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Original subtitles

Vous en faites un drôle de grimacin.

C'est quoi l'histoire ?

Je suis enceinte.

Tu peux me promettre une chose ?

Jusqu'à ce que ce soit officiel, tu dis rien aux autres.

OK ?

Chers soldats, très heureux de constater

que vous êtes en ordre de bataille pour mon activité.

Nous l'avons déjà fait l'année dernière.

Oui et nous le referons l'année prochaine, et l'année d'après, l'année d'après.

Rien ne vaut une bonne reconstitution de la Grande Guerre.

On m'a dit un secret, on m'a dit un secret !

Gardez-le pour vous.

Si on t'a donné un secret, il faut le garder précieusement.

- Oui. - Voilà.

- Alison a un bébé dans le ventre. - Oh...

- Oh ! - Bébé ? Mais non !

Finalement peut-être que...

Je sais, j'aurais pas dû dessiner avant de peindre.

- Non, je voulais pas dire ça. - Ah ouais !

Je voulais dire peut-être que la peinture pas chère,

ça coûte un peu plus cher que la peinture chère.

J'ai pas compris, mais tu dois avoir raison.

Mmm.

Faut clairement passer une troisième couche.

Mmm. J'en ai passé cinq déjà.

- Ah ? - Oui.

Mais cinq, je sais pas si c'était nécessaire.

Je trouvais ça rigolo.

C'est vrai que c'est toujours rigolo.

C'est pas une bonne idée de rester dans le château avec le bébé.

J'appelle le notaire ?

- Yes. Je passe une sixième couche ? - Oui.

Je pourrais lui enseigner le tir à l'arc. Enfin...

Mais s'ils attendent un bébé, cela veut dire qu'ils ont...

- Ah ! - J'étais même pas là.

Bébé, beau cadeau pour femelle.

Et surtout une demi-part d'impôt pour papa. Pas négligeable.

Oh ! Autant que je sache, cet enfant n'est pas encore né.

Alors aujourd'hui, on reste sur mon activité.

Oh...

Et si on cherchait un prénom pour le bébé ?

Oh, oui !

Oh, Caillou. Hein ?

Oh, non.

Non ! Hors de question de changer l'agenda des activités.

Tu vois bien que personne en a rien à foutre de tes activités de peigne-cul.

Peut-être, mais les ordres sont les ordres.

Et je suis le seul gradé ici.

Surtout le seul soldat.

[rire général]

Très bien ! Dans ce cas, je déclare la mobilisation générale.

Tout citoyen en âge de combattre doit me rejoindre.

Qu'est-ce qui vous prend ? On n'a aucun ordre à recevoir de vous.

On aime bien quand tu nous commandes,

mais on ne te considère pas comme notre chef.

- Oui. - C'est plus un jeu, si tu préfères.

Un jeu qu'on aime, bien sûr.

C'est une mutinerie. Très bien, je comprends.

Vous le regretterez. Tous autant que vous êtes, vous le regretterez.

Sans moi, vous n'êtes qu'un troupeau désordonné de civils inconscients.

Bon alors, des idées de prénoms ?

- [Daniel] Alison ! Alison ! - [Berthe] Alison !

Alis...

- Où sont-ils passés ? - [petits cris surpris]

Je pense que c'est la bonne décision.

Et on voulait savoir à peu près combien on peut en obtenir.

Oui.

On avait fait faire une estimation.

Voilà, je vais retrouver le montant. Euh...

[il toussote]

Ah ! Voilà, nous avions une estimation à 1,4 million.

- Bon. - Ouais...

- Écoutez, c'est comme ça. - Si on n'a pas le choix,

va pour 1,4 million.

Comme je vous l'ai dit, on a déjà été contactés par un acheteur.

C'est vrai.

Je peux l'appeler dès à présent pour savoir.

Ça mange pas de pain.

- Juste pour savoir. - On y va.

- Oui. - [il rit]

Alors, Élisabeth...

