il faut que ça fasse mal.
Je crois que nous devons tout reprendre.
Pas la peine de crier, Flora. Ça doit être très douloureux.
Si ça fait mal, dit Quint, c'est la vérité.
Puisque c'est comme ça...
Enlève tes chaussures.
Certainement pas !
Enlève ta robe.
Tu te conduis comme une enfant !
Pas vrai !
Tu étais d'accord.
Nous vivons un amour passionné et extatique !
L'amour extatique est ennuyeux !
C'est l'heure du thé ?
Pourquoi ces embarras ? On a pris un bain ensemble, l'autre jour.
Flora, arrête !
Ce n'est pas ça, l'amour !
Flora, tu t'en repentiras !
Les gens bien élevés n'entrent pas sans frapper.
Je dois vous demander ce que vous faites.
Pourquoi Mlle Flora criait-elle ?
Je vais vous le dire.
Nous faisions l'amour.
"En pleine vie, nous sommes morts."
"De qui attendre le salut, sinon de Toi,"
"que nos péchés irritent ?"
"Seigneur, ne nous impose pas"
"des épreuves trop amères."
"Tu connais le secret de nos curs."
"Sois miséricordieux, écoute nos prières."
Que lui as-tu dit, Miles ?
D'aller retrouver Quint.
- Crois-tu que tu devrais y aller ? - Bien sûr que non.
Pourquoi lui dire de venir, alors ?
Parce que c'est comme ça qu'on fait !
- Quoi ? - C'est comme ça, l'amour.
Comment ça ?
Tais-toi, Flora.
Mais, Quint, elle t'aime !
- C'est vrai. - Alors, tu dois la rejoindre.
Tu lui donnes rendez-vous, elle y va, elle attend,
mais toi, tu n'y vas pas. Pourquoi ?
C'est difficile à expliquer, Flora.
Tu n'as plus le droit d'entrer dans la maison, dit Mme Grose.
Elle a dit ça ?
Tu n'as plus le droit de voir Mlle Jessel.
C'est ce qu'on m'a dit.
Elle est toujours à t'attendre, n'est-ce pas ?
Elle l'aime.
Alors, c'est vrai
qu'aimer n'est que souffrir ?
Je hais l'amour !
Tous ces doutes, tous ces problèmes...
Quand on hait, Flora, c'est souvent que l'on aime.
Des rats ! Des rats dans ma cuisine !
Si Quint faisait son travail !
Où sont Miles et Flora ? Pas avec vous ?
Pas ce matin. Quint a fait un cerf-volant.
Il est un peu vieux pour ça. Quel temps perdu !
Les enfants étaient ravis. Ils sont du côté de la carrière.
La carrière ?
Je leur ai dit de ne pas jouer là-bas. C'est dangereux.
Ils sont avec Quint.
Belle garantie ! J'y vais.
Vous ne venez pas ?
J'ai un travail à finir.
Je n'y arrive pas, Quint.
Ça ne marche pas.
Mais si, tu vas voir !
Recule, Flora.
Accroche-toi là.
Quand je te dirai de courir, pars comme une flèche.
Vas-y, cours !
Plus vite !
Continue !
Donne-moi ça.
Attention au trou !
Seigneur...
- Tout va bien, M. Miles ? - Bien sûr.
- Quint veillait sur moi. - Sale individu !
Crapule !
Tu étais en plein ciel !
C'était comment ?
Bien. Comme si on volait.
Vous ne monterez pas.
Qu'y gagneriez-vous ? Que nous voulez-vous ?
"Nous" ?
Vous voulez de l'argent ?
Vous me prenez pour un voleur ?
Vous voulez notre mort,
c'est cela ?
Cette maison vous est interdite !
Pressez la gâchette.
Pressez.
Auriez-vous peur de me tuer, Mme Grose ?
J'écrirai au Maître. Et vous ne la reverrez plus !
C'est toi.
Tu crois que je vais crier.
Tu vois... je ne crierai pas.
Non. Pas Peter !
Il ne vient pas. Je l'ai averti !
Je le lui ai interdit.
Ce qu'il veut de vous !
Un pantin entre ses doigts, et vous dansez !
Je dormais.
Et vous lui auriez permis...
tout ce qu'il veut, toutes les vilenies !
Je rêvais.
Vous vous repaissez de lui !
Chaque chambre, dans cette maison, est un endroit privé.
C'est une règle.
Pourquoi, Margaret ?
Pourquoi ?
Voyez combien,
au clair de lune,
les draps sont blancs et désolés.
Tu la prends par le talon... Le talon de la flèche.
- Comme ça ? - Oui, c'est bien. Juste ici.
Durcis ton bras. Encore.
Laisse-la partir.
Ce n'est pas si mal.
En Chine, on dit :
"Pense assez fort au but, et tu l'atteindras les yeux fermés."
