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- J'suis en train de monter une équipe d'humoristes
pour aller faire un tournoi à Niagara Falls.
(trois coups de sifflet)
- On n'a pas de talent, mais on travaille fort!
- Yeah! (rires)
- Ce soir, ça commence!
- Tabarouette! (rire)
- Le sport hein?
(K. Vanasse): Précédemment,
aux Traîtres.
Alors qu'elle avait la confiance
de tous, une traître a commis
une erreur monumentale.
- Tu me fais-tu confiance?
- Je peux pas te serrer la main
là-dessus. CÇ
là-dessus. Ca serait de pas me
sentir bien. Mais elle dit:
"J'ai besoin que tu me serres
la main."
- Je vais te le dire
juste demain.
- Mais non!
- Moi, je te fais full
confiance. Toi, tu me
fais-tu confiance?
- Je te fais confiance.
- OK, OK.
- On est mieux d'être là
demain matin.
Est-ce que je viens de serrer
la main du diable?
(K. Vanasse): Une erreur bien
difficile à réparer, surtout
seule et sans alliées.
- "Si vous réussissez votre
mission, les traîtres ne tueront
guère ce soir."
- Mais pourquoi toi?
- Mais pourquoi t'es pas allée
sur Max en premier?
- On saute tous aux conclusions,
OK, un petit peu trop vite.
(K. Vanasse): Quand la tension
monte, les secrets risquent de
faire surface.
- La façon que t'as adressé
la situation avec Karyne,
l'émotion sortait d'ouù
l'émotion sortait d'ou?
(K. Vanasse): Quoi que certains
réussiront peut-être à emporter
leurs secrets dans la tombe.
- J'accepte de miser
la totalité.
Vous avez tous dit zéro?
- Bien, certain, aucune chance
que je prenne ça, là.
- 500.
1 000.
1 500.
2 000.
3 000!
En fait, cet invité était prêt
à sacrifier jusqu'à 10 000 $.
- Je suis plutôt persuadé qu'en
fait, ça a passé inaperçu.
(K. Vanasse): Une fois de plus,
la table ronde a démontré que
dans ce jeu, on ne peut compter
sur l'aide de personne.
- Non, mais écoute, je le sais
que t'es traître. Je le sais.
(K. Vanasse): Particulièrement
quand on en a besoin.
- Karyne.
- Bravo, vous avez trouvé
une traître.
(acclamations)
- Je le savais!
- J'ai dit que j'avais eu
combien de Karyne dans ma vie?
- Quatre.
- J'en ai eu juste une.
Vous venez de l'éliminer.
- Tu me niaises-tu?!
- Vous vous demandez pourquoi
j'étais sur le choc? Pourquoi
je l'ai tant protégée?
Parce que j'étais certain
que c'était une fidèle.
- J'y crois pas.
(K. Vanasse): Maintenant que la
tête de l'une des leurs est
tombée, les traîtres font face
à un dilemme.
Recruter ou pas?
- CÇ
- Ca serait une bonne chose,
ce soir, de recruter.
- Charles s'est beaucoup
mis de l'avant.
- Moi, je pense
qu'on le tue, Mike.
(K. Vanasse): Bienvenue
aux Traîtres.
(musique de suspense)
(tintement de cloche)
Alors, ma proposition ce soir...
recruter ou pas?
Telle est la question.
- Hum-hum.
- CÇ
- Ca serait une bonne chose ce
soir de recruter, parce que ça
peut créer un gros changement
chez les personnes qui, tout
à coup, se retrouvent de l'autre
côté du jeu.
- Oh, moi, je pense qu'on
le tue. Je fais confiance
à personne. Il y a personne
qui est assez fidèle dans
Les Traîtres.
(rires)
Recruter, ce soir, il y avait
aucun pour, pour moi. La saga
Karyne, ça faisait deux jours
que ça durait.
Je n'en pouvais plus. Je vais
juste avoir les yeux sur Marilyn
pendant un petit bout,
puis après ça, on verra.
- Je pense que de toute façon,
ça nous avantage plus, pour
l'instant, de tuer.
- J'ai envie de tuer Mike.
- Moi, mon nom, c'était
Marie-Pier. Il y a pas juste
les arguments que Karyne a
donnés contre toi qu'elle trouve
bons, elle a plein de théories.
Moi, j'en profiterais
pour la sortir.
- Mike, tout le monde a été
choqué par son identité.
- Oui.
- Puis il sert à rien.
Comment tu vas le défendre?
- Oui, pour moi, il me fait
pas peur.
(toc-toc!)
- OK. Ouh! Oh...
(musique de suspense)
- Alors, est-ce que vous avez
pris votre décision?
- On a décidé de tuer.
- On tue.
- Hum. Ce soir, les filles,
ce sera pas possible.
Hum, non.
Ce soir, vous allez désigner un
prisonnier, un condamné à mort.
- Oh! CÇ
- Oh! Ca, j'aime mieux ça.
- Ce sera pour la mission
de demain. Cet invité sera
emprisonné dans une cage.
Si les autres joueurs
réussissent à le ou la libérer,
il ou elle restera en vie.
Sinon, votre prisonnier
sera exécuté.
Je vous présente maintenant
une clé. Regardez-la
bien attentivement,
tous ses détails...
- OK, c'est un petit bonhomme
avec la main dans les airs.
- Les filles, si l'une
d'entre vous a envie de jouer
au prisonnier, libre à vous
de le faire aussi, hein.
Autre détail, si
votre prisonnier survit,
il remportera le bouclier...
pour demain. Voilà.
- Je sais très bien, c'est quoi
la clé. Est-ce que je vais
la trouver?
On sait pas.
- Donc, on pourrait mettre
Vytee. Si c'est lui qui sort,
il a un bouclier puis ça nous
dérange pas trop.
- Ouais.
- Il y a Marie-Pier.
Mais on prend la chance
qu'elle ait un bouclier.
Moi, j'avais encore Marie-Pier
en tête, mais là, en même temps,
je me dis: "Oh!" Mais là,
si on réussit la mission,
elle a un bouclier. Non
seulement je pourrai pas
la tuer, mais elle va être
là encore le lendemain.
Il y a Manu, voir à quel point
les gens seraient capables
de se battre pour lui.
Manuel est de plus en plus en
train de blanchir son identité.
De plus en plus de gens le
voient fidèle. CÇ
voient fidèle. Ca, pour notre
jeu, c'est moins intéressant.
♪ There was a place ♪
♪ I felt the pain ♪
- J'ai l'impression que...
ouais, j'ai...
(soupir)
♪ But it's all a race now ♪
- CÇ
- Ca va créer un beau chaos.
♪ But the tables turn somehow ♪
- "Cher..."
♪ And the power's in my hand ♪
- On va voir qui qui va se
battre pour notre prisonnier.
- Est-ce que c'est un bon
move? Je sais pas, j'espère
vraiment qu'on sera pas capable
de réussir la mission. Pour
la première fois de ma vie,
j'espère ne pas réussir.
♪ Oh the power's ♪
♪ In my hand now ♪♪
(musique de suspense)
(rire)
- Oui!
- Nice!
- Ah, bon matin!
- Très contente d'être là ce
matin, moi. Oh que oui, parce
que l'étau se resserre.
On est de moins en moins.
Pensez-vous qu'il y a eu
un recrutement?
- Je crois que peu importe qui
qui reste serait probablement
tenté à recruter.
- Durant toute la table ronde,
Mike, il était solidement à
défendre...
- Ah, bien oui.
- ...Karyne.
- Je la sens 100 % fidèle, je
serais prêt à mettre mon nom
même là-dessus.
- Est-ce qu'il est traître
aussi? Est-ce que s'il l'était
pas, il a été recruté? Son
attitude hier était effacée.
Je n'ai jamais vu ça.
(Annick): Moi non plus.
- Mike, il est traître.
(toc-toc!)
Oh, oh!
- Oh!
- Entrez, entrez.
- Bonjour!
(cri excité)
- Allô!
- Hello!
- Hello.
- Wow!
- Je passe la porte du déjeuner,
je suis soulagé et surtout,
je me demande s'il y a pas eu
un recrutement, ce soir.
- Il y a plein de combinaisons
possibles, là.
- Bien, j'ai tout écrit ça,
ce matin, moi.
- S'ils étaient quatre, ils
tombent à trois, il y a pas
de recrutement possible.
(Yolaine): Non.
- Fait qu'il y a un meurtre.
Puis si, par je sais pas quelle
probabilité, c'était pas Karyne
qui avait eu le bouclier, ils
auraient pu manquer leur coup.
- C'est vrai.
- Avant que Mike revienne...
- Oh, ça ferait un bon
recrutement.
- Recrue parfaite.
- Il était plus effacé
et discret.
- Très effacé.
- Puis t'sais, on peut
expliquer ça de deux manières.
Soit parce que Karyne est partie
ou parce qu'il a été recruté
puis il se sent vraiment mal.
- T'sais, si c'est ta femme
depuis 16 ans ou whatever, là...
- C'est toi qui l'as formée
puis t'as pas vu ça?
- Moi, c'est là que
je comprends pas.
- Ouais.
(toc-toc!)
(exclamations de surprise)
- Oh mon Dieu, Seigneur.
(musique de suspense)
(acclamations)
- Mike.
- Hello! C'est Mike.
- Mike, Marilyn...
- Youhou!
(cris entremêlés)
- Avec ce qui s'est passé hier,
le sommeil a été très peu.
CÇ
Ca roule, ça roule, ça roule,
ça roule. J'essaie d'analyser
puis d'essayer de comprendre
tout ce qui s'est passé.
- Mais là, le bouclier, moi, je
pense que c'est Karyne
qui l'avait, là.
- J'ai de la misère à croire que
c'est un des traîtres qui aurait
betté le 10 000. Ils sont là
pour ramasser des sous, pareil
comme tout le monde ici, là.
Sachant qu'il est traître
puis qu'il faut qu'il se fasse
démasquer, ça fait-tu
une logique?
- Qui se sentait à risque au
point de ramasser le 10 000
au complet?
- Bien, est-ce que Manu, tu
penses qu'il l'aurait fait?
(toc-toc!)
(exclamations de surprise)
(grincement de la porte)
(musique de suspense)
(exclamations de joie)
(cris indistincts)
- Je suis heureux quand je passe
la porte. Je suis bien content.
(rire)
-Je me dis: "OK,
une nuit de plus."
- J'amène une hypothèse,
les amis. Elle était supposée
se rendre à toi, Maxime,
parce que t'étais supposé être
la personne la plus fiable.
Pourquoi elle est pas venue
me voir, moi?
- Elle voulait gagner du temps.
Si elle était venue te voir en
premier, tu lui aurais serré
la main tout de suite.
- Non, mais attendez un petit
peu. La poignée de main, elle
pouvait tuer, là, ou sauver,
on le sait pas. Si la poignée
de main, elle tue, elle va pas
aller tuer Mike.
- Mais si la poignée de main
était mortelle, pourquoi il y a
personne qui est mort?
- Bien, Laetitia est décédée.
- Laetitia est morte.
- Qui est à côté de Laetitia?
C'est toi, Kav?
- Oui.
- Elle y a pas touchée?
- Non.
- On a juste ta parole pour
savoir si Laetitia ou non a
serré la main de Karyne.