[♪ il chantonne les chiffres du numéro]

Voilà.

- Oui, allô ? - Élisabeth, bonjour. Euh...

Nous nous étions appelés au sujet du château de Mérudeaux.

J'ai une bonne nouvelle. Les propriétaires sont maintenant vendeurs.

Ceux que vous appelez les petits ploucs ?

Mais non... Ça, c'était l'autre château.

Ah !

[rire nerveux]

Aujourd'hui ? Euh...

Vous êtes disponibles si elle passe ce midi ?

Oui, bien sûr.

Ce n'est pas dans vos habitudes, mais je pense qu'il vous faut un chef.

Moi, je ne suis pas contre laisser ma place.

Pour quoi faire ?

Bonne question, ce serait pour quoi faire ?

Par exemple, grâce à moi, vous pourriez reconquérir l'étage du haut ?

Ça sonne un peu dangereux pour nous,

on n'est pas tellement branchés sur tout ce qui est guerre.

Comment ça ? Vous êtes des Gaulois ? Des guerriers ?

[hilarité générale]

Boule de paille ! Non.

Non, en fait, on est plus des artisans, au départ. Oui, tous.

Nous, notre truc, c'est plus les bijoux, les poteries...

- Les étoffes ! - [rires]

Pardon, pour notre histoire, je suis désolé.

En fait, on va vraiment rester ici, parce que c'est un peu notre charnier.

On est bien, on est ensemble, en famille, on est bien.

En plus, y a toutes nos affaires, là en dessous.

Donc, on a nos poteries, nos bijoux, voilà.

On se sent pas de tout déplacer. Petite flemmasse, aussi.

Attendez. Il y a une chose qui m'échappe là.

Vous êtes bien morts à la guerre ?

[rires]

Vous vous trompez sur toute la flèche !

En fait, c'est une intoxication alimentaire, au départ.

- D'accord. - Je vais vous raconter.

On partait cueillir des petites mûres, comme ça,

et on a complètement confondu, et on a ramené des baies sauvages.

D'accord.

On a fait des confitures, des tartes pour tout le monde.

On a fait un festin. Une soirée de dingue, on a passé.

Sauf que dans la nuit, le ventre a commencé à tourbillonner,

les lèvres sèches.

Tout le monde avec des sueurs froides, ça a pas loupé.

Personne n'a vu le lever de soleil. Paf, paf, paf...

On est tombés comme des mouches.

Le matin, plus personne dans le village.

Moi qui vous pensais courageux.

Si vous préférez pourrir ici, c'est votre problème.

Vous le prenez mal, c'est dommage.

Que faites-vous ? Ne me touchez pas.

Je suis déçu.

[cri de terreur]

[soupir apeuré]

- Elle est toujours là ? - Elle est là, oui.

[chuchotant] Dieu, ce qu'elle est laide.

Ça va, Isabelle ? Tu veux jouer avec nous, Isabelle ?

Un petit jeu ? Hein ?

C'est joli, ça.

Ouah ! Elle est balèze.

C'est sûr que c'est pas les mêmes barraques à un million.

Oui.

- Bonjour. - Ah !

- Bonjour. - C'est vous,

- la petite famille modèle, là. - Eh oui.

Ça va ? Vous avez changé de projet ?

J'ai hérité, une tante qui est morte.

Désolé. C'est pas des moments faciles, ça.

Je m'en fous, je ne la connaissais pas.

Super !

Vous me suivez, let's go ? [il rit]

On a un jardin paysager,

les ex-propriétaires adoraient en prendre soin.

Ça se voit, c'est bien tondu.

C'est super bien entretenu.

Bonjour !

Regarde, chéri, des nouveaux.

- Bonjour ! - Bienvenue !

[Alison geint de gêne]

- Elle dit bonjour à qui, là ? - Hein ? Euh...

Aux... Au jardin.

[♪ musique d'épouvante]

Oui, elle est très énergie.