- Les yeux fermés ? - Exact.
Comment fait-on ?
D'abord, tu fermes les yeux.
Puis tu penses très fort à la cible.
En imagination, tu vois la flèche qui fait mouche.
Alors, tu tires.
J'ai réussi !
Tu es extraordinaire, Quint !
Nous allons faire un tour ?
Puis-je vous parler de Peter Quint ?
Cela ne servirait à rien, Flora.
Tout de même, vous devriez le voir.
Je ne le verrai pas.
Je comprends, Mademoiselle.
Tu veux faire quelque chose pour moi ?
Je veux voir Mlle Jessel.
Mais la vieille chouette m'en empêche.
Il faut que je la voie !
Tu hais Mlle Jessel, hein ?
Oui, je la hais.
Donc, si je comprends bien, tu l'aimes.
C'est vrai, je l'aime.
J'arrangerai quelque chose.
Tu le feras ?
Puis-je le garder pour m'entraîner ?
Fais attention.
Les Chinois, Quint, regardent la cible.
Ils prétendent l'avoir touchée,
pensent très fort à elle,
ferment les yeux...
Et tirent !
Miles ! Ceci pourrait être très dangereux !
Je n'ai pas, comme vous,
grandi dans une belle maison, ne manquant de rien...
Qui était votre père, Mlle Jessel ?
M. Jessel, bien sûr.
Que faisait-il ?
Il était sacristain.
Un homme si timide, si doux ! Et ma mère l'aimait.
Pourquoi, Mademoiselle ?
Ils se marièrent 5 ans après ma naissance.
Ce n'était pas mon vrai père,
mais seulement un homme tendre et bon.
Je comprends.
Vous aimez les gens tendres et bons, Mademoiselle ?
Plus maintenant, Flora.
Quand M. Jessel mourut, ma mère se tua. Elle l'aimait tant.
Il était si calme, si aimable...
Mais après sa mort, ma mère sut la vérité.
La vérité ?
Le monde est un endroit très violent.
Rien n'est vraiment calme.
Même mort, vous faites du mal.
Ce n'est rien, Mlle Jessel ! Vous êtes toute blanche.
Je ne sais pas nager, et j'ai cru...
J'ai eu peur.
Je sais nager, moi. Je vous aurais sauvée.
Quint dit qu'il ne veut plus vous voir. Jamais.
Non, Miles !
Que vous pouvez bien pourrir, il s'en fiche !
Ne frappez pas ma boule comme cela !
Qu'il se lave les mains de vous, complètement.
Que dites-vous de ça, Mlle Jessel ?
Vous avez très mal joué.
- C'est tout ce que vous dites ? - À propos de Quint ?
Je ne vous ai pas cru.
Il ne s'intéresse plus à vous, Mlle Jessel.
Alors, qu'il me le dise
de vive voix !
C'est facile. Je peux tout arranger.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? - Je suis venue te voir.
J'ai vu Mlle Jessel. Elle t'aime.
- Elle t'aime ! - Qui ça ?
Mlle Jessel dit qu'elle ne pense qu'à toi
et au jour où vous serez ensemble.
Tu ne me mentirais pas ?
Tu dois aller la retrouver et elle sera très gentille.
Elle t'aime de tout son être.
Dit par toi, c'est bien joli. Qu'a-t-elle dit d'autre ?
Quels autres mensonges ?
Les hauteurs me terrifient !
Donnez-moi votre main.
- Donnez-moi le panier. - Le voilà.
Remontez, Miles. Je vais me débrouiller.
Je vous retrouve là-haut.
Vous savez être charmant, quand vous voulez.
M'inviter dans la "maison perchée" !
Merci beaucoup.
Le plaisir est pour moi.
Comme c'est agréable, ici.
Quint a mis quatre mois à nous la bâtir.
Flora va-t-elle venir ?
J'en suis sûr.
Quand j'étais petite, je me souviens d'une...
Qu'est-ce que c'était ?
Les écureuils...
J'ai entendu quelque chose.
C'est peut-être...
Je vais voir.
Vous voyez quelque chose ?
Miles, soyez prudent !
Où êtes-vous, mon enfant ?
Un instant !
Soyez gentil, et venez finir votre thé.
Je viendrai sûrement !
Miles, qu'est-ce que vous faites ?
Mon Dieu, il a enlevé l'échelle !
Au secours !
Que tu es bien peigné !
Ça te plaît ?
Je t'avais dit que j'arrangerai tout. Bonne chance, Quint !
Quelle élégance !
Et si propre...
Je n'ai jamais cru que je ne t'intéressais plus.
C'était un mensonge, n'est-ce pas ?
Des mensonges, rien que des mensonges.
Il fallait que tu me voies.
Même au risque de perdre ton emploi ici.
Mme Grose n'a qu'un simple mot à écrire au Maître,
et c'est fini pour toi. Tu le sais.