On a juste ta parole.
- Mais moi, là, attendez.
On dirait que tout le monde...
Excusez.
- Non, non, vas-y.
- On dirait que tout le monde...
- J'aimerais bien qu'il réponde.
- Non, je sais, excuse-moi.
- Non, mais--
- Attends, deux secondes.
- Parce que quand on fait
un interrogatoire à quelqu'un,
si tu laisses pas la personne
répondre, ça laisse le temps
à la personne de réfléchir.
- Je sais. Parfait.
- Laetitia était là. Moi,
j'étais là. Toi, t'étais là.
- C'est ça. J'étais pas
seul avec Laetitia, là.
- Il y avait une autre personne
en face aussi, mais je m'en
rappelle pas avec qui.
- Il y a quelqu'un d'autre qui
se prononce pas, mais il y avait
quelqu'un d'autre qui était là.
- Moi, j'ai l'impression qu'il y
a du monde qui a assisté à un
assassinat puis qui est juste
resté silencieux.
Hum!
(toc-toc!)
- Oh, oh!
(musique de suspense)
- Oh! C'est Manu!
- Manu!
- Donc, ce matin, je me suis
réveillé en toute quiétude après
avoir dormi avec un beau
bouclier qui me protégeait.
Il faut pas que ça sorte. CÇ
Il faut pas que ça sorte. Ca
sortira pas, il y a juste moi
qui le sais.
- Moi, je veux juste dire...
Moi, je suis venue dans le
salon, il y avait toi, il y
avait Laetitia. Je me suis
assise par terre en face
de la table.
- Ah, c'était peut-être toi,
l'autre personne, alors.
- Marilyn, après toute
la conversation, dit:
"Ah, puis moi aussi,
j'étais là." Je fais:
"Hein?"
Marilyn se manifeste juste
vraiment plus tard. CÇ
vraiment plus tard. Ca, c'est
vraiment bizarre, pour moi.
(toc-toc!)
(ensemble): Oh!
(Yolaine): Là, il manque qui?
Marie-Pier, Michael.
- Hein!
- C'est Karine.
- Karine?
- Hein?
- Karine qui rentre à ce
moment-là, il manque toujours
deux personnes à table.
- Vous êtes de moins en moins
nombreux au réveil.
AÀ
A cet effet, ce matin, j'ai
une nouvelle à vous annoncer.
Un d'entre vous a choisi
de quitter mon manoir
de son plein gré.
- Hein?!
- Non!
- Michael a décidé
qu'il en avait assez.
- Non.
- Pour votre information,
Michael était un fidèle.
- Wow!
- Autant que j'ai été
authentique dans le jeu, autant
que je suis authentique
avec moi-même, je suis franc
avec moi-même. J'ai atteint
un petit peu ma limite.
Tu connais tes signaux. Tu sais
quand il est raisonnable de
comme continuer ou d'arrêter
avant que l'élastique pète.
Je pense que c'est pire pour
le jeu, un fidèle qui est pas
investi dans le jeu. Moi, j'ai
adoré mon aventure. Ma mission
est comme complétée ici.
CÇ
Ca me crève le coeur, là,
mais j'ai pas le choix.
- Michael quitte le jeu. Je suis
flabbergasté. Michael était
l'un des meilleurs fidèles,
capable de pas suivre le groupe,
d'avoir une opinion différente
des autres, de soutenir
ses arguments avec points
des valides et valables. C'est
une grande perte pour l'équipe.
- Ce jeu est une véritable
épreuve physique, mentale
et surtout psychologique.
Vous êtes à mi-chemin.
Prenez des forces.
(petit rire)
Le plus difficile reste à venir.
- Bien, attends, attends.
Attends, attends.
- Elle ramasse deux places.
CÇ
Ca veut dire que Marie-Pier,
elle ne sera pas là non plus.
- On se retrouve à la mission.
Ce jeu poursuit inlassablement
son destin meurtrier.
- Non!
(musique triste)
- Marie-Pier, j'entends
pas beaucoup son nom.
Pour nous, c'est une menace.
Marie-Pier apporte des bons
arguments. Ses votes, ils font
du poids. Qu'est-ce qu'elle
donne comme information,
c'est souvent repris
le lendemain aussi.
Moi, je veux pas attendre que ça
arrive sur toi ou sur moi, là.
- OK, Marie-Pier. Puis en plus,
elle aime pas ça être enfermée.
(rires)
Marie-Pier, c'est une femme
très intelligente, articulée,
sang-froid; elle me fait peur.
Moi, elle me glace le sang.
Chaque fois qu'elle me parle,
je suis de même. Hum...
- "MP, par ordre des traîtres,
vous êtes maintenant
prisonnière." Pas nécessairement
rassurée par cette lettre-là,
mais je me dis: "J'ai peut-être
une dernière chance."
- On vient de perdre deux bons
fidèles. Puis ça, ça m'angoisse.
- CÇ
- Ca, ça commence à faire mal.
- Bien, ça, ça veut dire que si
on bannit un fidèle ce soir,
il y a plus beaucoup de chances
qu'un fidèle touche au magot.
(musique dramatique)
- On dirait, moi, dans les
derniers jours, je regardais,
t'sais, des trucs qui pouvaient
faire qu'un traître essaie donc
bien de monter puis il est
fidèle. Fait que c'est sûr que
t'sais, moi, Charles, il a été
très, très, très de l'avant.
T'sais, Karyne avait toujours
été dans ses noms. Est-ce que
c'est un excellent fidèle? Ou,
t'sais, il surjoue le traître?
- Bien, moi, Charles, il fait
partie de mes soupçons depuis
ce matin, là.
Charles, dans les dernières
heures, s'est éteint. C'est
comme s'il avait un lourd secret
à porter puis qu'il n'était plus
capable de l'assumer. Puis ça,
ça se sent, ça se voit.
Les fidèles, là, on est
comme des requins. Quand il y a
du sang de traître, on attaque.
(musique intrigante)
- Oh. Une minute.
Qu'est-ce que c'est que ça?
"Charles, en guise de dernières
volontés, je t'ai choisi
pour entrer secrètement dans
le bureau de Karine. Tu pourras
y consulter les journaux de tous
les invités bannis et assassinés
jusqu'à maintenant.
Adieu, Laetitia."
Let's go.
Marie-Pier, Marie-Pier.
Dernière partie.
Mon plan de match est de trouver
le plus rapidement possible le
journal de MP, mais
rapidement, malgré toutes
les recherches que je fais,
ligne par ligne...
Elle est pas déjà là.
Elle est pas déjà là?
...je n'arrive pas à trouver
son journal. Est-ce qu'il y a
quelque chose qui nous attend?
C'est lui que j'avais besoin.
Oh, j'ai l'impression
que je perds mon temps!
Ou carrément que MP,
elle est pas morte.
Michael, Michael, Michael.
Michael.
(Michael): Suite à la journée
d'aujourd'hui, Manu est allé
exprimer à Maxime, en
confidence, qu'il avait quelques
soupçons sur lui. J'ai de plus
en plus confiance en Manu.
- "Les gens jouent la game
24/7." Je suis tout à fait
d'accord avec toi.
Non, je vais rien avoir
de son journal.
(soupir)
MJ...
Même JP, c'est pas la première
fois que j'entends JP: "Oh,
c'est important, c'est
quand même..."
Là, je pense que je suis tombé
sur quelque chose de vraiment
intéressant. C'était ordonné,
structuré, beaucoup
d'informations.
(MJ): Au déjeuner, Marilyn ne
parlait pas beaucoup. Pas
beaucoup de réactions. Elle se
mouille pas, elle a dit aucun
nom. Elle pourrait faire une
excellente traître.
- Marilyn, Maxime, c'est
exactement ouù
exactement ou je commence
à m'ennuyer moi aussi.
Je suis content de voir ça.
Pour moi, elle était sur quelque
chose. C'est ça qui lui a coûté
sa place dans le jeu.
Je suis content d'être tombé sur
ce journal-là. Oh, putain!
Il y a vraiment des informations
pertinentes que j'ai trouvées
dans le journal de
Marie-Jeanne. J'ai vu
que Maxime et Marilyn qui,
pour moi, sont très haut
dans ma liste de suspects.
(musique de tension)
(narration): Merci à notre
partenaire Nissan.
- Moi, j'ai pas l'intention
de manquer mon coup ce soir.
- Ouais, toi, tu sais qui tu...
vers qui tu vas?
C'est-tu Max?
- Ouais.
Avec du factuel.
Donc, c'est pas des théories
qui sortent de nulle part. C'est
des faits auxquels on attache
une théorie.
Il a un dossier épais, fait
que de toute manière, même
si t'étais traître, t'aurais
intérêt à me laisser faire.
- Bien non, mais j'entends--
- Je te dis pas que t'es
traître.
- Non, non, je sais.
- Je te dis: "Mettons,
traître ou fidèle..."
- Non, non, mais t'sais, je veux
dire, il y a quelques faits
sur Max qui circulent, là.
- Moi, j'en ai accumulé.
- Je peux voir un peu
ouù
ou tu t'en vas.
- C'est du matériel.
- Ouais.
- Kaven, il a dit: "Mais je sais
pas qui d'autre était dans
la pièce avec moi, mais je
sais que j'étais pas tout seul
avec Laetitia." Un peu de temps
après, Yolande a dit
qu'elle était là.
- Yolaine.
- Et beaucoup de temps après,
Marilyn dit qu'elle était là.
- Marilyn, ouais.
- Marilyn, pour moi, il y a
quelque chose qui cloche dans
son jeu. C'est trop lisse.
(musique légère)
- Il y a quelque chose qui me
trotte encore dans la tête
depuis le déjeuner.
- Vas-y.
- Je comprends pas pourquoi je
viens d'apprendre seulement au
déjeuner que Yolaine, t'étais
avec Kaven quand Laetitia est
"décédée", selon moi.
Hier, dans le sens que quand
elle a été assassinée avec
peut-être le serrage de main
que seulement Kaven
a vu, j'ai...
- J'ai rien vu de serrage
de main, là.
- Je sais! C'est ça que t'as
dit.
- Laetitia est allée voir--
- Je vais... Regarde...
- Ouais, parce que ce matin,
j'ai entendu Yolaine dire:
"Oui, j'étais là." Et après,
Marilyn dit: "Oui, j'étais là."
Mais hier--
- AÀ
- A la table ronde,
je l'ai mentionné.
- Tu l'as mentionné, toi seul.
J'ai demandé à Karyne:
"Qu'est-ce qui s'est passé entre
Maxime et..."
Attends, je vais juste dire,
juste pour vous situer.
Dans mes pires défauts dans
la vie, c'est ne pas être
capable d'être concise.
- Attends un peu, là.
- Hier, à la table ronde,
t'as dit...
- Pas obligé de répéter.
- Non, non, non.
Je vais pas répéter au complet.
- Non, non, je sais. J'ai
entendu l'histoire, je comprends
qu'est-ce que tu me dis.
Ah, my God! Passer par huit
chemins pour me poser une
question! C'est comme:
"Pose-moi-la, là."
- Les personnes qui étaient
dans la salle avec Laetitia,
qui disent qu'il n'y a pas eu de
serrage de main, je les regarde.
- Je com... OK! OK! Désolé, là,
là, je comprends.