- OK. Je vous montre l'intérieur ? - Non !

- Pourquoi ? - Non, merci. On y va.

Le jardin a dû mal répondre.

- [Alison] Oui. - Pas poli, hein ?

Non, c'est non. Merci.

Les voilà, ils arrivent, ils sont là.

Alison, Alison, Alison. Wouh-ouh ! Alison ? Je suis là.

On a une très bonne nouvelle à vous annoncer.

- Nous avons trouvé le prénom du bébé. - [Daniel] Oui.

- Vous ne me posez pas de questions ? - Si.

Ah ! Si c'est un garçon, ce sera Henri comme mon oncle.

Si c'est une fille, ce sera Marie-Catherine. Ha !

- Ah... - Et voilà. Non, pas bien.

Bâton mieux. Eh oui !

Bon. Je dois vous avouer quelque chose.

On va être obligés de partir.

Quoi ?

Oui.

- Pardon ? - Non.

- Si, on est obligés. - Pardon ?

On doit vendre.

On n'aura jamais l'argent pour faire un lieu vivable ici.

On n'a pas les sous. Je suis désolée.

- Non ! Non ! Mais Non ! - Si.

Non et non... Non et non et non ! Non !

- Si. - Non. Non !

Auguste, si.

Non ! Non...

Il y a une voiture. C'est peut-être elle.

Bonjour, je suis Élisabeth, je viens voir les propriétaires.

- Oui. - C'est nous.

Ah !

Effectivement. Enchantée.

- Enchanté. Nabil. - Bonjour, Nabil.

Alison, l'héritière.

- Très bien. - Du château.

Ah ! Ravie, Alison.

Je suis son copain.

Parfait.

- On visite ? - Peut-être, oui. Allons-y.

Prenons ces escaliers d'époque.

Nous pouvons voir ça avec votre notaire, M. de Boussac.

Chut. Rien n'est décidé encore.

Elle n'a pas de cœur. [brouhaha agité]

- [Élisabeth] Oui, merci. - [le brouhaha continue]

Oui. Au revoir, M. de Boussac, merci.

- Pardonnez-moi. - Bah...

Pas de souci.

Est-ce que vous avez déjà fait quelques travaux ?

- Oui. On a bien entamé le chantier. - Ah ?

Faites-nous confiance. Y a un très gros potentiel.

- Vous êtes vendeurs, donc ? - Oui, très.

Non ! Oui...

Très regardants sur l'ensemble des offres

qu'on nous fait, des opportunités qui sont nombreuses.

On est vraiment sur l'opportunité, sur les choix opportuns.

On dit de moi que je suis un opportuniste.

C'est pas moi qui le dis. [ils rient]

Bien.

Le groupe Baton Resort & Spa est leader sur le marché de l'hôtellerie de luxe.

Nous sommes spécialisés dans les séjours bien-être

et tous nos établissements proposent un service complet de spa.

Vous l'avez fait sur du carton.

Comme vous l'a dit maître Huttington, nous nous intéressons à votre bien

et nous sommes tout disposés à vous faire une offre.

Alison, refusez, ne partez pas !

[comtesse] Le château doit rester dans la famille.

Du reste, nous avions déjà parlé avec votre arrière...

Votre bébé doit être ici.

[Auguste] ...loin d'ici, dans une autre...

Combien elle offre la coquine ?

Combien elle offre la coquine ?

La coquette somme, de combien ? Elle propose ? Vous proposez ?

Il faut que je visite pour vous le dire.

C'est comme ça qu'on procède.

- Oui, bien sûr. - Bien sûr.

- Ben, allons-y ! - Ben, allons-y !

- Allez, go ! - Allez, go !

- Allez, c'est parti. - C'est parti.

Réunion de crise, maintenant.

- Encore une fois, je ne suis pas le chef. - Non.

Mais quand même ! Allez ! Hop hop hop !

Et la desserte du premier étage, tout est d'époque.