Ça ne te va pas. Tu as l'air...
mal à l'aise.
Comme tu as chaud.
Tu as couru ?
Pas couru, Margaret.
Je n'ai pas peur, Quint.
Je sais ce que tu veux, et je suis prête.
Tu es fort.
Est-ce l'impression que tu veux donner ?
D'être sombre, froid, et sur le point de faire le mal ?
Et il me suffisait... y as-tu jamais pensé ?
De crier, ou de courir jusqu'au poste de police, au village.
C'était la prison pour toi, Quint. Des années !
J'aurais été payée de tout ce que tu m'as fait.
Pourquoi pas ? Qu'ai-je gagné par mon silence ?
Moi.
Tu as dit à Miles que je ne t'intéressais plus.
Et c'est la dernière fois, n'est-ce pas ? Ce soir.
Comme tu voudras.
Je le veux.
Tu vois, je n'ai pas peur.
Je suis libre. C'est fait.
Tu vois, Quint, comme le reste compte peu ?
J'ai besoin de toi, Margaret.
Besoin que tu vives avec moi.
Vivre avec toi ? Dans ta porcherie ?
Je vais t'en donner, de la porcherie !
Qui est là ?
Peter Quint.
Faites-moi descendre immédiatement, vous entendez ?
C'est vous, M. Miles !
Aidez-moi à descendre, je vous en prie !
Tout de suite, Mme Grose. Ne craignez rien !
J'ai cherché M. Miles et Mlle Flora partout.
Ils se sont levés très tôt. Ils sont allés au lac.
Je tiens à vous dire qu'ils m'inquiètent beaucoup.
Leur conduite, en général.
Et ce qu'ils m'ont fait, hier.
Le Maître ne veut pas être dérangé, mais je dois passer outre.
La conduite de Miles à votre égard a été scandaleuse.
Mais il faut la considérer comme une espièglerie.
- Vous avez les yeux fatigués. - Non, pourquoi ?
- Je me demandais pourquoi... - Quoi ?
Pourquoi vous portez un voile dans la maison ?
Catin !
Tout ceci était un coup monté !
Le Démon, le Démon est en vous !
- Dieu vous pardonne ! - Laissez-moi !
Je vous ai vu de mes propres yeux.
Vous avez failli tuer Flora, misérable !
Vieille folle, vous avez tout gâché !
Vous avez tout empêché !
De quoi vous mêlez-vous ? Miles a raison !
Vous ne comprenez rien !
C'était un jeu ! Et je devais mourir !
- Un jeu ? Mourir ? - Et vous l'avez empêché !
Vous vouliez mourir ?
Eh bien ?
Que dire...
Ils vous ont vue avec lui, cette nuit.
Ils ont répété ce que vous avez fait.
Si, ils ont tout répété. Tout.
C'est impossible. Ils ne peuvent pas comprendre les...
Ce sont encore des enfants.
Comment comprendraient-ils que ce que j'ai fait...
Le "mal" que j'ai fait, si vous voulez...
Je l'ai fait avec amour ?
Vous pensez toujours,
après avoir vu les résultats de vos propres yeux,
- que c'est de l'amour ? - Ne faites pas ça...
Si Mlle Flora était morte ? Et de la main de Miles ?
Margaret, y avez-vous songé ?
J'aurais pu avoir pitié de vous...
Mais à présent,
je vais écrire à Londres.
Ou vous partirez et ne reviendrez jamais,
ou vous serez sûrement congédiée !
Tant d'ignominie !
Pas de leçon aujourd'hui, Flora. Je crains que...
Pourquoi ? Êtes-vous malade, Mademoiselle ?
Je suis fatiguée.
Il n'y a rien d'écrit au tableau.
Et vos yeux sont rouges, comme si vous aviez pleuré.
- Et alors ? - Je peux poser une question ?
Souffrez-vous beaucoup ? Permettez-moi de vous aider.
- Trop tard, Flora. - Pourquoi ?
Je suis malade.
Mais pas moi.
Vous l'aimez...
Je le hais.
Donc, vous l'aimez !
Vous pleurez, Mlle Jessel. Vous avez si mal...
Ne vous souciez pas de moi.
Je m'en soucie.
Si seulement vous pouviez comprendre !
J'ai été cruelle envers vous.
J'ignorais que j'allais vous égarer.
Vous ne l'avez pas fait.
Je voulais vous apprendre la grammaire,
l'orthographe et les mots distingués.
Pas autre chose.
Vous parlez de Quint ?
J'ai tellement honte.
Je peux vous aider.
Non. À quoi bon ?
Laissez-moi vous aider. Vous ne voulez pas ?
Je vais partir.
Vous devez rester, Mademoiselle. Pas partir.
Je préviendrai Quint, il viendra vous retrouver.