- Mais c'est correct, ça se peut
que ç'a été difficile.
(propos entremêlés)
- Au moment ouù
- Au moment ou Karyne est venue
puis qu'on était là, elle a pas
serré la main de Laetitia.
- Elle a littéralement--
(Yolaine): Karyne, elle s'est
assise, elle s'est pris de l'eau
et elle est repartie.
- Puis elle est repartie vers
qui? Là, est-ce qu'on le sait?
- L'idée, on était
dans le salon--
- Vers toi.
- Elle est partie vers moi.
- Elle était déjà allée à toi
en premier.
- Bien, là, là...
- Arrête, arrête deux secondes!
Toi, tu parles--
- Mais Annick, ça fait trois
fois que j'essaie de le répéter.
- Mon petit coeur, je le sais.
Ta tête, elle fonctionne d'une
façon puis la mienne aussi.
- C'est correct!
Faut faire attention!
- Tu nous coupes toujours
la parole.
- C'est parce qu'en ce moment,
je me sens attaquée.
J'ai essayé d'amener une théorie
au groupe. L'interaction va mal.
Finalement, on me parle de
ma personnalité, puis je suis
comme: "Bon, disons que c'est
pas exactement là que j'essayais
d'aller, tu vois?"
(musique de suspense)
- On commence à marcher dans
le jardin, on voit au loin
une cage.
(♪♪)
- MP?
- C'est Marie qui est
dans la cage.
- Bien, voyons!
- Je vois Karine à côté.
Ah, je suis choqué.
- Oh, babe!
- Karine...
- Voyons donc!
- Invités, la mission
d'aujourd'hui ne servira pas
seulement qu'à faire grossir
le magot. Comme vous pouvez
le constater, la vie de
quelqu'un est en jeu.
- La voir dans une cage,
qui revient peut-être en vie,
wow, je veux ça.
- Pauvre Marie-Pier. Vous savez,
qu'elle soit traître ou fidèle,
c'est les traîtres qui ont
choisi de l'humilier comme ça,
sur la place publique.
Hum, c'est mon hommage à
la Corriveau.
(petit rire)
Alors, une de ces six clés
ouvrira sa cage.
Si vous trouvez la bonne clé,
Marie-Pier retrouvera sa liberté
et aura accès à un bouclier.
Si vous ne trouvez pas la bonne
clé, vous devrez dire au revoir
à Marie-Pier pour toujours.
Ah, fait à noter:
les traîtres savent très bien
laquelle de ces clés ouvrira
sa cage.
(exclamations de surprise)
- OK.
- Vous vous demandez comment
avoir accès aux clés, hein.
Hum-hum.
Aujourd'hui, nous explorons nos
racines, nous plongeons dans la
richesse du folklore québécois.
- J'adore les légendes
du folklore québécois! J'ai lu
tous les livres de Bryan Perro.
- J'enverrai quatre d'entre vous
dans ma bibliothèque remplie
de légendes. Ne soyez pas
distraits par les manifestations
d'esprits, d'accord?
Le reste des joueurs, vous serez
divisés en trois équipes.
Vous irez à la recherche
de plaques commémorant mes
légendes québécoises fétiches.
Lorsque vous en aurez trouvé
une, utilisez les téléphones
pour appeler à la bibliothèque.
Chaque plaque mènera à un livre
précis, à une page précise
et à un mot. Lorsque les
bibliothécaires auront trouvé
le mot recherché, ils le
communiqueront aux joueurs
qui sont à l'extérieur qui,
eux, devront l'épeler. EÉ
eux, devront l'épeler. Epelez
le mot correctement, 1 500 $
seront ajoutés au magot.
(exclamations de joie)
- On est capable.
- Et vous pourrez choisir
une des six clés.
- Oh, yeah!
- Yeah!
(rires)
- Si vous mettez la main sur les
six clés, un 1 000 $ additionnel
sera ajouté et Marie-Pier
retrouvera sa liberté.
(exclamations de joie)
Vous aurez 30 minutes
pour exécuter cette mission
salvatrice. Faites
vos équipes maintenant.
- OK.
- Vite, vite, vite, guys,
let's go.
- Pour une fois, j'ai voulu
vraiment prendre les devants
pour la répartition des groupes.
Trois personnes fortes en
orthographe qui s'avancent.
- Orthographe.
- Après ça, il y en a quatre,
faut que ça dérange pas qu'ils
aillent chercher dans la
bibliothèque. Il y en a-tu?
- Moi, ça me dérange pas.
- Fait que une, deux,
trois, quatre.
- Qui veut aller
à la bibliothèque? Moi!
C'est sûr que je voulais pas
être à la clé. Hé, non.
- C'est parti!
- OK, go!
- OK, OK, OK. Guys, il faut
qu'on reste ensemble.
- OK, stop! Les fidèles! Tous
les fidèles, j'ai besoin de vous
parler. Les fidèles, j'ai besoin
de vous parler.
- Non, non, pas le temps.
- Non, soyez intelligents
deux minutes. Réfléchissez.
On n'a pas besoin d'aller
chercher aucune clé.
Pour moi, c'était la mission
idéale si un traître voulait
se blanchir.
Il se place lui-même dans
cette cage-là, récupère
le bouclier. Ses collègues
traîtres savent quelle clé
débarre la cage. On enlève
le bouclier aux fidèles, on
continue de tuer les fidèles.
Marie-Pier est une traître. On
va pas chercher aucune clé.
Pensez-y deux secondes.
- Je suis pas d'accord.
- Hé, moi, je suis pas d'accord.
- C'est une théorie
parmi d'autres.
- Quelles sont
les autres théories?
- Il faut revenir à la théorie
la plus simple qui est:
"Peut-être que Marie-Pier est
seulement une fidèle et qu'il
faut la libérer et en même
temps, ramasser de l'argent."
Je comprends, mais c'est
une théorie. C'est juste
une théorie, Audrey.
- OK, on y va puis on y pensera
après, là!
- Tu es du bonbon. Merci,
Audrey, de toujours nous aider,
nous, les traîtres.
(musique de suspense)
- Oh, on est déjà là!
OK, téléphone.
- Nice.
- Oh!
(cris)
- Yeah!
(rire)
- Moi, je crie à rien, donc
des livres qui tombent,
j'ai fait: "Ah!"
- J'ai le téléphone, s'il y a
de quoi, quelqu'un le veut.
- OK.
- Là, il y en a un autre.
- OK, parfait. Bon, la
Corriveau: "Marie-Josephte
Corriveau." Immédiatement, ça
clique dans ma tête. Le livre,
c'est celui de la Corriveau.
"1763-1733."
- Le delta entre les deux.
Il y a 30 entre les deux.
- OK, on appelle.
On l'a.
- "Sa plus grande sorcellerie,
la hantise de nos souvenirs."
- Allô.
- Salut, on pense qu'on a
la Corriveau, page 30.
- La Corriveau, page 30,
équipe 2. La Corriveau,
page 30, équipe 2. Bye.
- C'est quoi, la Corriveau?
- So? Tu veux le faire?
Tu veux pas le faire?
Je me dis: "Oh, là là! Les
problèmes!" Moi, je voulais
juste aller faire la petite
mission, même si je comprenais
rien au truc.
- C'est la mission idéale pour
aller mettre un traître là.
- Ah, là là!
(rire)
- C'est qui la première
personne, quand j'ai fait cette
annonce-là, qui a dit: "Je suis
pas d'accord." Manuel.
Qui je soupçonne depuis le début
de travailler ensemble?
Manuel et Marie-Pier.
- Théorie du complot, triangle
des Bermudes, la totale.
(rire)
Si c'est une fidèle...
- Ouais.
- ...on est en train de mettre
des bâtons dans les roues à tout
le monde et c'est nous
qu'on va sortir, après. Tu
comprends ce que je veux dire?
Et moi, honnêtement, je te dis,
je la pense pas du tout traître.
- J'ai déjà pris ma décision.
Si tu veux essayer de le
décoder, t'as le téléphone.
- Je peux pas. Sans toi,
je peux pas. On est obligé
de faire les trucs en équipe.
- Arrivé à la première plaque,
c'était marqué: "La Dame
blanche, 31 juillet 1759."
La Dame blanche, 31.
- Ouais.
- Me semble, c'est bien
trop facile.
- Bien, c'est pas grave.
- J'essayais un peu de sauver
de temps, là, pour qu'on puisse
trouver le moins d'indices
possible.
- Yes.
- Salut, c'est l'équipe numéro
1. La Dame blanche, page 31.
- La Dame blanche, page 31.
- La Dame blanche, je l'ai ici.
- On a la Dame blanche.
OK, on te rappelle.
- Bye.
- "Véritable effondrement,
cette cascade sonne à la fin
du récit."
- OK.
- "Effondrement, cascade",
c'est pas clair, ça.
La cascade, la mort.
La cascade...
- Une cascade.
- Une cascade peut être
une chute d'eau. Mais
ça sonne pas...
- Une chute!
(sonnerie)
- Allô?
- Essaie "chute",
une chute d'eau.
- OK.
- On part avec la réponse.
- On est allé chercher
les lettres jusqu'à tant
qu'on croise Audrey.
- Est-ce que c'est à notre
avantage de faire sortir la
personne qui est là ou pas?
La réponse, c'est non.
C'est traître.
- C'est un guess.
- CÇ
- Ca crie traître à 100 %.
C'est évident.
- Non, c'est pas 100 %.
- Bien, oui.
- Tu peux pas le savoir.
- Audrey! Qu'est-ce que tu fais?
- On peut gagner des clés
puis faire de l'argent.
Elle dit: "Perdez pas les clés,
vous pourrez pas ouvrir
la cage."
Je finis par dire: "EÉ
Je finis par dire: "Ecoutez,
est-ce qu'on peut continuer
de travailler? On ramasse de
l'argent. Moi, je me sens moins
mal. Puis après, on décidera
qu'est-ce qu'on fait avec les
clés, en groupe." Puis, bien,
je peux m'assurer quand même
peut-être que Marie-Pier
sorte pas de la cage.
- Yo, qu'est-ce que vous faites?
- Il y a différentes théories.
- Grosse théorie du complot
comme quoi tu serais
une traître puis qu'il faudrait
pas t'aider.
- C'est sûr qu'elle me niaise...
- Moi, j'embarque pas là-dedans.
Mais je suis comme tout seul
pour me battre. Puis si je me
bats, je suis étiqueté traître
avec toi.
- Vous êtes malades!
Je vois les yeux de Manuel tous
tristes. Et Marilyn et Mike,
incapables d'avoir un eye
contact avec eux. Il n'y a plus
personne qui travaille pour moi.
- On laisse Marie-Pier dans
sa cage, peu importe. Il y a
personne qui la débarre de là.
- OK.
- Par contre, on est capable
d'aller faire de l'argent, parce
que vous pouvez aller chercher
des clés et la perdre.
- Oh!
- C'est parfait! C'est parfait!
- On va la perdre.
- Oui, oui, oui!
Caller un bluff des traîtres
pour ça puis de laisser
Marie-Pier à son sort, on était
à fond là-dedans.
- Si elle se fourre,
je la lâche.
- Qui?
- Je vote pour elle par après.
- Audrey.
- Je serais d'accord.
- Yes!