"Dans son jus", comme on dit.

Admirez cette belle forme au plafond.

Oui, ça s'appelle des moulures.

Oui, exactement.

Oh ! Et puis des vermoulures aussi.

On ne peut rien vous cacher. Je voulais le garder pour la fin.

De très belles vermoulures, d'époque.

- Ah ? - Oui.

[Élisabeth] Formidable.

[brouhaha très énervé]

[Auguste] Pour une fois qu'on...

Stop, stop. Stop !

Une seule...

Pardon. Merci.

Nous devons trouver un plan pour stopper ce projet de vente.

Ils partent car ils n'ont pas les moyens de rénover avant la naissance.

- Il faut trouver de l'argent. - Oui.

Faites fonctionner vos cerveaux. Allez.

Ha ha ! On dirait le Georges.

- Hé hé ! Hou ! - [Daniel] Hein ?

[il s'éclaircit la voix] Moi, commandant.

[rires]

Vous faire quoi moi dire.

Taisez-vous ou je serai obligé de proférer des menaces

dont personne n'a peur.

Garde-à-vous !

[hilarité générale]

- Attention ! - Non, je ne suis pas nazi !

- Un nazi de fenêtre ou de rivière ? - Ni l'un ni l'autre. Surtout pas !

Me tirez pas dessus.

[Berthe s'esclaffe]

Soulève donc ta jupe là,

et mets ta tête dans la paille ! Ha ha ha !

Ou alors, je te pends par les pieds, là !

[elle est seule à rire]

Non, c'est pas trop lui, ça.

Ah non, j'ai tout confondu.

Recentrons-nous, s'il vous plaît.

Faites fonctionner vos merveilleux cerveaux.

Trouvons une solution.

Alors, je viens de rentrer les données, mais ça tournicote toujours.

Ça tournicote. Il n'y a pas beaucoup de réseau, hein ?

- Non. - Non, hélas.

Ça peut être un petit problème.

Ah, ça y est.

Alors, de ce que je vois, malheureusement,

on va pas pouvoir garder les onze chambres.

- J'en ai compté huit. - D'accord.

- Mais pourquoi ? - Pourquoi ?

Ah ben, parce que la réception, le spa, tout ça,

- ça prend de la place. - Oui.

Alors, euh... Donc,

le logiciel a bien calculé nos perspectives de revenus

et a chiffré pour vous une proposition acceptable.

- Ouais. - [Élisabeth] Voilà...

[Alison] Oui...

Et donc ?

Oui, pardon, donc... Ben, 509 000 euros.

Pardon ?

- C'est pas ce qu'on nous avait dit. - C'est loin du compte.

- C'est loin de notre attente. - Très, très loin.

Alors, pas de panique. C'est une estimation imprécise.

- D'accord. - Ah !

Pour l'offre définitive, il faut que je revienne

avec un expert dans ce genre de chantier

car je suis incapable de le faire toute seule.

[elle glousse bruyamment]

Nous non plus. [tout le monde rit]

Oui, d'accord. Ça peut être plus.

Oui, bien sûr. Ça pourrait être plus.

- Oui. Pfff ! - Bah oui, évidemment.

Et puis ça peut être moins aussi.

- Moins, c'est pas pareil que plus. - Oui.

On serait plus dans les plus ou plus dans les moins,

- ou ce que vous avez dit ? - [Élisabeth glousse]

Excuse-moi, ça passe pas du tout ici. C'est un véritable bunker.

Bon. Ils sont complètement aux abois.

Ça en est presque gênant.

Je leur ai fait une proposition au ras les pâquerettes.

J'ai joué sur le nombre de chambres.

Il y a un sous-sol qu'ils m'ont pas fait visiter.

Je me suis bien gardée de leur demander.

Donc, je pense qu'on va faire une très, très bonne affaire.

Écoute, dis-le-moi, si je parle toute seule.

Je te rappelle de la mini.