Une fois, avant votre départ.
J'aime Quint, mais vous ne pouvez pas m'aider.
Laissez-moi me reposer un peu.
Qu'est-ce que tu disais, à propos de la mort ?
Où vont les morts, Quint ?
Les morts ne vont nulle part.
Ils n'ont aucun endroit où aller.
Comment les rencontre-t-on ?
Pour les rencontrer, il faut être mort soi-même.
Les morts se rencontrent, alors ?
Mais est-ce qu'ils s'aiment ?
Bien sûr, ils s'aiment.
Les vivants s'aiment aussi.
Je suppose.
C'est quelquefois difficile à dire.
Parce que, quand on aime quelqu'un, on veut le tuer.
Redis ça, s'il te plaît, Quint.
Si vraiment tu...
Si tu aimes vraiment quelqu'un,
quelquefois, tu veux le tuer.
J'ai fait demander un cocher.
J'envoie tout ceci en avant à Londres.
Demain, je serai partie.
Je chargerai les bagages, Madame.
Peter, croyais-tu que je te quitterais
sans un mot ?
Nous ne voulons pas que vous partiez.
Nous voulons que vous restiez avec nous.
Vous voyez, vous devez rester.
Nous vous aimons.
Ah, tu as le lac.
- Ce n'est pas la bonne forme. - Ça ira.
- Voilà les arbres. - Autour du lac.
Mets l'île au milieu.
- Voici les roseaux. - Ça ne ressemble pas.
Fais marcher ton imagination.
- La barque. - Avec un trou au fond.
Pourquoi la barque est-elle trouée ?
Pour qu'elle coule.
- Qu'est-ce que c'est ? - Donne-le-moi.
Mlle Jessel. C'est moi qui l'ai faite.
Elle se noie.
Les canards, s'il te plaît.
- Je n'allais pas m'en servir. - Pourquoi pas ?
Tu les as mal faits.
Mais non.
- Les canards sont blancs. - On n'a pas de blanc.
Je ne veux pas des canards rouges et verts.
Je les ai faits.
Je les déteste !
Tu as tout gâché.
Oh, non.
Debout !
Vous allez partir, Quint. Aujourd'hui ! J'ai écrit.
C'est terminé.
Je vous ai dit tout ce que je savais.
Allez sur-le-champ à Bly House.
L'autre préceptrice est partie précipitamment.
Elle a dû, je crois,
se rendre au chevet d'une parente tombée malade.
Les enfants sont pratiquement seuls,
à l'exception de la gouvernante et du jardinier.
Je comprends.
Pas de questions ?
À moins que les enfants ne soient gravement malades,
- je ne dois pas vous écrire. - Sous aucun prétexte.
L'éducation des enfants est entièrement entre mes mains.
En effet. Entièrement.
Mais vous voudrez un rapport...
De temps à autre. Disons, tous les six mois.
Je suis très occupé et...
Je pars donc.
Je vous suis reconnaissant.
Le majordome va vous raccompagner.
Vos pruneaux, Miles.
Nous ne dînons pas souvent ici.
Une occasion spéciale.
Nous ne comprenons pas.
Eh bien, Miles et Flora...
Comme vous vous en doutez, Mlle Jessel nous a quittés.
Vraiment ?
Brusquement. Elle a dû aller voir un parent très malade.
Ah, oui ?
Pourquoi ne nous a-t-elle rien dit ?
Elle ne voulait pas vous faire de peine.
Elle devait partir. C'est tout.
Elle avait trop d'affection pour vous pour dire adieu.
Très bien.
Elle m'a chargée
de vous souhaiter un avenir heureux.
Elle ne reviendra jamais ?
- Non, jamais. - Comme c'est curieux !
- Quoi donc ? - Elle reviendra.
Mais non.
Il faut qu'elle revienne !
Elle ne peut aller nulle part, elle ne peut que rester.
Une nouvelle préceptrice va la remplacer.
Qu'avez-vous dit, Mme Grose ?
Que vous allez avoir une nouvelle préceptrice.
Impossible ! Mlle Jessel ne le permettra jamais.
Mlle Jessel est partie.
Ayez la bonté de me redonner des pruneaux.
Du fromage, s'il vous plaît.
Je regrette, Quint.
Ne bouge pas, ce ne sera pas long.
Mlle Jessel t'attend.
Venez, les enfants !
Soyez la bienvenue à Bly House.
- Vous serez très heureuse ici. - J'en suis sûre.
Et voici Mlle Flora,
et M. Miles.
Votre nouvelle préceptrice, mes chéris.
Vous ne rencontrerez jamais
d'aussi charmants petits anges que notre Miles et notre Flora !
Avez-vous fait bon voyage ?
Oui. Merci, Flora.
Serrez-moi la main.
Serrez-la très fort.
Sous-titrage : TÉLÉTOTA
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