- Oh, yeah!
- Faut partir à courir,
aller faire nos choix dans
une des six clés.
- La première, personne va aller
pour la première. Je sais pas.
- OK, go.
- Manu a pris la première clé.
J'étais comme: "Parfait!
On est safes. CÇ
On est safes. Ca, ça fera pas
sortir Marie-Pier."
- CÇ
- Ca, c'est des légendes.
Ah, Corriveau!
(cris)
- OK, page 30.
Sacrament!
(rire)
- Je pense que tu l'as.
- OK!
- "Si elle est noire, cette
endeuillée sera mortelle."
- Une veuve! La veuve noire.
- Veuve.
(sonnerie)
- EÉ
- Equipe 2, bonjour.
- Veuve, veuve, une veuve.
- OK, on part. Veuve. Bye!
- Go, go, go!
- Let's go, on part.
Veuve, veuve, veuve.
On se met à courir.
OK. Le E.
(ensemble): E.
- E, V.
- V, U.
- Non, on a un E de trop.
- Il manque un U.
- U! U!
- Ici! Ah.
- Prends-le, prends-le.
- OK, go. On y va.
- Il y a pas quelqu'un qui a
d'autres choses à nous dire?
- Non.
- On peut-tu appeler quelqu'un?
- C'est la bibliothèque qui nous
a appelés pour dire: "Voyons,
qu'est-ce qui se passe?
EÊ
Etes-vous en train de
travailler? C'est long."
- Allô. On n'a pas
encore trouvé.
- Vous avez pas encore trouvé,
équipe 3?
- Non, pas encore, pas encore.
Donne-moi deux secondes,
je te rappelle.
- V et E.
- Come on! Come on!
- Yes!
- Yes! 1 500. 1 500.
- Yeah!
- On avait 1 500 $.
- Max! Max!
- Il reste 10 minutes.
- Choisis une clé.
- Je dis à Max rapidement de
venir me parler, parce que Max,
j'ai un super bon lien avec lui.
Audrey, elle m'a jamais
soupçonnée d'être traître,
à part la première journée.
- Mais moi, je te soupçonne
d'être traître.
- Mais voyons, Max,
tu me niaises-tu?
- Je peux pas t'aider, je te
soupçonne d'être traître,
également.
On a la clé?
- On a la clé.
- OK.
Moi, ce que je me dis à ce
moment-là, c'est... c'est pas
que c'est une fidèle. C'est
juste que c'est une traître
qui a été découverte.
- Il doit y en avoir dans le
bois, là.
- Ouais. On va-tu voir?
- La deuxième station, très
simple: "P.S. 666."
- J'ai genre: "Passage secret".
- Passage secret, 666.
- Potion secrète.
- J'ai suggéré qu'on appelle
quand même rapidement et qu'on
réfléchisse ensuite, après.
Mais on n'a rien trouvé d'autre.
- P.S. 6.
- P.S. 6? OK.
- OK, bye.
- P.S.?
- P.S.
- P.S., page 6, équipe numéro 1.
- P.S., page 6, toi.
Hé, ils savent-tu qu'il y a des
livres ici? Beaucoup?
- Ouais.
- Je sais pas, parce que
je pense pas, parce que s'ils
s'étaient fait dire deux lettres
dans un tas de livres, je pense
qu'eux autres aussi, ils
auraient paniqué, là.
- Mike, c'est toi qui as la clé?
- Pourquoi?
Euh, non.
- T'embarques pas?
- Potion secrète.
- Je sais pas. On le sait pas.
Regarde, je m'en fous, Audrey.
Je m'en fous. Arrête
de nous contrôler.
- Passage secret.
- La clé ne t'appartient pas.
Elle appartient à l'équipe,
donc on verra ce qu'on fait
avec après, s'il vous plaît.
Tu vas pas me lessiver
le cerveau, là.
- C'est toi qui essaies
de lessiver le cerveau
aux autres, Manuel.
- Non! Moi, je donne mon opinion
puis je pousse pas la mienne
sur les autres. Toi, t'essaies
de contrôler tout le monde.
Je vais pas te donner un objet
qui appartient à l'équipe pour
que tu décides ce que tu fais
toute seule, après. Oublie ça.
- "Philippe Ignace François
Aubert de Gaspé. Pendant 26 ans,
Rebelle de Québec à Halifax..."
26, on a le chiffre.
- Ouais, 26.
- Philippe Ignace François
Aubert de Gaspé.
Sur la deuxième plaque,
honnêtement, j'ai pas compris,
là. C'était comme trois prénoms
avec deux noms.
- On essaye-tu: "patriote, 26"?
- Ouais, on va essayer
"patriote", "patriote, 26".
(sonnerie)
- Oui, oui, oui, allô.
Patriote, page 26.
- Patriote, page 26. Parfait.
- Patriote.
Chapeau.
(rire)
- C'est sûr que tu t'es fait
recruter pour agir de même.
- Ce matin, moi, j'étais sûre
que t'étais fidèle. Moi, cette
mission-là, pour moi, ça crie
un traître qui met un traître.
- Tu penses que je me serais
mise dans cette position-là
volontairement?
- Je suis perdu, parce que son
histoire peut faire du sens,
à Audrey, mais en même temps,
Marie-Pier, elle est là.
Prendre un risque, ce serait
de te laisser sortir et qu'elle
ait raison, on est tous dans
la merde.
- Bien, oui.
On vient de libérer un traître--
- Et si on te laisse à
l'intérieur, il y a pas
de risque et...
- Ouais, mais même si tu veux
pas m'entendre, moi,
j'ai le droit de parole.
- Mais Audrey, c'est juste ça
que tu fais, parler. T'imposes
ton idéologie à tout le monde--
- Oui, on est dans un jeu ouù
il faut s'exprimer, partager
nos informations.
- Depuis le début, c'est ça
que tu fais. C'est basé
sur tes interprétations.
- J'ai pas le langage des
signes, il va falloir que je
parle, puis je vais continuer
de parler.
- Mais Audrey, elle essayait
de me mettre dans la gorge,
comme si j'allais faire comme:
"Ah, t'as bien raison." T'sais,
quand quelqu'un te dit quelque
chose que tu sais que c'est
faux, c'est comme: "Arrête
de parler." J'étais vraiment
tannée de l'entendre.
- Pour avoir le plus de chance
qu'on se met de notre côté,
on récupère l'argent, on jette
la clé dans le fleuve.
- OK.
- Ah, man, sérieux, on a rien!
- On n'a pas grand-chose.
- Mais là...
- On en a deux! On en a deux.
- Trois, deux, un.
C'est terminé.
(grognements de frustration)
- Je m'attendais à recevoir
des appels, des appels.
CÇ
C'a pas sonné bien, bien.
(rire)
- Alors, invités, vous avez
amassé 3 000 $ et récupéré
deux clés.
- Yes!
- Je suis super contente.
Et quand je regarde le plateau
de clés, je fais: "Oh no!
La deuxième clé qui a été
choisie, c'est la bonne clé."
- C'est maintenant le moment
d'essayer vos clés.
- Moi, je possède une clé.
- C'est qui?
- Mais il y a des choix
différents qui se font dans
l'équipe. Il y a un choix
qui est pour tenter de libérer
Marie-Pier et un choix qui est
pour laisser tomber la clé
et ne pas la libérer.
Je me rallierais donc à l'équipe
avec la majorité du groupe, tout
simplement.
- J'ai pris la clé et j'ai
stratégiquement perdu la clé.
Hé, je dompe la clé ici, hein.
- Ouais.
- Ouais, ouais.
J'ai peut-être égaré la clé en
la lançant un petit peu devant
moi, au pied de la plaque.
(rire)
- Quoi?
Vous avez pris un pari avec
la vie d'une fidèle?
- Si c'était moi qui étais dans
la cage, j'aurais voulu qu'on
débatte de mon sort, comme tout
le monde à la table ronde.
- C'est ça qu'on essaie
de faire.
- Qu'est-ce qui est
le plus risqué?
- Audrey! Audrey!
- On avait déjà... oui?
- T'as-tu remarqué que t'es pas
toute seule dans ce groupe-là?
Genre, t'es pas le berger
des moutons, là.
- Absolument.
- Genre, il y a des gens qui ont
envie de parler, autre que toi.
- Je ne dis plus rien.
Vas-y, parle.
- Est-ce qu'il y a d'autres
personnes qui ont la même
théorie qu'Audrey ou, genre,
c'est tordu dans la tête de tout
le monde? Regarde, Max, je le
sais, parce que t'es traître.
So, je comprends que toi aussi,
t'es du même côté.
- Bien oui, on se mettrait
de même.
- On se mettrait à risque
de même, toi.
- Bien oui, parce qu'elle,
elle met toujours ça sur le dos
de ça. "Voyons donc que je me
mettrais à risque de même, je
me mettrais à risque de même."
- Prenez votre décision! C'est
votre décision, mais pensez-y,
les fidèles.
- C'est la même personne--
- Je m'adresse aux fidèles ici.
Pensez-y.
- Mais si tu t'adresses aux
fidèles, tu t'adresses à moi,
Audrey, arrête.
Ma pauvre gang de fidèles,
qu'est-ce que vous faites?
(musique de tension)
- Bien, on va tout simplement
passer au vote à main levée.
- Main levée.
- Qui est pour libérer
Marie-Pier?
- Je suis désolée. Moi, je me
considère 100 % fidèle.
- Je suis désolée.
- On doit y aller avec
la majorité quand même, parce
que la clé ne m'appartient pas.
- Oh, ça...
- Qu'est-ce qui me déçoit encore
plus que la bergère elle-même,
c'est que les moutons, encore
une fois, l'ont écoutée.
- Invités, vous avez donc décidé
de laisser Marie-Pier à la proie
des traîtres.
Marie-Pier, vous êtes donc
officiellement condamnée.
Veuillez révéler votre identité.
- Oh!
- Oh, c'est bon, ça.
- Nice!
- Fais-moi plaisir!
- Nice, nice. Les amis,
Audrey, mon vrai travail,
je suis enquêteur fédéral.
- Oh!
- Pardon?! Quel bon choix
nous avons fait?
- Par contre, je suis
100 % fidèle.
- Oui!
Le fait que Marie-Pier se révèle
en tant que fidèle m'a fait
vraiment plaisir, parce que je
venais pas de me peinturer
une cible dans le visage.
En même temps, bien, je trouve
ça bien dommage de voir
Marie-Pier partir.
- Bien, vous me bannirez,
vous me bannirez.
- Invités!
- Tu m'énerves.
- On se voit à la table ronde.
- Je t'énerve?
- Ah, non, ça me...
- Hé, toi, pour une fille qui
prend toujours la parole puis
qui parle, je pense pas que t'es
bien placée pour dire que moi,
je t'énerve.
- L'émotion est montée,
mais j'étais énervée,
j'étais frustrée, là.
Le groupe était en train de
faire des décisions qui vont
tous nous tuer.
- Non, ça passe pas.
Choisis tes mots.
- Désolée, c'est un feeling.
- Non!
- En ce moment, je suis énervée.
- De dire à quelqu'un qu'elle
est énervante, c'est pas
respectueux.
- J'ai pas dit que t'es
énervante, j'ai dit:
"Tu m'énerves."
- Oh, mon Dieu! C'est une gang
de malades!