Oui, à tout à l'heure.

[Élisabeth] Oh là là, ça m'agace.

[silence entrecoupé d'une respiration ronflante]

[Berthe arrête de respirer bruyamment]

[silence pesant]

- [criant] Je sais ! - Ah !

Je vais écrire un roman

signé de la main d'Alison, un succès moderne et commercial.

Alison sera la main, je serai l'inspiration venue de l'au-delà.

- Non ! - Ah, si !

Pourquoi ?

Parce que t'étais ringard dans une époque déjà très ringarde.

Oui, mais je sais aussi être moderne, Roland.

[criant d'une voix aiguë] Je sais aussi monter le ton quand il le faut.

[grondement irrité de Roland]

- Mélanie ! - Hou là ! Je vais faire un tour.

Non ! Mais pourquoi ? J'allais commencer.

Mélanie...

- était très jolie. - [Berthe] Oui.

[soupir exaspéré de Roland]

Dans son automobile.

Oh ! Moderne.

[cherchant ses mots] Et Jean-Jacques monta dans l'automobile...

Oui...

- Mais de manière lascive. - [Berthe] Ah, oui.

Voilà, deux phrases et c'est déjà très mauvais.

Voilà où ça nous mène, la folie des hommes.

[silence surpris]

Hou là, le Saint-Bernard a pris un coup de chaud.

Hop ! Allez-y, je vous laisse rentrer.

- [Nabil] Ah oui ! - [l'agent] Oui.

On perd un peu en gamme, c'est pas un château,

mais on sent l'esprit maison de campagne.

Et les charges, ici ?

On en parlera plus tard.

Je vous laisse un peu baigner vos yeux. Allez-y.

- Ah oui ! - Hou ! C'est pas mal.

- Je vais juste... - Oui.

Il a le nez, Vincent, hein ?

-Oui. - Vous avez vu la boiserie ?

Oui. C'est du sapin ?

Je suis pas sûr, je crois que c'est du bois.

- OK. - Charme de l'ancien.

Ah... C'est gorgé d'histoire.

Guten Tag ! Bienvenue !

On n'a rien contre vous, on n'a fait qu'obéir à notre Führer !

- Je vous montre. - Je veux du neuf.

Je veux du neuf. Du très neuf.

- Vous aviez dit que... - Non, je veux du neuf.

Du neuf !

- Elle voulait de l'ancien ? - Oui.

Mais de l'ancien neuf, elle avait dit.

Pas évident.

Il faut des règles claires, une hiérarchie.

Étant le seul gradé, colonel, je propose de diriger.

- D'accord. - On a dit que tu ne parlais pas.

- D'accord aussi. - Hep hep hep !

Pourquoi vous êtes aussi loin ?

Hep hep hep ! C'est comme ça. Je me mélange pas.

D'accord. Dommage, j'ai des infos intéressantes sur l'ennemi.

- Ah ? - Entre vous et moi,

j'hésiterai pas à tout vous dire, si vous voyez.

Je vois très bien. Tu n'es qu'un traître.

Oublie cette alliance.

La dame qui va acheter ce château n'a pas compté le sous-sol.

C'est pour ça que l'offre est basse.

- Bon sang. - J'ai rien dit.

- Je t'ai bien entendu. - Tant mieux.

J'ai eu peur que vous n'entendiez pas.

Non, ne partez pas !

On aurait formé une belle équipe. Colonel !

Ah...

- Meilleure énergie quand même, non ? - Oui.

Et au niveau des charges, on est...

On en parlera plus tard.

Il y aurait des recoins cachés ? Des placards que j'aurais pas vus ?

- Non. - Un appentis, une cave ?

Rien du tout, c'est du neuf. Fonctionnel et sans surprise.

Vous nous laissez une minute pour discuter ?

Avec plaisir.

Alors ?

Rien, personne.

C'est super !

- Ouais. - Oui. C'est ce qu'on voulait, hein ?