(rire)
Moi, là, je veux juste savoir.
Parce que là, il y a eu une
décision de groupe de lancer
une clé.
- C'est important de dire que
nous, on n'avait pas de
consensus là-dessus, là.
Moi, j'ai offert une
résistance dès le départ
à cette théorie-là, qu'Audrey
a apportée, une théorie que je
trouvais brillante. Mais pour
moi, c'est une théorie parmi
tant d'autres, puis c'était
un coup de dé. J'ai l'impression
que t'es une joueuse taureau.
Tu te fais une certitude avec
quelqu'un, tu rentres dans
le tas parce que tu penses
que c'est rouge, puis quand
t'arrives, tu fais: "Ah non,
c'est bleu." Mais t'sais, tu
ramasses tout le monde
au passage. Attends,
laisse-moi parler.
Tu m'as ramassé tantôt.
Premièrement, t'étais coercitive
avec ton opinion au début. Tu
n'as pas accepté mon désaccord
de ton opinion.
- Ou le mien.
- Je t'ai juste dit: "C'est
une théorie très plausible,
mais il y en a d'autres."
Puis tu n'acceptais pas--
- Oui, j'ai accepté.
- Tu n'acceptais pas que j'aie
une opinion différente. Tu m'as
dit: "T'es traître. Vous voyez?
C'est un traître." Tu t'acharnes
là-dessus. C'est tout le temps
des théories avec toi, Audrey.
- Bien, c'est des théories.
C'est juste ça qu'on peut faire
ici, Manuel.
- Mais moi, j'aime bien des
faits, des faits comme:
"T'acceptais pas mon opinion."
CÇ
Ca, c'est un fait.
- Tu veux que j'arrive avec
un calcul mathématique--
- EÉ
- Ecoute-moi.
- ...scientifique: 2 + 2 = 4.
- Ecoute-moi. EÉ
- Ecoute-moi. Ecoute les gens,
des fois, Audrey.
- C'est toutes des perceptions.
- Parle toute seule.
Parle toute seule.
Audrey, peut-être un peu
effrontée. C'est sa pratique à
elle. Je pense même pas qu'elle
est traître. Moi, je pense
qu'elle est fidèle, mais moi,
je trouve que c'est une Josh 2.
- Mais là, là, le nom à Max,
le nom à Max...
- Mais Max, il est fidèle.
Fidèle, Max, là.
- Moi, aussi, je suis sûre.
- Moi aussi, mais là, il y a une
méchante gang qui veut voter
pour Max ce soir.
- Non, moi, Max, je le backe,
puis je vais le backer à
la table. Hé, puis je viens de
penser à une autre affaire,
mettons. Karine, c'est une
femme. Elle était traître.
- Ouais.
- Si on veut se laisser plus
de chances, ce serait...
- Un gars?
- ...normalement de s'orienter
vers un gars. Fait que juste le
ratio, là, on a plus de chances
d'en pogner un dans nos--
- Mais ça serait qui,
le gars? Mike?
Mike, il est-tu recruté?
- Je le sais pas.
- CÇ
- Ca se peut.
- Man, il n'est plus pareil.
- Bien, oui. Non, c'est débile,
débile, débile.
- CÇ
- Ca serait le parfait.
- Je continue de toujours parler
un petit peu de Mike ce soir,
à la table ronde. J'espère
pouvoir placer ce nom-là, puis
montrer que je suis pas toujours
le banc de poissons.
- Mais je pense que c'était
difficile, de part et d'autre,
à savoir: "Est-ce que du monde
a volontairement saboté les
choses aussi?" C'est possible.
Tout se peut.
- T'sais, t'as au moins
un fidèle par groupe, genre.
Mais moi, j'étais avec Audrey,
on était que deux.
- Tu crois qu'Audrey
serait traître?
- Hein?
- Même malgré tout--
- Je la sens fidèle,
moi, câline.
- Non.
- Tu penses quoi, alors?
- Pour moi, c'est un Joshua 2.0.
- Joshua #2, je suis d'accord.
Moi, je vais vous exposer ce que
j'ai en tête.
- Ouais.
- C'est que depuis... oui, il y
a du monde qui nous observe.
- Pourquoi vous vous cachez?
C'est...
(rires)
C'est très bizarre.
- Non, ça fait deux minutes
qu'elles sont là.
- On voulait voir ça allait vous
prendre combien de temps avant
de vous en rendre compte.
- Bien, je vous ai vues,
je regardais en arrière.
- J'étais trop crampée.
- Anyway!
- Il y a un guépard
qui nous observe, là.
- Non, non, mais tu sais...
- Oh, là, là!
- Ce qui me dérange aujourd'hui,
c'est que je réalise
qu'absolument toutes
les personnes qu'on a bannies,
fidèles, dans les livres que
j'ai lus, tous les livres
parlent de Max.
- Ah ouais?
- Oui, tous les livres parlent
de... ont un chapitre sur--
- Ah, mais Max... ouais, mais
attends, JP, Max, s'il était
traître, là, il était bien trop
évident, il prenait bien trop
de place. Les personnes qui sont
dangereuses, c'est des personnes
qui ont embarqué dans le vote de
laisser Marie-Pier dans la cage
et qui restent silencieuses:
Yolaine, Mike.
- Attends, moi, j'ai un point,
là. Les sept péchés capitaux...
- Yeah?
- Dans les sept,
toi, toi, toi, Mike, Harissa,
MP.
(acquiescements)
OK, à date, je m'arrête
à juste eux, OK?
Vous avez tous parlé beaucoup.
CÇ
Ca arrive qu'il y ait des
altercations qui dégénèrent.
C'est vrai, puis il y en a
une septième. Marilyn.
- Oui, t'avais dit ça.
- Qu'est-ce qu'elle fait
là-dedans? Je me réfère à ce que
Karine a dit. On savait pas
c'était quoi, la mission.
Fait que pour eux, ils avaient
peur que dans les sept péchés
capitaux, les sept pêcheurs,
il y ait un bouclier.
Ils plantaient Marilyn pour
sneaky être sûr de le pogner
ou du moins, avoir l'info,
parce qu'ils peuvent pas
laisser des gens là, t'sais.
Elle ne se mouille jamais.
Puis quand on finit par
la presser pour avoir un peu
d'informations, c'est jamais
un nom nouveau. C'est, au mieux,
un peu de jus sur la personne
du moment.
Fait que c'est pour ça que c'est
une autre chose--
- C'est vrai qu'elle fitte pas
avec un péché.
- Elle fitte pas!
Sept péchés... Marilyn!
- Avec cette réflexion,
c'est clair.
- Je comprends pas qu'est-ce
qu'elle fait dans les sept.
- J'avais jamais pensé à ça.
- Moi non plus.
De se rendre à la fin avec
Marilyn, c'est très sincère,
parce que je pense que ce jeu-là
est tellement compliqué que j'ai
besoin de quelqu'un. Mais si
elle se brûle en cours de route,
je peux rien faire pour elle.
(musique de tension)
♪ You can burn with the devil ♪
- Table ronde qui s'en vient.
J'espère qu'on va se diriger
plus vers Harissa.
Maxime, je l'aime beaucoup,
il me fait du bien puis il y a
tellement de gens qui le
soupçonnent, donc s'il peut
rester une journée de plus,
ça ferait bien mon bonheur.
- J'ai l'impression que les gens
ont des doutes envers moi, mais
pas assez forts pour m'attaquer
frontalement.
- Ce soir, à la table ronde,
Max...
tu y passes.
- T'sais, quand on dit que
quelque chose va être corsé, ça,
c'est la table ronde de ce soir.
(musique de tension)
♪ Burn burn ♪
♪ Burn with the devil ♪♪
(♪♪)
- Invités, vous êtes plus qu'à
la moitié du jeu. C'est l'heure
des bilans.
Côté argent, vous avez amassé
46 000 $.
C'est pas mal. Du côté de
la chasse aux traîtres, un seul
traître démasqué et tellement de
fidèles condamnés injustement.
Encore aujourd'hui, vous aviez
l'occasion de porter secours
à une innocente...
mais non, vous l'avez laissée
suspendue à la mort avec
un plaisir cruel.
Ironiquement, mon hommage
à la Corriveau s'est avéré
fidèle à la légende.
Sur ce...
choisissez judicieusement.
Hum.
- Je vais prendre la parole. Je
vous propose un petit exercice.
Vous allez embarquer dans mon
autobus et la "ride" est payée
par mononcle Manu.
On se promène.
(imitation de moteur)
On embarque des gens, ça va
bien. Je m'arrête sur Vytee
un instant. Tu m'as déjà dit
deux fois que je me mouillais
pas assez. Ce soir, je vais me
mouiller jusqu'aux oreilles.
Embarque, t'es le bienvenu.
Mon premier et dernier arrêt est
avec Maxime, que j'invite avec
chaleur. Mais avant d'embarquer
dans mon autobus, je te demande
de domper ta cape par terre,
parce que je vais piler dessus.
- CÇ
- Ca tombe bien, je suis
fidèle, j'en ai pas, de cape.
- J'ai besoin d'un peu
de paperasse.
- Quand Manuel a sorti ses trois
petits papiers, je me suis dit:
"Ah non, on en a pour toute la
table ronde. CÇ
table ronde. Ca ne finira
plus jamais."
- Mon premier red flag, c'est
lorsque t'as nommé mon nom à
l'assistance ici. J'ai trouvé
que t'avais une assurance
démesurée.
- Manuel commence son
argumentaire. Immédiatement,
mon cerveau se met à tourner
à plein régime.
Je sors mon ardoise.
Ce jeu-là, il se joue à deux.
- Poursuivons. Le quatrième red
flag, pour moi, ç'a été...
on n'en a pas parlé encore,
mais on a découvert les journaux
ensemble, JP.
Puis le deuxième journal qu'on a
consulté, c'était Laetitia.
- Hum-hum.
- Et le suspect #1,
qui était Maxime, qui avait
un trois-quarts de page. Donc,
pour moi, le meurtre de Laetitia
profitait directement
à toi, Maxime.
- Quatre pages pour parler
de Maxime. AÀ
de Maxime. A dormir debout.
- J'ai arrêté d'écouter
à la troisième phrase.
C'était trop long.
Mais dans ma tête, c'était
comme: "Boring!"
- Et je ne suis pas seul à
penser que t'es traître, soit
dit en passant. Je sais pas
s'il y en a d'autres qui vont se
manifester. Ce serait
peut-être le temps.
- Quand tu vas avoir fini.
- Oui, oui, ça sera pas long.
Ajoutons aussi que Marie-Pier
te soupçonnait.
- Max, je le sais,
parce que t'es traître, so...
- Oh, mon Dieu!
- C'est un autre meurtre dont
tu profites directement.
Donc, je vous laisse là-dessus.
Je vous laisse délibérer.
- OK! Est-ce que c'est mon tour?
Je suis fidèle à 100 %
et c'est exactement pour ça
que je te fais peur, Manuel.
Assurance démesurée et
soudainement, je nomme ton nom.
Avec toi, évidemment que j'avais
pas une assurance démesurée. Je
pensais que t'étais un traître.
Et puis le journal de Laetitia,
c'est pas un secret pour
personne. Laetitia et moi,
on partageait des soupçons
l'un envers l'autre. Par rapport
à toi, Manuel, je suis très
content qu'on en parle.
Comment ça se fait qu'un
synergologue de formation soit
encore dans le jeu? Tu serais
sensé être la pire menace
pour les traîtres, man.
Fait que moi, je pense que t'es
un traître, parce que sinon,
tu serais parti il y a belle
lurette, là. Je suis convaincu
que t'es traître, puis mon vite,
ce soir, va aller pour toi.
- On a bien compris, je pense,
les deux points. Merci beaucoup.
En ce moment, j'ai de la misère
à me faire une tête, puis je
serais curieuse, justement,
d'aller entendre les perceptions
des personnes qui prennent
moins la parole sur...
- Je peux y aller, là.
Les gens qui ont été assassinés
durant la nuit devaient
bénéficier quelqu'un à
quelque part. Puis là, j'entends
après ça, avec le temps, tous
les journaux disent: "Maxime,
Maxime, Maxime, Maxime." AÀ
quelque part, il faut se rendre
à l'évidence. Je t'adore comme
individu, mais dans le jeu des
traîtres, c'est pas de ta faute
si t'as été désigné traître.
- Moi, j'étais là quand t'es
revenu de la main. Puis ta
réaction, pour moi, c'était
tellement intense et pur.
- J'ai pleuré.
- Tu mérites le plus grand des
Oscars si c'était de la comédie
parce que j'y crois vraiment.
- Maxime, j'ai de la difficulté
à m'enlever de la tête qu'on a
une avocate ainsi qu'une
enquêtrice fédérale, que les
deux, leurs dernières paroles
étaient: "Maxime
est un traître."
- Harissa, j'aimerais ça te
parler. Dans les derniers jours,
j'ai trouvé que dans les
missions ou des fois même dans
les conversations, t'sais,
t'exerçais beaucoup de pouvoir
et de contrôle. Et même au point
ouù
ou les deux dernières missions
ont pas très bien été non plus.
Et deux épreuves ouù
Et deux épreuves ou les traîtres
avaient une influence.
- EÊ
- Etre bossy, malheureusement,
c'est mon pire défaut. Il est
revenu au galop dans les deux
dernières missions. Je me suis
sentie très, très frustrée par
les décisions. Je trouve qu'on
se fait mener en bateau. Puis
avec qu'est-ce qui s'est passé
pour Marie-Pier, ça m'énerve.
- Mais on savait pas que c'était
une fidèle.
- C'est correct.
- Moi, Mike, j'ai des questions
pour toi. Je trouve que depuis
le départ de Karyne, il y a eu
un changement de comportement
drastique entre ta personnalité
bubbly, tu faisais beaucoup de
blagues, tu prenais la parole,
puis comment tu t'es comporté
aujourd'hui, je trouve que t'es
très effacé. Je pense pas que
t'es un traître depuis le début,
mais moi, je pense que t'étais
la recrue idéale pour
les traîtres.
- Ils l'ont pas fait, et je vais
t'expliquer pourquoi. Parce
que Mike, il aurait dit non à
leur offre. Parce que je joue
pas sur deux tableaux. On m'a
nommé comme fidèle. Je vais être
fidèle jusqu'à la fin.
Fait que tu peux mettre mon nom
sur ton ardoise si tu veux.
Tu vas avoir la surprise dès
que j'arrive là, par exemple.
Je peux te le dire.
- Moi, j'avais un autre soupçon.
Puis Yolaine, je dois t'en
parler. Aujourd'hui, quand il
est arrivé la situation avec
Marie-Pier, pendant que Karine
nous rappelait la possibilité
que les traîtres aient décidé de
mettre un d'eux dans la cage,
tu m'as regardée et t'as dit:
"C'est sûr que c'est ça qu'ils
ont fait." Donc déjà, pour moi,
tu semais l'idée de "c'est un
traître qui est dans la cage,
faut pas le laisser sortir."
- T'as émis cette hypothèse-là
et dans ma tête, ç'a fait:
"Bien oui, c'est logique.
C'est ça qu'ils ont fait."
C'était plus pour appuyer
ce que tu venais de dire.
- Les autres qui vont pas sur
Maxime ce soir, vous allez ouù
Maxime ce soir, vous allez ou?
- Charles, aujourd'hui, tu m'as
fait une petite inquiétude.
J'ai toujours pensé que t'étais
fidèle. Ton move d'aujourd'hui
m'a rendue vraiment confuse.
- Oui, oui, mais on s'en est
un peu parlé. C'est pour ça
que je suis étonné, là.
- Ah, il y a beaucoup
de choses sur toi, Charles, qui
s'accumulent. Si t'étais pas au
courant, on va te l'apprendre.
- Pff! Merci. Bien oui, je
demande juste ça tout le temps.
- OK. Puis Marilyn, on n'a pas
eu le temps d'en parler. Comme
t'es une force tranquille, je
commence à te remarquer et de me
demander: "Est-ce que je t'ai
pas assez investiguée?" Je t'ai
juste trop assumée rapidement.
- Invités...
- Est-ce qu'il y a des gens
qui sont intéressés à voter
ensemble? Parce que là, les
personnes qui sont intéressées
à voter ensemble se sont
affichées. Si jamais ces
personnes-là sont des traîtres
et veulent framer--
- ...c'est l'heure du vote.
- Bon, on pourra pas.
C'est tellement fâchant. Faut
arriver à une table ronde
préparé. Faut voter ensemble.
On laisse le jeu tellement
facile pour les traîtres.
Tant qu'à ça, on peut juste
leur donner l'argent directement
puis me sauver un peu de temps.
Moi, j'ai d'autres choses
à faire chez nous, là.
(musique de tension)
(musique de suspense)
- C'était une table ronde
chaotique. CÇ
chaotique. Ca allait de
tous les bords.
- Stress, nervosité, je ne sais
pas ouù
pas ou donner de la tête.
- Invités, révélez vos votes.
On va commencer par Audrey.
- Aujourd'hui, avec la situation
qui est arrivée avec Marie-Pier,
je t'ai très peu entendu parler
par la suite, quand on était
dans les discussions.
Donc, ce soir, c'est pour ça
que j'ai voté pour Yolaine.
(Karine): Manuel.
- Maxime, affectueusement.
- Ouh! De moins en moins.
- Maxime.
- Au moins, si je suis banni,
ça va être parce que je t'aurai
fait peur.
Manu.
- Affectueusement?
- Affectueusement.
C'est un jeu.
- Harissa.
- Hé, cette table ronde était
extrêmement difficile. Ma tête
est all over the place.
Vytee.
- Un vote Manuel, un vote
Maxime, un vote Yolaine,
un vote Vytee.
Yolaine.
- Je vais jamais être
100 % sûre, mais je...
Mike, mon vote va vers toi,
ce soir.
- Annick.
- Le fait qu'on s'obstine
tellement, je...
Mais en tout cas, bref, Harissa.
Harissa.
- Vytee.
- CÇ
- Ca va être Yolaine pour moi,
ce soir. Excuse-moi pour
le prénom.
- Jean-Philippe.
- Maxime.
- Deux votes Maxime,
deux votes Yolaine,
un vote Manuel...
un vote Harissa,
un vote Vytee et un vote Mike.
Mike.
- Maxime.
- Marilyn.
- Pour les raisons que j'ai
données plus tôt, belle et drôle
Harissa, je vote pour toi.
- Ouh!
- Kaven.
- Il y a trop de choses
qui pointent dans ta direction.
Si je me trompe et si tu restes,
on aura sûrement la chance
de s'en parler. Le vote
va pour toi, Maxime.
- Charles.
- Je trouvais qu'il y avait trop
de fumée avec les histoires
Laetitia puis des journaux.
Fait que j'avais pas le choix
d'aller voir...
Maxime.
- Maxime, vous avez reçu le plus
grand nombre de votes. Vous êtes
maintenant banni de mon manoir.
Venez me rejoindre.
Révélez votre identité.
(musique de suspense)
- Ici, j'ai appris à me méfier
des poignées de main,
des journaux et des chauffeurs
d'autobus.
(rire)
Mais surtout, j'ai appris à me
faire confiance puis à suivre
mon instinct. Puis je suis très
fier d'être...
100 % fidèle.
- Oh, my God, guys!
Franchement!
- Oh, no way! No way!
- Marilyn, je l'ai sur mon radar
depuis un moment maintenant.
J'ai juste pas l'impression que
c'était le bon moment d'aller
virer cette pierre-là.
Je le regrette peut-être un peu.
- Quel désastre! CÇ
- Quel désastre! C'a servi
à rien.
- No way! No way! Love you!
Love you, love you.
- I love you too, Max.
- Bien joué, Manuel. Je pense
que les traîtres vont gagner
la saison. Bravo.
Le petit roi est mort.
Je quitte.
- CÇ
- Ca, c'est ça qui arrive quand
les traîtres s'arrangent pour
voter ensemble. Les fidèles,
on est pas organisés. Il faut
voter ensemble. On n'est plus
assez pour splitter nos votes.
- Oui, mais en fait, ce que tu
comprends pas, c'est que voter
ensemble donne ça également.
- Encore une fois, vous
vous embourbez.
Hum. Les traîtres doivent
bien s'en amuser.
Grand bien leur en fasse.
(claquements de langue)
Bonsoir! Et à demain, peut-être.
- Moi, les boys, vous étiez
très organisés ce soir, hein.
Toi, Charles, t'en brasses,
des affaires, toi aussi.
- J'avais littéralement
pas d'organisation.
- On se fait dire: "Il faut
qu'on soit concerté." Dans ce
cas-ci, on l'était pas du tout.
Puis dans la même phrase,
on se fait reprocher d'avoir
voté ensemble. Puis là, on est
soudainement suspectés d'être
traîtres. Fait que c'est quand
même cocasse. Je dirais,
une partie d'hypocrisie,
autre partie paranolï
autre partie paranola que
j'adore jouer avec. Donc, je
veux juste pas que ça me
revienne contre moi.
(rire)
- Audrey, organisés, yes. Mais
par contre, là, j'avoue que je
regarde les votes divisés. Il y
a deux votes, et c'est pas parce
que c'est moi. C'est parce que
vous m'avez jamais apporté ça.
- Moi, ça?
- AÀ
- A peine, à peine.
- Tu me niaises?!
- Oui, je te jure, à peine.
- Hé, j'ai eu--
- Non.
- Elle le refait encore.
Moi, je n'en peux plus.
Je n'en peux plus.
- Hé, les amis, on n'est pas
à la défense, là. On n'est
pas à la défense, là.
- Non, je n'en peux plus, parce
que t'es pas capable d'accepter
que quelqu'un te dise
quelque chose.
- J'ai pas fini ma phrase.
- Mais tu finis jamais.
- Mais là.
- On a eu une conversation
en voiture...
- Come on, là.
- ...là-dessus. OK, bon.
Ouais, t'as raison.
Bien, c'est sûr que j'allais
voter pour Harissa. EÊ
voter pour Harissa. Etre fidèle,
je serais sûre qu'elle serait
traître.
- CÇ
- Ca m'a fait quand même rire
que les deux traîtres, on était
sur Harissa. Mais c'est parfait,
parce que je trouve ça important
qu'on soit pas tout le temps
complètement à part. Parce que
moi, c'est quelque chose que je
regarderais chez les traîtres.