Une petite maison bien normale, bien neuve.

- C'est quand même bien blanc. - Très.

J'ai travaillé toute la nuit sur une idée pour gagner de l'argent.

Moi, idée. Tayac pourrait faire crotte dans peau de bête et faire...

- [exclamations dégoûtées] - Tayac, s'il te plaît.

Mon idée, c'est un sac à dos avec un tourne-disque dedans

qui permettrait d'écouter de la musique partout, tout le temps

et même dans la rue.

Oui. Et avec un casque audio, ça pourrait être bien aussi ?

Très bonne idée, Roland. On tient quelque chose.

Mais oui, quelque chose qui existe déjà.

Ça s'appelle un baladeur, ça s'accroche à la ceinture.

Merci, Daniel.

Ah oui ? Vraiment ?

Pourquoi avoir abandonné mon idée de roman ?

- [Berthe] Ah oui ! - [les autres] Oh...

Non, moi j'aime bien.

Je sais. Et si qu'on trouvait un trésor caché ?

Il faudrait savoir où il se trouve.

Ah oui.

Et si qu'on trouvait une carte au trésor ? Ah !

Ou un trésor mais pas caché ?

Est-ce qu'on peut être sérieux deux minutes ?

J'ai exactement ce qu'il nous faut.

Oui, on prendre peau de bête et dedans...

Non ! Pas ta crotte, Tayac.

- [fâché] Ah ! - J'ai ce qu'il nous faut.

Mes amis, mes amis, mes amis ! Ah ! Ils sont là !

[♪ musique symphonique enthousiaste]

[Daniel] Wouh-ouh !

J'ai trouvé la solution.

[brouhaha enjoué]

- Mes chers amis... - Roland !

[Daniel] Arrêtez de parler tous en même temps, voyons.

[le brouhaha continue]

Voilà, c'est là. C'est là.

[Auguste] C'est merveilleux.

Si j'ai bonne mémoire... Hou hou ? Si j'ai bonne mémoire,

et j'ai bonne mémoire, c'est sur le côté, pas dans la cheminée.

[murmures intrigués]

Allez, la trappe. Voilà.

- J'ouvre la trappe d'aération ? - Oui, c'est ça.

Et la retirer.

Mais attendez, Alison.

Voilà. Même si je trouve ça toujours invraisemblable

que nous soyons de la même famille, vous êtes une Mérudeaux.

Eh oui.

Alors, je dois vous avouer quelque chose.

Lorsque vous êtes arrivée chez moi,

je vous ai pris pour une prostituée.

- [Daniel] Holà... - [la comtesse] Mmm.

Et ce château doit revenir à quelqu'un de la famille.

Il doit y voir grandir nos descendants.

- D'accord. - Alors voilà, je...

C'est dit. Vous pouvez...

Vous allez voir. Oui. Retirez la trappe, sortez-la.

À l'intérieur, vous trouverez une bague

que mon mari m'avait offerte.

Inutile de vous dire que sa valeur est inestimable.

Elle vous aidera à garder le château.

[exclamations surprises]

- [Auguste] C'est donc vrai ! - [Tayac] Ah !

Eh bien, merci. Merci à tous.

Enfin, merci à toi, Marie-Catherine.

Oui. Il nous faut un héritier.

[Roland] Oh !

"Désolée, ma chérie. J'ai dû rembourser mes dettes de jeu."

Oh ! L'infâme !

- Aaah ! - Oh ! Tiens-la !

[grognements confus]

De toute façon, on ne vend pas que pour l'argent.

C'est quand même pas vraiment un endroit propice pour vivre en famille.

Encore moins avec un bébé.

Oui, mais on va changer.

[tous] Oui.

Je dormirai plus avec vous.

Tu dors avec nous, Berthe ?

- Oui. - Moi aussi.

On s'en fout. Nous serons irréprochables.

Moi, plus faire peur à toi.