- J'aime pas ça qu'elle ait voté
pour la même personne que moi,
mais je peux comprendre
ses arguments.
(soupir)
CÇ
Ca me gosse.
(musique de tension)
- Vous, les boys, là, Charles,
JP, Manu, à partir
de ce soir...
- J'étais sûr de ma shot
à soir.
- ...je trouve ça bizarre.
- Puis je veux qu'on se jase.
- Parce qu'on a eu beaucoup de
discussions puis tu m'as pas
nommé le nom de Maxime, JP.
- Juste aujourd'hui, je lui
ai pas parlé. CÇ
ai pas parlé. C'a pas fait
son affaire.
(rire)
Ah non, je suis tombé sur
la liste des suspects
d'un coup sec!
- Moi, j'aimerais juste--
- Vous organisez vos votes.
Puis on n'est pas
au courant, là.
- On dirait que vous répondez à
un général qui veut avoir
des réponses. Vous me faites
capoter.
- Moi aussi, ça me fait capoter.
- Hein, de quoi?
- Capoter.
- Moi, ça?
- Oui. Moi, c'est pour ça
que j'ai levé le ton un petit
peu. Puis je m'excuse.
- Ah, là, nom. Mike, il profite
de la situation, là.
- Hé, non, non, non!
- Moi, j'embarque pas là-dedans.
Si vous voulez faire ça, moi,
je m'en vais.
- Hein?
- Audrey "ça m'énerve de faire
les choses", étant un Joshua
#2, elle s'en rend pas compte.
- Moi, ça me fait juste capoter
de voir les gars alignés...
OK, c'est un général, ça, là?
Puis on lui doit... on lui
doit... voyons!
- Aujourd'hui...
- Ouais?
- ...elle m'enlignait vers toi.
- Audrey?
- Hum-hum.
- Ah, je suis pas surpris.
- Tu nous demandes de nous
organiser. Si ça fait pas ton
affaire à toi, je m'en excuse.
Je fais juste te dire: dans
mon analyse, tu correspondais
au cadre--
- Moi, ce qui fait pas
mon affaire, c'est pas qu'on ait
pas voté de ma façon. Parce
que même moi, je savais pas
de quelle façon je votais
ce soir. Ce qui fait pas mon
affaire, c'est que les fidèles,
clairement, on n'est pas
capable d'enligner puis de
voter ensemble.
- Bien évidemment. CÇ
- Bien évidemment. Ca,
je suis d'accord avec toi.
Je suis d'accord avec ton point
à la fin--
- Faut qu'on se parle, il
faut qu'on s'enligne.
- 100 % d'accord avec ton point
à la fin. La façon qu'il a été
passé, c'est là que moi,
ça m'a touché.
- J'ai comme l'impression
qu'on a un traître qui veut
se faire passer pour un fidèle,
mais qui met vraiment de la
grosse pression. C'est rendu le
petit général des bécosses, en
ce moment, qui essaie de rouler
tout le monde.
- Bien, cet après-midi quand
la mission a commencé...
- Exactement.
- ...elle a arrêté tout
le monde.
(musique de tension)
- Moi, jusqu'à hier, c'est ton
nom qui était sur mon testament.
Je l'ai enlevé, parce que
tu m'énerves.
(rire)
- Oui, c'est bon!
- Tu l'as enlevé parce que quoi?
- Parce que tu m'énerves.
Pas tout le temps.
Juste quand t'essaies
de me contrôler, j'halï
de me contrôler, j'hals ça.
- Oui, mais est-ce que je te
contrôle? Non. Qu'est-ce que tu
fais, au final? Tu fais
ce que t'as envie de faire.
- OK. Moi, je veux juste
que t'ouvres ton esprit sur
la possibilité que je puisse
être un fidèle.
- Il est ouvert depuis le début.
- OK, c'est correct.
- C'est pour ça que j'ai jamais
écrit ton nom sur mon ardoise.
- J'ai jamais remarqué.
T'as jamais marqué mon nom,
c'est vrai.
- C'est ça. Fait que tu peux
me remettre sur ton testament.
- Non, j'irai pas jusque-là.
- JP, il a une manière
de faire que les gens ne
calculent pas. Moi, je suis
à côté, il parle de moi avec
toute cette positivité.
- Ouais.
- Tu vois, moi, je prends ça
et je suis content.
Pour moi, il s'enfonce encore
plus en tant que traître.
- Toi, Marilyn, tu la vois comme
une potentielle traître.
- Ouais.
- Bien, tout le monde depuis
le début. C'est juste que moi,
ça m'a rien soulevé.
- C'est ça l'affaire. C'est la
personne qui a le moins embarqué
dans mes affaires de Karyne.
C'est elle. Là, elle commence
avec Harissa, mais t'as rien
d'elle.
- C'est vrai qu'elle se commet
pas beaucoup.
- Les personnes qui se
commettaient pas puis qui
étaient undercover, là, puis ces
affaires-là, elles sont toutes
parties, puis elles sont dans
son girls club. Puis je vais te
dire, dans le girls club, il
reste pas grand monde.
- Il ne reste plus beaucoup
de monde dans le girls club.
- Il n'y a plus grand monde
qui se ferme la bouche.
- C'est exactement ça.
Il y a de quoi qui clique pas.
- Les fidèles, ce soir, j'ai
aucune idée de qui est en
sécurité. Je pense que personne
l'est vraiment. Moi, j'ai pas
vraiment peur, parce que je
donne encore un show, mon nom
sort encore.
- Pour cette nuit, je sais
vraiment pas ce qui va arriver.
Est-ce qu'on va avoir un
recrutement ou un meurtre?
Est-ce qu'il va y avoir
quelqu'un qui va essayer
de piéger quelqu'un d'autre
en le "framant"? Ou faire de
la psychologie inversée encore?
Je suis complètement perdu.
Je vais voir ce que demain
me réserve.
(musique de suspense)
♪ Someone's a traitor ♪
♪ I feel it now ♪
♪ So now I lay down the gods ♪
♪ Falling down ♪
♪ Someone's a traitor ♪♪
- Allô.
- Ouf!
- Bien...
- Soirée chaotique.
- Je suis contente de te voir.
(rire)
Faut qu'on jase.
- Parce que là, on a encore
deux choix ce soir. On peut
soit tuer, soit recruter.
- Ouais. Toi, t'es rendue
ouù
ou, là?
- Recruter... t'sais, on
pourrait prendre quelqu'un qui a
un peu la chaleur sur lui puis,
t'sais, rendre les gens heureux
d'avoir tué un traître, puis...
- On peut faire ça.
- ...diminuer un peu la tension.
- La seule personne que je
pourrais recruter, c'est Manu.
Puis sinon, Audrey, j'ai
trop peur d'elle.
- Hum.
- Pour l'instant, on dirait
qu'on feele bien, là,
notre game.
- Ouais.
- CÇ
- Ca fonctionne à deux.
Vraiment bien. C'est pour ça
qu'on a de la misère à vouloir
recruter quelqu'un.
On dirait que j'ai pas d'énergie
à entraîner un nouveau traître.
- Pour l'instant,
nos noms sortent pas.
- Oui, il est sorti, le tien.
- Oui? De?
- Charles. Fait que c'est
pour ça. Tu veux-tu qu'on
tue Charles?
- Bien là, s'il a sorti mon nom,
ça va, en même temps...
- Toi, t'as été avertie. Moi, je
veux juste que tu sois avertie.
- Ouais. J'avais pensé
à quelqu'un. Peut-être
que t'aimeras pas ça.
- Qui ça?
- Vytee.
- Pour faire?
- Pour le tuer.
- Non. Moi, je sortirais Manu
à soir. On fout la merde, là.
On va arrêter, genre, le drama
autour de la table. Moi, je ne
suis plus capable de l'entendre
lire les feuilles, là.
- Il y a Kaven que tout le monde
pense fidèle. Son journal peut
être assez épeurant. Si,
moindrement, on est dans
ses notes, j'ai l'impression
que les gens vont beaucoup
se fier à son journal, à Kaven.
- Ouais. Qu'est-ce que t'en
penses? Qu'est-ce que tu veux?
- Bien là, je le sais pas.
Ce soir, c'était difficile
de choisir dans le conclave,
fait que...
quelle stratégie on voulait
prendre? Il y avait beaucoup
de choix.
Il y a Charles, Manu, Kaven.
- Hum. OK. Adiós.
- Pour l'instant, je sens
vraiment qu'on peut se faire
confiance. C'est sûr que je
vais toujours me garder
une réserve. Je veux dire,
c'est un jeu, c'est un gros
montant à la fin. On sait
jamais. Mais pour l'instant,
ça me plaît vraiment de faire
équipe avec Annick.
- Faut que j'apprenne à faire
confiance aux gens. Je sais pas
si je fais la bonne affaire.
Mais je vais essayer de faire
ça, faire confiance à Marilyn.
♪ I know what to do ♪
♪ I'll fight you ♪♪
♪ Trust is a cruel friend ♪
♪ Cruel as a friend can be ♪♪
- Il a serré la main du diable.
- Une poignée de main, pour moi,
c'est super important.
- Elle a fini ses jours en cage.
- C'est de pas toucher à ces
clés-là, puis on te laisse là.
- Tous deux ont été largués par
les fidèles et ils vont bientôt
apprendre qui sont les traîtres.
C'est l'heure de la révélation.
(musique de tension)
♪ Don't you forget ♪
♪ Trust is a cruel friend ♪♪
(rire)
- Comment tu vas?
Comment tu te sens?
- Bien, ça va bien.
Je suis très serein.
- Qu'est-ce qui te donne ce
sourire-là dans le visage? Parce
que c'est vrai que t'as l'air
très, très fier de toi.
- Ouais. Bien, j'ai tout vécu:
la mission, la traître,
l'enquête, les amitiés. Tout ça,
là, t'sais, ça fait en sorte
que je suis vraiment fier
de mon parcours.
- Tu me parles beaucoup des bons
côtés et tout ça.
- Ouais.
- Mais là, quand tu t'es fait
bannir ce soir, comment tu
t'es senti?
- Bien, je me suis senti triste,
parce que j'avais pas le goût de
quitter le jeu. J'avais encore
des choses à faire, puis j'avais
encore des défis à relever.
Le vote de Kaven m'a un peu fait
mal. Il le sentait que j'étais
fidèle, mais il a quand même
suivi la vague. Je le sentais
dans son regard aussi qu'il se
sentait mal. Puis t'sais, c'est
pour ça, je l'ai regardé puis
j'ai dit: "C'est correct."
- Ouais, t'as pas vraiment dit
ça à Manu, par exemple.
- Ah, bien non!
(rire)
- Tu l'as pas vraiment dit
affectueusement non plus.
Manuel.
- Maxime. Affectueusement.
- Ouh! De moins en moins.
- Maxime.
- Manu.
- Affectueusement?
- Affectueusement.
C'est un jeu.
- On a parlé du pacte
avec le diable.
- Ouais!
- Hum-hum. Pourquoi t'as accepté
de serrer la main de Karyne
alors qu'Audrey venait de te
raconter ce qui s'était passé?
- Hum-hum. Quand j'ai eu Karyne
devant moi, moi, j'ai tout de
suite senti qu'elle était une
traître, dès les mots qu'elle
a prononcés.