Je vous jugerai plus, ni votre physique, vos manières, votre prénom.

J'arrêterai de vous faire la cour.

Moi, je...

J'ai rien fait de mal, moi.

[Alison] Vous êtes super chouettes.

Mais franchement, si vous aviez le choix de partir,

vous resteriez ?

Désolée.

Merci quand même.

[sanglots étouffés de Tayac]

Elle est partie, là ?

Elle est partie.

Ah, oui...

- Bon, vous venez ? - Oui.

[silence pesant]

Vous pensez qu'il y en a encore pour longtemps ?

- Ça peut. - D'accord.

Il faut qu'il analyse le chantier.

OK.

Pourquoi ? Vous êtes pressés ?

- Non. - Non.

Un peu stressés, peut-être ?

- Non, pourquoi ? - Non plus.

- [l'expert] OK... - Ah !

Bon.

Pardon.

Plusieurs points. Différents éléments dépendent des Bâtiments de France.

C'est-à-dire ?

C'est du patrimoine, ça doit être rénové par des spécialistes.

- Et donc ? - Ah ! C'est beaucoup plus cher, non ?

Et pour ce qui est de la fabrication du spa, et des huit chambres,

ça me semble compliqué.

Ah... Oh, mince. La tuile.

Allez. Va pour 500 000. On vous fait cadeau des 9 000.

Mais là, il faut que je revoie mon tableau.

À mon avis, ça va baisser.

Alors... Oui, non. Là, ça impacte toutes les lignes.

Faudrait trouver une solution. Mais là, je vois pas.

Moi, j'en ai peut-être une de solution.

Pour faire monter le prix, montrez-leur le sous-sol. Ils l'ont pas visité.

Tu fais quoi ? Non ! Tu cherches à te venger ?

Comment osez-vous l'aider à partir ?

Je suis en train de penser à une chose.

On vous a montré le sous-sol ?

Parce qu'il y a un...

[l'expert] Ça, ça change la donne.

Mais oui ! Tête de linotte, elle a oublié de me le dire.

Oui, on a un grand sous-sol.

- Je peux le... - Évidemment.

Je vais mettre ma casquette de guide. Venez avec moi.

On a oublié de faire visiter le sous-sol.

Il est tellement grand qu'une fois, je me suis perdu.

Bon. Eh bien, allons voir ça.

Bon. Eh bien, allons voir ça.

[Élisabeth] Éclairez-moi. Je vois pas où je marche.

- Mes pieds ! - Voilà la dernière pièce.

On peut y faire une grande salle de réception pour une ou deux personnes.

- Voire quatre s'il y a des enfants. - Ta-da !

C'est beaucoup trop bas. C'est inhabitable.

On pourrait décaisser.

- Faudrait voir la profondeur de la dalle. - Oui.

Y a une pelle derrière Nabil. Dites-lui de creuser.

Il y a une pelle derrière toi, Nabil. Je te propose de creuser.

Ah oui.

Creusons.

[Albos] Creusez pas trop.

On va pas transformer cette cave en gruyère.

C'est ridicule.

[tous les Gaulois] Ah non !

[gémissements d'effort]

Oh ! Déjà...

Non, ça doit être de la roche, ça va aller.

[♪ musique symphonique mystérieuse]

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Ça, c'est pas nous.

Eh ben, c'est moi. Oui.

Attendez, Élisabeth. On a réfléchi

et on se dit : "OK, à 400 000, on vous le laisse."

400 000, c'est pas du tout une somme pour un château avec des cadavres.

- Pas des cadavres. - Des squelettes. Je les vire.

C'est extraordinaire.

Votre château cache un trésor archéologique.

- Un trésor ? - Il y a tout un tas d'artefacts gaulois.

Ça vaut combien ?

C'est inestimable.

Style 3 millions ?

Houlà ! Beaucoup plus.

- Quoi ? Élisabeth ! - Ça vaut 3 millions !

Oui, et alors là, on va être très intransigeants.

Élisabeth ! Nous acceptons une offre à 1 million.

- Y a plus d'offre. J'ai prévenu l'INRAP. - Quoi ?

Institut National pour les Recherches Archéologiques Préventives.

C'est un trésor du patrimoine national.

On peut plus vendre le château jusqu'à la fin des fouilles.

Je vous rappelle. Élisabeth !

Quoi ?

- Georges ? - Oui ?

- Vous l'avez fait exprès ? - Oui.

Vous saviez ce qu'ils allaient trouver ?

En effet. Je suis désolé, mais en tant que chef,

je me dois d'agir dans l'intérêt du plus grand nombre.

Et visiblement, mes amis fantômes ne voulaient pas de votre départ.

- [Roland] Bravo, Georges ! - Pour Georges, hip hip hip !

C'est à cause d'eux ?

Vous êtes contents ?

On est coincés ici pour toujours.

- Bienvenue au club ! - Super nouvelle !

- Je sais pas ce qui m'empêche de... - Attention.

- Tiens ! MMA ! - [les fantômes] Hou ! Oh !

Je vais pas l'oublier.

Ça, je vais m'en rappeler de ça...

- Comment t'as fait, Georges ? - [il soupire]

[la comtesse] Oui ?

Chers soldats.

Durant cette mission, j'ai traversé toutes les émotions.

La solitude, le désarroi, la peur, le doute.

[Daniel] Bien sûr.

Mais figurez-vous

qu'un allié inattendu est venu à mon secours.

- Mais qui ça ? - [la comtesse] Qui ?

Oh !

[soupir spectral]

Mais t'es qui, toi ?

[chuchotant] Viens.

Je vais te montrer quelque chose.

Attends.

Allez !

Ouah ! Pop pop pop pop pop...

Ouah !

- Bonjour ! - Bonjour !

On se rencontre enfin.

Oui, vous êtes qui ?

La réservation. Quatre personnes, cinq jours.

Bah !

Ding dong, les Barouin ! [il rit]

Oui ! Bonjour, M. Barouin, vous allez bien ?

- Bonjour, la famille - Bonjour.

- Dites bonjour. - Bonjour.

Alors, vous avez pas reçu mon mail ?

- Ah non ? - Je l'ai envoyé pourtant.

- J'ai rien reçu. - Parce que,

en fait, c'est reporté, car on a une délégation asiatique.

- Vous savez comment ils sont ? - Non.

Ils sont à cheval sur les horaires. Et le check-out, il est à 17h.

Ce que je vous propose, c'est ce que tous nos clients font.

À la station essence, à droite, il y a une zone industrielle...

On en vient. C'était bon, hein les enfants ?

- Oui. - Oui.

D'accord. Et euh...

Tu veux que j'entre là ?

[chuchotant] Regarde.

Pour ton bébé.

C'était ta chambre ?

Oui.

Elle est jolie ta chambre.

[Alison] C'est qui la dame ?

C'est maman.

Ta maman ressemble beaucoup à ma maman, tu sais ?

J'aimerais beaucoup te faire un câlin, Isabelle.

[♪ musique symphonique émouvante]

[Nabil] C'est quoi ici ?

C'est chez nous.

Faut juste que je te dise un truc avant 17 h.

Rien d'important...

Force est de constater, François Laval,

que tu nous as rendu un grand service.

C'est une trêve. Une trêve de courte durée certes, mais une trêve quand même.

Ça me fait chaud au cœur que vous soyez tous là.

Allons-y.

Ah oui, courte trêve.

[il soupire] Oh !

Oh ! Les amis, je suis libre !

[il rit, fou de joie]

Je peux faire plein de trucs !

Je peux aller là. Et même aller là.

[Georges] Allez ! Dépêchez-vous avant qu'il arrive.

- [Roland] Personne le laisse entrer. - Je viendrai t'arroser, promis.

Attendez-moi ! Il reste une chambre ?

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