- Je voudrais t'en parler,
mais je veux attendre à demain.
- Demain, ça se peut
que je sois pas là.
- Bien, en principe, tu vas être
là. Je veux dire, t'es pas
une mauvaise personne,
les traîtres t'élimineront
sûrement pas.
- Fait que là, moi, je croyais
que j'avais affaire à une
trahison de traître, que Karyne
était venue me voir pour
me dire: "Je te backe, je te
protège cette nuit, mais demain,
on travaille ensemble puis
on sort quelqu'un."
- Quand t'as réalisé ce que tu
venais de faire, quand même,
t'es devenu blanc comme un drap.
- Oh!
- Qu'est-ce qui s'est passé?
- CÇ
- C'a fait: "Ding! Tu viens
juste de serrer la main
d'une traître." Je cherche la
première personne à qui je peux
dire que Karyne est une traître.
Karyne est une traître.
(étouffement)
Je suis tellement sous le choc,
là. Je me dis: "Oh, mon Dieu!
Un, j'ai détecté une traître,
mais deux, je serai pas là
demain pour en parler, fait
qu'il faut que j'en parle
le plus rapidement possible."
- Qu'est-ce qui faisait en sorte
que t'étais là le lendemain
matin? Tu l'expliques comment,
toi, cette logique-là?
- Karyne nous a expliqué
ce qu'il y avait sur le papier.
Elle a très bien pu mentir.
Moi, je suis curieux de savoir
ce qu'il y avait sur
le fameux papier.
- Les traîtres devaient serrer
la main de quelqu'un pour le
ou la tuer cette nuit-là.
Laetitia s'est fait serrer la
main avant toi, donc c'est pour
ça que c'est elle qui est partie
et pas toi.
- Oh, mon Dieu! J'ai tellement
été chanceux.
- Mais elle s'est fait serrer
la main par quelqu'un d'autre.
- OK.
- Ton journal est déjà sur
le mur, là. AÀ
le mur, là. A qui t'as souhaité
adresser ta lettre d'invitation
à venir dans mon bureau?
- J'ai adressé ma lettre
à Annick.
- Hum-hum.
- Je lui fais confiance.
J'espère qu'elle était pas
traître.
- Alors, Maxime, dans quelques
instants, je vais te révéler
si tu as raison ou tort.
- Hum-hum!
- Mais juste avant, on va
accueillir Marie-Pier, que vous
n'avez pas sauvée aujourd'hui.
- Effectivement.
- Les trahisons, les
microtrahisons qu'on peut vivre
dans notre vie, en général, ça
fait mal longtemps, fait que je
pense que je suis rancunière
dans ma vie.
Mais le jeu est un jeu.
Je peux pas être rancunière.
- Qu'est-ce que tu fais là?
- Allô!
(rire)
- Es-tu contente, Marie-Pier?
- Oui.
- Bien oui, je comprends.
Je m'excuse. Allô.
- Toi, t'es contente
de voir Maxime ici.
- Bien oui, je suis contente.
- Pourquoi?
- AÀ
- A la lumière de ce qui s'est
passé aujourd'hui, c'était sûr
que c'était un traître.
- Est-ce que c'est vraiment
à la lumière de ce que t'as vu
aujourd'hui ou déjà, t'avais
des doutes avant aujourd'hui?
- L'histoire avec Karyne.
- Hum-hum.
- Pour moi, ça avait jamais fait
de sens que Maxime se réveille
le lendemain, qu'il passe la
journée avec nous.
- Effectivement.
- Quand je lui demandais
qu'est-ce qui s'est passé,
c'était les seules fois qu'il
avait pas l'air en contrôle
de son discours. Mais si
on parle d'aujourd'hui...
- Alors, parlons-en.
Quand t'étais dans la cage
aujourd'hui puis que t'as vu
que le groupe, au loin,
s'organisait, mais que celle qui
semblait être à la tête de la
discussion, c'était Audrey...
- Ouais.
Audrey! Qu'est-ce que tu fais?
- Est-ce que c'est à notre
avantage de faire sortir la
personne qui est là ou pas?
La réponse, c'est non.
- Comment tu t'es sentie?
- Bien, je me suis sentie
abandonnée par mes amis. Fait
qu'il y a certaines personnes
clés que je me suis dit: "Ouf!
Si eux sont même pas avec moi,
qui va l'être?"
- Comme qui, par exemple?
- Je pense à Maxime.
- Moi.
- Mon pote.
- Oui? C'est vrai?
- Il arrive vers moi avec des
yeux comme des petites billes.
T'as entendu la théorie
du complot à Audrey?
- Ouais.
- OK. Audrey, elle m'a jamais
soupçonnée de rien.
- Je peux pas t'aider, je te
soupçonne d'être traître
également.
- Maxime, on va juste prendre
le temps avant de...
- Oui, c'est bon.
- ...que tu révèles
ta vraie identité à Marie-Pier.
- Alors, ma véritable
identité était...
fidèle.
- Non.
- Oui. Pourquoi tout le monde
pense que je suis tout
le temps traître?
- Non!
- C'était quoi ces gros
yeux de billes?
- Bien, j'avais peur de ce
que t'allais me dire, là.
Moi, je voulais pas me laisser
influencer. Je pensais aussi
que t'étais traître.
Fait que j'étais comme: "Ah, je
veux vraiment pas avoir à lui
dire que je la laisserai là."
- Mais je suis
tellement désolée!
- Oh, bien, ça va.
- Mais est-ce que j'ai contribué
à ça ou pas? Les gens,
ils ont-tu ramené ça?
- Bien, c'est sûr qu'en disant:
"Max, t'es traître!" CÇ
"Max, t'es traître!" Ca m'a
vraiment pas aidé.
- J'ai dit ça à Audrey
pendant 15 minutes.
- C'est pas seulement ton
pointage de doigt. CÇ
pointage de doigt. C'a été
une accumulation de plein
de gens qui pensent que je suis
traître. Puis là, ç'a comme...
ça s'est bâti à partir de ça.
- Je suis tellement désolée, là.
- Mais c'est correct. Moi aussi,
je suis désolé de t'avoir
laissée pourrir dans une cage
au grand vent!
- Ouais, ça, c'était tough.
C'est rough. Au grand..."
(rire)
- On est quittes, là.
- Au moins, il y avait du vent.
(rires)
Oh, my God!
- Marie-Pier,
ton journal est ici.
- Oui.
- Donc, ta lettre,
tu l'offres à qui?
- Bien, à Harissa.
(Karine, Maxime): Hum!
- Moi, j'ai tellement peur que
cette fille-là soit une traître.
- Dans le jeu, il reste deux
traîtres.
- Oh!
- Tes suspicions?
- Bien, il y a Audrey, là,
puis JP, je le sens pas, lui.
- Moi, je pense Manuel
puis Charles.
- Manuel?! Mes jambes feraient
même: pac! Brisées en deux.
- Ah ouais?
- C'était mon buddy, là.
- Bien, je le sais. C'est
pour ça que je te soupçonnais.
- OK, c'est le temps de vous
dévoiler qui sont les traîtres.
- J'angoisse.
- Oh!
(musique de tension)
- Charles.
- J'angoisse. - Charles. Pas Mike. Pas Mike!
Ah, bien oui.
- Ah, je le savais.
Bien, je le savais.
Oh!
- Girl!
(rires)
- Ah!
- Ce soir, vous allez
désigner un prisonnier,
un condamné à mort.
- Ah, ça, j'aime mieux ça.
- Cet invité sera emprisonné
dans une cage. Si les autres
joueurs réussissent à le ou la
libérer...
- Elles ont pas dit mon nom.
C'est quoi l'affaire?
C'était mes potes, ça.
- Moi, mon nom, c'était
Marie-Pier.
- Oh. Moi aussi, j'ai pensé
à Marie-Pier.
- Facile de même?
- Je trouve que c'est une bonne
menace. Si elle décide de se
mettre sur toi ou sur moi...
- Terminé.
- Elle est imprévisible.
Elle est super bonne.
- C'est qui cette personne?
- Moi, j'en profiterais
pour la sortir.
- Puis en plus, elle aime pas ça
être enfermée.
(rires)
- Bien non!
Ah, c'est des vraies méchantes.
Je m'excuse à Manuel.
(rire)
- Bien, oui!
- J'espère bien. Et toi, est-ce
que tu t'excuses à Audrey?
- Je m'excuse pas à Audrey,
parce qu'elle joue pas bien.
- Pourquoi? C'est quoi
"pas bien jouer"?
- Elle cible quelqu'un puis
c'est genre: "Jusqu'à tant
que tu crèves, je vais être sur
toi." C'est pas une bonne façon
de jouer. Je trouve
pas ça fair.
- Elle, elle veut se rendre
à la fin.
- Puis la rigueur avec laquelle
elle m'a tuée tantôt, ça fait
pas de sens, de fidèle à fidèle.
- Donc, c'est une traître
parmi les fidèles.
- Ouais. Ouais, je pense
que je le dirais de même.
- Annick, c'est celle qui a
serré la main de Laetitia.
- Oh!
- Devant tout le monde.
Oh, c'est pour ça.
(rire)
Oh! J'ai failli y passer.
- En fait, Annick a serré la
main de Laetitia quatre minutes
avant que Karyne serre ta main.
- Oh! Fiou!
- C'est une des principales
qui a coulé Karyne aussi.
- J'ai juste l'impression,
t'es dans la soupe chaude,
puis tu viens "target" la même
personne qui a été "target"
la première fois.
- Ah!
- J'en reviens pas!
- C'est ça. Mais je pense
que c'est de la compassion
de mon côté.
(Karine): Hum!
- Quand elle voit qu'elle est
comme... hé, pour sa vie, là,
genre, elle se défend, elle se
défend, elle se défend. On
dirait que de ne pas la croire,
c'est de mauvaise foi.
(acquiescements)
- Bien, merci. Merci d'avoir
joué avec nous. Vous êtes
officiellement devenus des
éternels trahis, à partir
d'aujourd'hui.
- Merci à toi.
- Merci d'être embarqué dans
le jeu avec autant
d'enthousiasme aussi.
- C'était incroyable.
- Ouais.
- Vous êtes contents?
- Oui, vraiment.
- Tellement. Un peu humiliée,
mais très contente.
- Oui, pareillement.
(rires)
(musique douce)
- Je pense pas que je quitte
avec des regrets, parce que j'ai
été moi-même, t'sais.
Puis je pense pas qu'on peut
regretter d'être soi-même,
même si ç'a pas donné
les résultats escomptés.
- Je suis vraiment content. Je
me suis dépassé, j'ai repoussé
mes limites, puis j'ai aussi
appris que l'authenticité,
ça se feint pas. Quand t'es vrai
avec toi-même, t'es vraiment
avec les autres.
♪ Just leave here to burn ♪♪
- Est-ce que tu veux en parler?
- Je suis un peu fâchée contre
Audrey, là. J'ai un petit
motton, là.
- Moi, ce soir, je sors toi,
mon gars.
- T'es trop intense dessus.
C'est comme si c'est ton seul--
- Je suis pas trop intense
dessus. Faites ce que vous
voulez, mais vous allez
vous tromper.
Sous-titrage: difuze
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